| "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Geob · 15 mai 2008 à 21:34 · 2 photos 82 messages · 7 participants · 15 785 affichages | | | | À: Cyril06 · 25 janvier 2010 à 21:55 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 41 de 82 · Page 3 de 5 · 2 312 affichages · Partager Croates et Serbes non, mais Serbes, Macédoniens, Bulgares, Bosniaques et Albanais oui, sous le joug ottoman.Croates de Bosnie envers les serbes aussi. A cause du fait que le patriachat avait passé accord avec les turcs afin que les orthodoxes soient dispensé de l'impot duimmi payé par les chrétiens et en assorent la perception sur les autres chrétiens en échange. C'est de là, et de cette pèriode que viennent les fermens de la gaine. Et les "bosniaques" sont d'origine croate mélangés aux illyriens primo-occupants. Toys catholiques d'avord, il devint ensuite d'usage d'appeler bosniaque les musulmans de Bosnie et croates les catholiques.
Et bien que n'ayant pas beaucoup étudié les relations entre ces peuples avant 1918, je pense que les querelles existaient déjà, du moins entre Serbes d'un côté, et Bosniaques et Albanais de l'autre.Non. Pas avant la défaite de Kosovo Polje et la collaboration serbe avec les turcs. Celle-ci akoutée à l'extrème dureté de la condition de catholique romain dans l'empire ottoman, ; furent les raisons des conversions. Mais, traditionellement, comme pour ne pas oublier quelle était leur véritable religion, beaucoup de famille musulmane de Bosnie élevaient un de leurs enfants dans la religion catholique. Une nonne netente régnait au contraire entre les peuples chrétiens du coin avant les turcs. Ne pas oublier (comme le voudraient les serbes) qu'à la bataille soit-disant fondatrice de la nation serbe, étaient alignés et sont morts côte à côte les serbes bien sur, mais aussi lers albanais du Kosovo, et les catholiques croato-bosniaques (ainsi que les valaques, j'oubliais). Bref, tous les chrétiens de la région.
Ces derniers se sont, à ma connaissance, islamisés volontairement pour sortir du statut de Dhimmi et servir de sentinelle de l'empire ottoman.
Partiellement répondu au dessus. Mais je tiens à rajouter que, au contraire, certains se sont convertis pour ne pas avoir à tuer d'autres chrétiens en tant que janissaires ! En devenant musulmans officiellement ils échappaient au rapt de leurs fils employés ensuite comme janissaires. Les serbes furent des janissaires appréciés. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Cyril06 · 26 janvier 2010 à 9:39 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 42 de 82 · Page 3 de 5 · 2 286 affichages · Partager Tiens je te laisse quelques vidéos puisque la propagande serbe et les récits d'hommes n'ayant jamais mis les pieds sur le terrain te semblent plus crédibles que la parole d'un simple volontaire français. Tu y verras à quoi ressemblaient les "bourreaux croates" (ben oui, puisque les deux côtés ont agit de même, non ?) et leur armes "massivement" livrées par...ah oui, l' Allemagne. Mais normalement avec les serbes, ensuite c'est le Vatican et les USA pour finir. C'est dommage que DSS, avant d'écrire son brillant bouquin, il n'ait pas cru bon, de dépasser les salons climatisés, afin de voir et ainsi éviter de colporter des énormités. Sur le terrain de simples hommes font le monde, pendant que d'autres, bien confortablement assis, le refont et l'expliquent ensuite aux premiers.
Vukovar afin que tu puisses bien noter, "les torts partagés" ainsi que ce avec quoi les défenseurs se battaient.
La suite, tu peux y lire encore les "torts partagés" dans les yeux de ces gens. On ne reverra plus laa majorité des hommes qui sont là.
Une vidéo de la commémoration de la chute de Vukovar. C'est en 2009, et ce sont les anciens militiens du HOS qui sont là. Regarde surtout la fin où tu vois pas mal d'images d'époque et ce avec quoi on se battait. Tu y vois aussi Nicolier, volontaire français achevé par les serbes avec les autres blessés de l'hopital de Vukovar aprés sa chute.
Les hommes du HOS à Vukovar...
Les volontaires de la 108 ème brigade du HVO en action en Posavina. Note bien les chars, barrages d'artillerie, appuis aériens, et surtout le système perfectionné d'évacyation des blessés. L'armement est redoutable. Un peu disparatye, certes, mais pour toi, ça doit faire illusion. On y voit même un terrible lance-roquette RPG des années 70 ! preuve du soutien de la Chine ? pas mal de français sur ces images.
Comme tu t'es permis (entre beaucoup trop d'autres choses) de baver sur Ante Gotovina, ainsi que prétendre à plusieurs reprises que les serbes de Krajina avaient été "chassés", "épurés ethniquement", expulsés, par les troupes croates, visionne celle-ci de vidéo.
Et pour le général Ante Gotovina, les rats puants de La Haye n'ont pas encore gagné, car toutes les accusations s'écroulent et les accusateurs avouent leur forfaiture jour aprés jour. En Croatie, "Sude mi" (jugez-moi"), la chason de soutien à Gotovina de Marko Percovic Thompson, l'ex-combattant, star de la scène croate est un tube. Elle est sur toutes les lèvres et est devenue le symbole de la résistance face à la justice de La Hate. la petite Croatie a décidément un coeur de lion.
Pour finir, un cadeau de nos frères croates. Visionnes-là bien. Tu y vois les derniers instants de notre camarade Jean-Michel Nicolier, qui va être exécuté devant la porcherie d'Ovcara par tes protégés serbes. Continu à me raconter ton histoire et à m'expliquer ce que tu sais mieux que moi. Et qui donc a décrété qu'il ne devait jamais y avoir de bons et de méchants ? ou en tous cas, de veaucoup moins mauvais que ceux d'en face ? Il faudrait donc se déguiser en salaud juste pour te donner raison ?
Alors, tu vois, mon petit, mon tout petit garçon, qu'est-ce que tu veux m'expliquer exactement ? Tu veux me convaincre de quoi ? de ce que tu as lu à droite, à gauche dans Marianne, ou sur le net ? Tu veux que te dise "oui, on a tous été méchants" ? Tu veux que je m'invente le souvenir d'armes et de matèriel que l'on a jamais eu ? Tu veux que te confirme des massacres qui n'ont pas eu lieu ? que je ne pète pas un cable quand un merdeux pousse des cris d'orffrai lorsque je lui dis que femmes, vieux et gosses ont morflé ? je dois oublier ce que j'ai vu, quoi ? Tout ça parce que les serbes, sont devenus des héros pour les gauchisants bobos depuis qu'ils ont mangé des bombes US, et pour l'extrème-droite depuis qu'ils butent des muzzs ? Tu expliques, tu juges, tu donnes des avis, mais tu es constament à côté de la plaque. Techniquement déja, tu ne tiens pas la route. Tu parles de choses militaires auxquelles tu ne connais strictement rien. Je suis même prés à parier que tu n'as même pas fait ton service militaire. Je me trompe ? N'importe qui sinon, se rendrait compte du ridicule des affirmations de livraison massive d'armes aux croates, en voyant leur matos indigne d'une armée africaine ! Ensuite, tu pars dans de grandes théories sur les droits des serbes et pourquoi ne pas leur donner la Krajina, enfin "leurs régions". Oui bien sur. sauf qu'ils n'y sont arrivés que très tard et en tant que réfugiés, acceptés par les populations croates sur place. ça mettrait quand même un peu les boules d'accepter en France aujourd'hui des réfugiés du darfour qui demanderaient ç nos descendants l'indépendance et le rattachement au Soudan un beau jour, non ? Et puis voila, géographiquement c'était irréakisable puisque leurs zones c'était souvent de simples arrondissements (et pas homogènes) imbriqués dans d'autres, plus croates (masi pas non plus homogènes).. Si l'indépendance leur avait été donnée la Krajina serait devenue une succession d'enclaves entre lesquelles, même la circulation n'aurait pas été possible. Mais ça c'est sur place, pas sur le net que tu l'apprend, monsieur "j'ai étudié la situation". | | | À: Cyril06 · 26 janvier 2010 à 14:43 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 43 de 82 · Page 3 de 5 · 2 259 affichages · Partager Un article qui a un rapport avec le livre de Daniel.S.Shiffer
La désinformation en ex-Yougoslavie et au KosovoJean Toschi 15 mai 2006
Le linguiste US Noam Chomsky dans son essai les Illusions nécessaires a écrit que dans le système démocratique, les illusions nécessaires ne peuvent être imposées par la force. Elles doivent être instillées dans la tête des gens par des moyens raffinés. Et pour créer « les illusions nécessaires », il faut inventer des scénarios crédibles, employer une communication agressive et avoir l'aide des médias : en deux mots inventer l'histoire, propager une désinformation plus crédible que la réalité. La désinformation se développe par mensonge ou par omission. En fait, c'est une nouvelle façon de faire la guerre : c'est la guerre médiatique.
En ex-Yougoslavie, les Serbes sont tombés dans le piège de la guerre médiatique, qui a réussi à leur faire perdre toute crédibilité et les a totalement isolés sur le plan international. On ne peut pas parler de la désinformation au Kosovo sans rappeler ce qui s'est passé en ex-Yougoslavie auparavant, dont le dossier Kosovo en est une conséquence.
L'excellant travail d'agences de communication comme Ruder & Finn Global Public Affairs, Hill & Knowlton, Saachi & Saachi, McCann & Erickson et Walter Thompson (celles-ci collaborent souvent avec la CIA), a réussi à créer l'image des victimes d'un coté et des tortionnaires de l'autre, tant en Iraq qu'en ex-Yougoslavie, et à minimiser l'horreur de la guerre créant des slogan comme « guerre humanitaire », « action de police internationale », « dommages collatéraux » . L'agence de communication profite d'une technique opérative, souvent meurtrière, visant à placer le gouvernement client en position avantageuse aux yeux du monde. Les schémas sont répétitifs. Une campagne de matraquage diffamatoire est lancée dans la presse, où une série de révélations ignobles sur le comportement de la partie adverse crée le préjugé négatif qui s'ancrera profondément dans l'inconscient collectif. Un exemple : l'image du Musulman squelettique derrière les barbelés est restée institutionnelle pour représenter les nouveaux nazis. En réalité, il s'agissait d'un camp de réfugiés à Trnopolje, en Bosnie serbe, où les gens étaient libres de leurs mouvements. En fait, l'équipe de la télévision britannique ITN, qui a fait le scoop , se trouvait elle-même derrière les barbelés, et avait placé les hommes autour de l'endroit où elle se tenait pour protéger son matériel des vols. (De Groene Amsterdaamer 1996 )
James Harff, à l'époque directeur de l'agence de communication américaine Ruder & Finn Global Public Affairs , dans une interview accordée au journaliste français Jacques Merlino et publiée dans son livre ( Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire) , parlant des clients de l'agence en ex-Yougoslavie, de sa stratégie et des succès remportés, disait : «Entre le 2 et le 5 août 1992, le New York Newsday est sorti avec la nouvelle des camps. Nous avons attrapé la chose au vol et avons circonvenu trois grandes organisations juives (...) Aussitôt, nous avons pu dans l'opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. (...) Notre métier n'est pas de vérifier l'information (...) Notre métier est de disséminer les informations, de les faire circuler le plus rapidement possible pour obtenir que les thèses favorables à notre cause soient les premières à sortir. (...). Quand une information est bonne pour nous, nous devons immédiatement l'ancrer dans l'opinion publique, (parce que) nous savons parfaitement que c'est la première affirmation qui compte. Les démentis n'ont aucune efficacité. (...) Nous sommes des professionnels. Nous avions un travail à faire et nous l'avons fait. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. Et même si celle-ci était mise en discussion, nous aurions la conscience tranquille. Parce que, si vous entendez prouver que les Serbes sont de pauvres victimes, allez-y, vous vous retrouverez seul» .
