Bonjour à tous,
Je compte me rendre en Argentine du 3 au 23 mars de cette année et j'aimerais faire la route entre El Calafate et San Carlos de Bariloche (RN40). Plusieurs questions :
- Est-ce faisable en voiture normale où faut-il louer un 4x4 ? C'est goudronné tout le long ou y'a-t-il des passages de piste ?
- Combien de temps faut-il pour le faire ? Est-ce que 3 ou 4 jours suffisent (où est-il intéressant de s'arrêter en route) ou est-ce trop ambitieux ?
L'autre option est d'aller d'El Calafate à Bariloche en avion et de se promener dans la région des Lacs.
Qu'en pensez-vous ?
Merci pour vos réponses et conseils !
J.
Bonjour à tous,
Nous partons du 25 septembre au 13 octobre en Patagonie. Pour le moment, seuls les billets d'avion Paris - Buenos Aires sont pris, vols directs de nuit avec Air France.
Nous avons défini quelques lieux incontournables que nous voulons absolument voir : région de Bariloche avec notamment la route des sept lacs, la région d'El Chalten et El Calafate. Malgré cela, l'itinéraire reste très flou dans nos têtes.
Nous pouvons nous payer les vols intérieurs en avion et des locations de voiture. Nous sommes plutôt orientés nature, paysages grandioses, randonnée d'une journée.
Sachant cela, pouvez-vous nous proposer des itinéraires svp ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse !
Caroline
Nous partons du 25 septembre au 13 octobre en Patagonie. Pour le moment, seuls les billets d'avion Paris - Buenos Aires sont pris, vols directs de nuit avec Air France.
Nous avons défini quelques lieux incontournables que nous voulons absolument voir : région de Bariloche avec notamment la route des sept lacs, la région d'El Chalten et El Calafate. Malgré cela, l'itinéraire reste très flou dans nos têtes.
Nous pouvons nous payer les vols intérieurs en avion et des locations de voiture. Nous sommes plutôt orientés nature, paysages grandioses, randonnée d'une journée.
Sachant cela, pouvez-vous nous proposer des itinéraires svp ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse !
Caroline
Bonjour,
Je vis au Chili et je programme un voyage dans le sud Chili-Argentine en circuit d'une 10aine de jours durant juin-juillet.
J'ai un doute sur trajet suivant Rio Gallegos - Bariloche. J'ai vu que Andesmar proposait ce trajet via Comodoro Rivadivia, mais impose 1 journée d'attente dans cette ville, donc peu pratique. J'ai ensuite trouvé l'entreprise TAQSA MARGA proposait ce trajet complet. Est ce que quelqu'un aurait des informations sur cette compagnie (sécurité des bus, régularité, surtout à cette période de l'année?)?
Existe des compagnies qui passent par la Ruta 40 à cette date pour faire par exemple El Calafate - Bariloche?
Mon idée de voyage est la suivante : - Stgo Puerto Montt (Tur-bus ou autres) - Puerto Montt - Puerto Natales (Navimag) - Puerto Natales - Punta Arenas (Bus sur ou autres) - Puntas Arenas - Rio Gallegos (El Pinguino ou autres) - Rio Gallegos - Bariloche (Quelle compagnie est à recommander?) - Bariloche - Osorno (Andesmar ou autres) - Osorno - Stgo (Tur-bus ou autres)
Je ne souhaite pas prendre les compagnies chiliennes Turibus ou Queilen Bus entre Osorno et Punta Arenas du fait que les bus sont normal/semi cama et ne permettent pas d'arrêt en Argentine.
Merci d'avance pour vos réponses,
Je vis au Chili et je programme un voyage dans le sud Chili-Argentine en circuit d'une 10aine de jours durant juin-juillet.
J'ai un doute sur trajet suivant Rio Gallegos - Bariloche. J'ai vu que Andesmar proposait ce trajet via Comodoro Rivadivia, mais impose 1 journée d'attente dans cette ville, donc peu pratique. J'ai ensuite trouvé l'entreprise TAQSA MARGA proposait ce trajet complet. Est ce que quelqu'un aurait des informations sur cette compagnie (sécurité des bus, régularité, surtout à cette période de l'année?)?
Existe des compagnies qui passent par la Ruta 40 à cette date pour faire par exemple El Calafate - Bariloche?
Mon idée de voyage est la suivante : - Stgo Puerto Montt (Tur-bus ou autres) - Puerto Montt - Puerto Natales (Navimag) - Puerto Natales - Punta Arenas (Bus sur ou autres) - Puntas Arenas - Rio Gallegos (El Pinguino ou autres) - Rio Gallegos - Bariloche (Quelle compagnie est à recommander?) - Bariloche - Osorno (Andesmar ou autres) - Osorno - Stgo (Tur-bus ou autres)
Je ne souhaite pas prendre les compagnies chiliennes Turibus ou Queilen Bus entre Osorno et Punta Arenas du fait que les bus sont normal/semi cama et ne permettent pas d'arrêt en Argentine.
Merci d'avance pour vos réponses,
Bonjour à tous,
Je pars en Argentine 22 jours à partir du 18 Septembre. J'avoue être très perturbée par l'immensité de ce pays et j'aimerai qu'on puisse me dire si mon itinéraire semble approprié. Le but étant de voir une multitude de chose sans trop se presser. Mon itinéraire est le suivant: - BUENOS AIRES: 3 JOURS - VOL pour TRELEW direction la PENINSULE VALDES pour faire de la plongée : 3 à 4 jours - VOL de TRELEW pour EL CALAFATE : RANDONNEE - ESTENCIAS- EXPLORATION DE LA REGION (FITZ ROY-GLACIER) J'ai prévu de louer une voiture sur place et de remonter jusqu'à BARILOCHE par le RN 40 : 8-9 jours pour faire les activités en chemin et remonter à BARILOCHE - BARILOCHE : REGION DES LACS: 2 jours
S'il me reste du temps j'irai faire un tour à MENDOZA puis retour à BUENOS AIRES
Est ce que vous me conseillez de louer la voiture sur place ou de le faire avant de partir?
Je vous remercie d'avance de me faire partager votre ressenti
ALEXANDRA
Je pars en Argentine 22 jours à partir du 18 Septembre. J'avoue être très perturbée par l'immensité de ce pays et j'aimerai qu'on puisse me dire si mon itinéraire semble approprié. Le but étant de voir une multitude de chose sans trop se presser. Mon itinéraire est le suivant: - BUENOS AIRES: 3 JOURS - VOL pour TRELEW direction la PENINSULE VALDES pour faire de la plongée : 3 à 4 jours - VOL de TRELEW pour EL CALAFATE : RANDONNEE - ESTENCIAS- EXPLORATION DE LA REGION (FITZ ROY-GLACIER) J'ai prévu de louer une voiture sur place et de remonter jusqu'à BARILOCHE par le RN 40 : 8-9 jours pour faire les activités en chemin et remonter à BARILOCHE - BARILOCHE : REGION DES LACS: 2 jours
S'il me reste du temps j'irai faire un tour à MENDOZA puis retour à BUENOS AIRES
Est ce que vous me conseillez de louer la voiture sur place ou de le faire avant de partir?
