Bonjour,
Pourrais-je avoir des certitudes sur le nouveau decret annoncé en janvier par le président de l'Iran, qui donne la possibilité d'acquérir un visa en arrivant au pays. Est-il accordé sans exception ? est-il payant ? Ce visa est-il donné à l'aéroport ? Où puis-je trouver la confirmation officielle ? Quelqu'un a t-il procédé déjà ainsi ? Toute précision est bienvenue.. 😉 Merci !
Suivant la presse iranienne, on peut maintenant obtenir le visa a l'aeroport pour 30 jours au lieu de 15 jours.
http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=248428
Et aussi http://en.mehrnews.com/news/109009/Iran-extends-visa-on-arrival-to-30-days
Je rentre d'un voyage en solo de quatre semaines . L'hospitalité légendaire des iraniens n'est pas un vain mot... et ce séjour fût très riche en rencontres.
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille Kashan 250 km au sud, 2 nuits Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée Bushehr sur le golfe persique 1 nuit Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi Yazd 3 nuits alentours en taxi Ispahan 3 nuits Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
Ce voyage étant tout frais...
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille Kashan 250 km au sud, 2 nuits Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée Bushehr sur le golfe persique 1 nuit Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi Yazd 3 nuits alentours en taxi Ispahan 3 nuits Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
Ce voyage étant tout frais...
1. Du rêve à la réalité
Je savais que je prenais un gros risque en allant passer deux semaines de vacances en Iran. On m'avait prévenu. J'allais faire une colossale ânerie, risquer bêtement ma vie, partir pour un pays totalitaire où je ne pourrais m'attirer que des problèmes, subir des bombardements américains ou les radiations d'un programme nucléaire totalement incontrôlé, ou pire, revenir avec un menton à la pilosité bien plus garnie qu'à mon arrivée.
Je savais bien entendu que ce n'étaient que des sornettes et que je ne risquais absolument rien de ce point de vue. Je ne me suis évidemment pas trompé. Mais le risque était ailleurs et je le savais avant même de partir. Je savais déjà que je laisserais une partie de moi là-bas, une partie de ma tête et de mon coeur. Quelques heures après en être revenu, il est certainement trop tôt pour dresser un bilan psychologique de l'auteur de ces lignes, mais je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y aura toujours une petite part d'Iran en moi. C'est un pays qui ne déçoit pas et que l'on n'oublie pas.
Je suis allé en Iran avec un tas d'a priori positifs, certains justifiés, d'autres non. C'est bien le propre des a priori, même si on a tendance à affubler ce genre de sentiment bien banal d'une connotation trop souvent négative.
Cela faisait en effet très longtemps que je rêvais d'y aller, et plus longtemps encore que j'essayais vainement d'en apprendre la superbe langue, le farsi. Toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, par manque de temps, d'aide et, avouons-le, de motivation et de talent. C'est en partie pour cela que je repoussais sans cesse mon départ. Je ne voulais pas rater ce voyage, et voulais donc mettre toutes les chances de mon côté. Quelle ânerie! Avec le recul, je ne comprends décidemment pas pourquoi j'ai tant attendu, ce pays ayant longtemps été en tête de mes priorités de voyage.
Et puis l'actualité internationale a fini par rattraper mes rêves. Les nuages menaçants de la guerre étaient encore loin, mais on pouvait déjà sentir les premières gouttes d'un malheur qui, je l'espère, restera à l'état de menace fantôme. Craignant le pire à moyen terme, j'ai donc décidé de mettre toutes mes mauvaises excuses en sourdine et de réserver un billet d'avion pour Téhéran, tant qu'il était encore temps. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait posé à l'Iran un ultimatum expirant le 29 avril. Mon avion était prévu pour atterrir le 30 au matin à Téhéran. Cela a fait grincer quelques dents autour de moi, mais il était hors de question de faire machine arrière.
(à suivre)
Je savais que je prenais un gros risque en allant passer deux semaines de vacances en Iran. On m'avait prévenu. J'allais faire une colossale ânerie, risquer bêtement ma vie, partir pour un pays totalitaire où je ne pourrais m'attirer que des problèmes, subir des bombardements américains ou les radiations d'un programme nucléaire totalement incontrôlé, ou pire, revenir avec un menton à la pilosité bien plus garnie qu'à mon arrivée.
Je savais bien entendu que ce n'étaient que des sornettes et que je ne risquais absolument rien de ce point de vue. Je ne me suis évidemment pas trompé. Mais le risque était ailleurs et je le savais avant même de partir. Je savais déjà que je laisserais une partie de moi là-bas, une partie de ma tête et de mon coeur. Quelques heures après en être revenu, il est certainement trop tôt pour dresser un bilan psychologique de l'auteur de ces lignes, mais je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y aura toujours une petite part d'Iran en moi. C'est un pays qui ne déçoit pas et que l'on n'oublie pas.
Je suis allé en Iran avec un tas d'a priori positifs, certains justifiés, d'autres non. C'est bien le propre des a priori, même si on a tendance à affubler ce genre de sentiment bien banal d'une connotation trop souvent négative.
Cela faisait en effet très longtemps que je rêvais d'y aller, et plus longtemps encore que j'essayais vainement d'en apprendre la superbe langue, le farsi. Toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, par manque de temps, d'aide et, avouons-le, de motivation et de talent. C'est en partie pour cela que je repoussais sans cesse mon départ. Je ne voulais pas rater ce voyage, et voulais donc mettre toutes les chances de mon côté. Quelle ânerie! Avec le recul, je ne comprends décidemment pas pourquoi j'ai tant attendu, ce pays ayant longtemps été en tête de mes priorités de voyage.
Et puis l'actualité internationale a fini par rattraper mes rêves. Les nuages menaçants de la guerre étaient encore loin, mais on pouvait déjà sentir les premières gouttes d'un malheur qui, je l'espère, restera à l'état de menace fantôme. Craignant le pire à moyen terme, j'ai donc décidé de mettre toutes mes mauvaises excuses en sourdine et de réserver un billet d'avion pour Téhéran, tant qu'il était encore temps. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait posé à l'Iran un ultimatum expirant le 29 avril. Mon avion était prévu pour atterrir le 30 au matin à Téhéran. Cela a fait grincer quelques dents autour de moi, mais il était hors de question de faire machine arrière.
(à suivre)
Bonjour à tous,
Je pars en Iran dans quelques jours, pour 20 / 25 jours, seul. Jamais été avant, j'ai pas mal voyagé mais jamais dans cette région du monde.