Les services de l'agence Ruder &Finn Global Public Affairs avaient été retenus, au début du conflit yougoslave, par la Croatie, par les Musulmans de Bosnie-Herzégovine et l'opposition du Kosovo. Cependant les Croates, les Musulmans de Bosnie et l'opposition du Kosovo profitaient de l'appui des lobbies très puissants aux USA, notamment le sénateur Bob Dole du Parti Républicain, et de l'aide de l' Allemagne. Il faut ajouter aussi que les Musulmans bosniaques étaient fortement aidés par l' Iran et les pays arabes.
En août 1991 , La République de Croatie assume l'agence de Ruder &Finn Global Public Affairs qui défendra l'image de la Croatie dans la crise des Balkans. Leur contrat échouera en juin 1992. Pendant ce temps, le gouvernement de la Croatie approuva la nouvelle Constitution, selon laquelle plus de 600.000 Serbes et d'autres ethnies se retrouvèrent étrangers dans leur patrie. Les Serbes furent obligés d'abandonner leurs maisons (40.000 Serbes en 1992) ou forcés de se détacher de la Croatie et à déclarer l'indépendance des Kraijna à majorité serbe. Les médias n'ont jamais fait mention de cet événement. Ils ont aussi passé sous silence le massacre de la Poche de Medak et d'autres villages en septembre 1993, le nettoyage ethnique et les carnages dans la Kraijna occidentale, le 1 mai 1995, pendant l'Opération Eclair, et ceux de la Kninska Kraijna, le 4 août 1995, pendant l'Opération Tempête, qui a provoqué le départ de plus 250.000 Serbes qui n'ont jamais pu retourner chez eux. Tout ça se passait avec l'aide de l'agence de mercenaires US « Military Professional Resources » et le clin d'œil du Département d'Etat américain. Aucun media n'a mentionné non plus, ni visité les terribles camps croates de prisonniers de Lora, de Tarcin, de entre les autres.
En mai 1992 La République musulmane de Bosnie profite des services de l'agence US Ruder & Finn Global Public Affairs qui soignera l'image internationale et les contactes avec les media. Le contrat se terminera en décembre 1992. A propos de cette période, on lit dans Offensive in the Balkans de Yossef Bodans ky, à la page 54 : «... Depuis l'été 1992, il y avait eu des provocations marquées, mises en oeuvre par les forces musulmanes, pour susciter une plus forte intervention militaire occidentale contre les Serbes, et, accessoirement, des interventions mineures contre les Croates. Initialement, ces provocations étaient surtout constituées d'attaques en apparence absurdes contre les populations musulmanes elles-mêmes, mais elles prirent bien vite pour cible des objectifs occidentaux et de l'ONU. (...) Les enquêtes des Nations unies et celles d'autres experts militaires ont mis au nombre de ces actions auto-infligées, celle de la bombe dans la file de la boulangerie (27 mai 1992 , 16 morts 140 blessés ), la fusillade lors de la visite de Douglas Hurd (17 juillet 1992 ), les tirs de snipers dans le cimetière (4 août 1992 ), l'assassinat du présentateur et producteur de télévision américaine ABC, David Kaplan (13 août 1992 ), et la destruction en vol d'un avion de transport de l'Aviation italienne G.222, sur le point d'atterrir à Sarajevo (3 septembre 1992 ). Dans tous ces cas, les forces serbes étaient hors de portée, et les armes utilisées contre les victimes n'étaient pas celles dénoncées par les autorités musulmano-bosniaques et par les médias occidentaux.
Le gouvernement de Sarajevo a très habilement obtenu l'intervention des USA et de l'OTAN en août 1995, mais auparavant on a pu voir sur les écrans les deux obus sur le marché de Markale, le 6 février 1994 (68 morts et 200 blessés), et le 28 août 1995 (37 morts et 86 blessés). A ce sujet, François Mitterand écrira dans son livre L'année des adieux à page 175 : «Il est vrai que ce qu'ils cherchent depuis le début, c'est l'internationalisation, si nécessaire, par des provocations. (...) Il y a quelques jours, M. Boutros Ghali m'a dit être sûr que l'obus tombé sur le marché de Sarajevo était une provocation bosniaque.» Lord David Owen confirmait l'histoire de l'obus bosniaque de Markale en pages 260/261 de son livre « Balkan Odyssey ».
On raconte que le président Clinton, pressé par les médias et par le sénateur Dole avait promis à Alija Izetbegovic de faire intervenir l'OTAN s'il y avait plus de 5.000 morts. Le 11 juillet 1995, Srebrenica fut la réponse. La tempête médiatique fut terrible. Le fait que la « zone protégée » - désarmée, selon le Conseil de Sécurité - d'où la 28 ème division musulmane et son chef Naser Oric attaquait les villages serbes, tuait, pillait et rentrait dans la ville, n'intéressait pas la presse. Et personne ne s'informa sur l'énorme nombre des morts civils serbes dans les villages aux alentours de Srebrenica et dans la ville de Bratunac. Plus de 1.500 morts serbes, du 1992 au 1995, sont passé sous silence. Les Serbes ont toujours refusé l'accusation d'avoir exécuté entre 7.000 et 8.000 soldats musulmans, en rappelant qu'ils avaient envoyé en sécurité en territoire musulman les femmes, les enfants et les vieux, mais aussi les soldats qui avaient accepté de rendre les armes. Personne n'a enquêté ni sur les raisons de la chute de la ville protégée par 15.000 soldats musulmans attaqués par une force serbe beaucoup inférieure et sur le fait que le commandement en chef de Sarajevo avait rappelé le commandant Naser Oric avec 20 de ses meilleurs officiers, laissant l'armée sans guide. Aucun journaliste n'enquêta non plus sur le déroulement des combats et sur ces morts. Bernard Kouchner raconte même dans son livre Les guerriers de la Paix , que lors de sa visite au chevet d'Aljia Izetbegovic mourant, l'habile homme d'Etat lui avait avoué que les chiffres avaient été gonflés exprès.
En octobre 1992 , la République de Kosova, c'est-à-dire l'opposition albanaise au Kosovo, signe un contrat avec l'agence Ruder & Finn Global Public Affairs pour soigner son image dans la crise balkanique et dans les événements à suivre.
Cette région si controversée se trouve dans le sud de la Serbie et pendant des siècles fut la terre des Serbes. Appelée Kosova par les Albanais, pour les Serbes, elle est Kosmet, une ancienne dénomination née de la contraction de Kosovo, la terre des merles ( Kos) et Metohija, propriété de l'église (metoh). 1300 églises et monastères, d'une rare beauté, témoignent du passage de religieux et d'artistes en provenance de Constantinople, à partir du IXe siècle. L'invasion ottomane, la présence de l' Italie fasciste et de l' Allemagne nazie ont causé la fuite des Serbes en faveur de la minorité albanaise qui au fil du temps est devenue majorité.
En 1998 , les hommes de l'UCK étaient appelés par la presse « terroristes », puis « guérillero s » et « combattants pour la libération du Kosova », un pays qu'ils voulaient arracher à la Serbie, selon les propos de la Ligue de Prizren, fondé en 1878 qui avait formulé pour la première fois le concept de « Grande Albanie » et qui, le 16 septembre 1943, renaissait aux USA. Cette promotion de l'UCK a permis de donner une image plus acceptable par le public international. Selon cette nouvelle définition, la milice serbe fut accusée de tuer les gens des villages albanais chassant l'UCK. Les médias n'expliquèrent pas que l'UCK se cachait derrière les civils albanais qui se sauvaient dans les bois, et ne racontèrent pas qu'il avait plus d'enlèvements d'Albanais que de Serbes et que ces Albanais et ces Serbes étaient enlevés parce que favorables au dialogue et qu'on ne les a plus revus vivants...
Quand, en 1998, Slobodan Milosevic, président de la nouvelle Yougoslavie accepta tous les points imposés par Richard Holbrooke ( Kosovo Verification Mission : diminutions des forces serbes, contrôle aérien par l'OTAN, déploiement de forces de l'OTAN en Macédoine pour protéger les vérificateurs de l'OSCE), l'administration Clinton avait déjà la guerre dans son agenda, il fallait accélérer le processus : un scénario désormais connu - qui, depuis les faux charniers avec cadavres de récupération de Timisoara, lors de la liquidation de Ceaucescu, s'était répété chaque fois qu'il avait été nécessaire de soulever l'indignation publique, fut réalisé le vendredi 15 janvier 1999 .
Les vérificateurs de l'OSCE au Kosovo avaient imposé à la milicija yougoslave de leur rendre compte de toutes leurs opérations de police contre l'UCK, mais tout à coup le public international fut confronté à l'horreur de la fosse de Racak.
Il est intéressant de relire un commentaire du Figaro du samedi 20 janvier 1999 : « :La scène des cadavres d'Albanais en vêtements civils, alignés dans un fossé, qui devait choquer le monde entier, ne fut découverte qu'aux alentours de 9 heures... par des journalistes immédiatement suivis par des membres de l'OSCE. A ce moment, le village était à nouveau aux mains des soldats de l'UCK, qui conduisirent les visiteurs étrangers, au fur et à mesure qu'ils arrivaient, sur le lieu du présumé massacre. Vers midi, William Walker en personne arriva et exprima son indignation. (...)Tous les témoins albanais donnèrent la même version : à midi, les policiers serbes étaient entrés de force dans les maisons et avaient séparé les femmes des hommes, lesquels avaient été conduits sur le sommet de la colline et tués brutalement. Le fait inquiétant est que les images filmées par les journalistes d'APTV - que Le Figaro a visionné hier - contredisent radicalement cette version ».
Les autopsies confirmèrent que les amputations avaient été faites après la mort, et les pathologistes finnois, biélorusses et yougoslaves jugèrent que les blessures mortelles avaient été causées par des balles tirées du loin. Les vérifieurs de l'OSCE ne publièrent pas leurs rapports et laissèrent exploser le cas médiatique, sans qu'il y ait d'investigation de la part des médias.