Je vous remercie d'avance de me faire partager votre ressenti
ALEXANDRA
Bonjour,
Je vais partir pour l'aMérique Latine dans un bon mois maintenant et je souhaiterai avoir des informations sur le trajet entre EL CALAFATE et BARILOCHE. En effet, je souhaiterai faire un stop de 2/3 jours entre ces deux vilels mais j'hésite entre El Chalten et El Bolson. Si certains d'entre vous se sont rendus dans ces deux villes, pouvez vous me dire vos préférences ? Petite précision : je me deplace en bus.
Une fois arrivé à Bariloche, je souhaiterai y rester quelques jours pour randonner et faire d'autres activités de plein air et je oudrai ensuite traverser la frontière avec le chili en direction de puerto Montt. Ce qui m'embete, c'est de ne pas aller un peu plus au Nord de Bariloche avant de me rendre au Chili. Pensez-vous qu'une "excursion" d'une journée entre bariloche et san martin de los andes pourrai le faire ??
Merci d'avance pour vos réponses, amis voyageurs
Je vais partir pour l'aMérique Latine dans un bon mois maintenant et je souhaiterai avoir des informations sur le trajet entre EL CALAFATE et BARILOCHE. En effet, je souhaiterai faire un stop de 2/3 jours entre ces deux vilels mais j'hésite entre El Chalten et El Bolson. Si certains d'entre vous se sont rendus dans ces deux villes, pouvez vous me dire vos préférences ? Petite précision : je me deplace en bus.
Une fois arrivé à Bariloche, je souhaiterai y rester quelques jours pour randonner et faire d'autres activités de plein air et je oudrai ensuite traverser la frontière avec le chili en direction de puerto Montt. Ce qui m'embete, c'est de ne pas aller un peu plus au Nord de Bariloche avant de me rendre au Chili. Pensez-vous qu'une "excursion" d'une journée entre bariloche et san martin de los andes pourrai le faire ??
Merci d'avance pour vos réponses, amis voyageurs
Bonjour !
Est-ce que l'un de vous a déjà fait le trajet entre El Calafate et Puerto Madryn en bus ou en voiture ? Nous voulons le faire mais aimerions avoir des avis à ce sujet (routes à suivre, état de ces routes, etc.).
Merci !
Lyne 😊
en janvier je pars en Argentine avec des amis.Nous passerons 4 ou 5 jours dans la région de Bariloche.Quelqu'un pourrait-il me suggérer un programme (pas trop sportif !!!) et des adresses pour des hôtels confortables et de charme.Merci.
Bonjour (et meilleurs voeux!)
Je suis actuellement en train de preparer mon itineraire de Santiago a Ushuaia...c'est pas evident, surtout que je compte traverser la frontiere un bon nombre de fois. J'aimerais donc avoir vos judicieux conseils pour mon trajet. Voici mon plan (n'hesitez pas a me "rediriger" si vous pensez que c'est mieux): santiago, Temuco, Villarica, Pucon, Curarrehue passage frontiere par le Paso Mamuil Malal jusqu'a Junin de los Andes Bariloche passage frontiere (Paso Cardenal Antonio Samare) pour aller sur Osorno et Puerto Mont (y a t il une route directe Bariloche- Puerto Mont?) Ile de Chiloe ensuite caretera austral par Chaiten jusqu'a Coihaique passage frontiere pour aller a la ville de Perito Moreno (est-ce possible? si non, comment faire?)El Chalten, El Calafate, Puerto Natales Punta Arena, Porvenir (y a t il un bateau de Punta Arena a Porvenir?) Rio Grande Et finalement Ushuaia.
Cela vous semble t il judicieux? Y a t il plus interessant a faire. Nous sommes le 8 janvier et je dois etre a Ushuaia pour fin fevrier, est-ce possible? Le stop marche t il dans ce coin du bout du monde?
Enfin bref vous avez compris toutes les infos sont les bienvenues.
Je vous remercie pour tous vos futurs conseils Mucha suerte a todos Nico
Je suis actuellement en train de preparer mon itineraire de Santiago a Ushuaia...c'est pas evident, surtout que je compte traverser la frontiere un bon nombre de fois. J'aimerais donc avoir vos judicieux conseils pour mon trajet. Voici mon plan (n'hesitez pas a me "rediriger" si vous pensez que c'est mieux): santiago, Temuco, Villarica, Pucon, Curarrehue passage frontiere par le Paso Mamuil Malal jusqu'a Junin de los Andes Bariloche passage frontiere (Paso Cardenal Antonio Samare) pour aller sur Osorno et Puerto Mont (y a t il une route directe Bariloche- Puerto Mont?) Ile de Chiloe ensuite caretera austral par Chaiten jusqu'a Coihaique passage frontiere pour aller a la ville de Perito Moreno (est-ce possible? si non, comment faire?)El Chalten, El Calafate, Puerto Natales Punta Arena, Porvenir (y a t il un bateau de Punta Arena a Porvenir?) Rio Grande Et finalement Ushuaia.
Cela vous semble t il judicieux? Y a t il plus interessant a faire. Nous sommes le 8 janvier et je dois etre a Ushuaia pour fin fevrier, est-ce possible? Le stop marche t il dans ce coin du bout du monde?
Enfin bref vous avez compris toutes les infos sont les bienvenues.
Je vous remercie pour tous vos futurs conseils Mucha suerte a todos Nico
Bonjour,
je pars un mois en Argentine avec ma compagne et écris ce message afin d'avoir l'avis de personnes s'y étant déjà rendu.
Nous quittons Paris le 23 Novembre et rentrons le 22 Décembre.
Nous partons le jour de notre arrivée à Trelew pour rejoindre Puerto Madryn dans la foulée où nous resterons 3 nuits.
Nous nous rendrons ensuite à Ushuaia où nous resterons 5 nuits.
Nous partirons ensuite pour El Calafate et nous avons 12 nuits avant de reprendre l'avion entre Bariloche et Iguazu.
A Iguazu nous restons 3 nuits avant de rejoindre Buenos Aires où nous séjournons 5 jours.
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Bonjour,
nous partons avec ma petite famille pour 2 semaines en ARgentine au mois de février, nous hésitons encore sur le parcours, soit 2 semaines dans le Nord Ouest, soit une semaine dans le Nord, avion vers la PAtagonie pour 4/5 jours, et 2 jours à Buenos Aires pour terminer/.
Qu'en pensez vous ? Des suggestions ?
Des recommendations particulières pour voyager avec un nourrisson en ARgentine ?