J'arriverai à Téhéran, j'avais envie d'aller vers le sud, avec une idée d'itinéraire mais sans trop de timing.
Ma première idée était de faire Téhéran, Isfahan, Shiraz (par les Zagros mountains), Bandar e Abbas puis de là traverser le détroit d'Ormuz (liaison par bateau jusqu'à Sharjah) et prendre mon vol retour de Dubai.
J'essaie pas de faire un max de km mais j'aime bien l'idée d'avoir un but (inventé, certes) et d'aller d'un point A à un point B, et les endroits traversés entre ces étapes sont aussi importants que les "villes étapes" elles mêmes. Et j'adore la route (voiture, bus, train), ca fait pour moi partie intégrante du voyage. J'essaie de trouver le bon compromis entre ça et le plaisir de flaner, s'attarder quelques jours de plus dans un endroit, de prendre le temps.
Que pensez vous de l'itinéraire décrit ci dessus ? J'avais aussi pensé passer par Kerman plutôt que par Shiraz, possible de faire les deux mais ca risque de faire un peu beaucoup. Suggestions bienvenus sur les endroits à décrouvrir entre ces étapes, les détours à faire, les routes secondaires à privilégier, etc...
Aussi une question sur la langue : je lis ça http://www.ontheroad-again.com/conseils/voyager-en-iran/la-question-des-langues-en-iran/ "Peu d’iraniens parlent et lisent l’anglais, même pour des mots simples qui peuvent nous paraître universels, et il peut être ardu de se faire comprendre dans des situations courantes telles que l’achat d’un billet de bus." et ça http://voyageforum.com/forum/parler_anglais_francais_suffisant_partir_seul_en_iran_D2629983/ "Mais en Iran pas de problemes, beaucoup de gens parlent anglais, surtout dans les restaurants, hotels, compagnies de cars."
Un avis ? Sur le post ontheroad, il montre des cartes écrites en farsi, ca doit quand même etre possible d'en avoir en double alphabet, non ?
Merci, en attendant je vais faire un tour sur le forum US voir si je peux aider (9000 km entre LA et NYC l'année dernière) ;)
Je pars en Iran dans quelques jours, pour 20 / 25 jours, seul. Jamais été avant, j'ai pas mal voyagé mais jamais dans cette région du monde.
J'arriverai à Téhéran, j'avais envie d'aller vers le sud, avec une idée d'itinéraire mais sans trop de timing.
Ma première idée était de faire Téhéran, Isfahan, Shiraz (par les Zagros mountains), Bandar e Abbas puis de là traverser le détroit d'Ormuz (liaison par bateau jusqu'à Sharjah) et prendre mon vol retour de Dubai.
J'essaie pas de faire un max de km mais j'aime bien l'idée d'avoir un but (inventé, certes) et d'aller d'un point A à un point B, et les endroits traversés entre ces étapes sont aussi importants que les "villes étapes" elles mêmes. Et j'adore la route (voiture, bus, train), ca fait pour moi partie intégrante du voyage. J'essaie de trouver le bon compromis entre ça et le plaisir de flaner, s'attarder quelques jours de plus dans un endroit, de prendre le temps.
Que pensez vous de l'itinéraire décrit ci dessus ? J'avais aussi pensé passer par Kerman plutôt que par Shiraz, possible de faire les deux mais ca risque de faire un peu beaucoup. Suggestions bienvenus sur les endroits à décrouvrir entre ces étapes, les détours à faire, les routes secondaires à privilégier, etc...
Aussi une question sur la langue : je lis ça http://www.ontheroad-again.com/conseils/voyager-en-iran/la-question-des-langues-en-iran/ "Peu d’iraniens parlent et lisent l’anglais, même pour des mots simples qui peuvent nous paraître universels, et il peut être ardu de se faire comprendre dans des situations courantes telles que l’achat d’un billet de bus." et ça http://voyageforum.com/forum/parler_anglais_francais_suffisant_partir_seul_en_iran_D2629983/ "Mais en Iran pas de problemes, beaucoup de gens parlent anglais, surtout dans les restaurants, hotels, compagnies de cars."
Un avis ? Sur le post ontheroad, il montre des cartes écrites en farsi, ca doit quand même etre possible d'en avoir en double alphabet, non ?
Merci, en attendant je vais faire un tour sur le forum US voir si je peux aider (9000 km entre LA et NYC l'année dernière) ;)
Bonjour à tous,
Je m'apprête à relier Singapour à la France à vélo et souhaiterais transiter par le Pakistan. J'aimerais savoir s'il est possible de traverser les frontières Inde-Pakistan puis Pakistan-Iran par voie terrestre et aussi s'il est possible d'obtenir sans trop d'attente un visa pakistanais en Inde ou s'il est préférable de s'en procurer un au préalable (comme je serais sur la route depuis Singapour, je ne voudrais pas avoir des problèmes d'expiration de visa le cas échéant..). D'avance merci pour vos réponses. Très cordialement, benoit
Je m'apprête à relier Singapour à la France à vélo et souhaiterais transiter par le Pakistan. J'aimerais savoir s'il est possible de traverser les frontières Inde-Pakistan puis Pakistan-Iran par voie terrestre et aussi s'il est possible d'obtenir sans trop d'attente un visa pakistanais en Inde ou s'il est préférable de s'en procurer un au préalable (comme je serais sur la route depuis Singapour, je ne voudrais pas avoir des problèmes d'expiration de visa le cas échéant..). D'avance merci pour vos réponses. Très cordialement, benoit
Bonjour,
Nous partons en camping-car début septembre, et avons prévu de nous rendre en Inde en traversant la Turquie, l'Iran et le Pakistan.
Par contre, les visas pour le Pakistan n'étant plus délivrés actuellement, nous envisageons de mettre notre camping-car sur un cargo depuis Bandar-Abbas, jusqu'à Mumbay.
Quelqu'un aurait-il des infos, au niveau des compagnies, et des tarifs ?
Merci pour votre aide.
Bonjour à tous !
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de Erevan
Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine
Lundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor Virap
On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni
Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à Eghegnazor
Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

Noravank
Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
Arates
Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris
La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant
Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
Transhumance
Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian
Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
Tatev
Vendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan
Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âne
Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de ErevanFasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraineLundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor VirapOn se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et AreniEdgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à EghegnazorCes deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

NoravankIl faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
AratesNous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant GorisLa route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquantLe soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
TranshumanceNous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de SisianLe lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
TatevVendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur KapanIls me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âneAprès m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Bonjour à tous,
je compte partir 2 semaines en Iran en septembre et je viens vers vous pour recueillir quelques précieux conseils....
