Raphton · 14 mai 2007 à 17:51 · 20 photos 20 messages · 6 participants · 4 860 affichages | | | | Nous sommes en juillet 2006, et un an après mon dernier passage en Asie, me revoila en pleins preparatifs. Cette fois-ci j’ai choisi le Transsibérien (ou le Transmongolien, je sais jamais...)
Episode 1: Moscou
Une fois les galères de visas réglées, nous sommes prêts a partir. Nous c’est mon pote de lycee Théo (et ancien voisin) et moi. On va être un peu pressés, il faut le dire, car on part le 1er aout, et Théo veut absolument rentrer avant le 25.... Quant a moi je n’ai rien décidé encore, je suis sensé retourner sur Paname pour un rattrapage vers le 8 septembre. Nous avons opté pour l’avion jusqu’a Moscou. Mais pas ensemble. Son père bossant pour Air France, il bénéficie de super tarifs. On se retrouvera sur place. En fin d’après-midi j’atterris a Domodedovo, au Sud de Moscou. Une grosse heure de transports en commun plus tard je trouve l’hotel. - "Bonjour, vous parlez anglais?" dans un russe approximatif certes, mais en russe quand meme. - "Non". Bon, c’est pas la premiere fois que ca m’arrive, et il se trouve que j’ai un don naturel en ce qui concerne le mimme. Après 5 bonnes minutes, elle me dit en anglais d’un ton amusé: - "Ca y est c’est fini? Bien sur que je parle anglais, on est pas dans la forêt!" Ouh alors ca ma cocotte je vais m’en souvenir...
Il est maintenant 22h, et Théo devrait être arrivé depuis 3h facile. Il a du loupper son avion, qu’importe ça m’empêchera pas de sortir boire un coup. Avec une francaise et 2 suisses qui m’ont convaincu de ne pas changer d’hotel, nous sortons donc a la recherche d’un coin sympatoche. Mais alors que la francaise et l’un des deux suises marchaient devant, l’autre suise et moi meme nous nous faisons contrôler par un flic. Il regarde si on s’est bien fait enregistrer a l’OVIR (c’est un peu comme la police). Je lui dit que je viens d’atterir, et me repond dans un anglais correct: - "Pas de probleme pour toi, par contre pour ton pote little problem". Lui est arrive hier de Saint petersbourg. Normalement on a 3 jours pour se faire enregister dans une nouvelle ville, donc je vois pas ou est le probleme. L’anglais de notre cher officier se degrade d’un coup, et lui fait comprendre qu’il doit le suivre au comigo et payer une amende de 1500r. T’inquietes mon pote, je viens avec toi, tu as 3 jours pour le faire il le sait aussi bien que nous, il bleuffe. Mais mon ami suisse lui demande si y a moyen de payer ici. "Bien sur" qu’il lui repond, bah tiens! Il s’en sort finalement pour 150r. Pfiou... j’espere que ce sera pas comme ça tout le temps... Quelques bieres plus tard on rentre a l’hotel, et Théo est finalement arrive. Il me dira le lendemain qu’il a bel et bien louppé son avion, et qu’en plus ils ont perdu son sac a l’aeroport...
Dans les 3 jours qui suivent on recupere son sac, j’appelle la Société Géniale car ma carte bleue a dépassé son plafond de retrait hebdo de 300 nonos, on visite la ville, et on achete nos billets pour Irkutsk. Plus de place en Plastkart (3eme classe), va pour la Kupe (2nde)... Nous trouvons Moscou un peu devevant, mais comme pour beaucoup de villes, il faut y rester un peu pour y percer les secrets. Une autre fois peut-être car ici ca douille sévère, et demain on part donc pour Irkutsk. | | | À: Raphton · 14 mai 2007 à 17:52 · Modifié le 2 juil. 2008 à 11:32 Re: Et si on prenait le train plutôt? ( Russie, Mongolie, Chine) Message 2 de 20 · 4 811 affichages · Partager Episode 2: Le train
Je redécouvre l'adrénaline que procurent les nouveaux departs. Il y a beaucoup de Chinois sur le quai, les souvenirs remontent. Notre train s’appelle "Vostok", voiture 12. Théo n'est pas dans la cabine que moi, je demande alors a une chinoise d'une 15aine d'années voyageant dans la mienne si elle veut changer bien avec lui (j’ai étudié le Mandarin a Paris, ce qui me permet de me débrouiller en voyage). Elle me repond d'un mouvement de tête lateral, puis se decale de 2-3 mètres au cas ou on voudrait la manger. Tant pis...
