Gordrash · 24 août 2018 à 19:24 · 460 photos 91 messages · 13 participants · 15 522 affichages | | | | Super récit merci :), j'attends la suite avec impatiente (surtout Penang qui m'interesse). | | | Merci beaucoup, c'est bien détaillé et bien écrit ! Supers les fotos. C'est merveilleux, le voyage en famille | | | La suite est pour bientôt ! Merci à vous ! | | | Jeudi 02.08.18
Cette nuit, la pluie a frappé la façade de l’immeuble. Au réveil, nous prenons notre petit-déjeuner et finissons de rassembler nos affaires. Nous avons rendez-vous avec l’hôte à 9h pour rendre les clés. Finalement, après quelques messages, nous partirons à 9h45. Nous récupérons notre caution en échange des clés et de toutes leurs excuses pour le retard. Je ne sais pas ce qui s’est passé.
Nous prenons congé et partons sur la route, en direction de l’ île de Penang, plus loin vers le Nord. Pour y accéder, il nous faut traverser un grand pont. Juste avant, nous faisons le plein de la voiture et de la carte pour les péages, afin d’être sur de ne pas nous retrouver bloqués.
George Town a l’air grande et touristique. Nous remontons toujours vers le Nord, l’autoroute le long de la mer. La circulation est fluide. Nous traversons des faubourgs résidentiel, puis l’autoroute se mue en avenue, le long de laquelle se trouvent de nombreux commerces et restaurants. La circulation adopte un rythme et une densité plus urbaine. Clients des échoppes et touristes curieux font désormais partie du décor.
Le GPS nous conduit dans la vieille ville et la circulation s’est densifiée. Tout autour de nous, nous retrouvons ces maisons au style colonial. Nous passons devant une vieille caserne de pompiers, dont les peintures ne peuvent tromper sur la fonction du bâtiment. Plus loin, nous tournons à droite. Presque en face d’un gros temple hindou, nous tournons une nouvelle fois à droite, et nous sommes arrivés.
Ça va être dur de se garer. Toutes les places de parking semblent prisent et de multiples voitures tournent pour en trouver une. Nous faisons un tour de quartier dans un sens, puis un tour dans l’autre sens, et finalement, je me mets en double file devant l’hébergement et entre avec Romane. Notre hôte nous attendait et nous reconnaît tout de suite. Il convient qu’il n’est pas facile de se garer dans le quartier. Il nous explique comment cela se passe, avec une histoire de tickets d’une valeur d’une heure, nous en donne une poignée et nous souhaite bonne chance.
Finalement, en désespoir de cause, nous ne nous garons pas dans la rue. Ni dans une des rues du quartier. C’est un gros bazar et les places chèrement acquises, ne se libèrent pas facilement. Nous trouvons un parking extérieur surveillé, un peu plus au nord-ouest du quartier, à environ 700m, que nous refaisons à pieds avec les bagages. C’est rudement plus simple comme ça, même si du coup, le parking est payant.
À notre retour, l’hôte nous offre un rafraîchissement et enregistre notre arrivée. L’établissement et très charment. Le bois prédomine et rend le lieu chaleureux. Le bon accueil que nous recevons n’y est pas étranger non plus. Après l’enregistrement, l’hôte se transforme en guide touristique pour la ville et l’île, et nous indique les différents sites et spots intéressant susceptible de nous attirer, à grand renfort de cartes qu’il annote et nous laisse emporter. Puis il fait monter nos bagages dans notre chambre. Il n’y a qu’un étage.
En haut des escaliers, un couloir donne accès à quatre ou cinq chambres. Des tableaux retracent la brève histoire du lieu et des travaux entrepris pour le rendre si joli, du mobilier est aussi présent. Notre chambre est un genre de studio en mezzanine sous les combles. Nous avons une clim, un grand et deux petits ventilateurs, en haut se trouve la chambre parentale avec un lit king size et en bas, un lit une place dans le salon, ainsi qu’une salle de bain avec toilettes. Tout est beau et propre.
Nous ne tardons pas à ressortir tous les trois. Il est 14h passé et nous avons faim. Du coup (hé, hé!), nous en profitons pour emmener Romane avec nous. La priorité est de remplir son estomac, comme ça, après, elles sera plus docile pour visiter la ville.