Après avoir un peu regarder j'ai fait une première ébauche d'itinéraire.
je compte passer 2/3j sur Teheran puis descendre sur esfahan pour 4/5J avec une halte d'une nuit a kashan. Ensuite je pense aller sur Shiraz pour 2/3j avec visite de persepolis. Puis retour sur teheran avec une halte de 2j sur Yadz.
Qu'en pensez vous? est-ce faisable? il y a t il d'autres incontournables?
Le nord avec Tabriz et mesaleh me tentait pas mal aussi mais quoi enlever à la place?
Si vous avez quelques adresses d'hotel typiques de bonnes qualités.
et une dernière question assez bête, je suis fumeuse (malheureusement!), donc est il autoriser pour les femmes de fumer? et si oui dans quelle condition?
merci d'avance pour votre aide et je suis à l'écoute de tous conseils
je compte partir 2 semaines en Iran en septembre et je viens vers vous pour recueillir quelques précieux conseils....
Après avoir un peu regarder j'ai fait une première ébauche d'itinéraire.
je compte passer 2/3j sur Teheran puis descendre sur esfahan pour 4/5J avec une halte d'une nuit a kashan. Ensuite je pense aller sur Shiraz pour 2/3j avec visite de persepolis. Puis retour sur teheran avec une halte de 2j sur Yadz.
Qu'en pensez vous? est-ce faisable? il y a t il d'autres incontournables?
Le nord avec Tabriz et mesaleh me tentait pas mal aussi mais quoi enlever à la place?
Si vous avez quelques adresses d'hotel typiques de bonnes qualités.
et une dernière question assez bête, je suis fumeuse (malheureusement!), donc est il autoriser pour les femmes de fumer? et si oui dans quelle condition?
merci d'avance pour votre aide et je suis à l'écoute de tous conseils
voila la réponse que key2persia me donne suite a une demande de réservation de numéro pour l obtention des visas
" Cher Monsieur, J'espère que tu vas bien. Selon la nouvelle règle de l'AMF, vous devriez avoir un guide touristique et l'itinéraire précis pour toutes lors de votre voyage en Iran si vous voulez voyager avec votre camping-car. Donc, malheureusement nous ne pouvons pas vous aider à obtenir un visa sans visite. S'il vous plaît contacter sales@key2persia.com si vous souhaitez rejoindre l'un de notre tournée d'obtenir vos visas."
( google traduction )
c est nouveau ??
pouvez vous m aidez merci
" Cher Monsieur, J'espère que tu vas bien. Selon la nouvelle règle de l'AMF, vous devriez avoir un guide touristique et l'itinéraire précis pour toutes lors de votre voyage en Iran si vous voulez voyager avec votre camping-car. Donc, malheureusement nous ne pouvons pas vous aider à obtenir un visa sans visite. S'il vous plaît contacter sales@key2persia.com si vous souhaitez rejoindre l'un de notre tournée d'obtenir vos visas."
( google traduction )
c est nouveau ??
pouvez vous m aidez merci
Bonjour à tous,
J'ai trouvé, sur ce forum, et ailleurs, de nombreuses informations contradictoires au sujet du couchsurfing en Iran. En septembre 2018, cette pratique est-elle interdite, officiellement autorisée ou tout juste tolérée ? Mille mercis pour vos réponses !
J'ai trouvé, sur ce forum, et ailleurs, de nombreuses informations contradictoires au sujet du couchsurfing en Iran. En septembre 2018, cette pratique est-elle interdite, officiellement autorisée ou tout juste tolérée ? Mille mercis pour vos réponses !
Bonsoir
Arrivés dimanche 1er sur Téhéran par vol direct de CDG.
Malheureusement nos bagages n'étaient pas la
Nous avons eu du mal a nous expliquer avec le bureau qui gère les bagages pour AF.
Nous avons réussi grâce a l'aide d'un voyageur Iranien a faire notre déclaration
Depuis nous sommes sans nouvelles de AF...
Nous sommes repassés a l'aéroport toujours rien on nous a indiqué qu on nous rappelleront des qu ils auront des nouvelles
Nous souhaitons avoir votre aide et vos avis comment procéder et quoi demander a AF.
Nous avons perdu 1 jour d'attente a Téhéran au lieu de prendre le bus pour shiraz
Nous avons acheté minimum pour hygiène (dentifrice brosse a dents ...etc) nous aussi acheté des sous-vêtements et des tee-shirts pour nous changer ett une valise.
Pour certains objets nous avons réussi a avoir une facture pour dautres impossible.
Nous avons décidés de continuer nôtre circuit et consultant notre émail régulièrement sans nouvelles,
Merci pour vos retours et conseils
Merci pour vos retours et conseils
Bonjour à tous je compte partir au mois d'avril 2019 en camping car (fourgon Fiat Ducato 2016) pour un périple sur la route de la soie, je cherche à savoir si le carnet de voyage pour le passage en douane est vraiment obligatoire pour les pays suivants et si comment l'obtenir sans mettre en caution des sommes pas possible pour mon budget. merci à tous de vos infos
Pays traversése Hongrie Ukraine Russie Kazakhstan Ouzbékistan Kirghistan Turkménistan Iran Turquie Bulgarie Serbie Croatie et peut être Azerbaïdjan et Georgie
merci à tous Titou65130
merci à tous Titou65130
Bonjour, nous partons en Iran dans 3 semaines. Souffrant de violentes douleurs, le médecin m'a prescrit un médicament contenant de l'opium. Je pense bien sur prendre l'ordonnance avec moi, mais je souhaite m'assurer que ce médicament n'est pas interdit là bas. Où puis je me renseigner ? J'ai déjà téléphoné au consulat iranien, mais on m'a répondu qu'il ne gérait que les visas. Merci pour votre aide.
Bonjour à tous ceux qui voudront me répondre, merci d'avance.
J'arriverai de France à l'aeroport de Shiraz et je suis invitée pour les 4 premiers jours
de mon circuit par une jeune femme iranienne (couchsurfing). Est ce que je dois lui demander de me faire une lettre d'invitation pour présenter à la douane ? Etant donné que le couchsurfing est illégal, je ne voudrais pas la mettre dans une position délicate. Quelqu'un est il déjà entré en Iran avec comme première nuit dans une famille couchsurfing ? Ou vaut-il mieux coucher la première nuit dans un hotel pour présenter une réservation comme il semble être pour la majorité des cas.
