FrenchKorean · 13 janvier 2013 à 15:37 · 54 photos 18 messages · 8 participants · 5 587 affichages | | | | 13 janvier 2013 à 15:37 · Modifié le 20 mai 2013 à 10:03 Message 1 de 18 · 5 495 affichages · Partager Bonjour à tous, je retracerai ici le voyage de trois semaines que j'ai fait avec mes parents, mon frère et ma sœur le long de la Côte Est des États-Unis, tout d'abord en bateau en Nouvelle-Angleterre puis à travers les grandes villes du Mid-Atlantic. Bonne lecture à l'avance et n'hésitez pas à mettre un petit mot si vous avez aimé ou si vous avez des questions  .
J-1 : nous arrivons à l'aéroport de Boston en ce jeudi 3 août, fatiguée par le voyage. Mais il faut vite repartir pour récuperer le bateau à Jamestown, Rhodes Island, en face de la mythique Newport, capitale des Skipper du monde entier. Le temps est magnifiques et on voit au loin le pont de Newport, certe moins connu que le Golden Gate mais tout aussi beau. On s'installe dans notre voilier, un petit monocoque avec deux cabines doubles. Puis le soir venu, dîner dans un petit restaurant et premier Lobster Roll, une sorte de hot dog avec du homard, plat qui semblerait impensable en France mais pas là-bas où le homard est un plat répandu et bon marché  !
J-2 : après des courses dans la matinée, départ enfin pour notre première étape, la petite île de Cuttyhunk au bout des îles Elizabeth. malheureusement, nous n'en verrons rien à cause du brouillard qui tombe dès notre sortie du port, créant une ambiance fantomatique, avec des cargos, voiliers et bouées de signalisation sortant de nulle part. À l'arrivée, nous avons même failli heurter un récif, le GPS tombant évidemment en panne  . Heureusement, d'autres bateau nous le signale et nous avons évité le pire même si ce n'est que le début de nos aventure avec ce GPS !
J-3 : on repart tôt le lendemain direction la première grande étape de notre voyage, l'île de Martha's Vineyard, avec un allié de poids, le vent qui nous rejoint enfn ! C'est donc une traversée tranquille qui nous attends vers le port d'Edgartown. Ce port est tout ce qu'on pourrait attendre d'un port américain, avec ses maisons en bois sur le rivage. Sur notre droite, un autre bateau à voile entre dans le port, uniquement grâce aux vents  ! Tandis que ma soeur et moi sommes des matelots assez inefficace qui, selon mon père, aurait déjà perdu 15 fois l'America's Cup.
J-4 : aujourd'hui pas de bateau, mais un tour en vélo autour de l'île (pour l'instant on est plutôt écolos  ). On se baigne pour la première fois sur les plages où à été tourne le film culte de Spielberg, Les Dents de la Mer, (celui avec les requins  ) ce qui ne rassure pas trop mon frère. À midi, nous nous rendons dans le village d'Oaks Bluffs pour voir les Gingerbread House, des maisons de couleur vives comme pour des poupées puis rentrons vers Edgartown en voyant au passage des sortes de dindons sauvage, une plage pour les surfeurs et la maison du chinois fou. en fin de journée, nous rencontrons et sympathisons avec un couple de Boston, eux aussi fan de voile. Ils nous invitent à dîner chez eux quand nous y arriverons, mais j'en reparlerai.
J-5 : le lendemain, départ d'Edgartown après un petit déjeuner mémorable et départ pour l'île des baleiniers, Nantucket. Ce lieu est déjà plus traditionnel que Martha's Vineyard, repère de l'intelligentsia bostonienne. Nantucket est encore empreinte de son passé malgré le fait que les maisons de capitaines coûte plusieurs millions !
J-6 : visite de Nantucket en vélo encore une fois après le musée de la baleine (un des 100 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie parait-il  ) on en retiendra surtout les dessins sur dent de cachalot, la chaise en forme de baleine et le documentaire très patriotique sur l'île, comme dans la plupart des monuments américain d'ailleurs. Ensuite on se ballade, et on se baigne, la routine pour l'instant ! En recherchant les lieux de tournage d'Un Été 42 (en fait c'était en Californie  ) Puis on part le soir pour la "traversée de la mort".
