BD (intégrale): Quinze jours dans le Kansai, Japon (août 2011)
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Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).

Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.

Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)

Jour 0 - 31 juillet 2011



Vol direct Air France Paris - Osaka. Même si AF a ses détracteurs, service impeccable. 4 films visionnés : Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité (vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)

Jour 1 - 1er Août 2011

Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai. Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba. On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes ! Mais bon, on est au Japon !

Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.



Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.

Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi. Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks. Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.



Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.

Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).



Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.

Jour 2 Et si on visitait le château ? Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !



Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.

Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.



Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux. Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins. il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester. On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.

Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h. Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).

Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ? Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie. L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.

Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.



Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré ! C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies ! Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.

En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore. Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?



Bon. À chaque jour, suffit sa peine. Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat). Et puis, dodo.

Jour 3 Dernier jour à Osaka. Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte. Mais cherchons l'originalité. Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?). Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.



Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.

Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...

Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan... Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures. L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.



Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus. Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières). La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous. Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.

Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent). Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.

Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu... (marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat) Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.

Jour 4 Le jour du départ. Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs. Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple. Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle). La moisson est bonne, deux chats.



Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes. Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.

À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
DO Dolma Globetrotter ·
Bonjour Masterpo,

les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?)

Non, non ! Au zoo de St Félicien (près du lac St Jean au Québec) ce sont les humains qui visitent en cage alors que les animaux sont en liberté 🙂.

Pour 1 fois que je trouve un carnet-photos sympa, faut bien que je le dise 😏 ! Je passe sur le texte qui ne me branche pas vraiment pour ne retenir que la BD 😉... Oui, original et sympa !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
MA Masterpo Globetrotter ·
Bonjour Dolma,

Je passe sur le texte qui ne me branche pas vraiment pour ne retenir que la BD 😉... Oui, original et sympa !

J'ai bien fait de mettre des images, alors 😇
DO Dolma Globetrotter ·
Oui 😛...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
MA Masterpo Globetrotter ·
Episode 2 - Naoshima

Jour 4 - 4 août 2011

Naoshima est une destination coup de foudre. L'année dernière, dans un magazine, je découvrais un article sur la citrouille de Yayoi Kusama sur l'île de Naoshima. Je me suis aussitôt promis de la voir la prochaine fois que j'irai au Japon. En mars, j'ai dû annuler. Ce sera donc en août.

Le voyage est simple mais fatigant. Je l'avais préparé sur Hyperdia. La correspondance de 7 minutes à Okayama était suffisante, mais moins d'une minute après l'installation dans le train pour Takamatsu, celui s'ébranla. Envie pressante s'abstenir. À Chayamachi, la correspondance n'est que de 4 minutes. mais finalement, cela s'avéra moins juste, le train pour Uno étant sur le même quai. Un peu d'attente pour le ferry sous un soleil de plomb et en route (maritime) pour Naoshima !



La première oeuvre d'art que l'on aperçoit (visible depuis le bateau) est une citrouille et elle est incontestablement de Kusama. Mais - horreur - elle n'est pas jaune ! Pas grave, je sais que la jaune est plus loin, mais la rouge a un avantage, elle se visite. L'île est constituée d'un port de ferries, Miyanoura, d'un village de pêcheurs, Honmura, d'une plage, Tsutsuji-so, et d'un complexe artistique et hôtelier, Benesse House.



Dans ce dernier domaine, sont exposées au regard des promeneurs des oeuvres d'artistes divers, dont Niki de Saint-Phalle (non, ce n'est pas la photo), et... la citrouille !



Qu'elle est belle ! Si j'ai passé l'après-midi à contempler ses oeuvres, parfois conquis, parfois dubitatif, la citrouille me séduit instantanément. Elle est comme je l'imaginais. De près ou de loin, on est sous le charme. Il faut quelquefois faire la queue pour en profiter mais bien souvent, on est seul avec elle. Je n'arrive pas à m'en défaire...

Mais je ne vous ai pas dit le meilleur. Conscient d'une part que la vision de la cucurbitacée constituerait un événement exceptionnel et d'autre part que je ne reviendrai certainement jamais sur cette île, j'ai réservé une nuit au Benesse House. Le décor est magique. Architecture de Tadao Ando, le célèbre architecte japonais. Chambre moderne avec terrasse et vue sur la mer de Séto. Visite nocturne du musée après sa fermeture. La totale, en gros. Prix en conséquence, mais ce sera la première folie de ce voyage qui en comptera... deux.



Une fois accédé au sommet grâce à un funiculaire privatif (oui oui), on arrive à l'Ovale. Les portes vertes sont les portes des chambres. On croit rêver...

Le hic, c'est que vu le prix des menus (entre 6 et 9000 ¥), j'ai fait l'impasse sur le dîner. Miyanoura est à 2,5 km du centre. Let's go.

40 minutes au soleil couchant. Enchanteur. Quelques félins croisés ici et là, dont un nécessitant une intrusion (rapide, l'intrusion) dans une cour privée (chut !). Et si l'enchantement a été au rendez-vous de la promenade, je me vis désenchanté en arrivant au port (hommage à Corneille). Il est quasiment impossible de dîner le soir à Miyanoura ! L'hôtel m'avait mis en garde quand j'avais décliné leur proposition (inabordable) de dîner et je leur avais gentiment souri. Pourtant... Finalement, une omelette vite expédiée chez Pretty Plum, plus propice à louer des vélos qu'à sustenter ses hôtes.



La visite du coin n'en est pas moins oubliée avec les kitschissimes Naoshima Baths. Le retour, lui, sera moins glorieux. Les 40 minutes à pied de l'aller augmenteront quelque peu, le soleil couché ayant pris la place du soleil couchant. Visite nocturne du musée Benesse dans des conditions idéales (personne) avec des oeuvres étonnantes, comme ces drapeaux en sable coloré habités par des fourmis. Un coup de funiculaire et hop, au lit.

Jour 5

Le jour des musées. Je commence par le Lee Ufan parce que la route y passe d'abord (fallait y penser !). Je l'avais zieuté la veille lors de mon périple.