Merci , Bien à vous,
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai une question plutôt "originale". Nous avons été en Iran en mars dernier et nous y avons fait d'incroyables rencontres, ce qui n'est pas original pour ceux qui connaissent... Seulement, nous avons gardé contact avec l'ensemble des personnes connues là-bas et l'un d'entre eux prévoit (et à même réservé un billet pour arriver à Nice en provenance d'Isfahan) de venir nous voir en septembre. Il vient de m'envoyer un mail me disant qu'il est mené en bateau pour le visa touriste et qu'il ne sait plus quoi faire et ne comprend plus trop ce qu'on lui demande. N'en sachant pas plus, je me tourne vers ce forum pour savoir si quelqu'un en sait plus et comment je peux l'aider à obtenir son visa "touriste". Car pour un français qui va là-bas on sait, mais dans le sens contraire c'est plutôt difficile de trouver sur Internet.
Merci d'avance pour vos réponses.
Route de la soie par l Iran et le Turkmenistan
Je désire passer et visiter en camion l Iran et le Turkmenistan a partir de mars 2013
Je me demande si c est encore possible ?qu en pensez vous ?
ou prendre les visas en Turquie
Et que se passe t il pour le véhicule ?papier ?caution
Si vous avez des bons plans je vous remercie d avance
Et bon voyage
KIKI
Je désire passer et visiter en camion l Iran et le Turkmenistan a partir de mars 2013
Je me demande si c est encore possible ?qu en pensez vous ?
ou prendre les visas en Turquie
Et que se passe t il pour le véhicule ?papier ?caution
Si vous avez des bons plans je vous remercie d avance
Et bon voyage
KIKI
Bonjour
C'est mon premier post sur ce forum, j'en apprend tous les jours grâce à vous.
J'ai le projet de me rendre le plus loin possible vers l'Inde à vélo. Je dois donc traverser l'Iran, en partance de la Turquie. Le passage le plus commode serait Bazargan, Maku, Tabriz, puis quelques autres villes pour arriver à Shiraz, et enfin Kerman et Zahedan, proche de la frontière du Pakistan. Ma (mes) question(s) est la suivante: j'ai lu sur le site de l'ambassade d'Iran qu'il était possible de faire renouveler un visa de transit.
"ce type de visa de courte durée est délivré aux étrangers souhaitant traverser l'Iran à destination d'un pays tiers , et il est renouvelable pour une, deux ou plusieurs fois."
Les nouvelles sur le forum datant de 2007 indiquent que les autorités ne délivrent plus ce renouvellement, qu'en est-il exactement en 2011? Le site est-il à jour ? Dans la négative, Y aurait-il une autre solution (renouvelable j'entend, dans quelles villes?) afin de rester 6-8 semaines en Iran, et de passer la frontière du Pakistan (visa multi-entrée, visa sortie unique, ou visa vélo) ?? 😉
J'aurais des milliers d'autres questions mais je m'arrête ici pour aujourd'hui
Guillaume 🙂
C'est mon premier post sur ce forum, j'en apprend tous les jours grâce à vous.
J'ai le projet de me rendre le plus loin possible vers l'Inde à vélo. Je dois donc traverser l'Iran, en partance de la Turquie. Le passage le plus commode serait Bazargan, Maku, Tabriz, puis quelques autres villes pour arriver à Shiraz, et enfin Kerman et Zahedan, proche de la frontière du Pakistan. Ma (mes) question(s) est la suivante: j'ai lu sur le site de l'ambassade d'Iran qu'il était possible de faire renouveler un visa de transit.
"ce type de visa de courte durée est délivré aux étrangers souhaitant traverser l'Iran à destination d'un pays tiers , et il est renouvelable pour une, deux ou plusieurs fois."
Les nouvelles sur le forum datant de 2007 indiquent que les autorités ne délivrent plus ce renouvellement, qu'en est-il exactement en 2011? Le site est-il à jour ? Dans la négative, Y aurait-il une autre solution (renouvelable j'entend, dans quelles villes?) afin de rester 6-8 semaines en Iran, et de passer la frontière du Pakistan (visa multi-entrée, visa sortie unique, ou visa vélo) ?? 😉
J'aurais des milliers d'autres questions mais je m'arrête ici pour aujourd'hui
Guillaume 🙂
J'ai vu Persepolis ce weekend, c'est un très beau film. Il 'ma aussi appris beaucoup de choses sur l'Iran, aussi bien sur l'histoire du pays que sur ses habitants. On a tellement tendance ici à ne plus considérer les iraniens comme des hommes mais plutôt comme des robots à la solde d'un islamisme radical et austère.
C'est bon de remettre les choses en place et je trouve que le film y parvient parfaitement. Etre jeune ou ado à Téhéran ne veut pas dire qu'on ne veut pas boire des coups en dansant sur de la musique de son époque.
Au niveau visuel la forme du dessin ainsi que le partie pris sur le gris/noir/blanc font penser à des films expressionnistes allemands comme ceux de Lang ou Murnau. C'est assez sombre mais c'est habilement contre balancé par le ton humoristique de Marjane Satrapi. Tous les personnages sont tellement attachants qu'on oublie que l'on regarde un film d'animation, le tout étant très réel. Le passage autrichien est lui aussi très bon, on se croirait revenu dans les années 80 no future...
Le film fournit vraiment un nombre important d'information sur l'Iran : les ellipses historiques qui montre un peuple qui se révolte d'une dictature pour tomber presque le lendemain dans une autre, la façon de vivre les interdits dans le pays et de les contourner, la vie quotidienne dans les rues de Téhéran, la place des femmes...
Courrez y, allez voir ce merveilleux film.
Au niveau visuel la forme du dessin ainsi que le partie pris sur le gris/noir/blanc font penser à des films expressionnistes allemands comme ceux de Lang ou Murnau. C'est assez sombre mais c'est habilement contre balancé par le ton humoristique de Marjane Satrapi. Tous les personnages sont tellement attachants qu'on oublie que l'on regarde un film d'animation, le tout étant très réel. Le passage autrichien est lui aussi très bon, on se croirait revenu dans les années 80 no future...
Le film fournit vraiment un nombre important d'information sur l'Iran : les ellipses historiques qui montre un peuple qui se révolte d'une dictature pour tomber presque le lendemain dans une autre, la façon de vivre les interdits dans le pays et de les contourner, la vie quotidienne dans les rues de Téhéran, la place des femmes...