Merci
Hi there,
Three years after exploring northern Argentina and Chile, my two travel buddies and I want to discover the southern part of these two countries. We’re traveling on a budget, backpacker-style, favoring public transport and modest accommodations, but we don’t hesitate to splurge a little when it’s worth it. The classic spots that have been fueling our dreams: Bariloche, the lakes, Chiloé, El Chaltén, Torres del Paine, Perito Moreno, El Calafate, Fitz Roy, Ushuaia and Tierra del Fuego, and wrapping up in Valparaíso. We’ll take a round-trip flight to Santiago, then I’m thinking of a one-way flight from Santiago to Punta Arenas. From there, we’ll explore and do several day hikes in the south, including Ushuaia and, if possible, Tierra del Fuego. Then we’ll head back north by bus to Bariloche and the lakes, followed by Chiloé, then a bus to Santiago and Valparaíso. Based on your experience, could you help me figure out the best way to structure this trip and maybe suggest some ideas? Thanks in advance. Didier
Three years after exploring northern Argentina and Chile, my two travel buddies and I want to discover the southern part of these two countries. We’re traveling on a budget, backpacker-style, favoring public transport and modest accommodations, but we don’t hesitate to splurge a little when it’s worth it. The classic spots that have been fueling our dreams: Bariloche, the lakes, Chiloé, El Chaltén, Torres del Paine, Perito Moreno, El Calafate, Fitz Roy, Ushuaia and Tierra del Fuego, and wrapping up in Valparaíso. We’ll take a round-trip flight to Santiago, then I’m thinking of a one-way flight from Santiago to Punta Arenas. From there, we’ll explore and do several day hikes in the south, including Ushuaia and, if possible, Tierra del Fuego. Then we’ll head back north by bus to Bariloche and the lakes, followed by Chiloé, then a bus to Santiago and Valparaíso. Based on your experience, could you help me figure out the best way to structure this trip and maybe suggest some ideas? Thanks in advance. Didier
Bonjour,
Cela fait plusieurs semaines que je lis vos messages sur la Patagonie et j'ai re-contacté des personnes de ce site qui me sont toujours d'excellents conseils. Je suis allé avec ma soeur en septembre en argentine ( NOA, buenos aires, la Rioja, Cordoba, Iguazu ) et cette fois j'ai envie de découvrir la patagonie ! 🙂 En janvier nous allons donc continuer ce rêve argentin pendant 3 semaines encore....
Je me suis un peu penché sur un possible itinéraire, qui reste encore flou cependant et j'aimerai vos avis 🙂 déjà sur cette ébauche de programme:
- trajet en bus BA - Bariloche en bus - Bariloche : location de voiture et visite de la ville - route des 7 lacs ( faisable en combien de temps pour bien profiter? ) - San martin de los Andes - Bariloche --) ( estimation de la durée de trajet?) el chalten ( vaut-il mieux rendre la voiture à bariloche et prendre un bus pour en relouer une à el chalten ou la route vaut vraiment le coup d'être faite en voiture, et quelle route ?) Quoi de beau à voir autour de El chalten ?
- El calafate ( 5 jours ) --) parque de los glaciares, Fitz Roy, parc national perito moreno..
- El cafalate --) Torres del plaine ( quelque chose de particulier à savoir pour passer la frontière chilienne ?) 2 jours ce parc national est faisable en voiture ? Mieux vaut faire une excursion organisée sur la journée ou en autonomie c'est possible ?
-Torre del plaine --) si le temps terre de feu
Déjà pensez vous que cet itinéraire est faisable en 3 semaines, sachant qu'il faut compter le retour vers Bariloche 😊 ? J'aimerai savoir si tous les endroits que j'ai cité sont faisables en voiture, visitables en bateau, vélo ou autre moyen que simplement la marche à pied car ma soeur a de sérieux problèmes de pied, et nous ne pourrons pas faire de randonnées ( mais sans se priver de voir de belles choses ). Par ex, le fitz roy, et les lacs ..? les parcs nationaux torre del plaine et perito moreno ?
Faut- il réserver les excursions " célèbres " à l'avance ( genre le perito moreno ? ) car je sais qu'on sera en pleine saison...
Aussi, si vous avez des conseils sur d'autres belles choses à voir ( je sais qu'il doit y en avoir beaucoup ) que je n'aurai pas cité ou des choses à voir aux alentours des principales ville ( ex : el chalten), ça serait génial 😎 Si vous pouviez me préciser a peu prés les temps de route en voiture entre chacune des principales villes que j'ai cité. J'ai beaucoup de question , je sais ...😕
Est-que vous avez déjà visité le lac carrera qui a l'air à couper le souffle ? savez comment y accéder ?
Merci par avance, pour l'aide de chacun de vous dans ce forum, qui rend nos voyages vraiment magiques ....
Florie
Cela fait plusieurs semaines que je lis vos messages sur la Patagonie et j'ai re-contacté des personnes de ce site qui me sont toujours d'excellents conseils. Je suis allé avec ma soeur en septembre en argentine ( NOA, buenos aires, la Rioja, Cordoba, Iguazu ) et cette fois j'ai envie de découvrir la patagonie ! 🙂 En janvier nous allons donc continuer ce rêve argentin pendant 3 semaines encore....
Je me suis un peu penché sur un possible itinéraire, qui reste encore flou cependant et j'aimerai vos avis 🙂 déjà sur cette ébauche de programme:
- trajet en bus BA - Bariloche en bus - Bariloche : location de voiture et visite de la ville - route des 7 lacs ( faisable en combien de temps pour bien profiter? ) - San martin de los Andes - Bariloche --) ( estimation de la durée de trajet?) el chalten ( vaut-il mieux rendre la voiture à bariloche et prendre un bus pour en relouer une à el chalten ou la route vaut vraiment le coup d'être faite en voiture, et quelle route ?) Quoi de beau à voir autour de El chalten ?
- El calafate ( 5 jours ) --) parque de los glaciares, Fitz Roy, parc national perito moreno..
- El cafalate --) Torres del plaine ( quelque chose de particulier à savoir pour passer la frontière chilienne ?) 2 jours ce parc national est faisable en voiture ? Mieux vaut faire une excursion organisée sur la journée ou en autonomie c'est possible ?
-Torre del plaine --) si le temps terre de feu
Déjà pensez vous que cet itinéraire est faisable en 3 semaines, sachant qu'il faut compter le retour vers Bariloche 😊 ? J'aimerai savoir si tous les endroits que j'ai cité sont faisables en voiture, visitables en bateau, vélo ou autre moyen que simplement la marche à pied car ma soeur a de sérieux problèmes de pied, et nous ne pourrons pas faire de randonnées ( mais sans se priver de voir de belles choses ). Par ex, le fitz roy, et les lacs ..? les parcs nationaux torre del plaine et perito moreno ?
Faut- il réserver les excursions " célèbres " à l'avance ( genre le perito moreno ? ) car je sais qu'on sera en pleine saison...
Aussi, si vous avez des conseils sur d'autres belles choses à voir ( je sais qu'il doit y en avoir beaucoup ) que je n'aurai pas cité ou des choses à voir aux alentours des principales ville ( ex : el chalten), ça serait génial 😎 Si vous pouviez me préciser a peu prés les temps de route en voiture entre chacune des principales villes que j'ai cité. J'ai beaucoup de question , je sais ...😕
Est-que vous avez déjà visité le lac carrera qui a l'air à couper le souffle ? savez comment y accéder ?
Merci par avance, pour l'aide de chacun de vous dans ce forum, qui rend nos voyages vraiment magiques ....
Florie
Bonjour à tous!!
Avec ma copine, nous étudions la possibilité de partir 4 semaines en Argentine l'été prochain. Connaissant déjà Salta, Iguazu et Mendoza, nous aimerions visiter la Patagonie même si nous sommes conscients que ce n'est pas la meilleur période. Mais on a lu queques récits de voyage (notamment de voyageuses martiniquaises, merci à elles 😇) et il apparait que cela soit possible de visiter cette (grande) région au mois d'août😮!! Nous envisagerions le parcours suivant:
* Bariloche: 2/3 jours (cela vaut le coup? 🤪) * El calafate: 10 jours (Perrito moreno- El chalten- torres del plaine-Puerto natales) * ushuaia: 4/ 5 jours * Cordoba: 3 jours (je pense que cela vaut le deplacement? 🤪) * Buenos Aires: 5 jours
Que pensez-vous de ce trajet? nous aimerions aussi profiter d'etre juste à coté du Chili pour visiter la Patagonie Chilienne.