A la Conférence de Paix au Château de Rambouillet, l'ambassadeur yougoslave à l'ONU Branko Brankovic, qui avait participé à toutes les rencontres, déclara : «. En 17 jours, à Rambouillet, nous n'avons jamais vu la délégation albanaise qui aurait dû être notre interlocuteur, et nous n'avons jamais vu le texte qui a été signé par quelques membres seulement de cette délégation. Ce même soir, le Président de la Serbie, Milan Milutinovic, tint une conférence de presse à neuf heures. Etaient présents au moins une centaine de journalistes et une vingtaine de caméras de télévision de diverses chaînes du monde. Le Président expliqua clairement qu'il s'était agi d'un ultimatum et que les deux délégations ne s'étaient jamais rencontrées pour discuter de l'accord ; que, « pour notre part, nous ne pouvions rien accepter qui n'eût été discuté avec la délégation albanaise, sur le volet politique qui concernait l'autonomie du Kosovo Metohija ». Aucun média n'a rapporté une seule phrase de cette conférence de presse. « Nous ne pouvons pas donner l'indépendance à un morceau de notre pays, qui a fait partie de l'histoire de la Serbie et de la Yougoslavie pendant plus de mille ans. (...) Les Américains n'ont cessé de dire qu'ils étaient favorables à l'autonomie, mais le texte qu'ils ont proposé sur l'autonomie de facto signifie l'indépendance. Ils voulaient nous imposer la présence d'une force militaire, sous le prétexte d'observer et d'assurer l'application de l'accord politique sur l'autonomie ». Eh bien, les médias ont tenu la bouche bien fermée.
24 mars 1999 , début des bombardements sur la République fédérale de Yougoslavie. La Serbie, le Kosovo et le Monténégro sont pilonnés sans relâche pendant 78 jours. Du 24 mars au 8 juin, trente-quatre mille attaques aériennes sont exécutées par mille avions. Dix mille missiles sont tirés, contenant 79.000 tonnes d'explosifs ; 152 conteneurs de bombes à fragmentation sont largués, sans compter les innombrables bombes au graphite et à l'uranium appauvri. Les chasseurs A-10 américains Thunderbolt, qui utilisaient des mitrailleuses capables de tirer 3.900 coups à la minute, ont effectué une centaine de missions sur la Yougoslavie. Un sur cinq de ces projectiles contenait 300 grammes d' uranium appauvri, selon le général Wald le 7 mai 1999, pendant le cours même de la guerre. Le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, dans une lettre du 7 février 2000, apportait sa confirmation sur ce qui précède, au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. ( Il Manifesto , 10-11 Mars 2000. Balkans Infos , 3 avril 2000).
Il semble, d'après un plan obtenu à grand peine du haut commandement de l'OTAN, que la zone soumise aux tirs les plus nourris en UA soit celle qui, de Kosovska Mitrovica, descend au sud du Monténégro, jusqu'à Pec, Djakovica et Prizren. Ce sont les zones couvertes par les contingents européens. Les médias : silence.
Quand les bombardements ont commencé et que les dommages et les morts de civils ont commencé à impressionner négativement le public international, on a sorti l'histoire de l'« Opération fer à cheval » : plan stratégique, en réalité inexistant, qui aurait eu pour but de faire fuir les shiptar (Albanais) du Kosovo.
Dans une interview parue dans la revue géopolitique liMes , de juin 2000, le général Nebojsa Pavkovic, commandant de la 3 ème armée, puis chef d'Etat-major yougoslave, affirmait : « L'OTAN a persuadé les terroristes d'organiser l'exode. Certains étaient chassés de leurs maisons par la force. Ils les envoyaient en Macédoine et en Albanie, puis ils les faisaient rentrer en cachette». L'affirmation du général Pavkovic devait être confirmée par les rapports de l'OSCE diffusés en retard.
A la fin de la guerre, la KFOR s'installa au Kosovo. Pour justifier les vastes et cruels règlements de comptes de l'UCK, que n'essaya jamais de freiner l'OTAN, et le nettoyage ethnique de toutes les nationalités non albanaises, on commença à parler de fosses communes comme en Bosnie. La première estimation du nombre des victimes albanaises tournait autour de 100.000 morts. L'administrateur de l'ONU, Bernard Kouchner, avait ramené ce chiffre à 11.000, en additionnant les morts et les dispersés et en déclarant se baser sur les rapports du Tribunal de La Haye, qui démentit. Les corps retrouvés se seraient comptés plutôt par centaines. Le chef de l'équipe des médecins espagnols, le Dr. Juan Lopez Palafox déclarait que, pour autant que ses hommes aient pu le constater : «dans l'ex-Yougoslavie, des crimes horribles ont sans conteste été commis, mais en conséquence de la guerre». Les responsables ont admis que le résultat des exhumations ne correspondait pas aux récits dramatiques des réfugiés, tels que rapportés par des porte-parole occidentaux pendant le conflit. ( The Guardian , 18 août 2000.) Les médias ? Quasi silencieux.
En juin 1999 , pour terminer la guerre, le Groupe du G8 se mit d'accord sur un plan, selon lequel ce qui avait été dénié à Rambouillet était approuvé : seul le Kosovo passait sous le protectorat de l'OTAN, tandis que la Serbie restait nation souveraine. Toutes les demandes serbes avaient été acceptées, à savoir : 1. Il n'y aurait pas de référendum à la fin des trois ans probatoires qui devaient consacrer l'indépendance du Kosovo. Etait au contraire confirmée plusieurs fois son appartenance à la RFY. 2. Les contingents de l'OTAN au Kosovo devaient être soumis à l'autorité de l'ONU, jusqu'alors ignorées, et n'avaient pouvoir d'agir que sous son mandat. Cette exigence avait été réitérée à Rambouillet par la Yougoslavie, qui s'était déclarée disposée à traiter avec l'ONU et non pas avec l'OTAN. 3.- L'OTAN avait la responsabilité du maintien de l'ordre au Kosovo, sans la participation de la police serbe qui eût pu être accusée, sinon, de tout incident. Cependant, la police serbe, après une certaine période, aurait eu le contrôle des frontières et la protection des monastères, qui ne constituent pas seulement une valeur pour la religion orthodoxe, mais aussi pour toute la culture occidentale.
Avec la paix de Kumanovo, en juin 1999 , on avait établi qu'après 5 ans la région serait retournée sous le contrôle de Belgrade. Ce Traité était devenu la résolution 1244 du Conseil de Sécurité. Ces accords n'ont jamais abouti. Les médias ? Pas un mot.
Harry Kissinger faisait observer (dans les pages du Washington Post du 22 février 1999 à propos de la Conférence de Rambouillet) : “ Un Kosovo indépendant tendrait à incorporer les minorités albanaises voisines de Macédoine - et peut-être l'Albanie elle-même. Le Kosovo deviendra-t-il alors la prémisse d'une initiative de l'OTAN en Macédoine, exactement comme le déploiement en Bosnie a été invoqué pour justifier l'initiative au Kosovo ? Bref, l'OTAN doit-il devenir une entreprise vouée à l'établissement d'une série entière de protectorats de l'OTAN dans les Balkans ?”».
Les observations de Kissinger après 7 ans sont toujours valables. Il y a aussi la possibilité que le vieux plan de la Ligue de Prizren s'applique au sud de la Serbie, la vallée de Preshevo, et à la partie est du Montenegro jusqu'à effleurer la capitale Podgorica.
Actuellement on discute l'indépendance du Kosovo à Vienne, mais la diversité culturelle du territoire n'est déjà plus qu'un souvenir. Il faut noter que la région est maintenant presque totalement albanaise, puisque toutes les autres nationalités (Serbes, Juifs, Grecs, Roms, Goranci, Turcs et autres), et même les Croates, qui vivaient depuis 800 ans dans les villages situés sur les montagnes de Skopska Gora entre le Kosovo et la Macédoine, ont été chassées. Il paraît que la UNHCR se prépare à évacuer 40.000 Serbes entre ceux qui vivent enclavés dans leurs villages sous la faible protection de la KFOR depuis la fin de la guerre.
Cette indépendance pourrait aussi déstabiliser la Bosnie qui vit une liberté partiale sous contrôle de l'EUFOR, sans avoir résolu, après 11 ans, le problème des trois ethnies et avec une présence croissante de musulmans arabes dans le pays. Ils seraient plus que 50.000.
Un rapport de la KFOR-OTAN a dénoncé l'effrayante croissance du crime organisé et de trafics illégaux au Kosovo. Hasim Thaqi – l'interlocuteur que Madeleine Albright préférait au président Rugova à Rambouillet quand il était commandant de l'UCK, est aujourd'hui le leader du Parti démocratique du Kosovo – a accusé le Gouvernement d'Agim Ceku d'être formé de criminels. Il faut noter que Ceku, ex-général de l'UCK, est celui qui a commandé le massacre de la Poche de Medak en Kraijna en 1993. L'ex-Premier ministre Ramush Haradinaj, leader du parti de Ceku AAK, est accusé par le TPIY de la Haye de crimes de guerre. Mais Thaqi, Ceku et Haradinaj, recherchés à Belgrade pour crimes de guerre, ont été acquittés par Interpol.
Une chose est sûre, c'est qu'en intervenant dans les Balkans, les USA et l'OTAN ont légalisé l'illégalité. Et les médias ont fait leur jeu. Jeanie Toschi Marazzani Visconti Les documents et interviews se trouvent dans le livre « Il Corridoio » publié par La città del sole ( Naples). | | | À: Geob · 26 janvier 2010 à 14:57 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 44 de 82 · Page 3 de 5 · 2 251 affichages · Partager les serbes à partir de la fin des années 80 ont semés la haine au Kossovo, ils en récoltent les fruits amers actuellement c'est triste pour les populations serbes qui vivaient aiu kossovo mais ils se sastifaisaient bien d'etre la race supérieure à l'époque. pas besoin de faire référence au garnd complot vaticano-germano etc pour expliquer tout, c'est puéril
pour en jeter une couche de plus les Slaves sont des envahisseurs dans les balkans | | | À: Magne2 · 26 janvier 2010 à 16:13 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 45 de 82 · Page 3 de 5 · 2 242 affichages · Partager Un livre qui doit etre tres intéressant a lire... ecrit par deux temoins directs qui etaient sur le terrain !