Je me réveille vers 9h. Le paysage est déjà très beau. Plaines et petits lacs dans lesquels les forets peuplées d'arbres immenses se refletent. A part la Chinoise de ma cabine, il y a une mère et sa fille, russes toutes les 2. Dans notre wagon les russes voyagent en famille, et pour l’instant la plupart ne parlent pas trop avec les autres personnes du wagon. Alors que Théo bouquine dans son lit, je regarde le paysage tout en echangeant des regards et des sourires avec qui voudra. Vient alors l'heure de manger. Purée en flocons a mélanger avec de l'eau bouillante. Ca a l'air dégueulasse mais en fait c'est pas si mal. Vu qu'on a ni tasse, ni verre, on recycle les plats (en forme de bols) qui serviront pour le cafe qu'on a acheté. On fait une escale a Perm. on peut y acheter des fruits (raisins, farmboises, mirtilles), du poissons séché, des petits pains fourrés. Mon cœur balance pour ces derniers. - "Combien?". - "10r". J'achèèète! J'en prend 4, 2 chacun. Pas possible d'attendre le repas, j'en mange un au hasard. Miam miam, c'est aux oignons doux, j'adore ça. Je fais la connaissance d'un Allemand, il parle un peu russe ce qui est bon a savoir, et part pour le Kamchatka pour plusieurs mois. J'ai par contre oublie son nom, ce qui n'étonnera pas certains d'entre vous.
Le paysage me ravit. plaines et bouleaux ont laisse place aux colines et aux sapins. De superbes petits villages faits de maisons en bois me semblent a premiere vue deserts, mais le linge qui y seche ça et la laisse imaginer une vie calme et paisible. Parfois on (le train) croise une paysanne, un fermier ou un officiel, a pied, a velo ou a cheval. Ou peuvent-ils bien aller? La route est longue entre les villages, mais qu'importe pour eux, il n'y a peut-etre pas le choix... Et qui sait, le cadre fait aussi peut etre oubler les kilometres... La soirée se passe tranquilement avec une crapette accompagnée d'un superbe coucher de soleil sur la pampa comme dirait Théo. Il me taule aux cartes sous les yeux amusés des Russes qui se demandent: 1. Pourquoi on joue assis par terre dans l'espace fumeur entre 2 wagons? 2. Pourquoi on gueule comme des dingues a chaque carte posée? Malgré une tentative de mimmes, ils ne comprendront pas que le 2 explique le 1. Sur cette défaite cuisante, au lit! J’adore dormir dans les trains. Le bruit des rails, et le wagon tremblant sur eux me bercent doucement. Mon inconscient prend alors le relais, et part a la rencontre de l’Himalaya, de quelques Iroquois, et part nager entre 2 barrieres de corail. Malheureusement le doux bruit des rails va très vite s’effacer derrière celui de la maman russe de ma cabine. Qu’elle dorme 24h/24 ne me derange finalement pas plus que ca. Par contre qu’elle ronffle non-stop, oui ça, ça me saoule un peu. Je siffle, claque des doigts, et alors que je m’apprête a lâcher sur sa tete (par accident) le gros bouquin que m’a prêté Theo, une voix me suggere d’écouter de la musique. OK, ça va pour cette fois.
