Discussions similar to: Avril 2018 sable namibien aux eaux tumultueuses Victoria
FR
Botswana-Namibie octobre 2019... le retour
Cette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.

A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.

C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.

Mercredi 23 octobre

Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20

Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.

La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».

L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎





Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.

Version longue en cours de création ici
Open
Notre Johannesburg - Cape Town, 2 mois en Afrique australe
Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇

C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi

En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :

J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30

Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.

Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.

Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).

Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)

- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS) Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎

Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.

La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.

Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉

Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
Open
Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux)
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



_



_



_

Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

-

Open
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011

Mieux vaut tard que jamais 😊



Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.

Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.

On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.

Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.

Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.

Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!

Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.

Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!

Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.



La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.

Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.

La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...

Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opt�� pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.

Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.





On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…



Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.



Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.



Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.



Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )



Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.



Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!

vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.



La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.



Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.

Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.



(au milieu, Converse taille 44 : )

La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.



On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.

samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.



Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.





Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.





Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.





Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.



Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.

dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.



Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.





On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.



Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.

lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.



Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.





Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.



Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.



Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.



La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )

On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.



Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.





Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.



mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).



Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.





Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?



mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.



On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.



Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.

jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )

Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.





On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.



Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.



A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.





Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.





Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!

samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.



J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.



Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.

dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.

lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!

mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.





On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.



La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.





Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.

mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.





La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.





On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.





Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.





Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.



jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.





Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.



On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.





On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )



On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.







C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.



Carole est à gauche.

Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.



La nuit est magnifiquement étoilée.

vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...



Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.





Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.



On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…



Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.





Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).



Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )

samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.



On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.





On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.

Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.

dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.



Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.





Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher

Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.



On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.



lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.



Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.



mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.

mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.



Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière

La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.



Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.

jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.



Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.



Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…

vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.



Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.







On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )

Si c’était à refaire, en mieux :

1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Open
Discovering the joys of camping in Namibia
This three-week trip to Namibia was a big first for us: - Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F). - Camping, when we usually feel at home in a starred hotel. - Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further. - Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation. - Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower. - Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.

I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.

Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.

At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.

And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.

Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.

Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.

We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.

Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.

Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B



Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Open
Baleines, manchots, lions, éléphants... Cape Town et la Namibie
Bonjour à tous,

Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.

Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.

Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.

Notre itinéraire :

05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ

Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂
Open
Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016
Bonjour Nous sommes revenus il y a 3 semaines d'un merveilleux voyage en Namibie; comme d'autres voyageurs, nous souhaitons faire partager nos aventures avec les membres du forum qui nous ont bien aidé pour finaliser notre parcours. Bonne lecture !

Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.

Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…

Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.









Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activités organisées par le lodge.



La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..

A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
Open
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Open
Trois mois en Afrique Australe en Ford Figo
Amis baroudeurs, salut!

De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.

Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.

Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.

Quelques chiffres:

1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴‍☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)

Les étapes (déplacements inclus)

Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)

Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)

Namibie (20 jours)

18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j

Botswana (10 jours)

30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j

Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)

32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j

Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉

https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
Open
Pérégrinations namibiennes: orange is the new black?
Encore un carnet sur la Namibie…. Purée ça saoule un peu à la fin…. Je vous répondrai : qu’importe le voyage pourvu qu’on ait l’ivresse. En tout cas, soyez rassurés (ou pas) ce récit ne sera pas aussi « en direct » que celui de Tidju, pas aussi « fleuri d’expressions » que celui de Tahie (j’adore ton Nom di chtoupette), pas aussi « exhaustif et documenté » que celui de Rouquine… Sans parler de toutes les magnifiques photos que ces trois là (et bien d’autres avant eux) ont déjà balancées sur ce forum. Bref il sera, je pense, à notre image, un peu dilettante….🤪 Soyez indulgents... Nous avons voyager en juillet août et aussi en couple (59 et 55); l'un n'empêchant pas l'autre.😉 Et contrairement à la plupart des membres participant au VF Namibie nous n’avons pas opté pour le logement en tente sur le toit. Nous dormirons les 30 nuits en « dur » dans différents lodges, guestfarms ou guesthouses De plus nous avons choisi d’adopter un rythme peu soutenu (nous restons quasi chaque fois 2 nuits au même endroit) et des étapes courtes. Voici notre itinéraire (5550 km quand même) : Windhoek - Mariental - -Luderitz 2 nuits - Tirasberge 2 nuits - Sesriem 2 nuits Rantberge 2 nuits - Swakopmund 2 nuits - Brandberg 2 nuits - Grootberg 2 nuits Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls 2 nuits - Kunene River Lodge 2 nuits - Kamanjab Etosha Okaukuejo 2 nuits - Etosha Namutomi 2 nuits - Otjiwarango - Okondjima - Windhoek
Open
Retour de 2 semaines en Namibie en décembre, quel voyage!
Bonjour à tous,

Bientôt 2 mois que nous sommes rentrés et sans l'aide de toutes les personnes présentes sur le forum, ce voyage n'aurait pas été une telle réussite, merci à tous pour vos conseils 😉

Je vais donc essayer de vous relater notre voyage qui s'est déroulé du 13 au 25 décembre sur place.

Pourquoi la Namibie ? En 2002, j’ai eu la chance de partir avec une amie (toute deux célibataires donc en voyage organisé mais seulement de 6 personnes) au Kenya. Cette approche avec la faune animale m’a laissé un souvenir à jamais gravé. L’année suivante, c’est en Afrique du Sud que nous sommes parties et là, dans mon esprit, le prochain pays d’Afrique serait la Namibie. Maintenant je voyage avec mon conjoint et notre fils de 5 ans.

J’aime la photo, même si je ne suis pas une pro et la nature. Je ne suis pas particulièrement attirée par les villes.

Passons au planning préparatoire.

Début des recherches en mars 2016, c’est bizarre l’itinéraire (qui sera classique) s’impose rapidement comme le sens, je décide que nous commencerons par Sesriem pour terminer par Etosha. L’objectif étant de faire un voyage crescendo pour la rencontre avec les animaux. Il faut accrocher un enfant avec autant de route même si c’est un enfant facile (ok je ne suis pas objective, c’est mon fils).

1ere étape : administratif

Vous avez dit administratif ? qu’ y a-t-il à faire à part les passeports ? Si passage, même en transit, par l’Afrique du Sud, il est nécessaire d’avoir l’acte de naissance traduit par un traducteur assermenté pour tout mineur. Je fais donc les recherches, et commence par le faire traduire au cas où. J’imaginais une procédure compliquée et coûteuse mais en fait, cela a été plus long d’obtenir l’acte de naissance intégral que de trouver un traducteur assermenté. Coût = 25 €. Certains diront qu’ils préfèrent prendre le risque de partir avec l’acte plurilingue, moi je ne souhaite pas me faire refouler à l’aéroport si les documents ne sont pas en règle.

Pour le permis international, très simple à demander surtout avec internet. 2e étape : les vols

Une fois les dates arrêtées, je me mets en veille pour les billets d’avion, Qatar ouvre la ligne directe Doha-Windhoeck, pas mal mais impossible à nos dates. Le vol avec Air Namibia n’a pas l’air mal, vol de nuit et nous gagnons 2 journées complètes sur place avec leurs horaires. Conseils pris auprès d’amis pilotes, les avions A330 sont de bons appareils et qui plus est Air Namibia, c’est la rigueur allemande.

3e étape : le véhicule

Pas d’interrogation, ce sera un 4*4. Au fil des lectures, je m’aperçois que beaucoup de véhicules sont des Toyota Hilux. Nous prendrons un double cabine.

4e étape : le couchage

Faire du camping avec un enfant de 5 ans, ce sont aussi nos vacances et il est encore jeune (à mon avis) pour dormir dans une toile de tente tout seul sur le toit d’une voiture. Il risquerait de vouloir dormir avec nous toutes les nuits et un enfant ça s’étale quand ça dort. Nous optons donc pour des lodges avec piscine, plus cher, certes mais nous souhaitons faire un beau voyage. 5e étape : TO ou pas TO ?

Une fois déterminé les lodges où je souhaite faire étape et fais les recherches sur internet, j’élabore le budget avec un périple sans TO. Suivant les conseils des forumeurs, je demande des devis à 3 TO qui sont souvent cités sur les forums. J’ai eu des réponses rapides avec des prix qui se tiennent de la part des 3 TO et un très bon contact, le choix n’a donc pas été simple.

-Madiza Tours : Très réactif, bon contact, a fait quelques modifications dans mon itinéraire initial mais avec de bonnes choses. Tarifs très clair.

- Tourmaline : très réactif, bon contact, ne pouvait pas me donner le tarif définitif pour le véhicule (en juin pour décembre alors que les autres oui) et n’a pas répondu à une de mes question sur le prix d’un hébergement (spritkoppe où le tarif était 3 fois plus cher pp que okonjima par exemple, peut-être une erreur dans l’établissement de leur devis). Personnellement, je ne peux pas signer un devis qui sera réévalué sur la partie la plus chère -)

- Suntrailts safari : Eddy a été très réactif au départ, pas une seule modification de mon itinéraire envoyé. M’a conseillé le Bridagoon à Swakopmund et le Hoheinstein Lodge (très belle adresse). Tarifs corrects.

Nous choisissons donc Suntrailts safari pour notre périple, nous souhaitions une explication en français pour la prise en main du véhicule et des conseils pour la conduite sur les gravels. Nous ne sommes pas des habitués de la conduite en 4*4, cela nous paraissait donc une bonne idée. Eddy a répondu à toutes nos interrogations qui ont appuyées toutes mes lectures.

6e étapes : les activités

Ok nous allons faire du self drive, mais ce serait bien de faire quelques activités entre temps.

Nous commencerons par une balade à cheval au Désert Homestead pour aller admirer le coucher de soleil. 2e nuit en Namibie, balade superbe, je ne peux que recommander.

J’ai choisi de passer 2 nuits à Swakopmund car je souhaitais aller à Sandwich Harbour, à la lecture des différents post, je choisi Turnstone, agence très sérieuse pour une journée complète. Journée inoubliable J

La 2e matinée à Swakopmund sera l’occasion d’aller faire une sortie en bateau afin de voir les otaries avec Levo tours. Superbe matinée.

Okonjima : léopard tracks : quel souvenir !!!

A + pour la suite

Myriam

Open
Coups de foudre en Namibie
Bonjour tout le monde !

Un peu plus d'un mois après notre retour de Namibie, j'avais envie de partager avec vous quelques morceaux choisis de ce fabuleux voyage, préparé et peaufiné grâce aux nombreux conseils reçus sur VF. Le coup de foudre, le vrai, a bien eu lieu pour le pays tout entier (enfin ce qu'on en a vu) ; mais chacun d'entre-nous a eu ses préférences, ses coups de coeur. C'est de cela que je voudrais vous parler.

Nous sommes partis en famille, avec nos deux enfants de 15 et 12 ans, du 10 au 26 juillet. Pour notre premier voyage en Afrique Australe, le projet était volontairement modeste et classique... ce qui a provoqué finalement quelques regrets après coup !

Je donnerai nos impressions sur les hébergements dans lesquels nous avons logé car la plupart des carnets relatent le plus souvent des expériences en camping. Or nous avons dormi exclusivement en lodges, guesthouses et guestfarms.

Le programme : 11/07 : arrivée à Windhoek et route vers Mariental (Lapa Lange Game Lodge, 2 nuits) 12/07 : balade et game drive dans la réserve privée du Lapa Lange 13/07 : ascension de la dune Elim (Weltevrede guestfarm) 14/07 : Sossusvlei et Deadvlei (Rostock Ritz Desert Lodge) 15/07 : balade autour du Rostock Ritz puis à Walvis Bay (Sea Breeze guesthouse, Swakop) 16/07 : kayak avec les otaries, puis balade à Ameib Ranch (Ameib Ranch) 17/07 : Philips Cave, Bulls party, San living museum (Omandumba guestfarm) 18/07 : Nature Drive dans le Damaraland (Twyfelfontein Country Lodge) 19/07 : Site de Twyfelfontein, puis balade au Vingerklip (Ugab Terrace Lodge) 20-22/07 : Etosha (2 nuits à Halali, 1 nuit au Mokuti Lodge) 23/07 : météorite d'Hobas (Hadassa guesthouse à Otjiwarongo, 2 nuits) 24/07 : visite à l'école Peri Naua, puis cheetah drive au CCF 25/07 : Windhoek et retour en France

Pour les aspects pratiques, en bref :

- Hébergements et véhicules réservés via Tourmaline. Rassurant et pas plus cher qu'en direct mais à refaire je réserverais par moi-même comme j'ai l'habitude de le faire. En effet, une fois les réservations faites, l'agence laisse le dossier "en sommeil" donc si de meilleures options de logements se libèrent on risque de passer à côté... à moins de continuer à surveiller soi-même. C'est ce que j'ai fait, bien sûr, et j'ai réussi à trouver 2 nuits à Halali (initialement réservées à l'extérieur du parc par Tourmaline). A Sesriem, j'ai trouvé deux chambres bien plus pratiques que le logement à Weltevrede guestfarm mais trop tard (100% de frais d'annulation à moins d'un mois du départ 🤪).

