Indonésie: les merveilles de Java, Flores et Komodo

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LH
Bonjour à tous,

D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.

En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.

Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).

Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.

Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.



En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :

Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)

A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.

LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN

Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.

Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.

Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.

BOROBUDUR LE BOUDDHISTE



C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.



L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.



Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.



Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.



A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.

PRAMBANAN L'HINDOUISTE



Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.



Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.

La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.



De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.

Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.



Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.



La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.

C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).

Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.



La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.

Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...

Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.

La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.



Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !

Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.

Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...

Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
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LH Lhorizon Veteran ·
La suite...

Nous allons donc passer trois jours avec Slamet, notre nouveau chauffeur qui va nous faire traverser une partie de son beau pays, de Malang à Banyuwangi. Nous avons prévu trois haltes : les volcans Bromo et Ijen, ainsi que la plantation Margo Utomo.

LEVER DE SOLEIL SUR LE BROMO

Le meilleur moment pour admirer le Bromo, c'est l'aube car c'est à ce moment-là que les volcans du site (le Bromo et trois autres) se parent de couleurs rougeoyantes.

Comme on doit donc se lever tôt, il y a deux possibilités : soit on passe la nuit précédente loin du site et il faudra se lever encore plus tôt pour avoir le temps de faire la route, soit on passe la nuit dans l'un des hôtels du petit village de Cemoro Lawang, situés dans un cadre incroyable sur le rebord de la caldeira face aux volcans. Dans ce cas, la route est moins longue. Elle consistera à traverser la Mer de Cendres dans la nuit noire, puis à monter jusqu'au point culminant de la zone, le Mont Penanjakan qui culmine à 2800 mètres d'altitude. Nous avons choisi la deuxième option et passons donc la nuit dans ce petit village aux allures de camp de base du Bromo.

Avant d'aller nous coucher, nous dînons dans un petit warung, l'un de ces minuscules restos typiques : la salle ne dépasse pas les dix mètres carrés, il n'y a presque rien à manger et nous sommes les seuls clients. Pourtant, nous nous régalons et l'accueil, comme partout en Indonésie, est incroyablement souriant. Une panne d'électricité générale ajoutera au côté "bout-du-monde" de ce village subitement plongé dans un noir d'encre. Victor et Arthur, qui éclairent le chemin de l'hôtel à la frontale, se sentent subitement une âme d'aventuriers...

Le Bromo est l'un des volcans les plus visités de toute l'Indonésie, et il suffit de s'y rendre dès les premières lueurs du jour pour comprendre pourquoi.



Après une nuit glaciale passée dans notre petit hôtel, nous nous levons vers quatre heures du matin pour monter dans la Jeep qui va nous emmener au sommet du mont Penanjakan.

Là-haut, nous comprenons vite que nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi cette option matinale : des dizaines de Jeep stationnent déjà sur le bord de l'étroite route de montagne, en attendant le retour de leurs passagers descendus comme nous pour admirer l'aube sur ce site très prisé.

C'est donc au milieu de deux ou trois cents personnes que nous allons assister au lever du soleil qui, ici, est si réputé.



En contrebas de notre perchoir, trois volcans se font face : le Bromo, dont le cratère béant laisse échapper en permanence une épaisse colonne de fumée, ainsi que le Batok et le Kursi. En toile de fond, un quatrième volcan, le Semeru, domine ce paysage du haut de ses 3676 mètres.



Photo ci-dessus : à l'extrême-gauche, les petits points blancs sont les hôtels situés sur le rebord de la caldeira...



A l'horizon se succèdent à perte de vue les silhouettes de volcans nappés dans la brume : c'est la colonne vertébrale de Java, qui constitue une bonne partie de la fameuse ceinture de feu du Pacifique.



BALADE SUR LA CRÊTE DU VOLCAN

Puis on reprend la Jeep pour descendre au fond de la caldeira, d'où les dernières brumes disparaissent peu à peu. On se retrouve alors dans une vaste mer de cendres où la végétation tente en vain de reprendre ses droits, entre deux éruptions.



Victor et Arthur sont ébahis par le paysage lunaire de ce volcan actif. Nous marchons jusqu'au Bromo, sur le flanc duquel a été construit un long escalier : ce lieu est en effet sacré pour les hindouistes qui sont 200.000 à s'y rendre lors de leur pèlerinage annuel. L'escalier facilite donc leur ascension à cette occasion, et celle des touristes le reste de l'année.

Au sommet, on peut se balader sur l'étroite crête sachant qu'en cas de chute, il ne semble pas possible de s'accrocher aux parois du volcan. Seule une rambarde sur les cinquante premiers mètres de la crête, empêche les accidents. Au-delà, c'est aux risques et périls de chacun.



C'est de cette zone sécurisée que nous décidons donc d'admirer en famille le cratère béant, qui recrache en permanence une épaisse colonne de fumée. C'est l'occasion pour Victor et Arthur de découvrir la désagréable odeur d'œuf pourri qui vient chatouiller leurs narines : c'est celle du soufre, qu'ils reconnaîtront immédiatement, deux jours plus tard , en arrivant au sommet d'un autre volcan réputé, l'Ijen.

En attendant, il nous faut repartir pour notre prochaine étape : Kalibaru.

LA PLANTATION DE MARGO UTOMO

220 kilomètres en 4h30, c'est le programme de notre après-midi post-Bromo. Nous avons réservé deux chambres doubles au Margo Utomo Agro Resort. Elles sont situées dans de petits bungalows posés au milieu d'une végétation tropicale luxuriante, fleurie et très bien entretenue. Avec une grande piscine en prime, ce complexe semble luxueux mais reste en fait très abordable.



Il existe la possibilité de faire une visite guidée de la plantation. Ça tombe bien car nous voudrions montrer à Victor et Arthur comment se présentent certains produits exotiques à l'état naturel, avant d'atterrir complètement transformés, dans leur assiette en France.

Notre guide, dont le sourire ne quitte jamais le visage, nous explique et nous montre comment on cultive le café, le cacao, la muscade, la vanille etc. Elle nous fait tout sentir, voire goûter quand c'est possible.



Ainsi, lorsqu'elle fait humer la cannelle à Arthur les yeux fermés sans lui dire ce que c'est, il fait immédiatement une association d'idée : "Mmmh, ça sent le gâteau" !

Puis un employé fait l'admiration des enfants en grimpant aux cocotiers à mains et pieds nus, aussi facilement que si c'était un escalier, pour cueillir quelques noix de coco.

Ensuite, la guide nous montre du teck... sous forme d'arbre. Ben oui, nous n'en avions jamais vu que sous forme de tables de jardin jusque là !

Elle cisaille également l'écorce d'un hévéa, le fameux "arbre à caoutchouc" : les enfants sont subjugués par cette substance qui se transforme en quelques secondes en latex.



Nous terminons la visite par le four au-dessus duquel bout du jus de coco, auquel nous avons le droit de goûter et qui s'avère un pur régal.



Bref, une superbe petite leçon de choses que cette visite guidée, parfaitement adaptée aux enfants mais aussi aux adultes. L'après-midi, nous partons pour Banyuwangi où nous allons passer la nuit, et qui sera notre point de départ au petit matin pour l'excursion au Kawah Ijen (qui signifie "cratère de l'Ijen").

Le calvaire des mineurs de l'Ijen, c'est la suite à venir.
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GA Gaura Veteran ·
Merci pour ce sympathique récit. Pour l'instant çà me rappelle de bons souvenirs, mais j'attends la suite car vous êtes allés sur des îles que je ne connais pas et qui me tentent !
gaura
KO Komodoflores ·
salut de Flores Mr. Lhorizon.

Vous avez prévu un bon voyage pour votre famille.

ici, je ne veux pas commenter beaucoup sur vos projets de voyage à l'île de Java. Je veux donner des informations sur l'île de Flores.

Flores est une île idéale pour explorer la beauté naturelle, les habitants, visiter les villages traditionnels et séjourner dans des maisons traditionnelles, visiter les lacs de Kelimutu (3 lacs de différentes couleurs) situés à 1600 mètres d'altitudevisiter les cascades, les rizières et autres, .

une bonne option pour voyager sur l'île de Flores est de partir de l'est-ouest avec un voiture. Après avoir voyagé pendant 5 jours sur l'île de Flores, vous pouvez vous sentir un peu fatigué. Après votre arrivée à Komodo, vous pourrez vous détendre sur le bateau en visitant le parc national de Komodo pendant 3 jours. la plupart des touristes, voyagent comme ça. afin qu'ils puissent se détendre à la fin d'un voyage sur un bateau local.

à Flores, vous pouvez également trouver des guides franchophon. mais pas beaucoup comme à Bali. Peut-être qu'il n'y a que 8 personnes.

riyand Flores
riyand_ozwald
XE Xeta Veteran ·
Merci pour ton partage d'info ! Même si je suis déjà allée consulter ton blog, j'attends la suite avec impatience [;)]
LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Noëlle, Oui, moi aussi l'Indo ne me rappelle que de bons souvenirs : de magnifiques paysages mais aussi des habitants tellement gentils. Je manque un peu de temps pour rédiger mais la suite arrive, j'espère que vous aurez l'occasion de retourner là-bas et pourquoi pas, de découvrir Java, Flores et le parc de Komodo...
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LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Riyand, Merci pour cet appel à aller visiter Flores, Komodo et son superbe parc, j'espère qu'il sera entendu et je suis sûr que ceux qui iront là-bas ne le regretteront pas...
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LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Anne,

Je me souviens bien sûr de nos discussions récentes sur ce forum, j'espère que tu te régaleras là-bas car ton départ approche lentement mais sûrement, et peut-être nous feras-tu un retour toi aussi le moment venu ?...

