Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Yuri66 · 30 juillet 2016 à 20:01 · 103 photos 30 messages · 10 participants · 4 151 affichages | | | | 30 juillet 2016 à 20:01 · Modifié le 30 juil. 2016 à 20:26 Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 1 de 30 · Page 1 de 2 · 2 915 affichages · Partager Cela fait un peu moins de 2 mois que mon second séjour au Japon a touché à sa fin. Pour cette fois je suis reparti exactement à la même période (car elle fait partie d'une des meilleures et mes congés à l'université me permettent d'éviter la période estivale), et j'avais prévu un itinéraire beaucoup plus intense et original que l'an dernier. Autre nouveauté au programme : j'ai souhaité retourner au Japon en solo, ce qui m'a permis de voir et de découvrir le pays en étant beaucoup plus imprégné et attentif à ce qu'il se passait autour de moi. Mais aller à l'autre bout du monde avec pour seuls compagnons son sac à dos et sa valise a aussi engendré pas mal de péripéties plus ou moins inoubliables. Bref voici mon carnet de voyage de mon second voyage au pays du soleil levant.
Les dates : du 16 mai au 5 juin 2016
Le programme :
J0 (arrivée) : Narita J1 : Narita
J2 à J4 : Tokyo
J5 : MatsumotoJ6 : Vallée de Kiso J7 : Nakatsugawa - TakayamaJ8 : Takayama - Shirakawago J9 et J10 : Kanazawa
J11 et J12 : Osaka
J13 : HiroshimaJ14 : KurashikiJ15 : MiyajimaJ16 : Fukuyama - Tomonoura
J17 : FukuokaJ18 : Dazaifu J19 : Fukuoka
Météo
Je suis décidément un énorme chanceux. L'an dernier la météo était parfaite quasiment tous les jours, et cette année ce fut (presque) exactement la même situation, avec toujours de grosses chaleurs et un ciel dégagé en permanence. En détail :
- 13 jours de ciel bleu - 3 jours de pluie continue - 2 jours de bruine intermittente - 2 jours de ciel couvert | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Yuri66 · 30 juillet 2016 à 20:25 · Modifié le 30 août 2016 à 23:52 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 2 de 30 · Page 1 de 2 · 2 841 affichages · Partager J0 : une arrivée ratée
Je décolle depuis l'aéroport de Barcelone à 17h25. Ca fait très bizarre de partir seul à l'autre bout du monde. A vrai dire je ne me suis pas inquiété une seule seconde, mais j'avais déjà dans l'avion le sentiment que ce deuxième voyage au Japon allait me réserver des surprises. Les deux vols ont évidemment été très longs, et c'est à bout de force que j'arrive à l'aéroport de Narita le lendemain à 18h30 heure japonaise.
Comparé à l'an dernier l'excitation est moins présente, j'essaie au contraire de garder mon calme et ma sagesse afin de trouver comment aller à Narita (la ville cette fois) car j'ai prévu d'y passer la nuit. Après pas mal d'allers-retours dans l'aéroport, je trouve mon train qui me conduit à la gare de Narita en 5 minutes. La nuit est tombée, j'ai beaucoup de mal à trouver le manga kissa dans lequel je souhaite passer la nuit et le stress s'accumule. La fatigue a créé un certain manque d'assurance qui m'a empêché d'essayer de baragouiner quelques mots de japonais à des passants afin de leur demander de l'aide. Finalement après près de 30 minutes de recherche je trouve le manga kissa. J'aurais préféré dormir dans un hôtel mais ils sont tous hors de prix à Narita.
Au bout de plusieurs échanges oraux confus et gênants avec la très gentille dame de l'accueil, je parviens à réserver un box avec futon pour un peu moins de 1500 yens, avec obligation de quitter le manga kissa à 4h du matin auquel cas il me faudra payer davantage. Je me presse d'aller dans mon box, ridiculement petit (je ne rentre même pas complètement lorsque je suis allongé alors que je mesure 1m75...) et j'essaie de dormir... jusqu'à ce qu'un séisme de magnitude 5 déboule subitement autour des 21h30 et fait sonner tous les téléphones portables du manga kissa. L'atmosphère est peu rassurante, mais au bout de 20 secondes la terre s'arrête de trembler et tout repart subitement à la normale. C'est à ce moment-là que j'ai ressenti que j'étais vraiment au Japon et que j'étais déjà bien gâté. Et inutile de vous dire que je n'ai quasiment pas dormi de la nuit...