Courrez y, allez voir ce merveilleux film.
Salut a tous...
Petite info que l on souhaite faire partager pour vous eviter une grande claque comme nous...
Partis de turquie jusqu en thailande premiere etape : l iran.
A erzurum on a eu nos visas iranien en 2 h, visa de transit de 7 jours qu on pensait etendre sur place. Esphahan etant la meilleure place (enfin selon le LP de 2001...) pour cela on y est alle la veille de notre fin de validite de visa... Ben maintenant (depuis quelques mois) les douanes iranienes refusent de faire des extensions de visas pour les visas de transit...
Conclusion on est parti en catastrophe d iran apres 6 jours et on a eu beaucoup de chance car on a pu avoir un avion teheran bombay le dernier jour de notre visa, sachant que les lignes iran inde ne sont pas journalieres... Imaginez devoir retourner en turquie pasque pas de vol iran inde et plus de visa... les boules!!!
Comme il n est pas possible d avoir le visa pakistanais en turquie ou en iran, un conseil : faites vos visas indiens en turquie (a ankara, on les a eu en 5 jours et a 95 dollards pour 2) ou avant de partir on the roads...
Ciao
Stf du ptit gwen
Attention ! Depuis hier toute personne ayant visite l'Iran depuis 2011 ne pourra plus obtenir l'ESTA, il faudra un visa pour les Etats Unis. Et si vous possedez l'Esta celui-ci est automatiquement annule.
Bonjour,
IRAN Octobre 2015: Voici un recap pratique pour votre prochaine destination iranienne; je rentre à peine d'un beau voyage de 3 semaines en individuel.
COMMUNICATIONS Téléphone Toutes les communications entrantes et sortantes vers l'Europe sont OK (puce SFR et puce PROXIMUS) Internet Wifi gratuit disponible dans la plupart des hotels (toutes catégories), guests houses, restaurants. Flu inégal et sans rapport avec l'importance de la ville ni le standing du lieu. Certains rares sites bloqués (Facebook, AirBnB par exemple) mais tous les sites que j'ai consultés étaient accessibles. Communications Viber, What's App et Skype OK
VISA AEROPORT Obtention rapide ... selon le nombre de personnes qui font la queue devant vous. Si vous avez devant vous un groupe de chinois qui demandent un visa de travail ... bonne chance ! Attention au certificat d'assurance: celui-ci DOIT indiquer qu'il vous couvre pour l'Iran et mentionner les dates du voyage. Votre carte plastifiée Europ Assistance ne fera pas l'affaire. Pour les étourdis, il y a (en face du guichet des visas) un petit bureau qui vous vend une assurance temporaire locale (12€ pour 15 jours). Vous recevrez le papiers nécessaires mais ... ne comptez pas sur l'intervention de cette assurance car je vous défie de réussir à vous faire comprendre en cas de problème !
PROLONGATION de VISA (340.000 Rials) Cette démarche doit être faite 2 ou 3 jours MAX avant l'expiration de votre visa initial. Selon les bureaux ou vous ferez cette démarche, bonne chance car l'anglais n'est pas répandu dans l'administration ... Eviter absolument de faire cette démarche à Ispahan. La prolongation vous sera certainement refusée (ce fut notre cas, en dépit d'une matinée entière d'essais à tous les bureaux) tellement ce département est surchargé de demandes non touristiques. Les touristes sont donc priés par les autorités locales d'aller faire cela à Téhéran (!) ou alors de payer à l'aéroport l'amende journalière de dépassement au moment de partir. Cette dernière alternative est alléatoire, inutile de le préciser et le risque de louper le vol existe...
TRANSPORTS Taxi Aéroport Imamm Khomeini > centre ville (Sud)= 600.000 rials Pour vos visites et excursions: n'hésitez pas à louer un taxi au forfait: c'est très abordable. Le prix de l'essence aide ... 0.25 euro le litre en Sept 2015. Choisissez-en un qui parle anglais tout de même. Votre guest house a des contacts pour cela et sait ce que les touristes espèrent.
CODE VESTIMENTAIRE Les hommes: comme chez nous mais pas de shorts et bermudas ni de débardeurs. Les femmes: Il convient de respecter les coutumes puisque vous êtes d'humbles visiteurs. En voyage, laissez toujours vos désirs de militer à la maison ! Vous verrez là-bas, une grande panoplies de déclinaisons de tenues selon les régions, villes, les quartiers et aussi les périodes. Couvrez-vous absolument la tête avec un foulard de votre choix: vous trouverez votre accessoire idéal pour vous couvrir les cheveux, le cou, la nuque, sans être obligées de remettre en place le foulard qui glisse toutes les 30 secondes, ce qui est rapidement très barbant. Dans votre guest house, vous pourrez oter le foulard après confirmation de votre hôte. Tunique ample, non transparente et non décolettée. Longueur mi-cuisses, manches sous le coude. Pantalon sous la tunique: il ne doit pas forcément être très ample; il peut même être du type pantalon "legging" à condition que la longueur de la tunique soit bien mi-cuisses. Chaussures indifférentes et pieds nus dedans OK Couleurs de tout cela indifférentes mais pas d'inscriptions ou de dessins provocateurs évidemment. Il y a plus de tolérance vis à vis des touristes mais ce n'est absolument pas une raison pour en profiter car cela pourrait tout à fait se retourner contre la population progressiste !
ARGENT Ne pas changer dans les banques. Le cours y est officiel. Il était de 1 Euro=33.000 Rials en Septembre 2015 Dans les bureaux de change (il y en a toujours en ville) le taux naviguait, à la même période, entre 38.000 et 39.500 rials. Si vous passez par Téhéran d'abord, changez un max là car on y trouve les meilleurs taux (beaucoup de concurrence). Sachez que vous pourrez aussi payer vos hotels en Euros ou Dollars, si vous le souhaitez (taux de change décidé par l'hotel mais toujours correct).
Attention: familiarisez-vous avec les billets et les dénominations ! Les billets s'expriment en Rials Les prix sont affichés en Tomans (enlever un 0) ou très rarement en Rials Les prix sont parfois annoncés oralement en Tomans, sans les milliers 100.000 rials = 10.000 Tomans (ou "10") En cas de doute, demandez: Rials ? Quoi qu'il en soit, si vous vous trompez en payant trop, il est presque certain que le commercant vous rattrapera pour vous rendre l'argent !
