Bonjour,
Je ne suis ni femme, ni nordique ni expatrié mais y ai voyagé en indépendant et en solo, un mois à la fin 2006.
C’est moi qui ai fait allusion à l’ambiance plombée.
Je m’explique.
Voyageur, y allant pour tourisme, à Khartoum, je me suis basé à Souq al Arabi qui, de par sa position et ses « infrastructures », représente le meilleur point de chute pour le voyageur indépendant.
A Arabi, le long de la rive (sud) du Nil bleu, vous avez une foultitude de ministères de toutes sortes ainsi que le palais présidentiel.
Il y a des forces de l’ordre et des hommes de la sécurité qui sont omniprésents.
Les technicals sortent à la tombée de la nuit et se positionnent aux grands carrefours stratégiques (et pas que vers Arabi). Bref, on ne peut pas dire que l’ambiance à Khartoum soit très détendue.
Il y a tjrs cette crainte lorsque l’on sort son appareil photo que l’on vous tombe dessus pour avoir tenté de photographier un de ces nombreux bâtiments sensibles.
Je ne vous parle même pas de vous arrêter de marcher sur le pont (qui relie Arabi à Omdurman), au niveau de la confluence (des deux Nil) pour sortir votre appareil photo !
En règle générale, il n’y a pas la moindre animosité à votre égard et les gens sont prévenants mais, déjà bien avant la colonne à Omdurman, le mandat du CPI et « l’affaire du jeans », je ne trouvais pas que cette partie de la ville soit très « cool ».
Mon expérience des extensions (partie sud de la ville où se trouve l’immense majorité des ambassades et où l’habitat est d’au tout autre standing qu’à Bahri (Khartoum Nord) ou Arabi) est très réduite.
J’ai tendance à penser qu’il y fait meilleur vivre mais ceci n’est que mon sentiment de voyageur qui y a fait juste un petit tour (pour ne pas mourir idiot !)
La partie nord-est, hormis éventuellement vers Kassala et la frontière érythréenne est tout à fait calme (du moins quand j’y étais) et les gens sont charmants.
Le bémol, c’est cette concentration extraordinaire d’officiels (et d’officines) à Arabi qui « plombe » l’ambiance.
Pour avoir voyagé dans d’autres capitales arabes (Sana’a,
Beirut, Damas,
Alger,...) ou dans des pays voisins comme l’Erythrée où règne pourtant une forte tension, je n’ai jamais perçu un tel sentiment « d’étouffement ». Du moins relatif.
Je vous précise néanmoins que je ne suis plus retourné à Khartoum depuis la mi-décembre 2006 et que ceci n’est que mon ressenti.
Michel