Pierre · 20 août 2014 à 18:01 · 452 photos 97 messages · 16 participants · 26 619 affichages | | | | 29/07/2014
Jour: 67 km Total: 4318 kmAvant de visiter le monastère de Saint Naum, nous nous laissons tenter par un petit tour de bateau, piloté par le "capitaine"...
Le monastère de Saint Naum (construction débutée au 10ème siècle), d'architecture byzantine, est d'une grande beauté. Sa situation, elle aussi, est exceptionnelle. Perché sur un petit promontoire, il domine tout le lac. Cette fois-ci encore, ces lieux sont avant tout des lieux de culte avant d'être des attractions pour touristes. Pourtant la plage qui jouxte l'édifice laisse une impression curieuse. Baignade et recueillement font ici bon ménage.
Ohrid est la ville qui a donné le nom au Lac. L'été, les macédoniens s'y ruent pour profiter des plages et de ses monuments historiques. En effet, surnommée la Jérusalem macédonienne, la cité datant de l'antiquité, est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco (bien que menacée de déclassement pour cause de constructions anarchiques) et est un haut lieu du christianisme orthodoxe. Ses ruelles tortueuses mènent au lac ou à la Forteresse du Tsar Samuel qui domine les environs. Évidemment, nous partons pour une grande promenade à la pire heure qui soit (13h00), en plein soleil, sans poussette ni vélo (reliefs, pavés, escaliers). Bien que notre escapade prenne des airs de chemin de croix, elle se révèle fort appréciable (pour moi) tant l'histoire est visible à chaque coin de ruelle.
Baignades et apéro(s)...
Image attachée: Photo postée par le membre Pierre. | | | Annonce · Sponsorisé | | | 30/07/2014
Jour: 326 km Total: 4644 kmAdieux chaleureux avec Arnaud, Cécile et leurs enfants. Je leur échange un guide de la Bosnie contre un de la Macédoine. La route qui mène au Parc National de Mavrovo gagne les montagnes. les paysages sont montagneux et couverts d'une épaisse forêt.
Mavrovo est le village principal du lac et de sa région. La curiosité qui m'a menée jusqu'ici, c'est cette église en partie engloutie par la construction d'un barrage. Le reste manque d'intérêt, excepté les monastères ici ou là. Le village, qui est également une station de ski, est quasiment désert. La route principale est balayée par les vents. J'avais imaginé que si l'endroit nous plaisait, nous y resterions quelques jours. Cette perspective n'est plus d'actualité... En bordure de lac, des caravanes délabrées s'enlisent le temps des vacances.
Nous poursuivons donc notre route, il me reste plus d'un tour dans mon sac. L'autoroute est interrompue sans cesse par les péages. Nous gagnons rapidement Skopje, la capitale du pays. Matka est donc notre prochaine étape. Des gorges profondes bordées par des petits restaurants et un plan d'eau pour de douces balades en bateau et un camping. Le temps s'est couvert, un restaurant miteux, des montagnes de déchets qui débordent de dizaines de poubelles et un camping désaffecté. Le site naturel est beau mais l'aménagement, la saleté, le mauvais temps et notre humeur nous en donnent une image calamiteuse. Finalement, en Macédoine, la vie semble s'être arrêtée dans les années 70. Le temps achevant de dégrader les installations vieillottes...
