Ce soir, la suite et la fin de mon carnet (déjà ! Mais c'était un voyage court).
Mercredi 24 avril
C’est l’anniversaire de mon grand-père et aussi notre dernière journée, mais on ne va pas se laisser abattre.
Nous descendons vers Badwater en passant par Devil’s Golf Course. Il n’y a que nous... Cool ! Puis nous faisons Artist’s Drive.
Ça va plus vite que prévu. Tant mieux, le retard d’hier ne nous pénalise pas trop.
Nous partons vers Mesquite Sand Dunes. C’est joli, ici. Moins... sinistre. La
Vallée de la Mort, euh... c’est un peu mortel, en fait. Des paysages de désolation.
À l’aller j’ai voulu faire le Salt Creek Trail pour voir les fameux petits poissons, mais la piste était tellement caillouteuse que j’ai eu peur de crever telle Itat à
Monument Valley. Du coup j’ai fait demi-tour, un peu déçue.
Nous repassons par Furnace Creek. Le check-out n’est qu’à midi, nous avons le temps de retourner à la piscine. Il y a davantage de monde, surtout autour mais presque personne dedans. Ambroise asperge sans le vouloir les pieds d’un monsieur avec le pistolet à eau.
Allez, on s’en va. De nouveau, la route me semble longue. Elle est moins belle qu’ailleurs. Elle passe près de la zone 51 à un moment mais je ne m’arrête pas.
Avant de partir, nous prenons de l’essence à Furnace Creek. Dix minutes pour trouver comment on ouvre le réservoir de la nouvelle voiture. Un touriste m’aide : il y a une tirette à gauche sous le siège conducteur (Nan mais franchement ?! Pourquoi pas dissimuler un bouton derrière le rétro, tant qu’on y est ?). Juste quand je commence à mettre de l’essence, un pompiste apparaît, un peu après la bataille à mon humble avis. Il me prend la pompe des mains et verse l’essence lui-même. Juste la partie que je savais faire. Il a fini, il disparaît sans attendre de pourboire. Je démarre quand j’entends un cri : la femme du touriste qui m’a aidée me prévient que le réservoir est encore ouvert ! Le pompiste n’a ni ouvert ni fermé le réservoir... Il s’est contenté d’actionner la pompe. Ça doit être pour cette raison qu’on appelle ça un pompiste, et pas un réserviste.
Nous arrivons au
Golden Nugget.
Ici, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Et aussi couloirs interminables, mais bon.
La piscine... la piscine, quoi ! C’est dingue. Démentiel. Hallucinant. Nous y restons une heure. Les enfants font dix fois le toboggan en hurlant de joie, moi une seule fois, en hurlant aussi, mais de peur, un peu.
Je reste le nez collé à l’aquarium. C’est la première fois que je barbote près de requins. Les enfants jouent sous les cascades. C’est génial...
Nous sortons faire une ou deux courses, sans prendre l’appareil photo. C’est un peu bête, car finalement, on fait notre petite promenade dans
Fremont Street en même temps. Bon,
Vegas, vraiment, j’accroche pas. Sauf la piscine du
Golden Nugget, alors là... comment peut-on aller dans un autre hôtel, en fait ?
Il est plus que temps de dîner. Nous descendons au buffet du
Golden Nugget.
Pour le même prix qu’au
Flamingo (du moins je crois), la nourriture me semble plus fine. C’est un excellent rapport qualité-prix, vraiment.
Au lit pour quelques heures...
Jeudi 25 avril
Réveil à deux heures pour être à l’aéroport à quatre. Nous n’avons pas faim, nous zappons donc le petit déjeuner et arrivons en avance à l’aéroport. Il est trois heures et demie, il y a de la queue devant le comptoir delta... mais pas de personnel !
Le personnel arrive, les formalités vont vite.