Lorsque je me réveille, le train est presque a l'arret. Un coup d'oeil a la fenêtre: on s'arrête a I...sh...i...m, Ishim, ok. Juste le temps de verser de l'eau bouillante dans mon café, et je descend du train, mon bol brulant dans les mains. Il n'y a que l'allemand cité plus haut et l'hotesse du wagon qui sortent avec moi. Il fait frais, hmm ca fait du bien de prendre l'air! 2 surfeurs (je vous jure, il ne manque que la planche) me croisent et me saluent d'un "hi" un peu classique a mon gout. Venant de m'ébouillanter la langue avec le café, empêchant toute communication vocale pendant un quart d'heure, je leur repond d'un hochement de tête solennel. Je retourne au lit bouquiner pendant qu'une des 2 hotesses fait le menage. Ca vaut bien un p’tit paragraphe. Elles sont 2 par wagon et sont appelees Provodnitsa. Ce sont les memes jusqu'au terminus, a savoir Beijing en ce qui concerne ce train. Elles sont chargees du bon deroulement de la vie a bord, verifient les tickets a l'entree, font le menage dans le wagon, et verifient que le samovar d'eau bouillante soit toujours plein. La plus âgée des 2 qui doit avoir la 40aine est très sympa. Par contre la plus jeune, 25 ans a vue de nez, est une vraie cona...chieuse. Il doit être 11h du mat' et tout le monde pionce. Désolé mais putain comment font-ils? Je suis assez déçu par la vie en général dans le wagon. Je pensais que tout le monde parlerai avec tout le monde, s'echangerai de la bouffe, a boire, etc... Et c’est pas faute d’avoir essayé. Ce doit être le cas en Plastkart. En plus je suis sur qu’il restait des places en 3eme... L'escale suivante est plutot decevante. Rien a voir, rien d’interessant a acheter a manger. Je rejoins...merde j'ai encore oublié son nom! Pourtant Théo me l'a dit. Ca ressemble a Alix, mais c'est pas ca. Je sais que ça finit par "ix". Forcément je me retape tous les Asterix que j'ai lu plus jeune. Bon c'est pas gagné pour le prenom. Bref, je rejoins mon pote allemand qui m'a demandé de lui conseiller des endroits sympas en Chine, car il compte s’y rendre apres la Russie. Pas de problème! Il est ravi et moi aussi. Je manque de piles pour prendre des photos et écouter de la musique, ça craint. Moi et la musique c’est une longue histoire, je peux pas m’en passer. Nouvelle escale : votre mission si vous l’acceptez est de trouver de l’eau, facile, et des piles, hmm plus dur... D’ailleurs j’en trouve pas... Il ne faut pas car il est 20h mais je m’endors une petite heure. Entre temps le soleil a eu raison des nuages, et la Sibérie s’offre a nous. La beaute de cette lumière qui s’étend a perte de vue sur ces plaines est un don du ciel (...). Puis le soleil se couche peu a peu, et une légère brume s’installe au niveau des herbes hautes. Une ambiance mystique nous envahit, et on imagine très bien des loups et des nazguls dans ce paysage incroyable.
Le lendemain, un couple d’Italiens monte a bord. La jeune et intraitable Provodnista leur a prêté des couverts et des tasses a thé. Alors la coupe du monde et maintenant les couverts, ca fait beaucoup! Heureusement on arrive demain a Irkutsk (après un peu moins de 4 jours de train) je n’aurais pas a supporter cet affront très longtemps. | | | À: Raphton · 14 mai 2007 à 17:55 · Modifié le 17 mai 2007 à 9:48 Re: Et si on prenait le train plutôt? ( Russie, Mongolie, Chine) Message 3 de 20 · 4 806 affichages · Partager Episode 3: Irkutsk, Ulan Ude et la frontiere mongole
L’arrivee a Irkutsk fait très plaisir. Je commencais vraiment un pêter un plomb dans ce train. La guesthouse ( Irkutsk downtown hotel je crois) envoie du lourd comme on dit par chez moi. Super ambiance. La ville en elle même nous plaît beaucoup, pas trop grande, comme je les aime. Certaines rues font très western, avec des maisons en bois et les trottoirs poussiereux. Il y a 2 eglises très jolies, dont une polonaise si j’ai bien compris (...). Bref nous sommes ravis de nous balader, on apprécie vraiment. Par contre on est super fatigués. Quand on était dans le train on se disait "Quand on sera a Irkutsk on sera tellement content de prendre l’air qu’on va faire plein de choses, hors de question de rester a l’hotel". Mouais... Tu parles! En fait c’est exactement l’inverse, la moindre balade nous tue, et on dort beaucoup. D’ailleurs on dort tellement qu’a chaque fois ça fout en l’air notre journée. Le but du jeu c’est d’aller au lac Baikal et de revenir a Irkutsk le soir même, mais si on pionce jusqu’a 13h tous les jours c’est pas gagné. On aurait pu (du) se trouver une petite maison pas loin du lac, puis revenir a Irkutsk pour reprendre le train, mais on l’a pas fait. Theo a ses sauts d'humeur, mais d'une manière générale tout se passe très bien. J'avais prévu de le noyer dans le lac, je vais peut-être juste le perdre dans une steppe mongole. Bon je me dois de vous faire un mini cours d’histoire a propos du lac Baikal. C’est la plus grande reserve d’eau douce de la planète, ce qui represente 1/5 tout de meme. Voila. Ah oui, et il parait qu’un jour ce sera un ocean. Le Baikal c’est genial. Mais le Baikal c’est glacial. La Manche parait tiede a côté. Même quand tu trempes juste tes orteils t’as froid. On aurait bien aimé se baigner c’est indéniable, mais c’est pas grave, on apprécie quand meme. Les doigts de pieds en éventails, un oumoul fumé (ca ressemble a une truite si on ferme un peu les yeux), et une pinte bien fraiche, tout ca sur la plage, mais c’est genial ici! On se balade un peu autour du lac, mais il faut l’admettre, on a vraiment déconné de faire la grasse mat’ tous les jours, donc les balades sont très réduites. Faudra que je revienne un de ces quatres.