Dans le guide, un camping est indiqué à la sortie de Skopje, à 6 km du centre-ville. Arrivant par la rocade, je ne sais pas si c'est à gauche ou à droite que je dois bifurquer. Évidemment, je prends à droite et c'est deux heures plus tard que je me rendrai compte de mon erreur. Que s'est-il passé durant ces deux heures ? J'ai demandé à deux pompistes, un taxi, une multitude passants, nous nous sommes pris un orage de pluie, de bourrasques, de grêle. Les voitures s'arrêtaient sous les ponts afin de ne pas être endommagées, j'ai pris l'autoroute dans l'autre sens, j'ai attendu 15 km avant de pouvoir faire demi-tour, j'ai du passer un péage, un second et enfin, nous y sommes parvenus. Camping dépendant de l'hôtel Best Western, hors de prix et sur l'autoroute. Les petits sont dans le camion depuis ce matin, la pluie cesse, ils peuvent profiter des toboggans trempés. Ils reviennent revigorés et boueux. Demain, nous entrons en Serbie, pays pour lequel je possède une carte détaillée et un guide ! | | | 31/08/2014
Jour: 348 kmTotal: 4992 kmLa frontière serbe est passée sans encombre. La pause déjeuner doit avoir lieu dans un parc ombragé merveilleux situé dans une station thermale elle aussi merveilleuse, bordée par des hôtels et demeures... merveilleuses. La description de Vranjska Banja qui nous est faite dans le guide nous promet donc des instants merveilleux. Nous avons cependant appris à nous méfier et notre enthousiasme est mesuré. Voici donc ce que j'écrirais à la place de ce rédacteur qui, vraisemblablement, n'a jamais mis les pieds dans ce patelin: " Cité thermale décadente. Ne manquez pas l'immense hôtel en ruines, tagué et envahi par la végétation ainsi que les demeures délabrées qui bordent le petit parc. Les jours de chaleur sont à éviter car les arbustes, du fait de leur taille modeste, n'apportent pas d'ombre. La majorité des établissements présents dans la minuscule rue principale sont des casinos aux vitres calfeutrées. La rivière qui traverse Vranjska Banja a été aménagée et bétonnée si bien qu'elle ressemble à un caniveau de grande taille." Hormis ces aspects peu flatteurs, et la crainte de s'être trompés de lieu, la pause est appréciée, les vélos sont sortis et les bureks engloutis sont savoureux.
Nous repartons sous la pluie. Une de mes brillantes idées nous conduit à sortir de l'autoroute et couper à travers champs pour rejoindre Kraljevo. J'ai une carte détaillée, j'en profite. L'itinéraire bis emprunte des routes routes rouges (axes principaux) puis des routes jaunes (ce qui correspond à nos départementales) puis se termine par quelques dizaines de kilomètres de routes indiquées en blanc qui correspondent, j'imagine, à des voies plus petites. La pluie redouble alors que nous nous enfonçons dans les profondeurs serbes. La route se rétrécit et les panneaux, jusqu'alors traduit en écriture latine, ne sont plus qu'en cyrillique. Faisant confiance à mon sens de l'orientation, nous poursuivons notre plongée. La pluie forcit, le revêtement de la route se dégrade. La forêt a remplacé les champs et depuis quelques temps déjà, nous n'avons croisé personne. Les panneaux indiquant les directions ont totalement disparu. Le brouillard vient me compliquer la tâche. D'autant que sur cette petite route, des portions de bitume ont laissé place à des torrents de boue. Cela fait déjà plusieurs heures que nous avons quitté la route rouge et notre errance forestière se poursuit.
Enfin, un panneau indique Krusevac. Pour être plus précis, deux panneaux indiquent Krusevac, et ce, dans deux directions opposées. Je prends à gauche et déjà, quelques habitations apparaissent. Les habitants, armés de pelles, creusent les fossés. La route s'est transformée en rivière et les rivières en torrents. Il est temps de trouver un lieu pour dormir. Un parking de restaurant nous convient, le patron n'est pas de cet avis. C'est finalement à l'entrée de Kraljevo que nous trouvons une station-service avec toboggan (trempé) et wifi.
| | | 01/08/2014
Une pluie fine nous accueille au réveil. Notre route se poursuit plein sud. Le château de Maglic, installé sur un promontoire, domine toute la région. Je suis envoyé comme éclaireur, Anne Gaëlle et les enfants m'attendent au fourgon. Le pont suspendu qui enjambe la rivière gonflée par les pluies permet d'accéder à l'édifice. Les planches disjointes craquent sous mes pas, le pont se balance dangereusement au dessus des remous. Finalement, je fais demi-tour. De toutes façons, la maman refusera que ses petits mettent un orteil sur cette passerelle.
Inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco, le monastère de Studenica (12ème) est un édifice majeur en Serbie. L'Église de la Sainte Mère de Dieu, le bâtiment principal, est construit intégralement en marbre. La pluie cesse enfin.
La route se poursuit vers le sud.
