Clarikette · 27 avril 2013 à 21:39 · 37 photos 229 messages · 47 participants · 34 292 affichages | | | | 27 avril 2013 à 21:39 Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 1 de 229 · Page 1 de 12 · 10 101 affichages · Partager Bonjour, Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest ! Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets. Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise...
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
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J'ai promis aux enfants qu'on irait au zoo du Mirage en sortant de table, mais il fait très chaud. Nous allons donc visiter le Venetian en attendant que la température s'adoucisse. C'est étrange, on se croirait à Disneyland, mais version « Mickey en Italie ». Nous entrons dans une boutique de magie. Le vendeur, un jeune homme à la moustache recourbée, nous fait une démonstration avec les différents tours en vente. Il est sympa comme tout, nous passons un très bon moment. Un tour rapide au Caesar, qui me semble moins toc que son homologue vénitien, puis nous entrons au zoo du Mirage. Les enfants n'ont jamais vu de dauphins, ils sont enchantés. D'autres touristes ont payé pour nager avec ces charmants mammifères, c'était très cher je crois, mais ils n'ont droit qu'à un misérable plongeon d'une minute. Nous restons des heures à regarder le bassin, de l'extérieur puis du dessous. Dehors il fait chaud, et contrairement à mon habitude, j'achète des cocas. Les gobelets n'ont pas de couvercle et bien sûr je m'asperge les jambes et les pieds (et aussi un peu l'appareil photo).
Ensuite nous passons dans la partie félins, et Octave est choqué par la taille des enclos. Les félins sont beaux et semblent paisibles. C'est vraiment un zoo minuscule et le coût est prohibitif, seule la présence des dauphins justifiait pour moi de le visiter. Deuxième tentative à la piscine : cette fois c'est la bonne, sauf que ça ferme dans vingt minutes. En même temps, la piscine réservée aux enfants est à peine plus grande que ma baignoire, alors pas de regrets. Le toboggan ne fonctionne que le week-end, et il est dans la partie réservée aux adultes*. Nous tentons le volcan du Mirage, et nous gelons dans le vent qui souffle de plus en plus fort. Tellement fort qu'il faut se rendre à l'évidence : le show est annulé. Dommage. Nous nous couchons ravis de cette journée à Vegas, mais je ne pleurerai pas en repartant demain.
* Du moins c’est ce que je comprends sur le moment, mais il semblerait que ce ne soit pas le cas. Voir les autres discussions à ce sujet, par exemple ici : voyageforum.com/...ec_enfants_D5797229/ | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 22:06 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 3 de 229 · Page 1 de 12 · 9 870 affichages · Partager Mardi 16 avril Nous nous réveillons très tôt (2h45 pour ma part), mais la fatigue est telle que nous mettons des heures à nous préparer. Quand enfin nous sommes prêts, les enfants me rappellent que je dois aller jouer : j'ai reçu un bon de cinq dollars valable au casino du Flamingo et il leur semble dommage de ne pas l'utiliser. Je les laisse dans la chambre et descends sans enthousiasme. Je me fais expliquer la marche à suivre par un croupier, mais il doit considérer que tout le monde sait actionner une machine à sous, car il ne m'indique que l'endroit où je dois glisser mon bon. J'appuie sur tous les boutons sans rien comprendre à ce que je traficote. La machine affiche « You must insert new credits ». J'en déduis que j'ai perdu. Et la chance du débutant, alors ? Enfin, nous descendons. La voiture est quelque part sur le parking. Mais où ? Je l'ai photographiée pour la reconnaître plus facilement. Le blanc semble à la mode chez les loueurs de voitures, parce que la moitié des voitures du parking arborent une carrosserie virginale. Nous devons à nouveau nous battre pour ouvrir le coffre. Entre-temps, mon GPS s'est bien mis en route, et je pars donc rassurée. En revanche, nous avons une très longue journée devant nous, et je manque cruellement de sommeil.
