Hormis si vous venez au Somaliland depuis
Dubaï (via
Djibouti ou non) ou encore via le Yémen (traversée maritime possible mais uniquement sur un dhow, non ciblé par les pirates), la voie d’entrée « classique » pour le Somaliland reste par l’est éthiopien.
Et à moins que vous ne voliez directement sur Jijiga, c’est
Harar qui a toutes les chances d’être votre point de départ pour une incursion au Somaliland.
Il est possible d’atteindre Hargeisa dans la journée, en employant les transports collectifs et sans devoir se lever avant les poules !
Dans la mesure du possible, essayez de prendre un véhicule pour Jijiga pas trop tard en matinée. Vers 8h étant une bonne heure.
Si vous souhaitez stopper à Jijiga, quittez votre véhicule au grand maximum au niveau du minaret vert de la mosquée située le long de la route principale. Poursuivre jusqu’à la gare routière n’a de sens que si vous n’y restez pas ! Elle a en effet été déplacée (à priori provisoirement) et est très éloignée du « centre ville »
Une fois à la gare routière (de Jijiga), vous reprendrez le premier véhicule qui part pour Togochale, la localité jumelle de Wajalee mais du côté éthiopien. Prisés par les contrebandiers, tous les transports pour la frontière sont pris d’assaut mais, au pire, vous irez attendre le départ du véhicule suivant en laissant toute la cohue se disputer pour le premier !
A l’heure actuelle, il faut compter une heure et demi pour atteindre la frontière. Le revêtement est neuf. La route est parfaite, plate, sans montée, sans descente, sans tournants, bref, un bonheur. C’est seulement après une heure que vous réutilisez l’ancienne piste (travaux en cours)
Il y a bien entendu un check-point à l’entrée de la localité (c’est également le cas quelques kilomètres avant Jijiga). La gare routière se résume à un espace indéfini où stoppe le bus...
Avant de passer au Somaliland, il convient de faire tamponner son visa éthiopien du cachet de sortie au bureau de l’immigration (bâtiment brun (à l’heure actuelle...) avec indication MAO, situé entre deux banques : Wegagen et CBE)
Une fois cette opération réalisée, vous poursuivez dans la même direction (à l’opposé de la route pour Jijiga !), passez le check-point éthiopien et passez le no-mans-land délimité par des ficelles... Vous dépassez le « parking » où attendent les taxis et voitures pour Hargeisa et vous vous dirigez vers le bâtiment de l’immigration du Somaliland (peint aux couleurs nationales, bureau de gauche) pour faire apposer le cachet d’entrée. Welcome to Somaliland !
Une fois fait, vous allez vous arranger avec un taximan pour rallier Hargeisa. Deux solutions : le « contracted » pour vous tout seul (comptez +/- 40 USD sans avoir négocié) ou le partagé (voiture sedan 5 places, 6 passagers plus le chauffeur...) pour +/- 40000 SSL ou 110 EBR (tarif pouvant fluctuer et être éventuellement différant entre l’aller et le retour)
Il y a toujours moyen d’être plus à l’aise en payant pour les deux places du seul siège passager... Derrière, vous êtes quatre. Devant, en plus du chauffeur qui ne partage pas son siège, on est habituellement deux !
Si il y a quelqu’un au check-point à la sortie de Wajalee, il doit y avoir en tout 6 check-points jusqu’à Hargeisa. L’attitude des flics varient du tout au tout (du « it’s okay » de l’un qui ne jette même pas un œil à votre passeport à un autre qui feuillette toutes les pages et qui reste scotché sur le premier visa aperçu)
En indiquant que vous allez à Hargeisa, on ne vous fait aucun ennui.
En fonction de la voiture, de la vitesse, du chauffeur et des check-points, on met entre 1h30 et 2 grosses heures pour rallier la capitale depuis la frontière (hors temps d’attente du véhicule si partagé)
Encore une fois, se rendre au Somaliland ne veut pas dire aller en Somalie. Le Somaliliand n’est pas non plus le Puntland et Hargeisa n’est pas la copie de Mogadiscio !
Vous pouvez y aller sans craintes.
Michel