Pierre · 20 août 2014 à 18:01 · 452 photos 97 messages · 16 participants · 26 617 affichages | | | | Bonjour.
Compte-rendu sympa, jolies photos, d'une belle balade, et avec des enfants petits.
La suite ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | Merci 
23/07/2014
Jour: 159 km Total: 3457 kmRoute vers le nord du Monténégro. De Kotor à Cetinje, la route est extraordinairement panoramique. A mesure qu’elle s’élève, l’horizon s’éloigne. Les vues qu’elle offre sont démentielles. Lors de cette montée composée d’interminables lacets, Gaspard me demande si je peux cesser de me tromper de route. Devant mon incrédulité, il m’explique qu’il en a assez que l’on fasse toujours demi-tour...
Pause déjeuner à Cetinje, ville paisible et endormie qui fut la capitale du Monténégro, comme en témoigne la présence des anciennes ambassades. Le monastère qui jouxte le centre ville est imposant. Il contient une minuscule chapelle.
Nous passons ensuite Podgorica, essuyons un orage dantesque puis, alors que tout le monde dort, je prends la direction du Monastère d’Ostrog. Un monastère troglodyte, accroché à la falaise comme s’il était en équilibre. Impressionnant pour le touriste que je suis, sacré pour les fidèles qui se signent avec foi avant d’entrer. Lieu de pèlerinage, les reliques conservées (17ème siècle) provoqueraient des guérisons miraculeuses. Lorsqu’un religieux orthodoxe traverse le parvis, des femmes se pressent pour lui baiser la main.
Nuit sur le parking d’un hôtel pour une poignée d’euros.
| | | Bonjour Pierre, 
Ravie de te retrouver sur les routes des Balkans, que je connais somme toute assez peu. Et de suivre les aventures des maintenant célèbres Gaspard et Emile  Et toujours ces belles photos... | | | J'ai moi aussi beaucoup appréciée cette route.
En voyant ta photo du bateau de croisière dans les bouches de Kotor (1ere photo) je le souviens m'être réveillée un matin dans une chambre d'hôte au bord de l'eau, là j'hallucine, un immeuble a poussé dans la nuit sur l'eau..  ouf, non, c'est juste un de ces immenses bateau de croisière qui passe vite son chemin. Pour avoir connu ces lieux au début des années 80 je regrette un peu cette surabondance de tourisme de masse qui passe par là sans finalement trop rien voir.
ce que je vois..au réveil  brr!!!
Ouf, je repart à pied le long des bouches et c'est un régal
Merci de votre compte rendu.
Hannah | | | Merci Yo pour ton commentaire. Quant à la célébrité des deux petits, elle n'est que naissante  . Merci Hannah pour ton retour et tes photos 
Je poursuis...
24/07/2014
Jour: 214 km Total: 3671 kmZabljak est une station de montagne située à l’entrée du Parc National de Durmitor, parc célèbre au Monténégro pour ses paysages et les possibilités de randonnée qu’il offre.
Autant dire qu’avec deux marmots de 2 et 4 ans, nous serons limités question randonnée mais le petit kilomètre de route piétonne et bitumée qui mène au lac Noir (Crno Jezero) est tout à fait adapté pour leur vélo et moto. Le lac Noir est un lieu splendide, un lac limpide au cœur des montagnes.
Nous gagnons le Canyon de Tara et son eau turquoise. Le pont permettant de le traverser domine la rivière à une hauteur de 172 m. La route longe ensuite les méandres du cours d’eau sur une cinquantaine de kilomètres entre roc et précipice. A certains endroits, la route s’écroule en partie dans le ravin.
Ici, un monastère perdu. La religieuse entend le moteur du fourgon et vient à ma rencontre. Équipée de sa lourde clé, elle ouvre la porte grinçante. Là, ce sont quelques vieilles bicoques d’un autre temps. La route est magnifique.