J-7 : Pour comprendre la traversée que nous avons faite cette nuit là, il faut savoir que le Cape Cod est une vast langue de sable formée par les courants. Or ces braves courants sont encore à l'œuvre, créant sans cesse des bancs de sables qui font de la pointe sud du Cape une zone redoutée de tous, sauf de "crazy french" ! Selon les dire de mon père et de ma sœur (je me suis endormi une fois mon tour de garde passé  ) le GPS tomba en panne dans cette zone, tandis que le brouillard tombait, rendant les feux des bouées impossible à voir. Mon père fit donc confiance à une boussole et se dirigeait toujours vers l'ouest quand ils entendirent des bruits de vagues et que le fond se rapprochait dangereusement. Fort heureusement, la mer était calme et nous n'avons rien eu, plus de peur que de mal donc. Au matin, en me réveillant, ignorant des événements de la nuit, nous fumes récompensé par les falaises du Cape Cod pour nous seul et surtout un groupe de quatres baleines à bosses qui passèrent à côté de nous. La zone est en effet un réservoir de vie marine unique, en une journée nous y avons vus quatre baleines, un phoque, un dauphin et un groupe d'américain qui avait pêche un poisson de la taille d'un homme ! Anecdote amusante, à Nantucket mon frère souhaitait acheter de quoi pêcher des petits poissons, ils n'avaient que des instruments pour la pêche au gros !
Après cette journée riche en événement, nous sommes enfin arrivés à Provincetown, ville de la pointe du Cape peuple, en été, à plus de 50% d'homosexuelles. Il y avait donc une ambiance absolument unique dans cette ville joyeuse et festive dont les murs était tous tague et coloré.
J-8 : Après une seule soirée à Provincetown, nous partons pour Boston dans la pluie et le brouillard. Arrivés au pied des gratte ciel de la mégalopole, nous apprenons que la marina n'a plus d'emplacement disponible, nous serons donc forcé de prendre un bouée, ce qui nous permettra d'avoir une vue unique sur le port en nous levant le matin. On finit la soirée en dégustant un homard (entier) au Legal Sea Food, un restaurant de fruit de mer très sympathique et avec des produits archi-frais !
J'achève ici le récit de cette première semaine, en viendront deux autres avec Romney, la Guerre d'Independance, le vol du siècle, le Mayflower, les Vanderbilts et des limules ! | | | En voilà un voyage original qui me donne des idées! Je suis impatiente de lire la suite : n'hésitez pas à mettre plein de photos et de détails pratiques. Pouvez-vous détailler la location de votre bateau : longueur, voiles, niveau d'équipement (vieillissant ou en bon état. Cf les soucis de GPS), quillard ou dériveur lesté (vu la configuration des lieux, quelle est la meilleure formule?), coût, assurances (j'imagine que ça a son importance aux US), prix des places de port, direction des vents dominants, éventuels guides de navigation et/ou cartes utilisés. Merci! Et bon courage pour la suite! Marie | | | À: Mlefevre · 13 janvier 2013 à 19:06 Message 3 de 18 · 5 389 affichages · Partager Merci beaucoup, au niveau des questions technique, je suis pas un expert, désolé  . Je peut juste vous dire que c’était un beneteau 381 de 38 pieds. L’équipement de navigation était en effet en assez mauvais états, mais le temps était bon heureusement !!! En ce qui s'agit du loueur, nous nous y sommes pris assez tard ce qui fait qu'il n'y en avait plus beaucoup avec des bateaux disponibles. De fait, il y en a plein dans la région, essentiellement a Newport mais pas seulement. Les vents sont surtout Sud-Nord et ils sont très importants, surtout au niveau des îles, ensuite, le grandes baies ont assez peu de vent. L'assurance est assez chiante, en gros on devait toujours avoir un port en vue, ne pas sortir avec une visibilité trop faible, ne pas s'ancrer la nuit (l'ancre avait aussi un problème de moteur), et surtout ne JAMAIS naviguer de nuit. Nous n'avons respecter aucune de ces règles  !!!! Les cartes fournit ne contenait pas la zone de Boston et nous avons surtout fait appel a une application i-pad de carte maritimes. Les ports enfin sont uniquement des bouées le seul endroit ou nous aurions put ne pas en avoir était Boston (mais le NY Yacht Club avait décidé d'y aller en même temps que nous donc pas de quai  ). Ensuite il y a un service de navette, payant, gratuit ou à pourboire, la qualité des marinas dépend vraiment du port, à Edgartown c’était génial  mais à Provincetown  J’espère que ça vous sera utile. | | | Merci pour ces infos! Si votre papa avait le temps de les compléter, ce serait super! Bonne soirée! Marie | | | À: FrenchKorean · 13 janvier 2013 à 21:20 · Modifié le 20 mai 2013 à 10:00 Message 5 de 18 · 5 368 affichages · Partager Je reprend donc le récit là où je l'avais laissé : Boston
J-9 : C'est parti pour la visite du berceau de l’Amérique. On commence par ce balader le long de la Freedom Trail pour voir les traces de la Guerre d'Indépendance américaine, tout en en profitant pour découvrir le centre d'une grande ville américaine. Sans l'avoir prévu, nous allons de fait pendant ce voyage revivre les débuts de l’Amérique, après Boston ce sera en effet Plymouth, NY, Philadelphie et Washington en conclusion (je sais je spoile  ). En parlant de Washington, le circuit s’arrête au Capitole du Massachusetts, ancien bureau de Mitt Romney ! De fait, Boston est une ville présidentiel, outre l'ancien candidat Romney, y vit aussi le Secrétaire d'Etat (et candidat démocrate en 2004) John Kerry, sans oublier les Kennedy, symbole de l’intelligentsia de la Nouvelle-Angleterre, les fameux WASP (certes JFK et Romney ne sont pas vraiment protestants mais c'est pas grave  ). Et tout ce beau monde habite dans le quartier de Beacon Hill, juste derrière le Capitole.