Architecture de Tadao Ando, quelques oeuvres épurées de Lee Ufan, dont une salle de méditation au silence monacal. Une bonne entrée en matière avant le choc du musée Chichu ! L'entrée y est prohibitive (2000 ¥ pour une dizaine d'oeuvres) mais elle est entièrement justifiée. Et indispensable. Pas de photos au Chichu (dessiné par... Tadao Ando !), juste quelques mots. La salle des 5 Nymphéas de Monet est toute blanche, on y distingue à peine les murs du plafond et peu les angles. Un personnel tout en blanc aussi, quasi chirurgical, veille à ce que vous enleviez vos chaussures. Une autre façon de découvrir l'impressionniste, plus intense. Ailleurs, une salle toute bleue propose au loin un rectangle tout orange. Un escalier bleu, à peine visible, y mène et une fois entré dans le rectangle, une rampe nous conduit en bas d'une salle toute orange. Et quand on se retourne, que voit-on ? Gagné, un rectangle bleu au loin... oeuvre de James Turrell.



Entre les deux musées, un jardin savamment entretenu se propose d'évoquer Giverny. Pari presque gagné, malgré la présence de lotus en fleurs.

Ne reste plus que le village de Honmura à visiter. Rencontre inattendue avec un Cat Café.



Rien à voir avec l'usine que constitue le Calico Cat Cafe de Shinjuku. 4 chats seulement. Je ne rentre pas avec eux, je me contente de manger un petit curry en les regardant. À l'extérieur, un matou blanc se prélasse...

Des maisons ont été offertes à des artistes japonais pour leur servir de laboratoire ou d'écrin pour leurs oeuvres expérimentales. Problème : les billets se prennent à l'arrêt du bus et impossible de visiter sans. Pas trop envie de retourner, je me contente de l'extérieur.



Le reste du village vaut aussi le détour, comment ne pas apprécier la quiétude des petits villages japonais ?

Bientôt, il est temps de partir. Une fine pluie commence à tomber, ça aide.



Dernier regard à la citrouille. Elle va me manquer. La navette de l'hôtel nous conduit au ferry. Uno, Chayamachi, Okayama, comme à l'aller. Ensuite, Hiroshima.

À suivre : Episode 3 - Hiroshima, un peu plus bas...
LA Lacalo Globetrotter ·
Bonjour,

Amusant ton carnet ...et surtout tes photos sont très plaisantes à regarder, retravaillées ainsi !

Et bien sûr, sans chats, ce ne serait pas un carnet de Masterpo !😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
Salaam 😉

J'ai toujours envié ceux qui illustraient leur récit de dessins de leur cru. Comme je suis nul en dessin, je triche un peu 😛

Et bien sûr, sans chats, ce ne serait pas un carnet de Masterpo !😉

Bien sûr !
KA Kate Globetrotter ·
+ 1! Ca donne envie de découvrir ce pays (nous! 😛)

Certaines de ces photos style BD me font davantage penser à des oeuvres d'impressionnistes, surtout celle du jardin des musées. Giverny, effectivement! Ou un jardin de Monet...

Est-ce ces expos Masterpo qui t'ont donné envie de travailler tes photos de cette manière ou tu voulais seulement jouer la carte BD?
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
MA Masterpo Globetrotter ·
Est-ce ces expos Masterpo qui t'ont donné envie de travailler tes photos de cette manière ou tu voulais seulement jouer la carte BD?

J'ai déjà un peu répondu au-dessus 😛 L'aspect BD, c'est pour compenser mes talents nullissimes de dessinateur. Et puis, ça permet aussi de donner un attrait visuel à peu de frais (en tout cas, moins que de retraiter normalement les photos).

La solution de facilité. Tout moi, quoi...

(je posterai ce soir une photo normale du jardin)
MA Masterpo Globetrotter ·
(je posterai ce soir une photo normale du jardin)

Vala, j'arrive. Un jardin japonais, ce n'est pas forcément avec de la mousse :

LA Lacalo Globetrotter ·
Effectivement ça ne donne pas du tout le même effet. La photo "travaillée" fait plus penser à un tableau de peinture ...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
Episode 3 - Hiroshima

Jour 5 - 5 Août 2011

À la gare d'Okayama, une heure d'attente avant le train pour Hiroshima. L'occasion de regarder les Shinkansen de plus près et de s'émerveiller de leur nez.



Dans le train qui finira par arriver, je regarde le ciel rougeoyant. Difficile de ne pas penser à ce qu'il apporta, il y a 66 ans. Et dans la quiétude de cette nuit estivale, le malaise s'installe.

Arrivé de nuit au Sunroute, proche du mémorial. Découverte nocturne d'Hiroshima qui commence tout naturellement par Okonomiyaki-mura, le village d'okonimiyakis, véritable institution de plusieurs étages où à chaque niveau une dizaine de restaurants proposent le même plat, un fourre-tout copieux pour lequel on choisit ses ingrédients, comme une sorte de crêpe fourrée servie sur une table chauffante. Délicieux !

La promenade mène inévitablement au Dôme...



Rare vestige de l'apocalypse de 45, le dôme a été maintenu en l'état à titre de témoignage. Seul survivant, il n'était entouré que de désolation à des kilomètres à la ronde. L'explosion a eu lieu juste au-dessus, ce qui l'a relativement protégé. Curieux destin que celui de ce bâtiment construit par un tchèque (ce qui explique peut-être sa solidité).

Les pensées ne sont pas des plus gaies en cette veille d'anniversaire.

Jour 6

6 août 2011. Le jour J. Si j'ose dire. La cérémonie du souvenir se déroule à 8h00 du matin, dans le parc du mémorial tout proche. Pas de problème pour trouver une place, des rangées (bien situées) sont réservées aux étrangers, où je me retrouve assis à côté de deux... japonaises.



Après plusieurs discours en japonais, vient ensuite la difficile minute de silence à 8h15 et l'envolée de colombes... Une chorale et un orchestre de jeunes filles émeuvent l'assistance.

