Parvat · 15 mars 2014 à 14:41 · 151 photos 89 messages · 28 participants · 21 310 affichages | | | | À: Becdanlo · 29 mars 2014 à 12:44 · Modifié le 31 mars 2014 à 21:25 Re: Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) Message 21 de 89 · Page 2 de 5 · 3 788 affichages · Partager Merci Marco, pour les photos!!!, Moushika et Becdanlo  Désolée j'étais pas mal occupée, je vais continuer mon carnet aujourd'hui, patience, le temps que j'écrive... | | | À: Parvat · 29 mars 2014 à 16:18 · Modifié le 9 avr. 2014 à 17:23 Re: Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) Message 22 de 89 · Page 2 de 5 · 3 746 affichages · Partager 14/2 En route pour le Rani Ki Vav que j’avais déjà visité l’année passée. Ce baori date du 11ème siècle. Il a été construit en mémoire du roi Bhimdev par la reine Udayamati.
Qu’est ce que les reines devaient aimer leurs maris pour leur construire de telles merveilles... Celui-ci est dédicacé à Vishnou et ses dix avatars accompagnés de brahmines, de sadhus et d’apsaras (danseuses célestes). C’est le plus grand baori du Gujarat. Finement sculpté, c’est encore un régal pour les yeux...
L’après midi se passe à déambuler dans la petite ville. Anne fait réparer une de ses sandales, elle donne 30 roupies, le cordonnier n’en veut que 10. C’est impressionnant comme on est honnête avec nous, ailleurs on se sent vite comme un distributeur de billet, ici pas du tout. C’est très relaxant.
Plus loin nous tombons sur la fabrique de saris patola, Anne (tisserande) est encore une fois aux anges, la fabrication de ses saris est hallucinante, c’est un travail de fou.
« Patola est l’un des tissages les plus compliqués au monde. Il utilise un style à double ikkat où les chaînes et les fils de trame sont méticuleusement teints avant le tissage, en suivant un patron pré établi. Le tisserand les aligne alors parfaitement sur le métier, ce qui crée naturellement une combinaison unique de dessins géométriques aux bords légèrement floutés. Il faut de 4 à 6 mois pour faire les saris, avec plus de 70 jours pour la coloration des fils de soie et environ 25 jours pour le tissage.
Il faut au teinturier un savoir-faire extraordinaire, pour visualiser le motif de teinture, particulièrement pour les fils de trame, lesquels sont tissés en zigzag.
Il en est de même pour le tisserand qui doit travailler de façon exacte, afin que chaînes et trames se rencontrent précisément au bon endroit sans rompre les fils de soie.
Ce haut degré de dextérité donne aux artistes Patola des raisons suffisantes pour demander un prix élevé de leur travail et conserver jalousement leurs modèles comme le secret de leur fabrication. » (dixit wikipédia)
Nous continuons notre balade, et voyons une charrette tirée par un chameau. Le chamelier nous invite à grimper, ok ! Nous parcourons une longue rue perchée sur cette charrette ! C’est cocasse, les passants nous regardent en riant.
Plus tard on rentre dans un salon de coiffure pour dames, Anne veut se faire une franche et couper les pointes de ses très longs cheveux blonds, elle paie 50 roupies. Qu’est ce qu’on aime Patan, c’est vraiment une petite ville tranquille aux habitants très chaleureux...
../... | | | Désolée j'étais pas mal occupée...
Ah ! Bon, tu ne fainéantes plus ? 
On te lit et apprécie jusqu'en Chine | | | Merci très cher :) Bé oui nous avons un super printemps ensoleillé, t'sais comment c'est au plat pays, alors j'en profite :) Bon voyage en Chine!!! | | | 15/2 Enfin je vais voir le temple de Modhera, je l’avais loupé l’année passée.
Nous nous levons tôt, comme d’habitude en voyage, et après un tout tout p’tit dèj’, nous attrapons un bus pour Modhera, à une heure de Patan. Le paysage n’est pas aussi désertique qu’au Rajasthan, des champs de cumin et de ricines donnent un beau vert tendre à perte de vue... Le bus nous dépose à 200 mètres du temple, devant un chai shop. Un beau chai shop, avec deux trois beaux gujaratis en habits traditionnels. On nous apporte un délicieux chai avec plein de cardamomes et de gingembre frais, on demande pour se servir de notre appareil photo, et youpie !