Première étape : Chloride. Au milieu du désert, cette ville semi-fantôme semble sortir d'un album de Lucky Luke. Les reconstitutions de saloon et autres sont clairement là pour amuser le touriste et manquent d'authenticité, mais il reste un ou deux « vestiges » du passé minier de la ville. Nous entrons dans la boutique-bazar-office du tourisme. Le maître des lieux, un homme un peu âgé, nous donne des tas d'explications sur des tas d'endroits où nous ne souhaitons pas nous rendre, puis nous dit au-revoir d'un air définitif. Il ne me répond pas quand je lui dis que je veux acheter les deux bananes, là-bas, mais me met en garde avec véhémence contre l'usage du GPS. Plus d'un touriste s'est retrouvé sur la North Rim alors qu'il voulait aller sur la South Rim. (Faut pas être bien malin, pourtant.)
Les enfants consultent mon road book. J'ai écrit que Oatman représentait un détour d'une heure et demi, et du coup ils ne veulent plus y aller, ils sont trop fatigués. J'hésite, mais le temps d'hésiter, je suis sur la route d'Oatman.
Quelques miles plus loin, je regrette mon choix : nous roulons dans les montagnes et je ne suis pas très à l'aise. En fait, la route est magnifique, et une fois l'anxiété passée, je suis ravie d'être là. Nous arrivons à Oatman qui a des allures de fête du village, avec des tas d'échoppes qui vendent du bric à brac un peu peace & love. Les ânes ne sont nulle part. Ça nous agace car nous avons acheté des sachets de nourriture spéciale. Une reconstitution de duel est annoncée à midi. Nous entrons manger rapidement dans un café. Le duel est rigolo, c'est presque un numéro de clowns. Les enfants sont hilares bien qu'ils ne comprennent pas l'anglais. Toujours pas un âne en vue. Les commerçants m'assurent tous qu'ils vont arriver. L'heure tourne, nous nous dirigeons vers la voiture, et... les voilà ! Le village est soudain envahi par les ânes affamés. C'est sympa comme tout.
À Kingman, nous nous arrêtons au fameux diner Mr D'z indiqué par le Routard. Nous commandons des glaces et des cocas. Mon sunday est un vrai délice. Octave a pris un milk-shake aux oreos, et on lui apporte un grand verre, plus le shaker avec le reste. En fait il doit y avoir plus d'un demi-litre de milk-shake. Evidemment, il est incapable de boire son coca après ça. Quant au coca, le verre doit bien faire un litre... j'ai beau me dire qu'il est plein de glaçons aux trois-quarts, nous avons l'estomac totalement distendu et restons à nous regarder en nous palpant la panse. Aucun d'entre nous ne parvient à finir et je jure de ne plus jamais jamais jamais boire de coca à table.
Je consulte mes mails avec le wifi que je capte ici, et j'apprends l'attentat de Boston.
Hackberry et Seligman représentent des haltes rapides mais enthousiasmantes. Nous faisons des tonnes de photos.
Nous arrivons à Williams complètement lessivés. Un saut au supermarché, nous dînons dans la chambre et nous écroulons dans nos lits. Pas le temps d'aller à la piscine, mais tant pis. | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 22:47 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 4 de 229 · Page 1 de 12 · 9 838 affichages · Partager Bonsoir Claire 
Très sympa ce carnet de voyage, j'ai hâte de lire la suite!   De la spontanéité, de l'humour, un style très fluide et le parfum de l' Ouest américain que l'on croit sentir à chaque phrase!
Vraiment hâte d'y retourner! | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 22:48 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 5 de 229 · Page 1 de 12 · 9 819 affichages · Partager super sympa le cr, pas evident la premiere fois  , c'est grand les states, | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 23:10 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 6 de 229 · Page 1 de 12 · 9 802 affichages · Partager Bonjour,
Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment.
J'enlève donc 75% à l'anxiété.
Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Tout à fait d'accord avec vous!
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Et la carte du Canada était incluse?
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, Donc un voyage réussi, bravo!
mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise...