Les centaines de mangas mis à disposition gratuitement dans le manga kissa de Narita.
Mon box | | | À: Yuri66 · 19 août 2016 à 19:51 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 3 de 30 · Page 1 de 2 · 2 587 affichages · Partager Déjà fini ton carnet ? | | | À: Chris06 · 20 août 2016 à 22:06 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 4 de 30 · Page 1 de 2 · 2 530 affichages · Partager Déjà fini ton carnet ? 
Je n'ai absolument pas eu le temps de le continuer (que de péripéties). Je le laisse en stand-by et je pense le reprendre dans quelques jours ! | | | À: Yuri66 · 25 août 2016 à 23:03 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 5 de 30 · Page 1 de 2 · 2 419 affichages · Partager Ahah mince je me suis inscrit pour avoir ton petit récit dommage ça partait super bien !
Je met en fav au cas où merci ! | | | À: Yuri66 · 26 août 2016 à 12:58 · Modifié le 30 août 2016 à 23:55 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 6 de 30 · Page 1 de 2 · 2 392 affichages · Partager J1 : insomnie
Météo : de 13 à 20 °C, ciel couvert le matin et pluie continue le reste de la journée.
Après 2h de sommeil je quitte le manga kissa à 4h du matin pétantes. Le temps d'aller déposer ma valise dans un coin locker de la gare de Narita que le soleil s'est déjà levé. Malgré cette nuit chaotique je suis en forme pour visiter la ville, relativement inconnue des touristes.
On commence officiellement ce voyage par des visites simples mais sympathiques des quartiers et maisons alentours. Je suis absolument tout seul (en même temps à 4h30 du matin cela se comprend), et c'est juste jouissif. Je ressens une forte impression de dépaysement.
30 minutes plus tard je me dirige vers la rue Omotesando, jalonnée de plusieurs boutiques et restaurants, et me retrouve devant un complexe bouddhique où se trouve notamment le Naritasan, le temple principal de la ville. C'est ici que je vois mes premières têtes japonaises de la journée, surtout des retraités et des salary-men qui se rendent au complexe pour prier et discuter.
Je suis tombé sous le charme de cette ville. Derrière son nom symbolisant l'aéroport de prédilection des touristes venant au Japon, se cache en réalité une ville plutôt compacte, très verte, fleurie, calme, avec de beaux bâtiments et une culture japonaise bien implantée.
Le ciel est de plus en plus menaçant, il est prévu de la pluie forte et continue durant toute la journée et ce dès la fin de la matinée. Après une visite de quelques heures de la ville, je retourne à la gare qui avait l'air d'une gare de seconde zone à mon arrivée à 4h30 du matin, où se déplacent dorénavant des dizaines et des dizaines de personnes en direction des voies ou des arrêts de bus. La ville change, elle devient alors un carrefour et un hub imposant de par ses flux humains importants. Je prends le premier train (Keisei Line) qui part direction Nippori, puis direction la gare d'Iidabashi à Tokyo où je m'installe dans le studio que j'ai loué sur Airbnb, ou plus précisément la chambre que j'ai louée dans un studio déjà habité.
Ce qui devait arriver arriva : une pluie monstre qui ne s'arrêtera que dans la nuit. Bloqué dans le studio à cause de la pluie et surtout de la fatigue, je finis par m'endormir en plein après-midi, chose que je ne voulais absolument pas faire pour ne pas davantage encore perturber mon corps.
En début de soirée je fais la connaissance de mon hôte, un jeune salary-man qui parle plutôt bien anglais et avec qui je discute longuement. | | | À: Yuri66 · 26 août 2016 à 15:38 · Modifié le 29 août 2016 à 20:11 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 7 de 30 · Page 1 de 2 · 2 365 affichages · Partager J2 : un retour à Tokyo fracassant
Météo : de 15 à 26°C, ciel dégagé
Lever à 7h30 pour ma première journée à Tokyo. Mon hôte est parti au travail depuis longtemps déjà, et je me hâte de rejoindre la station d'Iidabashi.