Une pizzeria sur le chemin fait l’affaire. Le repas fini, à l’aide des plans fourni, nous commençons à chercher les street-arts cachés un peu partout, qui font la renommée de la ville. Nous sillonnons les rues, passons devant une forge, près d’un bateau en cale sèche qui sert de restaurant, faisons quelques boutiques de souvenirs et allons voir le village flottant. Les gens ont construit des pontons sur la mer ainsi que leurs maisons, qui servent de boutiques de part et d’autre. Le tout en bois et cela constitue un quartier. C’est touristique, mais c’est original. Nous n’avions encore jamais vu ça.
Puis, nous ramenons Romane à la chambre. Sur le chemin du retour, nous passons à côté de la caserne de pompiers.
| | | À: Gordrash · 6 février 2019 à 17:15 · Modifié le 8 fév. 2019 à 16:21 Re: Trois semaines Singapour et Malaisie Message 65 de 91 · Page 4 de 5 · 1 545 affichages · Partager (suite du jeudi 02.08.18)
En arrivant près de l'hébergement, une pièce de théâtre se joue dans la cour du temple. Des énormes bâtons, se consument lentement, enfumant toute la rue. Curieux, nous nous avançons pour voir. Mais nous ne restons pas bien longtemps. Les hauts parleurs doivent cracher dans les 700 décibels.
Comme avec Magali nous ne sommes pas encore rassasiés de la ville, nous retournons arpenter les rues, nous émerveiller de tout et de rien.
Le petit temple de Choo Chay Keong, dont la façade de pierre est une dentelle sculptée en plusieurs couches d’épaisseurs.
Nous remontons le Lebuh Armenian, passons à côté du parc Armenian où des préparatif pour un concert ou quelque chose comme ça sont en cours.
Nous descendons ensuite la Lebuh Carnarvor, jusqu’à un centre commercial sur le mur duquel se trouve un immense et magnifique street art et où nous faisons un tour.
Sur le retour, nous prenons un rafraîchissement dans la Lebuh Acheh, furetons de droite et de gauche, et à la nuit tombante, nous regagnons l’hôtel et retrouvons Romane, qui ne semble pas avoir souffert de notre absence. Nous sommes fatigués, mais heureux.
| | | Vendredi 03.08.18
Ce matin, nous descendons tous les trois pour prendre le petit-déjeuner qui est compris avec la chambre. Au cours de la nuit, une quelconque procession religieuse est passée dans la rue sous nos fenêtres en frappant sur un tambour. Sûrement le gros temple au bout de la rue, dans lequel se jouait la pièce de théâtre hier.
Notre hôte nous confie à un employé, celui qui avait monté nos bagages. Il nous précède dans la rue et nous amène dans un petit restaurant, tenu par un couple. Le Little Angel. C’est local et pas mauvais. Nous pouvons commander sur la carte tout ce qui nous plaît.
Le programme, ensuite, est d’aller visiter un parc à insectes et fleurs. Donc, une fois le repas terminé, nous nous dirigeons vers la voiture. Mais, en arrivant sur l’avenue où se trouve le parking, quelle n’est pas notre surprise de constater que la police, qui est là en nombre, bloque toute circulation !
Que se passe-t-il ? Notre regard se porte vers le parking, et là, c’est pire ! Tout un groupe de militaires, en tenue de parade et au garde-à-vous, se trouve au milieu de la chaussée, des barnums sur les trottoirs et des badauds en nombre qui regardent. Ils sont littéralement juste devant l’entrée du parking, qui pour l’occasion est fermé. Une fanfare est également présente. Soudain, des personnages importants sortent du bâtiment en face. La télévision également est présente avec un grand bras mobile au bout duquel est fixé une caméra. Un discourt est prononcé et on comprend que le président est là, ainsi qu’un sultan. En fait, ils inaugurent l’ouverture du festival de la culture et des arts. C’est sûrement pour ça que la ville est bondée.
Une fois tout ce beau monde parti, la réalité reprend doucement ses droits, les véhicules bloqués au rond-point sont progressivement relâchés et nous pouvons rejoindre la voiture. Le parc se trouve à une petite heure de route, toujours sur l’île. Nous traversons plusieurs localités, la route longe la mer dans une ambiance propice aux vacances.