Le temple... Il date du 11eme siècle, bâti par le roi Bhimdev (marié à Udayamati qui lui a construit le Rani Ki Vav, le baori à Patan, voir + haut) pour commémorer sa victoire contre un affreux jojo. C’est l’un des très rares temples dédiés à Surya, le dieu soleil. Le site consiste en deux temples et un bassin sacré.
J’avoue que je suis un peu déçue... J’en avais entendu tellement de bien. C’est vrai qu’après une bonne douzaine de voyages dans ce pays, j’en ai vu des merveilles, et pas des moindres, dont le fameux temple du soleil près de Puri, au nord Orissa, mais qui a été construit 200 ans plus tard.
Dès qu’on rentre une odeur que je connais, forte et acre me monte au nez... Des merdes de chauve souris ! Le plafond en est rempli !
On reste là bien longtemps, je papote avec une touriste norvégienne qui est là avec un groupe organisé, ils restent une demi heure et s’en vont. Mon dieu comme je n’aimerais pas voyager comme ça. Je préfère visiter moins de choses, mais plus à mon aise.
Je vais rejoindre Anne qui se repose au soleil... ../... | | | je les adore ces carnets! Et chaque fois, je regrette de ne pouvoir aller en Inde que 30 jours l'an prochain tellement tout ce que vous décrivez m'intéresse. Vite, vite la suite!!! | | | Merci Morigirl!!!  Voilà encore un p'tit bout...
Pendant qu'Anne se repose au soleil, j'observe les oiseaux, les papillons, les écureuils... C'est une de mes activités préférées!
Nous visitons le bassin sacré, ou "kund" comme on dit ici. Ces bassins que l'on voit la plupart du temps dans l'enceinte d'un temple, servaient comme réserve d'eau, mais aussi permettaient aux dévots de faire leurs ablutions.
C'est bien agréable cet endroit, je ne regrette pas d'être venue!
Bon, c'est pas tout ca, et si on rentrait? Il faudra se tenir sur le bord de la route, et arrêter les bus qui passent, j'espère que ca ira, qu'on ne devra pas attendre une heure et qu'ils ne seront pas remplis à ne plus pouvoir rentrer une poule... Rien qu'à l'idée... Break chai. On regarde déambuler les passants...
J'apprends quelques mots de gujarati avec le chaiwallah (le vendeur de chai) Sarou tchalèché = Tout va bien Mazama = Bonjour Oille djo = Aurevoir
Et nous partons vers la route... Galère ou pas galère? Nous nous baladons le long de la route... Stop! C'est quoi ca? 
Une mangouste! Nous nous baladons le long de la route... Une voiture passe, ralenti, s'arrête. ??? C'est un couple qui nous demande ou on va... Patan? Montez!  ../... | | | trés belles photos !
en plus, comme si j’étais là, exactement même arrêt du bus, le tchai, les gens qui défilent etc.... effectivement, Modhera n'est pas un très grand site, on en a vu d'autres, mais, c'est un petit bijou quand même.
" Patan? Montez !" - ne dis pas qu'a 20 min de route tu as loupé Becharaji ! 
Becharaji :
au fait, desolé de squatter avec mes images ton carnet ! 
mark | | | J'imagine quel émerveillement cela a dû être de voir la confection de tous ces magnifiques Saris et aussi le musée des étoffes....  Ce temple semble vraiment paisible.....
j'attends la suite avec impatience
| | | Marco: squatte à ton aise, c'est super! Pour Becharaji... Attends encore un peu...  Gilda: Oui c'était super intéressant, encore merci mille fois à Chdarnault qui nous a permise de voir le musée Calico! La suite arrive, patience... | | | Bonjour Parvat, Par hasard, je tombe sur ton carnet fort intéressant et tes magnifiques photos. Merci beaucoup pour ce trésor. Le Gujarat est une région que je ne connais pas et que je voudrais bien visiter un jour. Heureusement que tu me le rappelles. J'attends la suite avec plaisir. Maevita | | | À: Parvat · 9 avril 2014 à 16:43 · Modifié le 10 avr. 2014 à 13:43 Re: Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) Message 32 de 89 · Page 2 de 5 · 3 394 affichages · Partager Merci Maevita  Voilà, j'étais justement en train de le fignoler...