Pensez-vous que nous avons oublié quelques sites "imperdibles", nous attarder davantage sur certains sites, ou que nous devrions repenser le parcours?
Encore merci pour votre aide🙂 et viva sudamerica!!!
Benoît
Avec ma copine, nous étudions la possibilité de partir 4 semaines en Argentine l'été prochain. Connaissant déjà Salta, Iguazu et Mendoza, nous aimerions visiter la Patagonie même si nous sommes conscients que ce n'est pas la meilleur période. Mais on a lu queques récits de voyage (notamment de voyageuses martiniquaises, merci à elles 😇) et il apparait que cela soit possible de visiter cette (grande) région au mois d'août😮!! Nous envisagerions le parcours suivant:
* Bariloche: 2/3 jours (cela vaut le coup? 🤪) * El calafate: 10 jours (Perrito moreno- El chalten- torres del plaine-Puerto natales) * ushuaia: 4/ 5 jours * Cordoba: 3 jours (je pense que cela vaut le deplacement? 🤪) * Buenos Aires: 5 jours
Que pensez-vous de ce trajet? nous aimerions aussi profiter d'etre juste à coté du Chili pour visiter la Patagonie Chilienne.
Pensez-vous que nous avons oublié quelques sites "imperdibles", nous attarder davantage sur certains sites, ou que nous devrions repenser le parcours?
Encore merci pour votre aide🙂 et viva sudamerica!!!
Benoît
Je serais le 5 novembre à Buenos Aires pour mon 3ème voyage en Argentine/Chili.Cette fois je descend vers le sud.Dès mon arrivée je fonce à Retiro pour prendre une place de bus/cama pour Puerto Madryn(j'espère le 6).A priori 3 jours à PM puis route vers El Calafate, il semble qu'il faille passer par Rio Gallegos.Après El C.eventuellement El Chalten, ensuite je bute sur la remontée vers Bariloche car il semble être nécessaire de repasser par R.Gallegos et P.Madryn ;si j'avais le temps je ferais un tour dans le sud Chili.Bref, je phosphore la dessus sachant que mon avion de retour est le 24/11 à B.A.et que j'aime bien me refaire une santé tranquille 1 ou 2 jours avant de repartir (éventuellement un saut à Montevidéo, je connais déjà Colonia) .Précision, je suis seul, à part la date de retour je n'ai pas d'impératif et je m'adapte au fur et à mesure.A B.A.j'ai déjà logé à l'hotel PARLAMENTO que j'avais trouvé bien je pense y retourner.Je suis preneur de suggestions de logement sur mon parcours, catégorie moyenne, prix idem pour sexa peinard.Merci
bonjour à tous
aprés des heures de lectures je me décide enfin !!!!
aprés plusieurs voyages en Asie, je me dirige vers l'amerique du sud pour la première fois.
En Mars 2009 je prévois un vol Paris/BA puis direction peninsule de Valdes, El Calafate, Bariloche, puis passage au Chili et remontée sur Santiago en voiture et/ou bus ...
Les irréductibles des voyages au long cours diront que 3 semaines c'est trop court mais, faut bien travailler pour les prochains départ!!!...😉
Avez-vous des conseils sur les transports, les distances et hébergements ???
Je lis peu de commentaires sur les gens là-bas ...qu'en est-il ? les contacts avec les gens locaux sont trés importants pour moi...
Merci d'avance pour vos expériences....
😏
😏
bonjour, j'ai juste une question très précise : comment est la route entre El Calafate et El Chalten ? combien de temps faut-il prévoir pour le trajet en voiture de location, et en bus ?
merci d'avance
Bonjour!!
Qui aurait une idée de l'état de la RN40 en patagonie (d'El Calafate à San Martin de Los Andes environ)? Et du temps de trajet pour relier El Calafate à Bariloche?
Faut-il réserver le bus à l'avance ou bien aviser sur place?
Merci!!
bonjour. est ce que qqun connaitrait le voyage entre el calafate et bariloche en argentine. combien de temps dure t il, combien coute t il. bref est ce que ca vaut la peine?
merci
Bonjour à tous,
Ma fiancée et moi même partons pour notre premier voyage à vélo dans 6 mois (3 janvier 2011). Nous sommes en pleins préparatifs et de plus en plus impatients.
Nous atterrissons à Buenos Aires le 3 janvier. Nous comptons prendre le bus jusque Bariloche et commencer notre trip à vélo de là bas. Voici notre itinéraire:
Nous voulons faire la route des 7 lacs autour de Bariloche, nous n'en avons entendu que du bien. Après cela, nous partirons vers le sud de Bariloche vers El Bolson, Trevelin, Futaleufu, puis bifurquer vers le Chili pour rejoindre la Carretera Australe à Villa Santa Lucia, Puyuhuapi, Villa Ortega, Coyhaique, Cochrane, Villa O'higgins, puis traversée difficile (il parait) de la frontière pour rejoindre El Chalten, El Calafate, Puerto Natales (Torres del Paine), Punta Arena, Rio Grande, pour finir à Ushuaia..
J'ai pu lire qu'il y avait pas mal de connaisseur sur ce forum et nous aurions quelques questions:Que pensez vous de notre trajet? Nous prévoyons 2 mois en nous arretant dans les parcs et en incluant quelques randos et jours de repos. Est ce raisonnable?Si certaines personnes ont déjà été là bas et connaissent un meilleur itinéraire, nous sommes preneurs.Est ce que nous devons craindre les locaux ou nous sommes plutot en sécurité dans cette région? Y a t il des risques de faire du camping sauvage? Des conseils particuliers?Est ce qu'il y a des parties à éviter, quid du vent?Quels sont les sites immanquables à voir dans la région?Finalement, est ce que les cyclotouristes qui l'ont déjà fait se dirigent avec cartes ou GPS pour vélo? Un tépéhone satellite est il nécessaire en cas d'urgence (chute à vélo)?Merci beaucoup pour vos réponses, nous sommes preneurs de tous les conseils comme c'est notre premiere expérience.
John et Steph
Ma fiancée et moi même partons pour notre premier voyage à vélo dans 6 mois (3 janvier 2011). Nous sommes en pleins préparatifs et de plus en plus impatients.
Nous atterrissons à Buenos Aires le 3 janvier. Nous comptons prendre le bus jusque Bariloche et commencer notre trip à vélo de là bas. Voici notre itinéraire:
Nous voulons faire la route des 7 lacs autour de Bariloche, nous n'en avons entendu que du bien. Après cela, nous partirons vers le sud de Bariloche vers El Bolson, Trevelin, Futaleufu, puis bifurquer vers le Chili pour rejoindre la Carretera Australe à Villa Santa Lucia, Puyuhuapi, Villa Ortega, Coyhaique, Cochrane, Villa O'higgins, puis traversée difficile (il parait) de la frontière pour rejoindre El Chalten, El Calafate, Puerto Natales (Torres del Paine), Punta Arena, Rio Grande, pour finir à Ushuaia..
