Vendredi 10/06/16 : chapitre 2 : Le jour le plus long
Pas fermé l’œil de la nuit comme d’habitude une veille de départ. Le pire, c’est que cette anxiété des départs s’aggrave avec le temps, pas top….
Petit-dèj très correct avec notamment du jus d’orange frais, un régal…
On arrive 3H avant le départ, pas de souci pour déposer les bagages, et passer par Parafe et par les contrôles de sécurité. On n’est pas très bien placés dans le gros navion (A380) au vu de notre changement de vol tardif, on est au rang 40 vers l’arrière. Notre escale de 2H à LAX sera courte, il faudra courir à l’arrivée…
1 heure de retard au départ, partiellement rattrapée pendant le vol. Le vol de 10H40 nous a paru long, long, long…Surtout après avoir gouté à la Business Class, revenir ensuite à l’Eco pour un vol si long, c’est fatigant, mais il faut bien en passer par là, on n’a pas de la chance à chaque fois, faut pas abuser.
Le vol est sans perturbations particulières. Le voisin de devant de Stéphane est un violoncelle qui a une place à lui tout seul et est attaché avec amour par sa proprio. Nos voisins de droite, un groupe de bikers, semblent fêter les vacances avec des topettes de liqueur achetées au Duty Free.
Et le voisin de gauche de Steph lui renverse malencontreusement son café sur son beau pantalon en lin blanc, la boulette !! Le PNC malgré 3 promesses ne reviendra jamais essayer de sauver la situation.
On arrive à LAX à 13H30 heure locale, et comme prévu, une fois débarquée de l’A380, je prends mes jambes à mon cou, la valise à roulettes à la main, et telle Floria Gueï lors de son célèbre exploit, remonte tous les touristes descendus avant nous, poursuivie par Steph et son sac à dos, afin de passer l’immigration au plus vite et ne pas louper notre correspondance.
J’arrive très essoufflée à l’immigration, mais le résultat est là, on a remonté toute la file, presque plus personne devant nous, yes !! On part affronter l’armée de nouveaux automates scanneurs efficaces pour réduire les files d’attente. Ceux-ci sont encore plus perfectionnés que ceux déjà testés auparavant. Ces robots redoutables se lèvent et s’abaissent automatiquement en fonction de la taille du demandeur pour prendre la photo (dans mon cas, ils s’abaissent jusqu’au plus bas niveau…). Après avoir répondu non à toutes les questions, la photo et les empreintes prises, on récupère notre Sésame et passons devant l’officier d’immigration.
Comme d’hab, il nous demande quel est le but de notre visite. To hike, qu’on lui répond. Ah bon, mais pourquoi vous ne venez pas vous relaxer plutôt ? Ah bah nous, randonner, ça nous relaxe qu’on lui rétorque, à sa très grande surprise. Z’êtes malades ou quoi vous ??
Et hop, ça y est, on va récupérer nos bagages, passer la douane, remettre les bagages sur le tapis à correspondance, et changer de terminal, puis passer la sécurité, tout ça en petite foulée. Le gars de la sécurité propose un « TSA massage » à tous ceux qui ne respecteraient pas les consignes, et précise que ça ne ressemblera pas à un « swedish massage »… Sans façon, on passe notre tour, rigolo le gars…
Tous fiers de nos sprints, on arrive à la porte d’embarquement bien avant 15H, alors que notre vol part à 15H35. Euh, enfin sur le grand panneau d’affichage de tous les vols delta, à côté de 15H35, il y a marqué 17H35 aussi, ça veut dire quoi ça ?? Ben en fait, ça veut dire que le vol est retardé. Bah bien joué le sprint pour rien au final…
Sur nos cartes d’embarquement, on n’a pas de siège assigné, mais on est bien enregistrés sur le vol, on va demander au guichet Delta les nouvelles cartes avec les sièges, mais on nous répond qu’il faut les demander au comptoir de la porte d’embarquement dès qu’il ouvre à la chargée d’escale. OK, on patiente alors.
Sauf qu’on a les yeux rivés sur le panneau des départs, et que le vol passe maintenant à 18H05, puis 18H44, puis 19H07. Vers 16H, on commence à stresser. On sait grâce au panneau qu’il y a un vol Delta vers Las Vegas à 17H30, un autre à 19H05. C’est bien notre veine, notre vol interne est le seul vol de l’après-midi qui est retardé…quand on sait qu’un vol LAX-LAS, c’est moins d’1H30 de vol, ça fait beaucoup d’attente…
Inquiets de ces reports intempestifs qui puent, il faut bien le dire, on retourne au Help Desk Delta et on demande au gentil monsieur s’il est possible de nous positionner sur le vol de 17H30. Après moults clics, grimaces, et soupirs, il avoue que le vol est déjà chargé, mais qu’il arrive à nous trouver 2 places, et qu’il se charge de faire suivre les bagages.
Par contre, rebelote, il ne nous donne pas une carte d’embarquement mais un papier de repositionnement de vol, qui est loin de me rassurer, puisqu’il faudra aller redemander les cartes à l’ouverture du comptoir. On a quand même la confirmation du monsieur qu’on est enregistrés, c’est déjà ça. Merci Msieur !