Nous parvenons à Novi Pazar, ville méridionale, à la frontière du Kosovo. La cité a la particularité d'être à majorité musulmane. les minarets y remplacent donc les clochers et, nous concernant, le soleil remplace la pluie. La ville et sa zone piétonne et l'ambiance générale sont agréables mais quelques détails nous interpellent. Le nombre de voitures de luxe immatriculées en Allemagne et en Suisse est étonnant. Certaines coûtent plus de 200 000 euros. Il s'agit certainement de Serbes vivant dans ces pays revenant l'été mais ces signes de grande richesse sèment quelques interrogations. Les bureaux de change sont également très nombreux alors que les touristes sont inexistants. Ajoutons les quelques gamins de moins de 12 ans déambulant pieds nus, la cigarette aux lèvres, tout cela concourt à une atmosphère spéciale. (Si vous êtes des lecteurs assidus, je trouverai une partie d'explication un peu plus loin dans le carnet...) Les petits sont difficilement contrôlables et la promenade est difficile.
La route de Nova Vajos est magnifique. Elle borde la frontière du Monténégro, louvoie entre les collines et offre des vues superbes sur la campagne. Cependant, ces beaux paysages ne nous donnent pas un lieu où nous pourrons dormir. L'heure avance, le soleil décile, il va falloir partir à la recherche d'un bivouac.
| | | C'est 7 km avant Nova Vajos que nous voyons un petit panonceau jaune indiquant camping. En fait, il s'agit de Branko et sa famille qui proposent pour quelques euros de garer le fourgon dans leur jardin. L'accueil est chaleureux, la communication difficile... Nous sommes à la campagne. Les petits sont très intéressés par les scènes auxquelles ils assistent. Les vaches rentrent des alpages, les gamins du voisinage apportent une chèvre pour la traire devant nous, on nous apporte du café et du fromage frais... Cette journée se termine par une bonne partie de football avec Nenard et ses copains.
| | | 02/08/2014
Jour: 210 km Total: 5432 kmAprès quelques jeux avec les chats de la maison, nous optons pour une piste qui longe l'impressionnant canyon de l'Uvac, une rivière faite de multiples méandres. Les aigles y tournoient sans cesse à la recherche d'une proie. Le panorama est magnifique.
Zlatibor est une station très populaire en Serbie. Des restaurants, des fêtes foraines, des pédalos sur le lac artificiel, des chevaux à roulettes, des vrais, des quads, des motos, des buggys, des hommes-sandwichs, des ventes de souvenirs, des glaces, des crêpes... Rien ne manque. Un enfer pour nous et notre porte-monnaie, le paradis pour les enfants.
Nous quittons ce parc d'attraction qui nous fait croire qu'il est village avant que tous nos dinars ne s'envolent définitivement... Nous prenons la direction du Parc National de Tara. La forêt est dense, la route, au fil des kilomètres, laisse apparaître des nids de poules vastes et profond. L'instant est critique quand al surface des trous dépasse celle du bitume. Je roule à 10 km/h. Nous arrivons non sans peine au Lac de Zaovine. La encore, comme en Macédoine, une dizaine de caravanes usées y sont installées pour quelques temps visiblement. L'endroit est beau, sans plus.
En poursuivant notre route, nous apercevons un restaurant avec toboggans, balançoires et aire de jeu pour les enfants. Mieux, il propose un emplacement sur une étendue d'herbe en contrebas. Je vais voir le patron qui m'annonce que c'est 11 euros avec tente, douche et toilettes. Je lui réponds gentiment que je n'ai pas besoin de douche, de toilettes et encore moins de tente. J'aimerais simplement me garer ici car les jeux pour enfants me seront d'un grand secours. Qu'importe, il nous faut payer 11 euros. Je ne suis pas d'accord mais les petits ont besoin de se défouler. Les voilà partis sur les jeux et j'attends avec impatience le moment où je m'asseirai avec une bière fraîche, ruminant l'absence de compréhension du restaurateur. Quelques manoeuvres pour dormir à plat et je m'embourbe. La boue grasse s'est incrustée dans chacune des rainures des pneus les rendant lisses comme des oeufs. Impossible de reculer ou d'avancer et me voilà coincé 10 mètres en contrebas de la route. Je retourne voir le restaurateur qui envoie son fils. Des pierres, des morceaux de moquette et les bras généreux d'un client me permettront, après 45 minutes d'effort, de sortir de ce bourbier. Le temps de rentrer tout le monde, de récupérer mes 11 euros (non mais !) et de filer vers un bivouac moins gras. C'est finalement au centre-ville de Bajina Basta, petite bourgade animée que nous nous garons pour la nuit. Une zone piétonne et des structures gonflables pour enfants, des marchands de glaces et une place dans une ruelle annexe, tout va pour le mieux...