Beacon Hill, on y va justement. Outre avoir ete le lieu d'invention du Bacon (selon mon père  ), le quartier c'est surtout des maisons en brique rouge où vivent les grands de la côte Est.
Épuisé par les collines du Bacon, on va se reposer dans un parc de la ville, où nous rencontrons une française qui a quitté notre pays après 1968, avait survécu à un accident de train, avait peur des maladies donné par des écureuils et pensait que les Américains était de grand enfants qui attendait tout de l'Etat  . Voyez le personnage. En parlant de personnage, Boston a été transformé par un architecte du nom de Pei (celui de la Pyramide  ) dont les immeubles sont parmi les plus beaux de la ville.
Après le "Pei Quarter" nous nous rendons au Isabella Stewart Gardner Museum qui, outre ces collections fabuleuse et les nouveaux bâtiments crée par N.Foster  , est fameux pour le vol du siècle. Mme Gardner a eu en effet la bonne idée de mettre plusieurs Rembrandt et Vermeer dans la même pièce et d'imposer que rien ne soit changé auquel cas elle céderait les collections au lieu de les donner à l'Etat. Du coup, ce qui devait arriver arriva et des voleurs pénétrèrent dans le bâtiment insuffisamment protégé et volèrent le Vermeer et deux Rembrandt ainsi qu'un Manet, un Degas, etc... Et comme rien ne pouvait être modifié, les cadres vides sont encore accroché sur les murs  ! Sinon, ce musée vaut vraiment la peine. En plus il est gratuit si vous vous appelez Isabelle ou que vous avez des chaussettes rouges  . Enfin bref, après toute ces visites à pied et avoir traversé la moitié de Boston !!!
Nous sommes rentrés chez nous, sur l'eau, en attendant nos amis américains rencontrés à Edgartown qui nous invitait à dîner chez eux. Or, il s’avère que, d'une part le mari travaillait avec le MIT et d'autres part ils habitaient prés de Lexington. Donc, nous avons put voir les université de Cambridge au nord de Boston où se trouve Harvard et le MIT, ce qui me fait dire que les trois plus grandes universités du monde sont au même endroit, ce qui donne d'ailleurs à Boston son surnom d’ Athènes de l'Amérique ! On ne dira jamais assez de chose sur Harvard qui forma tout les Présidents depuis Bush père ! Notre ami américain dira néanmoins qu'au MIT vont ce qui bossent et à Harvard ce qui payent  . Quand à Lexington, ce fut le lieu de la première bataille de l'Indépendance où, selon notre ami, les américains eurent la victoire car trop bourré, il n'avait pas peur de l'armée anglaise ! Le lieu est aujourd'hui totalement sacralisé.
J-10 : Apres les visites de la veille, on reste à Boston pour voir le Museum of Fine Arts, qui a lui aussi regroupé ces chef-d'oeuvre (Monet, van Gogh, Renoir, Turner) dans une pièce  , donc scénario à la Stewart Gardner en devenir ! Sinon, le reste de la journée fut partagée entre ballade et course pour le retour en mer avec en point final un dîner dans une trattoria du little Italy de Boston (Il Panino), vraiment authentique et delicieux !
