| Réseau routier, circulation |  Khardung La, Inde · © VoyageForum Comme on peut s'en douter, le réseau routier indien est des plus variés. Normal vu la taille et la diversité du pays. Ce qui demeure le second plus vaste au monde avec plus de 6 millions de kilomètres se compose en effet aussi bien d'autoroutes ultra‑modernes entre grandes agglomérations que de pistes non goudronnées, notamment dans les régions himalayennes, pas ou peu entretenues qui de plus subissent souvent des dégradations conséquentes en périodes de moussons. Néanmoins, avec le temps, les choses s'améliorent doucement. Par contre ce qui ne change guère, c'est la circulation et la façon indienne de conduire, bien loin des règles du code de la route. Ici, on roule à gauche et les routes, petites ou grandes, sont souvent de véritables capharnaums où se rencontrent toutes sortes de véhicules, y compris parfois assez inattendus, de même que nombre de piétons et d'animaux en tous genres. Avec pour seule consigne que "le plus gros a toujours raison et la priorité" et que l'usage du klaxon pour marquer sa présence reste indispensable. Autant le savoir... surtout qu'en plus de cela l'Inde possède un niveau d'accidents de la route parmi les plus élevés au monde. | | Location de voiture | De l'avis général, même si cela reste possible, louer une voiture pour la conduire soi‑même n'est absolument pas une bonne idée pour l'Inde. Logique quand on voit comment fonctionne la circulation dans le pays et même les complications qu'il peut y avoir pour un étranger en cas de problèmes. Par contre, l'option "voiture + chauffeur" est, elle, tout à fait envisageable. C'est même une bonne solution si on dispose du budget et que l'on envisage de ne rester que sur une région précise comme le Rajasthan où cela est assez pratiqué. Dans ce cas, comptez 50 à 60 €/jour minimum pour un véhicule standard avec le chauffeur. Dans tous les cas, vérifiez quand même que votre contrat de location précise que les frais de péages routiers, de parking, le logement et la nourriture du chauffeur sont inclus. | | Bus et véhicules collectifs |  Margao, Inde · © VoyageForum Voyager en bus est un moyen de locomotion employé par beaucoup de visiteurs. Une bonne solution économique qui permet d'aller partout et de rencontrer du monde. Sauf qu'il faut quand même savoir que l'expérience peut nettement varier selon les compagnies, les catégories et les trajets choisis. Ce qui veut dire que si l'on veut un minimum de confort et ne pas passer des heures en transport, on aura intérêt à choisir le "haut de gamme". Comme toujours, mais peut‑être plus encore lorsqu'il s'agit de l'Inde... Donc, pour le meilleur, les longs trajets ou entre grandes villes, privilégiez ce que l'on appelle les "Sleeper" ou "Volvo A/C" qui sont des bus rapides, modernes, équipés de sièges confortables inclinables, sinon de véritables couchettes pour certains qui font des trajets de nuit. On peut réserver sa place en ligne ou via applis. Sinon, il existe aussi tout un tas d'autres compagnies, notamment régionales, qui proposent des "Interurbains Express", moins confortables, mais offrant néanmoins un bon rapport qualité-confort‑prix pour des trajets pas trop longs. Enfin, il y a ce que l'on pourrait appeler les bus ordinaires, faisant essentiellement les trajets les plus courts en campagne ou autour des villes. Ce sont ces bus colorés, sans climatisation, généralement bondés, lents car ils s'arrêtent partout ou presque. Bien, pour vivre une expérience locale, mais pas forcément l'idéal si on est chargé ou que l'on est peu habitué à ce type de bus, surtout si on doit y passer des heures. Quant aux prix, ils demeurent très économiques avec 1 à 2 €/100 km en bus local, et 2 ou 3 € pour les express/confort, et 4 ou 5 € pour le haut de gamme. Autant alors en profiter. | | Deux roues | On peut facilement circuler en scooter ou en moto en Inde. C'est d'ailleurs un mode de locomotion répandu et très abordable question prix. Sauf qu'il vaut mieux là aussi ne tenter l'expérience qu'à certains endroits ou à certaines occasions. Comme toujours à cause des règles de circulation et autres contraintes stressantes lorsqu'on doit se déplacer soi‑même par la route. En clair, autant l'éviter dans les villes et réserver le scooter à des zones de campagne ou de bord de mer plus tranquilles où la circulation est moins dense et plus détendue. En cela la région de Goa demeure la plus appropriée pour se balader ou se rendre à la plage. Et puis dans un autre genre, il y a toute la région himalayenne à découvrir en Royal Enfield (la moto symbole de l'Inde) qui demeure une expérience quasiment mythique et recherchée des motards du monde entier, presque au même titre que la Route 66 aux États‑Unis. En attendant qu'il s'agisse de scooters ou de motos, les prix à la location demeurent très raisonnables: de 5 à 10 €/jour pour les premiers et 20 à 30 € pour une moto. Hormis les régions himalayennes propices aux découvertes en VTT et accessoirement certaines campagnes tranquilles où pédaler, se balader à vélo en Inde n'est pas forcément une bonne idée. Entre le trafic agressif et stressant sur les routes et même dans les villes, la chaleur, l'humidité, les périodes de mousson, mais aussi la pollution en nombre d'endroits, il y a de quoi en effet démotiver les plus acharnés... | | Trains |  Monts Nilgiri, Inde · © VoyageForum