La visite du parc, que nous trouvons facilement grâce au GPS, se passe bien. C’est une grande serre, où s’ébattent des papillons de toutes taille et de toutes couleurs, au milieu de fleurs exotiques. Tout un tas d’autres insectes sont également présentés pour faire bonne mesure. Des scorpions, des araignées, des blattes, des myriapodes et d’autres encore. Une partie est consacrée à la reproduction, et des cocons de toutes sortes sont exhibés. Romane participe même à un lâché de papillons fraîchement éclos. Nous y voyons aussi les plus grosses fourmis qu’il m’ait été donné de voir. Des fourmis de 3 centimètres ! Bref, nous passons un moment sympathique.
Quand nous ressortons, il doit être environ 13h30 et nous envisageons manger un morceau dans un fast-food que nous croyons avoir vu en venant. Il ne doit pas être loin, mais nous ne le trouvons pas. Qu'à cela ne tienne, nous en trouverons un en arrivant en ville. Je trouve une place pour chercher sur le GPS, qui nous en trouve un, moyennant un petit détour de 15 ou 20 minutes. Celui-ci, nous le trouvons, mais il n’y a pas de place pour nous garer. Nous refaisons un tour, mais toujours pas de place pour la voiture.
Malgré la déception de Romane, que la faim tenaille, nous finissons par reprendre le chemin du parking. Nous trouverons bien quelque chose à manger près de l’hébergement. Mais le sort s’acharne. Le parking est fermé, il nous faut trouver un plan de secours. Nous prenons donc le chemin du centre commercial que nous avons visité hier avec Magali.
C’est la première fois que je me gare si haut. Le parking se trouve sur le toit ! Nous devons gravir sept ou huit étages en voiture ! Quand nous redescendons avec l’ascenseur, nous ne reconnaissons rien. Et pour cause, nous ne sommes pas dans le bon centre commercial. En fait, il y a plusieurs centres qui sont côte à côte. Nous devons sortir de celui-ci pour trouver celui d’hier. C’est compliqué, mais nous y arrivons.
Nous faisons le tour de toutes les enseignes qui propose à manger, et faisons halte dans deux établissements qui nous satisfont. Après manger, nous allons déposer Romane à l’hébergement avec la voiture que nous n’allons pas ranger maintenant. Le parking doit sûrement être encore fermé. Alors, avec Magali, nous décidons d’aller visiter le temple Kek Lok Si. Ce n’est qu’à une demi-heure de route. Le dernier kilomètre est à fort dénivelé. Je ne voudrais pas monter à vélo. Nous pouvons nous garer tout en haut, dans la cour du temple, moyennant une petite participation financière, qui sert à la restauration des bâtiments qui est en cours.
Une très grande statue de Bouddha qui regarde la ville en contrebas avec un point de vue splendide, un jardin avec des statues des signes du zodiaque, un kiosque sur un bassin d’eau et deux boutiques souvenirs. Le tour est vite fait, car le bâtiment principal est en travaux. En repartant, nous faisons une autre petite halte juste en dessous, dans une autre jolie partie du temple. Une plus vieille partie, dans un style ancien. Nous y restons jusqu’à la fermeture. C’est le soir.
| | | (Suite du vendredi 03.08.18)
Nous rentrons ensuite rejoindre Romane. Le parking est de nouveau ouvert et nous pouvons donc y garer la voiture. Avant de rentrer, nous faisons un tour par le festival qui commence doucement. Il y a d’innombrables stands de nourriture, une grande scène où des artistes répètent leurs chants et leur danses pour ce soir et tout le long de la mer, des food-trucks.
Nous pouvons aller chercher Romane. Elle devrait trouver son bonheur. Quand nous revenons tous les trois, il y a foule à l’ouverture de ce festival. Nous faisons un tour, regardons un instant les artistes qui passent sur scène, puis nous allons voir les food-trucks en bord de mer, pour trouver notre repas. La nuit tombe et le festival commence à battre son plein. Nous nous baladons encore un peu avant de rentrer nous coucher.
Encore une belle journée pleine d’imprévu. Image attachée: | | | Samedi 04.08.18
Ce matin, notre hôte nous ramène au Little Angel pour le petit-déjeuner. Aujourd’hui, nous resterons en ville. Pas d’excursion au programme, car demain nous avons une longue route.
