Jd pars dans 3 semaines également. Et d'après mes amis à
Colombo, " il y a en effet quelques conflits, mais nous allons bien".
Avis de voyage
SRI LANKA Toujours valable au 14 août 2006
Avis général
Il est conseillé aux voyageurs désirant se rendre au Sri Lanka de s'informer préalablement de la situation politique locale. Depuis l'attentat à la bombe du 25 avril 2006 à Colombo, des opérations militaires sont effectuées dans le nord et le nord-est du pays. Les voyages vers le nord et le nord-est du Sri Lanka, ainsi qu'aux districts de Trincomalee, de Batticaloa et d'Ampara sont dès lors fortement déconseillés.
Les deux groupes démographiques les plus importants au
Sri Lanka sont d'une part les Cinghalais, constituant la majorité dans le pays, et d'autre part les Tamouls, une minorité importante et le groupe démographique dominant au nord et au nord-est du pays. Depuis 1983, les rebelles Tamouls mènent une lutte armée contre les autorités srilankaises et son armée au nord et au nord-est du pays. Ces rebelles Tamouls -appelés LTTE ou Liberation Tigers of Tamil Eelam- veulent l'indépendance. En février 2002, un accord de cessez-le-feu a cependant été conclu entre le gouvernement et le LTTE, mais cet accord est violé de plus en plus depuis décembre 2005 et est en fait à peine respecté. Les négociations entre les deux groupes n'ont pas encore mené à une solution politique et ont été suspendues.
Le 25 avril 2006, le quartier général des forces armées à
Colombo a été touché par un attentat à la bombe et, depuis lors, des opérations militaires sont effectuées au nord et au nord-est du pays. A l'heure actuelle, il y a aussi régulièrement des affrontements armés entre les rebelles LTTE, l'armée sri-lankaise et/ou des groupes paramilitaires dans les districts de
Trincomalee, de Batticaloa et d'Ampara (est du pays).
Le nord (y compris la péninsule de
Jaffna) et le nord-est du pays sont donc absolument à éviter. Concrètement, il s'agit des régions au nord de Puttalam, au nord d'
Anuradhapura et le district de
Trincomalee (y compris Nilaveli). Il est absolument déconseillé aussi de voyager dans les districts orientaux de Batticalao et d'Ampara, y compris Pottuvil et Arungam Bay.
A ce sujet, il est à noter que des mines terrestres ont été placées, non seulement le long de la route vers
Jaffna, mais également dans beaucoup d'autres zones du nord et du nord-est. Le voyageur qui - pour des raisons professionnelles - devait se rendre vers le nord ou le nord-est du pays ne peut donc certainement pas quitter les routes principales dans ces régions. En avril 2006, deux secouristes étrangers ont été tués lors d'une attaque d'un convoi militaire à
Jaffna. Deux britanniques ont été blessés lors d'une attaque similaire dans le district de
Trincomalee.
Afin d'éviter le trafic d'armes par la mer, beaucoup de zones littorales dans le nord et l'est du pays sont des «restricted zones»: l'accès aux eaux territoriales n'y est possible que moyennant autorisation préalable. Les navires ne disposant pas d'une telle autorisation courent le risque d'être interceptés par la marine srilankaise et peuvent s'exposer à de graves problèmes. En 2006, les Sea Tigers ont exécuté plusieurs attaques sur des navires de la Marine sri-lankaise, et actuellement, les LTTE revendiquent également les droits sur les eaux territoriales le long des régions sous leur contrôle. Les navires de plaisance éventuels doivent donc certainement éviter ces zones. Dans le cadre de la lutte contre le trafic d'armes, la marine sri-lankaise effectue régulièrement des interceptions en mer. L'attention est également attirée sur la piraterie croissante dans les eaux internationales et sri-lankaises de cette région.
Provisoirement, les voyages touristiques dans le reste du pays (donc à l'intérieur, ainsi que sur les côtes de l'ouest et du sud) ne posent en principe pas de problème. La plus grande vigilance reste toutefois de mise.
Dans le passé,
Colombo a été le théâtre d'attentats, qui ne visaient pas directement les étrangers. Les lieux et événements propices à d'éventuels attentats, en particulier les abords des bâtiments officiels, les gares de bus et de train, ainsi que les rassemblements de foule importants doivent être évités, car ils présentent un risque de sécurité potentiel.
Jusqu'à l'heure actuelle, les zones touristiques constituées par le
triangle culturel (
Anuradhapura,
Kandy et
Polonnaruwa) et les stations balnéaires des régions côtières du Sud-Ouest ont été pratiquement préservées d'actions terroristes. La situation pourrait toutefois changer à tout moment et la prudence reste donc de mise. La visite de parcs naturels dans les districts de Batticaloa et/ou d'Ampara est strictement déconseillée (de grandes parties de ces districts étant aux mains de rebelles tamouls).
Recommandations générales
Il y a relativement peu d'informations faisant état d'agressions violentes dirigées contre des visiteurs étrangers.
Le voyageur est invité à respecter les réglementations, les traditions et les coutumes locales. Ainsi est-il interdit de prendre des photographies de sites militaires et de bâtiments gouvernementaux. La prise de vues de la population locale à proximité de statues de Bouddha n'est pas considérée non plus comme en accord avec les usages pratiqués.
Vue la situation politique tendue - depuis août 2005 - l'armée et la police exercent des pouvoirs plus étendus (état d'urgence). Leurs consignes et instructions doivent être suivies et respectées à tout moment.