Dimanche à Vehla Goa
Notre taxi nous attend. En route donc pour l’ancienne ville de Goa et quelques arrêts sur la route.
Ce qui frappe c’est la verdure qui nous entoure, le calme aussi. Goa, en tout cas celui que nous avons rapidement visité nous a paru un peu hors du temps. La luxuriance de la végétation, les nombreuses rivières et retenues d’eau, ces vieilles maisons coloniales tout semble vivre ici dans une petite torpeur peu commune à l’
Inde.
La religion chétienne imposée par les conquistadors portugais semble toujours majoritaire. Les maisons des hindous se reconnaissent par la présence de tulsi devant leur porte. Le tulsi est l’arbuste sacré, une sorte de basilic aux vertus thérapeutique également. Ici, à Goa ils sont érigés sur des supports divers et parfois très kitch, support et arbuste ne formant plus qu’un deviennent un autel honoré chaque matin par la maitresse de maison. C’est un peu un jeu de les remarquer quand on passe devant : « T’as vu celui là, dans son grand pot multicolore et celui là avec un éléphant bleu et jaune ? »
Nous allons donc par le chemin des écoliers découvrir l’ancienne capitale noyée dans la verdure, ce qui est particulièrement évident quand on prend un peu de hauteur.
Un petit arrêt par un point d’eau avec une cascade qui doit être bien impressionnante au moment de la mousson.
Une grotte en quatre parties avec lingas façonnés de différentes manières dont une avec des inscriptions en sanskrit. Il faut se déchausser et heureusement que le site n’est pas grand car marcher sur la latérite brûlante et particulièrement rugueuse est une entrée en matière assez éprouvante pour la plante des pieds.
Une des quatre "Arvalem caves" avec son linga et le yoni. Les grottes ne sont pas sculptées
Dimanche dans le vieux Goa, c’est rempli de touristes indiens, des occidentaux nous en croisons peu.
Les ruines de couvent de St Augustin avec sa vieille tour laisse l’imagination vagabonder, on découvre ci et là des traces de vieux carreaux de céramique. Laissé à l’abandon au milieu du XIXeme siècle, la tour s’est rapidement effondrée.
Nous passons donc d’église en basilique, de basilique en cathédrale un peu lassés nous jetons l’éponge. Ce n’est pas vraiment dépaysant même si le style baroque avec sa profusion de détails est ici à son apogée.
Le vent souffle parfois à Goa..
Un petit tour au musée sous la protection d’une très grande statue d’
Albuquerque nous permet de nous rafraîchir un peu (il y a 2 jours il faisait à peine 8° pour nous, il en fait bien 25 de plus là !). Occasion de remarquer des « héro-stone ». Ces pierres en 2 ou 3 parties racontent la bataille dans laquelle le héros est mort dans le bas, comment il est ensuite porté au ciel au milieu et enfin sa vie au paradis en haut.
En voici une à 2 étages
Une autre partie du musée explique l’histoire de Goa. Depuis les premiers échanges commerciaux jusqu'en 1981 où l’état est rattaché à l’
Inde. Intéressant au final ce musée.
Une petite anecdote racontée par notre chauffeur qui est venu au devant de nous, il nous montre une grande croix en bois très haute qui paraît il grandissait quand elle était installée sur une colline de Goa. On l’aurait donc déplacée dans la cathédrale à moins que ce soit dans la basilique et surmontée d’une sorte de chapeau pour qu’elle cesse de croitre. Une croix qui croît si après ça on ne croit pas!
En attendant il a fallu la protéger car des petits malins s’en servaient comme relique.
Une petite promenade dans le vieux
Panaji est bien agréable, nous découvrons toutes ces maisons colorées, décidément sommes-nous en
Inde ?
Les coqs sur les toits ne sont pas portugais mais ils interpellent, là un soldat.
Curieux épis de faîtage, ils seraient des protections. Après la chasse aux tulsis la chasse aux coqs et soldats. Il fait si calme, on boirait bien un petit verre mais tout est fermé dimanche jour du seigneur !
Nous irons encore nous promener sur une passerelle en bois aménagée au-dessus d'une mangrove juste derrière la bibliothèque et école d'art, malheureusement fermées.
Un long dimanche bien rempli.