J'arrive à la double-gare Korakuen / Kasuga que je connais bien depuis l'an dernier le temps de petit-déjeuner, puis je prends la Mita Line pour passer la matinée à Sugamo, un quartier plein de petites boutiques et restaurants. Mais la particularité de ce quartier est qu'il est surtout peuplé de personnes âgées, qui ont commencé à s'y installer peu après la Seconde Guerre Mondiale. Depuis le quartier est surnommé le "Harajuku des grands-mères". Je me suis contenté de parcourir la rue commerçante Jizo-dori, longue d'à peu près un kilomètre et d'où se dégagent des senteurs diverses et variées venant des innombrables échoppes. La rue est calme et silencieuse. C'est un bonheur de s'y balader, juste pour ressentir cette ambiance particulière.
Pour la petite anecdote, je suis entré dans ce qu'il semblait être une boulangerie-viennoiserie pour prendre ce qui semblait être une viennoiserie, alors que c'était une sorte de beignet fourré au poulpe. Goût très spécial et peu appétissant à 10h du matin.
A midi je retourne à Ueno pour déjeuner. C'est un quartier que j'avais moyennement apprécié l'an dernier, mais j'ai quand même souhaité y retourner car on avait l'air de bien y manger. Et ça tombe bien, j'avais les crocs. Je trouve un restaurant tout près de l'une des je-ne-sais-pas-combien sorties de la gare, où il y a foule.
Le restaurant est spécialisé dans les katsudon, il ne sert pratiquement que ça. Et ils sont à tomber par terre.
Petite pause clope et digestive sur le toit de la gare d'Ueno.
L'après-midi se passera à la Tokyo Sky Tree. Je ne compte pas y monter (moneeeeey), mais je voulais la voir de près et visiter les bâtiments tout autour, par curiosité.
Un dédale de souvenirs
L'arrivée au pied de la tour est assez spectaculaire. Déjà parce qu'il y a des magasins de souvenirs d'absolument partout (je vous laisse deviner la proportion de chinois et le bruit que cela influe...), mais surtout parce qu'on y fête les quatre ans de son inauguration. Et au Japon, quand on fête un tel événement, on le montre.
Pour fêter les quatre ans de l'inauguration de la Sky Tree, quoi de mieux que de coller des milliers de pétales de fleurs à même le sol afin de former de jolis dessins ? Un travail de titan.
Le soir je retrouve une amie japonaise rencontrée l'an dernier à Tokyo. Nous allons à la gare de Shinjuku manger un okonomiyaki, dans un restaurant là encore blindé.
| | | À: Yuri66 · 29 août 2016 à 17:41 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 8 de 30 · Page 1 de 2 · 2 290 affichages · Partager Cool merci pour je lirai jusqu'au dernier jour c'est très intéressant. | | | À: FLayN · 29 août 2016 à 18:47 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 9 de 30 · Page 1 de 2 · 2 285 affichages · Partager Merci 
Je complète aussi vite que je peux avec le peu de temps que j'ai eu en ce mois d'août. Je pars en vacances farniente mercredi pendant quelques jours, ça me laissera du temps (et de l'inspiration) pour rédiger un maximum de journées du voyage, puis de les publier en rentrant. En attendant je vais essayer de finir la partie Tokyo avant de partir. | | | À: Yuri66 · 29 août 2016 à 20:09 · Modifié le 5 sep. 2016 à 15:10 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 10 de 30 · Page 1 de 2 · 2 281 affichages · Partager J3 : une île sur une île qui est sur une autre île
Météo : de 15 à 24°C, ciel voilé
Pour cette troisième journée je vais réparer mon erreur de l'an dernier et aller sur l'île (ou la presqu'île) d'Odaiba. Je voulais à tout prix m'y rendre en 2015 mais le sort en avait finalement décidé autrement.
Odaiba est une presqu'île artificielle construite dans la baie de Tokyo. Pour y accéder il faut emprunter la ligne Yurikamome, un train électrique sans chauffeur qui part de la gare de Shimbashi. Je retrouve à cette même gare un ami d'enfance qui fait ses études à Yokohama depuis 1 an, et qui n'y était jamais allé non plus.