J'ai pu lire qu'il y avait pas mal de connaisseur sur ce forum et nous aurions quelques questions:Que pensez vous de notre trajet? Nous prévoyons 2 mois en nous arretant dans les parcs et en incluant quelques randos et jours de repos. Est ce raisonnable?Si certaines personnes ont déjà été là bas et connaissent un meilleur itinéraire, nous sommes preneurs.Est ce que nous devons craindre les locaux ou nous sommes plutot en sécurité dans cette région? Y a t il des risques de faire du camping sauvage? Des conseils particuliers?Est ce qu'il y a des parties à éviter, quid du vent?Quels sont les sites immanquables à voir dans la région?Finalement, est ce que les cyclotouristes qui l'ont déjà fait se dirigent avec cartes ou GPS pour vélo? Un tépéhone satellite est il nécessaire en cas d'urgence (chute à vélo)?Merci beaucoup pour vos réponses, nous sommes preneurs de tous les conseils comme c'est notre premiere expérience.
John et Steph
Bonjour à tous,
je prépare un long voyage en amérique du sud et je souhaiterais avoir des infos sur le trajet Sud-Nord de Ushuaia à Bariloche. Je compte rejoindre d'abord Puerto Natales, Torres del Paine puis El Calafate. C'est apres que ça se complique... J'aurais aimé rejoindre Puerto Montt par la carretera australe chilienne et rejoindre Bariloche depuis Puerto Montt. Combien de jours sont nécessaires pour ce trajet (Calafate-Puerto Montt) ? Itinéraire ? Est-ce pratiquable fin septembre début Octobre ?
Merci pour votre aide et a bientot.
je prépare un long voyage en amérique du sud et je souhaiterais avoir des infos sur le trajet Sud-Nord de Ushuaia à Bariloche. Je compte rejoindre d'abord Puerto Natales, Torres del Paine puis El Calafate. C'est apres que ça se complique... J'aurais aimé rejoindre Puerto Montt par la carretera australe chilienne et rejoindre Bariloche depuis Puerto Montt. Combien de jours sont nécessaires pour ce trajet (Calafate-Puerto Montt) ? Itinéraire ? Est-ce pratiquable fin septembre début Octobre ?
Merci pour votre aide et a bientot.
Bonjour,
Je prépare un voyage en Argentine en Aout 2010 et j'aurais besoin d'informations concernant la compagnie LADE pour le vol El Calafate-BA : - jours de rotation dans la semaine - horaires - tarifs (même approx.) - Nécessité ou non de réserver à l'avance
Un grand merci à tous par avance pour vos réponses et j'y ajoute une bonne année de voyage. Et comme le dit un proverbe touareg, "mieux vaut partir sans savoir où aller que rester assis à ne rien faire".
Pierre
Je prépare un voyage en Argentine en Aout 2010 et j'aurais besoin d'informations concernant la compagnie LADE pour le vol El Calafate-BA : - jours de rotation dans la semaine - horaires - tarifs (même approx.) - Nécessité ou non de réserver à l'avance
Un grand merci à tous par avance pour vos réponses et j'y ajoute une bonne année de voyage. Et comme le dit un proverbe touareg, "mieux vaut partir sans savoir où aller que rester assis à ne rien faire".
Pierre
Bonjour, je cherche de l'information sur la Carretera Australe au Chili, est-ce qu'il y a des bus qui descendent, ou est-ce pensable de faire du stop. Je sais qu'il y a des traversiers, sont-ils couteux, quelle est leur periode de fonction? Aussi, la fameuse route 40 en Argentine, est-ce qu'il y a des bus publiques qui l'empruntent, sinon, le stop, ca fonctionne? Merci
Salut à toutes et tous les globes-trotteurs! Je suis actuellement entrain d'établir mon programme pour mon prochain voyage.
En effet je pars du 1er Mars au 31 pour un tour au Chili. Je compte faire 15 jours dans le sud (Patagonie) et 15 jours dans le nord (Atacama et Salar d'Uyuni).
je pense commencer mon voyage par le sud, essayer de profiter encore des températures clémente.
Pour le moment je compte prendre un vol "direct" de Genève à Punta Arenas (je pars le 1 et arrive le 2 dans l'après-midi) et y rester 2 jours.
Depuis Punta Arenas je prendrai un bus pour Ushuaia. Je comptais y passer 3 jours. Est-ce trop? Pas assez? Les connaisseurs me le diront 😉
De Ushuaia je compte rejoindre El Calafate en bus de nuit. Sur place à nouveau passer 4 jours afin de voir le glacier Perito Moreno, profiter des alentours.
De El Calafate me diriger vers El Chalten, et y passer 2 jours.
De El Chalten prendre un bus pour Bariloche et y passer à nouveau 2 jours. Et enfin direction Santiago pour partir sur le nord.
Que pensez-vous de cette programmation? Je sais déjà que certains me diront que je devrais plutôt choisir qu'une partie du pays. Je le sais bien mais je préfère bouger et pouvoir visiter l'entièreté du pays.
D'après vous devrais-je passer plus de temps que dans le sud? Je vous remercie d'avance pour tout vos précieux conseils!
je pense commencer mon voyage par le sud, essayer de profiter encore des températures clémente.
Pour le moment je compte prendre un vol "direct" de Genève à Punta Arenas (je pars le 1 et arrive le 2 dans l'après-midi) et y rester 2 jours.
Depuis Punta Arenas je prendrai un bus pour Ushuaia. Je comptais y passer 3 jours. Est-ce trop? Pas assez? Les connaisseurs me le diront 😉
De Ushuaia je compte rejoindre El Calafate en bus de nuit. Sur place à nouveau passer 4 jours afin de voir le glacier Perito Moreno, profiter des alentours.
De El Calafate me diriger vers El Chalten, et y passer 2 jours.
De El Chalten prendre un bus pour Bariloche et y passer à nouveau 2 jours. Et enfin direction Santiago pour partir sur le nord.
Que pensez-vous de cette programmation? Je sais déjà que certains me diront que je devrais plutôt choisir qu'une partie du pays. Je le sais bien mais je préfère bouger et pouvoir visiter l'entièreté du pays.
D'après vous devrais-je passer plus de temps que dans le sud? Je vous remercie d'avance pour tout vos précieux conseils!
Bonjour à tous,
Nous partons à deux en Argentine en décembre (pour un mois) et nous souhaitons louer une voiture, probablement de El Calafate à Bariloche (4 jours) et puis à Salta (7 jours). Est-ce que quelqu'un aurait une expérience avec la location des voitures en Argentine? Mieux faire sur Internet ou sur place? Des sites/compagnies à conseiller? Quel devrait être un bon prix pour une petite voiture?
Merci d'avance pour toute info!
Katerina
Nous partons à deux en Argentine en décembre (pour un mois) et nous souhaitons louer une voiture, probablement de El Calafate à Bariloche (4 jours) et puis à Salta (7 jours). Est-ce que quelqu'un aurait une expérience avec la location des voitures en Argentine? Mieux faire sur Internet ou sur place? Des sites/compagnies à conseiller? Quel devrait être un bon prix pour une petite voiture?
Merci d'avance pour toute info!
Katerina
J’ai mis beaucoup de temps à en venir à bout… mais voici finalement le récit du périple que j’ai effectué en Argentine avec ma copine en février 2017. Au menu : Ushuaïa et la Terre-de-Feu; El Calafate et l’incontournable Perito Moreno; El Chaltén et ses innombrables randonnées; Bariloche, ses montagnes et ses lacs et, bien entendu, l’étourdissante Buenos Aires. J’espère que le tout s’avèrera utile pour celles et ceux qui envisagent d’aller faire un tour du côté de la Patagonie argentine!