Donc, après manger, nous allons tous les trois nous promener dans les rues, à la recherche des œuvres d’art qui nous ont échappées le jour de notre arrivée. Romane se fait faire un tatouage au henné sur la main. C’est son premier et elle est ravie.
C’est tellement agréable de déambuler dans les rues de cette vieille ville. Dans l’après-midi, nous laissons Romane à l’hôtel et continuons de nous promener avec Magali. Pleins d’autres rues nous dévoilent leurs trésors artistiques ou architecturaux.
| | | (suite du samedi 04.08.18)
En fin d’après-midi, nous rejoignons Romane pour nous reposer une bonne heure, puis vers 19h, nous retournons au festival pour manger comme hier en bord de mer.
Après quoi, la nuit étant tombée, nous retraversons le centre-ville, pour nous rendre au parc arménien, où ce soir se joue sur la scène que nous avons vue en cours de montage, un spectacle de marionnettes cambodgien en ombres chinoises. Les acteurs qui manipulent les marionnettes sont époustouflants. Ils miment leurs personnages, virevoltent et passent d’un côté et de l’autre de l’écran blanc. Les marionnettes évoluent devant et derrière avec eux.
Tous les spectateurs sont assis dans l’herbe devant la scène et sur le côté droit, un orchestre de musicien avec des instruments traditionnel mettent l’ambiance. À la fin du spectacle, le narrateur et les acteurs invitent tous les spectateurs à danser sur scène pour finir la soirée en douceur.
Ce fut encore une superbe journée. Nous retournons à l’hébergement tout à fait enchantés, sous la lumière des étoiles et des réverbères. | | |
Merci, je viens juste de poster le jour suivant. La suite est en préparation. | | | Bonjour super récit vivement la suite | | | Dimanche 05.08.18
Ce matin, il nous reste qu’a manger et charger la voiture. Magali a préparé les sacs hier et il ne nous reste à ranger que les affaires de la nuit. On boucle donc nos bagages avant de descendre pour prendre le petit-déjeuner. Pour notre dernier matin, c’est notre hôte en personne qui nous conduit dans un restaurant presque en face de l’hébergement. Un genre de vieux food court. Il nous présente les plats des différents stands et passe commande pour nous. Au cours du repas, il reviendra voir si tout se passe bien.
Après manger, Magali et Romane vont chercher nos bagages, pendant que moi, je pars chercher la voiture. Je viens me garer en double file devant l’hébergement et l’hôte nous aide à charger la voiture, suite à quoi, il prend congé de nous et nous prend en photo devant l’escalier, pour mettre sur la page Facebook de l’établissement. C’est chez lui une tradition, avec la lettre de remerciement qu’il nous remet avant de partir.
C’est parti pour une longue traversée de la péninsule. Notre route passe par la montagne et frôle la frontière thaïlandaise.
Nous faisons une halte à mi-chemin, pour manger sur une aire de repos. Très fréquentée, il y a foule au coin restauration. L’endroit n’étant pas touristique, la communication est limitée. Nous mangeons des boules cuites à la vapeur, un peu comme des pains mou, fourrées de différents ingrédients. C’est bon et ça fait du bien de faire une pause. Comme nous sommes en hauteur, le panorama est formidable. Nous sommes entourés de forêt et de montagnes.
Nous reprenons la route. La voiture peine dans les montées et parfois, nous sommes au coude-à-coude avec un deux-roues. En redescendant du massif de l’autre côté, le décor et l’ambiance changent. Plus de pleines cultivés et dans les agglomérations, j’ai l’impression que les automobilistes roulent moins bien. Dans une longue file de voitures ralenties par un bouchon, de gros 4x4 doublent à toute vitesse. Puis la police, un peu plus tard, semble les poursuivre.
Arrivés à Besut, nous devons quitter la route principale sur la droite pour trouver l’hébergement vers 16h. C’est une petite propriété qui regroupe trois chambres individuelles indépendantes. Deux sont pour nous, car il n’y a que des lits deux places. Nous pouvons garer la voiture dans la cour, juste devant les chambres. L’hôte nous dit que la plage n’est pas loin en voiture. Voiture que nous pouvons laisser ici, si nous partons sur les îles. Son mari, qui est taxi, se fera un plaisir de nous conduire en ville pour prendre le bateau. Pour manger, nous pouvons trouver toutes sortes de restaurants le long de la route principale, ou en ville près du port.