J-11 : Adieu Boston, au petit matin et on part pour Plymouth où se trouve une réplique du Mayflower et de la première colonie, malheureusement nous sommes arrivés trop tard pour cette dernière mais bon. Plymouth est une ville américaine typique mais sans grand intérêt à part le Mayflower. Encore une fois il y a toute une sacralisation avec la pierre où ont posé le pied les pères pèlerins, le monument aux femmes, le monument aux colons, etc... 
J-12 : On quitte définitivement le Cape Cod en passant dans le canal qui sépare le Cape en deux. Au soir, on s’arrête dans une petit baie, sans doute peuplé uniquement de milliardaires si on en croit la qualité des maisons et les pontons privés. 
J-13 : Départ pour Block Island avec notre première tempête (enfin !!!!  ). Block Island c'est une petite île au sud de Rhodes Island, pas très loin de Long Island et c'est surtout la dernière étape du voyage en bateau, mais bon on en est pas là pour le moment !
J-14 : Comme dans chaque îles, on visite en vélo  , moyen de transport vraiment idéal ! Block Island est la plus européenne des îles, un peu comme une île bretonne avec des falaises, des petits sentiers, aucune voiture, bref, le paradis  . En plus c'est là qu'on mangera nos meilleurs Bagel du voyage, dans un petit restaurant prés de New Harbour. Ce qui est une occasion parfaite de parler de cuisine américaine  . En gros, on aura manger toute les sucreries possibles à l'exception des brownies  . Sans oublier le Homard qui, bien qu'étant moins bon que le Homard breton (mais bon ça c'est normal  ), est quand même très fin et donne faim ! La cuisine de Nouvelle-Angleterre c'est aussi des poissons dont on ne connait pas le nom, des mollusques dont on ne connait pas le nom, des trucs à l'huile, des hot-dogs, etc... Bref 100% américain !
Sinon, Block Island c'est aussi des phares, des sushis, un accident de Dinky (j'avais mis la vitesse à fond sans le faire exprès  ), mais surtout des limules, ces bestioles bizarres contemporaines des dinosaures et qui ont comme particularité d'avoir le sang bleu. Bon on en a pas vu, mais on a ramené leurs mues, et franchement, ça ressemble clairement à un extraterrestre !
J-15 : Et voila, le bateau c'est fini, toute les bonnes choses ont une fin ! On achève là où on avait commencé, à Newport, et on en profite pour voir les mansions, ces splendides maisons construites par les milliardaires, notamment les Vanderbilts. En gros, ils ont reconstruit des château renaissance aux Etats-Unis. On as vu The Breakers des Vanderbilts et aussi une ballade le long du Cliff Walk entre la mer et les mansions. Puis, location de voiture chez H...z (l'arnaque total, aussi cher que la voiture que nous louerons entre NY et Washington  !!!! A réserver ou a éviter). Et c'en est finit ! Le lendemain on repartira vers New York pour l'avant dernière partie du voyage.
Et voila, la première partie du voyage se termine, reste une semaine entre New-York et Washington, et donc dans le prochain post il y aura une grosse Pomme, des new-yorkais, des grattes ciels, Lady Liberty, des écureuils, une voie de chemin de fer retapé etc... | | | Ce récit est génial ! J'ai l'impression de voir le début de mon futur voyage, mais à l'envers ! ( Washington, New York & Boston) !!! Vivement la suite :p | | | À: FrenchKorean · 27 janvier 2013 à 15:27 · Modifié le 20 mai 2013 à 9:51 Message 7 de 18 · 5 179 affichages · Partager Fini le bateau (dont je met quand même une photo). Direction la ville qui ne dort jamais j'ai nommé New York !
J-16 : C'est parti donc direction la grosse pomme. Les immeubles prennent la place des maisons, la verdure disparait. On se surprend à scruter l'horizon à la recherche de quelque chose quand soudain, on l'a vu, la point de l' Empire State Building (ESB). Aussitôt résonne des musiques (aux choix Gerschwin/Sinatra/Jay-Z), on revoit la scène d'ouverture de Manhattan. Bref, on est plongé dans une ambiance toute spéciale ! Voila romancé ce que j'ai ressenti à l'arrivée à New York. Cette ville tout simplement extraordinaire que tout le monde connait sans y être allé !