Odaiba est un paradis pour touristes en soif de spectacle et de modernité. Non pas parce que l'île est belle avec une nature préservée toussa toussa, mais parce qu'à l'image de Macao ou de Las Vegas, elle renvoie une image de paradis artificiel et de matérialisme. C'est ainsi que l'on y trouvera des spots aussi originaux que surprenants, dont certains sortent du lot et sont réellement bluffants.
Ciel artificiel et boutiques en tous genres.
On se croirait presque en Italie. Et encore vous n'avez pas vu la pièce qui se trouve derrière la fontaine...
Cette île est vraiment étrange. Il n'y a pas de cohérence en termes d'architecture (vous allez me dire c'est un peu le cas partout au Japon, mais là c'est encore plus flagrant). Lorsqu'on se balade dehors on en viendrait presque à se croire dans un remake du film Inception tellement le paysage n'a aucun sens. Mais c'est bien ça qui fait le charme d'Odaiba, l'impression de voir une île sortie de nulle part et que l'on a complété en rajoutant des immeubles et des routes piétonnes par ci par là, sans se soucier d'une quelconque cohérence générale. La grande majorité de l'île est quasi-vide de touristes, qui se regroupent en masse uniquement autour des spots touristiques.
Nous mangeons dans l'immeuble gigantesque derrière le Gundam. A l'intérieur des dizaines de restaurants, et je teste un repas coréen tellement épicé que j'en pleure.
L'après-midi nous continuons la visite de l'île, qui attise fortement ma curiosité. Très vite nous arrivons devant la célèbre Statue de la Liberté, finalement plutôt petite, mais dont le principal attrait est la vue que nous offre le spot sur les gratte-ciels de la capitale.
Encore un peu plus loin se trouve une plage. L'eau est froide mais il n'y a aucune vague alors qu'il y a pourtant un peu de vent. De toute façon je ne vous conseille pas de vous y baigner car nous avons vu des méduses mortes flotter à la surface de l'eau.
Nous longeons la plage en marchant sur le sable jusqu'à arriver pile devant le Rainbow Bridge, le fameux pont de Tokyo qui relie Odaiba au continent. Après quelques minutes de contemplation nous décidons d'y retourner au crépuscule, et de continuer notre visite de l'île en allant cette fois dans les bâtiments.
L'île du divertissement
C'est en entrant dans les bâtiments que je comprends pourquoi Odaiba est surnommée "L'île du divertissement". Tout, absolument tout incite à la consommation. On peut y faire n'importe quoi dans un rayon d'influence restreint et adapté aux touristes à pied : parc d'attractions, musée de cire, musée Lego, cuisine... et j'en passe. On y trouve aussi des robots qui parlent, à tête de robot ou à tête humaine, comme celui qui accueille les touristes et auquel ou peut lui poser des questions à travers un écran holographique. Flippant mais efficace.
A 19h on retourne sur le Rainbow Bridge pour contempler Tokyo le soleil couchant et les milliers de lumières qui s'allument dans la ville. On assiste à ce moment-là à un feu d'artifice sur Odaiba dont nous ne savons pas grand chose, mais qu'importe c'est beau.
Une fois la nuit bien tombée nous repartons d'Odaiba en traversant entièrement le pont par le chemin piéton construit pour cela. Nous marchons très près des nombreux camions et voitures qui circulent à vive allure.
On termine notre soirée à Shibuya en dégustant des sushis et en se promenant dans ce quartier que j'affectionne particulièrement.
| | | À: Yuri66 · 30 août 2016 à 17:25 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 11 de 30 · Page 1 de 2 · 2 226 affichages · Partager je suis revenue depuis 2 semaines de mon voyage et c'est encore plus agréable de lire les TR surtout que, dans toute logique, ca me renvoit à tout ce que j'ai pu voir et ce que j'ai pu louper et me donne encore plus envie de repartir.
