Discussions similar to: Film indonésien The Photograph Nan Triveni Achnas
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Bali, mon offrande
Samedi 6 octobre, aéroport de Dempasar, 20h30.

-Hello ! Taxi ! (Ah, j'ai comme l'impression que ça va nous suivre, ça...) How much ? -Pipty taousan (Ah ok, pipty... je sens que ça va être simple) Thank you ! -You welcom

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Retour d'une croisière en Indonésie sur le Volendam de Holland America Line
Itinéraire : Singapour, Jakarta (Java), Semarang (Java), Surabaya (Java), Komodo Island, Lembar (Lomboc), Benoa (Bali), Probolinggo (Java), Singapour.



Bonjour à tous,

Cette fois c'est avec beaucoup de bonheur et le cœur léger que je peux commencer ce récit. J'étais à deux doigts de renoncer aux croisières suite à la dernière qui fut désastreuse... C'est d'ailleurs sans entrain que je suis partie en ne pensant qu'au bonheur de retrouver Singapour que j'adore et qui, une fois encore m'a éblouie et enchantée.

C'est une croisière qui n'était pas vraiment prévue, mais une offre intéressante nous a rappelé qu'il y avait longtemps que nous n'étions pas allés en Asie. L'Indonésie nous ne la connaissions pas et Komodo ou Bali sont des noms qui font rêver. Singapour est une destination idéale pour de bons tarifs aériens. Que des bons arguments pour nous décider !

Avant le départ j'ai passé plusieurs semaines à faire des recherches pour trouver des guides particuliers aux différentes escales où nous pouvions faire des visites pas trop éloignées du port. Pour les autres nous avons choisi de passer par les excursions du bateau pour plus de commodité, de tranquillité, de confort et de sécurité horaire. Les conditions de circulation étant très difficiles dans ces îles.

Mes recherches n'ont pas données beaucoup de résultats. Bien souvent je n'ai pas eu de réponses, ou les plus sérieux, n'étaient pas disponibles. Quand finalement j'ai réussi à obtenir des réponses positives les prix étaient très cher, ou augmentaient le lendemain sous prétexte que la vie était de plus en plus chère... On me demandait 60 ou 80 € par personne pour visiter une ville, en me précisant d'entrée que c'était sans les pourboires. Encore une conséquence de la mondialisation mais il y a des limites à ne pas dépasser dans l'exploitation des masses touristiques 😛. Sachant que le niveau de vie à Java est très bas et que beaucoup vivent avec 2$ par jour, j'ai trouvé ces prix prohibitifs et je n'ai rien réservé.
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25 jours à Sulawesi (Indonésie) avec Les Gros Sacs
Hello les voyageurs :)

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.

Nos carnets de voyage précédents :

3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂

Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂

Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak

Allez c'est parti :)
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Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!

Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!

After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!

This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!



Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...

Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...







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Le Festival International du film de Marrakech dévoile les 80 films de sa sélection officielle...
Enfin Marrakech ouvrira ses portes aux cinéphiles à l'occasion du Festival International du Film qui a été créé en 2001 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour promouvoir les arts et le cinéma au Maroc. Annulée en 2017, la 17e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) aura lieu cette année, Le festival se tiendra du vendredi 30 novembre au 8 décembre 2018. Robert De Niro sera l'invité d'honneur, décrit comme le "monstre sacré du cinéma mondial" est un acteur, producteur et réalisateur américain. Reconnu pour ses nombreux films tels que Mean Streets, Taxi Driver, The Godfather 2, Il était une fois en Amérique, Brésil, Heat, Backdraft, The Untouchables, Angel Heart, Mission, Raging Bull, The Free, Casino, The Naked Nerves, Frankenstein, Jackie Brown, Mafia Blues, Sleepers, Voyage au bout de l'enfer, 1900, The Irishman. De Niro a remporté de nombreux prix tels que l'Oscar du meilleur acteur, l'Oscar du meilleur second rôle et deux Golden Globe (dont un pour toute sa carrière en 2011). Reconnu pour ses nombreux films tels que Mean Streets, Taxi Driver, The Godfather 2, Il était une fois en Amérique, Brésil, Heat, Backdraft, The Untouchables, Angel Heart, Mission, Raging Bull, The Free, Casino, The Naked Nerves, Frankenstein, Jackie Brown, Mafia Blues, Sleepers, 1900 or The Irishman. De Niro a remporté de nombreux prix tels que l'Oscar du meilleur acteur, l'Oscar du meilleur second rôle et deux Golden Globe (dont un pour toute sa carrière en 2011). FILMS HOLLYWOODIENS ONT ÉTÉ TOURNÉS AU MAROC? De nombreux cinéphiles du monde entier ont vu une partie considérable du territoire et des paysages marocains dans les films hollywoodiens. Le pays est devenu un lieu de tournage majeur, c'est partout dans les films américains. OTHELLO (1951) L'adaptation cinématographique d'Othello de William Shakespeare par Orson Welles est l'un des premiers classiques tournés au Maroc. Le film s'ouvre sur une scène à Essaouira, combinant forteresses et forteresses aux murs et remparts fortifiés. La Tragédie d'Othello : Le Maure de Venise comprend d'autres scènes qui ont été tournées dans les ruelles labyrinthiques et les passages étroits de ce lieu côtier populaire. Aujourd'hui, l'une des places de la ville porte le nom du célèbre directeur ; il y a même une plaque au milieu de la place dédiée à sa mémoire. L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP (1956) Le meilleur réalisateur anglais, Alfred Hitchcock, ouvre son film à suspense L'homme qui en savait trop avec une scène d'un bus entrant dans le portail de Bab Doukkkala, un repère historique dans la ville de Marrakech. Hitchcock montre le même bus qui passe par Bab El Khemis, un marché aux puces très animé rempli d'un tas de vieux déchets et de trésors cachés. Durant leur séjour, le Dr Benjamin (James Stewart) et son épouse Joséphine "Jo" (Doris Day) séjournent dans le luxueux hôtel La Mamounia. (Winston Churchill séjournait toujours dans cet hôtel et passait beaucoup de temps à Marrakech.) Le "maître du suspense", Alfred Hitchcock, a également utilisé la charmante place Jemaa el-Fnaa comme décor pour son film. Le film montre comment la famille McKenna tombe accidentellement sur un assassinat sur la place mondialement connue et animée.