Puisque tu as jeté un œil sur mon blog, je précise que j'ai beaucoup plus détaillé mon récit ici dans ce carnet de voyage que sur mon blog. Car à force de consulter VF, j'ai noté que les VFistes étaient souvent des voyageurs expérimentés et donc à la recherche de précisions, ce qui m'a amené à refaire tout mon récit de manière plus complète et plus détaillée. Mais quel boulot
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LH Lhorizon Veteran ·
LE CRATÈRE DE L'IJEN : BIENVENUE EN ENFER

Pour la énième fois en huit jours, nous nous levons avant le soleil et je dois bien avouer que ça commence à se voir sur nos visages ! Mais une fois de plus, nous n'allons pas le regretter. Arrivés aux pieds de l'Ijen en Jeep, il faut marcher sur un agréable sentier qui serpente en montant à travers la végétation à flanc de volcan. C'est notre hôtel qui s'est occupé de la réservation de la Jeep, avec Ahmat, le guide pour l'ascension. Ce dernier est un jeune qui adore raconter son pays. Ça tombe bien, nous sommes venus pour le découvrir.

Assez rapidement, il nous montre un volcan en éruption, le Raung. Ahmat nous l'a déjà montré une heure plus tôt lorsque nous sommes passés à proximité en voiture, mais nous ne l'avions pas bien vu car il faisait nuit. Alors que maintenant, on en est plus éloigné mais on voit bien les quantités de cendres noires qu'il recrache dans le ciel bleu.



Nous poursuivons notre chemin tranquillement, en discutant avec les gens que nous croisons, comme ce ramasseur d'eucalyptus rencontré au milieu de nulle part.

La randonnée prend environ deux heures pour arriver au sommet. Elle ne présente aucune difficulté particulière mais comme le chemin monte en permanence, et qu'il est situé à une altitude non négligeable (2300 mètres environ à son arrivée), il peut s'avérer un peu fatigant pour qui n'a pas l'habitude. Dans la deuxième moitié, nous finissons par nous retrouver au-dessus d'une mer de nuages.



Et enfin, c'est l'arrivée sur le rebord du cratère, qui culmine un peu plus loin à 2386 mètres d'altitude. Au bout du chemin avec lequel nous en terminons, nous laissons derrière nous la mer de nuages et quelques arbres morts, qui n'ont pas apprécié l'inhospitalité des lieux.



Et face à nous, c'est le volcan. Une épaisse colonne de fumée à l'odeur fortement soufrée s'en échappe.



En contrebas de cet univers minéral s'ouvre un cratère tapissé de roches jaunes, dont la couleur étonnante est due aux dépôts de poussières de soufre.



Au fond et sous un ciel d'un bleu profond repose un joli lac vert. D'apparence calme, ce lac d'acide fume de partout. Certains viennent s'y baigner, paraît-il, pour soigner divers problèmes cutanés. Et au vu de la fumée qui s'échappe de la surface, on peut comprendre qu'ils ressortent de leur bain complètement décapés. Il faut dire que parmi tous les lacs d'acide de la planète, c'est celui-là qui détient le record du monde d'acidité : 0,15 de PH !



UN BAGNE A CIEL OUVERT



L'endroit est irréel. Pourtant, le contraste s'avère vite saisissant entre la beauté des lieux et le calvaire des hommes qui y travaillent.



Car en effet, le soufre constitue une matière première précieuse pour les industries pharmaceutique et cosmétique notamment. Il jaillit un peu partout au fond du cratère et passe successivement par les trois états : gazeux, liquide puis solide. C'est ce qui provoque la grosse colonne de fumée.



Une centaine de mineurs ramassent les blocs de soufre, en inhalant à longueur de journée cette épaisse fumée jaune qui encrasse leurs poumons. Parfois, des bulles d'acide pouvant mesurer plusieurs dizaines de mètres de diamètre remontent le lac jusqu'à la surface. Là, en éclatant, elles peuvent remplir de gaz toxiques la partie profonde du cratère, celle justement où travaillent les mineurs. Dans les années 80, certains d'entre eux y ont laissé la vie.



Après avoir collecté le soufre, les mineurs chargent les blocs dans leurs paniers qu'ils portent sur leurs épaules à raison de... quatre-vingts kilos par mineur !



Et pourtant, leur calvaire ne fait que commencer : voûtés sous leur charge de soufre - lequel n'a jamais aussi bien porté son nom - il leur faut plusieurs heures pour transporter leur marchandise sur quelques vingt kilomètres, soit l'équivalent d'un semi-marathon ! Ils remontent d'abord les pentes escarpées du volcan (deux cents mètres de dénivelé) sous un soleil de plomb. Puis arrivés au sommet, il leur reste encore une longue marche avant de pouvoir enfin se délester de leur fardeau.

Certains d'entre eux ont le corps marqué par les séquelles de ce métier inhumain : leurs épaules sont déformées par des excroissances parfois aussi grosses que des boules de pétanque.

Évidemment, ils sont payés une misère : l'équivalent de deux cents euros par mois. Et comble du cynisme, la société chinoise qui les exploite se permet de leur faire payer tous les matins le bref trajet en camion qui les emmène de leur village à l'Ijen, serrés comme du bétail. Leur espérance de vie est estimée entre 40 et 50 ans...



Mais plus que leur souffrance quotidienne, ce qui nous aura marqués chez ces mineurs, c'est leur sourire finalement assez fréquent malgré une telle adversité. Une leçon pour moi, qui décide sur le champ que je ne me plaindrai plus jamais au bureau...



J'en profite pour remercier ici Géo.fr, qui a sélectionné quelques images de cet article sur l'Ijen pour illustrer sa page Facebook.

Voilà pour notre périple à Java, la prochaine fois je vous parlerai de l'île de Flores, beaucoup plus reculée, ainsi que du parc marin de Komodo, que nous avons trouvé magique...
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MA Marati Globetrotter ·
Hello, Merci pour le partage et toutes ces belles photos qui nous rappellent notre voyage de cet été à Bali et Java. [:)] Je suis étonné de tes commentaires sur le site de Borobudur que nous avons visité à quelques jours d'intervalle. Nous avons aussi pris le Sunrise Tour, qui était censé nous faire vivre, dans une pseudo-intimité, le lever de soleil. Finalement, il n'y avait pas "un peu de monde" comme pour vous, mais j'ai estimé à environ... 400-500 personnes le nombre de touristes . Du coup, belle déception par rapport à nos espérances. En revanche, 30 mn après le sunrise, la plupart des gens étaient déjà repartis, et c'était nettement plus calme. Cela aurait été à refaire, on n'aurait certainement pas payé le supplément "Sunrise" assez cher, monopole du Manohara Hotel. Ce voyage a t-il bien été réalisé l'été dernier ?

Pour les sites du Kawah Ijen et Bromo, on a eu malheureusement la même foule avec 250-300 personnes. Mais malgré le monde et l'obligation de devoir "jouer des coudes" pour avoir une vue sympa, le sunrise au mont Bromo reste un moment magique et inoubliable...
LH Lhorizon Veteran ·
Selamat Pagi Guillaume,

il n'y avait pas "un peu de monde" comme pour vous, mais j'ai estimé à environ... 400-500 personnes le nombre de touristes . Du coup, belle déception par rapport à nos espérances. En revanche, 30 mn après le sunrise, la plupart des gens étaient déjà repartis, et c'était nettement plus calme.

Ça alors !! Pour nous, il y avait quelques dizaines de personnes, moins d'une centaine en tout. La plupart sont restées après le lever, et quand le site a ouvert aux autres visiteurs à 9h00, il y a eu peu de nouveaux arrivants, ce qui n'a donc absolument pas été gênant. Cette différence est sans doute due au fait que, d'une part nous y étions l'été 2015 et non pas l'été dernier, et d'autre part c'était début juillet, à une période où selon notre guide, le gros des touristes n'est pas encore arrivé.

Pour les sites du Kawah Ijen et Bromo, on a eu malheureusement la même foule avec 250-300 personnes. Mais malgré le monde et l'obligation de devoir "jouer des coudes" pour avoir une vue sympa, le sunrise au mont Bromo reste un moment magique et inoubliable...

Pour le Bromo, c'était noir de monde pour nous aussi mais pour l'Ijen nous étions très peu nombreux : il n'y avait que quelques visiteurs sur le rebord du cratère et surtout pendant 20 minutes, j'étais le seul non mineur au fond du cratère !! J'ai juste croisé deux ou trois touristes en descendant et autant en remontant. On y est arrivé après le lever du soleil, il est donc possible qu'il y ait eu un peu plus de monde juste avant qu'on arrive mais ça m'étonnerait car en allant au cratère, nous avons croisé très peu de personnes qui redescendaient...
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MA Marati Globetrotter ·
Selamat malam! Il y a donc deux différences notables : - 2 ans se sont écoulés entre ton périple et le notre, et comme Java-bali est devenue une destination à la mode, la fréquentation a dû bien augmenter. - On a visité les 3 sites principaux (Kawah Ijen, Bromo et Borobudur) entre le 27 et le 31 juillet, en plein saison de pointe. Je déconseille donc notre période de visite, surtout si, début juillet, il est possible de se retrouver quasiment seul dans 2 des 3 sites.

Au Kawah Ijen, on a effectué la montée vers 3h du matin pour profiter des Blue Fire, mais on était très souvent à 4 de front sur le sentier, avec une foule continue du début jusqu'à la fin. Si on ne s'était pas levés exprès à 1h30, je crois qu'on serait repartis en sens inverse...

Au mont Bromo, comme on a dormi au Bromo Permai, on est monté à pied en démarrant la rando à 3h. Et s'il y a trop de monde au point de vue principal où des centaines de jeeps déversent leurs touristes, on a repéré plusieurs points de vue un peu plus bas, beaucoup moins fréquentés.

En PJ, quelques photos du Sunrise à Borobudur pour avoir un ordre d'idée : c'est moins sexy que ce qu'on a l'habitude de voir sur le net . Et pas un endroit un peu plus tranquille, mais, heureusement, la situation s'est améliorée vers 7h (dernière photo).

Merci pour le partage! [:)]
CA Cathielescot Veteran ·
Bonjour Super retour, photos et film magnifiques, bravo et un grand merci !
LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Cathie, et un grand merci à toi pour tes commentaires Je suis un peu long à écrire mais la suite arrive...
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LH Lhorizon Veteran ·
Merci Guillaume pour tes commentaires et tes photos, qui serviront sans doute à ceux qui préparent un voyage là-bas.
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LH Lhorizon Veteran ·
La suite...