VISITES Partout dans le pays, les Tarifs des billets d'entrées pour les sites payants sont de 100.000 Rials ou 150.000 Rials (sans rapport avec l'importance ni l'intérêt du lieu).
RESTAURANTS Vous remarquerez vite que manger dans un resto "fast food", un resto populaire ou un resto de luxe coute la même chose. Curieux mais vrai. On paie la nourriture et pas le cadre ni le service. Comme, la plupart du temps, s'il y a un menu, il est en Farsi uniquement ... faites des expériences et tentez l'inconnu car, hormi l'incontournable brochette de poulet, kebab poulet ou kebab agneau avec du riz blanc, il existe de succulents plats prépares et spécialités qui diffèrent d'une région à l'autre. Regardez dans les assiettes des locaux qui vous entourent et demandez la même chose. Si vous vous approchez d'eux pour demander ce que c'est, il est probable qu'ils ne vous comprennent pas mais qu'ils vous fassent goûter !
HEBERGEMENT Toutes les solutions sont possibles: hôtels de toutes catégories, guests houses traditionelles (à privilégier) et même couchsurfing ! Cette dernière option est une expérience fantastique pour vous et aussi pour votre hôte.
A éviter absolument: les caravanserais transformés en hôtels. Des endroits loins de la ville, au milieu de nulle part en bordure d'autoroute ou à 100m, avec un accueil déplorable, chers, nid de touristes en groupes. Bien que souvent joliments restaurés, ce sont de véritables pièges à cons sans le moindre intérêt !!!
US et COUTUMES Je ne suis pas très versée en la matière mais voici ce qui m'a été expliqué surplace: - Il ne faut pas trinquer (même pas avec de l'eau, même pas "en l'honneur de quelqu'un ou d'un évènement) en présence d'un religieux, ni d'un musulman en général. - Les femmes ne doivent pas serrer la main à un homme iranien, même ami.
QUOI QU'IL EN SOIT Les Iraniens sont les gens les plus accueillants que j'ai rencontrés parmis les très nombreux pays que j'ai visités. Ils sont très heureux de votre visite et très attentifs à ce que tout se passe bien pour vous. Vous ne manquerez de rien: on trouve de tout. Vous vous sentirez en totale sécurité dans ce pays. Ceci dit, pour les doux rêveurs, vous veillerez toujours à respecter les consignes de sécurité élémentaires, comme dans votre propre ville d'origine d'ailleurs. Vous éviterez toutes les zones proches des frontières ainsi que tout rassemblement comme dans tous vos voyages.
Bon voyage ! 😉
IRAN Octobre 2015: Voici un recap pratique pour votre prochaine destination iranienne; je rentre à peine d'un beau voyage de 3 semaines en individuel.
COMMUNICATIONS Téléphone Toutes les communications entrantes et sortantes vers l'Europe sont OK (puce SFR et puce PROXIMUS) Internet Wifi gratuit disponible dans la plupart des hotels (toutes catégories), guests houses, restaurants. Flu inégal et sans rapport avec l'importance de la ville ni le standing du lieu. Certains rares sites bloqués (Facebook, AirBnB par exemple) mais tous les sites que j'ai consultés étaient accessibles. Communications Viber, What's App et Skype OK
VISA AEROPORT Obtention rapide ... selon le nombre de personnes qui font la queue devant vous. Si vous avez devant vous un groupe de chinois qui demandent un visa de travail ... bonne chance ! Attention au certificat d'assurance: celui-ci DOIT indiquer qu'il vous couvre pour l'Iran et mentionner les dates du voyage. Votre carte plastifiée Europ Assistance ne fera pas l'affaire. Pour les étourdis, il y a (en face du guichet des visas) un petit bureau qui vous vend une assurance temporaire locale (12€ pour 15 jours). Vous recevrez le papiers nécessaires mais ... ne comptez pas sur l'intervention de cette assurance car je vous défie de réussir à vous faire comprendre en cas de problème !
PROLONGATION de VISA (340.000 Rials) Cette démarche doit être faite 2 ou 3 jours MAX avant l'expiration de votre visa initial. Selon les bureaux ou vous ferez cette démarche, bonne chance car l'anglais n'est pas répandu dans l'administration ... Eviter absolument de faire cette démarche à Ispahan. La prolongation vous sera certainement refusée (ce fut notre cas, en dépit d'une matinée entière d'essais à tous les bureaux) tellement ce département est surchargé de demandes non touristiques. Les touristes sont donc priés par les autorités locales d'aller faire cela à Téhéran (!) ou alors de payer à l'aéroport l'amende journalière de dépassement au moment de partir. Cette dernière alternative est alléatoire, inutile de le préciser et le risque de louper le vol existe...
TRANSPORTS Taxi Aéroport Imamm Khomeini > centre ville (Sud)= 600.000 rials Pour vos visites et excursions: n'hésitez pas à louer un taxi au forfait: c'est très abordable. Le prix de l'essence aide ... 0.25 euro le litre en Sept 2015. Choisissez-en un qui parle anglais tout de même. Votre guest house a des contacts pour cela et sait ce que les touristes espèrent.
CODE VESTIMENTAIRE Les hommes: comme chez nous mais pas de shorts et bermudas ni de débardeurs. Les femmes: Il convient de respecter les coutumes puisque vous êtes d'humbles visiteurs. En voyage, laissez toujours vos désirs de militer à la maison ! Vous verrez là-bas, une grande panoplies de déclinaisons de tenues selon les régions, villes, les quartiers et aussi les périodes. Couvrez-vous absolument la tête avec un foulard de votre choix: vous trouverez votre accessoire idéal pour vous couvrir les cheveux, le cou, la nuque, sans être obligées de remettre en place le foulard qui glisse toutes les 30 secondes, ce qui est rapidement très barbant. Dans votre guest house, vous pourrez oter le foulard après confirmation de votre hôte. Tunique ample, non transparente et non décolettée. Longueur mi-cuisses, manches sous le coude. Pantalon sous la tunique: il ne doit pas forcément être très ample; il peut même être du type pantalon "legging" à condition que la longueur de la tunique soit bien mi-cuisses. Chaussures indifférentes et pieds nus dedans OK Couleurs de tout cela indifférentes mais pas d'inscriptions ou de dessins provocateurs évidemment. Il y a plus de tolérance vis à vis des touristes mais ce n'est absolument pas une raison pour en profiter car cela pourrait tout à fait se retourner contre la population progressiste !
