bonjour caroline et mouchou
je suis actuellement en RDC, dans le Katanga, où le problème du VIH est aigu, comme ailleurs en afrique centrale et australe; on parle ici, à Lubumbashi, d'une séroprévalence de 8, 6%; dans d'autres études, c'est très supérieur encore...
un des problèmes majeurs rencontré dns la mobilisation et la lutte, généralement en Afrique, tient au poids des tabous et au discours lourd de morale religieuse, d'hypocrisie générale et de faux-semblants résignés... choses qu'on a connut nous aussi en occident, et qui restent même vivace, même si les avancées ds le discours, et donc ds la perception de la maladie et des malades, ont permis la mise en place d'actions de sensibilisation adaptées...
sans avoir travaillé dans le domaine spécifique de la sensibilisation, mais en connaissant bien les problèmes de santé de l'afrique (6 ans d'expatriation avec MSF), je fais aujourd'hui le constat qu'une bonne partie du problème, donc de la solution, tient dans le soutien multiforme aux mouvements associatifs naissants africains, qui ont besoin de bcp de choses (moyens, reconnaissance institutionnelle, renforcement positif cc la probité -au milieu d'un environnement de crocodiles-, informations &documentation, connaissances et liens avec les autres initiatives ds le domaine etc...)
je fréquente un peu ces jours-ci, et avant de quitter le pays d'ici peu de temps, une association dénommée PAMS (partageons avec nos amis malades du SIda) qui n'a pas encore d'adresse électro (je viens de le leur suggérer), 'bricole' un peu ds le domaine de la sensibilisation et de la prise en charge (avec bonne volonté mais pas de moyens, peu d'expérience, aucune connaissance de ce qui se fait ailleurs ds le domaine, des projets encore vagues et dispersés, et malheureusement... d'emblée une certaine résignation concernant ces tabous parentaux -vis-à-vis du préservatif par ex- et l'hypocrisie à laquelle ils participent presque...)
c'est pas accrocheur comme tableau, n's'pas? mais il y a des potentialités là-dedans (de bonnes volontés, une belle-soeur jeune médecin...), tout est à faire ici (faible implication des autorités ds les faits malfgré les fonds, mouvements associatifs embriyonnaires et un peu sclérosés par une certaine culture de la centralisation des pouvoirs)... donc pourquoi pas d'abord correspondre avec eux (je m'engage à leur créer une adresse mail ds les jours qui suivent) et voir les prochaines semaines...
pour l'heure, je peux faire relais; mon adresse est la suivante : geza20012001@yahoo.fr
entouka des encouragements dans vos projets
géza