je vais suivre ton tr avec attention, perso j'ai adoré Odaiba et j'aurais aimé y passer plus de temps et que le feux d'artifice soit maintenu mais je profite de tes photos et de ton récit, c'est déjà ça | | | À: Yuri66 · 30 août 2016 à 21:34 · Modifié le 31 août 2016 à 0:02 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 12 de 30 · Page 1 de 2 · 2 207 affichages · Partager J4 : comme une envie de ne rien faire
Météo : de 14 à 21°C, ciel nuageux
Je n'en ai pas parlé avant, mais le jet-lag a été très présent. Je regrette de plus en plus d'avoir choisi la solution facile pour ma première nuit, cela me coûte cher, notamment ce jour-là où je me suis levé presque à midi. Impossible de dormir pendant la nuit. Du coup l'excursion prévue à Kamakura ne pourra pas se faire. La déception est grande, surtout que c'était ma dernière journée à Tokyo et je voulais vraiment aller à Kamakura. Du coup je suis obligé de me rabattre sur une solution de rechange. Et comme je n'avais pas spécialement envie de rester en ville, c'est pas facile de trouver.
Finalement en me renseignant sur Internet je décide d'aller à Tsukishima, un quartier tout près de Tsukiji où se tient le célèbre marché aux poissons de Tokyo. Il est déjà 14h30 quand j'arrive à la station. Le temps est humide et frais, c'est très agréable. Le quartier a effectivement un peu de charme, même si je n'ai pas vraiment été emballé. On trouve des très hauts immeubles de logement tantôt vétustes, tantôt neufs, et des petites maisons serrées les unes des autres. Cela fait un paradoxe amusant.
Je ne reste pas très longtemps, et mon manque de motivation me pousse à retourner à l'appart pour m'occuper dans le calme. Je n'avais vraiment pas envie de marcher aujourd'hui. Je suis quand même allé à Harajuku pour manger une crêpe avant de retourner m'isoler à l'appart. Je n'aime pas trop ce quartier à cause de la foule permanente et de son manque de personnalité.
Le soir se passera heureusement mieux. Je propose à mon hôte de l'accompagner au restaurant qu'il veut avant de lui faire mes adieux. Il m'amène manger des tonkatsu dans un restaurant en sous-sol et blindé de monde. Après une queue à l'extérieur qui aura duré une heure, nous nous installons dans le restaurant. Il n'y a que des Japonais et les menus sont uniquement en langue japonaise et écrits en calligraphie. J'ai vraiment halluciné et eu l'impression d'être un vrai privilégié, avec mon hôte qui me traduisait le menu et me conseillait des plats et des boissons alcoolisées typiques. Tout était absolument délicieux et pour la première fois depuis que je suis au Japon (voyage de 2015 compris), je me suis senti comme un vrai Japonais.
En attendant que le restaurant ne se libère...
Je ne me couche pas trop tard, réveil prévu à 7h le lendemain pour ne pas rater le bus qui m'amènera dans les Alpes japonaises, la partie du voyage que j'attendais avec le plus d'excitation. | | | À: Yuri66 · 30 août 2016 à 22:07 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 13 de 30 · Page 1 de 2 · 2 194 affichages · Partager Sympa, ton compte rendu... Tsukishima est surtout réputé pour ses monjayaki, le "Okonomiyaki de Tokyo" Tu es passé dans la rue dans laquelle se trouvent tous les restaurants (photo N°4). L'expérience culinaire aurait été intéressante... surtout quand on les fait soi-même.
Sinon, ce quartier sert de "garage de jour" aux "yakabune", ces bateaux restaurant qui voguent tous les soirs dans la baie, entre le Raimbow bridge et Odaiba.
Mais l'endroit le plus prisé pour faire une photo contrastée, c'est ici:
Vivement la suite... | | | À: Fuchan69 · 30 août 2016 à 22:31 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 14 de 30 · Page 1 de 2 · 2 186 affichages · Partager Je n'étais pas au courant que ce quartier jouait un rôle assez important. Et la dernière photo est magnifique, j'adore ce genre de paysage urbain. J'y retournerai en étant plus curieux quand j'en aurai l'occasion. | | | À: Yuri66 · 30 août 2016 à 23:18 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 15 de 30 · Page 1 de 2 · 2 173 affichages · Partager J'ai habité ce quartier une semaine. Je l'avais choisi pour pouvoir être à Tsukiji à pieds avant 4h00, mais il aurait fallu passer la nuit devant le marché pour pouvoir entrer à la criée. Au bout de 2 matins, j'ai laissé tomber. J'ai quand même pris le temps de visiter chaque ruelle, de photographier tous les endroits sympas... et de manger dans plusieurs resto!