| | | Juste une petite rectification Pierre, la photo ce n'est pas un aigle mais un vautour fauve  . En général lorsqu'on aperçoit plusieurs aigles qui volent ensemble, bingo ce sont des vautours grands charognards qui nettoient bien la montagne mais ne se nourrissent pas de proies vivantes. Les aigles sont en général solitaires et il y en a pas mal dans ce coin.
Hannah | | | Merci Hannah. J'ai vu ces rapaces voler au dessus de panneaux montrant et décrivant des aigles. J'ai donc déduit que c'était des aigles... | | | 03/08/2014
Jour: 213 kmTotal: 5645 kmLes mouches ont envahi le camion. Il va nous falloir trouver un camping digne de ce nom. Le réservoir d'eau claire est vide, celui des eaux usées est plein ainsi que les toilettes, une lessive est à faire de toute urgence. Les enfants ont passé beaucoup de temps dans leur siège ces derniers jours, il leur faut un lieu adapté pour qu'ils puissent jouer et s'aérer en toute sécurité. Ce fameux guide en qui nous n'avons plus confiance indique un camping à une petite centaine de kilomètres de notre point de départ. Celui-ci, s'il existe, constituera une halte appréciable de quelques jours. Nous reprenons donc la route pleins d'espérance...
Monument commémorant les combats entre les partisans communistes yougoslaves et les nazis en 1941
Le camping de Divicibare est à l'abandon, envahi par la végétation. Espoirs envolés. Une source à la sortie du patelin nous permet de refaire le plein de 90 litres d'eau claire. 1/3 de nos problèmes sont résolus. Valjevo est déserte en ce dimanche devenu gris et pluvieux. Une pizzeria nous permet, en plus de déjeuner, de capter une connexion internet. Je déniche un camping à une trentaine de kilomètres de Belgrade. L'espoir renaît.
C'est donc chose faite à Bacevac. Le lieu n'est pas à proprement parlé un camping. C'est plutôt un hôtel vide, un restaurant bondé en ce dimanche, un petit zoo, une aire de jeu pour les enfants et 3 ou 4 emplacements dotés d'eau et d'électricité. On ne demande pas mieux. Je me gare donc sur le gazon détrempé et m'embourbe creusant ainsi des ornières gigantesques sur le green si bien entretenu. Cette fois-ci, c'est le tracteur qui nous sort de ce faux pas devant la cinquantaine de clients serbes attablés à l'extérieur. Une entrée remarquée pour nous qui sommes les premiers français à s'arrêter dans le coin... Je me gare donc sur les graviers...
Le reste n'est que du plaisir. Les enfants ont un espace immense pour jouer et s'occuper des animaux et nous avons un peu de tranquillité ! Les employés viennent nous saluer un par un, le patron me demande de parler à sa femme au téléphone, elle aime beaucoup notre langue mais n'en parle pas un mot. Me voilà donc parti pour un monologue en français.
| | | 04/08/2014
Jour: 8 km Total: 5653 kmAu réveil, le patron nous apporte des poires fraîchement cueillies. Le lundi, à Barajevo, c'est jour de marché. Nous y sommes par hasard, ce dernier fait bien les choses. Les paysans viennent de tous les villages alentour pour y vendre toutes sortes d'animaux, de fruits et légumes, de pièces auto d'occasion, de vêtements et du bois.
Sur le retour, nous prenons un homme en stop qui, se retournant, n'en croit pas ses yeux en voyant l'aménagement du fourgon et les quatre billes interrogatrices des enfants, bien assis dans leur siège auto.
Retour au camping et temps libre pour les enfants. Pendant ce moment de répit, je fais des recherches sur les plaques suisses et les voitures de luxe croisées à Novi Pazar. D'après les différents rapports que j'ai pu consulter, il s'avère que cette région est une plaque tournante de trafics en tous genres. "Novi Pazar joue le rôle d’une place neutre mafieuse. «La Genève des Balkans», ironisent certains. C’est ici, en effet, que se rencontrent les réseaux criminels serbes, monténégrins, bosniaques et kosovars. À Sarajevo, les Sandjakis ont la réputation de tenir tous les réseaux de trafic, et les véhicules immatriculés à Novi Pazar sont les seuls à pouvoir circuler sans problèmes aussi bien en Serbie, au Monténégro qu’au Kosovo.