Serbie - Conflits dans les Balkans BARRIOT P. / CREPIN E. • LE PROCES MILOSEVIC OU L'INCULPATION DU PEUPLE SERBE
25.00 EUR 271 p. 2-8251-3620-4
Depuis plus de dix ans Patrick Barriot et Eve Crépin, anciens Casques bleus en ex-Yougoslavie, se battent pour faire entendre la voix des Serbes de Krajina et rompre le silence médiatique qui entoure leurs souffrances. Aussitôt après l'invasion de la Krajina par les forces croates, au mois d'août 1995, ils ont publié aux éditions L'Age d'Homme On assassine un peuple - Les Serbes de Krajina, seul ouvrage publié à ce jour sur l'histoire de ce peuple sans cesse tourmenté. Cet ouvrage émouvant a été cité par le Président Slobodan Milosevic lors de sa déclaration liminaire devant le TPIY, le lundi 18 février 2002. Premiers témoins français de la défense, Patrick Barriot et Eve Crépin ont rapporté à la barre du TPIY, au mois de janvier 2005, ce qu'ils avaient vécu durant la guerre en ex-Yougoslavie. A cette occasion, ils se sont entretenus longuement et à plusieurs reprises avec Slobodan Milosevic dans sa prison de Scheveningen. Ce document historique, préfacé par le Président Slobodan Milosevic et par le général Pierre Marie Gallois, nous fait vivre un double face-à-face. D'abord le face-à-face exceptionnel avec l'homme qui a dirigé la République fédérale de Yougoslavie durant l'une des périodes les plus tragiques de son histoire. Ensuite le face-à-face hou­leux avec madame Carla del Ponte, procureur général du TPIY, qui a mis en accusation, par-delà la personne de Slobodan Milosevic, l'ensemble du peuple serbe et qui a propagé la notion de responsabilité collective d'un peuple. | | | À: Geob · 26 janvier 2010 à 16:21 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 46 de 82 · Page 3 de 5 · 2 236 affichages · Partager un tetu.......................avant 1995 ils ont fait quoi les bisounours de Krajina    qui séme le vent récolte la tempete. | | | À: Geob · 26 janvier 2010 à 16:38 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 47 de 82 · Page 3 de 5 · 2 231 affichages · Partager Une présentation plus appronfondie du livre ecrit donc par deux temoins qui étaient sur le terrain. L'analyse au niveau des relations internationales précise, argumente des idees deja evoquées ici
www.b-i-infos.com/...ilosevic_tpi.php#top | | | À: Geob · 26 janvier 2010 à 16:45 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 48 de 82 · Page 3 de 5 · 2 226 affichages · Partager a tu des interets dans la maison d'édition.....................on se le demande ou est tu vitime du syndrome de Stokholm ? | | | À: Yama · 26 janvier 2010 à 17:50 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 49 de 82 · Page 3 de 5 · 2 401 affichages · Partager Alors, tu vois, mon petit, mon tout petit garçon, qu'est-ce que tu veux m'expliquer exactement ?
Cessez donc toute condescendance à mon égarD, s'il vous plaît. Premièrement je ne suis pas petit, et deuxièmement, deo gratias, je ne suis pas "votre" petit garçon...!
Tu veux me convaincre de quoi ? de ce que tu as lu à droite, à gauche dans Marianne, ou sur le net ?
Désolé de vous décevoir, mais je ne m'informe plus à travers la presse depuis belle lurette. Depuis Timisoara et la guerre du Golfe en fait. Depuis ces média-mensonges, je ne crois plus un mot des infos. Et ce n'est pas sur Internet non plus que je vais chercher mes infos. Non, voyez-vous, je préfère les ouvrages spécialisés, à défaut d'avoir pu assister aux événements cités, mais n'ayant point le don d'ubiquité, je ne peux prétendre avoir vu ce dont je parle.
Tu veux que te dise "oui, on a tous été méchants" ?
Non justement. Contrairement à vous, je ne regarde pas les faits sous l'angle "gentils/méchants". J'essaie d'aller au-dessus de ces considérations, sans avoir à choisir un camp, donc ni pro-serbe, ni pro-croate. C'est visiblement cela que vous n'arrivez pas à assimiler vu que dès l'instant que je remets en cause certains de vos propos, vous me taxez automatiquement de communiste pro-serbe. Je remarque qu'à ce niveau-là, vous ne manquez pas d'originalité, car j'ai été taxé de tout sur ce forum: fasciste et intégriste par les gauchisants, bobo gauchisant communiste serbophile par vous...
Tu veux que je m'invente le souvenir d'armes et de matèriel que l'on a jamais eu ?
Ecoutez, je me bornais juste à dire que les Croates ont réussi à opposer une résistance opiniatre à l'armée fédérale à Vukovar et l'ont tenue en échec à Osijek. Vous me dites que les Serbes n'étaient pas chauds pour attaquer cette dernière et s'en sont abstenus. D'accord. Mais je suis persuadé que s'ils avaient attaqué cette ville, il s'en seraient cassés les dents. Vous me dites que les Croates n'étaient pas suffisamment armés? D'accord. Cependant je constate qu'ils ont pu malgré tout s'opposer à la JNA. Alors libre à vous de m'affirmer qu'ils l'ont fait avec des lance-pierre, je reconnais de mon côté avoir exagéré en disant qu'ils étaient massivement armés et m'en excuse, néanmoins, je persiste à dire qu'ils l'étaient suffisamment pour s'opposer aux Serbes. Enfin, à défaut d'avoir combattu là-bas, étant abonné à l'époque à la revue Raid, j'ai pu me faire une légère idée du déroulement des combats vu que les journalistes rapportaient chaque mois des photos et rapports du front.
Tu veux que te confirme des massacres qui n'ont pas eu lieu ?
Vous avez dit vous même qu'il y avait eu mille fois plus de Serbes massacrés que ne le montrent mes "exemples merdiques" selon vous. Dès l'origine de la discussion, je n'ai que dénoncé le fait que les médias ont bien mis en exergue les crimes des uns (en l'occurrence des Serbes) tout en cachant ou minimisant ceux des autres. Cela ne fait pas de moi un fanatique pro-serbe, ni un révisionniste qui nie les crimes des Serbes. Vous niez l'implication des dirigeants et responsables croates et bosniaques dans les crimes commis contre les Serbes. C'est là que je ne suis pas d'accord.
que je ne pète pas un cable quand un merdeux pousse des cris d'orffrai lorsque je lui dis que femmes, vieux et gosses ont morflé ? je dois oublier ce que j'ai vu, quoi ?
Mis à part les insultes qui ne vous honorent pas, vous vous permettez en plus de me salir en me prêtant une attitude que je n'ai jamais eue. Pour la dernière fois, je précise qu'à aucun moment je n'ai nié les crimes des Serbes, ni les charniers, ni les milliers des morts croates et bosniaques, ni le programme génocidaire de Karadjic et Mladic. Quant à Srebrenica, j'ai simplement dit qu'il n'y avait pas de consensus sur le nombre exact des victimes. Cela ne signifie pas non plus que je nie la planification des massacres et l'existence de ces charniers. Donc de grace, cessez de me faire du Williama et arrêtez de me lancer ce genre de fléchettes sinon je risquerai de m'emporter.
Tout ça parce que les serbes, sont devenus des héros pour les gauchisants bobos depuis qu'ils ont mangé des bombes US, et pour l'extrème-droite depuis qu'ils butent des muzzs ?
C'est marrant que vous me dites cela, car jusqu'à preuve du contraire, les gauchisants bobos ont surtout été anti-serbes et pro-musulmans. Je cite les maoccidentaux (anciens maoïstes passés à l'atlantisme pro-américain) comme BHL, Glucksman ou le bienpensant pro-croate Finkielkraut. Tous criaient haut et fort qu'il fallait bombarder les Serbes, même l'abbé Pierre s'y était mis, probablement sous l'influence de son ami Garaudy... BHL voulait même punir les Serbes...
Mais ça c'est sur place, pas sur le net que tu l'apprend, monsieur "j'ai étudié la situation".
Pouvez-vous prétendre d'avoir TOUT vu, monsieur "j'ai tout vu"? Pouvez-vous prétendre d'avoir vu ce qui se tramait loin du front? Etiez-vous partout en même temps? Dans les images que vous me montrez, on dirait un concentré de propagande croate. En gros, les civils Serbes se sont "entraînés" à fuir, ce sont les soldats serbes en déroute qui ont tiré sur leurs propres civils (ça doit être vrai puisque c'est le monsieur en voiture, un parfait inconnu, qui le dit). Ils sont vraiment cons ces Serbes, décidément...
Concernant la Yougoslavie, là aussi, vous êtes incapable de concevoir qu'il existe des ex-Yougoslaves non-serbes et non-communistes qui sont nostalgiques de la Yougoslavie titiste, même si d'un autre côté ils ne sont pas dupes en raison du fait que le système d'autogestion a échoué et qu'il n'y avait pas de démocratie. Pas plus que vous n'êtes capable d'admettre que l'utopie "yougoslave" était largement partagée par les Croates et les Slovènes qui souhaitaient vivement se détacher de la domination austro-hongroise et enviaient le système politique de la Serbie d'avant 14-18 qui était très démocratique.
Historiquement, votre version est très imprégnée également de propagande croate et surtout anti-serbe: les Serbes ne furent pas les seuls à former le contingent des janissaires, et dire qu'ils ont été des actifs collabos des Ottomans, c'est très simpliste comme raisonnement. De plus, le Kosovo n'est pas albanais dès l'origine, ni slave d'ailleurs. Ce sont les illyriens qui le peuplaient, et il n'y a absolument aucun élément qui tend à prouver que les Albanais sont apparentés à ce peuple, malgré des similitudes linguistiques entre l'albanais et certains dialectes illyriens.
Enfin, à vous entendre, les Serbes ont toujours endossé le rôle des salauds, même en 1941. Le fait que vous vous en foutiez des exactions des oustachis est symptomatique de cet état d'esprit. Que vous les justifiez par le fait que les Croates étaient étouffé par le centralisme du royaume de Yougoslavie, ça aussi c'est léger. Que vous vous permettiez enfin de soutenir que 1000 ans de domination autrichienne ont éloigné les Croates des pratiques de sauvagerie balkanique, c'est du foutage de gueule compte tenu du comportement des oustachis pendant la Seconde Guerre mondiale. Je sais, vous allez les justifier en disant que les Serbes ont massacré 300000 Croates et Slovènes en 1945 (crime abominable que je ne cautionne pas non plus soit dit en passant, pas plus que le massacre des Hongrois en Voïvodine ou les exactions en Dalmatie en 1942 des Serbes, soutenus par les Italiens, contre les Croates). | | | À: Cyril06 · 26 janvier 2010 à 18:03 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 50 de 82 · Page 3 de 5 · 2 399 affichages · Partager De plus, le Kosovo n'est pas albanais dès l'origine, ni slave d'ailleurs. Ce sont les illyriens qui le peuplaient, et il n'y a absolument aucun élément qui tend à prouver que les Albanais sont apparentés à ce peuple, malgré des similitudes linguistiques entre l'albanais et certains dialectes illyriens.
la continuité illyriens -Albanais ne fait pas grand débat, l'arrivée des Slaves dans les balkans et j'usqu'au fin fond du Péloponése au V VI siécle ne fait pas débat non plus le probléme dans la région les Balkans au sens large c'est plutot la survivance des latins Roumains et Aroumains de l' istrie à la Valachie en passant par les montagnes du pinde
pour le fun le serbe et le croate linguistiquement parlant c'est bonnet blanc et blanc bonnet, le début de différence se fait par la christianisation Byzance contre Rome | | | À: Magne2 · 26 janvier 2010 à 18:21 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 51 de 82 · Page 3 de 5 · 2 371 affichages · Partager pour le fun le serbe et le croate linguistiquement parlant c'est bonnet blanc et blanc bonnet, le début de différence se fait par la christianisation Byzance contre Rome 
Ben c'est la même langue, seules quelques différences de vocabulaire, de syntaxe et d'ortographe les distinguent, quoique la frontière entre les dialectes ne correspond pas du tout à la frontière entre ethnies. La notion de "langue croate" n'existe pas plus que celle de "langue serbe" pour la simple raison que la Croatie est séparée en 3 dialectes principaux: le chtokavien (majoritaire et qui est aussi celui sur lequel est basé le serbe), le kaïkavien (parlé à Zagreb) et le tchakavien (parlé sur la côte dalmate).