- Toyota Hilux loué chez Hertz. Très bien pour 4 personnes, aucune crevaison ni autre problème à déplorer... et la fonction désensablement fonctionne à merveille 😛

- Vols effectués avec la compagnie Condor. J'avoue avoir eu une certaine appréhension avant le départ et finalement ce n'était pas si mal. Malgré 2 heures de retard (sans explication) au départ de Frankfort, le confort et le service à bord étaient acceptables. Nous avions pris l'option Premium entertainment pour ne pas s'attirer les foudres des enfants dès le début des vacances (sans cette option, il n'y avait que 2 films en français... et les mêmes à l'aller et au retour évidemment).

Bon, maintenant, si on passait à nos coups de foudre ?
Open
Namibie, quand tu nous tiens!
Bonjour à tous.

Depuis quelques années les aleas de la vie professionnelle font qu'il ne nous est plus possible d'organiser nos voyages longtemps à l'avance et encore une fois cela s'est vérifié!. Un trou entre 2 contrats de travail c'est l'occasion à saisir pour changer d'air! Faire le tour des possibles entre ce qui nous fait vibrer, la saison, les difficultés d'organisation, les coûts et surgit une évidence: ce sera en Namibie que nous retournerons! En plus Claude, mon épouse, voulait découvrir le Richtersveld et sa flore si particulière et incroyable et le récit de Ticapi (merci à elle et à son magnifique carnet)nous avait tellement séduit que nous avons dit banco c'est jouable!

On achète donc les billets d'avion le mardi pour un vol le jeudi, on trouve une voiture avec sa tente de toit et le tour est joué!

On se retrouve donc le Vendredi 7 Février au Lodge "Auas safari lodge" pour 3 semaines de balade. Nous apprécions beaucoup ce lodge car il est perdu au milieu de la nature, l'accueil y est sympa, il est proche de Windhoek et de l'aéroport, et que l'on est de suite dans le bain car on peut y photographier pas mal d'oiseaux au bord de la petite mare.









Ceci est important pour nous qui apprécions beaucoup l'image et la transmission d'une émotion, d'une certaine esthétique au travers de la photo, moteur de notre motivation à voyager. Pour notre virée nous avons hérité d'un Toyota à boîte automatique vieux d'un an avec un coffre tente sur le toit. Et, dès la 1ère nuit d'utilisation on verra que ce n'est pas le top. 2 photos pour montrer la différence: 2017: tente traditionnelle

2020 tente coffre



Le coffre métallique est plus facile a ouvrir et a fermer qu'une tente traditionnelle, mais beaucoup moins confortable car on dort dans le sens de la longueur et donc c'est moins large (les 2 oreillers se chevauchent et quand il fait chaud cela devient vite inconfortable… Par contre nous avons gagné un vrai réservoir d'eau de 50L équipé d'une pompe électrique et d'une douchette, ainsi que des lumières à leds dans la tente et dans la malle arrière ce qui est pratique. Pas oublier non plus tout le necessaire de camping, le frigo, le compresseur, les plaques de desensablement, les 2 roues de secours, les sangles de remorquage, les cables electiques, la mallette a outils de base, et 2 reservoirs de gasoil capacité totale 150L: Paré donc pour aller au bout du monde!!!

Nous n'irons que jusqu'au P.N. du Richtersveld, avant de poursuivre vers les chutes d'Augrabies et remonter par le P.N. Kgalagadi. Voyager dans ces contrées en Février c'est assurément avoir chaud, très chaud, c'est aussi risquer la pluie, les orages (hyper localisés, parfois très violents, très spectaculaires ) ou alors rien du tout; mais c'est aussi l'assurance d'avoir des ambiances, des lumières de folies…

Nous entamons notre descente ar le Parc du Naukluftet sa chaîne de montagne spectaculaire, parc connu pour ses trails riche en découvertes, sportifs, ses piscines d'eau claire perdues dans la montagne.



Notre camp de base













Nous découvrirons que même les Kokkerbaum peuvent souffrir de la sécheresse jusqu'à en mourir!







Bien sur un stop à Sesriem est inévitable, d'autant qu'il n'y a pas foule et que l'on peut profiter des paysages dans de belles conditions. Par contre nous ne verrons pas la faune traditionnelle des lieux: ni springboks, ni oryx.
Open
Namibie: le dernier voyage
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛 Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...

Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...





Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.

Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.

Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.

Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.





Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !



Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.



C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...



Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.



Notre équipage :



Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏



Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.



Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.







Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.



Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !



Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".



Open
One-month road trip in Namibia
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long. To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later. We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.

We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.





Open
Péripéties d'une famille en terres namibiennes
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.

La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !

J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.

Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊

Olivier
Open
De l'intérêt de visiter la Namibie en janvier
Bonjour à tous. Nous sommes rentrés de Namibie depuis 3 semaines et je veux insister auprès des nombreuses personnes attirées, à juste titre, par ce pays pour y aller en janvier aussi et pas seulement en Juillet / Aout!! Bien sur tout le monde ne peut pas prendre ses vacances a cette époque mais nombreux sont les "seniors" a voyager aujourd'hui et eux peuvent faire ce choix. Il offre à mon avis quelques avantages : - les nuits sont bien plus chaudes, - la lumière à cause des pluies toujours possibles est bien meilleure pour la photo, -la végétation reprend des couleurs, les fleurs apparaissent avec les quelques gouttes de pluies tout comme l'herbe, - et il n'y a quasi personne!! ni dans les campings, ni dans les lodges, ni sur les sites.!!!

Je veux aussi ici remercier jacomo 32 et franck 4x4 qui nous ont donné quelques tuyaux utiles et qui nous ont éclairés avec leurs carnets de voyage.

Merci a eux pour nous avoir parlé de tracks 4 africa, super application que je recommande de charger sur un ordi portable pour mieux en profiter au cours du voyage car nous avions loué un GPS avec cette appli mais l'écran est trop petit pour se faire une idée de la situation, merci aussi pour la recommandation de l'agence de location : Classic Car Rental . Absolument rien a redire sur la qualité du véhicule, son équipement, son entretien. Peter le gerant connaît bien son affaire et ses conseils sont précieux.

Nous nous sommes décidés très tard (les billets d'avion achetés mi decembre pour un départ le 5 Janvier!) mais il faut dire que nous connaissions un peu le pays pour y être allés en.... 2002! et nous ne sommes pas du genre a nous faire beaucoup de soucis!!! Avant de parler vraiment de notre balade voici quelques chiffres pour résumer et parler budget:

Billets d'avion : 1100 € / pax voiture pour 22 jours de loc : 1245 NS (74€) / jour y compris GPS et assurance pneus et pare-brise, 4700kms parcourus ( dont 760 dans Etosha) avec une consommation moyenne de 10,5 l/100 avec un gasoil à 80cts d'euro le litre!!! les repas en ville : 40€ pour 2 au maximum, les nuits en camping gardé: 250NS par nuit (16 €) donc cela vaut vraiment le coup!!

Notre circuit: Windhoek - Sesriem - Walvis Bay - Swakopmund - Spitzkoppe - Twifelfontein - Palmwag - Opuwo - Epupa Falls - Etosha - Windhoek- Donc rien de bien rare mais nous avons voulu prendre notre temps et donc pour vous donner un aperçu de la Namibie en Janvier.

Alors en voiture!!

Après un vol sans surprise en 2 étapes: Genève / Amsterdam / Joburg puis le lendemain Joburg / Windhoek



nous arriverons a destination en debut d'après-midi et retrouverons Peter notre loueur a l'aéroport. Direction son agence pour y récuperer le vehicule, écouter les explications quant à l'equipement l, a signature du contrat et hop départ avant la fermeture des magasins (17h) pour faire les courses et le plein (140 litres de gasoil) et en route pour Le lodge "Auas Safari Lodge" entre Dordabis et Rehoboth. Magnifique lodge perdu en brousse, avec un acceuil très prevenant et une cuisine !!hum!!. Bonne nuit!!!

Après avoir rangé les sacs, le materiel photo, les affaires a avoir sous la main (merci au vehicule double cabine) nous voilà enfin parés pour partir à la découverte de la Namibie. En route pour Sesriem en passant par Klein Aub et Remhoogt pass sur la 1261. Déjà on prendra un auto stoppeur,



on rencontrera nos 1eres charrettes,



on trouvera nos 1ères fleurs



dans des paysages vraiment sympas et dans un calme extaordinaire.

.

Comme nous l'avait dit Peter la chaleur est vraiment là, accablante et l'arrivée à Sesriem est suffocante. Après notre enregistrement au camping on file voir les dunes mais la lumière est "pourrie, le ciel est tout brumeux ! c'est foutu pour le coucher de soleil!! même si cela donne une ambiance particulière.



Comme tous les jours, dès 4h du mat on entend les campeurs autour de nous se préparer pour partir dès l'ouverture du Parc vers Sossusvlei y voir le lever du soleil. Pour notre part nous nous arreterons à la Dune 45 et ma foi c'est assez magique!!



et les jeux d'ombre et de lumières sur les dunes ont quelque chose de magique!





Et pouvoir prendre notre petit déjeuner au pied quand les 4 ou 5 voitures présentes seront parties sera un pur moment de grace.

Etre encore au pied de la dune 45 à 1oh du mat c'est l'assurance d'avoir très chaud à la dead vlei!! effectivement! Nous allons y cuire littéralement!! Marcher près de 3h pour admirer chacun des arbres, chercher le meilleur angle, le détail dans les jeux de lumière, sous ce soleil de plomb!! mais nous serons seuls, tranquilles. par contre marcher ici en sandales ce n'est pas très recommand: si par malheur le pied s'enfonce dans le sable c'est la brulure assurée!! on ne pensait pas pouvoir rejoindre la voiture tellement c'était chaud!!! Mais quel bel endroit!







Nous irons pique-niquer et finir l'après-midi sous l'ombre des grands acacias bien verts de Sossusvlei où nous passerons pas mal de temps a guetter les oiseaux toujours curieux et interessés.



Open
D'Epupa à Aus: premier voyage à 6 et sans 4x4 (Namibie)
Nous voila rentrés depuis hier de notre road trip en Namibie. Je voulais vraiment remercier tous les membres du forum pour leur conseils avisés et leur aide dans l’organisation de ce grand voyage mais aussi tous ceux qui ont mis en ligne des carnets, grande source d’inspiration.

C’est donc mon tour (naturellement) de raconter notre voyage, il n’a rien d’orignal (à part peut être le fait de voyage à 6 et sans 4X4), je ne suis pas une grande narratrice et nos photos n’auront rien de nouveau non plus mais si je peux aider à mon tour ou répondre à des questions se sera un juste retour.

Nous avons voyagé du 9/07 au 1/08 avec nos 4 enfants S. 4ans en Namibie N. 9 ans M. 14 ans et A. 16ans, nous 41 ans (moi aussi en Namibie). Nous avons découvert le roadtrip en camping l’année dernières dans l’ouest américain (et on a aimé !).

Le voyage a été préparé en octobre, je l’ai fait seule car les agences ne voulaient pas organiser notre trip car nous n’avions pas de 4x4 (seulement 3 véhicules tout terrain 8 places dispo à la loc sur Windhoek déjà pris pour nos dates) aucun problème particulier sur les réservations seules par internet, seule la petite angoisse de savoir que si on a un pb sur place on n’aura pas de contact.

Le parcours a été allongé en mars suite à un changement de billets d’avion, 2 jours de plus mais comme tout était complet nous avons seulement pu ajouter 2 jours à la fin de notre voyage (descendre jusqu’à Aus) impossible d’ajouter les jour au milieu du trip de de tout décaller. Voici notre parcours prévu et réalisé (enfin presque) : Arrivée Windhoek 8h40 le 10/07 nuit à Windhoek Garden guest house 11/07 nuit Otjiwarango Hadassa guest house 12/07 visite de l'école péri naua nuit camping Namutoni 13/07 nuit Okaukuejo camping 14/07 nuit Olifantrus camping 15/07 nuit Opuwo country lodge camping 16/07 17/07 nuit Epupa Omarunga camping 18/07 nuit Ongongo camping 19/07 nuit Grootberg loodge 20/07 nuit Brandberg white lady camping 21/07 nuit Spitkoppe camping 22/07 23/07 nuit Swakopmund auberge jeunesse 24/07 nuit camp gecko 25/07 nuit camping Sesriem 26/07 27/07 nuit Namibrand family camping 28/07 29/07nuit Aus Desert horse inn camping 30/07 nuit à Mariental Bastion Farm 31/07 vol à 18h55

Compagnie aérienne (suite au changement en mars) Eurowings, départ de Munich (nous y sommes allés en voiture 800km en 2 fois à l’aller) les horaires sont bons au niveau du service c’est du low cost mais on le savait, aucun soucis.