Mais ce n'est pas le plus intéressant de Tokyo. Quand j'y reviens, c'est uniquement pour manger! | | | À: Yuri66 · 5 septembre 2016 à 0:06 · Modifié le 5 sep. 2016 à 0:53 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 16 de 30 · Page 1 de 2 · 2 086 affichages · Partager J5 : bouffées de chaleur
Météo : de 10 à 26°C, ciel dégagé
Cette dernière nuit à Tokyo a été insupportable. Il m'a été impossible de m'endormir de toute la nuit. C'est énervé que je me lève de mon lit à 7h30, et après une rapide toilette, file en direction de la gare de Shinjuku.
J'avais oublié de préciser quelque chose pour la journée 4. Pour éviter de me trimballer ma valise dans les Alpes japonaises, je l'avais déposée en fin d'après-midi au 7 eleven à côté de l'appartement en utilisant le service Takkyubin. Pour 1500 yens j'ai ainsi pu demander à ce qu'elle soit livrée 6 jours après à ma guest house d' Osaka. Ce service est vraiment très pratique, même si il est difficile de remplir la paperasse pour l'envoi car tout est écrit en japonais.
Revenons à notre journée en question. J'arrive à la gare de Shinjuku, et je me dirige vers l'immense gare routière à quelques dizaines de mètres d'une des sorties. C'est avec la compagnie Highway-buses que je voyagerai jusqu'à Matsumoto, mon premier arrêt dans les Alpes japonaises. Le bus passe par l'autoroute très très TRES embouteillée au moment de quitter Tokyo, mais au bout de quelques dizaines de kilomètres le trajet devient fluide. Le bus est climatisé, les sièges confortables, les toilettes en arrière du bus sont grands. A mi-chemin on sent qu'on commence à entrer en zone un peu plus rurale avec les paysages qui sont de moins en moins urbanisés et de plus en plus verts et montagneux.
On arrive à Matsumoto avec 15 minutes de retard, et au vu des embouteillages du début je trouve ce retard largement acceptable. A la sortie du bus on sent tout de suite que l'on est en altitude et dans une zone beaucoup moins influencée par l'océan : la chaleur est intense, et l'air est sec. Je commence à manger à côté de la gare, puis je dépose mon sac à dos dans un coin locker dans une sorte d'hypermarché en face de la gare pour 100 yens. Le prix des consignes dans cette ville est beaucoup moins élevé que partout ailleurs au Japon, j'ai trouvé ça étonnant.
Par quoi commencer la visite de la ville ? Par son célèbre château évidemment ! Mais bien que son accès ne soit pas trop difficile, j'ai réussi à me tromper de chemin et à me retrouver dans un parc assez sympathique. Beaucoup d'enfants avec leurs parents s'y baladent, mais on retrouve aussi des étudiants se regroupant sur des bancs ou par terre pour bosser.
Un aperçu du parc あがたの森公園.
Après une petite heure passée ici je me dirige vers le château. J'en profite pour visiter un peu la ville que j'aime beaucoup. Après Tokyo c'est très agréable de se retrouver dans une ville à taille humaine et calme. J'ai tout de suite senti les gens beaucoup moins stressés et plus "friendly" qu'à Tokyo.
Juste avant le château.
J'arrive devant le château, et mon dieu c'est tellement beau !
So Google Images !
Il y a peu de touristes pour un samedi après-midi. Je prends bien mon temps et contemple le château sous tous ses angles. Tout est tellement harmonieux, c'est fou. Je le préfère définitivement à celui d' Himeji que j'avais aussi adoré l'an dernier.
Une des portes du château.
Après une glace au matcha dégustée en me baladant dans un petit quartier résidentiel, j'entre dans ma guest-house de la soirée juste à côté du château. La propriétaire est adorable. J'avais apparemment réservé trop tard et par conséquent il n'y avaient plus de chambre et elle a dû m'aménager un futon dans l'entrée. Je dormirai à côté d'une étudiante japonaise avec qui je boirai du thé et à qui je donnerai un petit cours de français.