ARGENT Ne pas changer dans les banques. Le cours y est officiel. Il était de 1 Euro=33.000 Rials en Septembre 2015 Dans les bureaux de change (il y en a toujours en ville) le taux naviguait, à la même période, entre 38.000 et 39.500 rials. Si vous passez par Téhéran d'abord, changez un max là car on y trouve les meilleurs taux (beaucoup de concurrence). Sachez que vous pourrez aussi payer vos hotels en Euros ou Dollars, si vous le souhaitez (taux de change décidé par l'hotel mais toujours correct).
Attention: familiarisez-vous avec les billets et les dénominations ! Les billets s'expriment en Rials Les prix sont affichés en Tomans (enlever un 0) ou très rarement en Rials Les prix sont parfois annoncés oralement en Tomans, sans les milliers 100.000 rials = 10.000 Tomans (ou "10") En cas de doute, demandez: Rials ? Quoi qu'il en soit, si vous vous trompez en payant trop, il est presque certain que le commercant vous rattrapera pour vous rendre l'argent !
VISITES Partout dans le pays, les Tarifs des billets d'entrées pour les sites payants sont de 100.000 Rials ou 150.000 Rials (sans rapport avec l'importance ni l'intérêt du lieu).
RESTAURANTS Vous remarquerez vite que manger dans un resto "fast food", un resto populaire ou un resto de luxe coute la même chose. Curieux mais vrai. On paie la nourriture et pas le cadre ni le service. Comme, la plupart du temps, s'il y a un menu, il est en Farsi uniquement ... faites des expériences et tentez l'inconnu car, hormi l'incontournable brochette de poulet, kebab poulet ou kebab agneau avec du riz blanc, il existe de succulents plats prépares et spécialités qui diffèrent d'une région à l'autre. Regardez dans les assiettes des locaux qui vous entourent et demandez la même chose. Si vous vous approchez d'eux pour demander ce que c'est, il est probable qu'ils ne vous comprennent pas mais qu'ils vous fassent goûter !
HEBERGEMENT Toutes les solutions sont possibles: hôtels de toutes catégories, guests houses traditionelles (à privilégier) et même couchsurfing ! Cette dernière option est une expérience fantastique pour vous et aussi pour votre hôte.
A éviter absolument: les caravanserais transformés en hôtels. Des endroits loins de la ville, au milieu de nulle part en bordure d'autoroute ou à 100m, avec un accueil déplorable, chers, nid de touristes en groupes. Bien que souvent joliments restaurés, ce sont de véritables pièges à cons sans le moindre intérêt !!!
US et COUTUMES Je ne suis pas très versée en la matière mais voici ce qui m'a été expliqué surplace: - Il ne faut pas trinquer (même pas avec de l'eau, même pas "en l'honneur de quelqu'un ou d'un évènement) en présence d'un religieux, ni d'un musulman en général. - Les femmes ne doivent pas serrer la main à un homme iranien, même ami.
QUOI QU'IL EN SOIT Les Iraniens sont les gens les plus accueillants que j'ai rencontrés parmis les très nombreux pays que j'ai visités. Ils sont très heureux de votre visite et très attentifs à ce que tout se passe bien pour vous. Vous ne manquerez de rien: on trouve de tout. Vous vous sentirez en totale sécurité dans ce pays. Ceci dit, pour les doux rêveurs, vous veillerez toujours à respecter les consignes de sécurité élémentaires, comme dans votre propre ville d'origine d'ailleurs. Vous éviterez toutes les zones proches des frontières ainsi que tout rassemblement comme dans tous vos voyages.
Bon voyage ! 😉
Bonjour à tous,
(je m'adresse surtout à ceux qui sont partis en Iran durant cette année 2014
et qui, par conséquent, ont des infos fraîches).
VISA Après bien des hésitations, je crois que je vais faire mon visa depuis la France, étant donné que je vais rester - non pas 15 - mais 21 jours en IRAN. Se présente alors le problème qui suit...
NUMERO D'AUTORISATION L'obtenir par le biais d'une Agence de voyage iranienne m'embête. J'ai peur de devoir ensuite composer mon voyage selon leurs désirs... D'autant que se pose aussi le paiement (à l'avance et via l'Allemagne), question soulevée par un membre du forum. Grimaces !
Mes questions : - S'il faut passer par une agence, avez-vous des adresses sûres ? Je veux dire : qui connaît à Téhéran une agence capable de me fournir un NA, SANS avoir à payer à l'avance, donc paiement seulement une fois arrivé à Téhéran ?
- Quelqu'un est-il passé par Zarrin Nama Travel Agency (paraîtrait jouir d'une bonne réputation) ? Pour tout les membres, je dirai ici ce qu'il en aura été de leur réponse...
- Si, avant d'arriver à Téhéran, il faut avoir retenu un hôtel (condition sans laquelle 'de NA tu n'auras pas'), pouvez-vous me donner des adresses avec prix. Je n'ai pas honte de dire que je suis un 'backpacker' visant essentiellement des hôtels ou GH en catégorie 'petits budgets'.
J'attends beaucoup de connaître vos expériences et points de vue. A l'avance merci.
VISA Après bien des hésitations, je crois que je vais faire mon visa depuis la France, étant donné que je vais rester - non pas 15 - mais 21 jours en IRAN. Se présente alors le problème qui suit...
NUMERO D'AUTORISATION L'obtenir par le biais d'une Agence de voyage iranienne m'embête. J'ai peur de devoir ensuite composer mon voyage selon leurs désirs... D'autant que se pose aussi le paiement (à l'avance et via l'Allemagne), question soulevée par un membre du forum. Grimaces !
Mes questions : - S'il faut passer par une agence, avez-vous des adresses sûres ? Je veux dire : qui connaît à Téhéran une agence capable de me fournir un NA, SANS avoir à payer à l'avance, donc paiement seulement une fois arrivé à Téhéran ?
- Quelqu'un est-il passé par Zarrin Nama Travel Agency (paraîtrait jouir d'une bonne réputation) ? Pour tout les membres, je dirai ici ce qu'il en aura été de leur réponse...
- Si, avant d'arriver à Téhéran, il faut avoir retenu un hôtel (condition sans laquelle 'de NA tu n'auras pas'), pouvez-vous me donner des adresses avec prix. Je n'ai pas honte de dire que je suis un 'backpacker' visant essentiellement des hôtels ou GH en catégorie 'petits budgets'.
