Dans le bus qui est venu, merci, me chercher directement à mon aubeerge, j'ai respecté le plan à la lettre et suis tombé du sommeil du veille-tard. Je n'ai donc rien vu de la route et c'est tant pis, et on m'a réveillé à la frontière et c'est tant mieux. Il n'eut pas fallu que je ne compte que sur moi pour réussir à soulever les enclumes qui me servent de paupières... Il est 14h. Au passage de la douane, aucun souci. Comme d'habitude depuis le début du périple et bizarrement, aucun sac n'a été fouillé. De toute façon, je n'ai rien à cacher, je suis pas idiot.
En entrant au Cambodge, la ville frontière est étrange, les hotels-casinos se suivent les uns derrière les autres. C'est rutilant! Mais à y regarder de plus près, la misère est sur le pas de la porte, un spectacle que je n'avais pas trop vu en Thailande, les enfants sont pieds nus, en guenilles, un petit cours d'eau charrie les déchets comme un discourt du front national, ça fait froid dans le dos... C'est pas que je n'aime pas les bruits de botte, mais dans ma tête, c'est toujours Nathalie Portman qui les porte dans un défilé qui n'a rien d'un défilé militaire! Bref...
A Poipet, la ville frontalière (NDLR : et non frontiste donc, merci), tous les touristes qui était dans le bus jusqu'à la frontière restent ensemble sauf moi, j'ai l'impression d'être le vilain petit canard. En fait, il n'en est rien, c'est juste que tout le monde sauf moi sans exception va à Siem Reap visiter les temples anckhoriens alors que moi, je vais à Phnom Pen. Je les vois donc tous partir à bord du même bus que celui du départ. En ce qui me concerne, on me demande d'attendre... Entre l'envie de sommeil qui ne m'a pas laché d'une semelle et la chaleur (il fait plus de 30°), je me suis connu plus tonique... Après 30 minutes que j'ai passé à discuter avec un adorable petit vieux parlant un français parfait, un type vient me chercher en mobylette et me présente mon nouveau chauffeur à trois dents qui conduit une berline. Pas de bus donc mais une voiture, classe!! Seulement, il n'est pas question pour l'homme aux machoires de gruyère de ne partir à Phnom Pen qu'avec ma petite personne, il faut attendre d'autres clients. Il est 16h quand je commence à attendre. Pendant ce temps, des types chargent la voiture avec des centaines de kilos de marchandises. Et dire qu'il faut en plus trois autres personnes! Espérons qu'elles n'aient pas les mêmes sacs que moi!!! Tous les quarts d'heure, je demande à mon chauffeur dans combien de temps ils arrivent. Et à chaque fois, les réponses que j'obtiens sont identiques : "dans 15-20 minutes maximum." Comme ça pendant deux heures!!! Bienvenue au Cambodge, ça fait plaisir!
A 18h, la nuit, comme moi, tombe et enfin, une famille khmer se présente. Il est temps de partir enfin, plus que six heures de route! On quitte Poipet dans un nuage de poussière, cap au sud-est.
Ce trajet pendant lequel on traverse le Cambodge quasiment sur toute la longueur est l'occasion pour moi de découvrir si ce n'est le pays vu qu'il fait nuit, mais au moins la conduite et la vie le long des routes éclairées à la lueur de la lune quand elle est là. C'est donc par intermittence mais sachant que moi aussi, je me concentre sur ce qui se passe autour par intermittence, à savoir quand je ne dors pas.
D'abord ce qui fait drole, c'est que chaque voiture qui croise notre route nous fait soit des appels de phares soit est purement et simplement en plein phare. La conséquense c'est qu'à chaque fois je suis et j'imagine que pour le chauffeur c'est pareil, aveuglé et vois 36 chandelles pendant trois secondes. Si on conjugue ça au fait que la nuit, une moto sur trois n'a pas de lumière du tout, c'est la sécurité routière qui régale!! En plus, certaines motos ne se contentent pas d'être de simples bécannes, elles tirent derrière elles l'équivalent de caravanes montées sur trois tréteaux. En un mot, c'est showtime! En quatre mots, c'est la mort au tournant!! Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de trottoir et donc que les cambodgiens qui marchent, et ils sont 2-3, sont sur la chaussée, qu'il y a les boeufs, les mules, les chiens, les vélos, les enfants de tous ages, vous obtenez un sacré bordel. Un sacré bordel qui prend toute sa dimension quand le chauffeur, et il le fait sans arrêt, double à tout va, qu'un autre véhicule arrive en face ou pas!! Là, d'un coup, tu te rends compte que quand je dis la mort au tournant, c'est pas du chiqué! C'est pour ça que le plus simple pour moi, c'est encore de dormir, au moins alors, je ne sers pas les fesses à la moindre manoeuvre à la Charles Bronson!!!