La réputation de Novi Pazar dépasse même les frontières de la région : certains «hommes d’affaires» locaux se portent garants, sur leurs biens et sur leur vie, de cargaisons d’héroïne qui circulent d’Istanbul vers l’Europe occidentale." Source: rfi.frVoilà pour l'explication... | | | Je ne participe pas beaucoup mais je continue à vous suivre, toi et ta petite famille sur les routes des Balkans. Dis donc, c'est le souk à Barajevo !  Sympas en tous cas ces marchés de village. Ces tracteurs de bois, c'est pour vendre du bois de chauffage ? | | | 
Dis donc, c'est le souk à Barajevo ! 
Oui ! Tu sais à quel point j'aime les souks ! 
c'est pour vendre du bois de chauffage ?
J'imagine...
Bientôt la suite (et fin)
| | | 05/08/2014
Jour:124 kmTotal: 5777 kmJe m’arrête sur la route de Belgrade pour vérifier la pression des pneus. L’appareil dysfonctionne et mon pneu avant droit se dégonfle comme un ballon de baudruche. Évidemment, l’appareil dégonfleur ne gonfle pas. Arrêt au garage. Belgrade. Le centre ville est très animé. L’immense zone piétonne qui part de la forteresse s’étire à perte de vue. L’architecture retrace de façon concrète l’histoire de la ville. En même temps, la ville est très européenne. Promenade agréable bien que peu facile à gérer. Les petits se battent pour s’asseoir dans la poussette ou la pousser. Je préférerais qu'elle casse subitement mais malgré son affalement progressif, elle continue à rouler. Bref, bien décidés à ne pas rater notre visite, nous sommes fermes mais y laissons quelques plumes. La forteresse, imposante, domine le Danube. Ses jardins incitent à la flânerie et semblent être un lieu incontournable pour les joueurs d’échec. La Cathédrale Sainte Sava est le plus grand édifice religieux d’Europe. Débutée en 1939, sa construction fut interrompue par les nazis en 1941 et reprise en 2001. Remarquable à plusieurs kilomètres de distance, elle s’impose par ses dimensions et sa blancheur étincelante.
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Nous parcourons les 70 km qui nous séparent de Novi Sad et posons nos roues dans un petit camping rural repéré la veille sur internet. Les moustiques nous dévorent, l’orage éclate, le sol tremble. | | |
On t'a dit, pas le mode rafale ! | | | Je croyais avoir bu, mais non ! | | | 06/08/2014
Jour: 159 km Total: 5936 kmRoute vers Novi Sad sous quelques gouttes de pluie. Le centre de la cité, de taille réduite, est constituée d’une zone piétonne, aussi habituelle qu’agréable. Nous déambulons au fur et à mesure que les rues se remplissent.
Pour rejoindre l’espace Schengen et la Hongrie, une file importante de véhicules nous fait patienter une bonne heure. Le douanier ne s’attarde pas sur notre foutoir et ne repère pas la bonne quinzaine de mouches serbes qui passent, dans le fourgon, clandestinement la frontière.
Après ces deux journées urbaines, nous avions promis aux garçons un camping avec piscine. J’avais repéré le-dit camping sur internet, nous le trouvons sans difficulté peu après la frontière. Immense camping, deux bassins, plongeoirs, toboggans aquatiques, restaurant... Cependant, le tableau n’est pas aussi réjouissant... Personne, pas le moindre individu à l’horizon. Des transats vides, la pataugeoire, en plus d’être marron, est à sec et la piscine est en réalité un bassin artificiel alimenté par l’eau du lac voisin. Une eau saumâtre, des poissons vivants et l’un de leur congénère, décédé depuis peu, flottant à la surface. Les douches sont inopérantes. Je mène ma petite enquête, interroge avec labeur la réceptionniste qui ne parle pas un mot d’anglais, repère quelques indices (restes de châteaux de sable, serviette de bain oubliée, brillance du toboggan) qui montrent que très récemment, il y a eu une activité balnéaire intense à cet endroit. Laissant de côté mes hypothèses les plus abracadabrantesques sur cet abandon soudain, nous piquons une tête en priant les enfants de ne pas boire trop la tasse (recommandation qu’évidemment, ils ne suivent pas).