Notre voiture, en camping avec tout le matériel pas d’autre choix que la van Toyota Quantum (14 places) nous n’avons gardé que 6 sièges et avec tout le matériel (surtout les matelas TOP mais qui prennent beaucoup de place) le coffre était plein. Il n’était pas tout neuf mais aucun gros problème. Par contre on a vraiment du roulé doucement (au départ moins de 60 km/h sur pas mal de piste) les temps de trajets que j’avais prévu larges ne l’étaient pas encore assez. Je pense que le 4X4 même s’il n’est pas indispensable et bien mieux en confort et fait gagner en temps de route. Société de location Desert car hire (peu d’avis sur internet, merci à Guillemine pour ses conseils) rien à dire sur la société ils ont été réactif quand on a eu besoin d’eux et pas embétant lors de la remise du véhicule (malgré un éclat sur le pare brise – nous n’avions pas pris l’assurance complémentaire).

Les TOPs adultes : Epupa / Etosha / Namibrand (moi) et Swakopmund (sortie à la journée pour Monsieur) Les TOPs enfants : Etosha / Namibrand / Swakopmund

Le financier : - Billet d’avion en mars 3600E pour nous 6 (avec 2 bagages en soute et des repas pour le retour) - Location voiture 22jours : 2950E - Logement 2100E pour 21 nuits (1 lodge / 2 auberge jeunesse / 2 guest house / 1 ferme /15 camping) - Restau : 370E (1 buffet lodge / 6 restaux / 1 petit dej) - Visite : 760E - Essence : 340E - Courses : 500E (dont 1 braii pack) - Divers : 300E (souvenirs, dont école, cout à boire, pourboire ….) Total 11000 E pour 21 nuit à 6 (même budget que pour les USA)

Utilisation uniquement de la carte revolut (sauf pour le paiement de la location carte gold pour l’assurance) aucun problème accepté partout. Pour infos nous avions retiré 7500$ à l’aéroport puis encore 3000$ au cours du voyage.

PS j'ai oublié de vous parler des températures : nous avons eu froid la nuit un peu au début Etosha en camping puis à Aus : une nuit à 4°C (nous avions les duvets de l'agence + des couvertures supplémentaires qu'ils nous avaient donné et une autre couverture que j'avais amené, chacun) sinon dans la journée aucun soucis même à Swakopmund, entre 23 et 30°C. Le matériel de camping mêm si pas neuf était très complets, il manquait seulement un économe, ouvre boite et j'avais aussi pris 2 tupperware qui nous ont été utiles (sinon il y avait différentes sorte de couteaux / tire bouchon) Voila pour le global, bientôt le récit (il faut trier les photos …)
Open
4 semaines en Afrique Australe: de Windhoek à Cape Town par le chemin des écoliers
Bonjour,

Absent de VF ces derniers mois je me rattrape aujourd’hui en vous proposant un carnet de notre voyage en Namibie+AdS qui s’est déroulé l’été dernier.

J’avais ouvert un post sur ce voyage l’an dernier : voyageforum.com/...e-ete-2015-d6875785/

Sinon pour rappel, nous sommes partis à 4 : papa (moi), maman (E) et nos 2 garçons de 10 (T) et 12 ans (P)

Nous avons parcouru près de 5000 km en 4x4 avec tentes sur le toit, de Windhoek à Cape Town en suivant cet itinéraire :

Nous avons opté pour l’option TO afin de réserver nos hébergements, notre véhicule et quelques activités et je ne regrette pas ce choix car il a été efficace et réactif. Il s’agit de Tourmaline pour ne pas le nommer.

Je tiens aussi, avant de démarrer ce carnet, à remercier toutes celles et ceux sur VF qui m’ont aidé de prêt ou de loin, par leurs conseils, leurs remarques et autres suggestions, à faire de ce voyage une vraie réussite. 🙂

Je ne sais pas encore vraiment comment sera structuré ce carnet. Disons que ce sera au feeling. J’improviserai au fil des pages. Je m’aiderai aussi des notes que j’ai prises chaque jour (ou presque 😊). Je compte mettre des photos bien sûr pour donner envie à ceux qui me liront de partir (ou de repartir) et donner quelques infos qui pourraient être utiles à d’autres.

Sachez toutefois qu’il y aura :

De l’action

Des cascades

Du suspens

De la tension

Des drames

Des ambiances western

De la science-fiction

Du fantastique

Des effets spéciaux

De l’aventure

Mais aussi du romantisme

De l’émotion

De l’humour

De la magie

De la culture

Du rêve

…Et même des beuveries

Et du sexe !

Cette brève introduction faite vous pouvez prendre place le safari commence... 😎
Open
Trois semaines en Namibie - Botswana - Zimbabwe
Bonjour,

Nous avons effectué un merveilleux et fabuleux voyage de trois semaines fin juillet-août 2017, nous étions quatre adultes, la cinquantaine. Merci à tous les contributeurs de ce site qui nous ont aidé par leurs commentaires avisés. Ci-dessous notre parcours et les logements, ainsi que les activités réalisées. N'hésitez pas à poser des questions sur ces différents sujets.

Après avoir confectionné un cahier des charges de notre parcours, destinations et quelques impératifs, et après avoir fait le choix entre plusieurs agences, nous avons confié la totalité des réservations et transferts à l'agence locale tenue par des Françaises : MADIZA. Elles ont été tout simplement parfaites ! Tout s'est parfaitement déroulé, aucun souci. Le livre COMPAGNON DE SAFARI écrit par la patronne de l'agence est génial pour appréhender facilement les différents animaux rencontrés.

Départ de Frankfurt pour Johannesbourg, puis arrivée à WINDHOEK. Nous sommes accueillis par Ysaline de Madiza. Nous récupérons notre 4x4 puis logement au LONDININGI. Charmant petit hôtel avec une bonne ambiance familiale.



Nous avons récupéré le 4x4 chez Advanced car hire. Le véhicule est en bon état. En Namibie, quelques routes principales sont en goudron, mais toutes les routes "secondaires", c'est à dire beaucoup, sont en gravier. Même si cela est faisable avec n'importe quel véhicule, je recommande vivement l'utilisation d'un 4x4. Ne serait ce que pour des raisons de sécurité de conduite.

Route pour SESRIEM. Nous passons deux nuits au SOSSUS DUNE LODGE. C'est le seul lodge à l'intérieur du camp, ce qui est un avantage énorme pour le départ avant le lever du soleil pour les dunes à visiter. En effet, le parc n'ouvre qu'au lever du soleil. Superbe lodge, cuisine excellente. pas de wifi, très peu de réseau mobile.



Balade sur la dune ELIM le premier après-midi. Balade facile même si on n'en voit jamais la fin...

Le lendemain matin départ à 5h pour environ une heure de route pour atteindre le départ de BIG DADDY. Attention de ne pas louper le parking sur la gauche de la route quand on arrive les premiers et qu'il fait encore nuit... Attention, les 5 derniers kilomètres ne peuvent se faire qu'en 4x4 ! Gare à ceux qui s'y aventurent en voiture classique, c'est beaucoup trop risqué. Le matin le sable est froid et dur. Le midi le sable est chaud et mou. Nous nous sommes légèrement ensablé au retour le midi. Merci au groupe qui s'est arrêté pour nous aider. Alors je vous laisse imaginer si vous y aller en voiture sans 4x4 ! On a même croisé des 4x4 ensablés jusqu'au cou !

Une grosse heure et demie pour atteindre le sommet de Big Daddy. Paysages et vues spectaculaires. Descente en courant vers DEADVLEI et les arbres morts. Étrange et super sensation que de courir en descendant !





Le tour complet prend un bon trois heures. L'après-midi nous allons à la DUNE 45, facile à faire, magnifique coucher de soleil.



Puis route vers SWAKOPMUND pour le BEACH LODGE. Bon hôtel en bord de mer. Le resto est fermé le dimanche soir. Wifi payant.

Le lendemain, kayak au milieu des otaries à WALVIS BAY avec GRAIG et NAMIBIA KAYAK TOURS. Super expérience, mieux vaut réserver à l'avance.

Tout est bien organisé, le transport, l'équipement complet. C'est accessible sans trop d'efforts en étant un minimum sportif, mais sans plus.

Le lendemain route vers MOUNT ETJO, réserve privée, magnifique lodge très familial. Un peu de Wifi de temps en temps.



Tracking à pied des rhinocéros avec le guide Eddie, superbe expérience. Entre 2 et 3 heures de marche dans le silence pour approcher à environ 70-100 mètres trois rhinocéros !

Il faut réserver à l'avance car le nombre de personnes est nécessairement réduit pour réussir cette expérience. Excellente cuisine.

Puis en route pour ETOSHA à OKAUKUEJO. On se promène en voiture de trou d'eau en trou d'eau, on est plus sur du tourisme de masse. Le personnel des hôtels ne doit pas trop connaître la notion de clients...le Wifi est payant. Le soir nous patientons plusieurs heures devant le trou d'eau face à l'hôtel. Ce trou est éclairé, et fait partie des attractions du parc. Le lendemain nous traversons le parc pour aller à NAMUTONI. Le trou d'eau est moins intéressant. Etosha est rassurant pour des visiteurs qui privilégient le calme et la sécurité. Il faut parcourir les trous d'eau, savoir attendre, et contempler les animaux qui passent à ce moment-là.





En route vers le Botswana via la bande de Caprivi. Halte à RUNDU au lodge HAKUSEMBE, charmant lodge au bord de l'Okavango et face à l'Angola.



Puis route vers DIVUNDU pour l'hôtel NDHOVU au bord de l'Okavango également. Nous logeons dans des tentes, l'ambiance est familiale, nous avons fait plusieurs game drive dans le parc Mahango. Il n'y a pas eu beaucoup d'animaux. Les tentes étant à quelques mètres du fleuve, impressionnante sensation la nuit d'avoir des hippopotames à quelques mètres tellement le son paraissait proche !



En route pour le Botswana en traversant le parc Mahango. Halte à MAUN au CRESTA RILEYS. Hôtel assez classique dans une ville étape. Tellement classique que nous n'avons pas pris de photo...

Le lendemain route vers KHWAI GUEST HOUSE. Le passage de la frontière s'effectue aisément. Il y a deux routes possibles. Nous passons par la route qui traverse le parc MOREMI. Cette route centrale qui traverse le parc est inintéressante, et en plus il faut payer le parc, ce qui n'est pas particulièrement donné. On en profite pour parcourir le sud-ouest du parc et découvrir quelques animaux.



La sortie du parc est particulière avec ce pont étroit. Le lendemain, notre guide BEE nous déniche deux lionnes repues après leur chasse dans le parc MOREMI.



Puis petite balade en Mokoro.



Le lendemain, notre guide BEE nous chasse le lion dans le parc KHWAI, nous avons suivi ces deux lions pendant deux heures !



Nous avons vu des lycaons.



Oups, j'ai atteints le quota de photos autorisé... En résumé, super ambiance dans ce petit guest house !

Le lendemain, retour vers Maun, mais par la route par MABABE. Oui il est possible de passer par là, un petit pont de bois a été rajouté pour éviter de passer dans la rivière sans 4x4 spécifique. Les guides locaux vous expliqueront comment passer. Nous abandonnons notre voiture à Maun.

Avion taxi par DELTA AIR pour se rendre à ODD BALLS CAMP dans le delta de l'Okavango. Bienvenue au milieu de nulle part. Le camp se trouve à quelques mètres de la piste avion. Pas d'électricité, donc évidemment pas d'internet ni de mobile. Deux jours fabuleux ! Ambiance familiale et sympathique. Le camp est donc dans le delta, évidemment au bord de l'eau. Les éléphants et hippopotames passent juste devant le camp et la salle à manger de plein air. Leurs crottes jonchent le sol partout autour du camp, preuves de leur passage très près de nous parfois. Les tentes donnent sur l'eau : majestueux ! Tentes rustiques, mais suffisantes. Douche avec seau d'eau à monter, le tout au bord de l'eau. Prendre sa douche en regardant les éléphants passer : unique ! Les balades démarrent par du mokoro, puis un tracking à pied au milieu de nulle part avec de jeunes guides CHIEF et LIO. tracking d'éléphants puis tracking de lions. Tout cela au milieu de babouins, éléphants, antilopes en tout genre, zèbres, gnous, lions, oiseaux, hippopotames, etc. Tout simplement magique ! Toute l'équipe est très attentionnée.

Mais, il faut repartir, donc avion vers KASANE et CHOBE pour le CHOBE SAFARI LODGE. Gros hôtel pour touristes, quel contraste. Boat cruise, puis game drive. Beaucoup d'animaux.

Balade à pied dans la ville.

Le lendemain transfert vers VICTORIA pour le VICTORIA FALLS HOTEL. Le passage de la frontière se passe correctement, même si un peu long, environ 45 minutes. Pour autant, aucun souci, alors que des rumeurs prétendaient le contraire. Il semble que des résolutions énergiques aient été prises récemment.