On se fait une petite nuit de train, et on arrive ensuite a Ulan Ude capitale de la Bouriatie je crois. C’est sense être une magnifique petite ville asiatique de Russie, et s’avère être une petite ville moche de Russie. Enfin nous on a pas aimé du tout en tous cas. A part une enorme tête de Lenine, et quelques musées... En fait on a trouvé cette ville assez glauque. Mais comme pour Moscou, je pense qu’on manque cruellement de temps pour decouvrir, et surtout pour aller se perdre un peu dans cette region qui a l’air sublime. Bref, passons...
Nous n’avons pas pu trouver de billets de train Ulan Ude > Ulan Bataar, il faut donc qu’on passe la frontiere par nos propres moyens. On prend alors un train pour Nauchki (la frontière pour ceux qui ont leur billet de train pour la Mongolie) puis on chope un minibus pour Kiakhta la frontiere des "voitures". Bon alors cette frontière c’est une sacre histoire! T’as pas le droit de la passer a pied, donc il faut trouver une caisse qui veuille bien te prendre, et pour pas trop cher si possible. Heureusement on a rencontré maman. Une bouriate qui habite a Ulan Bataar, et qui vend des magazines. Une vraie maman, adorable. Elle est a pied elle aussi, et nous adopte. On negocie avec les chauffeurs, on hésite, et...on perd du temps en fait. Quand on monte finalement dans le minivan, il est 17h et la frontiere ferme dans une heure. Pas de soucis me dis-je, on est presque les premiers dans la file, ça va passer. Et bien je me suis trompé. Les grilles sont toujours fermees, et quand elles s’ouvrent ce n’est pas pour nous laisser passer. Une heure et demie plus tard, c’est officiellement foutu, nous ne passerons pas la frontiere aujourd’hui. Maman à quand même réussi a virer les 6 autres passagers pour la nuit (même le conducteur), du coup on a le van pour nous 3 hihi. On allonge les 2 banquettes qui se font face, et mine de rien c’est plus que suffisant pour une nuit. Parfois maman nous engueule, nous montre comment il faut manger, plie le pull de Theo... J’adore mon sac de couchage, il tient pas très chaud car pas très epais, mais du coup dans mon sac à dos il ne prend pas plus de place qu’un sweat shirt. Par contre je suis le seul a en avoir un... OK j’ai compris, je l’ouvre et on s’en sert comme couverture, moi au milieu des 2 autres. Visiblement je suis le seul à ne pas dormir vu qu’ils ronfflent comme des bien heureux. Pfiou vous en faites du bruit! Et en plus j’ai froid... Ouaip, je vous passerais bien par dessus bord...
