bonjour,
En parlant de douanes ou autres formalités.....
...anecdote d'un temps révolu.
çà se passe à une époque qui paraît si lointaine que l'on dirait qu'elle appartient à un autre monde... en ce temps béni oû existait une sérénité du voyage aérien, maintenant difficile à imaginer.
A cette époque les chasseurs par exemple pouvaient voyager avec leur arme sans complication, moi-même bien que n'étant pas chasseur j'avais un jour, avec Air Canada, fait le trajet
Montreal-
Vancouver ma
Winchester dans son fourreau au côté, comme une canne, le seul contrôle que j'avais eu à subir ayant consisté à ouvrir la culasse de l'arme devant l'agent de la compagnie et à la manoeuvrer pour lui montrer que le magasin tubulaire était bien vide...j'aurais pu bien entendu avoir une poche pleine de cartouches !
Bref.. lors d'un retour en
France pour des vacances annuelles j'avais dans mes bagages une belle
Winchester 30x30 à platine ciselée, quasiment pièce de collection, destinée à un beau-frère qui ''m'en avait passé commande''. Les choses étaient claires, je venais d'acheter l'arme à
Albuquerque, j'avais la facture dans la poche et je savais que j'allais à avoir à payer les droits en arrivant à
CDG.
Mais... voilà -t'y- pas que dans l'avion d'Air France la radio diffuse soudain la décision du Ministre de l'Intérieur interdisant, à dater de ce jour, l'introduction en
France d'armes à canon rayée et à répétition suite à des incidents sérieux dans les DOM- TOM. Pas de bol...pour le beau-frère

.
Par conséquent à l'arrivée à
CDG me voilà, carabine dans sa boîte sous le bras, entrant dans le bureau des Douanes pour y déposer la
Winchester, contre reçu bien sûr puisque je dois la récupérer à mon retour aux
Etats Unis
trois semaines plus tard....
Après avoir récupéré à
CDG la
Winchester dûment emballée dans sa boite rectangulaire laquelle après avoir été ouverte, fermée, renforcée à plusieurs reprises est maintenant bardée de ruban adhésif qui l'enmaillote comme une momie, nous débarquons à
Chicago pour y passer les formalités et attendre la connection pour
Albuquerque..
Il est interdit d'introduire dans le pays des armes achetées à l'étranger. J'ai donc à la main la facture d'achat de la
Winchester en expliquant mon cas à l'Officier. Pas de souci, je suis parfaitement en règle..mais... le zélé fonctionnaire me dit simplement vouloir vérifier que le numéro de série porté sur la facture de l'armurier d'
Albuquerque correspond bien à celui gravé sur la culasse... je me demande d'ailleurs si ce n'est pas lui qui quelques années auparavant m'a confisqué une majestueuse rosette lyonnaise que j 'avais tenté d'introduire subrepticement

!! bref... il faut donc ouvrir la boite... et c'est là que çà se complique. Un ou deux coups de canif (sorti de ma poche!! imaginez

) ont raison d'une partie du ruban mais il faut encore sortir l'arme. La boite s'est déformée quelque peu en soute, le matériel protecteur à l'intérieur s'est tassé et j'ai beau tirer dessus...la
Winchester est coincée. L'Officier veut m'aider, il me dit de tenir la boite fermement à une extrémité, lui se saisit de l'autre et tire dessus de toutes ses forces (enfin je suppose). Cette extrémité... c'est le canon si bien qu' au bout d'un instant l'arme étant à moitié libérée, il se rend compte qu'il a le dit canon bien calé contre le nombril alors que le reste de l'arme est encore coincé.. et qu'on ne voit pas ce qui se passe dans la boîte.

. Derrière moi, par dessus mon épaule, les voyageurs regardent la scène d'un oeil intéressé. C'est à ce moment que quelque chose doit faire..tilt dans la tête de l'Agent.
Et si ce c... de Français avait laissé une cartouche dans la culasse ou le magasin !!! pense t-il (peut-être). Quoiqu'il en soit OK dit-il, il abandonne et me dit de remballer l'objet.
L'armurier d'
Albuquerque a repris la
Winchester de mon beau-frère sans difficulté