Après ces minutes contemplatives, on est néanmoins rattrapé par la réalité des embouteillages et des routes incompréhensibles  . Pour rejoindre finalement l'appartement que nous avons loué dans l' East Village, totalement new-yorkais (on a eu droit à une bagarre le premier soir). Enfin bref, on est vite plongé dans cet endroit avec ces habitants aussi odieux et dingues que les parisiens. Ainsi, un type nous est passé devant alors que nous rendions notre voiture de location, c'est dire la politesse de ces gens ! Mais bon, on aura surtout croisé des amis français durant ce séjour  , après tout, pourquoi pas ?
(c'est pas notre immeuble mais ça y ressemble)
J-17 : Pour cette première journée, on commence calmement sur Museum Mile et dans Central Park. Premier monument, premier choc : le Musée Guggenheim, ce chef d'oeuvre du design et de l'architecture moderne à la ligne épurée, le paradis pour un fan d'architecture  .
Puis on se dirige vers l'autre grand musée, le Metropolitan. Je ne pourrai pas décrire ce musée tellement il est riches. En une demi journée nous n'en avons vus qu'un quart et encore très rapidement. A faire absolument, non seulement c'est vous qui décidez du prix, mais en plus vous avez un choix incroyable dans les collections  .
Ensuite on se dirige vers Central Park où, après avoir mangé nos premiers hot-dogs, on assiste à des spectacles variés comme Occupy Wall Street, la comédie musicale, des acrobaties de jeunes d' Harlem ou un livreur de blagues pour un dollar, le tout avec en toile de fond la muraille de gratte-ciel. On finit la journée avec des amis français à Times Square puis dans le Meatpacking District pour le diner.
J-18 : Ce matin, lever tôt pour visiter l' Empire State Building, et on a bien fait car il n'y avait personne ! New York pour nous tous seul, une expérience unique  . Du coup on y a passé deux heures et en redescendant il y avait 30 minutes de queue !
Puis, on rejoint le MoMA par la Ve avenue. En passant, on a des vues magnifiques sur le Chrysler (mon gratte-ciel préféré  ), un rat géant avant de rejoindre le Rockefeller Center avec ces magnifiques sculptures très bien reproduite dans le magasin Lego d'à côté  . On achève avec le MoMA dont la concentration de chef d'oeuvre par mètre carré est unique ! Mais bon, pour le coup il faut aimer l'Art Moderne.
Enfin, on achève la journée par le tant redouté shopping  . Des boutiques bondés forcément, mais avec des prix imbattables, on a remplit une valise de vêtement. On a fait dans l'ordre Hollister, Abercrombie (pour les vétements), FAO Schwarz (pour mon petit frère) et enfin Apple (pour moi  ). Ensuite on dîne avec une amie américaine (mais francophone !) dans l'Upper East Side (ne surtout pas dire Harlem  ).
J-19 : Dernier jour à New-York, et on visite le Downtown, après un passage décevant par Little Italy (à éviter), on atteint Chinatown où l'on se sent totalement dépaysé. Puis, le Civic Center avec le majestueux Woolworth Building et le gratte-ciel-de-Gehry-dont-j'ai-oublié-le-nom, deux chefs d'oeuvres architecturaux  .
Ensuite, on se ballade sur le Brooklyn Bridge, avec des vues magnifiques sur la pointe de Manhattan qui ressemble à une forteresse de gratte-ciel  .
Nous voici enfin dans Wall Street où l'on se sent étouffés par les parois de verres et d'acier. Puis l'on se rend à Ground Zero pour visiter le Mémorial Forcément, on se sent écrasé dans cette endroit où l'on ne pénètre pas sans a priori. C'est très impressionnant et solennel, il faut absolument y aller.
Enfin, on finit cette matinée en prenant le ferry de Staten Island qui nous fournit des vues magnifiques sur la Statue de la Liberté et Manhattan, sans oublier une course mémorial pour prendre le ferry du retour  . Et tout ça absolument gratuit et avec beaucoup moins de monde que sur le ferry de la Statue de la Liberté. Le bon plan à New-York.
La journée s'achève en se baladant sur la High Line, cette ligne de chemin de fer réaménagé en jardin suspendu, donnant des vues superbes sur l' Empire State Building et un calme bienvenue.
Ce calme, c'est ce qui va nous manquer pour la soirée. Après avoir dîner au Bareburger, un super restaurant de Hamburger dans l' East Village (des vrais et gros hamburgers américains  ), on se dirige vers Time Square de nuit cette fois. Magnifique conclusion pour ce séjour dans la grosse pomme avec ses panneaux illuminés hypnotisant.
