Bon, cette discussion est vieille mais j'y réponds pour les éventuelles lectrices qui envisagent de partir seules.
Je vais chaque année au moins une fois au Kurdistan (est de la
turquie) depuis 8 ans, seule (ou parfois accompagnée d'une amie ou de ma soeur), au bout d'un moment je me suis même risqué à faire du stop seule (mais je parle un peu turc, ce qui me semble quasi-indispensable question sécurité si on voyage seul.e dans le coin, homme ou femme). Je n'ai jamais eu un seul souci. Et j'ai plus souvent qu'à mon tour été invitée à droite à gauche, jusqu'à parfois devoir refuser en raison de trop nombreuses invitations.
J'y suis également allée en hiver par deux fois : Van,
Kars (qui me faisait rêver à cause du roman "Neige" de Orhan Pamuk), Yüksekova, Hakkari, la route qui longe l'irak, etc...
Ce que j'ai à en dire : l'Est de la
Turquie est magnifique, hiver comme été, mais en hiver il y a des routes bloquées par la neige, et ce jusque tard au printemps dans certains endroits en altitude. Mais je ne regrette nullement d'avoir découvert cet endroit sous la neige la première fois que j'y ai été, c'était absolument extraordinaire (j'aime l'hiver et la neige :)).
Question sécurité : il ne m'est jamais rien arrivé, même en faisant du stop dans des chemins caillouteux de montagne ou presque personne ne passe. Cela ne veut pas dire que le risque n'existe pas, mais les femmes qui voyagent seules sont habituées à ce type de risque où qu'elles aillent (pour info, le pays où j'ai eu le plus de problèmes en stop, c'est l'
Italie).
J'ai une amie à qui il est arrivé une expérience fâcheuse à
Diyarbakir, mais c'est une expérience qui aurait aussi pu arriver ailleurs, mais effectivement, ne parlant pas la langue, elle n'a pas pu comprendre tout de suite dans quoi elle était embarquée.
Donc mon conseil numéro 1 pour faire du stop seule où que ce soit : parler un minimum la langue, ou être très sûre de soi. Il y a le bus et c'est bien aussi, on y rencontre aussi des gens, c'est plutôt convivial. Couchsurfing est super pour avoir des adresses où l'on peut communiquer en anglais quand on ne parle ni turc ni kurde.
Voilà, quoi dire de plus ? Ah oui, qu'avec la guerre bien évidemment ce n'est plus une destination sans risque.