L’album complet de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157685921738675
Pour les déplacements nous avons opté pour des voitures de location pour les déplacements locaux et l’avion pour les longues distances. Voici un aperçu du budget consacré au transport :
· Vols aller-retour Montréal / Buenos Aires (avec escales à Toronto et Santiago) avec Air Canada : 870 $CAN (574 euros) par passager
· Vols Buenos Aires / Ushuaïa Ushuaïa / El Calafate et Bariloche / Buenos Aires avec LAN : 704 $CAN (520 euros) par passager
· Vol El Calafate / Bariloche avec Aerolineas Argentinas : 239,60 US$ (301 $CAN 202 euros) par passager
· Voiture Ushuaïa pour 4 jours (agence : Budget, à l’aéroport) : 5343 ARS (380 $CAN 255 euros)
· Voiture El Calafate pour 7 jours (agence : Budget, à l’aéroport) : 6538 ARS (465 $CAN 311 euros)
· Voiture Bariloche pour 4 jours (agence : Hertz, à l’aéroport) : 275 USD (346 $CAN 231,50 euros)
Comme vous pouvez le constater, l’Argentine n’est pas une destination bon marché en ce qui a trait aux transports… Je n’ai cependant rien à redire sur les prestations des locateurs de voiture et des compagnies aériennes. Tout s’est bien déroulé, bon service partout.
Jour 1 : Montréal / Buenos Aires
Dodo : Ilum Hotel, dans Palermo Hollywood (2 nuits). Très bien, excellent petit dèj inclus :
ilumhotel.com
Transport vers l’hôtel avec Ezeiza Taxi (pour la tranquillité d’esprit : prix fixe, péages inclus, kiosque dans le terminal). Promenade dans le verdoyant quartier de Palermo, question de récupérer des quelques 15 heures de vol. Pour le souper, une initiation aux grillades argentines à la Parilla Miranda. Très bon choix !
Jour 2 : Buenos Aires
Pour ma part, j’aime visiter une ville à pied. Ça me permet de m’imprégner de l’atmosphère qui y règne. À Buenos Aires ça bouge constamment, les trottoirs sont bondés et les automobilistes sont un peu cinglés ! Direction le cimetière de la Recoleta, l’incontournable cité mortuaire située dans le quartier chic du même nom. Ensuite, petit détour vers la Place des Nations Unies, où trône Floralis Genérica, l’immense sculpture métallique représentant une fleur qui s’ouvre et se ferme au gré du soleil. Retour vers l’hôtel par les petites rues de Palermo Chico et Palermo Viejo. Charmant.
Souper au sur la chaleureuse terrasse du restaurant Las Cabras. Bonne ambiance, bonne bouffe.
Jour 3 : Buenos Aires / Ushuaïa
Dodo : En lo Alto(4 nuits). Un petit appartement propre et bien équipé au deuxième étage de la maison du sympathique et avenant couple propriétaire (réservé via Booking). Situé dans les hauteurs de la ville, l’appartement offre une vue imprenable sur la baie et les montagnes environnantes. Si vous avez un véhicule, sachez que les proprios offrent leur stationnement privé aux locataires! Trouvé sur booking.com. Paiement comptant uniquement, donc prévoir le coup considérant les limites de retrait journalières au guichet ridiculement basses et les frais de service inversement disproportionnés. Une véritable plaie en Argentine!
Visite (à pieds !) de Ushuaïa. Je sais, plusieurs pestent contre la ville : ce n’est pas particulièrement joli, tout y est cher, ils profitent à fond de leur statut de « bout du monde», etc. Tout cela est vrai, mais il reste que le décor est magnifique et l’atmosphère qui y règne fort agréable. Les montagnes et le canal de Beagle sont là devant, à portée de main, et appellent à la découverte ! On ne va pas à Ushuaïa pour Ushuaïa en soi, on y va pour la Terre-de-Feu, pour ses paysages uniques et oui, pour ce sentiment de bout du monde.


Nous nous dirigeons vers le port, afin de glaner des infos sur les excursions en bateau sur le canal de Beagle pour lendemain. Finalement, comme il fait un temps radieux, le représentant de Patagonia Adventure Explorer nous convainc de profiter de la belle météo et de prendre le tour de fin de journée. Aucun regret ! Il s’agit d’un petit bateau et le guide est fort sympathique. Visite de quelques îlots où vivent phoques et oiseaux marins, du phare Les Éclaireurs et ballade sur une île dénudée dont j’oublie le nom. Très bonne entrée en matière.


Jours 4, 5 et 6 : Ushuaïa Jour 4 : Sur les conseils de notre hôtesse direction la Laguna Esmeralda, située à une vingtaine de km à l’est de Ushuaïa par la route 3. Jolie randonnée, malgré le sentier boueux, qui mène à un lac à l’eau bleu-laiteux, entouré de montagnes qui hébergent un glacier. Je vous conseille de monter dans la montagne derrière le lac, pour un panorama à couper le souffle. Les plus motivés continueront à grimper jusqu’au glacier.




Jour 5 : Direction le Parque nacional Tierra del Fuego, l’objectif premier de notre incursion en Terre-de-Feu. Ne vous laissez pas abattre par la quantité de bus de touristes qui déferlent sur le parc. Ceux-ci se contentent de quelques arrêts-photos et il suffit d’emprunter un sentier pour se retrouver seul ou presque. Nous optons pour la randonnée qui mène au sommet du Cerro Guanaco. La grimpette en forêt, la (pénible) traversée d’une tourbière boueuse et l’ascension abrupte des derniers km au delà de la ligne des arbres sont amplement récompensées par un panorama à 360osur le canal de Beagle, la baie d’Ushuaïa et la cordillère de Darwin. La Terre-de-Feu dans toute a splendeur! À faire.




Jour 6 : Encore le Parque nacional Tierra del Fuego, cette fois pour faire le Senda Costera, un très joli sentier de 8 km (aller), facile, avec de beaux points de vue sur le canal de Beagle et les montagnes environnantes. Le sentier donne aussi un bel aperçu de la forêt magellanique subpolaire, avec ses mousses et ses arbres tordus. Un petit détour en fin de journée du côté de la Bahia Lapataia, le point final de la route nationale no3, tout près de la frontière chilienne.


Jour 7 : Ushuaïa / El Calafate
Dodo : Solares del Sur (2 nuits). Cabanes toute équipées confortables, en retrait de la route principale (Ruta 11). Un peu excentré pour ceux qui ne sont pas véhiculés. Petit dèj inclus :
www.solaresdelsur.com/eng/aparts-cabanas.html
Balade en ville, fort sympathique malgré son côté très touristique. Ensuite, direction la Reserva Laguna Nimez, aux abords du Lago Argentino. L’entrée est payante et donne accès à un parcours sur des plateformes de bois permettant d’observer la faune aviaire qui niche dans la lagune (notamment des flamands roses). Prenez aussi le temps de flâner un peu sur la plage du majestueux Lago Argentino.