Superbe hôtel. Le personnel est très attentionné. L'endroit et l'hôtel sont majestueux. Avec un style colonial impressionnant. C'est un hôtel chargé d'histoire et cela se ressent. On aperçoit au loin le pont au dessus du Zambèze (d'où se fait le saut à l'élastique que j'avais fait 7 ans auparavant), et les vapeurs d'eau des chutes Victoria. La vue est magnifique. Nous allons acheter quelques statues de pierre au marché de plein air. Les vendeurs sont attachants à vouloir à tout prix nous vendre des articles. Puis vient le rafting avec SHOCKWAVE, superbe expérience, à ne louper sous aucun prétexte ! Rien que pour ça j'y retournerai ! Une demi-journée complète de sensations inoubliables ! Mieux vaut être un peu sportif quand même, savoir nager, et ne pas craindre tomber dans l'eau au milieu des remous.

Nous avons aussi passer quelques heures à marcher avec les lions dans le cadre du LION WALK SAFARI. Unique à faire avec des jeunes lions et lionnes semi-sauvages...

Le tour en hélicoptère au dessus des chutes clôture notre voyage avec AIR ZAMBEZI et une jeune pilote ! Même si cela ne dure que quelques minutes, cela donne une vue autre et magnifique !

Juste trois semaines fabuleuses et un voyage qui restera dans nos mémoires pour toujours !

Olivier
Open
Namibie, une grande boucle de 24 jours en famille, août 2017
Hello,

Voilà un carnet de plus sur la Namibie. Il semble que le pays a eu la cote cet été 🙂

Pour nous ça aura été le voyage des grandes premières : 1er voyage en Afrique, 1er voyage en camping, 1er voyage organisé non par moi mais via une agence locale ..... Et au final, un voyage fabuleux qui nous a donné envie de réitérer l'expérience dès que possible 😎



L'itinéraire Comme nous aimons prendre notre temps et qu'on n'avait pas envie de rouler pendant des heures sur la journée, nous avons choisi de faire l'impasse sur le grand sud du pays (on ne descend pas jusqu'au Fish River Canyon) et sur le nord (pas d'Epupa Falls, pas de Caprivi). Au final, nous avons fait une boucle assez classique et les 24 jours nous ont permis de nous poser à certains endroits.

Day 1 - Central Namibia, Windhoek Day 2 – Kalahari Namibia - <> Day 3 – Mesosaurus Fossil Camp Day 4 – Klein-Aus-Vista - <> Day 5 – Luderitz & Kolmanskop - <> Day 6 – la D707 et arrivée au NamibRand - <> Day 7 – NamibRand Nature Reserve - <> Day 8 – Naukluft Mountain - <> Day 9 – Sossusvlei - <> Day 10 – Sesriem Canyon & Rostock Ritz <> Day 11 – Swakopmund <> Day 12 – Living Desert Tour, Moon Valley & Welwishia Drive <> Day 13 – Wüstenquell <> Day 14 – Spitzkoppe <> Day 15 – Twyfelfontein <> Day 16/17/18 – Safari guidé dans la concession de Palmwag, du sud au nord <> <> <> Day 19 – Journée repos à la House-in-the-Rock <> Day 20/21/22 – Etosha National Park <> <> <> Day 23 – Duesternbrook Safari Guest Farm <>

Nos énormes coups de coeur

LE coup de coeur unanime de toute la famille (adultes et ados) : nos 2 nuits au campsite Orion au NamibRand Family Hideout. Un endroit où on se sent seul au monde, dans un décor fabuleux, face à un trou d'eau où les animaux viennent se désaltérer, nos 1eres girafes alors qu'on ne s'y attendait pas du tout et le sandboarding, qui nous a donné des grands moments de fou rires.



Pour nos ados, le 2e coup de coeur a été le safari guidé dans la concession de Palmwag. On y a pourtant vu très peu d'animaux. Le steak/frites préparé par nos guides la dernière soirée et le petit coup d'adrénaline avec un lion doivent y être pour beaucoup 😛 Il faut aussi dire que les paysages sont fabuleux et que la rencontre avec les éléphants du désert est vraiment magique.



Le grand coup de coeur pour nous, les adultes, a été nos 2 nuits à Wustenquell et ses paysages totalement inattendus. Et encore cette impression d'être seul au monde.



Et enfin, le dernier coup de coeur : Etosha et sa foison d'animaux. Avec le moment préféré des enfants : la chasse et le repas des chacals sous l'oeil attentif des vautours qui attendaient patiemment leur tour.



A bientôt pour la suite, Pascale
Open
Namibie 2016... l'année des rhinos... le retour
Hello tous,

Ne voulant pas forcer les lecteurs à relire entièrement le premier épisode j'ai décidé de lancer un nouveau carnet et je vous promet d'aller au bout 😉 La version "longue" est ici

Ah la Namibie ... c'est notre paradis à nous et nous voulions y retourner, notamment pour découvrir deux lieux mythiques: Marienfluss et Hartmann Valley, qui se trouvent tout au nord-ouest du pays.😮 Nos amis, avec qui nous étions en Bolivie, ont été emballé par nos histoires Africaines, du coup c'est à 4 que nous partirons abandonnant ainsi nos 5 enfants à leurs tristes sorts ... ​ Afin d'équilibrer le voyage nous avons rajouté Etosha et ses troupeaux d'animaux. ​ Niveau hébergement ce sera simple à organiser, nous dormirons sur le toit du 4x4 ! ... et pour nous gâter nous avons réservé 2 nuits dans la villa du Mount Etjo !. ​

Pour ceux qui ont raté le premier épisode voici le résumé:

02 avril 2016 Frankfurt vers 20h Un passeport nous ouvre le monde à condition de remplir certaines conditions qui sont pour la Namibie une durée de validité de mois après le RETOUR et si c'est comme l'Afrique Du Sud, avoir au moins 4 ou 6 pages de libre en fin de carnet. Ca, en voyageur prévenant, tu l'auras vérifié avant de partir... ou pas

Et quand tu ne l'auras pas fait tu passeras, serein, l'enregistrement, le contrôle, la sécurité et au dernier moment, alors que tu t'imagines déjà t'affaler dans le fauteuil de la salle d'enregistrement tu seras arrêté, stoppé net par la rigueur Namibienne. L'embarquement te seras refusé. Magnanime Air Namibia acceptera de te réserver un siège pour un vol 2 jours plus tard, en revanche le voyageur qui seul se rendra en Namibie, en plus de sa tristesse, se trouvera allégé de 170 € car mathématiquement il se retrouvera possesseur d'un second bagage

03 avril A l'arrivée le chauffeur d'Asco était là, à 7h nous étions à l'agence pour réceptionner le véhicule. Je craignais que le succès aidant le niveau de la prestation baisse, mais il en est rien. Service au top. Nous avons eu un Hilux 3l Safari, équipé de 2 tentes 2 personnes qui n'avait que 6.000 kms au compteur Au passage, chez Asco ils n'ont pas compris le concept de réserver pour 4 et arriver à 3... mais bon... Ensuite direction Shoprite, on ne perd pas les bonnes habitudes: 60 litres d'eau, fruits, légumes, viandes, etc, ... Pendant ce temps je suis resté dans la voiture pour tout bien installer... erreur !!! Ne jamais laisser deux femmes SEULES (je vous rappelle que le second "mâle" se morfond à Strasbourg) faire les courses sans quantifier CLAIREMENT les besoins en viande rouge, en bière et en vin

Ensuite direction Otjiwarongo où nous avons été superbement bien accueilli par Emmanuel et Orlande qui nous a gratifié d'un excellent gigot et clafoutis aux prunes. Préparés "à la va vite" dixit la patronne... mouais mouais Otjiwarongo, que je ne connaissais pas avant, deviendra une plaque tournante... mais j'en reparlerais... L'après-midi nous prendront la route pour Etosha où nous logeons à Okaukuejo dans 2 chambres doubles. Concernant la route Windhoek - Etosha: on lui a décerné la palme de la route la moins intéressante de toute la Namibie, au mieux vous aurez des termitières à contempler...







04 avril C'est parti pour une journée animaux ... Lever 6h pour être sur les pistes de bonne heure. D'autant plus qu'on a entendu des rugissements.

Ils sont là, à Nebrownii ...



A midi pause casse-croûte suivi d'une agréable sieste avant de repartir à la recherche des zanimaux ... ... animaux on a dit !

Etosha est tout plat, des prairies et de des broussailles avec un immense pan au milieu, cela donne une ambiance, un paysage inhabituel auquel nous ne sommes pas insensibles...

Ce que nous aimons aussi beaucoup à Etosha c'est le grand nombre de pistes et de points d'eau ... il y a un côté "pari" quand il s'agit de choisir vers où aller ... ​ Olifansbad nous offrira de magnifiques scènes !!!



C'est en fin de journée qu'on fait, habituellement, les plus belles rencontres et là nous serons gâtés: Nous sommes sur le retour pour arriver avant la fermeture des portes et tout d'un coup, devant nous, une femelle hyène avec 6 petits ... magnifique rencontre que nous serons seul à faire



Plus loin sur la même route, alors que l’on voyait des crottes d’éléphants de plus en plus fraiches, un gros éléphant est sorti des fourrés et a traversé devant nous, suivi de plusieurs autres dont un éléphanteau qui suivait sa mère. On a dû reculer un peu car un jeune adulte s’est tourné vers nous et commençait à approcher de la voiture (impressionnant !).

Ce soir nous dormirons à Halali. Le camp est sympa, nettement moins important que Okaukuejo. ​ Le waterhole est un peu à l'écart et on est installé sur des rochers un peu en surplomb, très bien ... en revanche nous n'aurons pas autant de chances qu'à Okaukuejo, nous ne verrons qu'une hyène et un marabout.
Open
Namibie mai 2016
Ce retour est un retour bien évidement subjectif et ne reflète que ce que nous avons vu (il est fort probable que nous soyons passés à côté de beaux endroits… c’est le jeu).

Organisation :

- 4 adultes n’ayant jamais conduit un 4*4 et un enfant de 3 ans

- 4*4 loué chez namvic (Nissan Double Cab 4x4 ) avec 2 tentes sur le toit et matériel de camping. Nous avions un GPS mais la carte papier nous a suffi pour nous repérer et ne pas nous perdre.

-3 choix ont été faits avant de partir : _Ne pas aller voir le fish river canyon au sud pour se concentrer sur la partie nord et avoir le temps de profiter de nos étapes. Choix qui s’est avéré bon puisque nous avons facilement pu adapter notre parcours en fonction de nos envies et rester plus longtemps dans les endroits que nous avons trouvés superbes et qui méritaient d’y rester plus longtemps que prévu initialement. _ Ne pas réserver les campings depuis la France à l’avance hormis ceux de Sesriem et du parc d’Etosha qui se trouvaient en début et en fin de parcours. Choix qui s’est avéré bon lui aussi puisque nous n’avons pas eu de soucis pour nous loger. Par contre il est indispensable de réserver pour Sesriem (si l’on veut être au sesriem campsite NWR). Pour ce qui est d’Ethosa nous nous étions trompés de mois pour nos réservations mais nous avons quand même trouvé des emplacements dans les campings du parc (nous avons dû partager un emplacement sur Okaukuejo mais nous avons facilement trouvé des emplacements sur Halali et Namutoni). _Terminer par Etosha afin d’avoir une progression dans la rencontre avec la faune.

- le trajet: Naukluft Sesriem Swakopmund Spitzkoppe Brandberg Palmwag Purros Epupa Etosha

Les étapes du voyage

Windhoek Récupérer le 4*4 et faire les courses (prévoir une demi-journée). La ville ne vaut pas le coup d’y rester plus longtemps selon moi.

Naulkluft park Camping : Naukluft Camp – NWR (www.nwr.com.na/...p#/naukluft-overview). Le camping est sympa mais il faut faire attention aux babouins (2 nuits). Activités : balade le long du cours d’eau après s’être installé et olive trail le lendemain. Très joli et peut être la seule possibilité de rando sans guide de votre séjour. Bilan + : Petite étape sympa qui permet de se mettre dans l’ambiance.

Sesriem Camping : Sesriem Camp (www.nwr.com.na/...mp#/sesriem-overview). Camping sympa (probablement le meilleur du secteur car proche des dunes) mais moins agréable que ceux que nous aurons par la suite (2 nuits). Activités: Coucher de soleil sur la dune Elim en arrivant, magique.

Lever de soleil le lendemain sur la dune 45 : du monde mais magique.

Ballade dans le Sossusvlei en fin de matinée : jolie mais du monde. Départ pour l’ascension de la Big Daddy en milieu d’après-midi et descente dans le Sossusvlei avec la lumière de fin de journée, moment magique même si l’ascension n’est pas facile.