Voila New York c'est fini, maintenant on redescend vers le Sud, direction Philadelphie puis Washington avec Benjamin Franklin, les Amish, Monsieur Burns, Lincoln et la relève de la garde. | | | À: FrenchKorean · 3 février 2013 à 18:08 · Modifié le 20 mai 2013 à 9:48 Message 8 de 18 · 5 104 affichages · Partager Voici donc les deux dernières étapes de ce voyage : Philadelphie et Washington.
J-20 : On part donc dans la matinée pour Philadelphie, ville américaine comme on les imagine. On n'y restera qu'une nuit au Windsor Suites. Un hôtel très sympathique et pas très cher avec en haut une piscine offrant une vue panoramique sur la ville. On arrive donc dans la ville de l'amour fraternelle et après s'être installé à l’hôtel, on part pour l’Indépendance Hall, lieu de naissance de l'Amérique.
Mais avant, on se ballade un peu dans la ville où l'on constate l'omniprésence des oeuvre d'art. La ville, mal famé pendant un certain temps, c'est en effet investi dans l'art en forcant tous les promoteurs de réserver 10% du bâtiment à la création artistique  ! Du coup, ça fourmille forcément de sculpture comme une pince à linge géante ou les lettres du mots love. Tout ça contraste énormément avec la communauté Amish qui s'est installé dans la Pennsylvanie mais parle encore un patois hollandais unique au monde. Ils sont surtout fameux pour leur refus de la modernité. Enfin,... Depuis quelques années ils se lancent en effet dans le commerce et son nombreux à tenir des restaurants dans le marché de Philadelphie, où nous allons justement aller. La nourriture Amish est très lourde mais très bonne et faite avec des produits 200% Bio. A essayer absolument même si c'est plus approprié en hiver  .
On arrive donc à l'Independance Hall, où est né la première démocratie moderne et où plane encore l'esprit de Benjamin Franklin. ce génial inventeur est, outre celui qui a sa tête sur le billet de 100$, aussi l'un des grands pères fondateurs qui a signé tout les documents fondateurs (Indépendance, Constitution, Alliance avec la France et Traité de Paris). L'intérieur du monument ne comporte que deux salles mais avant il y a le cours patriotique donné par les guides, où nous avons put constater que les jeunes américains ne connaissaient pas grand chose sur leur histoire, presque aucun n'a réussi à dire qui a écrit la Déclaration d'Indépendance (Jefferson)  . Sinon, le bâtiment n'a aucun intérêt si ce n'est d'être un des grands lieux de l'Histoire. Il est entouré d'une série d'autre bâtiment/musée à la gloire de l'Amérique comme la première banque, la première poste ou le musée de la Constitution,...
J-21 : Le lendemain, on avait prévu de visiter la fondation Barnes dans ses nouveaux bâtiments de la Franklin Parkway. Malheureusement, les conditions d’accès n'ont presque pas changé et il faut toujours réserver à l'avance pour pouvoir y pénétrer ce que je n'avais pas fait car croyant les conditions différentes depuis le déménagement Adieu donc à la plus grande collection de Renoir au monde  . Je m'explique sur ces fameuses conditions, Mr Barnes était un peu comme Mr Burns dans les Simpsons, un vieux grippe sou solitaire. Mais il avait réuni une grande collection d'oeuvre dont il fit un musée à sa mort. Un musée ouvert trois jours par semaine (au début il n'ouvrait que le dimanche en été !), avec réservation obligatoire deux mois à l'avance et dans un coin paumé de la banlieue de Philadelphie. Autrement dit, la faillite assuré. Heureusement le musée cassa le testament et les collections peuvent être vus toute l'année pour peu d'avoir réservé la veille.
On se "rabat" donc sur le Philadelphia Museum of Art, aux collections elles aussi fabuleuses  . Notamment la plus grande collection d'oeuvre de Marcel Duchamp au monde ! Dont la fameuse pissotière. Mais ce musée c'est surtout un escalier d'entrée où s’entraîna Rocky. En toute logique, il y a une statue devant (malgré les reproches du musée) et des fans remontent l'escalier avec une chorégraphie qui semble inspirer du film  ! On finit la matinée autour d'un Philadelphia Cheesesteak, un sandwich lui aussi très bourratifs, et on part ainsi vers Washington.