Le soir Matsumoto s'endort. Là encore ambiance radicalement différente de la capitale. Ca m'a rappellé un peu ma ville Perpignan : c'est très calme, il n'y a presque personne même dans les rues principales, tout ferme, seuls quelques groupes d'amis ou des couples se baladent pour aller au karaoké ou dans un bar. De mon côté je vais aller manger au Mos Burger de la gare.
Je finis la soirée devant le château de Matsumoto, fortement éclairé la nuit afin de mieux l'admirer. Je profite de ce moment de solitude et de bonheur avant d'aller me coucher avec le dernier album des Twenty One Pilots dans mes oreilles.
| | | À: Yuri66 · 5 septembre 2016 à 10:14 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 17 de 30 · Page 1 de 2 · 2 042 affichages · Partager carnet sympa...
Moi aussi j'avais beaucoup aimé le château noir de MATSUMOTO...
une photo en avril 2014...
| | | À: Yuri66 · 6 septembre 2016 à 23:19 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 18 de 30 · Page 1 de 2 · 1 969 affichages · Partager Je suis fan de Matsumoto (comme Bene ^^), j'aime son côté provincial et reposant. Quant au château, ce qui est notable, c'est son accessibilité : le soir ou la nuit, on peut toujours aller le contempler... | | | À: Masterpo · 7 septembre 2016 à 0:52 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 19 de 30 · Page 1 de 2 · 1 961 affichages · Partager Je suis fan de Matsumoto (comme Bene ^^), j'aime son côté provincial et reposant. Quant au château, ce qui est notable, c'est son accessibilité : le soir ou la nuit, on peut toujours aller le contempler...
Pareil. J'ai adoré à tel point que j'ai regretté d'y être parti si vite alors que j'avais eu le temps de bien visiter le centre. | | | À: Yuri66 · 10 septembre 2016 à 20:45 · Modifié le 14 sep. 2016 à 18:30 Re: Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) Message 20 de 30 · Page 1 de 2 · 1 872 affichages · Partager J6 : Samurai Champloo
Météo : de 13 à 28°C, ciel dégagé
Je me lève à 6h pour ne pas rater le premier train de la journée qui traverse la vallée de Kiso. Cette journée sera placée sous le signe de l'Histoire, où j'ai prévu de visiter trois des principales stations du Nakasendo. Le Nakasendo est une route commerciale reliant Kyoto à Tokyo, créée durant l'époque Edo lors du changement de la capitale du pays. Cette route a permis les transferts humains et matériels entre les deux villes, et des dizaines de stations ont été aménagées sur la route afin de fournir les vivres ou de permettre aux samouraïs de s'y reposer.
Je prends le train direction Narai, le premier arrêt de la journée. C'est une station très connue des Japonais, et au contraire totalement méconnue des étrangers. J'arrive sur place un peu avant 7h30, et j'ai 1h30 pour visiter la station.
Une claque monstrueuse
Qu'elle ne fut pas ma joie immense au moment de sortir de la minuscule gare de Narai. Le cadre est visuellement sublime. J'étais absolument tout seul, l'état dans lequel je me trouvais était plutôt complexe, une sorte de mélange entre étonnement, joie, sentiment de chance, solitude et bien-être. L'endroit a été restauré mais n'a pas été modifié avec le temps, j'ai eu l'impression d'avoir voyagé trois siècles en arrière (après avoir passé les voitures du parking de la gare bien sûr).
Un kilomètre en ligne droite. Une promenade de quelques dizaines de minutes chargée en émotions. En arrivant au bout de la rue principale, un vieux Japonais, visiblement étonné de voir quelqu'un aussi tôt (et un occidental qui plus est) commence à discuter et à me poser des questions sur mon voyage et sur les raisons qui m'ont poussé à retourner au Japon pour la seconde fois.
Il est temps pour moi de revenir à la gare. Avant d'y aller je m'arrête devant le beau cimetière de Narai. Il est construit verticalement, sur plusieurs étages.
Petit moment de stress en arrivant à la gare (ça faisait longtemps). Elle n'ouvre théoriquement qu'à 8h30, et le train qui m'intéresse y part à 8h41. Evidemment il n'y a pas de distributeur de billets ici. Bref moment de panique, mais j'avais oublié la ponctualité des Japonais qui a fait que le personnel a pu arriver et ouvrir la billetterie à l'heure.
