Bonjour,
A part le personnel des auberges de jeunesse dans lesquelles j'ai dormi, très peu de gens parlaient anglais quand je suis allée en
Chine en septembre dernier (
Pekin,
Xian,
Shanghai...)
Avant de partir, j'ai un peu étudié le chinois.
Pour l’intonation, et apprendre des phrases et mots utiles, j’ai utilisé la méthode
Harrap’s « Le Chinois avant de partir »
. 3 CD, 10 leçons très pratiques, ça aide bien pour les phrases usuelles. Et en parallèle j’ai appris quelques idéogrammes avec le livre « Fun with Chinese characters », le tome 1 uniquement que m’avait prêté un ami. Livre très bien fait qui explique de manière imagée comment sont composés, et comment ont évolués, plus de 150 idéogrammes. Ca aide vraiment à les retenir sans les apprendre par cœur, et ça m’a bien aidé, notamment pour savoir à quel arrêt de bus descendre quand j’étais en
Chine.
J’ai aussi acheté le guide de poche Harrap’s de conversation « Parler Chinois en voyage », avec un lexique, pratique sur place.
J’ai regretté de ne pas avoir pris mon dictionnaire français/chinois (et chinois/français) qui m’aurait permis de communiquer un peu plus avec les chinois...
Autre chose bien pratique, apprendre à indiquer les chiffres avec les doigts (par exemple : 6 = pouce et petit doigt levé, autres doigts repliés) :
www.chine-informations.com/...et-chiffres_265.html
Il faut dire que je me passionne facilement pour les langues, l'éthymologie, et tout ce qui s'y rapporte, donc "apprendre", ou en tous cas découvrir, une langue aussi différente ne pouvait que m'interesser.
Tout d'abord, j'ai rapidement vu que si je ne m'y prenais pas à l'avance, avec des CD, je n'arriverai jamais à comprendre les différents tons. Le même son, mais prononcé avec les 4 tons diférents, signifie des choses complétement différentes. J'ai donc acheté la méthode Harrap's "le chinois avant de partir", qui était orienté sur des phrases et des situation pratiques dans la vie de tous les jours, et n'avait pas le côté "rébarbatif" (chacun ses gouts) de la méthode assimil.
J'ai très rapidement accroché à cette langue, dont la grammaire est vraiment super simple (quasiment inexistante), ce qui m'a permis de l'apréhender facilement.
Ensuite, grace au livre "fun with chinese character" (en anglais, mais j'ai vu à la fnac qu'il existe le même genre de livre en français) je me suis plongée dans le monde fantastique des idéogrammes. C'est vraiment passionnant de découvrir eur origine, comment ils ont été construits, par quelles associations d'idées ! Et ça permet de les retenir plus facilement.
Au final, après 3 mois d'étude du chinois en diletante, j'étais capable de reconnaitre certains idéogrammes, mais sans forcément savoir les prononcer. J'étais capable de dire certains mots, voir certaines phrases, mais sans savoir les écrire. Mais c'était déjà un début.
Une fois sur place, tout ça m'a servi puisque connaissant certains mots, il était plus facile de se faire comprendre au restaurant, ou pour acheter un ticket de bus (oui, mon étude du chinois était très orientée).
Ca m'a servi aussi quand dans un bus je devais, rien qu'avec le nom de l'arret écrit en charactères chinois sur un petit papier, savoir où descendre. Quand on comprend, et donc qu'on reconnais très facilement un idéogramme sans avoir à se dire "alors il ressemble à un carré avec un truc dedans et un trait qui dépasse", c'est beaucoup plus facile. Du coup, je ne me suis jamais planté d'arret de bus.
Bon ce n'est pas pour ça que je parle chinois, il y a un gouffre entre reconnaitre quelques idéogrammes, savoir dire quelques mots, et pouvoir réellement parler la langue. Mais en tous cas ça m'a servi.
Et puis ne pas parler plus chinois ne m'a pas handicapé non plus. Dans chaque auberge de jeunesse, le personnel parlait anglais, et pouvait donc m'aider pour beaucoup de chose.
A
Pékin, grace aux JO de 2008, beaucoup de menus dans les restaurants, de pancartes dans les rues, sont écrits, en plus des charactères chinois, au mieux en anglais, au pire en pinyin.
Et puis après, il reste le langage des signes. En mimant ce que tu veux, tu arriveras souvent à te faire comprendre.
Bon je suis restée dans les grandes villes, donc je ne sais pas comment je m'en serais sortie dans des plus petites villes. Si mon circuit avait été autrement, j'aurai pris mon dictionnaire français/chinois afin de pouvoir montrer les mots que je ne sais pas dire. C'est la méthode de ma maraine qui voyage partout dans le monde en ne parlant que français, et ça marche très bien !
En tous cas, aucune crise de nerfs, plutot des crises de rire parfois !