Ah ça! Je ne fais pas non plus la mienne; mais je conçois très bien que la tâche de la maman a été plus lourde dans votre cas. | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 23:26 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 7 de 229 · Page 1 de 12 · 9 788 affichages · Partager Aaaah, Claire, quel régal ton carnet !  Impatiente de lire la suite de vos aventures !! Et merci de t'y être mise si rapidement ! | | | À: Clarikette · 27 avril 2013 à 23:45 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 8 de 229 · Page 1 de 12 · 9 778 affichages · Partager Claire, un recit interessant, bien écrit et plein d'humour. Des tracteurs sur le strip !  Pas de spectacle du Cirque du Soleil ? Je suis étonnée. J'attends la suite. | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 8:39 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 9 de 229 · Page 1 de 12 · 9 734 affichages · Partager Hello Claire
Merci pour ce début de carnet, tu t'y attaques vite, à peine rentrée  . Sans doute parce que les souvenirs sont frais et parce que déjà un peu de nostalgie? 
@++ pour la suite! | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 9:46 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 10 de 229 · Page 1 de 12 · 9 715 affichages · Partager Super, un beau carnet à lire ! Autant te le dire tout de suite, moi qui suis d'un naturel anxieux aussi et sans le moindre sens de l'orientation, je n'aurais jamais eu le courage de partir seule avec des enfants, alors rien que pour ça, Bravo ! En lisant le passage sur le laser du Luxor qui est bien pratique, j'ai pensé "Ah ! Nous n'avions donc pas été les seuls sauvés par ce laser en arrivant de nuit !".
J'attends la suite avec impatience | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 10:42 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 11 de 229 · Page 1 de 12 · 8 619 affichages · Partager Merci collectivement à vous sept pour vos réactions !       En effet, je préfère le faire tout de suite, parce que ce n'est pas quand je serai de nouveau plongée dans le boulot que je vais m'y mettre, et ensuite, on oublie... Quant au sens de l'orientation... en ce qui me concerne, c'est absolument affreux ! Un jour lors d'un voyage scolaire, un prof m'a demandé : "Vous voulez aller vers la mer ?" "Oui, comment vous avez deviné ?" "Parce que vous lui tournez le dos ! Ce n'est pas compliqué, vous allez toujours dans la direction opposée à celle que vous cherchez..." Et le gars n'était pas mon prof, il ne me connaissait que depuis trois jours ! 
Et maintenant, la suite !
Mercredi 17 avril Je me réveille à 4h40, c'est déjà mieux. La fatigue est nettement plus supportable. L'idéal aurait été de commencer le séjour par trois journées tranquilles au même endroit, mais nous n'avions pas le temps. J'ai promis à Octave de lui acheter une tenue de cow-boy, alors nous nous arrêtons dans la rue principale de Williams pour un peu de shopping. Nous entrons dans la première boutique (Western Outfitters) où la propriétaire se fait un plaisir de l'aider à choisir des articles à sa taille. Elle me propose même de le photographier sur ses genoux. Il est ravi en ressortant avec ses bottes, sa ceinture et son chapeau. Nous explorons encore un peu la rue, où finalement les boutiques me paraissent des attrape-touriste. Ça n'en reste pas moins dépaysant et plutôt rigolo.
À quelques kilomètres de là, j'ai prévu de visiter ce que je prends pour une réserve pour animaux blessés. Il s'agit plutôt d'un petit parc animalier qui n'a pas pour vocation de relâcher les animaux dans la nature. La visite se fait en voiture, et on traverse différents enclos avec des mouflons, des loups, des bisons, et surtout des ours, des tas d'ours, qui dorment, jouent, griffent les troncs d'arbres ou grimpent carrément dans les branches. Dans la boutique de souvenirs, il y a même trois oursons qui font les fous dans une caisse. On les a séparés de leur mère pour les habituer à l'homme. Ça me plaît moyennement mais ils sont vraiment adorables.
Enfin, les choses sérieuses vont commencer, car nous nous dirigeons maintenant vers le Grand Canyon. Sur la route nous essuyons quelques averses de neige, mais rien de méchant. Une fois dans le parc, j'aperçois une voiture garée sur le bord de la route. J'ai suffisamment lu de carnets de voyage pour savoir que ça indique un animal intéressant (ou un serial-killer assoiffé de sang, mais ouf, pas cette fois). Quatre femelles wapitis ruminent comme des vaches entre les arbres. Génial ! Nous mitraillons. D'autres voitures s'arrêtent. J'ai l'impression de partager un grand moment de plaisir avec ces inconnus. Nous arrivons à Mather Point. L'immensité et la complexité des formations rocheuses nous saisissent. Nous sommes émerveillés.