J’avais fait des stocks d’eau pour
Death Valley. J’ai eu beau en donner à une famille française qui n’en avait plus, il me reste plein de bouteilles... Je les abandonne à l’hôtel.
À l’aéroport, une fois le contrôle passé, j’achète des bouteilles (il est indiqué sur mon billet que nourriture et boissons sont payantes à bord). Le litre est douze fois plus cher ici qu’au supermarché. Pour tout dire, il est même trois fois plus cher que du diesel, mais qui voudrait boire du diesel ?
Si j’étais premier ministre, je ferai voter une loi encadrant les prix dans les gares et les aéroports. Surtout pour l’eau.
Nous montons dans l’avion : c’est le même coucou qu’à l’aller.
En fait, les hôtesses distribuent des boissons gratuites, seule la nourriture est payante. J’ai acheté l’eau pour rien ! Crotte !
Arrivés à
New York, nous partageons tous trois une portion de nuggets du Burger King, avec des frites et un coca. Nous faisons connaissance avec un Israëlien, puis avec une
Suisse. Les gens sont sympas.
Un pilote Delta, en croisant Octave qui porte toujours son chapeau de cow-boy, lui offre un badge de la compagnie !
Nous embarquons sur le même bel appareil qu’à l’aller, avec les tablettes tactiles sur le siège. Chouette !
Coupes budgétaires, moins de personnel dans la tour de contrôle, une heure vingt pour que l’avion puisse décoller. Agaçant.
Un loubavitch est assis près de moi, il fait tomber l’un de ses nombreux bouquins religieux. Je le ramasse et le lui tends, il le prend sans me regarder ni me remercier. Je suis outrée, puis je me rappelle qu’il n’a pas le droit de regarder une autre femme que la sienne. Je me demande s’il va devoir désinfecter le livre ? Il parlera tout de même à l’hôtesse pour savoir si le jus de pomme est cacher ou non, mais sans la regarder. Son épouse a un bébé dans les bras, nous échangeons un sourire. Pendant tout le trajet, il lit ses bouquins et prie. Sa femme, elle, regarde un film en souriant.
Ambroise me dit qu’il trouve qu’aimer Dieu, ça ne devrait pas impliquer de laisser sa femme faire tout le boulot. Je trouve qu’il s’est quand même occupé du bébé, et puis franchement, je préfère pouvoir regarder la télé, quitte à faire les corvées, que prier toute la journée.
N’empêche, je suis fascinée par les gens qui vivent si près des traditions. Que pensent-ils de nous ?
Enfin, enfin, nous sommes à
Bruxelles. Passer la douane prend dix secondes.
Nous arrivons près du carrousel, les autres passagers ne sont pas encore là, nous pouvons nous asseoir en attendant les bagages, c’est royal. Parmi les premières valises, la nôtre ! Je ne rêve pas, les gens nous regardent avec envie. Trois quarts d’heure plus tard, il ne reste presque plus personne quand enfin notre deuxième valise sort, parmi les dernières.
Eh oui, les premiers seront les derniers : c’est vrai.
Retour au parking super-méga-sécurisé. Les travaux de l’aéroport ont recouvert la
Logan d’une épaisse couche de poussière. Beurk. Heureusement, il drache*, ça va la nettoyer !
Pff, pas de boîte automatique, pas de voyant quand la porte est mal fermée, et il faut tourner une manivelle pour baisser la vitre... Je l’aime moins qu’avant, ma voiture !
Le trajet dure une heure et demie. Pas prudent quand on pense que depuis les trois heures de sommeil de la nuit avant celle-ci, je n’ai pas dormi...
Nous arrivons à la maison. Le papa des enfants est venu nous attendre chez nous, c’est une surprise qui nous fait plaisir, et les chats ne font même pas la gueule.
Que demander de plus ?
Ah, si : d’y retourner très vite !
* C'est ainsi que l'habitant des contrées septentrionales désigne ce phénomène météorologique presque quotidien : la pluie.