On s’installe ensuite à la porte d’embarquement histoire de bien repérer quand on va pouvoir se pointer au comptoir. On vérifie de temps en temps les panneaux, et voilà que maintenant, notre vol initial est repoussé au lendemain 8H05 du matin. Mais que se passe-t-il sur ce vol ?? On est bien contents d’avoir pu être repositionnés. Delta mérite alors son nom (Doesn’t Ever Leave The Airport) ah ah.
A 17H, une annonce sonore nous informe que notre porte d’embarquement a changé, misère… Ni une ni 2, je prends la valoche et tel Husein Bolt (là je ne me contente plus de petites foulées), je file comme l'éclair vers la nouvelle porte, et je suis la 1ere à me positionner devant le comptoir où les PNC ont pris place. Yes, je vais pouvoir expliquer mon cas à la chargée d’escale.
Elle prend mon ticket et me demande ce que c’est ce bout de papier (oups, ça commence mal).
Elle dit devoir d'abord se charger des personnes en attente d'assignation d'un siège (ben c'est notre cas, non ??), et disparaît 10 minutes.
Quand elle revient, on lui réexplique notre cas, elle réplique qu'elle a déjà 3 personnes sur liste d'attente avant nous, et affirme avec assurance qu'on ne va pas embarquer. Là on se délite, on n’en peut plus. J'insiste, montre que le ticket a le statut confirmé, qu'on est des povs français arrivés depuis 13H30, fatigués après tout ce voyage , et tout et tout, avec une petite voix chevrotante... Pis là elle dit qu'on ne sera pas assis ensemble (là c'est le cadet de nos soucis, nous ce qu’on veut, c’est monter dans le coucou), et nous tend les précieux sésames (en Sky Priority en plus), avec une tête qui dit « allez ouste, filez avant que je ne change d’avis les cocos ».
C’est ce qu’on fait, on file sans demander notre reste, et on se dépêche, l’embarquement commence illico presto.
Au final on arrivera à 20H passée à Las Vegas, arrivée avec beaucoup de turbulences, car énormément de vent. Le petit coucou (comparé au gros A380, forcément …) brinquebalait de gauche et de droite juste avant d’atterrir, avec des craquements inquiétants, j’ai un peu flippé, mais il a fini par se poser sans trop d’encombres.
Devant le tapis à bagages, malgré les promesses du gentil Mr Help Dek de Delta à LAX, nos yeux ont beau scruté les valises qui défilent, les nôtres manquent à l’appel, on s’en doutait un peu. Delta mérite son 2e nom sur ce coup là (Don’t Expect Luggage To Arrive), hi hi…
Réclamation immédiate au bureau Delta, qui nous confirme que les bagages sont à LAX, et qu’ils les feront suivre dans la nuit. Je donne l’adresse de notre 1er hôtel et de notre 2e hôtel au cas où…
Résultat des courses, face à une situation pareille : mieux vaut être completely fluent in english, savoir sprinter comme les meilleurs athlètes, et jouer des coudes pour insister, sinon ben on reste plantés comme des couillons. Des touristes ne sachant pas trop se débrouiller en anglais auraient galéré là... Expérience un peu amère quand même…
On a rencontré dans l'avion un français du même vol que nous, et qui lui a "usé de son charme français", dixit le monsieur, pour pouvoir être repositionné, lui il l'avait fait plus tôt que nous...On a beaucoup discuté et partagé nos bons plans sur les US, car lui aussi est un adepte de la destination.
Voilà, arrivés fourbus, fatigués, sans valise, mais en vacances, yeah !
On récupère notre voiture Alamo sans problème, après avoir aménagé notre résa (1 journée supplémentaire), refusé les assurances supplémentaires, les upgrades également.
Dans la rangée de Standard SUV, seuls 3 Santa Fe nous attendent, peu de choix. Plouf plouf ce sera toi… On s’installe, et au moment de déguerpir, un Ford Edge rutilant se gare à côté. Steph sort repérer la bête, et me fait signe de dégager du Santa Fe pour monter dans l’Edge. Celui-ci est tout nouveau, version premium, avec plein d’options comme l’ouverture et la fermeture du coffre automatique, et tout et tout. En plus, elle est très silencieuse quand on roule, et a du répondant. Ce n’est pas un 4*4, mais a une grande hauteur sous châssis, ça devrait suffire pour nos plans.
On se rend au Residence Inn Marriot à quelques miles de là, un peu à l’écart du Strip. Bel hôtel, et belle chambre, ou plutôt suite, avec tous les aménagements nécessaires : frigo, lave-vaisselle, couverts, tout y est.


On a expliqué que 2 bagages devaient être livrés cette nuit, et qu’on voulait être prévenus. On va à pieds en face au Bahama Breeze, chaîne de cuisine caribéenne qu’on affectionne, et on déguste rapidement une Cobb Salad pour bibi et des « Chicken Jerk Pasta » pour Steph.
Dodo…
Costa Concordia 2010 - Fortuna 2011 - Luminosa 2015
Oasis of the Seas 2012 - Allure 2013 - Anthem 2016
Trekking around the World is the best ! Surtout aux US