Le chtokavien, sur lequel est basé l'ensemble qu'on appelait jusqu'à récemment serbo-croate, se divise en trois normes orthographiques: l'ekavien (répandu dans la majeure partie de la Serbie), le iékavien (utilisé par les Croates, Musulmans bosniaques, Monténégrins, Musulmans du Sandjak ( Serbie) et les Serbes de Croatie et de Bosnie), et l'ikavien (utilisé en dalmatie). Il s'agit de la manière de transcrire une ancienne voyelle slavonne qui a disparu, et certains la prononcent [e long], [ié] ou .
Exemple: vek, vijek, vik (le siècle).
Et la répartition des ces normes ne correspond pas à celle des nationalités de l'ex-Yougoslavie. Donc en réalité, parler de langue serbe ou croate, ça ne veut rien dire et c'est purement idéologique. C'est encore plus valable pour les rigolos qui ont inventé la "langue bosniaque" ou la "langue monténégrine"... | | | À: Cyril06 · 26 janvier 2010 à 19:32 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 52 de 82 · Page 3 de 5 · 2 364 affichages · Partager cela me fait penser à la débulgarisation par Tito Inc de la langue slave parlée en Fyrom aprés 1945
| | | À: Cyril06 · 26 janvier 2010 à 23:52 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 53 de 82 · Page 3 de 5 · 2 354 affichages · Partager Mais si, tu es un tout petit garçon pour moi. Tu en doutes ? Et tes "ouvrages spécialisés", vu qu'ils ressortent d (un choix personnel, ils ne valent pas mieux que le net. et encore, le net, tu risques d'y rencontrer des gens commemoi qui te portent la contradiction, ton bouquin bien "choisi" ne fera que te conforter dans tes erreurs éventuelles.
Ecoutez, je me bornais juste à dire que les Croates ont réussi à opposer une résistance opiniatre à l'armée fédérale à Vukovar et l'ont tenue en échec à Osijek.Non, tu es allé beaucoup plus/trop loin. Relis-toi.
Vous me dites que les Serbes n'étaient pas chauds pour attaquer cette dernière et s'en sont abstenus. D'accord. Mais je suis persuadé que s'ils avaient attaqué cette ville, il s'en seraient cassés les dents.On ne le saura jamais. Il y a eut des combats, mais pas d'assaut général. Revois les énormes pertes serbes à Vukovar et tu comprendras mieux leur manque d'entousiasme.
Vous me dites que les Croates n'étaient pas suffisamment armés? D'accord. Cependant je constate qu'ils ont pu malgré tout s'opposer à la JNA.Oui, mais à quel prix ?
Alors libre à vous de m'affirmer qu'ils l'ont fait avec des lance-pierre, je reconnais de mon côté avoir exagéré en disant qu'ils étaient massivement armés et m'en excuse, néanmoins, je persiste à dire qu'ils l'étaient suffisamment pour s'opposer aux Serbes.Mais non, bien sur que non. Il a bien fallu, c'est tout. Toujours le même problème. Tu/vous vis tellement dans le virtuel et l'abstrait que des choses pourtant aussi importantes que le facteur humain t'échappent totalement ! Des hommes se battant pour leur terre, leur maison et la survie physique de leur famille, n'ont rien en commun avec d'autres, auxquels on avait promis une gentille promenade de santé, avec meurtres de fascustes oustachis faciles, pillages et viols à la cjef. Les chrétiens libanais ou les karens, par exeple ont résisté ou résite encore depusi combien de décennies dans les mêmes conditions ? pourtant, là aussi, sur le papier la lutte était perdue d'avance, non ?
Enfin, à défaut d'avoir combattu là-bas, étant abonné à l'époque à la revue Raid, j'ai pu me faire une légère idée du déroulement des combats vu que les journalistes rapportaient chaque mois des photos et rapports du front. Eh bien justement alors. tu as nien dut voir les photos des combattants croato-basniques avec des vieux Mauser 98K, des Thompson ou même une célèbre avec une mitrailleuse Lewis de 1914 ! Pour te prouver que je ne devais pas être siloin de tout ça, il s'agissait d'un modèke Hollandais en 303 british d'époque. Tu trouves que ça sentait la livraison d'armes tout ça ? Pour te donner une idée, de l'embargo et des galères (qui se sont atténuées au fil des mois, il est vrai), je n'avais, en arrivant, même pas pu dégoter une simple gourde. Et je me trimballais avec trois bouteilles en plastoqie de 50cl d'eau minérale, dans les poches de mon gilet d'assaut chinois ramené de Thailande ! bon de toute façon, je n'avais pas trois chargeurs supp. pour les remplir ces poches, alors. Le terraiin te fait, au moins discerner les énormités comme les légendes sur les soutiens massifs inventées par les serbes. Dès l'origine de la discussion, je n'ai que dénoncé le fait que les médias ont bien mis en exergue les crimes des uns (en l'occurrence des Serbes) tout en cachant ou minimisant ceux des autres.Déja, les médias n'ont jamais été pro-croates ! ils ont pris partie quand les serbes s'en sont pris aux musulmans, leurs protégés. Quiand la Croatie agonisait, silence total. Ensuite, il faudrait tout de même que tu arriv es à t'enfoncer dans le crane, que cette différence de traitement vient surtout du fait de la disproportion en fréquence et nombre de victimes des éxactions des uns et des autres. C'est sans proportion. Les meurtres collectufs de centaines de personnes je oeux t'en citer de mémoire un paquet, qui ont ét commis par les serbes. En connais-tu un seul commis par les croates ou l'armija ? voila le coeur du problème et ce que tu ne veux pas admettre.
Cela ne fait pas de moi un fanatique pro-serbe, ni un révisionniste qui nie les crimes des Serbes. Vous niez l'implication des dirigeants et responsables croates et bosniaques dans les crimes commis contre les Serbes. C'est là que je ne suis pas d'accord. On s'en fout que tu ne sois pas "d'accord". Les faits sont là. Même si ça dépasse ta capacité d'entendement. Pour que ça "colle bien" dans ta petite tête, il faudrait absolument que ça se passe selon ton schéma de compréhension. Mais on s'en fout, seuls les faits comptent. Pas tes désirs d'ordonner la réalité selon tes critères.
je précise qu'à aucun moment je n'ai nié les crimes des Serbes, Si, bien sur, relis-toi. Déja en disant qu'il n'avait pas touché aux gamins.
Quant à Srebrenica, j'ai simplement dit qu'il n'y avait pas de consensus sur le nombre exact des victimes. Cela ne signifie pas non plus que je nie la planification des massacres et l'existence de ces charniers. Tut, tut, tut...encore une fois relis-toi et assumes tes propos. Tu as jeté le doute sur le nombre des victimes, mon gars. Et quand VOUS faites ça, cela sous-entend (les serbes le disent) qu'on n'est même pas sur que Srebrenica ne soit pas une invention complète. En Serbie, la majorité de ces consanguins en sot persuadés d'ailleurs. je risquerai de m'emporter. Sérieux ? ça a l'air terrible en effet.
C'est marrant que vous me dites cela, car jusqu'à preuve du contraire, les gauchisants bobos ont surtout été anti-serbes et pro-musulmans.Pas vraiment. Ces névrosés se trouvent une ame de rebelle en flirtant avec ce qui sent le souffre. ça fait anti-conformiste et anti-système d'être pro-serbe, ils se sentent "originaux". Et puis s'ils ont ramassé des bomnes US, c'est qu'ils ne doivent pas être si mal, non ? Tu retrouves le smêm tronches dans les manifs pro-palestinienne et pro- Kosovo serbe. Bon je ne leuir souhaite pas d'aller dire à Belgrade qu'ils souriennent les islamistes, ni ç Gaza qu'ils sont pro-tchetniks, mais bon, ils ne sont plus à une contradiction prés ces charlots. Ils sont rejoins dans ces deux posotionements par une bonne partie de l'extrème-droite, qui a complètement perdue le sens de ses fikiations.
Pouvez-vous prétendre d'avoir TOUT vu, monsieur "j'ai tout vu"? Pouvez-vous prétendre d'avoir vu ce qui se tramait loin du front? Etiez-vous partout en même temps?Bien sur que je n'ai pas tout vu. mais c'est toujours mieux que...rien comme dans ton cas. Mais je sais en tous cas quel était le comportement général. Et quelles étaient nos consignes, nos ordres. Que des hommes aient été abattus, des exactions commises de façon isolées et opportunistes, des vengeances commises, je n'en doute pas. Mais s'il n'y avait "que ça" (je suis co, scient de choquer, mais c'est le quotidien de toutes les guerres, navré) à repprocher aux serbes, je ne le mentionerais même pas. Mais ils ont fait bien pire et de manière systématique et palnnifié. Sur une plus grande échelle aussi. Pour t'expliquer il faudrait que ke rentre dans des choses un peu trop crus et spécifiques pour un forulm de voyage, ainsi que de faits répréhensibles par la Loi française et n'engageant pas que moi. Je suis déja allé très loin dans les implications. Pour le reste, savoir ce qui se passait "dans les hautes sphères" croates, tu sais, la Croatie ce n'est pas un pays de la taille de la Russie et les gens qui décident ne sont pas aussi lointains qu'aux USA.De plis tu ne sais pas mon degré d'implication, ni mes "entrées" auprés des gens de Zagreb.
Dans les images que vous me montrez, on dirait un concentré de propagande croate. En gros, les civils Serbes se sont "entraînés" à fuir, ce sont les soldats serbes en déroute qui ont tiré sur leurs propres civils (ça doit être vrai puisque c'est le monsieur en voiture, un parfait inconnu, qui le dit). Ils sont vraiment cons ces Serbes, décidément...Tu exagères pour décrédibiliser mes propos. ke te dis juste que les serbes avaient fuit avant le contact avec les forces croates et qu'ils n'ont dons pas été chassé ni "ethniquement épurés". Sinon, cela aurait été unbe auto-épuration ethnique !