"Une bonne demi heure après, ils nous déposent à Patan, mais pas au centre car ils continuent leur route plus au nord. Ils hèlent un rickshaw pour nous conduire près de notre hôtel, lui donnent 20 roupies! — « Hey non, laissez nous payer !!! » Trop tard. Qu’est ce qu’ils sont adorables, c’en est presque gênant... En passant devant le coiffeur pour dames c’est mon tour d’y passer, je vais égaliser ma franche. Purée, elle coupe trop court au dessus de mes sourcils, tant pis, ça repoussera. Tant que j’y suis, je demande d’épiler mes sourcils et autres poils disgracieux de mon visage. Elle prend une ficelle, tient un bout entre ses dents, l’autre bout entortillé dans ses doigts et hop ! En deux temps trois mouvements c’est fait. La suite de la journée se passe à déambuler dans la petite ville...
On visite un temple jain tout coloré, on se fait ouvrir, car fermé à clef, un autre petit temple aux petits miroirs incrustés partout dans les murs et le plafond...
On rentre dans des pols, ces quartiers dans des quartiers ou sont rassemblés des petites communautés d’une même caste ou une même grande famille.
On se balade dans un marché tout coloré aux gens curieux et accueillants, mais mon appareil photo commence à me faire des misères.
Le lendemain, on s’offre une grasse mat’ et journée relax, on se balade, on fait un peu de shopping, on se perd volontairement dans les ruelles, toutes mignonnes, certaines anciennes maisons sont magnifiques avec des boiseries finement sculptées.
17/2 Départ pour Zainabad et le « Desert Coursers Ressort » dont j’ai entendu tellement de bien. Là nous visiterons le « Little Rann ». A la gare des bus pour n’avons pas de soucis, départ quasi immédiat, et nous sommes assises. Nous passons devant le temple de Modhera et une demi heure après on arrive à Becharaji où il y a un temple que je veux absolument visiter. Je demande à quelle heure est le prochain bus pour Zainabad, ça va, nous avons une heure et demi devant nous. Nous laissons nos sacs dans un chai shop, et nous partons voir le temple à 100 mètres de là. Il n'est pas très vieux, il date du 19eme, mais est énorme et regroupe plusieurs temples.
L’un des temples est dédié à Bahuchar Mataji, la déesse des « Hijras », ces hommes déguisés en femme qu’on voit parfois dans les trains, lancer un sort si on ne donne pas quelques pièces. La légende raconte que Bahuchar et ses sœurs étaient en voyage quand un brigand, nommé Bapiya, attaqua leur caravane. Plutôt que de céder, elles se coupèrent les seins. Bapiya fut maudit et devenu impuissant. La malédiction ne serait levée que s’il vénérerait Bahuchara Mataji, et en s'habillant et agissant comme une femme. Ses adeptes croient en la non-violence et considèrent le meurtre de toutes les créatures comme un grave péché.
L’animal fétiche de cette déesse est le coq.
Ce temple est aussi l’un des 108 endroits, qu’on appelle « Shakti Pith », ou se trouve l’un des morceaux (une main) du corps de Sati. Pour la petite histoire, Shiva s’était marié à Sati dans un accoutrement extravagant, ce qui avait offusqué Daksha, le père de Sati. Quand Daksha fit une fête et invita tous les dieux, il omit délibérément Shiva, Sati, humiliée, décida de s’immoler par le feu. Shiva découvrit le corps sans vie de Sati, le prit sur ses épaules et parcourut l'Univers, le cœur déchiré, causant un désordre tellement incroyable que Vishnu fut obligé d'intervenir. Il découpa alors le corps de Sati dont les membres tombèrent en divers endroits de l' Inde. Ces lieux, devenus sacrés, sont les Shakti Pith (Sièges de la déesse).