Honnêtement, la visite certainement édifiante et instructive du mémorial ne me tente plus, en supposant qu'elle m'ait tentée. Je retourne prendre un petit-déjeuner chez UCC Plaza. Sans doute que la nourriture du corps prend des fois le dessus sur celle de l'esprit. Une manifestation défile dans les rues, encadrée par un escadron de policiers.



Ce type de manifestation pacifique émaille ce jour anniversaire. Ailleurs, ce sera pétition. Ou chants.

Shopping passif ( = sans rien acheter) dans Hon-dori, rue couverte remplie de magasins comme semble en être dotée toutes les villes japonaises.



Les noms en français abondent dans ce genre de magasins, parfois avec des contresens étranges qui ne troublent guère les japonais.

Tout début d'après-midi dans le jardin Shukkei-en, détruit par la bombe, mais restauré.



Un havre de paix dans lequel nous resterons près de deux heures, suivant doucement le chemin tortueux qui le parcourt.

À un endroit, des pochettes de nourriture pour poissons sont disponibles. Il suffit de se servir et de mettre une pièce de 100 ¥ dans une boîte. Ben oui, nous sommes au Japon. C'est ludique, les carpes Koï raffolent de ces boulettes.



Une glace au thé vert complète cette promenade bien agréable et reposante. Il est encore temps d'aller voir le château. La taille humaine d'Hiroshima permet de faire tous ces déplacements à pied, excepté pour la gare JR qui est plutôt excentrée.



Château, faut le dire vite. Il ne reste que le donjon, détruit par la bombe et restauré, ce qui est malheureusement le lot commun.

La fin de la journée est marquée par la cérémonie des flying lanterns, de 18h00 à 21h30. Chacun achète (600 ¥) un papier de couleur sur lequel il inscrit ce qu'il veut, un dessin, un message de paix ou d'espoir et se rend au bord de la rivière pour le faire mettre sur une base en bois munie d'une bougie que l'on allume avant de mettre le tout à flotter.



Des milliers de lanternes défilent ainsi et quand la nuit tombe, le spectacle est irréel, observé par des centaines de personnes.

Jour 7

Petit déjeuner au Caffe Ponte, déjà repéré le premier soir.



Pain au gratin d'huîtres. Je ne le savais pas encore mais si la journée du 6 avait été celle de la bombe, aujourd'hui sera celle de l'huître. Pas moins de 4 fois et à chaque fois, préparée différemment. Un dernier regard à ce dôme fascinant qui attire irrésistiblement.



Je quitte le Sunroute et file vers Miyajima.

À suivre : Episode 4 - Miyajima, page suivante...
CL Cleastre Veteran ·
Bravo 🙂,

c'est unique sur VF, et très ludique pour un carnet de voyage...

L'aspect BD donne un tel intérêt aux photos, qu'on en oublierait de lire le texte... (dans cette dernière série, j'aime beaucoup celle des carpes rouges)

DO Dolma Globetrotter ·
Comme Cleastre -que je salue ainsi que toi bien sûr- je continue à passer un très agréable moment avec ta BD.

2 images m'interpellent aujourd'hui : - le pain et le dégoulinant gratin d'huitres. Vraiment pas appétissant 🤪 ! - la magnifique composition des lanternes qui défilent sur la rivière et du dôme dans le lointain. Je trouve cela émouvant 😊...

Et (ce n'est que mon avis bien sûr) pas besoin de mettre les photos d'origine : ça rompt le charme 🙂

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
MA Masterpo Globetrotter ·
Bravo 🙂

Merci beaucoup 😊

Quant à la photo originale des carpes koï, j'hésite à la publier, tant il a été prouvé par le passé que l'original vaut tous les retraitements. Tant pis, je me lance ! 😛

(à la lecture du message de Dolma, je retire la photo, je ne la laisse qu'en vignette 😎)
CL Cleastre Veteran ·
Je préfère 100 fois la version BD 😛

Concernant l'autre citée par Dolma, je pense qu'un poil plus claire, elle rendrait peut-être l'assiette plus apétissante (?)

Dernier sujet Photo http://voyageforum.com/...3;page=unread#unread
MA Masterpo Globetrotter ·
Tashi Delek Dolma !

2 images m'interpellent aujourd'hui : - le pain et le dégoulinant gratin d'huitres. Vraiment pas appétissant 🤪 ! - la magnifique composition des lanternes qui défilent sur la rivière et du dôme dans le lointain. Je trouve cela émouvant 😊...

Je te rassure (ou je t'inquiète), en vrai, ce n'était guère plus appétissant, mais c'était divin. Ces lanternes, je les ai regardées passer pendant plus de deux heures. Et oui, c'était émouvant, surtout en voyant les dessins ou le soin que les enfants apportaient à leur lanternes.

LA Lacalo Globetrotter ·
Vraiment original et sympathique ton parcours culinaire japonais ... On sent que ces étapes gourmandes ont toute leur importance dans ton voyage !😛

Le gratin d'huitres, c'est vrai, n'est pas très engageant, quoiqu'avec ton traitement on ait l'impression que c'est nappé de chocolat : l'huitre Belle Hélène ...humm !!!!🤪

Au passage, si tu peux détailler plus les spécialités, et en les étayant de photos comme tu le fais c'est encore mieux, parce que les noms japonais ça ne me dis rien...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
KA Kate Globetrotter ·
Est-ce un petit déjeuner classique ce gratin d'huitres? Je crois que j'aimerais bien mais peut être pas le matin au lever 🤪

Tout comme Lacalo je suis très intéressée par ces spécialités culinaires... (on ne se refait pas!) Je suppose que la majorité des plats est composée de poisson, poisson, poisson.........

PS les photos traitées sont originales, les photos non traitées sont très douces. C'est sympa aussi de temps en temps, ça donne de la légèreté et autre chose qu'un monde virtuel.
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
DO Dolma Globetrotter ·
Tashi Delek,

Emouvant de vivre ces moments-là, c'est évident. Et magnifique ici grâce à la BD, c'est aussi une évidence 🙂

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
MA Masterpo Globetrotter ·
Au passage, si tu peux détailler plus les spécialités, et en les étayant de photos comme tu le fais c'est encore mieux, parce que les noms japonais ça ne me dis rien...