Pour la barbarie et la sauvagerie en 41, je te rappellerais que là encore ce sont les serbes, les tchetniks de Mihailobic qui ont donné le ton en massarant les villages croates isolés pour le spounir de leur indépendance toute neuve. C'est une constante historique, je suis navré mais ce sont des faits, pas un "raisonnement" comme tu l'écris. Les serbes entament les hostilités, et aprés avoir buté un paquet de pauvres types qui ne leur demandaient rien, et massacré à tour de bras, ils ramassent le retour de baton, se font botter le cul et pleure sur les méchancetés que leur ex-victimes leur ont fait subir. Désolé, mais c'st comme dans une bagarre, celui qui cogne le premier ne doit pas s"étonner de recevoir ensuite. Tout comme s'il a été sans pitié, purquoi doit-il en attendre ? Ce n'est pas simpliste, juste logique. Et encore ces chialeuses n'ont pas ramassé un dixième de ce qu'ils ont fait ! Venir faire tout ce sketche à propos des 150 victimes des exécutées en 95 en Keajina quand on a soi-même 10000 assassinats sur les mains, il faut quand même oser ! remet les choses en perspective, c'est tout ce qu'on te emande, voila.
Le fait que vous vous en foutiez des exactions des oustachis est symptomatique de cet état d'esprit.Oui, en 91, un demi-siècle aprés les faits, je m'en foutais de ce qu'avaient fairt ou non les oustachis, quan d je trouvais des corps de gens qui n'étaient pas né en 41 ! tu ne le comprend pas ? | | | À: Magne2 · 27 janvier 2010 à 0:02 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 54 de 82 · Page 3 de 5 · 2 352 affichages · Partager Une seule correction à tes messages, Magne2, les serbes ne sont arrivés dans la région de l'ex-yougoslavie qu'au VIIème siècle, et au Kosovo actuel que vers le VIIIème. Les croates se sont répandus dans leurs zones actuelles, vers la même pèriode en se mélangeant aux Celyes au nord et aux illyriens dans le reste du territoire. Les albaniais ne peuvent être que les descendants des populations thraço-illyriennes implantées là depuis...on a dumal à situer le "avant" leur implantation. mais ce qui est indiscutable c'est que les slaves serbes (et croates ailleurs) ne sont pas les primo-occuppantss de la r"gion, et donc de 'leur' terre. Comme s'ils avaient, en plein VIIème siècle trouvé, au Kosovo, la seule terre déserte d'Europe ! A PTDR si on y réfléchi une seconde. | | | À: Yama · 27 janvier 2010 à 13:05 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 55 de 82 · Page 3 de 5 · 2 330 affichages · Partager Et tes "ouvrages spécialisés", vu qu'ils ressortent d (un choix personnel, ils ne valent pas mieux que le net. et encore, le net, tu risques d'y rencontrer des gens commemoi qui te portent la contradiction, ton bouquin bien "choisi" ne fera que te conforter dans tes erreurs éventuelles.
Il faut que je retrouve les ouvrages en question. Parmi ceux-ci figurent les travaux du "fanatique pro-serbe" Paul Garde, dont son très bon livre "Vie et mort de la Yougoslavie"...
Ecoutez, je me bornais juste à dire que les Croates ont réussi à opposer une résistance opiniatre à l'armée fédérale à Vukovar et l'ont tenue en échec à Osijek.
Non, tu es allé beaucoup plus/trop loin. Relis-toi. [..]
On ne le saura jamais. Il y a eut des combats, mais pas d'assaut général. Revois les énormes pertes serbes à Vukovar et tu comprendras mieux leur manque d'entousiasme.
[..]
Oui, mais à quel prix ?
Vous voyez: d'abord vous me dites non, puis après vous admettez qu'ils ont infligé des pertes énormes à la JNA...
Mais non, bien sur que non. Il a bien fallu, c'est tout. Toujours le même problème. Tu/vous vis tellement dans le virtuel et l'abstrait que des choses pourtant aussi importantes que le facteur humain t'échappent totalement ! Des hommes se battant pour leur terre, leur maison et la survie physique de leur famille, n'ont rien en commun avec d'autres, auxquels on avait promis une gentille promenade de santé, avec meurtres de fascustes oustachis faciles, pillages et viols à la cjef. Les chrétiens libanais ou les karens, par exeple ont résisté ou résite encore depusi combien de décennies dans les mêmes conditions ? pourtant, là aussi, sur le papier la lutte était perdue d'avance, non ?
Ca n'explique pas tout. Vous pouvez mettre sur un champ de bataille les soldats les plus déterminés, s'ils n'ont que des pistolets et des lance-pierre, ils ne tiendront pas une seconde devant une armée régulière. Or qu'est-ce que l'on voit dans vos vidéos, ainsi que sur les photos et reportages des anciens numéros du Raid? On découvre tout plein de carcasses fumantes de tanks de l'armée fédérale. Et pas besoin de faire la Légion étrangère ou de sortir de Saint-Cyr pour deviner qu'il est mathématiquement impossible de détruire un char de type T72 (ou plutôt sa variante yougoslave appelée M84 si mes souvenirs sont bons) avec des seules Kalachnikovs ou des fusils datant de la Seconde Guerre mondiale. Et je doute qu'un lance-roquette de type RPG 7 soit capable de faire sauter à lui tout seul toute une tourelle de tank ou de faire se retourner un char. Non, les Croates avaient réussi à se procurer des tanks, des mines, de l'artillerie: les images des revues montrent d'anciens T55 aux couleurs croates, des canons ainsi que des 4x4 et véhicules de tourisme que les Croates avaient réussi à maquiller en véhicules blindés. Je ne dis pas qu'ils étaient aussi bien armés voire mieux que l'armée fédérale. Mais en tout cas suffisamment pour infliger à la JNA des pertes que vous même reconnaissez énormes.
Déja, les médias n'ont jamais été pro-croates ! ils ont pris partie quand les serbes s'en sont pris aux musulmans, leurs protégés. Quiand la Croatie agonisait, silence total.
Non, c'est faux, vous exagérez: dès les premiers coups de feu, les médias étaient présents et Vukovar faisait la une de l'actualité, ainsi que Dubrovnik. Les massacres de 10000 Croates ainsi que les expulsions étaient déjà rapportées. Il est vrai que la chute de l'URSS qui intervenait au même moment avait fait un moment de l'ombre à la crise yougoslave, mais pas pour longtemps.
Tut, tut, tut...encore une fois relis-toi et assumes tes propos. Tu as jeté le doute sur le nombre des victimes, mon gars. Et quand VOUS faites ça, cela sous-entend (les serbes le disent) qu'on n'est même pas sur que Srebrenica ne soit pas une invention complète. En Serbie, la majorité de ces consanguins en sot persuadés d'ailleurs.
Vous déraillez complètement: je n'ai fait que dire ce qui a été rapporté par des experts qui se sont trouvés sur place. Dire que le chiffre officiel de 8000 victimes a été controversé, ce n'est pas nier les charniers et le massacre planifié de Srebrenica.
Pas vraiment. Ces névrosés se trouvent une ame de rebelle en flirtant avec ce qui Et puis s'ils ont ramassé des bomnes US, c'est qu'ils ne doivent pas être si mal, non ? Tu retrouves le smêm tronches dans les manifs pro-palestinienne et pro- Kosovo serbe. Bon je ne leuir souhaite pas d'aller dire à Belgrade qu'ils souriennent les islamistes, ni ç Gaza qu'ils sont pro-tchetniks, mais bon, ils ne sont plus à une contradiction prés ces charlots. Ils sont rejoins dans ces deux posotionements par une bonne partie de l'extrème-droite, qui a complètement perdue le sens de ses fikiations.
Je vous arrête là, car à aucun moment je n'ai vu les gauchistes exprimer de la solidarité envers les Serbes, ni aucune manifestation de protestation contre l'indépendance du Kosovo. Des milieux de gauche, aucune voix ne s'élève contre le sort des Serbes et des Tsiganes du Kosovo. Seuls les milieux d'extrême droite et les identitaires manifestent leur soutien à la population serbe du Kosovo.
Pour la barbarie et la sauvagerie en 41, je te rappellerais que là encore ce sont les serbes, les tchetniks de Mihailobic qui ont donné le ton en massarant les villages croates isolés pour le spounir de leur indépendance toute neuve.
Tiens donc, c'est la première fois que j'entends ça. Avez-vous des exemples précis à me donner, s'il vous plaît? Il me semble que les Tchetniks de Mihajlovic étaient réfugiés dans les montagnes du Sud de la Serbie et qu'ils avaient surtout combattu... contre les partisans de Tito. Et les juifs et les Tsiganes et les opposants croates, ils ont aussi massacré des villages croates pour punir les Oustachis...?! En parlant de ces derniers, j'avais connu un Croate qui m'avait répondu que ce thème l'affectait tout particulièrement car des membres de sa famille avaient été massacrés par les Oustachis justement.
C'est une constante historique, je suis navré mais ce sont des faits, pas un "raisonnement" comme tu l'écris. Les serbes entament les hostilités, et aprés avoir buté un paquet de pauvres types qui ne leur demandaient rien, et massacré à tour de bras, ils ramassent le retour de baton, se font botter le cul et pleure sur les méchancetés que leur ex-victimes leur ont fait subir. Désolé, mais c'st comme dans une bagarre, celui qui cogne le premier ne doit pas s"étonner de recevoir ensuite. Tout comme s'il a été sans pitié, purquoi doit-il en attendre ? Ce n'est pas simpliste, juste logique. Et encore ces chialeuses n'ont pas ramassé un dixième de ce qu'ils ont fait ! Venir faire tout ce sketche à propos des 150 victimes des exécutées en 95 en Keajina quand on a soi-même 10000 assassinats sur les mains, il faut quand même oser ! remet les choses en perspective, c'est tout ce qu'on te emande, voila.
J'aimerais bien que vous me détaillez ces faits précisément. Et puis quand bien même ça serait avéré: vous semblez tout au long de vos posts, faire une distinction entre les exactions commises sur le vif et celles planifiées. Vous oseriez prétendre que les camps de concentration et les massacres perpétrés par les Oustachis n'auraient pas été planifiés? Et vous justifiez cela par des exactions commises par des tchetniks excités contre des villages croates? Excusez-moi, mais cela me choque un peu.
Je ressens surtout chez vous une haine clinique des Serbes qui vous fait perdre tout sens de la mesure. Vous la justifiez par les horreurs de la guerre dont vous avez été témoins, soit. Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas faire la distinction entre des criminels qui ont commis des actes innommables et toute une nation dont ils sont issus?