Le monastère de Moraca (encore un me direz-vous) date du 13ème siècle. Lorsque nous arrivons face à la haute muraille, les petits dorment. J’ouvre la porte, Emile se réveille. Rouler quelques centaines de mètres suffisent à le rendormir. Tout cela peut paraître anecdotique mais en face du monastère se trouve une café. C’est la seule fois où nous sommes parvenus à boire un café tous les deux, sans enfant... Le monastère est superbe. Ce qui me marque c’est la vie qui se dégage autour de ces édifices. Outre les visiteurs, les fidèles investissent ces lieux. De plus, les religieux sont toujours présents et conversent avec ceux qui le désirent. A Moraca, ils s’occupent également de quelques dizaines de ruches.
Nous reprenons la route. Un paysan nous loue son champ pour que nous y passions la nuit. Il nous laisse nous installer et revient avec une demi-douzaine de pommes. Il est de retour un peu plus tard pour procéder avec sa famille, à la visite du fourgon.
| | | 25/07/2014
Jour: 90 km Total: 3761 kmRéveil champêtre... Une bonne dizaine de camions nous précède à la frontière albanaise. J’avais repéré un camping au bord du lac Shköder en Albanie. Le site internet était flatteur. Qu’en est-il réellement ? Une mauvaise piste nous conduit au terrain en question. Un green anglais (mieux qu’un gazon albanais), de l’espace (toujours mieux qu’un parking de station-service), des chaises longues (dont évidemment nous ne profiterons pas, enviant ceux qui s’y affalent avec un bouquin), des jeux pour enfants (dont ils profiteront abondamment), des enfants (qu’il nous faut remercier car ils nous ont offert quelques minutes de tranquillité – pas assez pour s’affaler sur une chaise longue cependant -), un restaurant, des locations de canoë, le tout face à l’imposant lac. Un enfant vient nous ramener notre ballon égaré. « Tu as dit merci Gaspard ? ». « Non, j’ai dit « Thank you ! » C’est bien mon garçon ! Une bergère vient faire paître ses moutons sur les rives du lac juste avant qu’un orage n’éclate. Conscients que ce camping est une bulle qui nous extrait de la réalité du pays, il est néanmoins pour nous un moyen de laisser davantage de liberté à nos enfants. Ils courent, ils jouent, ils s’éloignent... Ils vivent aussi leurs vacances d’enfants de 2 et 4 ans.
| | | 26/07/2014
Jour : 31 km Total : 3792 kmL’objectif de la journée est de visiter le ville de Shköder (Shködra) et sa forteresse. Plus encore qu’en Bosnie, on vend de tout sur le bord des routes. Les charrettes tirées par des ânes ou des chevaux partagent la route avec les autres véhicules. Les stations-service s’alignent tous les 500 m.
La Mosquée de plomb fut achevée au 18ème siècle. Simple coïncidence mais son minaret, frappé par la foudre, s’écroula en 1967, année où les religions furent interdites en Albanie.
Celle-ci est dominée par l’immense forteresse de Shköder (Rozafa). Il subsiste notamment, outre les remparts et les passages, les ruines de la Cathédrale Saint Stéphane (13ème siècle).
La ville en elle-même compte des jolies mosquées, un monastère, une agréable zone piétonne et un monument à la gloire de Mère Teresa qui était albanaise. La poussette, tel un roseau, plie et ne rompt pas (encore)...
Retour au camping et baignade afin de finir la journée. | | | Baignade afin de bien finir la journée.
| | | Bonjour Ah, ça y est, l' Albanie ! Je suis encore plus attentivement  Mais tout ce qu'on a vu jusqu'à présent donne envie Hélas il faut bien choisir quand on est limité en temps Merci encore | | | 
27/07/2014
Jour: 231 km Total: 4023 kmL’odeur sur la route ne m’est pas inconnue. Un mélange de combustion de diesel de mauvaise qualité, de feu de bois, de détritus pourrissant au soleil et quelques autres ingrédients que je ne sais identifier. Ces effluves stimulent ma mémoire olfactive. Paradoxalement, j’aime cette odeur qui me rappelle Bamako ou Le Caire. Nous atterrissons à Kruja, petite cité médiévale loin d’être extraordinaire mais fort agréable pour une promenade de quelques heures. 7 euros pour un déjeuner abondant pour quatre personnes. Jour de mariage, la musique aux accents orientaux résonne dans la cité.