Après avoir admiré les merveilles de Java, nous nous dirigeons vers l'île de Flores et le parc marin de Komodo : ce dernier vient tenir compagnie, entre autres, aux temples de Borobudur et de Prambanan sur la liste des sites indonésiens classés au patrimoine de l'humanité par l'Unesco.

Il est situé dans le fameux "triangle de corail", considéré par les biologistes marins comme l'épicentre de la vie sous-marine dans le monde. En d'autres termes, les fonds sous-marins sont ici d'une beauté et d'une richesse exceptionnelles.

La plupart des îles de ce parc sont soit désertes et paradisiaques, soit habitées par des pêcheurs vivant dans de petits villages sur pilotis. Mais quelques-unes d'entre elles abritent aussi les fameux "dragons" de Komodo, ces varans géants carnivores uniques au monde.



Pour visiter tous ces sites, nous allons faire une croisière de rêve sur un petit bateau typique, avant de terminer notre visite de la région par l'île de Flores, qui borde le parc de Komodo.

LA CROISIÈRE

Nous quittons Java par la petite ville de Ketapang, à l'extrémité orientale de l'île. Nous n'allons pas tarder à comprendre pourquoi le bus dans lequel nous montons s'appelle "Express" : le ticket de bus Ketapang (Java) - Denpasar (Bali) comprend la courte traversée en bateau entre les deux îles, puis nous emmène à grande vitesse vers le centre de Bali, au prix parfois de quelques slaloms rapides entre les voitures qui arrivent en face. Notre chauffeur n'ayant pas l'air d'avoir été informé que son bus est doté d'une pédale de frein, c'est assez vite que nous arrivons à bon port.

Après une nuit passée dans un hôtel sans charme, nous gagnons l'aéroport où nous sommes censés prendre l'avion pour Labuan Bajo (Flores). Car cela fait quelques jours que le Raung, un volcan situé dans l'est javanais, crache ses cendres sans discontinuer dans le ciel. Rien de très inhabituel dans ce pays volcanique sauf que depuis deux jours, la situation a empiré : ses rejets sont de plus en plus hauts, noirs et denses, ce qui commence à menacer la circulation aérienne dans toute la région.

Nous pouvons finalement prendre notre avion mais nous apprendrons le lendemain que juste après notre vol, l'aéroport de Denpasar a dû fermer. Cela durera une quinzaine de jours, après quoi il rouvrira quelques jours puis refermera etc. Au total, ce sera plusieurs dizaines de milliers de voyageurs du monde entier qui seront bloqués soit à Bali, soit à l'étranger en direction de Bali. Nous avons donc eu beaucoup de chance cette fois-ci. Nous ne le savons pas encore mais cela ne sera plus le cas dans quelques jours...



Le port de Labuan Bajo

A Labuan Bajo, nous passons la soirée à flâner sur une longue plage déserte où les enfants se baignent jusqu'à la tombée de la nuit. L'endroit est calme et la douceur de vivre qui baigne les lieux rend le moment à la fois simple et inoubliable.



Après une nuit passée dans un excellent petit hôtel situé sur les hauteurs de la ville (Golo Hilltop Hotel), nous nous dirigeons vers le port au petit matin. Nous y faisons la connaissance de Sofyan, le capitaine d'un bateau traditionnel de vingt mètres de long par trois de large, avec qui nous allons naviguer pendant trois jours dans les eaux magiques du parc marin de Komodo.



Il n'est pas difficile de se concocter une petite croisière de rêve de ce type : il suffit de déambuler sur les pontons où sont alignés les bateaux colorés et de discuter avec leur capitaine. On peut soit chartériser un bateau à plusieurs afin de faire baisser le prix, soit s'offrir une croisière privée. Dans les deux cas, on détermine à l'avance le trajet à réaliser.

Nous nous retrouvons donc tous les quatre sur ce joli bateau conduit par Sofyan et son équipage : Juna le cuisinier, Yon le mousse et Kevin le mécano. Dans la plus pure tradition indonésienne, ils seront tous les quatre adorables avec nous de bout en bout.



Pour ne rien gâter, la nourriture de Juna est simple mais succulente, et ça nous fait tellement de bien de manger enfin autre chose que du Nasi Goreng, après une semaine de ce menu quasi-unique sur Java et Bali.



Au moment d'appareiller, le ciel est étonnamment noir et n'incite pas à l'optimisme.



Ça tombe mal car nous n'avons qu'une envie : jeter l'ancre à proximité d'une petite île déserte afin d'aller piquer une tête dans ses eaux tièdes et translucides, dont nous avons rêvé tout l'hiver depuis la France ! Heureusement, après avoir pris la mer, les nuages vont disparaître petit à petit et c'est sous un ciel plus clément que nous accostons sur notre première île.



Nous plongeons, nageons et observons enfin nos premiers poissons. Ce modeste site de snorkeling, sans être exceptionnel, nous permet déjà d'apercevoir de nombreux coraux et poissons multicolores.

Puis vient le soir, où nous allons avoir la chance de vivre une expérience inattendue. Le bateau s'arrête tout d'abord à quelques encablures d'un îlot d'apparence anodine : il est entièrement recouvert d'une mangrove inextricable et ne dépasse pas les cent mètres de long.

Au fur et à mesure que le soleil se couche, de petits cris s'échappent de la végétation. Ils deviennent de plus en plus forts, jusqu'à ce qu'un volatile s'extirpe de la mangrove. C'est ce que les locaux appellent un "renard volant". Un deuxième le suit, puis un troisième et ainsi de suite.

Il s'agit de chauve-souris géantes de 1,50 mètre d'envergure, qui survolent toutes notre bateau à grands cris pour aller passer la nuit sur une autre île. Elles sont finalement des milliers et des milliers à suivre inlassablement ce chemin pendant plus d'une heure. Comme tous les jours, elles reviendront le lendemain matin juste avant l'aube, et ainsi de suite...

Nous reprenons la mer dans la pénombre pour aller jeter l'ancre une heure plus tard, à l'abri d'un îlot. On distingue vaguement son ombre non loin du bateau mais nous ne verrons réellement à quoi il ressemble que le lendemain matin, au lever du soleil. Pendant le dîner sur le pont avant, nous surprenons parfois une tortue qui vient sortir la tête de l'eau afin de prendre une bonne bouffée d'air à un ou deux mètres du bateau, et avant de replonger tranquillement au milieu du plancton phosphorescent.

Le lendemain matin, nous partons faire une courte escale au mouillage sur un site nommé Manta Point : c'est un spot de plongée où l'on est susceptible d'observer des raies mantas (6 mètres d'envergure). Quand nous arrivons, il n'y a qu'un seul bateau de plongée sur le site, qui ne restera d'ailleurs pas bien longtemps, nous laissant rigoureusement seuls au monde dans ce site de rêve.

Avant de nous mettre à l'eau pour faire du snorkeling, nous la trouvons si translucide que nous avons l'impression... qu'il n'y a pas d'eau du tout, et que les coraux sont à l'air libre !





C'est dans ce cadre paradisiaque qu'il m'arrivera pourtant une mésaventure : le petit caisson étanche (enfin, en théorie) de mon appareil photo compact prend subitement l'eau. Je me dépêche de gagner le petit îlot de rêve qui nous tend les bras un peu plus loin mais c'est trop tard : le compact et l'excellente optique Leica dont il est doté sont morts. Pour moi qui suis plongeur et qui rêvais depuis si longtemps de faire des photos et des films sous-marins dans cette région du monde (le fameux triangle de corail), c'est une catastrophe.

Mais bon, je repense aux mineurs de l'Ijen qui m'ont décidément marqué, et je comprends vite que j'ai beaucoup de chance d'être là. Je savoure donc ce petit îlot de 80 mètres de long à peine pour une dizaine de large. Avec Marie et les enfants, nous marchons le long de sa longue bande de sable blanc à l'extrémité de laquelle quelques oiseaux de mer picorent à manger dans le sable, les pattes dans l'eau transparente. Pour les photos, j'utiliserai désormais le petit appareil compact étanche des enfants. Il est basique mais finalement, les photos sous-marines sont correctes :





Au cours de la croisière, outre les tortues, nous observerons deux dauphins depuis le bateau.

La suite de ce carnet, ce sera les petits villages de pêcheurs, puis les dragons de Komodo et Flores l'authentique...
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MA Marati Globetrotter ·
J'adore tes photos de coucher de soleil, et certaines compositions sont vraiment originales [:)].

c'est un spot de plongée où l'on est susceptible d'observer des raies mantas (6 mètres d'envergure)

Avez-vous eu la chance d'en voir ? Si non, vous avez tout de même eu un beau lot de consolation, et les enfants ont dû être ravis de voir des dauphins, tortues et Nemo .
XE Xeta Veteran ·
Je me souviens bien sûr de nos discussions récentes sur ce forum, j'espère que tu te régaleras là-bas car ton départ approche lentement mais sûrement, et peut-être nous feras-tu un retour toi aussi le moment venu ?...

A relire ton récit, j'ai décidément hâte ! Un peu moins de 6 mois encore à attendre [:P] oui je compte bien faire profiter le forum de l'expérience que nous vivrons en Indonésie ...

Puisque tu as jeté un œil sur mon blog, je précise que j'ai beaucoup plus détaillé mon récit ici dans ce carnet de voyage que sur mon blog. Car à force de consulter VF, j'ai noté que les VFistes étaient souvent des voyageurs expérimentés et donc à la recherche de précisions, ce qui m'a amené à refaire tout mon récit de manière plus complète et plus détaillée. Mais quel boulot

... mais il faut du temps ! Je suis bien d'accord avec toi, quel boulot ! Sans être autant détaillé que toi, je n'arrive déjà pas à trouver le temps de faire mon récit d'un séjour en février en Norvège à admirer les aurores boréales
LH Lhorizon Veteran ·
J'adore tes photos de coucher de soleil, et certaines compositions sont vraiment originales [:)].