Tout comme Lacalo je suis très intéressée par ces spécialités culinaires... (on ne se refait pas!)

J'entends bien, mais il est préférable d'avoir des photos normales (on le voit bien avec le gratin d'huîtres). Je ferai plutôt un sujet spécifique.

Je suppose que la majorité des plats est composée de poisson, poisson, poisson.........

La majorité, non, disons la plupart. Mais il y a bien d'autres choses. Je te montrerai : les okonimiyakis d'Osaka et d'Hiroshima, le boeuf de Kobé, les brochettes de lotus, les huîtres grillées... miam miam 😛

Est-ce un petit déjeuner classique ce gratin d'huitres? Je crois que j'aimerais bien mais peut être pas le matin au lever 🤪

En fait, c'est un plat qu'ils proposent toute la journée, mais bon, je l'ai pris à 9h du matin 😇
KI Kilometre Regular ·
Merci Masterpo pour ce récit et photo bd de ton retour de voyage

Je voulais te poser une question pratique maintenant peut être que d'autres pourront me répondre Je me posais la question sur le climat au Japon est il en avance comme ici en France ou l'on se croirait bientôt en automne en fin aout ? je dirais un mois d'avance comme l'année dernière ? pour savoir pour octobre à quoi s'attendre pour la valise et peut être la chance de voir plus d'arbres au couleur rouge je sais nous n'avons pas forcement une boule de cristal mais si la saison est aussi en avance sur le japon. Merci pour vos réponses vous qui avait déjà ou qui est en ce moment au japon.
CAT
MA Masterpo Globetrotter ·
Pendant la première quinzaine d'août, il faisait entre 30 et 35° dans le Kansai. Je ne pense pas que l'automne soit en avance, d'ailleurs la semaine prochaine, la météo prévoit plus de 35 à Kyoto. Cela dit, aucune idée de ce qui se passera fin octobre 😎
MA Masterpo Globetrotter ·
Rien de spécial à dire, c'est juste pour passer à la page suivante... 😇
MA Masterpo Globetrotter ·
Episode 4 - Miyajima

Jour 7 - 7 août 2011

Le trajet d'Hiroshima à Miyajimaguchi est très rapide. Le plus long est d'aller à la gare JR d'Hiroshima. Beaucoup de gaijin à Miyajimaguchi, encore plus dans le ferry, tant Miyajiama est une destination prisée. Il faut bien dire que son torii flottant (qui, au passage, ne flotte pas) est mondialement connu.

D'ailleurs, en arrivant sur l'île, le découragement m'envahit. Il y a beaucoup trop de monde. Si je n'avais pas réservé ma nuit (à un prix prohibitif), je ferai demi-tour. Allons tout de même voir ce torii...



L'embarcation avec tous ces paysans est bien sûr remplie de touristes qui arborent fièrement un chapeau conique pour se préserver des rayons d'un soleil trop présent. Elle passe et repasse sous le torii.

Pour fuir le monde, une seule solution. Monter en haut du Misen-san qui domine l'île. Trois voies y mènent. Totalement par hasard, je choisis la route Daisho-in qui part du temple éponyme. Et l'enfer commence...



Ce petit personnage sera notre guide pendant toute la randonnée. Adoptant des positions parfois rituelles ou guerrières, souvent grotesques, il est toujours là, au coin du chemin, encourageant le marcheur.



Et de l'encouragement, il en faut. Une fois le temple laissé derrière soi, la montée vers le Misen-san est, en gros, un escalier de 2,5 km !



Je parlais d'enfer. C'en est un. La température élevée, l'humidité oppressante de l'air et ces p#%?$£s de marches n'aident guère. Après 20 minutes, nous arrivons à une aire de repos plus que bien venue d'où la vue sur Miyajima est exceptionnelle. Paradoxalement, elle y est plus belle que du sommet, que nous atteignons après près de deux heures d'effort. En haut, c'est vue sur l'archipel et sa multitude d'îles, mais point de torii.



Inutile de préciser que la descente a été plus facile, même si le téléphérique était inutilisable pour des raisons de maintenance. Le retour à Miyajima se fait dans le Momijidani, le parc des érables. Rarement fraîcheur a été aussi salutaire.

Et soudain... la rencontre !



Sortis d'un fourré, deux animaux étranges filent vers les poubelles. C'est la fin de l'après-midi et les restaurateurs ambulants ont fermés leurs échoppes. Les deux animaux ressemblent vaguement à des chiens qui auraient mis des masques pour accomplir leurs méfaits. Et tous les japonais environnants de crier Tanuki ! Tanuki !

J'apprendrai par la suite que le tanuki est une sorte de raton-laveur, appelé en français, chien viverrin et qualifié par Wikipedia d'opportuniste alimentaire. Je confirme. C'est en fait l'animal que l'on voit muni d'un chapeau de paille, d'une gourde de sake et de testicules énormes à l'entrée de tous les restaurants !



L'appréhension des premiers instants insulaires a disparu et c'est avec un grand plaisir que je regarde le torii, qui semble avoir sur les spectateurs un étrange pouvoir hypnotisant. À cause de l'orange ?

Le soir passera à le contempler, parmi les daims (les animaux, pas les barres chocolatées) qui hantent ses environs. Le Kinsuikan tiendra toutes ses promesses, aussi bien le confort de la chambre et l'excellence du dîner Kaiseki que les bienfaits de son onsen aux eaux naturellement chaudes.

Jour 8 - 8 août 2011

Le matin est un privilège réservé à ceux qui dorment sur l'île. Il est 6h. Le soleil, très matinal au Japon, est déjà levé, mais nous ne sommes pas nombreux dans ce cas.



La vue sur le torii est toujours aussi belle.



