Bonjour Kirby,
Pour les tsé-tsé, le risque de trypanosomiase, Maladie du sommeil (caractérisée entre autres troubles nerveux par... de l'insomnie) est nul dans les parcs nationaux comme précisé par Din. La raison ? Pas de réservoir du parasite, en effet la faune sauvage n'est pas sensible et la densité d'humains est bien trop basse, en effet la présence humaine permanente dans les immenses parcs nationaux est limitée aux rangers et aux employés des lodges et camps. Les tsé-tsé ne peuvent donc se contaminer et devenir contaminantes.
En revanche, leur piqûre est franchement douloureuse et il peut y avoir des réactions cutanées, forte inflammation, œdème des régions piquées. On leur pardonnera en pensant que c'est leur présence en grand nombre qui a préservé les régions qui sont devenues les parcs nationaux de l'implantation de populations et de l'exploitation par l'Homme.
Les tsé-tsé peuvent être très très très nombreuses (en janvier 2007) ou carrément absentes (janvier-février 2002). Elles sont généralement plus nombreuses avec une météo « humide » et assez chaude. Enfin, elles sont plus présentes à certains endroits avec un type de végétation particulière, notamment certains arbustes, brachystegia du myombo, mopane, etc.
Bonne nouvelle, la tsé-tsé est officiellement éradiquée de
Zanzibar.
Pour l'autre question, juin ou novembre, c'est le choix entre le début de la saison sèche et le début de la saison des pluies. D’abord,
les conditions climatiques tanzaniennes
sont très variables d’une année sur l’autre à la même date. Les phénomènes naturels qui en découlent sont donc également variables, que ce soit le déroulé de
la grande migration
ou, au hasard, la présence de tel ou tel piafou.
Perso myself pour ma part, mon choix personnel à moi que je ferais, c’est novembre. Mais ça, c’est moi.
En juin, si la saison des pluies a été très « productive », certaines pistes peuvent être encore difficiles, la végétation haute et les points d’eau abondants peuvent être une entrave à l’observation de la faune. En novembre, si les premières pluies sont tardives, l’observation de la faune peut être au top, concentrée qu’elle est sur les rares ressources en eau subsistantes.
On peut espérer voir la grande migration en juin dans le Western Corridor du
Serengeti
avec crossings sur la Grumeti ou en novembre dans le Lobo au Nord-Est du
Serengeti avec crossings sur la Mara.
Enfin, la vaccination contre la fièvre jaune n’est
officiellement obligatoire qu’en venant d’un pays infesté ou en y ayant transité. Prudent,
le site gouvernemental français France Diplomatie
écrit dans ses conseils de santé pour la
Tanzanie
Les informations données par les autorités tanzaniennes concernant la vaccination contre la fièvre jaune sont ambigües. La vaccination contre la fièvre jaune n’est en principe obligatoire que pour les personnes en provenance d’un pays où cette fièvre est endémique (1), ou pour celles qui ont transité plus de 12 heures par un de ces pays. Dans la pratique, la preuve de vaccination est exigée de manière indistincte. La vaccination contre la fièvre jaune attestée par un carnet de vaccinations international peut permettre d’éviter des problèmes administratifs à l’aéroport mais ne constitue pas une obligation légale ou médicale.
De plus, la législation tanzanienne sur le sujet est très changeante, et les changements peuvent se faire sans préavis.
Donc, s'il n'y pas de contrindication ou de phobie vaccinale, la vaccination antiamarile, qui est valable à vie, est une bonne option.
Safari njema!
Bon voyage !
BL
PS : le Costa-Rica est une superbe destination, mais il faut absolument faire un safari en
Tanzanie !