Merci. C'est vrai qu'au niveau couchers (et levers) de soleil, nous avons été gâtés là-bas. Un soir sur Kanawa (parc de Komodo), j'ai photographié le coucher et le ciel était presque violet, c'était une couleur étonnante. J'ai recommencé les soirs suivants mais il avait retrouvé ses tons bleutés habituels.

Mantas :

Avez-vous eu la chance d'en voir ? Si non, vous avez tout de même eu un beau lot de consolation, et les enfants ont dû être ravis de voir des dauphins, tortues et Nemo .

En termes de faune sous-marine aussi on a été gâté. On a vu bon nombre de poissons exotiques classiques mais que les enfants n'avaient jamais vus : rascasses volantes, raies pastenague à pois bleus, poissons porc-épics, un requin pointe noire etc. Tout ça rien qu'en snorkeling dans un à deux mètres de profondeur.

Et oui, nous avons vu quelques mantas, mais en plongée (baptème à 4 m pour les enfants, snorkeling pour Marie juste au-dessus d'eux, et plongée à 10-15 m pour moi)) et pas à Manta Point : c'était sur un autre spot spécifique situé non loin de Kanawa (décidément c'est le pied cette île). Voir ces immenses raies (6 m donc) totalement inoffensives venir à tour de rôle nous frôler lentement à une trentaine de centimètres, c'est quelque chose d'inoubliable. Le spectacle a duré 20 minutes...
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SE Selenab Regular ·
Bonjour,

Merci pour ce magnifique récit qui me fait voyager et quitter la grisaille parisienne. Vos photos sont magnifiques et j ai hâte aussi de découvrir la suite de vos aventures!
LH Lhorizon Veteran ·
je n'arrive déjà pas à trouver le temps de faire mon récit d'un séjour en février en Norvège à admirer les aurores boréales

Et bien si tu finis par trouver ce temps, on changera les rôles et je serai ton premier lecteur, car les aurores boréales figurent en haut de ma short-list (ou plutôt long-list ) des voyages à faire...
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LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour et merci !

C'est sûr que les images de la faune indonésienne en ce moment, ça nous change de nos compagnons gastéropodes qu'on rencontre ici dès qu'on met le nez dehors...
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LH Lhorizon Veteran ·
La suite...

LES PETITS VILLAGES DE PÊCHEURS

Le programme de cette délicieuse croisière ne se va pas se cantonner à des baignades. Car ici, toutes les îles ne sont pas forcément désertes, et nous avons prévu de nous rendre sur celles qui abritent de petits villages de pêcheurs, afin d'en rencontrer les habitants.

C'est ainsi que nous accostons sur le fragile ponton de l'une d'entre elles, qui compte à peine une cinquantaine de cases.



A bien les regarder, nous nous disons qu'il faudrait sans doute bien moins qu'un tsunami pour tout dévaster ici...



De plus, nous nous sentons d'emblée gênés au vu de l'extrême pauvreté qui règne là. Mais les habitants vont vite nous faire changer d'avis. Sofyan, le capitaine de notre bateau, nous guide entre les "maisons" sur pilotis (en général de frêles amas de bois et de tôles) et très vite, nous devenons malgré nous l'attraction du jour, notamment auprès des enfants, qui sont nombreux à nous escorter.



C'est donc sous bonne garde que nous traversons le village. Nous nous arrêtons devant chaque case pour en saluer les habitants. Tous arborent un grand sourire et nous disent quelques mots. Certains nous demandent de les photographier avec Victor et Arthur car ce n'est pas tous les jours qu'ils voient des petits blondinets comme ça. Sofyan fait office pour l'occasion de traducteur, en anglais, et tous les habitants nous parlent avec un sourire jusqu'aux oreilles.



La première question que chacun d'entre eux nous pose consiste à savoir d'où nous venons. Nous répondons inlassablement que nous sommes français. Puis nous discutons avec eux de tout et de rien.

L'ambiance est d'une grande simplicité, et l'extrême gentillesse des habitants s'avère déconcertante. Du coup, nous n'avançons pas très vite car nous nous attardons devant chaque case.



Petite sieste entre deux cases

Si nous avons besoin de Sofyan pour nous traduire en anglais le Manggarai Barat, la langue locale, Victor et Arthur communiquent beaucoup plus facilement avec les enfants du village grâce à une langue universelle : le foot.

Ils se sont très vite fait mettre le grappin dessus par les enfants de l'île et jouent au milieu du village avec un ballon de fortune, fabriqué en petits morceaux d'écorces souples. Les habitants forment un cercle autour d'eux, tout le village semble réuni là et chaque visage arbore un grand sourire.

Rarement au cours de nos voyages nous avons rencontré des habitants aussi souriants qu'ici.



Devant l'école du village

Nous faisons une petite visite de l'école, non pas pour faire bosser nos fils au beau milieu des vacances, mais pour leur montrer une école du bout du monde. Ils sont sidérés par l'état des classes : murs délabrés, posters déchirés, tables en piteux état etc.

Bizarrement, l'école est le seul endroit où les enfants du village nous ont un peu lâchés ! Car le reste du temps depuis notre arrivée, ils nous suivent de près : ils sont curieux, joueurs, rieurs...

En rejoignant le bateau, le sourire ne quitte plus nos visages : c'est contagieux, les habitants nous l'ont transmis.

C'est le cœur léger que nous appareillons après ce grand moment partagé avec ces îliens. Nous prenons conscience que bien qu'ils ne possèdent rien, bien qu'ils n'aient sans doute aucune aide contrairement à nous, en cas de maladie par exemple, ces gens respirent la joie de vivre. Leur sourire illumine autant leur village que nos mines déconfites assombrissent le métro ou le tram chaque matin, nous qui avons pourtant tellement plus de choses.

Paradoxalement, j'avoue que je ne changerais pas ma place avec la leur, mais je ne peux pas m'empêcher de me questionner... Après les mineurs de l'Ijen, voilà encore une bien belle claque.



Nous poursuivons notre petit bonhomme de croisière avec une nouvelle escale, au mouillage cette fois, en compagnie de quelques autres bateaux. Nous sommes à quelques encablures d'une plage qui est parfois fréquentée par des dragons. Nous n'en verrons pas. En revanche, nous nous en donnons à cœur joie pour faire du snorkeling au milieu de fonds éblouissants, et en enchaînant les plongeons des trois mètres de haut du bateau.

Puis Yon le mousse sort deux paddles et, avec Kevin le mécano, ils invitent Victor et Arthur à les accompagner pour s'amuser dans l'eau. Nous découvrons alors un autre Kevin : plutôt taciturne jusque-là, il devient subitement adorable. Ils s'amusent tous les quatre comme des enfants, en passant plus de temps à tomber dans l'eau qu'à ramer, à coups de grands éclats de rire.



Puis nous accosterons sur deux autres îles de pêcheurs, les deux principales de la zone : Rinca puis Komodo.



Elles sont sensiblement plus grandes et visiblement beaucoup plus habituées à recevoir des occidentaux. Résultat, l'accueil y est nettement moins chaleureux.



Komodo

Partout, le poisson sèche sur de grands étendoirs pendant que les pêcheurs nettoient les bateaux et réparent les filets. On sent bien l'omniprésence de la mer, qui constitue ici l'indispensable garde-manger des habitants. Si les grands sont donc au travail, les plus petits ici aussi nous accompagnent partout.





Nous saluons chaque habitant que nous croisons dans le village mais nous sentons bien qu'ici, contrairement à la petite île sur laquelle nous étions précédemment, le voyageur occidental n'est pas un oiseau si rare. Et nous avons beau être les seuls visiteurs ce jour-là, les habitants ne sont pas spécialement demandeurs de contact. Nous les laissons donc tranquilles en nous contentant de ne communiquer qu'avec ceux qui viennent spontanément vers nous.



Puis Sofyan nous emmène sur les hauteurs de l'île. Nous traversons un petit bout de forêt où nous ne pouvons pas nous empêcher de scruter la végétation, qui pourrait cacher un dragon à l'affût. Mais rien. Nous finissons par arriver à un puits qui fait office de salle de bains commune à ciel ouvert : une dizaine d'habitants s'y lavent en effet, et puisent de l'eau. Et oui, il n'y a pas de robinets dans les cases, par ici.



Nous retournons dans le village où un élu nous attend de pied ferme : à notre grande surprise, il nous demande de payer un ticket d'entrée ! Il nous emmène à l'autre bout du village et nous fait entrer dans ce que nous assimilons à la "mairie", puis nous fait régler les tickets d'entrées, facturette officielle à l'appui.

En discutant avec lui des fameux dragons, que nous irons voir demain sur l'île voisine de Rinca, il nous explique qu'il y a quelques années, un enfant du village, âgé d'une dizaine d'années, s'est fait surprendre et tuer par l'un de ces varans. Cela fait longtemps mais cet élu est encore marqué en nous en parlant.

Nous quittons Komodo à la tombée de la nuit et sous la pluie en étant prévenus que demain, nous devrons redoubler de prudence et bien écouter le guide, quand nous serons face aux dragons...