(Dans la suite de l’histoire, ne vous inquiétez pas, Sati renaît en Parvati et retrouve Shiva, tout est bien qui finit bien)  ../... | | | Pour nous par contre, le chemin continue. Nous rejoignons la station de bus, je demande la confirmation de l’heure du prochain départ, normalement dans un quart d’heure, et non ! Nous avions du mal nous comprendre, c’est dans une heure et demi ! Saperlipopette ! Nous sommes dans une gare de bus poussiéreuse, paumée, les gargotes ne nous inspirent pas confiance, vivement le luxueux ressort à Zainabad. On attend et attend... Je vais voir pour un taxi collectif, après plusieurs demandes, oui ! J’en ai trouvé un ! On récupère nos sacs et au moment de les mettre sur le toit du taxi, on me dit que non, ils ne passent par à Zainabad ! Galère... On retourne attendre avec nos sacs. Je téléphone au « Desert Coursers » pour annoncer notre retard, et on attend encore. Un bus arrive, oui Il va à Zainabad, mais après que le chauffeur ait pris son lunch... On monte réserver une place quand un autre bus arrive, qui me dit-on, part tout de suite ! On redescend, grimpons dans l’autre, mais trop tard, toutes les places sont prises... Et bien sur, personne ne se lève ou se serre un peu pour nous, pour ca on rêve... De plus le bus traîne, il roule tout à son aise... Ca fait partie du voyage direz vous, en attendant nous ne sommes pas trop bien, impatientes d’arriver. Une heure et demi plus tard, alors qu’il n’y a que quarante kilomètres, finalement nous y sommes. Dhanraj, le propriétaire, et Sylvie nous souhaite la bienvenue et nous conduisent au ressort... Qu’est ce qu’il est joli ! Les fauteuils et canapés du salon sont fait de pisé incrusté de petits miroirs ronds. Les bungalows assortis, c’est du plus bel effet.
Le lunch est servi, il s’agit d’un buffet de différents plats indiens bien épicés... Je suis un peu déçue, je m’attendais à trouver un ou deux plats non épicés comme il y a beaucoup de touristes de passage, puis Anne n’est pas trop bien, son ventre lui joue des tours... En route pour un safari !
Nous ne sommes que nous deux et le chauffeur-guide dans la jeep, l’état de la route pour se rendre au "Little Rann" est dans un état pas possible, nous sautons sans arrêt, et tout d’un coup je vois des larmes qui coulent sur les joues d’Anne... Ses crampes au ventre lui font atrocement mal, elle ne profite pas du tout du safari la pauvre...
Du coup j’essaie d’en profiter pour deux. On peut observer de près des ânes sauvages, des wild ass, comme on dit ici, nous voyons aussi des nilgai, des sortes d’antilopes, des phacochères, et puis plein d’oiseaux... Grues, pélicans, un spoonbill, flamands roses et autres petits jolis.
De retour au ressort, Anne part se reposer pendant que Damraj me propose de partager une bière. Youpie ! Elle est fraîche et me semble délicieuse. 4 dames de Bombay s’en retourne aujourd’hui, elles papotent avec Damraj, puis avec moi. Elles sont vraiment d’agréable compagnie. Quand elles me voient allumer une cigarette, leurs têtes changent, mais quand je me ressers une bière, oulalaaa ! Le contact est foutu ! Mais quelle mauvaise femme je suis donc ! Elles vont attraper le mauvais œil si elles me regardent encore !  ../... | | | Quelles superbes photos d'oiseaux ! Tu dois avoir un sacré zoom, j'ai jamais réussi de tels clichés à Zainabad, et c'est pas faute d'avoir essayé.