J'attends beaucoup de connaître vos expériences et points de vue. A l'avance merci.
bonjour a toutes et a tous !!
je part a pied pour le Népal mi juillet je souhaiterai savoir si des personnes ont fais ce trajet récemment et comment ça ce passe? j'ai cru comprendre qu'il étais possible de trouvé des visa pour l'Iran sans trop de difficulté depuis la Turquie (Ankara trabzon ou encore Erzurum) mais pour le Pakistan ça a l aire dur dur !! je ne peut pas prendre l'avion alors si vous avez de bonnes infos ou de bonne idées je suis preneur merci de votre attention et pour les éventuelles infos bne rtes a vous
je part a pied pour le Népal mi juillet je souhaiterai savoir si des personnes ont fais ce trajet récemment et comment ça ce passe? j'ai cru comprendre qu'il étais possible de trouvé des visa pour l'Iran sans trop de difficulté depuis la Turquie (Ankara trabzon ou encore Erzurum) mais pour le Pakistan ça a l aire dur dur !! je ne peut pas prendre l'avion alors si vous avez de bonnes infos ou de bonne idées je suis preneur merci de votre attention et pour les éventuelles infos bne rtes a vous
bonjour,
je voudrais partir en Iran cet été et j'ai comme l'impression qu'obtenir un visa ne va pas être facile !
Je pense faire une demande à Paris, mais j'ai vu qu'ils demandent l'adresse et le numéro de l'endroit où je compte aller en Iran. problème : je compte y rester deux mois et bouger pas mal !
j'ai deux contacts en Iran, toutes les deux à Téhéran, mais je ne sais pas si ça peut leur poser problème si je note leurs adresses et numéros en sachant que je ne resterais pas chez elles pendant tout mon séjours...
Je ne sais pas non plus comment obtenir mon numéro d'autorisation. Il faut que je demande à mes contacts de le faire pour moi ? ça m'embête de leur demander ça car je ne les connaît pas trop. Connaissez-vous d'autres moyens (pas chers) de l'obtenir?
merci d'avance !
j'ai deux contacts en Iran, toutes les deux à Téhéran, mais je ne sais pas si ça peut leur poser problème si je note leurs adresses et numéros en sachant que je ne resterais pas chez elles pendant tout mon séjours...
Je ne sais pas non plus comment obtenir mon numéro d'autorisation. Il faut que je demande à mes contacts de le faire pour moi ? ça m'embête de leur demander ça car je ne les connaît pas trop. Connaissez-vous d'autres moyens (pas chers) de l'obtenir?
merci d'avance !
bonjour,
Il y a une semaine j'ai demandé par mail le prix d'une chambre a l' Iran hotel d'Ispahan, 2 jours après il me dit que c'est OK, je lui lui demande si c'est possible d'avoir un e-mail de confirmation, pour le présenter à l'ambassade à Paris, lui explicant les éventuelles difficultés pour obtenir un visa.
Et voici sa réponse : (traduction internet ).
" Malheureusement, nous ne pouvons pas traiter votre demande actuellement. On nous a annoncé que tous les ressortissants étrangers, jusqu'à nouvel ordre, sont dirigés un certain nombre d'hôtels spécifiques à Isphahan. Car notre hôtel n'est actuellement pas sur cette liste, nous ne pourrons pas ne réserver ou admettre aucun ressortissants étrangers. Nous attendons actuellement les informations supplémentaires que nous espérons recevoir dans les prochains jours. Une fois que nous recevons d'autres clarifications, nous vous informerons et si possible, nous vous enverrons pour confirmer votre réservation. Nous regrettons n'importe quel dérangement que ceci a pu avoir causé. Si vous avez n'importe quelles autres questions, veuillez ne pas hésiter à nous contacter. "
Qu'en pensez vous, avez vous déjà été confronté à ce problème, ou est-ce tout simplement, le fait que je lui ai écrit dans mon mail, qu'il y a des difficulés avec le visa ?
" Malheureusement, nous ne pouvons pas traiter votre demande actuellement. On nous a annoncé que tous les ressortissants étrangers, jusqu'à nouvel ordre, sont dirigés un certain nombre d'hôtels spécifiques à Isphahan. Car notre hôtel n'est actuellement pas sur cette liste, nous ne pourrons pas ne réserver ou admettre aucun ressortissants étrangers. Nous attendons actuellement les informations supplémentaires que nous espérons recevoir dans les prochains jours. Une fois que nous recevons d'autres clarifications, nous vous informerons et si possible, nous vous enverrons pour confirmer votre réservation. Nous regrettons n'importe quel dérangement que ceci a pu avoir causé. Si vous avez n'importe quelles autres questions, veuillez ne pas hésiter à nous contacter. "
Qu'en pensez vous, avez vous déjà été confronté à ce problème, ou est-ce tout simplement, le fait que je lui ai écrit dans mon mail, qu'il y a des difficulés avec le visa ?
Bonjour tous !
Je cherche à savoir si suite aux récent évènements (déclarations d'Israel et retrait de l'ambassade Canadienne) il est possible d'obtenir un visa iranien en arrivant sur place?
Aussi, j'aimerais connaitre les expériences des filles seules ayant voyagé en Iran/ Irak (Kurdistan)
Merci
Aussi, j'aimerais connaitre les expériences des filles seules ayant voyagé en Iran/ Irak (Kurdistan)
Merci
Bonjour à tous,
Si on écoute les infos alarmistes de ces derniers jours et notamment les déclarations israéliennes ( attaque des bases nucléaires iraniennes avant les élections américaines....) il y a de quoi s'interroger avant un voyage dans le sud de l’Iran programmé mi octobre.
qu'en pensez vous , j ai mon billet pour shiraz le 17 octobre , je suis bien déterminé a visiter ce magnifique pays surtout que je m'y prepare depuis un bon moment .Que me suggérez vous? vos avis intéressent , que se passe t il en cas de conflit (avant mon départ (billet d'avion) ou pendant (rapatriement ? )
help.!!!!!!!
Bon soirée
JM
Si on écoute les infos alarmistes de ces derniers jours et notamment les déclarations israéliennes ( attaque des bases nucléaires iraniennes avant les élections américaines....) il y a de quoi s'interroger avant un voyage dans le sud de l’Iran programmé mi octobre.
qu'en pensez vous , j ai mon billet pour shiraz le 17 octobre , je suis bien déterminé a visiter ce magnifique pays surtout que je m'y prepare depuis un bon moment .Que me suggérez vous? vos avis intéressent , que se passe t il en cas de conflit (avant mon départ (billet d'avion) ou pendant (rapatriement ? )
help.!!!!!!!
Bon soirée
JM