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LA Largeu ·
Bonjour, c'est avec plaisir que je redécouvre ces images. En effet, nous visitons l’Indonésie depuis une dizaine d'année , c'est notre pays préféré d'asie. Pour ceux que ça intéresse, nous voyageons dés que cela est possible en 2 roues (moto ou scoot) C'est une autre façon de voyager sans passer par les parcours type, bien sur nous visitons aussi aussi les lieux incontournables. Le fait de voyage comme les indonésiens permet un contact immédiat car ils sont très surpris de voir des touristes sur des lieux où ils ne les attendent pas, de plus ils sont d'une hospitalité que nous n'avons trouvé nulle par ailleurs. Nous avons fait la boucle à Flores en 2013 labuanbajo/riung/maumere (2000km) un super souvenir et bien sur 3 jours sur un petit bateau chartériser sur le port comme vous avec 4 nuits sur kanawa. Le bromo, nous sommes montés 2 jours consécutifs en moto Trail et scooter à partir de la ville de Malang, un régal car les pentes externes du bromo sont superbes aussi, et on peux circuler où bon nous semble dans la caldeira. Mais aussi les philippines, sulawesi, thailande... bref le 2 roues en asie c'est super, à condition de bien s'organiser et difficilement compatible avec les enfants. La plus grande difficulté reste de trouver à louer un scooter suivant les endroits Bon voyage philippe
DA DavisPoridge ·
J'adore!
MA MarieDidier ·
Merciii pour ce formidable récit ! Je pense aller en indonesie en septembre et je peaufine mon voyage en m'inspirant de votre expérience ! Pouvez vous me confirmer que vous avez dormi sur le petit bateau de pêcheurs au moment de vos plongées ? C'est une expérience qui me plairait vraiment ! J'attends avec impatience votre récit sur Flores ! Hâte d'y être ! :) Marie
LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour, et merci d'avoir parlé de ta propre expérience : elle permettra à ceux qui s'organisent en lisant ce forum de faire leur choix entre différentes options...
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LH Lhorizon Veteran ·
J'adore!

Bonjour et merci ! C'est un pays magique que, comme Largeu, nous avons adoré. Je te souhaite de pouvoir aller le découvrir (ou peut-être y retourner ?)
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DA DavisPoridge ·
Il s'agirait d'y retourner dans mon cas, mais vraiment pour explorer d'avantage puisque je n'y suis allé que trois semaines et, par conséquent , j'avais choisi de ne pas me lancer d'un bout à l'autre du pays. J'étais donc resté dans les environs de Bali. Ma femme est Philippine et c'était comme la porte à coté lorsque j'étais là-bas. J'y retournerai certainement pour Java et Flores. Je me suis fait ami aussi avec un guide naturaliste qui connais extrêmement bien la biologie à Sumatra... une autre option intéressante!

Merci :-)
LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Marie,

Merciii pour ce formidable récit !

Merci à vous. C'est un vrai plaisir de l'écrire et de le partager. En plus c'est génial car ça ravive mes souvenirs

Pouvez vous me confirmer que vous avez dormi sur le petit bateau de pêcheurs au moment de vos plongées ?

Alors : oui et non !! Désolé mais je ne sais pas si nous parlons exactement de la même chose, donc pour qu'il n'y ait pas d'équivoque, j'entre un peu dans les détails :

- D'une part, c'était un ancien bateau de pêcheurs transformé en bateau de croisière.

- D'autre part et surtout, ce n'est pas de là que nous avons plongé avec des bouteilles. En revanche, oui c'est bien de là que nous avons fait du snorkeling sur plusieurs îles différentes, je suppose que c'est ce que vous vouliez savoir ?

Pour la plongée bouteilles, j'en parlerai bientôt mais je peux déjà vous donner le lien si ça vous intéresse : nous avons plongé avec Uber Scuba Komodo, basé à Labuan Bajo. Ils ont été supers avec nous et avaient prévu une instructrice allemande qui parlait parfaitement le français pour faire le baptême de nos fistons.

C'était après notre croisière et nous séjournions sur l'île de Kanawa, où ils ont fait un léger détour depuis Labuan Bajo pour venir nous chercher, alors que leur bateau avait une bonne douzaine de plongeurs à bord. Bon, c'était à peu près sur leur chemin. En revanche, nous ne dormions pas sur bateau-là. Je n'ai pas fouillé mais je crois que sur leur site internet, ils évoquent la possibilité de passer plus d'un jour à bord...

J'espère avoir répondu à la question mais n'hésitez pas à revenir vers moi au besoin, ce sera avec plaisir.
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EP Epeel ·
Bonjour Lhorizon,

D'abord merci de ce récit que je suis avec grand intérêt car je veux moi aussi me rendre sur Flores et surtout y faire du snorkeling. Donc à propos de la croisière sur différents îles, comment cela se passe-t-il ?? Vous dormez où et mangez où ?? Est-ce compris dans le prix et combien de jour et enfin quel budget en gros . Merci infiniment pour plus de précision. Emma.
EPeel
LH Lhorizon Veteran ·
Bonjour Emma,

à propos de la croisière sur différents îles, comment cela se passe-t-il ?? Vous dormez où et mangez où ?? Est-ce compris dans le prix et combien de jour et enfin quel budget en gros

Nous avions pu nous procurer les coordonnées d'un capitaine de bateau avant le voyage et nous avions donc réservé depuis la France. Mais le principe général est le suivant : il suffit d'aller sur le port de Labuan Bajo, où de nombreux bateaux attendent les clients.

Puis il faut discuter avec les capitaines et en trouver un avec qui on a un bon feeling. Si le bateau semble OK, alors il ne reste plus qu'à discuter avec lui du contenu de la croisière : le prix bien sûr, la durée, le trajet etc.

On peut soit privatiser le bateau, ce qui revient assez cher car on est tout seul à bord mais on décide seul de tout ce qu'on veut faire, soit le chartériser avec d'autres voyageurs. Dans ce cas, il faut simplement bien établir à l'avance, quitte à l'écrire, le programme qui a été convenu. Enfin, il ne faut pas hésiter à négocier le prix.

Pour le prix justement, je suis désolé mais je n'arrive pas à remettre la main sur celui que nous avions payé. Je me souviens quand même que son ordre de grandeur était comparable au prix d'une petite location (studio...) en bord de mer en France en plein été (à nombre de jours égal). Donc très cher pour l'Indo, mais dans la moyenne pour nous sachant que c'est le prix du rêve. Dans un guide récent sur l'Indo, tu devrais trouver des précisions assez fiables.

Pour en revenir au trajet, j'ajoute qu'en principe, les équipages connaissent bien le parc et peuvent être de bon conseil pour déterminer le parcours. C'est ce qui nous est arrivé. Il faut juste leur dire ce que tu attends de cette croisière et ce que tu privilégies.

On dort et on mange à bord. Nous avions deux cabines, une pour les enfants et une pour nous. Il y a aussi la possibilité de dormir à la belle étoile sur le pont : pas de pollution lumineuse donc des étoiles à gogo, c'est vraiment le top !

Oui le gite et le couvert sont compris dans le prix puisque le prix négocié est le prix total, rien n'est ajouté : il faut simplement bien confirmer ce point pendant la négo.

Enfin, pour le nombre de jours, là aussi c'est toi qui décides : ça peut aller d'un jour à 3, 4, 5. Lors de la négo, tu peux d'ailleurs proposer de baisser le prix quotidien si tu ajoutes un jour, par exemple...

Bon vent !
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XE Xeta Veteran ·
Et bien si tu finis par trouver ce temps, on changera les rôles et je serai ton premier lecteur, car les aurores boréales figurent en haut de ma short-list (ou plutôt long-list ) des voyages à faire...

Top ! Promis, tu seras le premier averti [;)]
AN Ananas07 ·
Bonsoir, merci pour ce magnifique recit, j'attends la suite avec impatience ! Vous serez il possible de me dire combien coûte une croisière comme celle que vous avez fait jusqu'à flores ? Nous partons cet été avec nos deux enfants un mois et j'adorerais pouvoir organiser ça ! Merci d'avance.
EP Epeel ·
Merci beaucoup, j'attends la suite.[:)] Cordialement.
EPeel
TO Tokala Globetrotter ·
Bonjo

Merci pour ce magnifique carnet [:)] Non seulement c'est bien raconté, mais en plus les photos sont splendides, je comprend pourquoi Géo en a sélectionné. Félicitations !

Ton carnet m'intéresse particulièrement car je prévois un voyage à Java et à Bali en septembre prochain. N'ayant que 15 jours de vacances je ne pourrais malheureusement pas aller à Flores, même si c'est très tentant.

As tu gardé les contacts ou adresses des hôtels qui t'ont plu à Java et Bali ? Pour la partie du séjour Bromo et Ijen, tu es passé par une agence ? Ou tu as organisé toi même ?

Je pensais rester 2 nuit au Bromo pour pouvoir randonner un peu, qu'en penses tu ?
Tous mes voyages en images : sur mon blog
LH Lhorizon Veteran ·
Bonsoir,

merci pour ce magnifique recit, j'attends la suite avec impatience !

Merci. Je vais avoir la pression là

Vous serez il possible de me dire combien coûte une croisière comme celle que vous avez fait jusqu'à flores ?

Désolé, impossible de retrouver le prix que nous avions payé. Je me souviens que c'était à peu près équivalent au prix d'une location en bord de mer en France l'été (pour un nombre de jours identique), un peu moins cher même.

Il y a deux types de croisières, et donc deux catégories de prix : on peut soit privatiser le bateau, ce qui revient assez cher car on est tout seul à bord mais on est seul à décider du contenu de la croisière, soit le chartériser avec d'autres voyageurs. Dans ce cas, il faut simplement bien établir à l'avance le programme qui a été convenu, quitte à l'écrire. Enfin, il ne faut pas hésiter à négocier le prix.

Mais pour avoir une idée du prix avant de partir, je pense que dans les guides récents, vous devriez avoir un ordre de grandeur des prix pratiqués.

Bon voyage...
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LH Lhorizon Veteran ·
Bonsoir Tokala,

Merci pour ce magnifique carnet [:)] Non seulement c'est bien raconté, mais en plus les photos sont splendides

Merci beaucoup ça me fait vraiment plaisir de lire ce genre de choses !

Pour la partie du séjour Bromo et Ijen, tu es passé par une agence ? Ou tu as organisé toi même ?

Ce sont nos deux hôtels qui ont organisé les sorties pour le Bromo et l'Ijen : nous avions donc choisi des tours classiques. Nous n'avons pas cherché à organiser ces sorties depuis la France, ni sur place car nous n'avions pas assez de temps pour chercher la bonne affaire, faire la tournée des popotes etc.

As tu gardé les contacts ou adresses des hôtels qui t'ont plu à Java et Bali ?