Lever de soleil sur la dune Elim avant de partir le lendemain, très joli. Bilan +++ : Etape magnifique, à faire absolument et bien réfléchir où l’on va se trouver pour les levers et couchers de soleil.

Swakopmund Aucun intérêt pour moi, sauf faire une étape sur la route… Activités: le cap cross et sa colonie d’otaries, pas mal.

Spitzkoppe Camping: Spitzkoppe Rest Camp (www.spitzkoppe.com/...e?view=accommodation). Camping magnifique, sûrement mon préféré du séjour pour son cadre, ses couchers et levers de soleil et pour ses nuits étoilées 2 nuits). Activités: il est possible de se balader dans le camping mais dès que l’on veut s’en éloigner il faut un guide. Nous avons fait deux petites randos avec guide, c’était sympa mais ça ne cassait pas quatre pattes à un canard comme on dit. Bilan +++ : Il faut y aller, l’endroit est vraiment beau. Risque d’être un peu frustré si vous aimez les grandes rando.

Brandberg Camping : Brandberg white lady lodge (www.brandbergwllodge.com/ ). Joli camping avec de grands espaces et une belle vue sur le brandberg notamment pour le lever de soleil (2nuits). Activités : visite avec guide pour voir la whyte lady et les autres gravures, sympa pour ma part. Ma copine était plus sous le charme du lieu. Bilan : Pour moi cette étape est agréable mais pas incontournable.

Palmwag Nuit en camping sauvage dans un cadre magnifique car le camping de palmwag était complet (www.palmwaglodge.com/index.php). Nuit complètement dingue puisque notre campement sera visité par une hyène que nous entendrons d’abord au loin, puis de plus en plus près jusqu’à entendre ses pas autour de la voiture et la pause de l’une de ses pattes sur notre échelle… (1nuit) Nous ne nous arrêtons pas dans le secteur et continuons jusqu’à la prochaine étape. Bilan : le camping sauvage est faisable mais il faut prendre quelques précautions (gestion des ordures, coucher avec la nuit ou feu…), cette nuit restera une expérience inoubliable.

Purros Camping :Purros campsite géré par la communauté locale. Le camping est super (2nuits). Nous partagerons notre place avec d’autres touristes car le camp était complet (uniquement la première nuit). Nous appréhendions la route et finalement elle aura été certes longue mais pas si difficile techniquement. Activités : ballades autour du camping au cours desquelles nous rencontrerons pleins de girafes recherche des éléphants avec un guide, puis nous recommencerons cette aventure mais sans guide. Bilan +++ : Etape extraordinaire, je vous conseille fortement de prendre un guide pour découvrir le secteur, apprendre à trouver les éléphants et savoir comment se comporter avec eux (distance de sécurité, signe d’agressivité…) avant d’y aller seul. En plus vous pouvez trouver un guide facilement à l’accueil du camping. Le paysage de Purros est vraiment magnifique ce qui rend les ballades autour du camping vraiment agréable.



il y a 3 girafes sur cette photo les voyez vous?



Epupa Falls Camping :Epupa Camp (www.epupa.com.na/camping.htm ) Camping très sympa et très agréable (2 nuits). Activités : coucher et lever de soleil sur les chutes, vraiment très beau. Ballade autour du camping avec un guide, sympa mais encore une fois un peu déçu. Nous aurions aimé pouvoir découvrir davantage les alentours en montant sur une colline ou autre (se faire une belle rando en fait !). Bilan ++ : l’endroit est vraiment très beau et très différent des autres paysages que nous avons vu. Je conseille cette étape.

Etosha park Nuit 1 : Etosha Roadside, camping qui se trouve hors du parc à côté de Galton gate. Camping complètement fou, où les lions viennent parfois boire. Nous avons vu deux lionceaux en début de nuit depuis notre tente, nous avons entendu une lionne ou un lion passer à côté de notre voiture et le lendemain notre campement était recouvert de traces de lions…. Et au point d’eau à côté du camp nous avons vu des lionnes et 9 lionceaux qui se mangeaient un zèbre… hallucinant…

Nuit 2 et 3 : Okaukuejo, camping vraiment moche mais le point d’eau est très actif la nuit (rhinos jusqu’à 5 en même temps…, éléphants, girafes etc) Nuit 4 : Hallali, camping plus sympa avec un point d’eau très actif aussi (éléphants en troupeau de plus de 20…, hyènes, girafes, rhinos et autres) Nuit 5 : Namutoni, camping encore plus sympa mais point d’eau avec presque aucun animal. Je le déconseille pour cela Bilan +++ : Etape à faire. Je conseille fortement le camping Etosha Roadside (www.routard.com/...lodge_en_namibie.htm ). Nous avons très peu dormi pendant notre séjour à Etosha. Nous avons passé une partie de nos nuits sur les bancs des points d’eau des campings et nous avons vu des scènes extraordinaires. Nous avons passé nos journées dans le parc pour voir des animaux ce qui nous a permis de voir tout ce que l’on souhaitait voir et plus encore.





Retour sur Windhoek

Merci à la communauté voyage forum pour les sources d’information qui m’ont permis d’imaginer et de construire ce voyage.
Open
Avril 2014 CKGR et Moremi... un petit tour au paradis
Hello tous 🙂

Et oui j'ai craqué ... je suis retourné en Afrique Asutrale 😊

Ce voyage absolument magique se fera à 4, Jean-René et Cathy nous accompagnerons, pour notre plus grande joie. Le voyage se déroulera du 17 avril au 2 mai 2014.

Pour ceux qui le souhaite voici le lien pour le blog, le texte est le même mais il y a les photos en plus: http://retourdafriqueaustrale3.blogspot.fr/

La génèse A force d’en parler avec les yeux qui brillent nous avons donné envie à JR (le frère de Val) et à Cath, qui m'ont demandé d’imaginer un voyage en Afrique Australe centré sur le règne animal… et nous, dévoués comme nous sommes, avons proposé d’y retourner avec eux !.

Le parcours Il était déjà imaginé, en effet « Kalahari » et « Delta de l’Okavango » résonnaient depuis fort longtemps dans ma tête. Comme c’est un voyage plus « rustique » avant je ne nous sentais pas prêt. Cathy et Jean-René étant des randonneurs avertis l’aspect rustique n’était pas pour leur déplaire.

L’organisation sera confiée à Vincent de Belafrica avec qui j’ai pu peaufiner tous les détails. Nous y serons 2 semaines qui s’articuleront de la façon suivante : - 8 jours en autonomie dans les différents parcs du Kalahari (Central Kalahari, Makgadikgadi et Nxai Pan). - 6 jours dans Moremi en Safari Mobile privatif avec la compagnie SGS

17/04 : WDH – Ghanzi 18/04 : Ghanzi – Central Kalahari ( Passarge Valley 2) 19/04 : CKGR – Sunday Pan 3 ou 4 20/04 : CKGR – Kori Pan 3 ou 4 21/04: CKGR – Deception Valley 3 22/04: Makgadikgadi Pan - Khumaga 23/04: Makgadikgadi Pan – Njuca Hills 24/04: Nxai Pan – South Pan 25/04: Maun 26/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 27/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 28/04: Safari mobile secteur Xakanaxa 29/04: Safari mobile secteur Kwai River 30/05: Safari mobile secteur Kwai River 01/05: Safari mobile secteur Kwai River 02/05: Maun et envol le soir

La période : Vaste débat dans la mesure où la période réputée idéale pour Moremi ne correspond pas à celle du Kalahari. Voici quelques éléments qui nous ont permis de choisir :

Au niveau climat

durée d’ensoleillement 1- octobre / novembre : 5h27 – 18h18 (soit entre 12h48) 2- avril / mai : 6h25 – 17h48 ( soit 11h23) Ex æquo août : 6h34 – 17h53 (soit 11h19)

Température 1- avril / mai : 10/15 à 27/31° 2- août : 7 à 28° 3- octobre/novembre : 18 à 34/35°

Pluie 1- août : 0 jour 2- avril/mai : 1 à 3 jours de pluie 3- octobre/novembre : 2 à 5 jours

Au niveau faune :

Moremi 1- octobre / novembre car c’est la fin de la saison sèche et tous les animaux sont rassemblés près des points d’eau 2- août : les animaux commencent déjà à se regrouper et ne sont pas encore en stress (manque d’eau et chaleur) 3- avril/mai : fin de la saison des pluies : animaux plus dispersés mais avec des bébés. Animaux qui bougent

Pans et Central Kalahari 1- Avril/mai : fin de la saison des pluies, migrations des zèbres (Makgadikgadi / Nxai Pan), animaux encore présents 2- Août : animaux moins présents 3- Octobre/novembre : ils sont partis vers Moremi et Chobé pour avoir de l’eau

Au niveau circulation routière

1- Octobre/novembre : plus aucun risque de secteur « aquatique ». Delta au plus sec 2- Août, peut y avoir encore quelques « flaques » si la saison des pluies a été tardive 3- Avril/mai : des risques de secteurs encore inondés si la saison des pluies a été tardive

Au niveau touristique

1- Avril : début de la saison 2- Août : plus de monde du fait des vacances des européens, malgré tout freiné par le froid 3- Septembre/octobre : c’est la saison la plus fréquentée, fin octobre et début novembre « ça se tasse ».

En résumé, « pour moi » :

Février trop mouillé. Août : il fait froid, les journées sont courtes mais on peut partir 3 semaines et c’est une saison intermédiaire pour chaque zone.

Fin octobre / début novembre : chaud (peut-être même de trop), journées longues. Idéal que pour la moitié du parcours. Je crains aussi que les animaux, certes nombreux, soit un peu amorphes.

Fin avril / début mai : chaud juste ce qu’il faut mais journées courtes. Idéal pour la moitié du parcours. On est au sortir de la saison des pluies donc bébés, migration et animaux plus « dynamiques ». En revanche risque sur l’état des pistes si la saison des pluies prend du retard. Pour moi c’est la saison qui peut-être la plus belle … mais sans garantie et avec plus de risques que les autres.

Le véhicule et le point d’arrivée là c’est simple je voulais ENFIN pouvoir rouler dans une légende : un DEFENDER Qui sera équipé de tentes sur le toit, double réservoir et tout ce qu’il faut pour affronter de belles pistes sablonneuses.
Open
Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle
Bonjour,

Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.

Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.

J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.

Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.

Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !



Namibrand Tok Tokkie Trail

Richtersveld, Richtersberg Camp



Augrabies Falls NP

Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.

Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !

En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.

Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :

24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Open
Du Namib à Etosha, en passant par le Damaraland
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et nous sommes de retour à Paris depuis 5 jours maintenant. Toutefois nous avons encore la tête en Namibie tant ce pays nous a enthousiasmé.

Après avoir dévoré vos carnets de voyage, c'est à notre tour maintenant de partager avec vous nos tribulations namibiennes…

Pourquoi la Namibie ? Après plusieurs voyages en Asie, nous avions envie de changer de continent. Cela fait des années que nous souhaitions partir à la découverte de l'Afrique et de ses animaux, mais le Kenya ou la Tanzanie ne nous tentait pas trop (à tort ou à raison 🤪).

Nous avions envie de grands espaces, de solitude, d'animaux sauvages, de paysages extraordinaires, d'immensité …

C'est un reportage télé sur la Namibie qui va aiguiser notre appétit. Des recherches plus approfondies sur Internet, la lecture de carnets de voyages passionnés et passionnants, les magnifiques photos des uns et des autres finiront de nous convaincre. En 2014, direction la Namibie 🙂

Préparation Choisir la destination, c'est bien, mais il faut ensuite construire le voyage. Et là, je voudrais remercier tous les experts ès Namibie de cette section, qui au travers de leurs commentaires riches en expérience (et non dénués d'humour 😛), ont su nous aider à peaufiner notre itinéraire.

C'est ensuite avec l'agence Madiza Tours que nous avons finalisé l'organisation du voyage.

Itinéraire Nous sommes partis 2 semaines. Notre souhait était d'essayer de profiter au maximum de chaque lieu et de ne pas passer tous les jours de longues heures sur la route. Cela oblige hélas à faire des choix …

Nous nous sommes donc arrêtés sur le circuit suivant, somme toute très classique :

J – Départ de Paris J1 – Arrivée à Windhoek (Londiningi Guesthouse) J2 – Windhoek / Sesriem (Sossus Dune Lodge) J3 – Sesriem - Sossusvlei (Sossus Dune Lodge) J4 – Sesriem / Walvis Bay (Oyster Box Guesthouse) J5 – Walvis Bay / Spitzkoppe (Spitzkoppe Rest Camp) J6 – Spitzkoppe / Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J7 – Twyfelfontein (Mowani Mountain Camp) J8 – Twyfelfontein / Etosha (Okaukuejo Restcamp) J9 – Etosha (Halali Rest Camp) J10 – Etosha (Namutoni Rest Camp) J11 – Namutoni / Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J12 – Otjiwarongo (Okonjima Main Camp) J13 – Otjiwarongo / Windhoek (Londiningi Guesthouse) J14 – Départ de Windhoek J15 – Retour à Paris

Dans la valise, il y avait notamment :

- le matériel photo (et çà fait son poids !!) : 2 appareils Nikon D7000, objectifs (Nikon 18/105, Sigma 120/400, Nikon 50 focale fixe (non utilisé), flash, trépied / monopod, ... - jumelles (indispensables), - grands sacs poubelle de 200l pour protéger les valises de la poussière, - sangles (ou cordes) pour attacher les valises dans le coffre et éviter qu'elles se baladent, - convertisseur allume cigare 12 V/220V pour recharger les appareils. - Lonely Planet Namibie, - Guide Compagnon de safari de Caroline Oriol (d'une très grande aide),

Notre séjour en quelques chiffres : - 15 jours, du 5 au 20 avril 2014, - 2150 photos prises, - 2759 km au compteur (soit un budget essence d'environ 300 €) - 0 crevaison et 0 ensablement (😎), - 1 € = 14 N$, - litre d'essence = 12 N$, - 1 orage démentiel.