Le train est en quelque sorte le "mode de transport symbole" du pays. Normal quand on sait que le réseau ferré indien, l'Indian Railways, est l'un des plus vastes au monde et que, très économique, il est utilisé chaque jour par des dizaines de millions de personnes. Cela aussi bien sur de grandes lignes rapides équivalentes à nos TGV (propres, rapides et ponctuels) que sur d'autres bien plus "folkloriques". Comme on s'en doute, les trains indiens possèdent bien sûr plusieurs classes au confort, sinon ambiance, fort différents. Pour le top, il y a les classes climatisées, de la First Class AC (compartiments de deux ou quatre couchettes privées) à ce que l'on appelle les CC/EC avec des sièges inclinables pour les trajets de jour, en passant par des couchettes un peu moins privatives. Et puis, pour les touristes plus aventureux, il y a les classes non climatisées avec les SL (Sleeper) et les UR/GS (Unreserved/General) qui pour ces derniers sont des sièges ou banquettes sans réservation possible et toujours extrêmement bondés. Question prix, comptez autour de 1 € et même moins pour le basique par tranche de 100 km en non climatisé, et de 2 à 5 € en climatisé selon qu'on soit en siège ou en couchette. Et pour le top, First Class AC, comptez de 5 à 8 € par 100 km. Très raisonnable. | | Bateaux | Mis à part pour se rendre aux îles Andaman et Lakshadweep en ferry, le bateau ne se retrouve en Inde que pour des balades touristiques comme dans les Backwaters du Kerala (comptez de 30 à 50 € la demi‑journée, vu que ce n'est que touristique) ou dans le cadre de navettes urbaines ou côtières de quelques villes. | | Vols intérieurs | En tant que nouveau géant de l'aérien en pleine expansion et vu la taille du pays, on se doute bien que l'avion est omniprésent en Inde. Rien que pour les aéroports, on en compterait plus de 150 à vocation commerciale dont une cinquantaine millionnaires en nombre de passagers/an, de même qu'une dizaine dépassant les dix millions. Pour ce qui est des compagnies locales, là aussi, il y a du choix et du volume en nombre de passagers. On recense en effet plus d'une cinquantaine de compagnies aux couleurs du pays, même si comme toujours nombre sont de tailles (très) réduites ou travaillent sur des réseaux de niche. Avec bien sûr aussi, à l'opposé, une petite poignée qui truste l'essentiel, sinon l'immense majorité du trafic aussi bien d'ailleurs national qu'international dans le pays. En Inde, elles sont cinq à se partager le marché avec d'abord le Groupe Air India ( Air India plus Air India Express ) et IndiGo qui sont de loin les plus gros. Plus modestes, Alliance Air et les low cost Akasa Air et SpiceJet ont de leur côté trouvé leur place sur le marché domestique et accessoirement régional. Donc, on l'aura compris, l'avion peut être une excellente solution pour les longs trajets (et même parfois les moyens) qui vous fera gagner bien du temps dans vos déplacements. Surtout que le réseau est conséquent avec la plupart des villes et zones touristiques plutôt bien desservies. Et si on ajoute à cela une concurrence qui fait que les tarifs sont généralement (très) intéressants, autant ne pas s'en priver. Comptez en gros moins de 50 € pour un vol d'une heure, 50 à 100 € pour un de deux ou trois heures et dans les 150 € pour aller d'une extrémité à l'autre du pays. | | En ville | Le moins que l'on puisse dire est que les villes indiennes combinent à la fois des modes de transports modernes et d'autres bien plus traditionnels. Dans la première catégorie on retrouve des métros rapides, ponctuels, confortables, climatisés et propres dans toutes les grandes agglomérations, à commencer par Bombay et Delhi. Ils ont comme avantage premier d'éviter les embouteillages pour des tickets qui ne valent que quelques dizaines de centimes d'euros. À privilégier lorsqu'ils existent. Dans le même genre, on retrouve aussi les taxis avec compteurs, prepaid (payables dans les gares et les aéroports) plus bien sûr maintenant tous ces VTC qui fonctionnent avec leurs applis et sont de plus en plus appréciés, surtout que leurs prix sont très abordables. En parallèle, il y a les bus urbains. Si certaines villes disposent de réseaux de bus électriques modernes avec des voies de circulation dédiées, la plupart du temps ce sont de plus ou moins vieux véhicules, lents, inconfortables, surtout bondés et incontestablement pour les touristes très bon marché. Ce à quoi s'ajoutent bien sûr les innombrables (vélos) rickshaws, moto‑taxis et tuk‑tuks qui "encombrent" les villes. Là aussi les prix sont des plus bas, avec même pour certains la possibilité de les réserver et de les payer via des applis à télécharger. | | Que choisir pour ses déplacements? | Avant de choisir son mode de déplacement, on doit d'abord définir ce que l'on a prévu de visiter. Ainsi, si on doit traverser le pays ou faire de très longues distances, l'avion sera des plus intéressants et même rentable. Sinon, pour des trajets d'une nuit ou d'une dizaine‑douzaine d'heures, le train en classe supérieure ou les bus haut de gamme feront très bien l'affaire. Et pour du moyen ou de courts trajets, il y aura ces mêmes trains et bus, quitte à voyager à un niveau plus "classique". Enfin, c'est vrai que si l'on reste sur une région précise, comme par exemple le Rajasthan, une location de voiture avec chauffeur peut être envisagée comme solution. | |