Oui, sachant que sur ces deux îles, nous avons souvent dormi dans de très bons hôtels, donc plutôt chers pour l'Indonésie :

- Pour l'Ijen : Ketapang Indah Hotel à Banyuwangi/Ketapang nous avons payé 37 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus, mais ils ont des chambres moins chères. Jolie piscine face à la mer. Organisation du transfert à l'Ijen par la réception : de mémoire environ 1h30 ou 2h00 de route jusqu'au volcan. Adresse : Jl Gatot Subroto km 6, Indonesia 68421. Nous l'avons trouvé très bien.

- Pour le Bromo : Bromo Permai Hotel. 53 euros/nuit la chambre double petit déjeuner inclus (nous avions réservé un peu trop tard, certains hôtels étaient déjà complets et les chambres les moins chères étaient toutes réservées, donc... ne traîne pas !). Adresse : JL Cemorolawang - Ngadisari - Bromo Probolinggo 67254. Tél : +62335541021. Nous n'y sommes restés quasiment que pour dormir. Son principal atout : son emplacement sur le rebord de la caldeira, face aux volcans. Mais il y a pas mal d'autres hôtels au même endroit, donc si tu t'y prends à l'avance, tu trouveras sensiblement moins cher je pense, pour peut-être mieux.

- Sur la route entre les 2 volcans : Margo Utomo Agro Resort (Kalibaru, Java est : à ne pas confondre avec le Margo Utomo Eco Resort, ou encore le Margo Hill View Resort). 34 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus. Avec le Golo Hilltop à Flores, cet hôtel a été l'un de nos coups de cœur, avec sa végétation luxuriante, son personnel très sympa, sa belle piscine et surtout : sa plantation.

- Pour Bali : Radiant Hotel & Spa à Kuta. 43 euros pour 4, petit déj inclus. JL Puri Grenceng n° 46 - Tuban - 80361 - KUTA. +623619352106. Nous avons beaucoup aimé également.

Je pensais rester 2 nuit au Bromo pour pouvoir randonner un peu, qu'en penses tu ?

Je pense que c'est génial de te donner le temps de savourer : tu pourras faire si tu veux jusqu'à 2 levers et 2 couchers, et prendre le temps de randonner dans la caldeira qui sera sans doute vide, une fois le gros des troupes parti...

Bon voyage...
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LH Lhorizon Veteran ·
La suite...

LES DRAGONS DE KOMODO



Après une nouvelle nuit à bord, et une fois le copieux petit déjeuner habituel ingurgité, nous appareillons pour Rinca.



Avec Komodo et quelques petites îles, elle fait partie de celles où l'on peut rencontrer les fameux dragons. Mais comme il paraît que ces varans sont de plus en plus difficiles à apercevoir sur Komodo, et assez rares sur les petites îles, c'est sur Rinca que nous avons décidé d'aller à leur rencontre.

Des prédateurs au sommet de la chaîne

Ces varans géants, qui sont les plus grands lézards de la planète, sont carnivores. Les singes qui pullulent dans ce coin hostile font bien partie de leur menu, mais les dragons sont surtout capables de s'attaquer à du gibier bien plus gros : des cerfs et des buffles.



La salive de ces énormes reptiles est une concentration phénoménale de bactéries, proche du venin. Ainsi, quand ils infligent à leur proie une petite morsure d'apparence anodine, leur victime peut agoniser pendant plusieurs jours avant de mourir.

La langue fourchue des varans, qui conduit leur sens olfactif, leur permet alors de sentir l'odeur de la charogne de loin. Grâce à elle, ils n'ont plus qu'à se laisser guider pour se régaler.

Mais surtout, ces reptiles sont de véritables machines de guerre : atteignant parfois les quatre mètres de long, ils courent jusqu'à 25 km/h en pointe, ils savent nager et ils peuvent grimper aux arbres. Bref, difficile de leur échapper, et les attaques sur les humains ont beau être rarissimes (deux seulement contre des touristes depuis 1974, et quelques-unes contre des locaux), mieux vaut se méfier.

Enfin, leur voracité est telle que lorsqu'ils dévorent une chèvre, ils n'en laissent pas une miette : ni le crâne, ni même les cornes.



La balade avec un guide officiel est donc obligatoire. Ce qui nous surprend d'emblée, c'est qu'il n'est armé que d'un simple bâton fourchu, censé imiter la langue en V des dragons. Cela suffit, paraît-il, à repousser la bête qui s'approcherait d'un peu trop près...

A peine arrivés sur Rinca, nous rencontrons notre guide. Il s'appelle Fidell Casthro (avec cette orthographe-là). Il n'a pas le temps de nous donner les consignes élémentaires de sécurité que Marie pousse un petit cri : elle vient de se faire piquer au pied par une bestiole non identifiée. Fidell nous explique que c'est sans doute une mouche car ici, si les lézards mordent, les mouches piquent ! La piqûre n'a rien de grave mais elle est assez douloureuse. Ça commence bien, ce premier contact avec la faune locale...

Fidell nous donne donc ses consignes et la première d'entre elles n'est pas du tout celle à laquelle nous nous attendions : il nous explique en effet que dans la forêt que nous allons traverser, il faudra se méfier avant tout... des serpents ! Certains mordent pour inoculer leur venin, tandis que d'autres le crachent. Charmante, décidément, cette petite balade qui nous attend.

Puis il insiste sur la distance minimale à respecter par rapport aux dragons : jamais moins de cinq mètres. Enfin, il nous demande de ne surtout pas nous éloigner de lui, par sécurité. Mais franchement, il n'avait pas besoin de le préciser car avec toutes ces infos sur la faune qui nous cerne, nous avions bien l'intention de lui coller aux basques.

Expédition en territoire hostile...

A peine partis, le premier dragon que nous rencontrons à proximité du baraquement des guides est un juvénile : "seulement" deux mètres de long. Les dragons viennent souvent ici car de petits restes de nourriture peuvent traîner.

Il y a quelques mois, un dragon a pénétré à l'intérieur d'un baraquement et a attaqué puis mordu le guide qui se trouvait dedans. Ce dernier a pu prendre la fuite et se faire soigner, ce qui lui a permis de rester en vie, mais Fidell nous montre sur son téléphone portable une photo de la morsure de son collègue, qui est aussi son ami. La blessure n'est vraiment pas belle à voir. Nous sommes impressionnés par cette chair tuméfiée, et nous aurions largement préféré qu'il nous montre cette photo après notre traversée de la forêt plutôt qu'avant...



Au moment de nous aventurer dans la végétation à la recherche de dragons adultes dans leur milieu naturel, j'avoue être le seul de la famille à ne pas être rassuré. J'en aurais presque un peu honte mais bon, en tant que père et mari qui a sa fierté, je fais comme si de rien n'était.

Et après cinq minutes de marche à peine, nous nous retrouvons nez-à-naseaux avec deux dragons qui viennent de s'accoupler à proximité de leur nid (un grand trou en forme de L dans le sol). Ils sont plus ou moins enlacés et semblent savourer le moment, à tel point que ces monstres nous paraîtraient presque attendrissants. Nous sommes à cinq mètres d'eux à peine et la scène, qui nous rappelle tout de suite un accouplement de lions auquel nous avions assisté en Tanzanie, nous paraît elle aussi assez surréaliste.



A dix mètres de là, un troisième varan, un gros mâle, rôde dans la végétation.

Fidell nous explique que les deux mâles se sont battus pour obtenir les faveurs de la femelle et que le vaincu - celui qui est à l'écart - n'a peut-être pas encore dit son dernier mot.



Et en effet, il fait alors un grand détour d'une cinquantaine de mètres pour se faire oublier, avant de fondre sur son rival ainsi que la femelle à laquelle il n'a toujours pas renoncé. Arrivé à deux mètres d'eux, il pousse un espèce de soufflement sourd qui nous fait sursauter. Fidell se précipite sur nous, nous fait reculer de quelques mètres et fait écran entre les dragons et nous.

L'autre mâle ne se laisse pas faire et met à nouveau l'assaillant en fuite, tout en s'agrippant de plus belle à sa conquête. Impressionnant.



Un dernier pour la route

Puis nous sortons de la forêt. Sous le soleil déjà chaud du petit matin, nous marchons à découvert sur un étroit sentier, au milieu d'herbes souvent hautes et couleur paille. On ne voit pas trop ce qu'il y a dedans et on préfère ne pas le savoir, accélérant le pas jusqu'au sommet où nous sommes heureux d'arriver : là, nous avons une jolie vue dégagée sur la baie.



Mais nous ne sommes pas au bout de nos émotions. Car sur le chemin du retour, à cinq petites minutes de marche du bateau par lequel nous sommes arrivés sur l'île, nous croisons un autre guide qui attend là en compagnie d'une bonne dizaine de touristes. Ils viennent d'arriver en bateau eux aussi et par sécurité, ils ne vont pas plus loin car ils sont trop nombreux pour un seul guide.

Fidell nous demande alors si cela nous dérange de rentrer tout seuls au bateau par le chemin que nous avons pris à l'aller, pour qu'il puisse aider son collègue à prendre en charge ce groupe de visiteurs. Il nous assure qu'il n'y a plus aucun danger et nous acceptons donc, bien que n'étant pas complètement rassurés.

Et évidemment, à mi-chemin, alors que nous tentons de faire accélérer Victor et Arthur qui flânent, un craquement de branches nous fait craindre une mauvaise rencontre. Il provient de la mangrove située en léger contrebas du chemin. C'est encore un dragon, certes juvénile mais qui mesure deux bons mètres de long quand même. Il a beau ne prêter aucune attention à notre présence, nous prenons notre courage à deux mains... et fuyons immédiatement en direction du bateau ! Où nous arrivons deux minutes plus tard sans encombre pour reprendre la mer.



Cette escale était incontournable car les dragons de Komodo sont connus dans le monde entier. Il aurait donc été dommage de naviguer dans les environs sans aller les observer. En y réfléchissant a posteriori, nous réalisons que nous avons croisé finalement très peu de touristes sur Rinca, et que nous avons pu observer plusieurs dragons sans difficulté, à quelques mètres de nous seulement. Un grand moment donc que cette petite escapade.

Nous reprenons la mer en faisant une dernière halte snorkeling au moment du repas de midi.



