| Définition | Un visa est un document qui, en théorie, permet d'autoriser ou non l'accès du pays à un ressortissant étranger pour une durée ("validité") et un nombre d'entrées définis. C'est aussi et surtout dans de nombreux cas une bonne source de devises pour le pays... Au delà des étudiants, hommes d'affaires, travailleurs, résidents, et autres cas spécifiques dont nous ne parlerons pas vraiment ici, le simple touriste peut avoir besoin également d'un visa pour ses vacances à l'étranger, en plus bien sûr de son passeport (d'ailleurs souvent valide 6 mois obligatoirement après la date de retour prévue dans son pays). Il est à noter que, si le mot "visa" correspond à la base à quelque chose de précis, il n'en demeure pas moins que, sous ce terme, on peut aussi englober dans la pratique des choses comme les "cartes de tourisme", voire les "permis spéciaux" qui dans les faits sont en gros identiques. | | Pas tous égaux | Bien entendu, selon les destinations et les nationalités, les nécessités sont différentes. Et, en la matière, les Français, la plupart des Européens et les Nord‑américains sont loin d'être les plus mal lotis. D'après le site "Passport Index" , en 2017, les passeports allemands et de Singapour étaient les plus "intéressants" et permettaient de voyager sans visa dans 159 pays. Suivis pars ceux de la Suède et de Corée du Sud (158), puis d'une dizaine d'autres nationalités dont la Française avec 157 destinations possibles sans visa. Quant aux Belges, Suisses et Luxembourgeois, il étaient concernés pour 156 pays, et les Canadiens pour 155. À l'opposé, les Afghans ne pouvaient circuler sans visa que dans 22 pays. Ceux du Pakistan dans 25, d'Irak dans 26, de Syrie dans 30 | | À savoir aussi | Pour ce qui est de connaître les formalités d'entrées dans un pays et la nécessité d'un visa, on renvoie aux guides pays de même (pour les Français) qu'au site du Ministère des Affaires Étrangères . Il faut rappeler que, dans tous les cas, il est impératif de bien se renseigner assez longtemps à l'avance sur la nécessité du visa, les possibilités d'obtention à l'arrivée ou au préalable, les validités possibles, sans oublier les tarifs et les documents à fournir. Attention toutefois, car ce n'est pas parce que vous aurez un visa d'accordé que vous pourrez entrer automatiquement dans le pays. C'est très rare (même si désormais pour des questions de sécurité...) mais il peut arriver que, lors du passage en douane, on trouve un motif quelconque pour vous refouler, et cela sans aucun recours pour vous. Nombre d'informations de ce chapitre ne concernent que les ressortissants français (sauf précision) dans le cadre de voyages à but touristique. | | Documents généralement nécessaires | Au niveau documents, en plus des formulaires à remplir (souvent à disposition, de même que la liste des pièces à fournir, sur les sites des consulats) et de votre passeport, il vous sera très souvent demandé des photos, une attestation de voyages (un aller‑simple peut parfois poser problème), une certaine somme (jusqu'à 80 €, voire plus) et, pour quelques destinations, une "invitation officielle", voire une assurance comme pour la Russie. Tout ça est ensuite à fournir au consulat ou à l'intermédiaire qui s'occupera de la demande; le visa étant ensuite à retirer le jour même ou, selon le pays, plusieurs semaines après. Dans tous les cas, si vous faites les démarches vous‑même, vérifiez bien les horaires d'ouvertures (souvent fantaisistes) des services visas. Et puis, bien sûr, ne vous y prenez pas au dernier moment. Il est à signaler que dans le cas de "visa électronique" (e‑visa), les documents, procédures et délais sont généralement différents et surtout plus souples vu que tout se passe en ligne. Quant à l'obtention de visa à l'arrivée dans le pays, les choses sont là aussi bien plus simples et rapides. Lorsqu'un visa est établi, celui‑ci n'est utilisable que jusqu'à une date particulière. Concrètement, si vous souhaitez entrer dans le pays passée celle‑ci, votre visa sera alors périmé et vous risquez fort de vous voir refoulé (on considérera que vous n'avez pas de visa). Variable selon les destinations, les visas sont généralement à utiliser sous un à trois mois après leur émission. Attention aussi à ceux dont la validité "sur place" commence en fait à la date d'émission et non d'entrée effective dans le pays. Toutefois, si vous ne pensez dépasser les délais que de quelques jours, demandez à faire postdater celui‑ci; certains consulats le font sans problèmes. Reste aussi les cas particuliers, comme ceux qui partent longtemps, et que nous verrons dans un autre chapitre. | | Au niveau tarifs | De l'avis général, la plupart des visas demeurent chers (mais il faut bien faire rentrer des sous...). Si l'on ne peut rien à ce niveau, il faut savoir quand même que, selon que l'on s'y prenne plus ou moins bien, son visa ne coûtera pas forcément le même prix, et ce pour un même voyage... Avant le départ ou à l'arrivée Dans le cas où les deux possibilités existent pour l'obtention d'un visa, il arrive relativement souvent que le tarif à l'arrivée soit inférieur à celui demandé avant le départ auprès du consulat du pays concerné. À signaler cependant que la validité du visa à l'arrivée peut être parfois moindre ou le visa n'offrir qu'une seule entrée sur le territoire. Une petite remarque concernant la prise à l'arrivée, notamment dans les aéroports, lors de voyages de groupe. Même si c'est très rare, il arrive parfois qu'un guide/accompagnateur/représentant de l'agence ou du réceptif se chargeant de la demande pour le groupe prenne sa commission au passage... alors qu'il a juste à donner les passeports et payer les visas au guichet adéquat. Donc, il est souvent utile de se renseigner au préalable sur les prix et rester "vigilant" dans ce cas là. Validité et nombre d'entrées Mais, plus que le lieu d'obtention, c'est surtout la validité et le nombre d'entrées autorisées dans le pays qui font le plus varier les prix. De la simple entrée au visa à "entrées multiples", du transit de quelques jours au visa longue durée (plusieurs mois), il existe généralement plusieurs types de visas par pays avec bien sûr les prix qui vont avec. Donc, pensez à pendre ce dont vous avez réellement besoin. Tout en sachant que, dans un certain nombre de cas, il y a aussi la possibilité de faire prolonger son visa sur place. Fort logiquement, s'il y a intermédiaire, il y aura augmentation du prix final. Comptez au minimum une vingtaine d'euros par visa en passant par une société spécialisée en la matière. Un prix que certains trouvent peut‑être excessif mais qui, vu le service, est moindre que ce que coûterait la démarche si on l'effectuait par soi‑même, du moins dans certains cas. À noter cependant que certains pays obligent de passer par une structure accréditée de leur choix pour effectuer les demandes. Hormis ce cas précis, les intermédiaire ne sont en rien une obligation. Ceci dit, si un intermédiaire peut se comprendre lorsqu'il s'agit d'une démarche en consulat, lorsque tout se fait par contre en ligne (comme par exemple l'ESTA pour les États‑Unis) celui‑ci ne sert alors à rien pour 99% des gens. | |