Le lendemain on passe enfin la frontiere, quelques tampons, une photo, et ciao la Russie. Maman nous change nos roubles, et on s’embaque avec elle jusqu’a Ulan Bataar. | | | À: Raphton · 14 mai 2007 à 17:56 · Modifié le 23 mai 2007 à 10:17 Re: Et si on prenait le train plutôt? ( Russie, Mongolie, Chine) Message 4 de 20 · 4 805 affichages · Partager Episode 4: La Mongolie
Bon Ulan Bataar c’est pas tres joli, mais si on compare avec la ou on etait ces derniers jours, c’est franchement bien. Ah je sens que ça va être génial la Mongolie! Par contre on est déjà le 15 aout, et je rappelle que Théo veut partir le 25 de Beijing, dans 10 jours donc. On peut pas trop s’éterniser. On se balade, on s‘occupe du visa chinois, et on décide d’aller faire du cheval en attendant que les visas soient prets. Je suis vraiment pas fan des agences, mais là on manque de temps, d’infos, et c’est pas trop cher, alors on fait une exception, et on s’embarque pour Terelj a l’Est d’ Ulan Bataar. On part a 4 en voiture avec notre guide, une très jolie nana qui parle très bien anglais, et notre conducteur, qui parle tres bien mongol. On s'arrête a l’entrée de Terelj entre 3 bus de touristes. Je n’ai rien contre les touristes mais la y en a vraiment trop, et je commence à flipper un peu, pour une fois qu'on passe par une agence, j'espère qu'on a fait le bon choix... Mais on repart, et on s'efonce petit a petit dans la foret, les bus sont restés sont restés sur les routes goudronnées. On passe une 1ere rivière, et à ma grande surprise on passe. Un peu plus loin une autre. Le 4x4 bloqué en plein milleu aurait du mettre la puce a l'oreille a notre conducteur... Et cette fois c'est la bonne, notre Merco (bah oui qu'est ce que vous croyez, qu'on roule en Twingo?) est bloquée aussi. Je trouve la situation assez marrante, et quand je vois mon paquet de clopes flotter à mes pieds je realise que: 1: il y a de la flotte dans caisse 2: l’eau monte assez rapidement 3: faut sortir de la 4: j’ai plus de clopes... Avec l'aide de quelques nomades (j'adore ce mot) on reussit à la sortir de l'eau. On est trempés mais on s'en fout c'est marrant, et puis pour une fois qu'il arrive quelque chose à la caisse de quelqu’un d'autre... Une charette nous emmène alors dans notre ger (yourte), une famille s'est installée ici depuis avril.
Apres un repas gargantuesque, une petite sieste, et c'est parti: on est la pour faire du cheval! Alors qu'en france on nous aurait surement saoulés pendant des heures avec des mesures de sécurité et nous aurait expliqué comme ça marche (je suppose. Je n’en ai jamais fait avant), ici la technique c'est...pas de technique. Tu montes et tu te debrouilles. Chouette, c'est exactement ce que je voulais. Ils m'ont même donne un cheval qui me ressemble, un vrai feigant qui ne pense qu’a s’arreter pour manger. Droite, gauche, stop, ça va. Mais accélérer c’est plus dur. Je maudis Théo qui lui n’a aucun problème et me dit comment faire. Malgré tous les efforts du monde...je galère. Pas un bruit on est seuls, le paysage est terrible, bref on s'eclate. Au figuré mais aussi au sens propre. C'est que ça fait mal. Mal aux chevilles, aux genoux, au cul et au dos. A part ça je ne sais pas pourquoi mais quand un cheval voit un autre cheval partir devant lui au galop il le suit au galop également. Sur tout le trajet du retour on suivait donc le jeune cavalier de la famille au galop, et j'ai plus ou moins pigé le truc maintenant. C'est une sensation géniale, de vitesse, et...de peur aussi, ouaip, c'est pas très stable comme animal, et quand on voit la puissance que ca dégage, vaut mieux s'accrocher. Le soir apres un dîner un peu plus léger, on joue à des jeux mongols avec des os de chevilles. Un mélange de billes et de mikados, je laisse votre imagination déborder. Puis au dodo, bien au chaud avec le claquement et l'odeur du feu. Petit dej', puis petits matchs de boxe (avec gants). 1er round: Theo/Raph. Je pare ses attaques mais n'arrive pas à le toucher au visage, 1.95m le bougre! Mais il recule, recule, et trébuche contre un arbuste et tombe. 2eme round : Raph/conducteur, qui fait le double de moi en largeur. Je pare assez bien ses coups, mais là c'est moi qui recule, et vlan! Une bonne mandale dans le pif. Chapeau mec, on réglera ça dans la rivière plus tard. Puis on repart a cheval, mais sans notre charmante assistante, juste Théo, moi et le jeune cavalier. J’ai souvent du mal repérer si un mec est beau gosse ou pas, mais là pas de doutes, il ferait craquer la plupart d’entre vous mesdemoiselles. La balade d'aujourd'hui est moins jolie mais plus marrante car on maitrise bien les chevaux maintenant, et on peut foncer comme des dingues (ne laissez pas votre imagination trop deborder non plus). Puis on rentre et apres une baston de flotte dans la riviere, on rentre doucement vers Ulaan Baatar. | | | À: Raphton · 14 mai 2007 à 17:58 · Modifié le 23 mai 2007 à 9:38 Re: Et si on prenait le train plutôt? ( Russie, Mongolie, Chine) Message 5 de 20 · 4 804 affichages · Partager Episode 5: Beijing
Nous quittons finalement la Mongolie ravis mais...malades. La simple idée de remanger du mouton me donne encore la nausée. Mais bon rien de bien grave. Une fois de plus, pas de train direct Ulaan Baatar > Beijing. On chope donc d’abord un train pour Jining (en Chine, on se rapproche). Dans la cabine un Chinois et une Chinoise d'une petite quarantaine d'années. La nana me met sous les yeux la partition de Carmen, et nous chante la chanson pour qu'on lui corrige les fautes de prononciation. Genial! Ensuite on monte dans un bus pour Datong, et enfin dans un train, le dernier, pour Beijing.