Cette croisière exceptionnelle de trois jours se termine et en écrivant ces lignes, je repense en souriant tout seul à Sofyan, Juna, Yon et Kevin grâce à qui nous avons vraiment passé trois jours inoubliables.

Juna, le cuisinier, à la barre

Sofyan, la capitaine, nous guide dans un petit village de pêcheurs

Yon, le mousse, figure de proue du navire...

.. et Kevin, le mécano, en pleine action !

Certes, notre croisière est terminée mais pas notre voyage : il nous reste à découvrir Flores puis à profiter des plaisirs de l'îlot Kanawa...
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MA MarieDidier ·
Merci infiniment pour toutes ces précisions ! Merci pour le partage ! J'engrange toutes ces infos car je marcherai sur vos pas ! 😉 Java Bali et Flores. Belle journée à vous ! Marie
LH Lhorizon Veteran ·
Ça me fait plaisir si j'ai pu aider un peu.

J'espère ne pas avoir fait trop "peur" en décrivant les dragons, ça reste pour nous un moment inoubliable parmi tous nos voyages. C'est à faire.

J'espère que vous vous régalerez là-bas...
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XE Xeta Veteran ·
Encore merci pour ce magnifique carnet, tu nous régales avec ton récit et tes belles photos en plus de nous aider dans les préparatifs ! Une petite question car je ne suis pas sûre que nous avions abordé le sujet, aviez-vous, adultes et/ou enfants, pris un traitement contre le palu ?
BL Bluequark Veteran ·
Merci pour ce carnet bien agréable. Très chouette la croisière.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
LH Lhorizon Veteran ·
Merci et encore merci

Oui nous avions pris le traitement antipaludique classique à base de Malarone (sans oublier de le poursuivre pendant 8 ou 10 jours je crois après le retour).

Comme avant chaque voyage, nous avions consulté le service Santé-Voyages de l'hôpital ici à Bordeaux, où les médecins ont une connaissance précise de l'actualité médicale dans à peu près, non pas tous les pays du monde, mais toutes les zones, y compris les plus petites.

Par exemple, il ne faut pas leur dire qu'on va en Indonésie ou en Tanzanie, mais à Flores ou Zanzibar. Car leurs prescriptions diffèrent selon la zone du pays où l'on se rend.
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XE Xeta Veteran ·
Merci et encore merci

Oui nous avions pris le traitement antipaludique classique à base de Malarone (sans oublier de le poursuivre pendant 8 ou 10 jours je crois après le retour).

Comme avant chaque voyage, nous avions consulté le service Santé-Voyages de l'hôpital ici à Bordeaux, où les médecins ont une connaissance précise de l'actualité médicale dans à peu près, non pas tous les pays du monde, mais toutes les zones, y compris les plus petites.

Par exemple, il ne faut pas leur dire qu'on va en Indonésie ou en Tanzanie, mais à Flores ou Zanzibar. Car leurs prescriptions diffèrent selon la zone du pays où l'on se rend.

Eh bien ... merci une nouvelle fois pour ta réponse ! [;)]
LH Lhorizon Veteran ·
Merci Bluequark. La croisière en effet était presque "trop" bien, car la barre est maintenant placée très haut !
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LA Largeu ·
Bonjour ananas07, je suppose que tu es de l'ardèche, moi du gard. De mémoire, nous avions loué un bateau de pêche sur le port de luanbajo pour moins 3.000.000 de roupie tout compris sauf l'entrée du parc (180€) pour 3 jours (2 nuits) dans les komodo avec dépose sur kawana à la fin. C'était très spartiate et nous avions préféré dormir sur le pont couvert, trop chaud dans la cale. Nos skippers dormaient dans compartiment moteur malgré notre insistance pour dormir sur le pont. Mais les prix ont du changés c'était il y a 5 ans, et déjà pas trés cher par rapport à ce que l'on nous proposé sur des bateaux plus adaptés
LH Lhorizon Veteran ·
Après les dragons de Komodo, voici la suite de notre périple...

FLORES : L'INDONÉSIE AUTHENTIQUE (1/2)

Située à six cents kilomètres à l'est de Bali et méconnue, Florès est une île verdoyante, constellée de volcans et peu peuplée. Elle a tout pour plaire aux amoureux de la nature en recherche d'authenticité : c'est pour ça que nous l'avons choisie.

Quelques jours plus tôt sur Java, lorsque nous avions vu le Raung en éruption, nous ne savions pas encore qu'il allait interrompre le trafic aérien indonésien au cours des semaines suivantes, bloquant à Bali et aux alentours, ainsi qu'à l'étranger à destination de Bali, quelques dizaines de milliers de voyageurs.

Ayant pu prendre in extremis l'un des derniers vols au décollage de Denpasar (Bali) et à destination de Labuan Bajo (Flores) avant la fermeture de ces deux aéroports, nous étions très heureux d'avoir eu une telle chance. Mais ce que nous ne savions pas à ce moment-là, c'est qu'après notre croisière, nous serions bloqués à notre tour à l'aéroport de Labuan Bajo ! Nous avions prévu un vol court vers Ende, dans le centre de l'île mais c'est impossible : tous les vols de Labuan Bajo sont annulés à cause du Raung.

Il nous faut donc tirer un trait sur le Kelimutu, un volcan qui a l'air magnifique avec ses trois lacs d'acides colorés, ainsi que sur la rencontre des Lio, une ethnie qui vit non loin de là dans de superbes petits villages authentiques. Le coup est un peu dur pour nous car ces endroits nous faisaient rêver, mais dans le pays le plus volcanique de la planète, c'est un peu le revers de la médaille : on doit vivre au rythme des volcans. Il va donc falloir improviser de nouvelles visites et l'avantage avec l'Indonésie, c'est qu'il y a toujours de beaux endroits à découvrir, où qu'on se trouve.

Nous décidons de passer la journée à chercher tranquillement un plan B. Mais l'excellent Golo Hilltop Hotel dans lequel nous venons de passer la nuit au retour de la croisière, est complet pour la nuit prochaine. La première urgence consiste donc à trouver un autre hébergement. Nous trouvons notre bonheur mais il s'agit d'un hôtel situé à l'exact opposé de la ville. Et là, les bras nous en tombent : le personnel du Golo Hilltop nous propose de nous emmener tous les quatre en voiture, gratuitement, chez son concurrent ! Il n'est pas situé bien loin c'est vrai, mais quand même : le geste a une certaine classe.



Une fois sur place, pendant que Victor et Arthur barbotent dans les eaux indonésiennes (notre nouvel hôtel a les pieds sur la plage...), Marie et moi cherchons tranquillement comment tuer les quelques jours que nous avons devant nous. Après avoir fouillé le guide papier que nous avons emporté (la connexion internet de l'hôtel est trop mauvaise pour nous permettre de chercher par ce biais), nous décidons de faire une incursion dans l'arrière-pays afin de rencontrer l'ethnie locale : les Manggaraï Barat. C'est d'ailleurs la même que celle qui vit sur les petites îles de pêcheurs d'où nous venons.

La destination est donc choisie, mais comment y aller ? Nous repensons alors à Ali, le propriétaire du bateau sur lequel nous venons de voguer d'île en île pendant trois jours : à notre retour, il était venu nous accueillir au port pour vérifier que tout s'était bien passé, et il nous avait donné son numéro de téléphone, au cas où nous aurions encore besoin de ses services. Nous ne pensions pas que ce serait le cas mais finalement, si ! Nous l'appelons donc et il vient nous rencontrer à l'hôtel pour nous expliquer qu'il a une voiture conduite par un jeune local, Christo, qui peut nous emmener à travers l'ouest de Flores pour deux ou trois jours. Nous tombons rapidement d'accord sur les modalités et prenons rendez-vous pour le lendemain matin.

Flores : la côte sud-ouest

Après cette journée de recherches et de détente et après la nuit qui s'ensuit, nous rencontrons Christo au petit matin, avec qui nous allons donc faire la route pendant deux ou trois jours. Le seul inconvénient, c'est qu'il parle un peu seulement l'anglais. Le nôtre n'est pas excellent mais le sien est carrément rudimentaire, ce qui nous bloque régulièrement dans la conversation. En tout cas, il est fier de nous faire découvrir son beau pays et nous arrête dans les meilleurs endroits.



Sur les plages, il faut quand même faire très attention car la mer est animée par de forts courants : rien à voir avec les eaux calmes des îles de Komodo dans lesquelles nous venons de passer trois jours.

Avant d'arriver sur cette longue plage, laquelle sans notre présence serait intégralement déserte à l'exception de quelques buffles, Christo nous a demandé s'il pouvait faire une halte pour faire monter dans la voiture un ami à lui. C'est monnaie courante dans ce genre d'endroits : le copain est censé bien connaître la région et nous guider gratuitement. Comprendre : "les pourboires sont acceptés", même s'ils ne l'évoqueront pas une seule fois. Cette forme de tourisme équitable ne nous pose aucun problème, bien au contraire.

Ahmed, c'est le nom du copain, nous accompagne donc et nous fait découvrir des endroits sympas et simples, mais où nous ne croiserons pas le moindre touriste. Un vrai plaisir que ce dépaysement.



Les deux copains : Christo le catholique et Ahmed le musulman

Un petit mot ici sur la religion en Indonésie : la constitution reconnaît six religions officielles (islam, catholicisme, protestantisme, hindouisme, bouddhisme et confucianisme). Jusqu'en 2015, tout citoyen indonésien avait l'obligation de choisir l'une d'entre elles, laquelle apparaissait d'ailleurs sur sa carte d'identité. Mais depuis 2015, l'athéisme est autorisé. En tout cas, ce qui nous a marqués tout au long de notre voyage, c'est de voir à quel point l'harmonie quotidienne entre les différentes religions était réussie : la devise du pays "Unité dans la diversité" se vérifie tous les jours et ça fait plaisir à voir par les temps qui courent.

Avec Ahmed pour guide, nous vagabondons de plage en village, en passant par des rizières. Le rythme est paisible, les gens rencontrés aussi.



