EH OUI LES ABUS DES FACTIEUX DU PAD CONTINUENT
MANIF – Après
Suvarnabhumi, les manifestants bloquent
Don Muang jeudi 27 novembre 2008
Les manifestants anti-gouvernementaux ont bloqué et fermé l’aéroport de Don Muang, a annoncé jeudi son directeur, au lendemain d'une action similaire à l’aéroport international de Suvarnabhumi. Alors que les observateurs craignent une nouvelle escalade, l’Union Européenne a fait part de son inquiétude et mis en garde les parties concernées contre toute issue non démocratiqueLire aussi: L’Union Européenne monte au créneau
3.000 manifestants étaient présents à l'extérieur de l'aéroport
Don Muang selon un responsable de la police locale (Photo Pierre QUEFFELEC)
Les partisans de la coalition d'obédience royaliste, baptisée l'Alliance du peuple pour la démocratie (APD), se sont rassemblés massivement devant l'entrée principale de l'aéroport
Don Muang hier soir, avant que tous les services du site aéroportuaire ne soient finalement annulés vers minuit. "
Les manifestants ont bloqué l'entrée du terminal, nous avons donc décidé de suspendre nos services jusqu'à jeudi 6h", a déclaré le directeur de cet aéroport, Anirut Thanomkulbutra. L'aéroport de
Don Muang est spécialisé dans les vols intérieurs et demeurait le seul site encore en activité après le blocage de l'aéroport international
Suvarnabhumi entamé mardi soir. Un responsable de la police locale a indiqué que près de 3.000 manifestants étaient présents à l'extérieur de l'aéroport. Ils réclament la démission sans condition du Premier ministre Somchai Wongsawat. Les protestataires avaient prévenu hier qu'ils entendaient fermer l'aéroport de
Don Mueang afin d'empêcher les ministres du gouvernement de rejoindre leur chef qui se trouve actuellement dans la ville de
Chiang Mai (nord).
Le Premier ministre, qui a atterri hier soir à
Chiang Mai, de retour du sommet de l'APEC au
Pérou, a rejeté l'appel lancé plus tôt par l'armée à convoquer des élections anticipées pour résoudre la crise. Somchai a par ailleurs accusé les manifestants de vouloir renverser le processus démocratique. Au cours d'une adresse télévisée à la nation, le Premier ministre a déclaré qu'il ne céderait pas à l'appel de la rue. "
J'assure de nouveau le peuple que le gouvernement, qui est légitime et issu d'élections, fonctionnera jusqu'à la fin", a-t-il averti.
Peu après l’arrivée du Premier ministre hier, le chef de l’armée, le général Anupong Paojinda, l’avait appelé publiquement à dissoudre la chambre basse du Parlement et à convoquer des élections législatives anticipées. Dans le même temps, il avait enjoint les manifestants antigouvernementaux d'évacuer "immédiatement" les endroits qu'ils occupent, notamment l'aéroport international, mais sans succès. Le tribunal civil de la capitale en a fait de même au nom de la liberté de mouvement et des droits fondamentaux. S'exprimant sur la possibilité d'un nouveau putsch, Anupong avait lancé : "
En tant que chef de l'armée, si je menais un coup d'Etat, les problèmes seraient réglés une fois pour toutes. Mais il y aurait de nombreuses conséquences, y compris la réaction internationale", a-t-il dit.
Des partisans du gouvernement se sont déclarés prêts à passer à l'action contre les manifestants de l’APD. Alors qu’un homme de l’APD a été tué hier soir à
Chiang Mai au cours d'un affrontement entre opposants et partisans du pouvoir, de nouveaux affrontements violents sont à craindre entre les deux groupes.
P.Q. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html
avec AFP) jeudi 27 novembre 2008Lire aussi sur Asia Sentinel l'article de l'analyste Giles Ji Ungpakorn
Democracy Threatened at Bangkok International Airport
Lire aussi l'article de Francis Deron pour Le Monde.fr sur l'APD
Une nébuleuse nationaliste à l'origine des troubles en Thaïlande
Lire aussi l’analyse de François Hauter pour Le Figaro
La Thaïlande déchirée entre le rouge et le jaune