J et J1 (5 et 6 avril)

Samedi 20h, le taxi nous attend. Direction Roissy puis destination la Namibie.

Ca y est, après tant de mois à préparer ce voyage le jour J est enfin arrivé. Nous avons tellement regardé de blogs, étudié les forums que nous avons l'impression de connaître déjà un peu la Namibie, mais nous savons qu'il n'en est rien et que nous allons "en prendre plein les yeux". Nous nous attendons à tout, quasi certains que le coup de cœur sera au rendez-vous.

En attendant, il faut prendre l'avion. Nous avons choisi Air France pour Paris / Jo'Burg (un nombre important de miles à écouler nous a même permis de voyager en Eco Premium), puis Jo'Burg / Windhoek avec British Airways (via Comair).

Nous avions une inquiétude concernant l'acheminement des bagages (Jo'burg ? Windhoek ?) des messages sur le forum étant parfois contradictoires. En effet, notre temps de transit sur Jo'Burg, de 2h à peine, laissait peu de temps pour les récupérer et les réenregistrer. Mais, pas de soucis, ils sont bien enregistrés jusqu'à Windhoek, nous n'aurons pas à les gérer à Jo'Burg. Ouf !!!

22h45, on nous annonce que l'embarquement est reporté de 30 mn en raison d'un problème technique. Voilà qui commence bien 🤪

30 mn après, nous embarquerons tranquillement et décollerons à 00h (au lieu de 23h30). Le vol se passe sans soucis sur A380, et nous apprécions l'Eco Premium : fauteuils plus larges, plus de place pour les jambes, repas amélioré (mais ça reste du repas d'avion !!) ... bref pour la première fois nous arrivons à dormir au moins 5h dans l'avion. Miracle (merci les miles) 🙂.

Cette demie heure de retard aura son importance à Jo'Burg où entre la longue traversée du terminal A au terminal B, le passage aux douanes très très très long, et la récupération de nos cartes d'embarquement, nous arriverons tout juste 15 mn avant l'embarquement du vol pour Windhoek.

A 13h, nous atterrissons à Windhoek. Encore un long passage en douanes (pourquoi les gens ne remplissent-ils jamais le document pour les Douanes qu'ont leur remet dans l'avion ? 😕 ), récupération des bagages (les deux sont là ... ce qui n'est pas le cas pour tout le monde d'après ce que nous avions pu lire !!).

Un chauffeur doit nous attendre pour nous conduire chez le loueur de voiture, Advanced Hire Car. Mais il n'y a personne ... aïe. Nous appelons Caroline de Madiza Tour, qui nous informe que le chauffeur devrait être là dans 15 mn ... et ce fut le cas.

Nous récupérons notre Toyata Hilux double cabine (bon, nous ne sommes que deux !!), 70 000 km au compteur, pneus neufs, 2 pneus de secours, véhicule en parfait état, une glacière ... tout va bien.

Caroline est là pour nous présenter notre road book (qui vient compléter celui que j'avais moi-même préparé) et nous donner les consignes de sécurité routière. Nous avions opté pour l'assurance supercover, mais elle nous explique que si nous avons un accident en excès de vitesse nous ne serons pas couverts, qu'il est interdit de rouler de nuit et que le véhicule est équipé d'un mouchard.

Allez c'est parti, direction Londiningi Guesthouse pour notre première nuit à Windhoek.

Premier rond point, premier usage du clignotant (et non des essuies glaces ... si si Monsieur a été très bon sur ce coup là ... pourtant je guettais l'erreur 😉), premier plein, premier game food au diner, de l'Oryx (petite aparté : le diner au Londiningi était délicieux) ...

Et puis ce soir là on ne s'éternise pas, dodo très tôt.
Open
Premier séjour en Namibie
Bientôt 2 mois que je suis rentré de ce voyage. Il est temps de partager mon carnet de voyage, préparé avec l'aide des récits et conseils de membres de ce forum que je tiens à remercier. Je remercie aussi au passage le personnel de Tourmaline toujours disponible pour répondre à des questions probablement posées plusieurs fois par jour. N'étant pas un adepte de la plume (plutôt le stylo d'ailleurs à l'heure actuelle) soyez indulgents sur ce récit plutôt banal.

J'ai voulu inclure des photos au fil du récit mais ma méthode n'a pas fonctionné. De ce fait je mets un lien vers ma galerie Flickr ou vous verrez un condensé de mes photos.

Le voici: https://flic.kr/s/aHskp4bLFU

Et maintenant le récit :

Voyage en Namibie – Septembre 2017

3 septembre, 5h00 du matin - le train qui doit nous emmener à Lyon n’est pas au rendez-vous. La gare de Montélimar est fermée. Nous partons à Valence dans l’espoir de le récupérer. Hélas à Valence, pas de train non plus. Nous nous rendons compte que les billets de train, modifiés par un employé SNCF ne tiennent pas compte du fait que nous sommes dimanche. Ils correspondent à des trains qui ne circulent qu’en semaine. Grosse panique, car nous avons un TGV à Lyon qui doit nous emmener à Roissy. On se fait conduire à Lyon en urgence sans être sûr de récupérer le temps perdu. Finalement, nous sommes à la Part Dieu avec 30mn d’avance, suffisant pour récupérer nos billets au bureau TGV air. Le reste du voyage se déroule sans encombre avec une escale à Doha.

4 septembre - arrivée à Windhoek vers 11h00. Le chauffeur de Africa 4x4 nous attend et nous conduit dans un Lodge (Gardens guesthouse) où nous passerons la première nuit. Notre avion ayant été avancé d’un jour, nous profitons de l’après midi pour faire le plein de nourriture pour les premiers jours du voyage et découvrir un peu la capitale. Le soir repas au Lodge puis couché assez tôt car il nous faut récupérer un peu après 25h00 d’avion.

5 septembre à 7h00 du matin - rendez vous au bar du Lodge avec Michael, un guide free lance envoyé par Tourmaline pour nous remettre le roadbook et nous briefer sur le voyage. Ses conseils et explications nous seront d’une aide précieuse pendant les 3 semaines du séjour. Il nous emmène ensuite chez le loueur récupérer le Toyota Hilux double cabine équipé d’une tente de toit. Après avoir fait connaissance avec notre futur compagnon de route, et surtout apprendre à ouvrir et replier la tente de toit, nous repartons à Windhoek et changeons de Lodge. Nous galérons un peu car une route est barrée mais finalement trouvons Londiningi Lodge tenu par une française. Nous passons la journée à visiter les environs et se familiariser avec la conduite à gauche. Je photographie de nombreux oiseaux, notamment des tisserins et des guêpiers.

6 septembre - notre première destination est Waterberg. Petite halte en chemin à Otjiwarongo chez les sculpteurs sur bois. A Waterberg nous prenons possession de notre emplacement de camping et nous décidons de monter à pied sur le plateau. Il fait chaud mais une bonne partie du trajet se fait à l’ombre. En chemin nous aurons une altercation sérieuse avec une famille de babouins parce que j’ai voulu photographier le petit dernier sans l’autorisation de ses parents. Ils nous bloquent le chemin jusqu’à ce que nous fassions demi tour. A ce moment là, ils s’en vont et nous reprenons l’ascension. Nous croisons des damans des rochers et quelques oiseaux beaucoup plus sympas que les singes. Arrivés sur le plateau nous profitons de la vue sur la plaine en contrebas, faisons quelques photos puis décidons de repartir par un autre chemin. Au bout d’environ 1 km de descente sur une trace que nous perdons souvent et quelques passages dangereux, nous remontons pour repartir par le même chemin qu’à l’aller. A peine arrivés au campsite, nous voyons plusieurs phacochères, des mangoustes et des Dik dik, une toute petite antilope. Après le barbecue nous passons la soirée en discutant avec nos voisins tout en surveillant les babouins qui tournent autour de nous, près à voler tout ce qui passe à leur portée. Nos voisins viennent de se faire voler une bouteille de whisky qui leur avait couté 60 euros. La dame a couru après le voleur qui s’en est débarrassé pour s’enfuir plus vite. Nous rions beaucoup en imaginant les singes complètement bourrés.

7 septembre – Nous prenons la route assez tôt le matin (et il en sera ainsi tous les jours afin de profiter des belles lumières matinales) pour rejoindre le campsite de Namutoni à Etosha. Après les formalités et le repérage de notre emplacement, nous partons dans le parc en vue de faire du repérage pour le lendemain matin. En réalité nous rentrons à la dernière limite, les yeux brillants et très satisfaits de nos premières rencontres animales. Gnous, springboks, bubales, calaos, zèbres, éléphants, girafes, et je dois en oublier. La rencontre avec les girafes en particulier est géniale. Nous sommes tellement proches que je dois descendre de la voiture (ce qui est strictement interdit) pour pouvoir les photographier.

Le lendemain matin nous retournons aux trous d’eau repérés la veille mais les 2 restent désespérément abandonnés par les animaux, exceptés quelques pintades qui se désaltèrent rapidement et repartent sans trainer.

8 septembre – En quittant les waterhole sans avoir vu d’animaux, nous prenons la direction d’Hallali Camp, notre 2eme hébergement dans le parc. En chemin nous croisons nos premiers oryx ainsi que des outardes et quelques autruches. Nous quittons la gravel road principale pour se rapprocher du pan, grand lac salé asséché. C’est l’occasion de voir de nombreuses antilopes et un troupeau d’éléphants. Sur cette portion, grands koudous, bubales springboks et girafes. Nous dévions de notre route pour rejoindre Goas fontein, un petit trou d’eau et nous avons la chance d’arriver en même temps que des girafes venant boire. Les regarder observer minutieusement les alentours avant d’écarter les jambes et baisser la tête pour boire est un grand plaisir. Un peu plus loin, ce sont des koudous qui profitent de l’eau du trou voisin. Nous allions repartir lorsque les zèbres, qui buvaient assez calmement, s’agitent dans l’eau et semblent s’affoler. Un très jeune est tombé dans le trou d’eau et ne peut pas ressortir malgré ses efforts et les encouragements de la mère. Finalement après 1/2h il ressortira épuisé mais en vie.

En reprenant la piste nous sommes arrêtés par un joli troupeau d’éléphants. Je commence à les photographier puis je redémarre et, 100m plus loin à la sortie d’un virage, il y en a d’autres. Un grand mâle est du côté droit de la piste et les autres sont à gauche. Je me trouve à moins de 20m quand je vois le mâle s’impatienter, écarter les oreilles, puis taper du pied plusieurs fois en regardant dans notre direction. Je me dis alors qu’il est prudent de reculer, mais une voiture me bloque et les gens ne semblent pas décidés à reculer eux même. L’éléphant continue ses intimidations. Je recule alors au maximum pour faire comprendre à l’autre de reculer aussi. Dès que nous mettons environ 5m supplémentaires entre nous et l’éléphant, ce dernier traverse la route et s’en va rejoindre sa femelle. Ils se saluent et s’embrassent sous nos yeux. Les APN crépitent et nous continuons notre chemin et rejoignons la route principale.

Arrivés à Hallali nous cherchons notre emplacement puis repartons faire le tour des waterholes. C’est l’occasion de voir encore de nombreux éléphants et, en début de nuit, proche du camp, un rhinocéros. (Moringa waterhole viewpoint).

Le lendemain matin 9 septembre, notre roadbook nous emmène au campsite suivant, Okaukuejo. En chemin de nombreux oryx, des oiseaux et une très belle scène de zèbres en train de boire dans la douce lumière du matin au trou d’eau de Rietfontein. Plus loin en bordure du chemin, c’est une mère zèbre et son jeune, déjà grand, qui tète. Nous passons par un trou d’eau à sec et ne voyons qu’une ou deux outardes de Kori. Mais cette étendue blanchie par le sel est du plus bel effet avec les herbes sèches qui composent le paysage de ce lieu. Quelques arbres solitaires dispersés ça et là fournissent un peu d’ombre à quelques springboks et gnous. J’espérais trouver des félins qui manquent toujours à notre tableau de chasse, mais en vain. Ce sera pour plus tard.