Il faudra 1h15 de train pour arriver à Nagiso, une petite ville pas très belle, mais qui n'est pas l'objet de ma visite. En effet je vais y prendre un bus qui va m'amener à Tsumago, une autre station importante et touristique du Nakasendo. Enfin non finalement je décide au dernier moment de ne pas y aller en bus mais à pied.
Bienvenue dans le Japon de l'envers
Moi qui pensais que cette promenade ne paierait pas de mine... Cette route pédestre d'environ 3 km est magnifique. Elle nous fait passer par des petits villages, des rizières, des forêts... Tout sent bon le calme et la nature. On y croise quelques Japonais qui travaillent leurs terres, d'autres qui profitent de la tranquillité et de la météo en se baladant.
Après 1h de marche j'arrive à Tsumago. Il est 11h30. La station est différente de Narai. Les bâtiments sont pour la majorité d'entre eux noirs, et le cadre est moins bucolique. De plus le site est bondé de touristes, je me sens un peu moins "ailleurs" et suis un peu déçu. Toutefois les échoppes sont quasiment toutes ouvertes et le site est vivant.
Avant de manger je me dirige à l'office de tourisme qui propose, uniquement les week-ends, le transport de bagages entre Tsumago et Magome et inversement, pour 500 yens par bagage. J'y dépose mon sac à dos qui arrivera à Magome une heure plus tard, mais attention il faudra aller le récupérer avant 17h, heure de fermeture de l'office.
J'ai faim, et il y a peu de restaurants ici. Je trouve à l'entrée de Tsumago un petit restaurant qui propose la spécialité du coin, les gohei-mochi, une grosse boule de riz sucrée façon bâtonnet de glace nappée d'une sauce à la noix et au sésame. C'est vraiment délicieux et original.
Avec en accompagnement un bol de soba !
Après manger j'attaque directement la partie la plus connue du Nakasendo, le sentier pédestre de 8 km reliant Tsumago et Magome. La promenade, sans être exceptionnelle, est très agréable et nous amène dans des forêts, devant des cascades, et encore dans des petits villages. On y croise peu de gens, dont la majorité sont des Japonais.
Et oui il y a des ours dans les Alpes japonaises. Tout le monde ou presque avait sa petite cloche, j'avais l'air un peu pauvre sans la mienne, alors que l'on pouvait en louer à Tsumago. Toutefois je ne pense pas qu'elle soit indispensable en cette période de l'année. Les ours ont déjà trop chaud et s'installent beaucoup plus en altitude.
La surprise principale de cette ballade sera vers la moitié du trajet. Ici se trouve une belle et ancienne maison de thé où l'on peut s'y reposer, profiter d'un bon thé vert gratuitement, et surtout regarder des musiciens faire de la musique avec des instruments japonais. L'ambiance est excellente et chaleureuse, c'est un très bon moyen de se reposer agréablement, car il faut le dire, la promenade est assez crevante par endroits.
Il m'aura fallu 2h30 de marche avant de distinguer au loin des montagnes rappelant fortement les Pyrénées. L'apparition de ces montagnes symbolise la fin de la randonnée et l'arrivée à Magome, la troisième et dernière station prévue aujourd'hui.
Il est 15h et il y a évidemment beaucoup de touristes. Etant donné que je passe la nuit ici, j'ai préféré me diriger tout de suite vers mon ryokan et attendre qu'il y ait moins de monde pour visiter Magome. Le ryokan en question est le seul que j'ai trouvé à un prix un minimum correct.
A partir de 17h les touristes commencent à déserter le coin, et il faut attendre seulement quelques dizaines de minutes pour se retrouver presque seul. Je profite de ce calme hors-norme pour visiter Magome dans les meilleures conditions possibles. La station est construite en pente assez raide, et aller d'un bout à l'autre à pied est déjà une belle épreuve.
Je rencontre un jeune couple de Français dans le ryokan avec qui je sympathise et je me ballade une fois la nuit tombée. D'ailleurs la nuit change totalement notre façon de penser et de voir le paysage, avec ce côté mystique indescriptible qui prend le dessus et nous fait davantage sentir que nous sommes ailleurs.
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