Alors je n'y étais resté qu'une nuit l’année dernière, je retrouve la guesthouse sans problème. Je n'aime pas trop me la peter a haute voix, alors je me jette des fleurs interieurement. Bon c'est bien de l'avoir trouvée, maintenant faut qu'ils aient des lits, ce qui n'est pas gagné... Mais la chance est avec nous, et on nous dit qu'il y en aura vers midi. La guesthouse est très sympa, dans un Hutong (un vieux quartier), il y en a encore. J’aime beaucoup l’ambiance qui reigne dans cette petite rue, ça fait très village. Tout le monde connait tout le monde, se parle, alors que tu te fais couper les cheveux tu retrouve le mec chez qui t’as mangé la veille, qui vient jouer au cartes avec un pote qui attend une coupe de cheveux, enfin ce genre de choses... Comme prévu je retrouve mes potes de fac Quentin et Sophie qui reviennent tous 2 d’un tour de Chine. Petite balade au Temple du Ciel, gros canard laqué (miam miam) et enfin petite boite de nuit pour se défouler un peu. Ah c'est cool d'etre de retour en Chine, dommage qu'on soit a Beijing, je n’ai toujours pas eu le coup de foudre pour cette ville, mais qui sait ça viendra peut-être dans les jours qui vont suivre. Dans les jours qui suivent justement, j’emmène Théo a la Cité "interdite", qui n’a plus grand chose d’interdite vu qu’il doit y avoir la moitié du pays dedans. Ca ne m’a jamais vraiment emballé, une cour, puis une autre, et pour changer une autre cour... Quelques jours plus tard on va voir la muraille a Simatai. Ca par contre c’est absolument génial, j’étais resté sur ma faim il y a 2 ans a Badaling. On sort, on se balade, on dance, on mange super bien, bref on s’éclate. Fin de trip super et Beijing monte dans mon estime. Théo est finalement rentré a Paris où il continue sa fac d’histoire géo, et quant a moi j’ai decidé de ne pas rentrer, du moins pas pour l’instant. Je suis retourné a Kunming dans le Yunnan. J’y ai enseigné l’anglais, le français, et approfondis mon apprentissage du Mandarin... | | | Salut RAPHAËL,
vraiment très sympa ton voyage, et encore plus sympa ta façon de le raconter
merci, tu m'as fait rêver sur un voyage que j'envisage tel que tu l'as fait, mais uniquement jusqu'en Mongolie
je t'en souhaite encore de nombreux tout aussi chouettes avec ton copain THEO
Monique | | | Salut Raph!
pas mal ton récit!!! je serais dans le transsibérien en juillet prochain et j'avais l'impression de deja y être!!! en plus tu réponds à une question que je me posais sur la Mongolie: peut-on y faire de la balade en cheval sans en avoir fait avant? réponse oui en galérant un peu puis on apprends et ça se passe bien... je vais sans doute me lancer pour le cheval aussi, en version un peu plus longue que toi...
Ca se passe bien de coté? toujours en Chine?
A+
Ben | | | super réçit ! j'ai beaucoup aimé... | | | Merci à vous 3, je suis ravi que ça vous ai plu.
Pour Bennbenn, non je ne suis plus en Chine, je suis rentré à Paris il y a 2 semaines. J'y repars en septembre. Je te souhaite un bon trip en Transsiberien, et du reste partout ailleurs. Tiens moi au courrant.
A bientot. | | | Du coup j'ai presque oublié de mettre des photos.