Okaukuejo est un campsite immense. Nous posons le Toy à l’emplacement qui nous est réservé puis allons repérer le waterhole. C’est très bien aménagé. Il y a même des gradins. En fin de journée nous nous installons et voyons défiler dans un ordre bien précis pintades, springboks, impalas, zèbres, girafes éléphants, quelques chacals, quelques hérons et échassiers. Soudainement, les girafes qui buvaient pendant que d’autres surveillaient les alentours se relèvent et détalent dans un nuage de poussière comme si un danger les menaçait. Probablement une fausse alerte puisqu’elles reviendront finir de s’abreuver. Trois rhinocéros viendront un peu plus tard. C’est un régal de voir tous ces animaux si proches. Les cartes mémoire se remplissent de souvenirs. L’éclairage artificiel ne semble pas gêner les animaux. Je mets l’appareil photo sur pied pour assurer une bonne netteté aux photos.

10 septembre – En repartant d’Okaukuejo, nous pensons que la plus belle journée du voyage s’est déroulée la veille. Nous nous arrêtons à un trou d’eau déjà visité la veille. De nombreux oryx, impalas, koudous et zèbres se côtoient dans un grand désordre organisé. Une armée de zèbres arrive et se battent entre eux. Les oryx s’en mêlent mais les zèbres veulent la mare pour eux tous seuls. Quelques gnous s’approchent aussi, puis des éléphants. Prudents, les zèbres s’écartent et continuent de s’affronter un peu plus loin. Un gnou imprudent se fait remettre en place par un gros éléphant. Le calme revient. Nous roulons lentement en regardant de chaque côté de la piste lorsque nous apercevons une lionne qui marche d’un pas décidé à 20m de la voiture. Je fais une série de photos tout en conduisant à côté d’elle. Notre présence ne semble pas la déranger et elle ne dévie pas de son objectif, un fourré où sont probablement cachés ses petits. Chaque fois que nous le pouvons, nous prenons des petites pistes moins fréquentées que la gravel road en espérant croiser des animaux que nous n’avons encore pas vus.

En revenant sur la piste principale, Annie me crie : un lion à gauche. Je crois à une blague mais un magnifique lion marche à quelques mètres de la voiture. Le temps de s’arrêter, il se couche sous un bosquet auprès d’une lionne. Presque impossible de faire des photos. Je déplace la voiture sans arrêt en espérant être mieux placé, ou qu’il se relève mais c’est peine perdue. Pire, un camion avec une vingtaine de personne arrive et nous bouche la vue ! Pendant une heure nous attendons mais c’est le moment le plus chaud de la journée et probablement le moment du repos des félins. Le point d’eau suivant est envahi par de nombreux oryx et quelques autruches. Des zèbres, toujours aussi teigneux, arrivent et commencent à se battre comme souvent. Notre hébergement tout près de ce trou d’eau est Olifantsrus. C’est notre dernier campsite à Etosha. Il est un peu excentré de l’axe principal du parc, et moins fréquenté. Les animaux sont paraît il plus farouches et difficiles à voir. Pourtant nous voyons autant d’animaux qu’ailleurs. C’est même ici que nous verrons la seule hyène tachetée de notre séjour. 11 septembre - Nous repartons d’Olifantsrus pour quitter le parc. Nous profitons de la matinée pour essayer de voir encore d’autres animaux. Nous avons la chance de voir un oiseau secrétaire (ou serpentaire). C’est un rapace de belle taille qui ne possède pas de serres. Cela ne l’empêche pas d’attraper des serpents, même très venimeux pour se nourrir.

A la sortie du parc, il est nécessaire de remplir des papiers et de rendre une fiche qui nous a été remise à l’entrée. Je dois aussi montrer mon passeport, mais malgré une fouille en règle de mes sacs et de la voiture, je ne le trouve pas. On me laisse partir au bout de 20/30 mn de recherche. Je sors et m’arrête sur le parking devant le parc en pensant qu’il est peut être resté dans la pochette de la tente de toit. Je l’ouvre et effectivement il y est. Je peux continuer l’esprit tranquille. Notre destination est Epupa falls. La piste est très vallonnée et de nombreuses saignées, parfois signalées par des panneaux, la coupent. Je roule un peu vite et une ou deux fois le Hilux tape violemment. Je lève donc le pied. Le paysage est assez varié et bientôt nous voyons quelques Himbas et leurs campements. Nous faisons une halte à Opuvo, la capitale des Himbas. Il y a aussi pas mal de Herreros. Cette petite ville nous permet de refaire le plein de nourriture et de remplir notre bouteille de gaz. Les abords du supermarché sont l’occasion de croiser les premiers Himbas qui sont là pour s’approvisionner mais aussi vendre quelques souvenirs aux touristes.

Les arrêts photos se font de plus en plus nombreux mais voulant arriver avant la nuit il faut rouler et nous traversons un passage rocheux avec des gros blocs ronds rappelant les Devil’s Marbles australiens. La lumière du soir est belle mais je résiste à la tentation de faire des photos. Arrivée à Epupa juste avant la nuit. Le campsite est au bout d’un chemin en bordure de la Kunene River après avoir traversé un village. Nous passons la soirée au bar pour tenter d’envoyer quelques messages mais le réseau n’est pas très performant. Sur les conseils de Michael, le guide que nous avait envoyé Tourmaline, nous demandons à appeler John un guide Himba qui habite tout près. Il viens nous voir et nous nous donnons rendez vous pour le lendemain matin pour aller visiter un village (en fait une famille) Himba.

12 septembre - John arrive à l’heure prévue. Nous partons au village pour acheter 20 kgs de farine, du maïs, du sucre et d’autres aliments que nous offrirons à la famille Himba pour être acceptés. En chemin, il nous explique que les Himbas sont semi nomades et vivent dans la région du Kaokoland. Nous roulons quelques kilomètres avant d’arriver. John part à la rencontre des habitants puis il vient nous chercher. Nous pouvons les suivre dans leurs activités et poser toutes les questions que nous voulons. J’ai aussi le droit de faire autant de photos que je le veux. Il n’y a que les femmes et les enfants car les hommes sont partis assez loin avec les vaches. Les femmes, elles, s’occupent des chèvres et du ménage. Il est 8h00 du matin, et la journée commence comme partout, par la toilette. Les femmes s’enduisent la peau d’un mélange d’ocre et de beurre. Cette crème les protège du soleil, de la sècheresse et des insectes. Les femmes nous expliquent la signification des différentes coiffures et leur rôle dans la famille. Elles nous montrent aussi l’intérieur d’une habitation puis les différents bâtiments qui composent le village. Ce sont elles qui les construisent et les entretiennent. Les enfants prennent part très tôt aux activités du groupe. Ils sont en particulier chargés de surveiller les chèvres. L’un des garçons est chargé du feu qui est censé ne jamais s’éteindre, puisqu’il fait la liaison entre les vivants et les morts. Le soir pour le coucher du soleil, montée au dessus de la Kunene pour dominer les chutes (qui sont presque à sec en cette saison) et la gorge.

13 septembre - notre itinéraire nous emmène à Khowareb Lodge dans le Kaokoland. Nous nous installons et partons vers le petit village voisin (Sesfontein) dans l’espoir d’obtenir des informations sur le secteur. Ensuite retour au campsite et à la nuit tombée je m’installe pour faire quelques photos de la voie lactée.

Le matin du 14 septembre, nous avons rendez vous très tôt avec un guide qui nous emmène visiter le lit de la Hoanib river pour la journée. Notre but est de trouver des éléphants du désert. L’endroit se révèle très joli avec des paysages variés, dans un parc national (Skeleton parc). Nous croisons un fermier local qui dit avoir vu les éléphants. Après quelques heures de recherche, nous les trouvons enfin. Après un repas pris au milieu de nulle part nous repartons et trouvons à nouveau les pachydermes. Le guide, qui était aimable jusque là, devient tout à coup muet et roule vite, comme s’il était pressé de rentrer. En réalité il fait la gueule parce qu’il a perdu ses lunettes de soleil. Du coup, la sortie est abrégée et nous rentrons au camping. Malgré cette fin inattendue, la sortie reste un très bon moment de par la beauté et la variét�� des paysages, ainsi que les animaux rencontrés.

15 septembre – Nous partons pour Hoada campsite pour l’étape suivante. Initialement j’avais demandé un emplacement à Palmwag Lodge à Tourmaline mais c’était complet. Il m’ont alors proposé ce camping isolé de tout mais qui me paraissait très sympa. Pour le rejoindre il faut passer la barrière vétérinaire (qui nous fait perdre 2H00) puis prendre la passe de Grootberg sur la gauche. Cette piste est une horreur à cause d’une tôle ondulée continue sur 50 kms environ. Le paysage change un peu et, vu notre vitesse, nous avons le temps de l’admirer. En arrivant au campsite, nous sommes accueillis par une dame peu aimable, qui ne fait aucun effort pour parler lentement afin que nous puissions la comprendre. Le site est très joli au milieu des rochers avec pour compagnons des oiseaux, quelques lézards, et des mouches en quantité industrielle. Il fait très chaud et la piscine est vide. On se demande ce qu’on est venu faire ici. Nous mangeons un peu puis nous décidons de partir de ce lieu, quitte à faire du camping sauvage. Revenus sur la piste principale nous décidons de faire demi-tour et de tenter notre chance à Palmwag lodge. Nous négocions pour que le gardien nous ouvre pour aller boire un café. Arrivés au bar, nous allons demander s’il y a de la place et après quelques minutes, on nous propose un emplacement. Nous ne perdons rien au change, si ce n’est le prix de la nuit payé à l’autre camping. Ici c’est le grand luxe (enfin pour nous). Nous ressortons explorer les environs et photographier les pachypodiums lealli vus le matin. Ensuite nous allons voir l’entrée de la concession de Palmwag pour connaître l’heure d’ouverture le lendemain matin.

16 septembre – À 6H00 du matin nous sommes à la porte de la concession. Le gardien tout endormi (il fait encore nuit) vient nous ouvrir les portes. Nous partons pour un game drive qui va durer une bonne partie de la journée. Dans la nuit nous avions entendu un rugissement donc nous espérons voir des lions. Nous verrons plusieurs girafes, des oryx des springboks et des zèbres de montagne, mais ni lion ni éléphant. La ballade est très sympa et s’apparente parfois à du franchissement. Il n’y a pratiquement personne. Il est préférable de ne pas avoir de problème mécanique. Finalement nous partons un peu à l’aventure pour rejoindre la gravel road principale et nous trouvons une sortie de la concession différente de celle empruntée le matin.

Nous repassons la barrière vétérinaire, très vite cette fois, pour rejoindre Twyfelfontein (Abaadi camp), notre prochaine étape. Nous arrivons en fin d’après midi et galérons un peu pour trouver le bon camping. Une fois arrivés, on nous dit de s’installer où bon nous semble. Nous faisons le tour et tout nous paraît abandonné. Les douches et les WC n’ont pas d’eau, tout est cassé. Je prends le téléphone pour appeler Tourmaline lorsque le gérant arrive et s’excuse car les travaux n’ont pas été faits et il nous propose un hébergement dans la partie de « luxe » de son camping. Nous nous installons dans une vaste tente avec de vrais lits (les premiers depuis Windhoek), une salle de bain encastrée dans les rochers. De plus il nous invite à manger le soir un brai traditionnel. (Barbecue avec de l’oryx et du manioc arrosé de bière). Nous n’avons rien à débourser. Il invite aussi les 2 autres couples de touristes. La soirée se termine tard après des histoires et blagues africaines. Je ne comprends pas grand chose mais je me marre aussi quand il faut le faire.

17 septembre – direction Swakopmund où nous passerons 2 jours. La piste traverse une zone complètement désertique et suit une ligne électrique. Pas de virages, peu de vie par ici. Heureusement je trouve cet endroit très beau avec parfois des mirages. Le ciel prend une teinte foncée au fur et à mesure que l’on s’approche de l’océan. Peu avant la ville, le ciel est complètement gris avec quelques gouttes de pluie. Il fait froid. Nous rejoignons notre lodge (Fishreiher guesthouse) en centre ville. Après une douche chaude pour se réchauffer, nous prenons la voiture pour faire un tour de la ville puis partons à Walvis Bay toute proche pour faire du repérage pour le lendemain. De retour à Swakop, nous jetons notre dévolu sur un restaurant au bout d’une jetée puis retour à l’hôtel.