Dans la matinée, à marée basse, l'eau a déserté le torii. Les touristes s'en approchent pour pouvoir contempler et toucher ce qui leur était interdit quelques heures auparavant, comme une sorte de victoire sur la nature. Nature qui reprendra bientôt ses droits. Quand je quitterai l'île, le torii sera à nouveau totalement entouré d'eau.



Le torii restera un souvenir impérissable de cette île des Dieux, Itsukushima, sur laquelle on ne naît ni ne meurt. Mais aussi ces daims qui mangent si avidement la nourriture qu'on leur donne (ici, reste du riz de la veille, préparé en onigiri par le Kinsuikan, version japonaise du doggy bag) ainsi d'ailleurs que la moindre feuille de papier qui traîne par terre ou dans votre sac (attention aux billets et aux passeports).



Et ces glaces qui constituent tout au long de la journée des intermèdes rafraîchissants presque indispensables...



... sans oublier les huîtres, véritables vedettes de l'île.

Après ces visions enchanteresses, retour vers la civilisation. Kobé nous attend.

À suivre : Episode 5 - Kobe, un peu plus bas...
LA Lacalo Globetrotter ·
Bonjour,

Merci de nos offrir pour ce réveil dominical ces images de torii au pays du soleil levant. A ma grande honte, j'ai souvent vu ces images mais je ne savais pas ce que symbolisaient ces monuments. Merci Wikipedia ! Sont-ils la plupart du temps dans l'eau ?

Enfin question gourmande ( on ne se change pas ... } ce sont des huîtres qu'ils grillent sur le barbecue ? C'est mangé ainsi ?
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
Puisque tu as lu l'article de Wikipedia, tu sais que les toriis sont des portes qui séparent le profane du sacré dans la religion shintoïste. Ce sont des seuils en fait. Et on en trouve à l'entrée de tous les temples. Ils sont pour la plupart terrestres, sauf s'ils annoncent une île sacrée. Dans l'eau, il y a celui de Miyajima que j'ai présenté, et aussi, celui du lac d'Ashi, près de Fuji-san. Il y en a peut-être d'autres, mais moins connus (et en tout cas, pas de moi). Et il n'y a pas de marée dans le lac d'Ashi 😎

Pour les huîtres, oui, elles sont grillées. Yakigaki. C'est délicieux. Il faut savoir que leurs huîtres remplissent toute la coquille, ça a à peu près la taille d'un gyoza, c'est très copieux.
MA Masterpo Globetrotter ·
ce sont des huîtres qu'ils grillent sur le barbecue ?

J'essaie dans la mesure du possible de faire coïncider le texte aux images 😇
LA Lacalo Globetrotter ·
J'essaie dans la mesure du possible de faire coïncider le texte aux images 😇

D'où ma surprise ...et ma question ... J'avais bien lu la légende de ta photo et nettoyé mes lunettes pour mieux analyser l'image... mais comme je n'ai encore jamais vu préparer ainsi des huîtres, j'ai eu un petit doute ... C'est sûr que dans ma médina c'est plutôt les merguez qu'on cuit ainsi ...😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
L'originale en petit, pour ne pas dénaturer le fil 😎
LA Lacalo Globetrotter ·
Sûr que le doute est moins permis avec l'original ... C'est grillé nature, ou ils rajoutent des herbes ou des épices ?
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
Nature, mais on peut rajouter des épices ou de la sauce. Ça donne ça :

| | | | V
LA Lacalo Globetrotter ·
J'ai tout là ... ou presque ! L'image piquetée, l'image plus nette, le gros plan de mon assiette - charnues les bougres ! - la recette ... L'eau à la bouche ... Mince ... il ne me manque "plus que" le goût ....😮
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
KA Kate Globetrotter ·
Je n'aurais jamais eu l'idée de faire des huitres à la plancha! Le résultat, du moins sur la photo, est bien appétissant 😊

Et ton topic fort intéressant et instructif. Comme Cleastre ça me donne envie... Mais tous les carnets me donnent envie lorsqu'ils sont bien faits! Une agence de ma connaissance recrute pour promouvoir l'Asie et y organiser des voyages. Si jamais tu voulais te reconvertir... 😉
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
CL Cleastre Veteran ·
Bonjour les filles et bonjour Mast,

Les huitres grillées c'est absolument délicieux 😛 !!!

Ca doit se pratiquer un peu partout... J'ai eu la chance d'y goûter en Nouvelle Calédonie comme au Sénégal sur les rives du Siné Saloum, ou dans certains villages côtiers, elles sont directement cuites dans la braise à ras le sol...

(Je vais essayer de retrouver des photos que je mettrai dans "Ce qui nous reste de nos PBPA...")

Il faut dire aussi, qu'une huitre en NC, c'est pratiquement 50 grammes à manger, sans parler du poids de la coquille 😉
KA Kate Globetrotter ·
charnues les bougres !

Je pense qu'il y a plusieurs huitres présentées dans une coquille 😕
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
LA Lacalo Globetrotter ·
A droite oui, mais à gauche je n'en suis pas sûre ...
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TO Tokala Globetrotter ·
Mmmh ! Ces huîtres font envie Masterpo ! 😛 Merci pour les photos ! J'espère qu'il y en aura aussi en novembre. La rencontre avec le tanuki a du être sympa 😉
Tous mes voyages en images : sur mon blog
CA CalamityGin Globetrotter ·
Sortis d'un fourré, deux animaux étranges filent vers les poubelles. C'est la fin de l'après-midi et les restaurateurs ambulants ont fermés leurs échoppes. Les deux animaux ressemblent vaguement à des chiens qui auraient mis des masques pour accomplir leurs méfaits. Et tous les japonais environnant de crier Tanuki ! Tanuki !

J'apprendrai par la suite que le tanuki est une sorte de raton-laveur, appelé en français, chien viverrin et qualifié par Wikipedia d'opportuniste alimentaire. Je confirme. C'est en fait l'animal que l'on voit muni d'un chapeau de paille, d'une gourde de sake et de testicules énormes à l'entrée de tous les restaurants !

