Nous séjournions sur l'île de Dong Khone aux 4 000 îles au
Laos. Afin de rejoindre
Siem Reap au
Cambodge, les agences, hôtels, etc, proposent tous la même prestation (ce sont des intermédiaires) c'est à dire départ à 8h00 de Dông Khone et arrivée à 18h00 à
Siem Reap sans plus de précision. Le prix du billet est autour de 210 000 kips ou 26 USD. Nous sommes donc partis de Dông Khone à 8h00 en bateau afin de rejoindre le débarquadère de Nakasang. Ensuite, nous avons attendu jusqu'à 10h30 à la petite gare routière pour s'entasser à environ 17 touristes dans un mini-van. Nous étions serré comme des sardines. Les sacs à dos étaient sous nos pieds car ils ne veulent pas utiliser le toit. Arrivés à la frontière laotienne, ils nous ont fait descendre et donné nos bagages sans explication. Les douaniers laotiens ont exigé 2 USD par personne pour apposer le tampon de sortie sur nos passeports. Naturellement, c'est illégale car c'est gratuit. Toutefois personne a refusé afin de ne pas se prendre la tête avec ces délinquants. Ensuite, nous avons parcouru à pied 400 mètres jusqu'au poste-frontière cambodgien. On t'oblige à passer par une guérite où un mec te demande ton certificat de vaccination de couleur jaune qu'on te remet lorsque tu fais ta vaccination de fièvre jaune. Heureusement, nous l'avions. Le mec a été très déçu ! Car pour les autres, c'était 1 USD. Évidement, c'est complètement bidon car rien ne t'oblige à avoir ce certificat. Ensuite, il fait semblant de prendre ta température avec un pistolet qu'il appose un quart de seconde sur ta main. Si ridicule que cela en était drôle. Puis, ayant obtenu nos visas en
France, nous nous sommes rendus directement au guichet qui délivre le tampon d'entrée sur le territoire cambodgien. Et là surprise, nous n'avons pas été racketté ! En fait, les douaniers rackettent ceux qui demandent leur visa à l'arrivée. Le visa est de 30 USD mais ils exigent 35 USD. Ils se mettent ainsi 5 USD dans la poche sur le dos de chaque touriste. Toutefois, il n'est pas tellement plus avantageux d'obtenir son visa en
France. Car tu dois payer l'envoi et le retour de ton passeport en lettre recommandé si tu ne peux pas de déplacer à l'ambassade du
Cambodge à
Paris. Ainsi, je pense avoir payé plus que 35 USD en euros afin de l'obtenir en
France.
Nous sommes alors sortis du bâtiment afin de rejoindre une échoppe au bord de la route. Nous avons attendus environ une bonne heure pour qu'un mini-van vienne enfin "charger" son lot de touristes. Rebelote. On nous entasse dedans avec nos sac à dos sous les pieds. Une jeune ne voulais pas monter car elle pensait que ce n'était pas possible vu la concentration de personnes à l'intérieur ! Eh bien si, cela a été possible. De toute façon, elle n'avais pas le choix. Nous partons pour Stung Streng. Arrivés sur un terrain vague, style dépôt, ils nous font tous descendre. Certains partaient pour Phnom Phen et d'autres pour
Siem Reap. Ils nous ont fait attendre plus d'une heure trente dans leur "restaurant" improvisé alors que les mini-vans et leur chauffeur étaient présents. Enfin, nous avons quitté la ville, toujours autant comprimés dans le mini-van. Nous sommes arrivés vers 21h00 à quelques kilomètres du centre-ville de
Siem Reap, sur un terrain, style dépôt. Là, quelques tuk-tuk nous attendaient afin de nous emmener au centre-ville. Naturellement au prix fort.
En conclusion, ce voyage n'a pas été des plus agréables avec l'impression d'être pris pour de la "merde" (désolé pour l'expression) par cette petite compagnie de transport qui semble avoir le monopole (merci la corruption pour obtenir le marché). Toutefois, il me semble difficile de faire ce trajet en prenant les transports locaux. Le poste-frontière est en pleine campagne, au milieu de nul part. Dès lors, mieux vaut être averti des conditions du transport. On accepte mieux le voyage.