Après un saut au Visitor Center, je décide d'aller me garer du côté du Kachina Lodge où nous allons dormir. C'est affreusement mal indiqué et je suis passablement énervée quand enfin je parviens à me garer vaguement à proximité de notre gîte. Nous prenons la navette d'Ermit's Route et faisons quelques points de vue, mais pas tous car Octave commence à trouver que c'est toujours la même chose. Je revois mes ambitions à la baisse. Octave est encore jeune, la fatigue n'est pas négligeable, et il ne faut pas être jusqu'au-boutiste. L'essentiel, c'est de repartir avec des bons souvenirs. Je renonce donc au coucher de soleil à Hopi Point (la navette ne s'y arrête pas au retour, ça veut dire qu'il faudra d'abord rallier un autre point de vue plus éloigné pour pouvoir ensuite rentrer) et décide de le contempler depuis le village. C'est assez décevant, rien ne rougeoie ni ne flamboie. Tss, tss.
| | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 11:37 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 12 de 229 · Page 1 de 12 · 8 592 affichages · Partager Jeudi 18 avril J'ai envie de prendre un peu mon temps ce matin. Nous commençons par faire le tour du village, visitons les boutiques et tentons en vain d'apercevoir des condors. Puis nous écrivons des milliers de cartes postales car j'ai vu dans le Routard qu'il y avait un bureau de poste à Grand Canyon Village. Autant en profiter pour expédier le courrier sans se prendre la tête. Il est déjà onze heures quand nous commençons Kaibab route. Je décide de zapper Yaki Point car je ne veux pas perdre de temps avec la navette. Nous faisons la plupart des autres points de vue, y compris le minuscule Tusayan Museum. J'avais prévu de quitter Desert View à 13h30, nous avons une demi-heure de retard.
Nous filons vers Monument Valley et arrivons à 17h, heure locale. Nous avons tout juste deux heures pour faire la Valley Drive avant le coucher du soleil. C'est magnifique. Les couleurs sont resplendissantes. Vraiment, c'était un super tuyau de le faire en fin de journée. J'achète des lance-pierres aux enfants, vingt dollars pièce ce n'est pas donné, mais c'est de l'artisanat local. Le lendemain, je verrai les mêmes à neuf dollars à la boutique du Goulding's, et la dame me dira qu'ils ne sont pas faits ici. C'est la vie... Je m'arrête également au corral pour réserver la promenade à cheval du lendemain matin. Je suis reçue par un jeune Navajo un peu simplet. Je ne comprends rien à ce qu'il dit, je crois qu'il a un défaut de prononciation... Je veux faire une demi-heure de balade car nous ne sommes pas cavaliers. Ce qui m'intéresse, c'est juste de photographier les enfants à cheval dans MV, et de pouvoir me dire que je l'ai fait. Il me force la main pour que je prenne une heure. J'accepte à contre-coeur. Quand je regarde le ticket qu'il a rempli, je constate qu'il a écrit 810 dollars. Il ne sait peut-être pas lire : il a mis le solde dans la case de l'acompte, etc. Pas un chiffre n'est à sa place. Je lui demande combien je dois payer. Quatre-vingt dollars et dix de taxes. 810, c'était 80+10. ça me semble peu par rapport aux prix affichés. Peut-être que les enfants payent demi-tarif.
Nous continuons la Valley Drive mais la lumière décline rapidement. Je n'ai pas envie de finir dans le noir car la piste est dans un drôle d'état dans sa première portion, qu'il faudra emprunter pour rentrer. J'accélère donc un peu. Alors que je me gare au bord de la piste pour faire des photos, comme je l'ai déjà fait plein de fois, un guide navajo vient me dire que je n'ai pas le droit car je n'ai pas de guide. Je dois obligatoirement me garer aux points de vue « officiels ». N'importe quoi ! Personne ne m'a informée de cette règle lorsque j'ai payé mon droit d'entrée. Je souris poliment et fais semblant de m'exécuter mais termine la balade comme je l'ai commencée et comme tous les autres touristes l'ont faite : en me garant là où je veux (dans la mesure où ça n'est pas dangereux pour moi ou pour les autres, bien sûr).