Quoi qu'il en soit, on est en vie à l'arrivée, on a même pas réussi à rayer la carrosserie ou à attraper un cycliste avec un rétroviseur. C'est pas faute de ne pas être passé loin. Vivement que je conduise!!!
Il est minuit passé en arrivant à Phnom Pen et je n'ai pas été aussi frais de toute la journée. Je suis tellement content d'être là que je pête la forme; à moins que ça tienne au fait que j'ai roupillé tout le temps... Le chauffeur me dépose en centre-ville et la dernière chose que j'ai à faire en cette fastidieuse journée, c'est de trouver de l'oseille fraiche. En effet, qui dit nouveau pays dit nouvelle devise; si je veux pas dormir dehors, il va faloir que je ramasse.
En deux secondes, je trouve une moto-taxi, la direction : le distributeur le plus proche. Illico presto nous y sommes. Au distributeur, tout se déroule normalement jusqu'à l'étape finale au cours de laquelle le bandit manchot doit affiché les trois cerises et moi récupérer mon dû. Et bien mon dû, il est jamais venu... 2ème tentative, idem. 3ème tentative, re-rebelote. On tente une deuxième banque.
Re-première tentative, nada. Re-2ème tentative, que dalle...
Qu'est ce que c'est que ce bordel!?! Impossible de gratter le moindre billet! J'ai beau être muni de ma visa, je suis démuni... Résultat en attendant qu'il fasse jour, je trouve un hotel et la couleur de ma peau et de mon passeport aidant, je parviens quand même à dormir avec un toit au dessus de la tête, à crédit mais chut, c'est un secret...
Le matin suivant, ça ne répond pas, le fait d'avoir sommeillé toute la journée de la veille m'amène à ouvrir les yeux à 14h ou pas loin... Chienne de vie... Prenant mon courage à deux mains, je décide de mettre tout de suite fin au suspense financier. Je retourne au distributeur comme on va à la guerre, le couteau entre les dents. Et pas de bol pour l'histoire, le suspense prend vite fin, j'ai les poches pleines de dollars. Quant à savoir ce qui s'est passé la veille, la pô compris...
Entre parenthèses, en faisant court, c'est bizarre mais au Cambodge, ils ont beau avoir leur monnaie propre, si t'en as pour plus de deux euros à payer, c'est en dollars que ça se passe. T'as beau être à plus de 10.000 bornes des USA, ça se passe comme ça chez Mc Donald's!
L'arrivée de Môman et Mr Pedro (dit Gupi10) est imminente, c'est prévu pour le dimanche. Donc comme à partir de ce moment là, on va tout visiter de ce que Phnom Pen compte d'incontournables, je flane au gré du vent, ou plutôt au gré de l'ombre quand j'en trouve parce que du vent, y'en a pô et il fait une chaleur de bêête! C'est donc la fleur au fusil que ça se passe aujourd'hui. Tous les trois mètres, un conducteur de moto ou de tuk-tuk veut me faire accélérer le rythme mais c'est pas pour aujourd'hui!
Je rentre donc à l'hotel de bonne heure pour retrouver une façon de fonctionner un peu plus diurne. Mais même dans ces conditions, c'est pas gagné d'avance, vous connaissez l'animal.
Voilà donc pour ces premières impressions cambodgiennes, et encore une fois, désolé mais c'est pas un condensé, c'est un expensé! J'espère vous apporter la suite sur un plateau dans les deux jours à grand renfort de clichés dont je sais déjà qu'il y a du beau, du lourd. J'espère aussi que si avant de lire tu avais froid, tu transpires maintenant à grosses gouttes.
Je vous embrasse et vous colle tel un radiateur. Big bizous touloutout touloutout comme dirait feu-Carlos. A bientôt ou presque.







A little sneak peek?













I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.








But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.