L’album complet de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157685921738675
Pour les déplacements nous avons opté pour des voitures de location pour les déplacements locaux et l’avion pour les longues distances. Voici un aperçu du budget consacré au transport :
· Vols aller-retour Montréal / Buenos Aires (avec escales à Toronto et Santiago) avec Air Canada : 870 $CAN (574 euros) par passager
· Vols Buenos Aires / Ushuaïa Ushuaïa / El Calafate et Bariloche / Buenos Aires avec LAN : 704 $CAN (520 euros) par passager
· Vol El Calafate / Bariloche avec Aerolineas Argentinas : 239,60 US$ (301 $CAN 202 euros) par passager
· Voiture Ushuaïa pour 4 jours (agence : Budget, à l’aéroport) : 5343 ARS (380 $CAN 255 euros)
· Voiture El Calafate pour 7 jours (agence : Budget, à l’aéroport) : 6538 ARS (465 $CAN 311 euros)
· Voiture Bariloche pour 4 jours (agence : Hertz, à l’aéroport) : 275 USD (346 $CAN 231,50 euros)
Comme vous pouvez le constater, l’Argentine n’est pas une destination bon marché en ce qui a trait aux transports… Je n’ai cependant rien à redire sur les prestations des locateurs de voiture et des compagnies aériennes. Tout s’est bien déroulé, bon service partout.
Jour 1 : Montréal / Buenos Aires
Dodo : Ilum Hotel, dans Palermo Hollywood (2 nuits). Très bien, excellent petit dèj inclus :
ilumhotel.com
Transport vers l’hôtel avec Ezeiza Taxi (pour la tranquillité d’esprit : prix fixe, péages inclus, kiosque dans le terminal). Promenade dans le verdoyant quartier de Palermo, question de récupérer des quelques 15 heures de vol. Pour le souper, une initiation aux grillades argentines à la Parilla Miranda. Très bon choix !
Jour 2 : Buenos Aires
Pour ma part, j’aime visiter une ville à pied. Ça me permet de m’imprégner de l’atmosphère qui y règne. À Buenos Aires ça bouge constamment, les trottoirs sont bondés et les automobilistes sont un peu cinglés ! Direction le cimetière de la Recoleta, l’incontournable cité mortuaire située dans le quartier chic du même nom. Ensuite, petit détour vers la Place des Nations Unies, où trône Floralis Genérica, l’immense sculpture métallique représentant une fleur qui s’ouvre et se ferme au gré du soleil. Retour vers l’hôtel par les petites rues de Palermo Chico et Palermo Viejo. Charmant.
Souper au sur la chaleureuse terrasse du restaurant Las Cabras. Bonne ambiance, bonne bouffe.
Jour 3 : Buenos Aires / Ushuaïa
Dodo : En lo Alto(4 nuits). Un petit appartement propre et bien équipé au deuxième étage de la maison du sympathique et avenant couple propriétaire (réservé via Booking). Situé dans les hauteurs de la ville, l’appartement offre une vue imprenable sur la baie et les montagnes environnantes. Si vous avez un véhicule, sachez que les proprios offrent leur stationnement privé aux locataires! Trouvé sur booking.com. Paiement comptant uniquement, donc prévoir le coup considérant les limites de retrait journalières au guichet ridiculement basses et les frais de service inversement disproportionnés. Une véritable plaie en Argentine!
Visite (à pieds !) de Ushuaïa. Je sais, plusieurs pestent contre la ville : ce n’est pas particulièrement joli, tout y est cher, ils profitent à fond de leur statut de « bout du monde», etc. Tout cela est vrai, mais il reste que le décor est magnifique et l’atmosphère qui y règne fort agréable. Les montagnes et le canal de Beagle sont là devant, à portée de main, et appellent à la découverte ! On ne va pas à Ushuaïa pour Ushuaïa en soi, on y va pour la Terre-de-Feu, pour ses paysages uniques et oui, pour ce sentiment de bout du monde.


Nous nous dirigeons vers le port, afin de glaner des infos sur les excursions en bateau sur le canal de Beagle pour lendemain. Finalement, comme il fait un temps radieux, le représentant de Patagonia Adventure Explorer nous convainc de profiter de la belle météo et de prendre le tour de fin de journée. Aucun regret ! Il s’agit d’un petit bateau et le guide est fort sympathique. Visite de quelques îlots où vivent phoques et oiseaux marins, du phare Les Éclaireurs et ballade sur une île dénudée dont j’oublie le nom. Très bonne entrée en matière.


Jours 4, 5 et 6 : Ushuaïa Jour 4 : Sur les conseils de notre hôtesse direction la Laguna Esmeralda, située à une vingtaine de km à l’est de Ushuaïa par la route 3. Jolie randonnée, malgré le sentier boueux, qui mène à un lac à l’eau bleu-laiteux, entouré de montagnes qui hébergent un glacier. Je vous conseille de monter dans la montagne derrière le lac, pour un panorama à couper le souffle. Les plus motivés continueront à grimper jusqu’au glacier.




Jour 5 : Direction le Parque nacional Tierra del Fuego, l’objectif premier de notre incursion en Terre-de-Feu. Ne vous laissez pas abattre par la quantité de bus de touristes qui déferlent sur le parc. Ceux-ci se contentent de quelques arrêts-photos et il suffit d’emprunter un sentier pour se retrouver seul ou presque. Nous optons pour la randonnée qui mène au sommet du Cerro Guanaco. La grimpette en forêt, la (pénible) traversée d’une tourbière boueuse et l’ascension abrupte des derniers km au delà de la ligne des arbres sont amplement récompensées par un panorama à 360osur le canal de Beagle, la baie d’Ushuaïa et la cordillère de Darwin. La Terre-de-Feu dans toute a splendeur! À faire.




Jour 6 : Encore le Parque nacional Tierra del Fuego, cette fois pour faire le Senda Costera, un très joli sentier de 8 km (aller), facile, avec de beaux points de vue sur le canal de Beagle et les montagnes environnantes. Le sentier donne aussi un bel aperçu de la forêt magellanique subpolaire, avec ses mousses et ses arbres tordus. Un petit détour en fin de journée du côté de la Bahia Lapataia, le point final de la route nationale no3, tout près de la frontière chilienne.


Jour 7 : Ushuaïa / El Calafate
Dodo : Solares del Sur (2 nuits). Cabanes toute équipées confortables, en retrait de la route principale (Ruta 11). Un peu excentré pour ceux qui ne sont pas véhiculés. Petit dèj inclus :
www.solaresdelsur.com/eng/aparts-cabanas.html
Balade en ville, fort sympathique malgré son côté très touristique. Ensuite, direction la Reserva Laguna Nimez, aux abords du Lago Argentino. L’entrée est payante et donne accès à un parcours sur des plateformes de bois permettant d’observer la faune aviaire qui niche dans la lagune (notamment des flamands roses). Prenez aussi le temps de flâner un peu sur la plage du majestueux Lago Argentino.