Les stations-service se suivent et se ressemblent. Il y en a tous les 500 mètres. J’avais entendu parler de la conduite plutôt aléatoire des albanais. Il est vrai qu’aux intersections (également dans les lignes droites), la priorité est donnée dans tous les cas et de facto à celui qui tourne. Si un conducteur souhaite bifurquer, il bifurque et le trafic s’adapte. Cependant, avant de pénétrer sur l’autoroute, je trouvais ces recommandations exagérées. Mais ça, c’était avant... Voici la définition du mot Autoroute que l’on pourrait trouver dans le dictionnaire albanais : Chaussée à deux voies, le plus souvent limitée à 90 km/h, dans laquelle se trouvent des nids de poules dans le meilleur des cas, d’autruche dans le pire des cas. Cette même chaussée est partagée par tous les types de véhicules présents en Albanie. La circulation peut-être entravée par : les piétons qui traversent sans cesse, les véhicules à contre-sens sur la bande d’arrêt d’urgence (rebaptisée bande de contre-sens), les véhicules dont les conducteurs trouvent qu’il est dangereux de rouler à contre-sens sur la BAU et décident de faire demi-tour par le biais du terre-plein central (qui parfois nécessite plusieurs manœuvres), les conducteurs qui prennent la précaution de s’arrêter pour téléphoner mais qui le font sur la BAU et obligent par la même occasion ceux qui arrivent en contre-sens de se décaler sur la voie de l’autoroute pour doubler celui qui obstrue la BAU... Vous suivez ? A vrai dire, il serait en somme, plus prudent de téléphoner en roulant ou de rouler tous dans le même sens. | | | Une petite remarque en passant à propos de ton avant dernière photo : c'est bien moche ces tuiles mécaniques, et quel dommage de les avoir posées sur ce si joli toit ! | | | Bonsoir. En Juin 2010, la chaussée à 2 x 2 voies dont tu parles (entre Kruja et Skoder) était vraiment folklo, c'est-à-dire comme tu le racontes plus comme elle n'était pas finie : - sans prévenir par le moindre panneau ou signal, ça passait à 2 voies + une et certains se retrouvaient alors à rouler sur la terre de la future 4ème voie et/ou se rabattait sans regarder derrière - de temps en temps, toujours sans panneau d'avertissement, il fallait descendre dans un ravin ou une rivière asséchée par une piste vu que le pont était en construction - il n'y avait aucun échangeur, ce qui fait qu'un gars qui voulait aller à sa maison situé sur le côté gauche, et bien soit il traversait le petit terre plein en face de chez lui soit il prenait la voie à contresens ! Bon on s'habitue assez vite à se méfier de tout, mais par contre ce que je n'ai jamais fait là-bas, c'est rouler de nuit : nids de poule ou d'autruche, plaques d'égouts disparues, véhicules ou charrettes circulant sans lumières ou arrêtées dans un virage,...etc...
Néanmoins, pendant nos 3 semaines dans ce pays, cette route à 2x2 voies théoriques c'est le seul endroit d' Albanie (avec la portion vers Dürres) où j'ai vu des gendarmes avec un radar; il devait en attraper pas mal vu la vitesse à laquelle les albanais roulent (quand ils ont une belle voiture, ce qui, paradoxalement, vu la pauvreté du pays, est assez fréquent). Il vaut mieux circuler dans les montagnes de l'intérieur, il y a moins de monde, et on va forcément moins vite vu que les routes goudronnées sont très dégradées ou tout simplement des pistes. Et dans ces coins qui étaient plus préservés du tourisme, l'accueil des gens était super, ils n'avaient pas l'habitude de voir un fourgon aménagé.
J'attends la suite pour revivre quelques souvenirs. | | | A vrai dire, je n'avais même pas remarqué  ! | | | Merci Pierre pour ces précisions. Tu avais passé 3 semaines en Albanie. Le seul regret que j'ai à propos de ce voyage, c'est justement de ne pas avoir passé plus de temps en Albanie. J'ai beaucoup aimé l'ambiance... | | | Nous arrivons à Dürres, grande station balnéaire albanaise. Plage bondée mais cette eau grisâtre sur fond de grues et de cargos ne me donnent pas envie d’y mettre un doigt de pied.
