Quelques techniques et éléments à intégrer pour réussir ses photos.
Il est indispensable de bien composer son image afin de guider le regard et mettre en valeur son sujet. Mais la photographie n'a rien inventé des lois de composition de l'image. En effet, c'est la peinture qui a d'abord instauré les règles de base qu'il est important de connaître afin de les appliquer... ou mieux les contourner.
Plus rapide que le peintre, le photographe n'est pas maître de la disposition spatiale des différents éléments qui vont composer son image. Il doit néanmoins s'en accommoder, en essayant de les organiser au mieux pour réaliser une composition graphique acceptable. S'il existe des centaines de règles de compositions d'image, on peut cependant n'en citer qu'une fondamentale à toute construction qui est "la règle des tiers".
En principe, nous disposons tous d'un appareil photographique au format rectangulaire. Dès lors, pour appliquer cette règle, il suffit de diviser le cadre (ce qu'on voit) par deux lignes horizontales situées chacune au tiers de chaque extrémité de l'image. De la même façon, l'opération est aussi à effectuer avec deux lignes verticales. On se retrouve ainsi avec neuf rectangles équivalents et quatre intersections de lignes.
L'idéal est de placer ensuite le sujet à photographier sur l'une de ces intersections et de faire naître un mouvement vers l'intersection opposée. Ce mouvement peut aussi bien être suggéré par le sens du regard d'une personne ou une ligne du paysage, qu'être effective comme l'arête d'un bâtiment ou le bras d'un sujet animé. À l'opposé il faut éviter de centrer le sujet, ce qui laisserait alors deux zones (à droite et à gauche) sans réel intérêt pour l'image.
Toutefois, cette règle souffre d'une exception notoire: on peut en effet centrer son sujet, en le plaçant au centre du tiers inférieur de l'image, afin d'insister aussi sur l'importance de celui‑ci.
"Photographier, c'est écrire avec des photos":
Cette règle de base du cadrage ne doit pas en faire oublier une autre qui est que "photographier, c'est écrire avec des photos". En effet, si dans n'importe quel récit une trame est introduite, développée puis conclue, il en est de même avec l'image.
Celle‑ci doit donc se composer d'un premier plan, puis d'un second et enfin d'un troisième (évitez d'en introduire plus dans un premier temps); chacun d'entre eux devant être mis en relation avec le précédent. Cette juxtaposition de plans permet ainsi de donner la notion de 3eme dimension (la profondeur) sur un support (l'écran ou le tirage papier) qui n'en comporte que deux en réalité.
L'organisation des plans est bien sûr à surveiller car il n'est pas question ici de recréer une suite de plans parallèles aux bords horizontaux de l'image. Donc, évitez par exemple de prendre des bâtiments ou une plage directement de face. Les plans s'organiseront en effet plus harmonieusement les uns aux autres si l'on crée un angle d'environ 30 à 45 degrés entre le bord de l'image et le premier plan.
Contrairement aux idées reçues, ce travail sur les plans est beaucoup plus facile à réaliser lorsqu'on utilise des grands angles (entre 20 et 35 mm compris); les téléobjectifs ayant en effet tendance à les tasser supprimant ainsi la perspective. De plus, la profondeur de champ est beaucoup plus restreinte sur ce type d'objectif.
A savoir enfin, qu'il est nécessaire d'occuper toutes les parties de l'image. Par exemple, l'absence de sujet dans le tiers inférieur droit d'une image ne permet pas à celle‑ci d'être équilibrée. Dans un cas comme celui‑la, il est alors préférable de recadrer sa photo ou d'attendre que la partie vide se remplisse ou qu'on la remplisse soi‑même (personnage, objet).
Vitesse et profondeur de champ
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