Dans un petit village justement, un homme vient à notre rencontre. Il échange d'abord quelques mots avec Christo et Ahmed en Bahasa, la langue officielle du pays, puis s'adresse à nous en anglais. De toute évidence, cet homme est ouvert, instruit et curieux (au bon sens du terme). Il cherche à échanger avec nous et à apprendre tout ce qui peut venir de notre pays. Nous discutons un moment ensemble. Puis quand il nous quitte, nos deux compagnons nous apprennent que c'est l'imam du village et que c'est une personnalité extrêmement respectée par ici.



Le pays Manggarai Barat

En fin d'après-midi, nous ramenons Ahmed dans sa famille en le dédommageant comme il se doit. Christo nous emmène alors dans le petit village de Lembor. Nous nous arrêtons dans un homestay pour demander s'il reste une chambre pour quatre. Il s'agit en fait d'une maison où la famille reçoit les visiteurs de passage. Toutes les chambres sont libres et nous comprenons vite pourquoi : les lieux sont très sommaires. La maîtresse de maison est adorable et on voit qu'elle a fait de gros efforts sur le nettoyage des pièces. Pourtant, bien que nos deux chambres soient les plus nettes de la maison et sans doute même du village, nous ne partageons pas vraiment les même critères de propreté.

Chez l'habitant à Lembor

Il n'y a évidemment pas d'eau courante. Dans les toilettes, une poubelle est remplie d'eau qu'il faut verser dans le WC à la turque, à l'aide d'une louche en guise de chasse. Mais l'eau de cette poubelle sert aussi à faire sa toilette. Évidemment, comme toujours dans ce genre d'endroits, c'est l'eau de nos bouteilles que nous utiliserons pour nous laver les dents et faire une toilette de chat, histoire de ne pas attraper la tourista.

Dans les toilettes de leur chambre, Marie et Victor n'arrivent pas à éteindre la lumière. Ils m'appellent pour les aider et j'ai beau chercher partout, suivre les fils qui pendouillent, je ne trouve aucun interrupteur. Alors que dans ma chambre, il y en a bien un qui tombe du plafond. Nous nous résignons tout penauds à appeler la maîtresse de maison à la rescousse. Et là, à notre grande surprise, c'est les pieds dans une petite flaque d'eau sur le carrelage qu'elle dévisse l'ampoule, en nous disant qu'il n'y a pas d'interrupteur. Je dis à Marie et Victor qu'il ne faut surtout pas faire comme elle afin de ne pas s'électrocuter. Tant pis, ils utiliseront les toilettes dans le noir ! Ou bien les nôtres dans la chambre voisine.

Le reste des chambres est dans le même style : tout a été nettoyé mais tout est sale quand même ! Pourtant, nous sommes heureux d'être là, chez des gens extrêmement gentils. Ça nous permet aussi d'emmener Victor et Arthur dans un bout du monde très éloigné des standards auxquels ils sont habitués, et de leur faire prendre conscience du confort dans lequel nous avons finalement la chance de vivre au quotidien, sans forcément nous en rendre compte.

Comme dans le petit village de pêcheurs où nous étions quelques jours plus tôt, Victor et Arthur jouent au foot avec les enfants du coin avant d'aller se coucher. L'état des draps nous fait vite comprendre que nous ne sommes pas les premiers à dormir dedans, ni sans doute les derniers, aussi ne regrettons-nous pas d'avoir emmené nos sacs à viande. La chaleur moite et les bestioles qui pullulent rendent la nuit assez longue.

Au petit matin, après avoir pris le petit déjeuner qui était inclus dans le prix des chambres (en fait un simple café puisqu'il n'y a rien d'autre à boire ni à manger), nous quittons nos hôtes pour nous rendre au marché local, perdu au fond du village coloré.





L'essentiel du marché se trouve un peu plus loin et est couvert, sans doute à cause des mois de mousson.



Tous les stands sont installés sur de petits pilotis pour parer aux fortes chutes d'eau en saison des pluies. En-dessous circule parfois un rat ou deux.



Nous nous arrêtons à chaque stand pour engager la conversation comme nous pouvons. Les gens sont tous incroyablement souriants.

Alors que nous discutons depuis quelques minutes avec deux femmes, elles quittent d'abord leur stand puis tout en discutant, elles s'approchent lentement de Victor et Arthur. En poursuivant la conversation comme si de rien n'était, elles en viennent à toucher et malaxer leurs cheveux, dont la blondeur et la finesse semblent les fasciner. A l'évidence, elles n'ont pas l'habitude de voir des occidentaux.

Notre peau blanche les subjugue particulièrement puisque, tout en discutant, elles ne peuvent pas s'empêcher de frotter, doucement mais dans tous les sens, les bras blancs de nos fistons. La scène dure plusieurs minutes. Leur sourire rayonne tandis que les enfants se demandent vraiment ce qui se passe.

En partant, nous essayons d'acheter quelques bananes 100 % bio pour Victor et Arthur en guise de goûter, mais la dame tient à nous vendre le régime entier.



Qu'importe, nous les distribuons à tous les enfants que nous croisons et qui, de toute évidence, ne connaissent pas l'existence du mot obésité. Ils nous remercient à coups de grands sourires. Ils sont ravis, nous aussi.

Nous qui voulions sortir des sentiers battus pour ce voyage, nous ne sommes pas déçus. Car les seuls et rares touristes que nous avons croisés depuis 24 heures étaient enfermés dans leur voiture et se contentaient de traverser Lembor sans s'y arrêter. Ils ne savent pas ce qu'ils ratent, car la gentillesse et la saine curiosité des locaux à notre égard nous permettent de vivre de grands moments.

La suite de Flores arrive tout de suite...
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LH Lhorizon Veteran ·
La suite de Flores...

Puis nous reprenons la route avec Christo. Il arrête la voiture de temps à autre pour que nous puissions admirer le paysage.



On se rend vite compte que les rizières ont la même importance ici, que celle de la mer et de ses poissons dans les petits villages de pêcheurs du parc de Komodo.



D'ailleurs à propos de Komodo, la faune est plus sympa ici.



En préparant ce voyage, nous avions lu que les routes de Flores étaient sinueuses et défoncées, et que les trajets ne se comptaient pas en kilomètres mais en heures.



Mais là, j'avoue que nous ne nous attendions quand même pas à ça : quand nous quittons la route principale, elle-même dans un état déjà pas terrible, nous nous retrouvons sur un chemin en descente dont la moitié du goudron laisse place à des trous assez profonds. Christo conduit en première le pied sur le frein pendant au moins trois-quarts d'heure. Régulièrement, le bas de caisse touche le sol. Cette voiture n'est pas un 4x4 et n'est donc pas faite pour cette route mais dans ces contrées, on n'a pas le choix.

Nous finissons enfin par arriver dans un petit village reculé situé en pleine nature et plus précisément... au milieu de nulle part ! Nous avons prévu d'aller nous baigner un peu plus loin dans des petites gorges, dont l'entrée est toutefois payante, et où le guide accompagnateur est obligatoire. Ce qui nous étonne d'ailleurs au vu des difficultés pour accéder jusqu'ici : il ne doit pas y avoir foule. Mais ce n'est pas un problème et nous suivons notre nouveau guide. Il nous emmène d'abord sur un chemin assez large, de part et d'autre duquel sont situées des cases. Tout au long de ce chemin de 200 ou 300 mètres, les habitants sortent de chez eux les uns après les autres pour venir nous saluer, leur éternel sourire vissé aux lèvres.



Ici, on a l'impression d'être en plein "Rendez-vous en Terre Inconnue" ! Le guide nous fait entrer chez des gens qui discutent tranquillement à l'ombre de leur case. A côté d'eux bout un sirop dans une marmite. On nous le fait goûter, on ne comprend pas exactement ce que c'est mais il s'avère délicieux. Nous ne restons qu'une dizaine de minutes mais nous remercions chaleureusement cette famille.



Sous une chaleur étouffante, nous poursuivons notre marche dans une forêt assez dense. Cela descend en permanence, ce qui signifie qu'au retour, il faudra monter. Puis on entend peu à peu le bruit de cascades se rapprocher, jusqu'à ce que nous arrivions.



C'est ici que les locaux viennent se rafraîchir, se laver, et les enfants s'amuser. Le site est néanmoins quasiment désert. L'eau est glaciale mais c'est une sorte de petit paradis tropical sculpté au milieu d'une nature luxuriante. Certes il se mérite, mais voici encore l'un de ces endroits dont l'Indonésie a le secret.



Nous passons un bon moment à savourer ces lieux enchanteurs. Puis nous repartons pour une marche rendue assez éprouvante par le soleil de plomb qui nous accable. Et c'est complètement assoiffés que nous arrivons à la voiture, ayant vidé notre stock d'eau depuis longtemps. Comme par hasard, il y a plein de boissons à vendre au bureau des guides...

Nous rentrons sur Labuan Bajo pour clore cette parenthèse imprévue dans l'ouest de Flores. Car s'il est dommage de ne pas avoir pu admirer le Kelimutu et rencontrer les Lio, nous avons passé de si bons moments en pays Manggarai Barat qu'au final, nous ne regrettons absolument pas d'avoir dû improviser ce nouveau planning.

Voilà pour Flores. La prochaine fois, je vous parlerai d'un endroit magnifique : l'îlot de Kanawa.

Kanawa
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LH Lhorizon Veteran ·
__ PRIX DE LA CROISIÈRE

Bonsoir à tous,

Vous avez été un certain nombre à me poser la question du prix de la croisière, sur ce forum et par messages privés. J'étais chaque fois tout penaud de répondre que je n'arrivais pas à remettre la main dessus

Mais ça y est enfin, en fouillant dans mes vieux mails, je l'ai retrouvé [:)] : nous avions payé 350 $ (prix en juillet 2015) pour 3 jours et 2 nuits, en croisière privée (= nous étions les seuls clients à bord).

Les prix ont pu augmenter depuis, mais il y aura toujours l'option de chartériser un bateau à plusieurs pour réduire le coût total.

Bons voyages à tous, en Indo ou ailleurs...
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