Une fois installés et douchés, nous allons donc repérer les lieux pour l’achat de la traversée en bateau de demain. Après avoir traversé le pont qui enjambe la Sungai Besut, des rabatteurs à moto nous tournent autour pour nous proposer un parking. Ils ne sont pas trop insistants et nous ne sentons pas d’agressivité en eux. L’un d’entre eux est quand même plus insistant que les autres et nous nous en débarrassons en lui disant que nous n’avons pas besoin de ses services aujourd’hui.
Une fois repéré l’endroit des billets, nous garons la voiture sur la place en bord de mer, près du port, et nous nous installons à la terrasse d’un petit restaurant. Il fait bon et l’endroit est beau, avec vue sur la mer. Le soir tombe et nous rentrons vers 19h. Nous laisserons sûrement la voiture en ville demain. Il y a pleins d’endroits qui proposent le parking pour les voitures et pour le retour, ce sera plus pratique de la récupérer ici.
Une journée bien fatigante, mais une bonne journée tout de même qui se termine. | | | Lundi 06.08.18
Cette unique nuit en ce lieu s’est bien passée. Au réveil, nous rassemblons nos affaires, chargeons la voiture et partons pour acheter nos tickets de bateau. En arrivant en ville, nous sommes tout de suite repérés par le rabatteur d’hier. Comme il nous faut une place pour laisser la voiture deux nuits, nous le suivons. Il nous conduit dans une cour où d’autres voitures sont déjà là sous un toit de tôle.
Nous nous garons, prenons nos sacs et payons l’emplacement. Nous ne sommes qu’à 200m de l’office qui vend les tickets. Le rabatteur est déjà reparti à la recherche de clients. Les rues n’ont pas le même visage qu’hier soir ! Il y a quantité de touristes avec sacs et valises qui vont et viennent en groupes, au rythme des arrivées et des départs de bateau.
Au ticket office, nous n’avons pas longtemps à attendre. Ils prennent nos noms, numéro de passeports et destination, et dix minutes plus tard, avec un couple d’Italiens, nous suivons un employé qui nous guide au travers de la foule, à un ponton d’embarquement. Nous attendons encore quinze minutes et nous embarquons tous les cinq sur un bateau rapide.
Une fois les gilets de sauvetage enfilé, nous partons sur la mer. La traversée est calme et prend environ une demi-heure. Arrivés à l’île, le bateau s’arrête au bout d’une jetée en bois posée sur des bidons en plastique, où nous débarquons tous. L’eau est d’une transparence à couper le souffle et nos yeux sont tout de suite attirés par les poissons multicolores qui nagent paisiblement sous nos pieds. Quel accueil ! C’est magnifique !
Au bout de la jetée, c’est la plage et l’hôtel. Un petit groupe de touristes attendent dans le sable avec leurs gilets de sauvetage, près d’une petite baraque, qu’on les appelle pour l’excursion à laquelle ils se sont inscrits la veille. L’hôtel n’est pas un grand bâtiment dur, mais plus dans le style grandes paillotes. Nous allons nous enregistrer, et comme la chambre n’est pas encore prête, nous nous installons à une table pour prendre un petit-déjeuner, parmi d’autres vacanciers. Nous sommes à dix mètres de l’eau, à l’ombre des arbres et les pieds dans le sable. Le décor est paradisiaque. Juste en face, de l’autre côté de l’eau, on aperçoit l’autre île à moins d’un kilomètre. La petite. Un peu plus développée, on aperçoit une mosquée et quelques autres constructions.
Le repas fini, la chambre est prête. Un employé nous y conduit. C’est un petit corps de bâtiment avec un étage, le tout compartimenté en chambres. Il y en a trois qui forment un "U" avec une petite coure au milieu. Nous sommes au rez-de-chaussée dans une chambre en longueur qui contient une petite terrasse où on laisse nos chaussures, un lit superposé une place, un double lit, une étagère, un coffre-fort qui ne marche pas et au fond, une salle de bain avec toilettes. Tout est un peu humide, vétuste et sableux, mais ce n'est pas grave.