Nous arrivons à l'hôtel à la nuit tombée. Nous prenons la chambre en vitesse et courons manger, car le restaurant ferme à 21 h et qu'il est 20 h 30. Le restaurant est plein de français. Depuis que nous sommes entrés à Monument Valley, nous n'avons pas arrêté d'en croiser, alors que ce n'était pas le cas les jours précédents. La nourriture est franchement médiocre, mais s'il faisait jour, nous profiterions de la vue panoramique. On va dire que ça compense. N'empêche, je pense à Clint Eastwood en mâchonnant mon poulet frit qui porte son nom. Lui qui mange toujours sainement, j'espère qu'il ignore qu'on a baptisé ce plat en son honneur. | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 11:40 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 13 de 229 · Page 1 de 12 · 8 587 affichages · Partager Vendredi 19 avril Nous avons rendez-vous à neuf heures pour la balade à cheval. Je bouscule un peu les enfants pour se préparer et refermer la valise. Évidemment, ils oublient des tas d'affaires dans la chambre, mais par chance nous nous en apercevrons à temps et pourrons les récupérer. Le jeune homme un peu simplet d'hier est toujours là, et il est désolé : il s'est trompé de prix. Je dois payer beaucoup plus cher (je crois bien qu'il a multiplié par deux au lieu de multiplier par trois. Mais c'était déjà vachement difficile de faire x2, alors je crois que x3 c'était carrément impossible). J'en profite pour essayer de revenir sur la durée de la balade. J'explique que je n'ai pas la somme qu'ils demandent (ils sont trois maintenant), mais que je veux bien me contenter d'une demi-heure pour le prix convenu. Ils sont intraitables. Déjà, ils ne veulent pas que je fasse une demi-heure. Et même comme ça, il est hors de question que j'aie un quelconque rabais. Je finis par aller me cacher pour retirer l'argent de ma ceinture cache-billets, car malgré le grand panneau « We Accept Visa, AmEx, MasterCard », il faut du liquide. Ils ont une machine, mais elle est dans le camion. Bref... J'ai obtenu ma balade d'une demi-heure avec tellement de difficulté que je me demande pourquoi ils la proposent. Nous partons enfin, bien après l'heure convenue. Les chevaux n'étaient pas prêts quand nous sommes arrivés, c'est un peu bizarre puisque j'avais versé un acompte. Nous avons pour guide le même jeune homme qui peine à s'exprimer. Pas de bol. Nous chevauchons donc en silence. C'est l'extase. J'adore ! John Wayne, nous voilà ! La demi-heure me semble longue, et nous avons mal aux fesses à l'arrivée. Le chef me demande si la promenade m'a plu. J'acquiesce avec enthousiasme mais ça ne l'empêche pas de me reprocher une dernière fois de ne pas avoir choisi la balade d'une heure. Ça devient un peu gonflant. Puis la jeune femme présente me dit que si la balade m'a plu, il faut donner un pourboire au guide. Alors là, je sais bien que ça se fait aux Etats-Unis, mais faut pas pousser. Ils ont été franchement déplaisants et j'ai déjà payé cent quarante euros pour faire trente minutes de cheval. Le guide m'a à peine décoché trois mots pendant la balade et m'a fait ostensiblement la gueule. Ils se sont mêmes engueulés devant moi en anglais, puis en navajo pour que je ne comprenne pas ce qu'ils disaient. Ce n'est pas un pourboire, c'est du racket ! Les Navajos que j'ai rencontrés dans les magasins ou stations-service étaient très aimables et souriants. Ceux qui travaillent directement dans le tourisme ont été globalement désagréables et déterminés à me faire payer le plus possible par tous les moyens. Cela ne gâche en rien le plaisir que j'ai eu à visiter Monument Valley. D'ailleurs je ne leur en veux pas, je suppose qu'ils se vengent des siècles d'oppression subie...
