arrestation il y a quelques années d'un ethnologue français dans le Sistan-Baloutchistan
dans cette région, des groupes armés baloutches basés au Pakistan font des incursions, dans le but de kidnapper des otages qui servent ensuite de monnaie d'échange pour faire libérer des prisonniers baloutches. Quand j'étais à
Bam en 2014, le gérant de ma guesthouse discutait avec des voisins du cas de 4 garde-frontière iraniens récemment pris en otage près de la frontière pakistanaise : ils étaient détenus au Pakistan, et finalement 1 des 4 a été exécuté.
Dans ces circonstances, nul besoin de consulter la carte des zones rouges du MAE français, qui a tendance à classer en rouge de vastes zones parfaitement tranquilles : la police iranienne sur place fait ce qu'il faut pour dissuader les touristes de se rendre là où elle estime le risque vraiment significatif. Si on passe outre, il ne faut pas s'étonner d'avoir des ennuis avec la police iranienne avant même d'en avoir avec d'éventuels ravisseurs. Je ne sais pas si c'était le cas de cet ethnologue, mais son exemple ne suffit pas à me convaincre que d'innocents touristes risquent d'être arbitrairement emprisonnés en
Iran, tant qu'il respectent les consignes données par la Police, et ne se livrent pas à des activités à risque comme photographier des manifs ou des sites militaires