Une fois pris possession de la chambre et enfilé nos tenues de bain, nous ressortons tous les trois pour aller réserver une sortie en mer demain matin. Nous choisissons l’un des trois tours proposés. Ce sont des excursions pour aller admirer les poissons et les coraux. Après nous allons marcher sur la plage de sable blanc et de coraux décolorés. Nous traversons le petit complexe hôtelier qui se trouve un peu plus loin et nous nous retrouvons d’un autre côté de l’île qui ne possède pas de routes.
De ce côté, la plage semble encore plus accueillante. Nous continuons notre balade. La mer sur notre droite et les bungalows et restaurants d’hôtels sur notre droite. Ici, c’est bien plus luxueux. Plus loin, nous prenons une passerelle qui nous fait franchir des rochers et un petit morceau de verdure, puis nous débouchons sur une autre plage, avec un grand ponton en dur. Cette partie nous tente moins. Nous allons tout de même tremper les pieds dans l’eau, car la plage est bien nette.
Ensuite, nous revenons de notre côté. On retourne voir les poissons sur notre ponton flottant et on va prendre notre repas du midi à une table. Là, dans un arbre qui nous fait de l’ombre, nous voyons deux écureuils, avec leur queue en panache, descendre avec curiosité et narguer les quelques touristes qui, les ayant vu, voudraient bien les approcher pour les prendre en photo. Mais ces facétieux petits quadrupèdes, tournent autour de l’arbre, donnant l’impression qu’ils n’ont jamais été là.
Après le repas, Romane rentre un peu à la chambre et avec Magali, nous profitons crânement des hamacs mis à disposition face à la mer, pour une pause détente et lecture. Il fait bon et le cadre est tellement beau. Plus tard, quand les grosses chaleurs sont passées, nous retournons chercher Romane et nous prenons les serviettes avec nous, l’objectif étant d’aller nous baigner sur une des plages que nous avons vu ce matin.
Maillot de bain, serviettes et lunettes de plongée, nous voici équipés. Comme il y a que quatre ou cinq personnes qui se baigne, nous n’avons que l’embarras du choix quant à l’emplacement. L’eau est transparente, elle est chaude et c’est un délice d’entrer dedans. Très rapidement, toute sorte de poissons s’approchent de nous avec curiosité et nous sommes bien obliger d’immerger notre tête pour leur dire bonjour. Quelques algues, des dizaines de poissons, plusieurs grosses limaces de mer, quelques coraux et les vagues qui nous font valdinguer de droite et de gauche. Quelques naïades s’ébattent aussi autour de nous dans l’eau. Voilà le merveilleux décore qui s’offre à nous.
Arrivé au soir, le ciel commence a se boucher. Il se pourrait bien qu’un orage ne soit pas loin. Nous rentrons prendre une bonne douche, puis nous nous rendons au restaurant que nous commençons à connaître, pour prendre notre repas. Le vent se lève et quand l’orage éclate, asse fort, c’est un peu la panique parmi le personnel. Le repas terminé, l’orage s’est calmé, mais il pleut toujours et c’est sous les gouttes que nous rejoignons la chambre en courant. Ainsi se termine notre journée d’arrivée sur l’île Pulau Perhentian Besar.
| | | Très beau récit! Merci beaucoup, j'ai apprécié les détails! On risque pas de s'égarer  sur le circuit. Bonne continuation | | | Mardi 07.08.18
Après une bonne nuit, nous allons prendre notre petit-déjeuner en famille au bord de la mer. Le panorama est vraiment beau. Ensuite, nous allons payer la sortie à laquelle nous nous sommes inscrit hier et nous attendons sur la plage, le bateau qui va nous prendre avec deux autres couples.
La première halte se fait près d’un tout petit chapelet d’îlots. L’eau est peu profonde, il nous faut que quelques brasses pour avoir pied. Les poissons sont au rendez-vous. Les coraux aussi. Nous rejoignons une toute petite plage de sable pendant que notre bateau nous attend avec le chauffeur et deux autres collègues.
La seconde halte est toute aussi belle, mais déjà plus sportive. L’eau est plus profonde et l’île près de laquelle nous stoppons a aussi une petite plage. Nous trouvons de larges coraux où poser le bout des pieds, mais je ne suis pas très à l'aise dans l’eau, médiocre nageur, je me fatigue vite. Les vagues nous chahutent et je me râpe les genoux.