Bonjour,
Ma fille (6ans) et moi partons en Argentine fin mars. J'ai parcouru des dizaines et des dizaines de sites, lu des tas d'articles sur les itinéraires conseillés, effectués. Je suis totalement PERDUE! Nous avons 3 semaines. Je ne manque pas d'idées sur les choses à faire. Je sais que le pays est immense et cher en comparaison à d'autres. J'essaye de trouver des sites où ma fille et moi y trouverons notre plaisir. J'ai donc en tête plusieurs endroits que je souhaite visiter mais je suis perplexe par rapport au prix des billets d'avion notamment. Tout d'abord, voici les spots que je souhaiterais voir:
Iguazu El calafate (PErito Moreno) BAriloche Salta
J'ai rayé Ushuaia et Péninsule VAldes car à cette époque, la faune a presque totalement disparu et les bateaux (Ushuaïa) ne font plus la traversée. Du coup, autant de km parcourus pour ne rien voir si ce n'est qques oiseaux: non merci-->Désolée amis des oiseaux😐. Ce qui me parait invraisemblable est que bon nombre de trajets en avion passent par BA. Du coup, la durée et le cout s'en font durement ressentir. Le plus intéressant financièrement est de commencer par BA-BAriloche plutôt que BA-El Calafate. Cependant, après, pas moyen de trouver un vol sans devoir passer par BA (El calafate-BAriloche ou inversement). Coté bus, sur le site centraldepasajes.com., le prix du billet est "inhumain"! L'un d'entre vous a-t-il fait ce circuit et comment? Avez-vous des tuyaux? Des parents ont-ils des tuyaux pour des activités pour les enfants? J'envisage de voir le glacier Perito Moreno, de faire le tour des glaciers en bateau, de faire du cheval (pas trop longtemps évidemment)...
Tous les tuyaux sont à prendre. Je suis consciente que c'est un pays cher mais je ne veux pas non plus débourser des sommes folles pour circuler.
Merci à tous pour vos précieux conseils et bon voyage ...
Christelle
Ma fille (6ans) et moi partons en Argentine fin mars. J'ai parcouru des dizaines et des dizaines de sites, lu des tas d'articles sur les itinéraires conseillés, effectués. Je suis totalement PERDUE! Nous avons 3 semaines. Je ne manque pas d'idées sur les choses à faire. Je sais que le pays est immense et cher en comparaison à d'autres. J'essaye de trouver des sites où ma fille et moi y trouverons notre plaisir. J'ai donc en tête plusieurs endroits que je souhaite visiter mais je suis perplexe par rapport au prix des billets d'avion notamment. Tout d'abord, voici les spots que je souhaiterais voir:
Iguazu El calafate (PErito Moreno) BAriloche Salta
J'ai rayé Ushuaia et Péninsule VAldes car à cette époque, la faune a presque totalement disparu et les bateaux (Ushuaïa) ne font plus la traversée. Du coup, autant de km parcourus pour ne rien voir si ce n'est qques oiseaux: non merci-->Désolée amis des oiseaux😐. Ce qui me parait invraisemblable est que bon nombre de trajets en avion passent par BA. Du coup, la durée et le cout s'en font durement ressentir. Le plus intéressant financièrement est de commencer par BA-BAriloche plutôt que BA-El Calafate. Cependant, après, pas moyen de trouver un vol sans devoir passer par BA (El calafate-BAriloche ou inversement). Coté bus, sur le site centraldepasajes.com., le prix du billet est "inhumain"! L'un d'entre vous a-t-il fait ce circuit et comment? Avez-vous des tuyaux? Des parents ont-ils des tuyaux pour des activités pour les enfants? J'envisage de voir le glacier Perito Moreno, de faire le tour des glaciers en bateau, de faire du cheval (pas trop longtemps évidemment)...
Tous les tuyaux sont à prendre. Je suis consciente que c'est un pays cher mais je ne veux pas non plus débourser des sommes folles pour circuler.
Merci à tous pour vos précieux conseils et bon voyage ...
Christelle
Bonjour,
nous allons passer 18 jours en Argentine en février prochain.
Au grès des forums, on s'était imaginé de faire cela : - 2 jours pleins sur Buenos Aires en arrivant. - 3 jours sur Puerto Madryn - 3/4 jours sur Ushuaia - 3/4 jours El Calafate - 3 jours autour du parc Torres del Plaine
Donc autour de 14 jours, soit encore 3 ou 4 jours à remplir en fonction des horaires de vols intérieurs. Donc on s'était dit pourquoi pas 2 jours sur Iguazu.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t-il d'autres choses à faire pas trop loin au Chili par exemple ?
nous allons passer 18 jours en Argentine en février prochain.
Au grès des forums, on s'était imaginé de faire cela : - 2 jours pleins sur Buenos Aires en arrivant. - 3 jours sur Puerto Madryn - 3/4 jours sur Ushuaia - 3/4 jours El Calafate - 3 jours autour du parc Torres del Plaine
Donc autour de 14 jours, soit encore 3 ou 4 jours à remplir en fonction des horaires de vols intérieurs. Donc on s'était dit pourquoi pas 2 jours sur Iguazu.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t-il d'autres choses à faire pas trop loin au Chili par exemple ?
bonjour à tous.
Apres quelques infos sur le nord du Chili et de l'Argentine obtenues il y a quelques jours (merci Mark), je recherche quelques conseils sur la Patagonie.
mon projet est : 1. USHUAIA 2. EL CALAFATE (avec visite du Glacier Perito Moreno) 3. TORRES DEL PAINE (3 jours sur place) 4. retour EL CALAFATE 5. EL CHALTEN (visite Fitz Roy) 6. BARILOCHE puis continuation vers le Chili
J'aurais besoin d'un ptit coup de main pour les points suivants :
1. Existe t il des bus qui font EL CALAFATE - TORRES DEL PAINE - EL CALAFATE ? j'ai trouvé la compagnie ZAAHJ qui proposerait ce trajet mais je n'arrive pas à avoir d'horaires ni d'infos valables.
2. Est ce que l'on peut organiser un sejour à TORRES DEL PAINE depuis EL CALAFATE ? (reservations des refugios par ex)
3. Existe t il des bus qui font EL CHALTEN - BARILOCHE (via la ruta 40) ou est ce qu'il faut redescendre sur EL CALAFATE ?
4. J'envisage de faire BARILOCHE - PUERTO VARAS par la traversée des lacs (CRUCE DE LOS LAGOS) en une journée. Avez vous tenté l'aventure ? ça valait le coup ?
Merci a tous
Olivier
Apres quelques infos sur le nord du Chili et de l'Argentine obtenues il y a quelques jours (merci Mark), je recherche quelques conseils sur la Patagonie.
mon projet est : 1. USHUAIA 2. EL CALAFATE (avec visite du Glacier Perito Moreno) 3. TORRES DEL PAINE (3 jours sur place) 4. retour EL CALAFATE 5. EL CHALTEN (visite Fitz Roy) 6. BARILOCHE puis continuation vers le Chili
J'aurais besoin d'un ptit coup de main pour les points suivants :
1. Existe t il des bus qui font EL CALAFATE - TORRES DEL PAINE - EL CALAFATE ? j'ai trouvé la compagnie ZAAHJ qui proposerait ce trajet mais je n'arrive pas à avoir d'horaires ni d'infos valables.
2. Est ce que l'on peut organiser un sejour à TORRES DEL PAINE depuis EL CALAFATE ? (reservations des refugios par ex)
3. Existe t il des bus qui font EL CHALTEN - BARILOCHE (via la ruta 40) ou est ce qu'il faut redescendre sur EL CALAFATE ?
4. J'envisage de faire BARILOCHE - PUERTO VARAS par la traversée des lacs (CRUCE DE LOS LAGOS) en une journée. Avez vous tenté l'aventure ? ça valait le coup ?
Merci a tous
Olivier