Une anecdote sur la cigarette... A Patan, on discute longuement dans un pol avec un homme de Bombay rentré à Patan avec sa famille pour Diwali, qui veut nous montrer sa maison de famille, nous parle d'un thé, dit que ce n'est pas loin... On y va tranquillement, on admire la façade, il appelle sa femme qui semble enchantée de nous voir etc... Je décide connement de m'allumer une dernière cigarette avant de rentrer en attendant des copains qui traînent en arrière à faire de photos, et là, changement de ton, je sens tout de suite que la cigarette (je n'aurais évidemment pas fumé à l'intérieur !) choque le couple, qui devient illico moins accueillant (tout en restant poli et charmant !) Là, il n'est plus question de cay et de rentrer dans la belle maison ! Je crois que j'ai compris la leçon, j'aurais bien aimé boire un cay chez eux (et les copains aussi, privés par ma faute de cette occasion !) | | | Lors d'un de mes voyages en Inde, notre chauffeur (du Tamil Nadu) disparaissait de temps à autre en nous donnant des excuses étranges. Plus tard, quand il a vu que mon fils fumait, il lui a dévoilé la raison de ses absences. Il lui a dit qu'il ne fumerait jamais devant sa mère. Cela serait un manque de respect terrible donc il avait la même attitude avec moi. Maevita | | | Pour la petite histoire, Shiva s’était marié à Sati dans un accoutrement extravagant, ce qui avait offusqué Daksha, le père de Sati. Quand Daksha fit une fête et invita tous les dieux, il omit délibérément Shiva, Sati, humiliée, décida de s’immoler par le feu. Parvat
Lorsque les veuves "choisissaient" de se jeter dans le bucher de leur mari on disait faire "sati"... c'est donc peut être l'origine de cette expression ?
Sinon, tes photos d'oiseaux sont effectivement magnifiques... ils ont l'air de poser pour toi | | | Oui, je confirme Bernard, c'est de là que vient le mot "sati". Encore merci à vous trois. Bientôt, ce sera les fumeuses que l'on jettera au bûcher  Je n'avais qu'un "lumix" zoom x 10, et j'ai pas mal retravaillé les photos. (Dommage pour le petit oiseau vert, VF la recadré trop court au dessus...) | | | À: Stellina007 · 12 avril 2014 à 15:45 · Modifié le 12 avr. 2014 à 16:01 Re: Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) Message 39 de 89 · Page 2 de 5 · 3 239 affichages · Partager Merci Stellina 
"18/2
Grasse mat’ cool, relax, bon café, petits toasts, yaourt, Anne n’est toujours pas bien, elle a passé une nuit infernale entre le lit et la salle de bain, elle était fort fiévreuse... J’ai pris soin d’elle, tissu mouillé sur le front, paracétamol, imodium, baume de tigre à tire larigot, eau potable fraîche etc. Elle n’est plus fiévreuse, je la laisse dormir et trouve des occupations... Dernières photos avant que mon appareil rende l’âme...
café, lessive, carnet, sieste, café, hamac, wifi !!!! Youpie !!!! Il y a du wifi et il fonctionne super ! Car c’est bien d’avoir une tablette, mais s’il n’y a pas de connexion, euh... Bref. Ensuite je fais la connaissance d’un couple de belge flamand vivant en Provence, qui vient d’arriver, ils ont dans la septantaine, pardon, dans les soixante-dix ans et voyage en transport public ! Je leur tire mon chapeau. Nous faisons plus ample connaissance autour du repas, toujours bien épicé. Pauvre Anne qui se joint à nous mais ne prend qu’un chapati et du thé noir avant de retourner se reposer... Après le lunch, le café, tous les trois partons en safari dans le « Little Rann », nous faisons la même route qu’hier, toute cabossée, et nous voyons la même faune.
Des Antilopes Nilgaut, « Nilgaï » en Anglais, qui sont une espèce de bovidés à petites têtes (Le pelage du mâle est gris ou gris-bleu, celui de la femelle est roux), des ânes sauvages, des flamants roses, on en prend plein les yeux, surtout qu’en plus de son appareil photo, j’ai emprunté sa paire de lunettes d’approche. (Comme dit Anne, moi j’appelle ça des jumelles, m’enfin bref)
Retour au « Desert Coursers » sur la route toujours cabossée par des nids d’énormes poules et bordée de champs de ricins et de cumins quasi à perte de vue... Le chauffeur - guide s’arrête parfois pour nous montrer une mangouste ou des martins pêcheurs...
