Concrètement un visa s'obtient auprès d'un consulat du pays concerné et non (comme on peut d'ailleurs le lire parfois) de l'ambassade qui elle ne s'occupe que d'affaires diplomatiques. Toutefois si un pays ne dispose pas d'un service consulaire distinct, c'est auprès du service adéquat de l'ambassade qu'il faut s'adresser.
Les différents consulats:
En capitale: si ambassades et consulats "général" sont toujours (ou presque) situés en capitale, ils ne le sont par contre pas forcément à la même adresse. Ainsi, par exemple, pendant longtemps l'ambassade de Chine en France était située à Paris alors que le consulat chargé des visas était lui en banlieue.
En province: nombre de pays disposent également de consulats en province. Mais attention, bien peu sont habilités à délivrer des visas et la plupart en fait ne s'occupent que d'affaires commerciales (notamment dans les villes portuaires) ou de leurs ressortissants. Très souvent, ceux‑ci ne pourront au mieux que vous informer sur les démarches à suivre et vous donner les formulaires à remplir; à vous ensuite de vous adresser au consulat général.
Consulats étrangers en France (et ailleurs):
Les adresses des représentations étrangères tant à Paris, en province, que dans les Dom‑Tom. Idem pour la Belgique, la Suisse et le Canada/Québec.
Pays sans représentation:
A quelques occasions (rares en France), un pays peut ne pas disposer de représentation dans son pays de résidence. Dans ce cas, il faut alors prendre contact avec l'ambassade/consulat le plus proche (exemple avec les représentations de quelques îles du Pacifique présentes en Angleterre et non en France).
Consulats dans un pays autre que celui de résidence:
Si un pays dispose d'une représentation en France, peut‑on faire sa demande auprès d'un autre de ses consulats à l'étranger? C'est une question qui généralement intéresse ceux qui sont partis pour longtemps et qui envisagent de prendre leurs visas au fur et à mesure, mais aussi les personnes résidant dans des régions frontalières (Suisse et Belgique en premier lieu).
Théoriquement cela est tout à fait possible. Malgré tout, il peut arriver que certains consulats renvoient vers leurs collègues du pays de résidence du demandeur. Après à chacun d'argumenter, même s'il est vrai qu'au final c'est toujours le consulat qui aura le dernier mot. Bref, renseignez‑vous avant...
Une demande de visa peut se faire la plupart du temps directement auprès du consulat, par correspondance ou via un organisme spécialisé. Depuis quelques temps, de plus en plus de pays proposent l'obtention de visa/carte de tourisme entièrement via Internet. Bien entendu, chaque solution possède ses avantages et inconvénients.
Mais avant toute chose, on le répète, bien se renseigner sur la nécessité du visa, les possibilités d'obtention à l'arrivée, les validités possibles, plus les tarifs et les documents à fournir; tout cela bien sûr assez longtemps à l'avance.
Se rendre auprès du consulat pour faire sa demande est une solution choisie par beaucoup de voyageurs. Celle‑ci permet de supprimer les intermédiaires (économies) et en principe d'être mieux informé en cas de problèmes notamment par rapport à une demande par correspondance. Cela permet en principe aussi de réduire les délais pour obtenir son sésame.
Malgré tout, ce choix demande quand même d'avoir un peu de temps et d'être de préférence sur place soit auprès du consulat "général" (en capitale) ou d'un consulat de province habilité à délivrer les visas. En effet, pour certains pays les demandes et retraits s'échelonnent obligatoirement sur plusieurs jours avec de plus des horaires parfois un peu fantaisistes des services consulaires. Sans parler que, notamment à l'approche des vacances d'été, il peut y avoir énormément de demandeurs dans certains consulats (Chine par exemple) qui fait que l'on est jamais sûr que sa demande sera prise en compte du premier coup. Bref, autant être disponible et sur place pour limiter les frais...