Vous saurez tout sur les Tanuki au Japon en regardant l'excellent document.... animé "Pompoko (Heisei tanuki gassen ponpoko)" des studios Ghibli. Sachez que ces animaux sont capables de se transformer en un peu n'importe quoi ou qui et de faire des blagues aux humains ...

Mais aussi ces daims qui mangent si avidement la nourriture qu'on leur donne (ici, reste du riz de la veille, préparé en onigiri par le Kinsuikan, version japonaise du doggy bag) ainsi d'ailleurs que la moindre feuille de papier qui traîne par terre ou dans votre sac (attention aux billets et aux passeports).

Je confirme. Je n'oublierai pas de si tôt (et pourtant c'était en 1985) la tête du préposé au ferry à qui j'ai présenté mon railpass tout baveux et machouillé que j'avais sauvé in extremis des mâchoires d'un de ces charmants petits animaux.

Quant aux huitres, ces petites bêtes ne m'aiment guère et je le leur rend bien. Elle peuvent donc se sentir en totale sécurité en ma présence.

Ceci referme notre parenthèse zoologique. 😎

A part ça, félicitation Masterpo pour ton formidable reportage !
MA Masterpo Globetrotter ·
Oui, en cherchant des renseignements sur le tanuki, j'ai vu que Pompoko en regorgeait. En plus, c'est une production Ghibli, ça fait deux raisons de le regarder 😉

A part ça, félicitation Masterpo pour ton formidable reportage !

Merci d'avoir apprécié. Ce n'est pas encore fini. Reste un épisode sur la méconnue Kobé et un (ou plusieurs ?) sur la très attendue Kyoto !

Stay tuned 😎
MA Masterpo Globetrotter ·
Episode 5 - Kobe

Jour 8 - 8 août 2011

Il a été difficile de quitter Miyajima, il est déjà tard quand j'arrive à Kobe. J'ai choisi un des deux Toyoko Inn de Sannomiya. C'est le point central de Kobe, c'en est aussi la gare principale, alors que le shinkansen arrive à Shin-Kobe (forcément). Plutôt que de prendre le métro, direction l'hôtel à pied, muni d'un plan sommaire.



Sur le trajet, un vélo rappelle l'attrait des japonais pour les mots français, même si cela n'a ni queue ni tête. J'ai vu plusieurs teeshirts Comme ça du mode. Bon, le plan est si sommaire que je me vois contraint de me faire aider. Une charmante autochtone nous conduit jusqu'à l'hôtel qui n'était pas vraiment à côté. Manquait juste l'échelle sur le plan...

Quand nous ressortons, il fait nuit. Je l'ai déjà dit mais elle tombe vite. Pfff... Comme à Osaka et Hiroshima où nous avons mangé le premier soir la spécialité du coin, l'okonomiyaki (mais ce n'est pas le même), ici, le boeuf de Kobé s'impose. J'opte pour le Wakkoqu (Lonely Planet), situé dans la galerie commerciale du Ana Crowne Plaza.. à Shin-Kobe ! On y retourne.



Bilan : c'est hachement bon (le mot est faible) mais c'est hachement cher (le mot est encore plus faible) ! Compter 9000 ¥ (80 €) l'assiette de base. Ça laisse un petit goût dans la bouche : payer ce prix pour un morceau de viande, ça gâche un peu le plaisir. Mais ressaisissons-nous !

Retour à Sannomiya, puis Meriken Park, au bord de l'eau. Les habitants de Kobe (doivent bien avoir un nom) s'y retrouvent pour se promener et c'est, ma foi, bien agréable.



La Tour est fermée. On verra demain.. ou pas. L'avantage de Kobe, c'est que la ville est à taille humaine. N'empêche, ça commence à faire beaucoup, plein les pattes. Retour par une sorte de métro.

Jour 9

La matinée sera consacrée à la découverte de Kitano-cho. Ce quartier résidentiel abrite les ijinkan, somptueuses demeures des premiers résidents étrangers au 19ème siècle. On peut en visiter certaines, soit une par une, soit (mais ce ne sont pas les mêmes, l'exhaustivité revient assez cher, en fait) avec un billet en regroupant plusieurs. J'opte pour la visite de 9 maisons. Ben quoi, je suis en vacances, non ?



La première est une maison victorienne anglaise, dans laquelle est recréé l'univers de Sherlock Holmes. J'ignorais qu'il roulait en Rolls. Deux niveaux, très cosy, so british. À côté, on y trouve la Maison de France.



Certaines résidences, comme cet ancien consulat panaméen, proposent un service unique de photos. On choisit sa robe (les japonaises font du 36 maxi) et on pose. Très japonais. D'autres maisons le proposent également.



Et parmi les étrangers, il y a d'autres asiatiques, comme cette magnifique demeure chinoise. Un soleil radieux étant de la partie, cette visite-promenade est une vraie bénédiction. Et pour les nombreux japonais qui la font également, une source d'émerveillement.

Pour profiter encore de ce magnifique soleil, une montée sur les hauteurs s'impose. Je vous ai dit que Kobe est située au bord de l'eau mais construite sur une colline ? Non ? Bon, c'est fait.



Et pour monter, quoi de plus pratique qu'un téléphérique ? Vue privilégiée sur la ville, le port et le Ana Crowne Plaza ! En haut, tout est prévu pour le visiteur : restaurants, boutiques et jardins.



Le jardin des plantes aromatiques permet de redescendre tranquillement vers la civilisation. On avait vu à Naoshima l'aptitude des japonais à créer des jardins qui ne sont pas zen et remplis de mousse. Ce jardin aux senteurs uniques en est une nouvelle preuve. Ce sera aussi l'occasion de déguster une glace au thé vert dans un décor idyllique.



Pour la x-ième fois, trajet Shin-Kobe - Sannomiya, puis Sannomiya - Meriken Park. À la suite du terrible tremblement de terre de 1995, la municipalité a décidé, à l'instar d'Hiroshima (toutes proportions gardées), de conserver en l'état (c'est-à-dire mauvais) une partie du port. Assez déprimant, en fait. Promenade dans le Park sous un jour déclinant, passage devant la Tour sans y monter (j'ai oublié), puis retour avec le même métro qu'hier.



