"Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne baise pas, je sors peu...mais qu'est ce que je m'emmerde!" (Jean Piat).
Pour info
réelle du lecteur de passage qui se demanderait comment le Thaï se soigne
réellement dans la
Thaïlande réelle :
-99% de la population est couverte, soit par l'assurance santé universelle (depuis le début des années 2000), soit par des systèmes privés (assurances et mutuelles).
A noter qu'un conjoint de Thaï qui bénéficie de l'assurance santé universelle peut être assuré lui aussi (en ce cas, et comme partout, c'est la communauté qui paye).
Au final, les dépenses de santé sont financées aux 2/3 par l'Etat, et donc par les taxes, les impôts et la participation financière du malade selon sa situation (co-paiement) et le tiers restant par le privé.
Le réseau médical est de bonne qualité et couvre tout le territoire. Il commence au niveau du dispensaire de village (infirmières sur place, médecin en tournée), et monte jusqu'à l'hôpital de province aux standards internationaux. Tous les gros bourgs ont des pharmacies à pharmaciens diplômés, l'essentiel des molécules est disponible sous des formes locales ou étrangères. Dans les petits villages, l'épicerie peut servir de drugstore, notamment pour les petits médocs de confort. La plupart des villages ont une ambulance de secours à disposition ou proche.
Le système de santé n'est pas pour autant parfait, par exemple :
-l'éducation à la santé est tès insuffisamment développée (à noter toutefois que les enfants sont vaccinés en masse via les écoles).
-les dépenses de santé à l'usage des fonctionnaires sont infiniment plus élevées par tête de pipe que pour le reste de la population couverte par le système universel, ce qui pour le dire clairement signifie qu'un fonctionnaire est mieux soigné.
-divers particularismes influent sur les attitudes locales : par exemple l'IVG est pratiquement absente du pays, ce qui est essentiellement dû à la religion.
-si le système d'assurance universelle couvre l'essentiel des affections, le Ministère de la Santé met à jour chaque année la liste des médicaments et interventions prises en charge. Tous ne le sont pas encore.
Les analystes du secteur relèvent que si le système de soins des années 2000 a permis pour un investissement somme toute modéré d'améliorer drastiquement les santés publiques (notamment la mortalité infantile), d'où la formule « Une bonne santé à pas cher », l'espérance de vie n'est « que » de 75 ans et ne dépasse guère celle d'autres pays aux systèmes de santé bien moins performants.
Ce qui fait donc une spécificité du pays, puisque parmi le "Top 10" des causes de mortalité, se trouvent les accidents de la route (au sens large), les homicides et les maladies dues à l'alcool.
Pour terminer, si même les plus anciens ont pris l'habitude de se soigner, les médecines traditionnelles, notamment chinoises, restent très présentes (notamment chez les Sino-thaïs), et si le Thaï fait le plus souvent confiance à son docteur pour le guérir (il reste ici un grand respect pour les dépositaires du savoir), aucun praticien ne déconseillera à son patient bouddhiste un petit tour par le temple. Pas de contre-indication entre l'encens et un traitement par antibiotiques.
Amazing
Thailand.