Il y a toujours quelque chose à voir sur le bord des routes en Albanie. Ici, c’est un homme qui marche avec une chèvre qu’il porte la tête en bas. Quelques kilomètres auparavant, dans les rues de Dürres, un homme tenait un ours en laisse.
L’autoroute se poursuit et j’aspire plutôt à une petite route tranquille. Mon souhait est exaucé, en partie seulement. Petite route, c’est bon. Il s’agit de celle qui doit nous mener à Berat. Tranquille, non. La route est en travaux. Cependant, la réfection de la chaussée s’étend sur 30 km. Visiblement, une équipe est à pied d’œuvre sur une distance de 50 mètres. Ma question : pourquoi avoir détruit 30 km de bitume si un seul tronçon de 50 mètres est recouvert par une seule équipe ? N’aurait-il valu pas mieux détruire 50 m de route et effectuer son revêtement puis les 50 suivants... Il y a peut-être des données que je n’ai pas mais en conséquence, c’est 30 km de piste défoncée parcourus à 20 km/h qui nous attendent. Le lendemain, nous devrons également emprunter le même itinéraire...
| | | Nous arrivons à Berat en fin d’après-midi où nous prenons possession d’un petite étendue d’herbe cachée sous les oliviers pour passer la nuit. Le terrain appartient à un restaurant et le propriétaire, pour quelques euros, permet de s'y installer.
| | | Si j'en juge la densité de transats, cette plage qui ne vous tentait pas, attire quand même beaucoup de monde... Quelle est la température de l'eau à cette saison ? | | | Je ne sais pas trop mais elle est bonne. je dirais 25°c. Mais je n'en sais rien, je n'ai pas mis un doigt de pied dedans  ... | | | 28/07/2014
Jour: 228 km Total: 4251 kmPromenade dans Berat, « la ville aux 1000 fenêtres ». La cité est composées de maisons accrochées à deux flancs de montagne. Les ruelles escarpées et pavées créent un véritable labyrinthe, un réseau permettant d’accéder aux habitations. La ville est vivante, elle est habitée...
| | | Nous passons la frontière macédonienne, le douanier nous souhaite la bienvenue et nous offre des marque-pages...
La ville d’ Ohrid (et son lac du même nom) est le centre touristique du pays. Le lac, très agréable est un lieu de baignade apprécié par les macédoniens. Il est en outre, le lac le plus ancien d'Europe et abrite de nombreuses espèces endémiques. Il y existe même des campings ! Nous partons donc à la recherche d’un lieu paisible, en bord de lac, afin que les petits puissent se défouler (paisible mais plus pour longtemps...). Premier camping: nous ne nous arrêtons pas, les caravanes sont entassées, empilées presque et il manque d’espace. Deuxième camping: je remets les passeports au réceptionniste. Cette fois encore, les campeurs et leur caravane d’un autre temps sont les uns sur les autres. Chacun semble jeter ses déchets à bout de bras. Ils volettent dans les allées au gré du vent. Je récupère sans tarder nos papiers d'identité. Troisième camping: nous sommes à 30 km d’ Ohrid, si celui-ci ne convient pas, nous chercherons un parking qui se révélera plus calme et plus propre. Nous sommes accueillis par un campement de caravanes cassées, sans roues, scotchées à maintes reprises. Visiblement, elles sont habitées. L’envie de faire demi-tour est immédiate. Nous persistons cependant et trouvons une zone herbeuse étendue, en face du lac. Les toilettes et les douches se passent de commentaire, je me laverai donc dans le lac...
Peu enthousiaste, je m’applique tout de même à sortir nos chaises, à brancher l’électricité, à installer notre petit campement. C’est alors qu’une voiture passe devant nous, j’ai juste le temps d’interpeller son conducteur. Il s’agit d’Arnaud et Cécile, deux français rencontrés en Albanie. Gaspard et Émile avaient sympathisé avec leurs enfants, un peu plus âgés. Une aubaine qui égaiera certainement le séjour des petits. Les enfants jouent, nous prenons un verre. Coucher vers 1h00 du matin après une soirée très agréable. Cette rencontre nous incite à rester une nuit de plus dans ce camping (campement ?).
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