L'occasion de voir que comme à Osaka, une voiture par rame est réservée aux femmes. Ici, c'est la première. Du coup, dans la seconde voiture, il n'y a que des mecs.



À Sannomiya, l'activité nocturne bat son plein. Un peu trop même. C'est vraiment très animé, plus encore que Dotombori. La tranquillité du jour se mue en fébrilité.



Comme il n'est que 21 heures, nous filons dans un Cat Café qui ferme à 22 heures. J'en ressors une heure plus tard un peu deçu. Les chats de Kobe ne semblent guère réceptifs aux sollicitations étrangères, à moins que ce ne soit les conséquences d'une trop longue journée. Ils ont commencé à 11 heures du matin, les p'tits pères. Pour dîner, ce sera un Udon dans un restaurant proche de l'hôtel, mais la soirée est loin d'être terminée. La queue aux machines à laver du Toyoko Inn nous emmènera jusqu'à 2 heures du matin. Je vais chercher du jus de pomme au combini à côté et dodo.

Jour 10

Kyoto ! Kyoto ! Kyoto !

À suivre : Episode 6 - Arrivée à Kyoto, un peu plus bas...
CL Cleastre Veteran ·
Pas de doute Mast,

Tu ferais un excellent guide, même pour touristes japonais 😉...
LA Lacalo Globetrotter ·
Bonjour Master !

Toujours intriguée par la "bouffe" : à quoi correspond ce tas jaune à gauche dans ton assiette de viande ? avec ton traitement photo on dirait de la cervelle ... Mais la viande a l'air bien bonne ...

Les Japonais en voyage ( je ne les ai toujours vus à l'extérieur, puisque je ne suis jamais allée au Japon } me surprenent souvent avec leur manière de se mettre en scène sur un lieu public ou devant un monument. Ça semble se confirmer dans leur pays ! Mais les hommes, eux, ne se font pas photographier ? J'aurais bien voulu voir la photo de Masterpo en sumo ...😉

Enfin surprenante cette idée de réserver une rame de métro aux femmes. On devrait faire ça à Marrakech, on éviterait les sujets de VF " mains baladeuses à Marrakech" Suis-je bête ... mais c'est bien sûr ... on n'a pas -encore- le métro !😏
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
MA Masterpo Globetrotter ·
Toujours intriguée par la "bouffe" : à quoi correspond ce tas jaune à gauche dans ton assiette de viande ? avec ton traitement photo on dirait de la cervelle ...

Honnêtement, je ne me rappelle plus... Sûr que ce n'est pas de la cervelle ou équivalent. Plutôt un genre de purée, je sais plus. Mais en blanc, ce n'est pas du riz, c'est du sel.

J'aurais bien voulu voir la photo de Masterpo en sumo ...😉

Même pas en rêve !

Enfin surprenante cette idée de réserver une rame de métro aux femmes.

Il faut savoir que le tripotage est le sport national au Japon. Il y avait donc urgence 😉
MA Masterpo Globetrotter ·
Episode 6 - Arrivée à Kyoto

Jour 10 - 10 août 2011

Je reprends : Kyoto ! Kyoto ! Kyoto ! Le petit-déjeuner à ce Toyoto Inn est toujours aussi indigeste (ce n'était pas le cas du précédent) : rien à manger pour moi, que du pain et du beurre (même pas de confiture). Donc on ne m'attarde pas à Kobe et on prend le train à Shin-Kobe. Un peu trop de monde, on est debout. D'un autre côté, c'est pas loin, heureusement.

Après avoir passé pas mal de temps à la gare de Kyoto (pour trouver l'information, pour se faire renseigner, pour sortir de la gare...), le ryokan, bien connu de ce forum, m'accueille à bras ouverts !



J'ai en effet réservé la plus belle chambre de la Matsubaya Inn (pour un prix élevé mais abordable, 14000 ¥ par nuit). On me permet de déposer mes bagages dans la chambre, mais pas d'y rester, puisqu'il n'est pas encore 15h. Sont un peu pénibles parfois, ces japonais. Mais pas grave, j'ai hâte de sillonner Kyoto.

Je dois dire que Kyoto, je connais déjà. Il y a bien longtemps, ivre de temples, j'avais déjà visité le Kinkakuji et le Ginkakuji, le Daitokuji et le Ryoanji. Donc cette fois-ci, je me consacre au reste. Et ce sera le Kiyomizu-Dera. Oui, c'est un temple, mais il avait échappé à ma razzia sur les temples. Délaissant le chemin touristique surfréquenté, nous prenons les chemins de traverse, proposant des temples discrets.



Toujours à la recherche de ces félins qui paressent à l'ombre des planches sacrées, nourris par des anges célestes (mais qui viennent en vélo ou en cyclomoteur) qui leur apportent chaque jour de la nourriture et des boissons fraîches. Et la moisson est fructueuse ! Je débusque une demi-douzaine de neko !



Je l'aurais bien ramené, lui.

Mais déjà le Kiyomizu-Dera est là, ainsi d'ailleurs qu'une horde de touristes que notre montée confidentielle nous avait épargnée. Bah, trop tard, on continue, et on paye les 300 ¥.



Et on prend la photo que tout le monde prend. J'en ai une autre, d'un angle recherché, beaucoup plus originale, mais elle est au format portrait et je ne veux pas la mettre ici. Voilà ce que c'est de se fixer des contraintes imbéciles.

Finalement, la visite est bien agréable, surtout en sirotant au passage, un granité au thé vert, assis sur un tatami. La descente n'est qu'une suite ininterrompue de magasins proposant souvenirs, thé, douceurs. Et sur le côté, un escalier permet de faire remonter à ma mémoire des souvenirs récents.



Des dizaines et des dizaines de tanuki ! De toutes les tailles, de toutes les couleurs.

Maintenant que la visite du temple est terminée, le programme, c'est balade, découverte, flânerie.