La troisième halte qui nous voie, est toute aussi belle, mais la difficulté grimpe encore d’un petit cran. Là, il n’y a pas de plage et si je ne trouve pas d’appuis sur les rochers ou les coraux, je dois nager. Les vagues me délogent régulièrement de mes perchoirs et je finis par rejoindre le bateau, épuisé. Romane qui a fait une mauvaise glissade dans les coraux me rejoins. Notre chauffeur sort sa trousse de secours, afin de désinfecter son dos. Il nous propose des gilets de sauvetage pour la suite.
Le quatrième et dernier arrêt, nous vois, Romane et moi, débarquer avec les gilets. Et grand bien nous prend, car là, il n’y à plus moyen de poser le pied où que ce soit. Nous sommes près d’un phare, il y a du courant et nous ne voyons pas le fond. Magali nage tranquillement, sans s’essouffler, depuis le début. Elle m’impressionne. Avec les gilets, c’est tout de suite plus sécurisant.
En rentrant, nous allons prendre une douche pour nous rincer avant d’aller manger le repas du midi en revivant notre matinée et les émotions qu’elle à fait naître. Ensuite, nous passons quelques heures tranquilles. Romane dans la chambre, Magali et moi sur les hamacs avec un livre.
À 16h, nous allons chercher Romane pour une nouvelle séance plage et baignade. Arrivés sur place, on constat qu’il n'y a plus de vent qu’hier. Le ciel aussi est plus menaçant et les poissons semblent être ailleurs. Tout ça cumulé, nous ne restons pas longtemps. Le temps de retrouver la chambre, les premières gouttes s’abattent tout autour de nous.
Quand le temps se calme, c’est quasiment l’heure du repas du soir. Après ce dernier, nous remballons nos affaires pour le départ de demain matin.
| | | Mercredi 08.08.18
Dur réveil avant le soleil, nous bouclons nos bagages et allons faire notre check-out. Après quoi, nous prenons un petit-déjeuner en attendant notre bateau qui doit venir à 8h.
De nombreuses personnes repartent aujourd’hui. Sur le ponton, nous avançons tous avec nos sacs et valises pour nous entasse sur la plateforme au bout. Tout le monde ne prend pas le même bateau. Nous devons bien être une quinzaine à embarquer dans le nôtre. Il est plus gros qu’à l’aller, mais nous devons tout de même nous entasser avec les sacs. On enfile les gilets de sauvetage et nous partons.
La mer est chahutée. Des creux de cinq ou six mètres nous font serrer les dents, et nous somme un peu barbouillés en touchant terre. La petite marche pour rejoindre la voiture nous fait du bien.
En partant, nous faisons halte dans une station services pour faire le plein, puis nous prenons la route pour plus de 500km où nous faisons étape à Mersing. La route est belle, mais la courte nuit rend l’expérience difficile.
Arrivés à l’adresse indiquée par le GPS, nous ne voyons pas l’hôtel. Nous devons demander de l’aide à un commerçant. En fait, il est là, à moins de 100m, mais dans une petite rue qui n’apparaît pas sur ma cartographie. Nous finissons donc par le trouver et le rejoindre. Sur place, nous ne pouvons pas régler l’hébergement par carte bancaire et devons chercher un distributeur de billets.
Nous déposons donc les affaires et Romane dans la chambre, et avec Magali, nous suivons les indications de l’employée pour trouver le DAB. Nous en profitons aussi pour repérer un endroit où manger ce soir. Je prends quelques photos quand même.
Donc, à notre retour, nous payons notre unique nuit ici, et ressortons avec Romane pour aller manger dans un fast-food que nous avons repéré, le repas du soir.
Puis nous terminons la journée tranquillement dans la chambre. | | | Que j'aime voir vos belles photos de la Malaisie, j'ai tellement hâte de pouvoir y retourner un jour | | | Que les peintures murales sont jolies. Du grand art! | | | Jeudi 09.08.18
C’est aujourd’hui que l’on doit rendre la voiture. Donc, ce matin, on remballe nos affaires et on fait le check-out avant de partir pour Johor Baru. Ce n’est pas loin et la route se fait sans encombre. Nous rendons la voiture à l’agence, tout se passe bien, nous récupérons nos affaires et allons manger un morceau dans le centre commercial juste en face, celui par lequel nous sommes arrivés.