Nous voici donc à Washington pour la fin du voyage. Nous logions au Crowne Plaza où nous avons fait la rencontre d'un concierge maîtrisant parfaitement le français, il avait en effet fait des études en France avant de travailler à l'Unesco puis à l'Onu et était aujourd'hui professeur à l'université de Georgetown, travaillant dans l’hôtel pour arrondir ses fins de mois, un destin pas ordinaire. Ceci me fait penser que Washington fut la première ville où nous avons vraiment vue les effets de la crise. Rendez vous compte, la Soupe populaire distribuait de la nourriture à une foule nombreuse à deux pas de la Maison Blanche  . La reprise n'est pas pour demain ! On visite la ville le soir pour voir la fameuse maison d'Obama (l’hôtel est juste à côté) et le Washington Monument (fermé depuis le séisme). On avait évidemment sous-estimer les distance et sommes revenus fatigués à l’hôtel, les pieds en miettes.
J-22 : Le lendemain, direction le Capitole, après un footing sur le Mall (enfin presque). On part donc pour la visite de ce temple de la nation américain où l'on a encore eu droit au film hyper-patriotique et à la glorification des pères fondateurs. Au final, un monument à voir mais pas exceptionnel.
Puis, direction les musées du Smithsonian, l'une des plus grande collections au monde. On commence par le National Museum of the American Indian, un peu méconnu mais qui vaut le détour pour son architecture incroyable, ses collections très intéressantes sur un mode de vie qui nous est inconnus et son restaurant où l'on peut manger amérindiens. A faire absolument  .
Ensuite, direction le fameux Air and Space Museum avec des collections uniques, exceptionnels, etc... Si vous ne devez voir qu'une chose à Washington, allez-y !
On finit en beauté cette dernière nuit américaine avec un dîner au Federalist qui clôt bien ce voyage.
J-23 : Mais ce voyage n'est pas encore fini, l'avion décollant à 22h, il nous reste encore une journée devant nous. On commence donc cette dernière journée à vélo pour visiter les mémoriaux. Entre le Lincoln Memorial, le Jefferson, le Roosevelt,... on a pas de temps à perdre et le vélo est vraiment très pratique car il permet de voir en 2h des monuments très éloignés, en plus c'est agréable et sans danger. A faire absolument  .
On visite un dernier musée, la Freer Gallery qui abrite la plus grande collection au monde de Whistler dont la Peacock room, une salle où le peintre, chargé de faire la décoration, à totalement pété un câble et s'est mis à dessiné des paons partout ! Au final, un chef d'oeuvre  .
Enfin, la dernière visite de la journée (après du shopping à Georgetown  ) est pour le cimetière d' Arlington, un endroit que j'avais apprécié lors de ma première visite mais qui était moins impressionnant sans les cerisiers en fleurs et avec un temps gris, comme pour marquer la mort de Neil Armstrong survenu le même jour. Il nous restera la relève de la garde devant le tombeau du soldat inconnu et la vue depuis la tombe de L'enfant, l'architecte français de la capitale américaine, un moment impressionnant qui sonne comme un adieu à ce pays immense, attachant et si proche de nous dont nous n'aurons vus qu'une infime partie mais où nous avons déjà envie de revenir. À bientôt  !
| | | . Tout ça contraste énormément avec la communauté Amish qui s'est installé dans la Pennsylvanie mais parle encore un patois hollandais unique au monde.
Bonjour,
Non, pas vraiment ! 
Tu prends au pied de la lettre le mot "dutch" (qui signifie bien hollandais en anglais) alors que ce n'est pas ça du tout... mais tu n'es pas le seul, je te rassure 
Cela vient d'une confusion auditive (entraînant par la suite une confusion orthographique) entre "deutsch" (car les Amish étaient d'origine allemande et se présentaient comme tels en arrivant sur le sol américain) et "dutch".
Cette confusion s'est produite aux 17 et 18èmes siècles quand les Amish (originaires de Suisse alémanique, d' Allemagne et d'Alsace) sont arrivés en Pennsylvanie pour échapper aux persécutions religieuses.
Le nom "dutch" est ainsi resté car les anglais de l'époque ont cru qu'ils venaient de Hollande !!  C'est vrai que, phonétiquement, les deux se ressemblent...
Les Amish parlent donc une langue dérivée de l'allemand dans leur vie de tous les jours et non pas un "patois hollandais" !
Ils sont surtout fameux pour leur refus de la modernité
Là non plus, je ne suis pas d'accord. Les Amish prennent le train, se déplacent à rollers, vont au supermarché afin de faire leurs courses, utilisent le téléphone de leur voisins " anglais" ou montent dans leurs voitures (mais ne conduisent pas), ils entreposent parfois des victuailles dans les congélateurs de ces mêmes voisins...