Anne va un peu mieux, nous décidons de rester un ou deux jours en plus, le temps qu’elle se rétablisse. Je négocie le prix avec Damraj, c’est bon, très correct même. 19/2 Trois français et un couple d’indiens de Bangalore arrivent, avec eux et le couple de belge, nous partons encore pour un safari, de l’autre côté du lac. Je m’extasie autant que la veille, sur les centaines de flamants roses...
Des grues
et autres cigognes ou pélicans, ensuite nous passons voir les salières. L’eau salée est pompée dans le sol, et mise à évaporer dans des bassins peu profonds.
La famille, une jeune mère, ses trois enfants, son mari, son beau frère et son beau père, habitant là sept mois par an, vit à la dure, dans une cabane avec un salon / chambre commune et une cuisine faite de pisé. Le bois pour cuisiner, l’eau potable et les courses sont transportés avec une petite moto 125cc. Quand je vois ça, je suis bien contente d’avoir ma vie...
L’après midi se passe dans le confort du deserts coursers, mais manque de bol, plus de wifi aujourd’hui... Tout le monde est reparti en safari après le buffet, nous traînons, ne faisons rien d’autre que de fainéanter, avec grand plaisir ! Anne va beaucoup mieux, demain nous reprendrons la route...
| | | 20/2 Bus pour Jamnagar en passant par Rajkot... Le trajet va être long... Je voulais m’arrêter à Whadwan, à côté de Surendranagar, mais comme nous avons allongé notre séjour à Zainabad, nous zappons Whadwan.
Attendant sur le bord de la route que le bus arrive, nous ne patientons pas longtemps, et heureusement nous trouvons des places assises. Le temps passe, les heures s’écoulent, certains camions nous dépassent à fond, tranquille...
Enfin après au moins 7h de route, (pour 250km) Nous arrivons à Jamnagar.
Rickshaw pour l’hôtel Ashiana, 400 roupies la chambre. proprette (et sdb sombre). C’est bon. L’hôtel est mignon, calme, avec des masses de plantes vertes dans les couloirs – terrasses. En sortant on se perd un peu, prenons un chai et décidons de partir au chandi bazar. Ce bazar est un marché de nuit, enfin, de soir, très sympa, nous adorons nous balader dans les petites ruelles aux milliers de boutiques joliment décorées et éclairées, des merveilleuses salwar kemiz (panjabi dress, robe, pantalon et foulard assorti) sont bien mises en évidence, purée... J’envie de toutes les acheter ! En Belgique, porter des robes n’est vraiment pas mon truc, ou alors il doit faire sacrément bon, plus de 30°c pour que j’envie d’en porter. Ici, le shalwar kemiz est passe-partout, féminin, beau et extrêmement confortable. Anne aussi l’a adopté, nous ne portons que ca.
Nous dînons dans une gargote, je demande « chili nahi milega ? » (pas de chili c’est possible ?) En cours de fabrication, je redemande pour être sur car on m’a déjà fait le coup d’avoir oublié, « Chili Nahi pliiize », et waouh !!!!!! Ces petits toasts à la sauce tomatée et épicée, sans piments, sont un régal, tellement divins qu’on reprend une autre assiette. « Ketnè roupiah ? » (combien ?) 20rps, pour les deux assiettes :o) Après une dernière flânerie dans le marché, nous prenons un rickshaw et rentrons rejoindre Morphée.
Le lendemain: « Two very strong coffee and two cheese toasts sandwich please » Le petit déjeuner est bien le seul repas occidental que nous nous offrons... Je suis étonnée qu’Anne s’acclimate à l’ Inde aussi facilement, ce n’est pas évident quand même pour une première fois. A moto avec nos sacs, en bus debout, en rickshaw, dormir dans des hôtels à 400 roupies, manger dans la rue, jamais elle ne se plaint ni ne rouspète pour quoique ce soit, c’est la première fois que nous vivons 24H/24 ensemble et nous passons un superbe voyage.
Alors aujourd’hui, visite de la ville. On prend un rickshaw, toujours sans marchander comme ils nous font toujours des prix supers corrects, c’est vraiment relax, et on va à un petit temple qu’on m’a renseigné, le « Pranami Mandir » dédié à Krishna. On hallucine ! Qu’est ce qu’il est coloré !!! Très kitch, très mignon, aux gens curieux et accueillants, adorables.
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