Quelques cas particuliers: on signale que dans certains consulats, en cas de demande en direct, c'est le demandeur lui‑même qui doit effectuer le dépôt et le retrait de son dossier. D'autre part, quelques pays sous‑traitent tout ce qui est demande de visas à des sociétés ou agences privées. Ce qui fait que l'on doit dans ce cas non plus s'adresser en direct ou par courrier aux consulats mais aux sociétés en question. Quant aux États‑Unis, la demande de visa (pour séjour de plus de 3 mois ou un motif autre que tourisme) ne peut se faire qu'uniquement par le demandeur en personne directement aux locaux des consulats habilités.
Demande par correspondance:
Autre solution qui consiste à faire sa demande en envoyant par courrier (toujours en recommandé avec AC) son passeport et les documents nécessaires. Le fait que de plus en plus de consulats mettent en ligne leurs formulaires favorise d'autant cette solution intéressante surtout pour ceux qui ne peuvent se rendre sur place et/ou qui veulent s'économiser les frais d'un intermédiaire.
Quelques inconvénients cependant car en plus d'être tributaire de la poste, il peut être difficile parfois de suivre son dossier et surtout d'intervenir rapidement et efficacement en cas de problème. De plus, tous les consulats n'autorisent pas ce système.
Avec Internet de plus en plus de possibilités d'obtention instantanée de "visas" (ou assimilés) via le Web existent. Au delà des "précurseurs" comme notamment l'Australie avec son "Autorisation Electronique de Voyage" ou les États‑Unis avec leur fameux ESTA, ce sont maintenant plusieurs dizaines de pays qui pratiquent la formule. C'est l'idéal à tous niveaux, et un système qui devrait se généraliser avec le temps.
Demande via un voyagiste:
Lorsqu'un visa est nécessaire, nombre d'agences s'occupent pour leurs clients qui partent en circuit ou séjour de l'obtention de celui‑ci. Si le service est déjà inclus dans le prix de la prestation autant en profiter (même si légalement on peut en principe refuser).
Par contre, si cela est proposé en "supplément" bien vérifier les prix demandés. En effet, les agences s'adressent quasiment toujours aux quelques sociétés spécialisées intermédiaires que l'on peut d'ailleurs soi‑même contacter directement pour la même chose. À partir de là il suffit juste de comparer les prix.
A signaler aussi que, parfois, une agence peut "obliger" à la prise du visa avant le départ alors que celui‑ci peut être obtenu à l'arrivée (y compris à l'occasion à moindre coût). Hormis quelques (rares) cas où il s'agit de faire un petit profit supplémentaire, en général c'est plutôt pour simplifier les choses à tout le monde au niveau, notamment, de destinations où la procédure à l'arrivée peut être aléatoire ou assez longue.
Demande via une société spécialisée:
Il existe en France une demi‑douzaine de sociétés spécialisées dans la demande de visas. Elles se chargent à votre place de toutes les démarches, et ce en quelques jours maximum même si la plupart prévoient aussi une possibilité "délai urgent".
En plus du coût du visa et des frais de port, ces organismes prennent une commission qui tourne généralement aux alentours de 20/30 € en moyenne pour un visa tourisme. Au passage, signalons qu'ils peuvent résoudre bien des cas difficiles de par les contacts dont ils disposent dans les services consulaires (en clair, ça fonctionne aussi au bakchich dans certains consulats).
Utiliser les services d'un prestataire de la sorte est intéressant si l'on veut se simplifier la vie, mais donc aussi dans les cas "difficiles" (destination et/ou demandeur), s'il y a urgence ou encore si l'on doit multiplier les démarches et déplacements pour son visa.
Par contre, beaucoup moins d'intérêt - sinon aucun - si le visa s'obtient facilement au consulat (et que l'on est sur place) et surtout à l'arrivée. Sans parler de choses que l'on peut obtenir directement sur Internet comme "l'Autorisation Electronique de Voyage" pour l'Australie ou l'ESTA américain.
Bref, si les intermédiaires peuvent faciliter les choses dans bien des cas, bien vérifier quand même que l'on en a réellement l'utilité. À la limite, il suffit de comparer les frais de l'intermédiaire à ce que l'on dépenserait soi‑même pour le même résultat.