Et ça commence plutôt bien. Un shiba-inu ! J'adore ce chien, plus petit et plus fin que l'akita-inu (bel animal aussi, malgré tout). Mais le shiba, quel bonheur ! On a envie de mettre sa main dans son pelage roux, et là, avec la bénédiction de sa maîtresse, on ne s'en prive pas. Je me risque à dire un peu de japonais. Kawaii desu, m'écrié-je. Ce qui me valu aussitôt un Arigato gozaimasu. Pas mal, non ?

Plus loin, au nord (environ 2 km), il y a Yasaka-Jinja, un parc avec (encore) un temple.



Et parmi le nombre élevé de personnes qui transitent par l'entrée, il y a ces jeunes filles qui arborent une tenue traditionnelle plus décontractée que le séculaire kimono. On en voit beaucoup de ces filles et c'est un plaisir renouvelé. D'autant plus renouvelé que durant tout le séjour, je ne verrai pas l'ombre de la queue d'une geisha lors de mon passage à Gion. Un bus 206 arrive, ce sera notre moyen de retourner à la gare et donc au ryokan.

Dans un voyage, il est préférable de faire le plus tôt possible ce que l'on considère comme indispensable, de peur qu'on ne puisse plus le faire par la suite. Et là, comme ça, je dirais que c'est Funaoka Onsen. On y file, malgré qu'il fasse presque nuit (mais ça ferme à 1h du matin). Comme il est tard et que l'on n'a rien mangé depuis le matin, où l'on n'avait pas vraiment petit-déjeuné non plus, arrêt impératif dans un combini pour acheter des onigiris.



Le onsen est dans une partie excentrée de Kyoto et le trajet est déjà une forme de dépaysement. L'entrée est sobre (et même sombre sur la photo) et peu voyante. Sans cette accumulation de vélos devant, sans doute aurions-nous pu la rater.



À l'intérieur, il ne faut pas se tromper de côté. Les conventions japonaises sont comme en France, bleu pour les garçons, rouge pour les filles. Le cerbère de l'entrée veille de toute façon au grain. Le Funaoka Onsen est vraiment très agréable. Rotemburo, sauna, bain aux herbes et cet incontournable bain à décharges électriques qui ne vous laisse pas indifférent. Entrée 410 ¥, savon 30 ¥, serviette 20 ¥ (4 € le tout). Mais la fois suivante, on prendra nos serviettes et nos savons, non mais.

La nuit est largement tombée quand on sort du onsen, une faim de loup au ventre. Là encore, solution de facilité, dîner dans le Sukiya juste à côté du ryokan. Un bol de riz avec émincé de thon (double), soupe miso et tofu. 840 ¥.



Cette chaîne présente deux avantages : Ce n'est ni cher, ni mauvais. Les restaurants sont, à l'instar des McDos, ouverts 24 heures sur 24.

Ainsi s'achève la première journée à Kyoto. Je sens que je vais m'y plaire, mais je n'étais pas inquiet.

À suivre : Episode 7 - Aux environs de Kyoto
LA Lacalo Globetrotter ·
Pfff ! tu me fais bosser avec tous ces mots japonais ... Mon dictionnaire reste en permanence ouvert ...

Onsen .... bain thermal japonais... Qu'y avait-il derrière ce rideau bleu ??? Je me doute que tu n'as pas pu prendre de photos ... mais détaille nous les soins ... Qu'est ce que c'est que ces décharges électriques qui ne laissent pas indifférent ? agréable ?😉

j'adore les hammams, est-ce pareil ?
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tokala Globetrotter ·
Intéressant Masterpo ton chemin de traverse pour atteindre le Kiyomizu dera. Entouré de chats plutôt que de touriste, ça me plait ! Il est facile à trouver ton chemin, si je souhaite l'emprunter également ?
Tous mes voyages en images : sur mon blog
MA Masterpo Globetrotter ·
Qu'y avait-il derrière ce rideau bleu ??? Je me doute que tu n'as pas pu prendre de photos ... mais détaille nous les soins ... Qu'est ce que c'est que ces décharges électriques qui ne laissent pas indifférent ? agréable ?😉

j'adore les hammams, est-ce pareil ?

Prenons le Funaoka Onsen. Tu as une immense salle avec plusieurs bains différents. Le premier est rouge foncé, c'est le bain aux herbes. À côté, le bain principal est juste constitué d'eau (très) chaude. Dans un coin, des bains (puissamment) bouillonnants et un couloir étroit entre le mur et un petit muret envoyant des décharges électriques. Au milieu, on ne sent rien, mais dès que l'on s'approche d'un côté ou de l'autre, bzzz ! En y mettant la main, ça engourdit (légèrement) jusqu'au coude. Mais l'essentiel de la salle est constitué de robinets et de jets pour se nettoyer.

Une porte permet d'accéder au sauna. une autre donne sur l'extérieur où le rotemburo est protégé par un auvent (ce qui n'est pas le cas au Spa World d'Osaka ou au Oedo Onsen Monogatari de Tokyo). Et normalement, tu retrouves les mêmes installations du côté Femmes, quoiqu'on m'ait parlé d'un bain d'eau froide que je n'ai pas vu de mon côté (mais qui était aussi dans les deux grands onsen que je viens de citer).

Et il n'y a pas de hammam dans les bains japonais.
MA Masterpo Globetrotter ·
Intéressant Masterpo ton chemin de traverse pour atteindre le Kiyomizu dera. Entouré de chats plutôt que de touriste, ça me plait ! Il est facile à trouver ton chemin, si je souhaite l'emprunter également ?



Quand tu es en bas, au grand carrefour (avec l'autoroute au-dessus de toi), il suffit de prendre l'escalier situé à droite de la rue qui monte vers le temple. On traverse ensuite un immense cimetière, mais on arrive au même endroit, c'est-à-dire à l'entrée du temple. Pour redescendre, il est préférable d'utiliser la route pour touristes, à cause des innombrables magasins.
LA Lacalo Globetrotter ·
Pour Tokala, peux tu indiquer plus précisément où sont couchés tes chats ??? 😉 Surtout le beau tigré !
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa

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