18 septembre – nous allons visiter la vallée de la lune et les welwitschias mirabilis qui poussent dans les environs. Il faut prendre un permis en ville avant de s’y rendre. Nous arrivons sur place dans le brouillard, un peu déçu par le manque de visibilité. Au fur et à mesure que l’on avance le ciel se dégage et finalement la lumière est parfaite pour les photos. Cet endroit semble irréel et le nom « Moon Valley » lui va bien. A part quelques autruches et un oiseau pas farouche qui m’obéit lorsque je lui demande de tourner la tête pour les photos, il n’y a pas âme qui vive. Et enfin nous apercevons les premières welwitschias, ces plantes si bizarres et si rares. Elles sont endémiques de la région et les plus âgées d’entre elles ont environ 2000 ans. Elles vivent grâce à l’humidité de l’air qui se dépose sur leurs feuilles pendant la nuit. Des punaises inféodées à ces plantes, profitent de cette eau et vivent sur et autour d’elles.

Nous repartons à Swakopmund. Je m’arrête au garage Toyota pour faire réparer la boite à gant cassée en photographiant des lions il y a quelques jours, puis nous partons dans la lagune de Walvis bay pour les flamants rose. La fin de cette ballade n’est pas de tout repos car même après avoir dégonflé les roues, il est difficile de ne pas s’ensabler. En tout cas les roues trop étroites et le manque de puissance du moteur nous empêchent de s’arrêter. La lumière ici aussi est propice aux photos et de nombreux flamants me servent de modèle.

19 septembre – Nous quittons le confort de l’hôtel et partons sous la pluie en direction de Solitaire puis Sesriem. A la sortie de la ville en direction de l’aéroport, un petit lac sur fond de dunes est squatté par une colonie de flamands nains reconnaissables au rose très prononcé de leur plumage. Ce trajet, un peu long pour pouvoir s’arrêter souvent est magnifique. Je remarque que la voiture est maintenant couverte de boue collante. La piste longe des élevages d’oryx délimités par des centaines de kilomètres de clôtures. Le marché du fil de fer et du grillage doit être très rentable par ici. Nous faisons une halte à Solitaire, station service paumée au milieu de nulle part, un peu comme on en trouve en Australie. Je fais le plein puis nous rentrons au bar pour boire une bière et manger un apfel strudel qui fait la réputation du lieu. C’est tellement copieux qu’il nous sert de repas de midi.

Peu après nous atteignons notre destination. Le campsite à l’intérieur du parc est immense et très peuplé. Notre emplacement est installé sous un arbre qui nous fait de l’ombre et heureusement car il fait 47 degrés. Annie part à la piscine et je m’installe au bar avec une bière fraiche en attendant que les heures les plus chaudes passent. Vers 16h00, nous prenons la voiture et partons au canyon de Sesriem mais il fait encore beaucoup trop chaud pour marcher sans ombres. Nous décidons de partir pour la dune 45 située comme son nom l’indique au 45ème km du début de la route. Ce paysage désertique est d’une beauté incroyable avec des couleurs du sable qui vont presque du blanc au rouge. La hauteur de la dune 45 est de 170m. Elle offre une belle vue sur le désert environnant mais arriver à son sommet n’est pas facile. Le sable est très instable car très chaud et le vent qui souffle balaie les grains de sable. Je crains un peu pour mes reflex mais je ne peux pas m’abstenir de les sortir. La descente est un peu plus facile. Il faut malheureusement repartir alors que les belles lumières vont arriver mais le parc ferme ses portes au coucher du soleil. Sur le chemin du retour je m’arrête quand même régulièrement pour quelques photos. Finalement il faut accélérer un peu malgré la limitation à 60 km/h pour arriver alors que la nuit s’est installée. Heureusement la porte est encore ouverte pour laisser passer les camions d’une entreprise de travaux publics.

20 septembre – Debout à 5h00 du matin, pas le temps de faire un café. Nous partons à la porte de sortie pour parcourir les 60 kms en direction de Deadvlei et Sossusvlei. Nous sommes les 3emes à attendre l’ouverture des portes mais rapidement la file s’allonge. Devant moi 2 véhicules d’agence. Le départ est donné et de suite je me rends compte que la limitation de vitesse n’est pas respectée. Je me fais doubler par un autre véhicule d’agence. Je décide de rouler comme eux et il faut à peine 30 mn pour faire les 60 kms. Les 3 derniers kilomètres se font sur du sable mais ne posent aucun problème et ne nécessitent pas de dégonfler comme on l’entend souvent. Par contre je n’ose pas m’arrêter pour photographier un oryx qui escalade une dune car j’ai peur de me planter en repartant. Dommage ! Nous arrivons au parking délimité par des câbles. Je vais voir un guide pour savoir comment rejoindre Deadvlei rapidement. Il explique qu’il faut suivre des traces puis passer une petite dune et c’est fait. Trop pressé, je me retourne et je fonce sans regarder devant moi. Je m’entrave dans le câble et m’arrache la peau le long de la jambe gauche. Heureusement j’ai réussi à amortir ma chute sans lâcher les appareils photos. Annie et le guide me relèvent. Je ne sens pas la douleur, je vois que le soleil ne va pas tarder à sortir, il faut y aller et trouver un point de vue intéressant. Nous sommes maintenant des centaines de touristes à partir dans toutes les directions. Le lieu est tellement magique que l’on ne sait pas où aller et que voir. Nous descendons au niveau des arbres morts, la lumière et le ciel sont fantastiques et je réussis quelques photos qui devraient être intéressantes. Mais que c’est difficile de ne pas avoir un Chinois ou une japonaise dans le viseur! Avant de repartir au parking, nous escaladons une dune dominant un vlei un peu plus petit. D’en haut la vue est spectaculaire. Il n’y a personne ni aucun bruit, sauf le crépitement de l’obturateur du reflex. Nous suivons la crête avant de redescendre en direction du parking et nous décidons d’aller à Sossusvlei à pied. Arrivés au bord du vlei, je repars en sens inverse chercher la voiture. Une fois garé à l’ombre d’un acacia, nous retraversons cette grande zone argileuse craquelée par la chaleur puis escaladons une dune dont les derniers mètres avant la crête sont très difficiles. Mais arrivés en haut nous avons une vue d’ensemble fantastique.

Le retour se passe sans problème. Barbecue avec steak de springbok (viande très dure) puis repos au bar avant d’aller repérer les environs pour faire quelques photos de voie lactée la nuit. 21 septembre – Grosse étape ce jour puisque nous rejoignons Aus en faisant un détour par Lüderitz, ce qui fait environ 750 kms. Pour cela peu d’arrêt photo en cours de route. D’ailleurs paysage plutôt monotone. Nous passons par Aus sans nous arrêter et filons à Luderitz par une route rectiligne. Les environs ce cette ville sont ravagés. C’est en parti du à l’extraction de diamants dans la région. Cette zone était il y a peu fermée aux touristes. Nous passons à la banque puis partons à la découverte de la côte. Il ne fait pas beau et les points de vue décrits sur le Lonely Planet ne présentent pas beaucoup d’intérêts. J’ai envie de visiter Kolmannskop, un village abandonné depuis les années 50 après la fermeture des mines de diamants. Pour cela il faut payer un permis à l’office de tourisme de Luderitz. Nous y allons 1/4h avant la fermeture mais la femme nous dit que c’est trop tard et nous conseille de repasser le lendemain matin. La visite sera pour la fin de journée, et sans permis. Avoir voulu payer, avoir pas pu. Cette visite est d’ailleurs assez décevante contrairement à ce que l’on peut lire souvent dans les guides et compte-rendu de voyage. La maison du propriétaire de la mine est encore en bon état et pourrait être restaurée sans problème pour être habitée. Nous arrivons à Aus de nuit. Trouver l’entrée de Klein Aus Vista est un jeu de piste. Le camping est à quelques kilomètres de l’accueil sur une petite colline. C’est très calme, excepté un groupe d’Italiens un peu bruyant. Nous reprenons la voiture pour nous rendre au bar et essayer d’avoir du réseau. Le serveur me propose de gouter une eau de vie élaborée dans la région. Je goute la poire mais je préfère largement la mienne. Je profite de l’endroit pour faire quelques photos de voie lactée.

22 septembre – Direction Fish River Canyon pour 2 jours basés au Canyon Roadhouse, un campsite décoré par des épaves de vieux véhicules, un peu comme Solitaire. Encore une relativement longue étape mais aujourd’hui on devrait arriver vers midi pour se poser. En réalité ce sera plus tard car de nombreux arrêts jalonnent notre chemin. Le premier, c’est dans une distillerie, celle qui produit l‘ eau de vie que j’ai gouté la veille. J’en teste plusieurs (juste assez pour le goût mais il n’y en a pas de vraiment bonne exceptée celle qu’ils appellent « Cognac » et servie avec le café. Nous repartons et, probablement sous l’effet de l’alcool, je me trompe de piste un peu plus loin. Nous repartons en sens inverse pour s’apercevoir qu’en réalité nous étions bien sur la bonne gravel road. A un carrefour, il y a une station service qui paraît originale. La déco est faite de vieilles voitures rouillées encore une fois. Je fais le plein, quelques photos et nous repartons jusqu’au campsite. En arrivant j’ai l’impression d’être déjà venu ici. Je pense que c’est à cause des photos de ce lieu que j’avais vu sur le Net.

Le camping est arboré et de nombreux oiseaux se sont installés dans les branches. Ils ne sont pas trop farouches. Je les immortalise avant de partir vers les points de vue du canyon. En partant au canyon, je fais une halte pour photographier des arbres à carquois. A ce moment nous avons la chance de voir une espèce de renard à grandes oreilles dont j’ai oublié le nom, qui vient d’être réintroduit dans le secteur. Malheureusement impossible de le photographier car il n’a pas attendu que je monte l’objectif adéquat sur le boitier. Le canyon est visible depuis un plateau qui le domine. Il y a plusieurs spots assez proches les uns des autres. En réalité il y a un canyon vraiment très large et très ancien et un canyon plus récent a été creusé au milieu par une rivière qui fait des méandres. Nous restons là jusqu’au coucher de soleil mais il n’est pas extraordinaire ce soir.

23 septembre - Nous revenons pour le lever du soleil, plus sympa que le coucher de soleil de la veille. Il nous reste une journée et encore une nuit au Canyon Roadhouse puis retour à Windhoek le lendemain pour rejoindre Rehoboth, dernière nuit avant notre départ. A part le canyon que nous avons vu 2 fois il n’y a apparemment pas grand chose à faire ici. Nous décidons donc de partir de suite pour Rehoboth. Nous roulons toute la journée sur du goudron en état assez moyen sur la nationale 1. La chaussée est étroite ce qui fait que croiser les camions nécessite beaucoup de concentration. A Mariental, nous stoppons pour faire laver la voiture. Elle est tellement sale qu’ils mettront 2 heures au moins à 3 personnes pour nous la rendre impeccable. Arrivée en fin de journée au Hoanob Resort, un camping situé à 80 kms de la capitale. Notre réservation est pour le lendemain mais cela ne leur pose pas de problème que nous ayons un jour d’avance. Une courte ballade au bord du lac pour se dégourdir les jambes puis un braai (barbecue) terminent la journée.

24 septembre – Retour à Windhoek. Nous allons à la pension Longidingi que nous avions apprécié en début de séjour. Malheureusement ils sont complets mais ils téléphonent à une pension située à quelques rues de là. Nous avons donc un toit pour la nuit. Après avoir vidé la voiture et tout remis dans les valises nous partons boire une bière dans les environs, refaire le plein du véhicule et finalement allons manger à la pension Londiningi, décorée par des artistes locaux, qui propose des repas de grande qualité pour un prix très raisonnable. Ici nous sommes entre français et ceux qui partent donnent des conseils à ceux qui arrivent.

25 septembre – il reste Windhoek à traverser puis encore une quinzaine de kms pour rendre la voiture. Je fais très attention car il ne nous est rien arrivé jusque là et ce serait vraiment con d’avoir un accrochage au dernier moment. Tout se passe bien. Le responsable de Africa 4x4 fait le tour de la voiture sans trouver de dégâts. Nous transvasons nos bagages dans un autre 4x4 et ils nous conduisent à l’aéroport situé à près de 40 kms. Une fois les formalités accomplies nous attendons l’avion dont l’horaire avait changé 2 jours auparavant et à nouveau il change encore. Maintenant nous savons que l’escale à Doha ne sera que de 30 mn. Il ne faudra pas se planter. Mais tout se passe bien et nous rentrons à la maison, fatigués mais avec des étoiles plein la tête.
Open
Récit de 26 jours en Namibie jusqu'aux chutes Victoria - octobre 2016
Bonjour à tous,

J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.

Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.

Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)

Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).

Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !

Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.

Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.

On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !

Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.

Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
Open
Et pour finir: la Namibie!
Comme promis à certains , voici un petit carnet descriptif de ce séjour de 3 semaines dans le Nord Ouest de la Namibie qui termine un petit tour d'Afrique Australe, je vais maintenant me consacrer à autre chose avant, sans doute, d'y revenir.

Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).

Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.

Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.

Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour

Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.

Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.

Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.

A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.

La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :



Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.

Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.





J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable





et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
Open

You might also like