Ce n'est pas un refus de la modernité, c'est un refus de ce qui pourrait les éloigner de leur communauté (en général, une quarantaine de familles, après il y a départ de quelques familles afin de fonder un nouveau groupe).
Les Amish parlent 3 langues : celle dérivée de l'allemand pour la vie de tous les jours, celle consacrée à leur pratique religieuse et l'anglais !
Plus haut, j'ai mis le mot anglais entre guillemets car les Amish appellent ainsi tous les non Amish !! Pour eux, tu es un anglais, même si tu es français !!
Ce ne sont que quelques détails sur les Amish, il y aurait encore beaucoup à dire. Tu peux fouiner un peu sur internet si le sujet t'intéresse | | | À: Panisse · 3 février 2013 à 19:28 Message 10 de 18 · 5 076 affichages · Partager Merci pour vos précision. Je n'avais pas pris la peine de tout expliquer dans mon post car ce n'était au fond qu'un repas dans une journée de ce voyage. Mille excuse pour l'erreur hollandaise. | | | Merci pour vos précision.
Rectifications plutôt, non ? 
Mille excuse pour l'erreur hollandaise.
Facile à éviter en se documentant un peu avant de partir ou en prenant une brochure à l'Office du Tourisme  .
Bon, j'arrête de chipoter  mais le sujet est passionnant et mérite qu'on l’approfondisse un peu. C'est un peu dommage d'aller voir cette communauté juste en passant... | | | Merci pour ce récit, je prépare un voyage pour le mois d’août sur la cote est, de Boston à Miami sur 3 semaines 1/2, les infos données dans ton post me seront très utiles pour cette partie de mon voyage. Tes photos ajoutent à mon impatience d'y être. J'hésite quand à une étape entre Cap Cod et New York, qu'elle endroit me conseilles tu pour une étape, sachant que je loue une voiture. Merci d'avance | | | Newport sans hésitations ! C'est la plus intéressante destination, même si le Connecticut est une région à mon avis très riches. N'oublie pas que le Cape est très grand est bondé en été. On a évite les embouteillages vers Provincetown grâce au bateau mais tu n'auras peut-être pas cette chance. Tu peut aussi faire des excursions vers les îles. | | | Aaaaaah Provincetown....J'ai vraiment eu un énorme coup de coeur pour cette ville si....spéciale. Charmante, vivante, traditionnelle mais folle, je n'y suis restée que peu de temps (fin d'après-midi, nuit, matinée du lendemain) mais si j'avais pu, j'aurais prolongé mon séjour. J'ai réellement adoré l'ambiance et le cadre et je la recommande à ceux qui ont le temps. | | | Merci pour ce partage ! J'ai beaucoup aimé découvrir la côte Est au travers de votre récit. | | | Bonjour, Voilà un début de voyage très original; pour quelqu'un aimant naviguer, cela parait idéal (mais avec un bon GPS si j'ai bien compris !). Moi qui n'ai pas le pied marin, j'ai surtout noté dans un petit coin de mon cerveau, qu'il faudra que j'aille un jour à Boston pour voir tous ces musées fantastiques mais Philadelphie me fait bien envie aussi après avoir lu ton récit. C'est le risque que l'on prend en lisant de beaux carnets de voyage, on découvre toujours de nouveaux endroits où l'on a envie d'aller... | | | C'est vrai que c'était une ville très attachante, isole au bout du cape cod, comme un concentré de l'excentricité de la côte est qui se mérite au terme d'un périple par la mer ou la terre. | | | À: Wallis06 · 8 mars 2013 à 16:10 Message 18 de 18 · 4 260 affichages · Partager Merci beaucoup. Les musées de Boston et Philadelphie sont d'une richesse exceptionnel que nous avons à peine entrevu. Il faut pas forcément le pied marin pour faire du bateau, on s'y habitue très vite de toute façons, surtout quand la mer est d'huile  . Personnellement, je ne suis pas un navigateur (réservant ce titre à mon père  ), c'est surtout le principe du voyage en bateau, se laisser porter par le vent, sans savoir où l'on sera le lendemain, dormir en se laissant bercer par les vagues, aller là où personne ne va, voir des phénomènes unique (des baleines de Nouvelle-Angleterre aux volcans des éoliennes). C'est une expérience qu'il faut vivre, même si on se pense incurable du mal de mer. | Carnets similaires sur les États-Unis: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 748 visiteurs en ligne depuis une heure! |