Ca me rappelle les récits d'anciens vétérans de la Wehrmacht qui ont combattu sur le front de l'Est et qui décrivent systématiquement les Russes comme sous-hommes sauvages qui sont les seuls à avoir commis des actes d'atrocités alors que les soldats Allemands étaient des "bons samaritains" qui cherchaient à protéger tant bien que mal la population et que s'ils ont perpétré "quelques massacres" çà et là, c'est à cause de ces "salauds de soviets" qui les ont provoqué... c'est tout juste si ces vétérans ne prétendraient pas que ce sont les Russes eux-mêmes qui se sont bombardés tout seuls à Leningrad...
Ici, c'est pareil: en vous lisant, on a vraiment la sensation que les Serbes sont des "parasites", ils ont été le "fer de lance" de l'invasion ottomane, s'ils ont été persécutés par les Oustachis, c'est parce que ces "chialeuses" l'ont bien cherché. D'ailleurs, vous les désignez systématiquement sous le terme "Tchetniks", c'est éloquant. De la même manière que les extrêmistes serbes désignent les Croates sous le terme "Oustachis" pour justifier leurs exactions.
Vous dites que "ces chialeuses n'ont pas ramassé un dixième de ce qu'ils ont fait". Vous parlez de quelle période? De 1945-45 ou de 1991-95? Qu'est-ce que vous proposez alors? D'exterminer un million de Serbes pour que tout le monde soit quitte?
Vous en venez même à leur nier le droit d'avoir un Etat: je parle ici de la Serbie même qui est restée, je le rappelle, le seul pays pluriethnique. Mais vous m'avez rétorqué que la Voïvodine était une terre hongroise et le Kosovo une terre albanaise et que les Serbes n'avaient rien à y faire. Pourtant, la Voïvodine est reconnue par tous les pays (y-compris la Hongrie) comme appartenant à la Serbie il me semble. Pourtant, vous considérez que faire de ces Hongrois des citoyens serbes, c'est une honteuse politique de serbisation et d'orthodoxisation. En même temps, concernant la minorité serbe de Croatie, vous me rétorquez qu'elle n'a qu'à accepter la citoyenneté croate ou partir vivre en Serbie, car la Croatie est bien entendu une terre croate et les Serbes y sont installés depuis pas longtemps (depuis le XVIème siècle en fait...)... Soit. Dans ce cas, pourquoi ne pas dire réciproquement que si les Hongrois de Voïvodine n'ont pas envie d'être citoyens serbes, ils n'ont qu'à partir vivre en Hongrie? Est-ce parce qu'ils étaient là bien avant? Dans ce cas il faudrait que vous m'établissiez un critère pour définir à partir que combien d'années un peuple peut prétendre à une terre... Ou est-ce parce que ça ne compte pas car les Serbes, c'est vrai, sont des intrus qui se sont honteusement incrustés dans les Balkans au lieu d'aller s'installer plus loin dans le Caucase ou en Anatolie... Faudrait-il pour vous satistaire morceler davatange la Serbie et accorder l'indépendance à la Voïvodine, au Sandjak, à la Sumadija, à la Nisava, le Pomoravije et à la Vallée de Presevo...? J'ai connu moi aussi beaucoup de Croates et de Bosniaques qui ont connu la guerre, et ils étaient bien plus mesurés dans leur vision des événements. Et tous en Bosnie (Serbes compris) se disent "plus jamais de guerre". C'est très bien. Cela aurait été mieux s'ils se l'étaient dit en 1990. | | | À: Geob · 27 janvier 2010 à 15:37 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 56 de 82 · Page 3 de 5 · 2 319 affichages · Partager Voila la preface du General Gallois, un gauchiste notoire
PRÉFACEGénéral Pierre Marie Gallois
A lui seul ce surprenant dialogue entre le président Milosevic et le médecin colonel Patrick Barriot rend compte de toutes les conditions dans lesquelles a été planifiée, provoquée, conduite, la guerre civile destinée à détruire la République yougoslave afin de lui substituer des États ethniquement homogènes, faibles et dociles, aptes à devenir les provinces d'une future Europe politique. Le lecteur sera confondu à la fois par l'intelligence des questions posées par le président Milosevic et par les réponses de Patrick Barriot, témoin des événements, usant d'une si riche et si précise documentation que l'ampleur du drame des Balkans est exposée dans ses moindres détails. Après avoir lu ces pages on ne pourra plus contester les divers témoignages antérieurs qui tentaient de révéler à l'opinion publique les procédés utilisés par les " Occidentaux ", entendez l' Allemagne, les États- Unis, leurs alliés européens, pour en arriver à agresser militairement la Serbie et à créer dans les Balkans des pouvoirs politiques complaisants, maniables et, concession à l'Islam pétrolier, ériger un État musulman nouveau et en renforcer un autre... Le dialogue confirme ce que l'on savait, et surtout ce que l'on soupçonnait, du comportement des agresseurs: les manipulations préalables allemandes, les interventions d'abord discrètes, puis fracassantes, des États-Unis, l'organisation et l'extension de la désinformation satanisant le peuple serbe par une avalanche de mensonges, les tromperies du parti musulman, les violations du droit international par ceux qui s'en réclament les gardiens. Et aussi les " Occidentaux " se fourvoyant dans le soutien et l'armement des volontaires musulmans afin qu'ils combattent les Serbes pour constater, trois ou quatre ans plus tard, qu'ils avaient pris le parti des terroristes et que ceux-ci s'étaient ainsi entraînés à s'en prendre à ces mêmes " Occidentaux ". Le dialogue rapporté par Patrick Barriot et Eve Crépin montre que lors de la crise des Balkans, les " Occidentaux " se sont conduits avec le même machiavélisme, la même brutalité et la même inhumanité que les pires dictatures. C'est là une triste révélation. Certes, de puissants intérêts les animaient, tout au moins les Allemands et les Américains, qui furent les principaux acteurs des hostilités et de " l'ordre nouveau ", c'est-à-dire du chaos instauré dans les Balkans. L' Allemagne d'abord, chronologiquement la première engagée sur le front yougoslave. Elle a été, en effet, l'inspiratrice de la coalition et sera la principale bénéficiaire des résultats du conflit. Quel que soit leur régime politique, pendant 70 ans, les Allemands ont été obsédés par l'idée d'effacer les traces matérielles de leur défaite, à commencer par les dispositions du Traité de Versailles et celles des Traités de Saint-Germain (septembre 1919) et de Trianon (juin 1920), relatives au démembrement de l'empire des Habsbourg, donc à la création d'un État yougoslave. Aussitôt qu'eut été signé en octobre 1929, à Locarno, le pacte rhénan déclarant que les frontières fixées par les traités précités étaient inviolables, Berlin commença à réclamer l'abolition des autres clauses de ce que les Allemands appelaient le Diktat, c'est-à-dire qu'ils revendiquaient Memel, Danzig, la Sarre et l'évacuation par les forces d'occupation de la Rhénanie. Mais d'autres objectifs avaient également été visés par MM. Kohl et Genscher: - Se venger de l'opposition du peuple serbe aux prétentions hégémoniques de Guillaume II et de Hitler. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la résistance des Serbes a obligé la Wehrmacht et la Luftwaffe à déployer d'importantes unités - ultérieurement relayées par l' Italie - dans les Balkans. Ces forces terrestres et aériennes auraient été bien utiles sur le front russe, notamment lors du siège de Stalingrad. Cette décisive contribution des Serbes à la victoire finale des Alliés, l' Allemagne ne la leur pardonnera pas. - En dépit des succès industriels et commerciaux, au début des années 90 l' Allemagne avait à résoudre de graves problèmes financiers. La réunification lui coûtait fort cher et il ne lui était pas indifférent d'élargir son marché en rattachant Croatie et Slovénie à la Communauté économique européenne, c'est-à-dire, en raison de la position géographique de ces deux républiques, à l' Allemagne. - Enfin, rêvant à une Europe fédérale dont Bruxelles serait nominalement la capitale mais où le pouvoir réel serait à Berlin, le gouvernement allemand avait intérêt à fractionner la Yougoslavie, à lui substituer une demi-douzaine de petits États, aux moyens limités, afin qu'ils deviennent tout naturellement les provinces de cette Europe-État fédéral. Ajoutons que la crise des Balkans a aussi été l'occasion pour l' Allemagne de jouer militairement un rôle international. Renonçant au pacifisme militant qu'on y affichait, elle n'a pas seulement ravitaillé en armes les Croates et les Bosniaques musulmans mais aussi participé aux opérations aériennes des coalisés. Si, initialement, les États-Unis n'entendaient pas intervenir militairement dans les Balkans, le dialogue Milosevic-Barriot prouve que le Département d'État avait pris le parti de l' Allemagne, entraînant la Grande-Bretagne dans son sillage. C'est-à-dire que toutes les grandes puissances de l'Alliance atlantique se sont associées à la politique balkanique de l' Allemagne, l'une d'entre elles. Faute de pouvoir compter toujours sur l'ONU pour mener à bien l'entreprise de démantèlement de la Yougoslavie, les coalisés invoqueront les décisions du Conseil atlantique censé, en l'occurrence, exprimer les voeux de la Communauté internationale. Ce qui, à l'évidence n'était pas le cas. Cependant, si en mai 1992 l'ONU a approuvé le texte de la Résolution 757 plaçant la Yougoslavie sous embargo commercial, pétrolier, aérien, c'était avec l'accord des États-Unis, bien qu'ils ne dussent pas ignorer que se poursuivait, au profit de la Croatie, le trafic d'armes (celles provenant d' Allemagne de l'Est, en particulier). Les services de renseignements des États-Unis ont dû, de même, savoir quelle était l'origine du projectile qui explosa au marché de Markale, à Sarajevo. Et aussi la pratique qu'avaient les combattants d'Izetbegovic de frapper les coalisés et aussi ses personnels afin d'accuser les Serbes et de provoquer à leur encontre de sévères sanctions. Les généraux britanniques en rendirent compte mais leurs témoignages furent délibérément ignorés. En février 1994, après l'attentat de Markale, la France frappée de débilité politique crut bon de solliciter les États-Unis pour qu'ils interviennent dans les Balkans. Notre pays s'est alors retourné contre ses fidèles alliés pour soutenir les Croates et les Bosniaques musulmans qui, durant la Seconde Guerre mondiale, avaient fait cause commune avec le IIIe Reich. Mais Paris entendait demeurer à la remorque de Bonn/ Berlin. Washington prit la direction des opérations, les contingents armés des coalisés européens passant sous commandement américain. Pour masquer, au moins partiellement, cet engagement militaire, le Pentagone eut recours aux services d'une organisation paramilitaire, l'entreprise Military Professional Resources Incorporated appliquant un Programme d'assistance démocratique, cette " assistance " aboutissant au bombardement de la Serbie et à la destruction de son infrastructure économique et industrielle. Si l' Allemagne, on l'a vu, visait des objectifs bien définis, favorables à ses intérêts, les États-Unis en avaient également: - Démontrer aux alliés