Nous visitons le Monument Valley Museum dans l’enceinte du Goulding. C’est minuscule mais charmant pour qui aime le cinéma, surtout les westerns évidemment (c’est mon cas).
Nous nous arrêtons à Kayenta pour déjeuner au Burger King (qui abrite une petite expo sur les soldats navajos qui servirent aux transmissions secrètes pendant la seconde guerre mondiale) et visiter le petit musée sur les Navajos, où on peut entrer dans trois hogans différents.
Un peu plus tard, nous faisons la courte promenade Sandal Trail pour aller voir les ruines pueblos de Navajo National Monument. La balade est très agréable, et vue de loin, les ruines ressemblent à des maisons de poupée. C’est ravissant.
Nous arrivons à Page vers 16h. C’est un peu trop tôt, en fait : je n’ai rien prévu de spécial. Nous prenons notre chambre au Quality Inn. C’est la seule fois du séjour que je suis déçue par l’hôtel. La chambre est très confortable, mais j’ai choisi une vue sur le lac (plus chère évidemment), et, comment dire... on voit le lac, c’est vrai. Par-delà le parking et les pylônes électriques. Je demande à la réceptionniste si elle peut téléphoner pour confirmer la balade en bateau que j’ai réservée pour le lendemain. Non, elle ne peut pas le faire, mais les appels locaux sont gratuits depuis la chambre. Je lui demande également si elle peut m’aider à réserver au Navajo Village Heritage Center, un lieu où les touristes peuvent visiter une reconstitution de village navajo. Elle se contente de montrer où c’est sur un plan et de me dire que le mieux est que je m’y rende. Bon, au moins, j’économise un pourboire ! Finalement, je renonce carrément à visiter ce machin.
Nous glandouillons dans la chambre, épuisés, et nous décidons enfin vers 18h à ressortir pour aller voir le lac de plus près. J’ai du mal à trouver la marina (ne riez pas !) et une fois dedans, ça me semble labyrinthique. En fait, je suis juste fatiguée et de mauvais poil... Quand enfin nous sommes devant le lac, c’est le coucher de soleil. Magnifique. En revanche le lac est aussi chaud qu’un glaçon fondu, impossible de s’y baigner en cette saison. J’avais prévenu les enfants, mais il y en a quand même un qui râle...
Je n’ai pas vu le Walmart, je sais qu’il est sur la route quand on entre dans Page, mais pas celle par laquelle nous sommes arrivés. Je suis trop fatiguée pour le chercher, alors nous allons dîner au Denny’s. C’est sympathique mais la nourriture me semble assez moyenne ; un mythe s’effondre... | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 11:44 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 14 de 229 · Page 1 de 12 · 8 583 affichages · Partager Samedi 20 avril Nous nous réveillons tranquillement et prenons le petit-déjeuner à l’hôtel. C’est correct, bien que les muffins et « biscuits » (des sortes de scones qu’on mange avec de la sauce) ne soient pas faits maison, mais les tables ne sont pas nettoyées entre les clients et le personnel est très indolent. Ça me chiffonne pour un hôtel qui se présente comme un peu haut de gamme. Le motel 6 aurait été presque aussi bien et nettement moins cher.
Nous nous rendons à Lower Antelope Canyon. Très facile à trouver quand on se dirige vers Page, il n’y a pas de panneau quand on en vient. De façon générale, je trouve que ça manque de panneaux ! Un peu de queue à la cahute, un peu d’attente pour le début du tour, et en route. Je sais que c’est beau, mais... Non, en fait, c’est magnifique ! Incroyable ! Féérique ! Je suis ravie. Le tour dure 1h20 (une heure dans le canyon, plus le temps de revenir à pied par au-dessus). Le guide fait quelques photos de nous avec notre appareil. Le canyon y est mis en valeur, mais nous sommes flous. Bah, nous ne sommes pas aussi spectaculaires que le canyon, de toute façon. Et nous pouvons nous voir tous les jours en vrai, alors... Il y a plein de français. Une famille me raconte qu’ils ont fait Upper et la veille et que c’est nettement moins bien.