| | | 07/08/2014
Jour: 369 km Total: 6307 kmNous passons Budapest. L’autoroute est celle de qui relie l’occident à l’orient. Une passerelle. Un poid-lourd iranien, des dizaines de fourgonnettes bulgares tractant de remorques chargées de voitures provenant d’Europe occidentale, des vendeurs à la sauvette sur les aires de repos. Si vous cherchez des couteaux de cuisine de grande qualité ou des smartphones dernier-cri, faites une pause entre Budapest et la frontière autrichienne. Travaux ou accident ? Trois heures pour parcourir 10 km... Nous arrivons en Autriche, à Poderhof Am See, bien décidés à honorer notre promesse : un camping avec un lac. Le camping, en plus d’être hors de prix, est bondé. Caravanes, tentes et camping-cars envahissent l’étendue herbeuse sur le rivage. Vous me direz que je ne suis jamais content. Camping désert en Hongrie, surpeuplé en Autriche...Je crois que la solitude des routes bosniaques ou serbes me manque déjà... Évidemment, pour les petits, c’est le paradis et c’est l’unique raison pour laquelle nous sommes là.
08/08/2014
Jour : 0 km Total : 6307 kmBaignades et jeux. Le voyage laisse la place aux vacances, à un détail près, c’est qu’un camping en Autriche peut avoir des côtés exotiques... A observer certaines installations extrêmement sophistiquées, j’imagine que certains ont opté pour une spécialité camping à la fac. Des caravanes immenses, collées à des auvents immenses eux aussi. Un salon, des luminaires design, des meubles de rangements... Le tout pour recevoir confortablement une bonne douzaine d’amis. Tout est pensé dans le moindre détail. Des trottinettes ou skates électriques pour aller d’un point A à un point B (plus spécifiquement pour rejoindre les toilettes en un minimum de temps), des petites charrettes pour transporter le matériel de plage ou la vaisselle, des trucs amovibles, des machins pliants, des bidules télescopiques... Cet endroit, c’est en quelques sortes le mondial du camping version germanophone (les allemands se défendent très bien également). Le soir, avions télécommandés et drones tournoient au dessus du lac. En tous cas, pas un français à l’horizon. | | | 09/08/2014
Jour : 121 km Total : 6428 kmNous rejoignons Bratislava en Slovaquie (distante d’une cinquantaine de kilomètres) pour la journée. Nous avions visité la ville en 2004, nous y retournons avec plaisir. Pas de long discours mais quelques mots : une vieille ville à taille humaine, charmante et chaleureuse dominée par un château d’un blanc étincelant.
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10/08/2014
Jour: 497 km Total: 6925 kmL’heure du retour a sonné. Près de 500 km d’autoroute. Étape dans la ville de Melk (en Autriche) dominée par une abbaye bénédictine (1089) stupéfiante de par ses dimensions.
La route s’achève à Regensburg (Ratisbone) en Allemagne où nous nous garons pour la nuit sur un parking à une dizaine de minutes à pied du centre-ville. La cathédrale, de la dentelle sculptée, est impressionnante. Peu de temps à consacrer à la visite mais les centres-villes piétons, en Allemagne, sont toujours animés (malgré que l’on soit dimanche) et agréables à parcourir une glace à la main.
11/08/2014
Jour : 610 km Total : 7535 kmTraversée expresse de l’ Allemagne et nuit sur le parking d’une entreprise de fabrication de dragées à Verdun. Ça fait rêver non ? Quelques semaines après Sarajevo, où la Première Guerre Mondiale s’est déclenchée, nous sommes sur le lieu de la plus terrible bataille du conflit
12/08/2014
Jour: 280 km Total: 7815 kmRetour, rangement des affaires, nettoyage intérieur et extérieur du fourgon, lessives, sèche-linge HS, achat d'un sèche-linge, le frigo est vide, courses... L'autre vie reprend... | Carnets similaires sur l'Europe de l'Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 515 visiteurs en ligne depuis une heure! |