européens qu'ils étaient incapables de régler eux-mêmes, une fois de plus, leurs querelles internes et que le recours aux États-Unis, en l'occurrence à l'OTAN, leur était indispensable. - Exploiter les difficultés de Boris Eltsine cherchant à faire passer son pays de l'économie planifiée à l'économie de marché, Moscou n'étant pas en mesure de porter secours aux frères orthodoxes. - Installer des forces armées dans les Balkans, particulièrement au sud, près des rivages de la Méditerranée orientale. Et aussi être présents sur le parcours d'un éventuel oléoduc amenant au littoral de l'Adriatique le pétrole de la Caspienne. - Par le biais de la création d'une fédération croato-musulmane en venir à la mise sur pied d'un nouvel État à dominante musulmane dans les Balkans, dans le même temps qu'était renforcée, au détriment de Belgrade, l' Albanie musulmane. Ainsi, Washington prouvait aux pays musulmans que les États-Unis n'étaient pas, seulement, les soutiens de l'État d' Israël mais aussi les amis et les protecteurs des États islamiques. Pour atteindre leurs objectifs, Berlin et Washington ont eu recours à des procédés qu'ils auraient violemment critiqués s'ils avaient été utilisés contre eux. Entre autres comportements voisins de ceux pratiqués en leur temps par Hitler ou Staline, celui de madame Albright, secrétaire d'État, à Rambouillet, a montré que la " diplomatie " américaine sait, parfois, être dénuée de tout scrupule. Et c'est à l'honneur du président Milosevic que d'avoir rejeté les humiliantes exigences formulées intentionnellement pour obliger le dirigeant serbe au refus. Ce qui devait permettre de l'accuser de saborder la paix et... de bombarder la Serbie. Le démantèlement de la Yougoslavie a donné des idées au Département d'État. Dans une large mesure les événements des Balkans ont été le laboratoire où expérimenter, à l'âge de l'atome, d'autres procédés de coercition au service de la politique étrangère des États-Unis. D'abord diaboliser la future victime par la désinformation, la propagation de toutes sortes de calomnies en formulant des accusations imaginaires. Puis par le blocus économique, plonger la population du pays à abattre dans la misère. L'objectif est de la dresser contre ses dirigeants et aussi de la rendre plus vulnérable à l'épreuve de force qui doit suivre. Passer ensuite aux armes et bombarder, détruire l'infrastructure économique afin de retarder toute entreprise de rapide réhabilitation. Enfin, dernière phase: occuper le territoire ravagé et y acheter les consciences en spéculant sur le dénuement de sa population et instaurer un régime politique convenant au vainqueur. Tandis que cette politique était expérimentée dans les Balkans, elle commençait aussi à être appliquée en Irak. Et sous le couvert fallacieux d'excellentes intentions, puisqu'il s'était agi d'apporter la démocratie aux peuples ainsi martyrisés. Si la France a oublié les leçons de mai 1968, les experts d'outre-Atlantique, en revanche, ont su tirer parti de l'endoctrinement des étudiants, et plus généralement, des adolescents et jeunes gens. Dans un pays ruiné par le blocus économique et dévasté par les bombardements, ils sont sans espoir et il est relativement aisé des les embrigader dans des mouvements politiques d'opposition. De modestes subsides y suffisent. Ce fut le cas, en Yougoslavie, avec le mouvement OTPOR. La formule aboutit aux résultats qu'en attendaient ses instigateurs et elle fut, par la suite, utilisée en Géorgie et en Ukraine pour s'attaquer au régime en place par trop tourné vers Moscou. Ces tristes constats expliquent la création du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, en fait arme de guerre mise sur pied arbitrairement, financé initialement par des fonds privés et décidé en 1993 par le Conseil de Sécurité alors qu'il aurait dû l'être par l'Assemblée générale et ratifié par les États signataires. Après avoir lu les pages rédigées par le médecin colonel Barriot et Eve Crépin, l'on comprendra que le procès qui est fait au président Milosevic n'a d'autre objet que de détourner l'attention sur la conduite des opérations - d'ailleurs en retenant des faits intentionnellement tronqués ou faux - en ignorant la responsabilité des gouvernements qui ont planifié et provoqué cette guerre civile en espérant en tirer profit. Il est désormais impossible aux États impliqués dans le démantèlement de la Yougoslavie, qui se disent les plus vertueux, de continuer à donner au reste du monde des leçons de morale politique. | | | À: Magne2 · 27 janvier 2010 à 15:44 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 57 de 82 · Page 3 de 5 · 2 315 affichages · Partager Je me recite:
Et la répartition des ces normes ne correspond pas à celle des nationalités de l'ex-Yougoslavie. Donc en réalité, parler de langue serbe ou croate, ça ne veut rien dire et c'est purement idéologique. C'est encore plus valable pour les rigolos qui ont inventé la "langue bosniaque" ou la "langue monténégrine"...
M'étant mal prononcé, je voulais dire par là que le iékavien n'était pas spécifique au croate puisqu'il est utilisé par les Monténégrins, les Musulmans de Bosnie et de Serbie (Sandjak) ainsi que... les Serbes de Bosnie. Donc le terme de "langue croate" ne veut pas dire grand chose. Pour qu'il puisse y avoir une vrai langue croate différente des autres dialectes chtokaviens, il aurait fallu imposer alors le kaïkavien de Zagreb comme langue officielle en Croatie.
cela me fait penser à la débulgarisation par Tito Inc de la langue slave parlée en Fyrom aprés 1945 
Alors la Macédoine constitue un autre problème. Merci de l'avoir souligné. Il y a un réel antagonisme là aussi entre les Bulgares, qui considèrent que le macédonien n'est qu'un dialecte du bulgare et que par conséquent les Macédoniens sont des Bulgares à part entière, et les Macédoniens, qui prétendent qu'ils n'ont rien à voir avec leurs voisins bulgares. En débulgarisant le macédonien (ou plutôt en serbo-croatisant l'alphabet cyrillique macédonien), Tito est allé dans le sens des intérêts des nationalistes macédoniens qui prônaient le séparatisme linguistique avec le bulgare, de la même manière que les linguïstes croates cherchent absolument à distinguer le croate du serbe.
Concernant le macédonien, n'ayant pas étudié cette langue, pas plus que le bulgare, je ne peux me prononcer quant à sa spécificité. Il semble cependant qu'il y aurait 36 fois moins de différences entre le macédonien et le bulgare qu'entre le serbe et le croate. Mais c'est un linguiste croate qui me l'a dit, donc je préfère vraiment mettre ses propos entre guillemets... | | | À: Geob · 27 janvier 2010 à 15:47 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 58 de 82 · Page 3 de 5 · 2 313 affichages · Partager bonjour le révisionisme, les gentils serbes contre le complot Américano -germano-vaticano musulman etc   
ils ne sont responsables de rien, il ont rien fait    
pour rire la résistance Yougoslave est surtout communiste serbes et croates slovénes et musulmans, elle n'est pas que Serbes contre Allemands et l'allemagne de 1989 à autres choses à faire que de se venger des serbes
HALTE à la théorie du complot   | | | À: Geob · 27 janvier 2010 à 16:01 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 59 de 82 · Page 3 de 5 · 2 307 affichages · Partager Merci Geob pour ces informations.
Si la France a oublié les leçons de mai 1968, les experts d'outre-Atlantique, en revanche, ont su tirer parti de l'endoctrinement des étudiants, et plus généralement, des adolescents et jeunes gens. Dans un pays ruiné par le blocus économique et dévasté par les bombardements, ils sont sans espoir et il est relativement aisé des les embrigader dans des mouvements politiques d'opposition. De modestes subsides y suffisent. Ce fut le cas, en Yougoslavie, avec le mouvement OTPOR. La formule aboutit aux résultats qu'en attendaient ses instigateurs et elle fut, par la suite, utilisée en Géorgie et en Ukraine pour s'attaquer au régime en place par trop tourné vers Moscou.
Ce passage est particulièrement intéressant. Le rôle de la Maison Blanche a été flagrant dans les révolutions colorées qui ont eu lieu en Europe de l'Est. De l'aveu même de Kinakh, un des protagonistes de la révolution (coup d'Etat) orange en Ukraine, la CIA finançait tous ces mouvements. J'invite à lire d'ailleurs le très bon livre du géopolitologue Viatcheslav Avioutskii, "Les révolutions de velours" qui, bien que plutôt orienté atlantiste, a le mérite de proposer une analyse très pertinente des "révolutions démocratiques" qui ont frappé l' Ukraine, la Géorgie et le Kirghizstan. Il évoque l'existence d'une véritable "internationale démocratique" (entendez-donc atlantiste) et met en lumière le fait que le tout premier pays frappé par ces événements était la Slovaquie dont pouvoir dirigé par le leader indépendantiste, patriotique et anti-UE Vladimir Meciar, a été renversé par un nouveau gouvernement pro-américain. | | | À: Magne2 · 27 janvier 2010 à 16:15 Re: "Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) Message 60 de 82 · Page 3 de 5 · 2 305 affichages · Partager ils ne sont responsables de rien, il ont rien fait    
pour rire la résistance Yougoslave est surtout communiste serbes et croates slovénes et musulmans, elle n'est pas que Serbes contre Allemands et l'allemagne de 1989 à autres choses à faire que de se venger des serbes
HALTE à la théorie du complot   
Personne ne prétend que les Serbes ne sont responsables de rien. Tout le monde sait qu'ils se sont livrés à des massacres et autres atrocités. La question est la suivante:
Pourquoi le FMI a délibérément poussé à la faillite la Yougoslavie dans les années 80 en la poussant à effectuer des réformes économiques suicidaires?
Pourquoi les Américains ont saboté les premiers accords de Rambouillet sur le Kosovo en imposant des nouvelles conditions qu'ils savaient pertinemment que les Serbes ne pouvaient accepter?
Pourquoi l' Allemagne a tout de suite reconnu la première la Croatie et la Slovénie?
Pourquoi, après avoir définitivement fait disparaître les restes de Yougoslavie (la RFY puis la Serbie- Monténégro) continuer à vouloir morceler encore plus la Serbie?
Pourquoi avoir reconnu le Kosovo au mépris des résolutions de l'ONU?
Et après le Kosovo, ce sera qui le prochain sur la liste? La Voïvodine?
Si on donne aux Kosovars l'indépendance parce qu'ils ne veulent plus faire partie de la Serbie, pourquoi alors refuser catégoriquement l'indépendance à la Republika Srpska qui pourtant le désire vivement?
Et pourquoi dans ce cas ne pas reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l' Abkhazie qui ont pourtant définitivement coupé les ponts avec la Géorgie? Parce que grâce à SaaKashvili, le toutou de l'Oncle Sam, les Géorgiens sont des "gentils"?
Il faut reconnaître qu'il y a dans tout cela du deux poids deux mesures. | Discussions similaires sur la Serbie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 1 954 visiteurs en ligne depuis une heure! |