Nous achetons des sandwiches dans la partie deli d’une station-service. La dame me raconte qu’elle et son mari sont originaires de la côte Est et qu’ils sont venir s’installer dans cette région si magnifique. Comme je les comprends !
Nous devons être à la marina une demi-heure avant notre promenade en bateau, soit à 12h30. Nous déjeunons dans le lobby de la marina où je profite du wifi qui est meilleur qu’à l’hôtel. J’ai choisi la balade de 2h30, celle qui permet de voir la « tapisserie navajo » qui me laissera complètement de marbre (sans jeu de mots géologique). La balade est très agréable, et ça me repose d’être pour une fois passagère et non conductrice. Toutefois, le bateau est trop gros pour se faufiler dans les slots canyons, et cette approche nautique ne me semble finalement pas meilleure que de voir le lac par au-dessus, contrairement à ce que j’avais lu ici ou là. Je ne suis pas déçue parce que ça m’a reposée et que les enfants étaient contents, mais vu le prix (160 $ pour nous trois), je ne le referai pas. Louer un bateau est sans doute une meilleure solution (plus chère également, et qui demande tout de même d’être sûr de soi).
Nous prenons la direction d’Horseshoe Bend. La promenade jusqu’au point de vue est agréable, dans le sable orange. Enfin, voilà le fameux fer à cheval... Il est magnifique ! Je demande à un monsieur de me faire une photo car je n’ose pas m’approcher trop trop près. J’amène les enfants jusqu’à un certain point. Ils sont impressionnés.
Tiens, c’est sur cette route-ci que se trouve le Walmart ! Nous nous arrêtons et passons un moment entre les rayons, à admirer les énormes paquets de biscuits apéro... Je regarde les DVD, mais je ne trouve pas ce que je cherche. Nous rentrons dîner dans la chambre où j’utilise le micro-ondes pour me réchauffer une soupe Campbell. La version micro-ondes n’est pas aussi bonne que celle en boîte de conserve. | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 12:27 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 15 de 229 · Page 1 de 12 · 8 547 affichages · Partager merci Claire pour ton compte rendu. bravo à toi de partir avec tes 2 garçons seule.  tu donnes envie avec tes détails subtils nous nous partons fin juillet pour 3 semaines nous ferons attention au commande Coca  Bonne journée Hélène | | | À: Fabregal · 28 avril 2013 à 12:49 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 16 de 229 · Page 1 de 12 · 8 364 affichages · Partager "Un coca avec trois pailles, s'il vous plaît !"
Sans rire, le "petit" coca du Burger King a largement la taille de notre "moyen", peut-être même un peu plus. Quant aux quantités de glaçons, c'est impressionnant ! | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 13:35 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 17 de 229 · Page 1 de 12 · 8 344 affichages · Partager Bonjour Claire,
Sympa ton carnet et quel courage de t'y être mise tout de suite.
Je guette la suite.
Une question : pourquoi tu ne le mets pas dans la rubrique "carnet de voyage"? Il serait plus facile à retrouver plus tard. | | | À: Bluequark · 28 avril 2013 à 13:44 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 18 de 229 · Page 1 de 12 · 8 337 affichages · Partager Ben en fait c'est la modération qui choisit... Pour mon carnet sur Londres, je l'avais mis dans "Carnets" et il a été déplacé dans "Voyager avec des enfants". Du coup celui-ci je l'ai mis dans "Voyager avec des enfants" et mettant [carnet] entre crochets, espérant qu'il atterrisse dans les carnets, mais la modération a seulement enlevé les crochets.
Faut pas chercher à comprendre ! | | | À: Néfer · 28 avril 2013 à 14:18 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 19 de 229 · Page 1 de 12 · 8 295 affichages · Partager Et la carte du Canada était incluse?
Oui, pourquoi ? | | | À: Clarikette · 28 avril 2013 à 15:11 Re: Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l' Ouest américain Message 20 de 229 · Page 1 de 12 · 8 284 affichages · Partager merci pour ce début de carnet fort intéressant à lire!
au plaisir de découvrir la suite de vos aventures américaines!! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 634 visiteurs en ligne depuis une heure! |