Après manger, nous nous dirigeons vers la frontière. Nous devons remplir les formulaires d’immigration, ce qui nous fait faire la queue deux fois. La première, c’était que nous ignorions qu’il nous fallait les remplir. Dans l’autre sens, il y à foule et nous nous disons qu’on a de la chance d’aller vers Singapour. Pour prendre notre bus, on hésite un peu sur le chemin prendre. C’est pas super bien indiqué. Mais on fini par trouver.
On passe donc cette frontière, puis on prend le métro jusqu’à l’hôtel où nous nous installons. Avant de ressortir avec Magali, nous demandons la contribution de Romane pour envoyer un message en anglais, à Bintang, une amie qui vit à Singapour, afin de lui indiquer que nous sommes arrivés. Rendez-vous est pris, et elle passera nous chercher dans une heure.
Avant ça, Magali et moi, ressortons donc faire un tour dans le quartier. Au détour d’une place, devant le temple "Buddha Tooth Relic Tempel" que nous avons visiter à notre arrivée, pleins de gens habillés de rouge et blanc, dansent au rythme d’une musique diffusée par des haut-parleurs. Ils donnent l’impression de s’entraîner pour un évènement quelconque. À bien y regarder, de nombreuses personnes dans les rues sont habillés avec du rouge. Mais nous ne le remarquons pas, sur le coup.
Retour à l’hôtel pour nous rafraîchir avant l’arrivée de Bintang, et la voilà. Toute en sourire et en bienveillance. Elle nous attend à l’accueil. Elle nous a concocté un programme et nous donne des cartes de transport pour le métro. Direction les "Supertree" ! On lui raconte les gens en rouge qui dansaient et on lui demande si il y à une fête et là elle nous annonce que c’est aujourd’hui le jour de la fête nationale ! Donc toute la ville est en fête et le rouge et blanc, sont les couleurs du drapeau. C’est un jour férié, ce qui explique tout, les gens qui se rendaient en Malaisie que nous avions remarqués à la frontière.
Nous arrivons à notre destination. En sortant du métro, nous franchissons un pont pour rejoindre le " Gardens by the Bay" où se trouvent les arbres artificiels.
C’est très animé. Les structures métalliques montent et s’évasent vers le sommet, dans un enchevêtrement, façon branches, ou nids d’oiseau. Les troncs sont couverts de végétation. Là-haut, une passerelle entre plusieurs sommets, permet aux visiteurs d’admirer la vue.
Aux pieds de ces structures artificielles, une petite scène à été installée, sur laquelle un groupe de filles habillées d’orange et avec le foulard, dansent façon entraînement de stretching, devant de nombreux spectateurs qui les imitent.
Ici, Bintang nous laisse quelques instants (qui me semblent bien longs. 10min qui m’en paraissent 30). Nous regardons donc ces gens danser joyeusement.
Puis elle réapparaît et nous tire avec enthousiasme vers un Supertree en particulier. Au pied du tronc, se trouve une entrée devant laquelle il y a un guichet qui vend de tickets. Tickets qu’elle est venue acheter pour nous permettre de monter au sommet de "l’arbre" par un assesseur.
Une fois en haut, nous découvrons une terrasse avec un bar et des tables.
Nous prenons place à l’une d’elles et pouvons admirer la vue sur le parc, le dôme floral, le marina bay sand, bref, nous en prenons pleins les yeux. Un serveur vient prendre notre commande. Autour de nous, se trouvent des expatriés, des touristes et d’autres personnes.
Dans le cadre des festivités de la fête nationale, nous pouvons bientôt assister à un lâché de parachutistes, un survol avec des jets, puis des hélicoptères qui portent un immense drapeau national et pour finir, un grand feu d’artifice à la nuit tombée. Quel programme, mes amis !
Quand nous redescendons, tous les Supertree sont illuminés. Ça scintille, ça change de couleur et le tout sur un fond de musique. Puis, avec tous les visiteurs du parc, nous nous allongeons sur le dos pour profiter du spectacle son et lumière qui à lieu tout les soir. C’est magnifique.
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