Russie 1: Moscou, basilique du Christ sauveur Russie 2: Moscou, tombeau de Lenine Russie 3: Notre train pour IrkutskRussie 4: Notre train pour Irkutsk si on l'avait pris y a 40 ans Russie 5: Escale à Perm, nos 2 Provodnistas Russie 6: lac BaikalRussie 7: 2 églises à IrkutskRussie 8: Ulan Ude, statue de Lenine (voyez la taille de Théo, qui mesure pas loin de 2m)
Mongolie 1: Temple bouddhiste, Terelj Mongolie 2: Moi et la charmante assistante, Terelj Mongolie 3: La vue en sortant de notre ger, Terelj Mongolie 4: Notre ger, Terelj Mongolie 5: Théo et le jeune cavalier de la famille, Terelj
Chine 1: Un parc a Beijing, mention spéciale pour celle-là. Chine 2: La cité interdite dans toute sa splendeur Chine 3: mais la cité interdite c'est aussi ça Chine 4: La grande muraille, Simatai Chine 5: Pareil Chine 6: Pareil Chine 7: Théo, moi, et 2 potes: Florent et Quentin aka le membre Petit lu Images attachées: Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. Photo postée par le membre Raphton. | | | J'ai beaucoup ri en lisant ton récit, tu as le style de ceux qui savent tirer parti de la moindre accroche ou galère, c'est agréable pour les lecteurs! 
Apparemment j'ai monté le cousin de ton cheval en Mongolie Intérieure, car le mien aussi préférait largement brouter qu'écouter les consignes (il devait pas comprendre le chinois). Et, comme toi, j'ai aussi été ridiculisé face à un adversaire mongol plus épais et plus technique en lutte mongole (ok, c'était pas en boxe et j'ai donc rien pris dans le visage). | | | Ravi que ça t'ai plu. C'était chouette la Mongolie Intérieure? | | | Pas mal mais un peu décevant, surtout à cause d'une population mongole alcoolique et sinisée. Mais je n'y suis pas resté assez longtemps sans doute. D'après les dires de ceux qui ont connu les deux, la Mongolie mongole est beaucoup plus intéressante. | | | Je vois. L'alcool est également très présent en Mongolie, surtout dans les rues d' Ulan Bataar. J'ai aussi trouvé plutôt déstabilisant l'alphabet cyrillique, je ne m'y attendais pas en fait. | | | C'est là un des paradoxes de la Mongolie moderne. En République mongole, où la culture traditionnelle est plus vivace qu'en Mongolie chinoise, c'est l'alphabet cyrillique qui est utilisé. En revanche, en Mongolie chinoise où la culture mongole est de plus en plus moribonde, c'est l'alphabet mongol qui saute aux yeux. | | | Quand tu écris "c'est l'alphabet mongol qui saute aux yeux" tu veux dire par rapport au chinois?? Incroyable. Tu viens de me convaincre d'aller y faire un tour, peut-être en rentrant du Xinjiang cet automne. | | | En fait l'écriture chinoise est plus répandue que la mongole (faut quand même pas déconner  ) Mais c'est vrai que venant du reste de la Chine, ça surprend de voir le double affichage si bien répandu, alors que bien peu de gens peuvent sans doute encore lire le mongol.
Si la question t'intéresse, je crois que les alphabets mongol et mandchou (ce dernier peut maintenant être considéré comme langue morte), s'écrivant de haut en bas, dérivent d'un antique alphabet ouighour aujourd'hui disparu, et qui date d'avant leur adoption de l'islam. Si ça t'amuse d'aller jouer les archéologues au Xinjiang, peut-être en trouveras-tu des traces... | | | Quand j'étais dans le Yunnan, à Jianshui je crois, j'avais vu une stelle relatant une revolte ouighoure, elle était écrite en chinois et en...mandchou. Alors qu'est-ce que cette stelle faisait dans le Yunnan, ça je ne sais pas. Mais en tous cas je vais me renseigner sur tout ça! | | | Salut je compte partir en train de Bruxelles jusqu'à Moscou. Que penses tu de la 3° classe dans les trains russes? | | | Bonjour!
Nous n'avons pris la 3ème classe que pour le trajet Irkutsk > Ulan Ude, puis Ulan Ude > Naushki (frontière). Des trajets assez courts donc. Mais cela nous a paru très bien. Plus convivial que la 2de classe. Le confort est à mon avis à peu près le même, ne change finalement que "l'intimité", puisqu'il n'y a pas de cabines. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 398 visiteurs en ligne depuis une heure! |