LAWRENCE D'ARABIE (1962) Lawrence d'Arabie est un chef-d'œuvre basé sur la vie de T. E. Lawrence. Le film est réalisé par David Lean et met en vedette les deux acteurs légendaires, Peter O'Toole et Omar Sharif. Certaines des scènes du film ont été tournées dans le magnifique village marocain d'Ait Benhaddou, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une autre scène épique filmée au Maroc est le massacre de l'armée turque. L'HOMME QUI SERAIT ROI (1975) The Man Who Would Be King est l'adaptation en 1975 par John Huston de la nouvelle éponyme de Rudyard Kipling. Le film met en vedette Sir Sean Connery, le meilleur James Bond de tous les temps, et l'icône du cinéma britannique, Sir Michael Caine. Ce film extraordinaire a été tourné principalement au Maroc. La scène où Danny et Peachy offrent leurs services en tant que conseillers au chef du village fictif'Er-Heb' a été filmée à Tagadirt n'Bour, un village dans la région d'Al-Haouz. La bataille avec le village'Bashkai' se déroule à Tifoultoute, une arène désertique près de Ouarzazate.

LE JOYAU DU NIL (1985) The Jewel of the Nile est un film d'aventure, d'action, d'amour et de comédie mettant en vedette Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny DeVito. Certaines scènes du film ont été tournées dans la ville de Meknès et dans les environs de Ouarzazate. L'avion de chasse F-16 que Jack Colton (Michael Douglas), Joan Wilder (Kathleen Turner) et Al-Julhara (Avner Eisenberg) utilisent pour fuir dans le désert, est toujours exposé aux studios Atlas Corporation à Ouarzazate. La scène du jet a été filmée dans un village fortifié à Ait Benhaddou.

LA MOMIE (1999) The Mummy, mettant en vedette Brendan Fraser et Rachel Weisz, lauréate d'un Oscar, est un remake du film d'horreur classique de 1932 du même nom. Le film se passe en Egypte, mais tourné principalement au Maroc. Dans le sud-est du désert marocain, tout un décor a été construit pour la ville égyptienne fictive, Hamunaptra. Le décor de cette ville fictive a été construit dans un cratère volcanique endormi près de la ville oasis de la vie réelle, Erfoud. Deux ans plus tard, deux ans plus tard, "La momie revient" au Maroc, la suite du film à succès de Stephen Sommers en 1999. Non loin d'Erfoud, les dunes du désert de l'Erg Chebbi sont utilisées comme un double pour le désert égyptien. ALEXANDER (2004) Alexander d'Oliver Stone est un drame historique mettant en vedette Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Jared Leto et Val Kilmer. Les zones autour d'Essaouira ont servi de toile de fond pittoresque aux montagnes macédoniennes, aux petits bassins, aux terres agricoles et aux rivières. La scène du marché aux chevaux macédonien où le jeune Alexandre (Connor Paolo) surprend tout le monde en apprivoisant et soumettant Bucephalus, a été tournée près d'Essaouira. La grande bataille de Gaugamela où Alexandre (Colin Farrell) bat l'empereur persan Darius III a été filmé dans un désert près de Marrakech. Les portes majestueuses par lesquelles Alexandre le Grand fait son entrée triomphale dans Babylone ont été construites à Marrakech. BABEL (2006) Babel est un drame multi-narratif réalisé par Alejandro González Iñárritu et écrit par Guillermo Arriaga. Il met en vedette un mélange éclectique d'acteurs de différentes parties du monde ; Brad Pitt, Cate Blanchett, Adriana Barraza, Gael Garcia Bernal, Rinko Kikuchi, Koji Yakusho et Driss Roukhe. La production cinématographique est elle-même une sorte de tour Babel tournée dans de nombreux endroits dans le monde. Une partie du film a été tournée au Maroc, dans un lointain village berbère situé dans les montagnes de l'Atlas, Taguenzalt. PRINCE DE PERSE : LES SABLES DU TEMPS (2010) Prince of Persia : The Sands of Time est réalisé par Mike Newell et produit par Jerry Bruckheimer. Penny Rose, qui a également été la créatrice des costumes de Pirates des Caraïbes, a travaillé sur cette adaptation de jeu vidéo-franchise. Le film met en vedette Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley et Alfred Molina. Les paysages spectaculaires des montagnes, vallées et déserts marocains ont servi de toile de fond à un plus grand nombre de scènes. Une grande partie du plateau de tournage a été construite dans des endroits du Maroc, notamment à Merzouga, Erfoud, Ouarzazate, Tameslouht, Oukaimeden et Marrakech. De nombreux artisans et artistes locaux ont participé à la création et à la fabrication d'accessoires et de costumes, dont le poignard qui libère les sables du temps et l'armure du Prince Dastan. CRÉATION (2010) Inception, la superproduction de science-fiction de Christopher Nolan, est un thriller à la fois époustouflant et époustouflant de "rêve dans un rêve". Nolan assemble une distribution très remarquable comprenant Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy, Ellen Page, Ken Watanabe, Marion Cotillard et Michael Caine. La séquence de poursuite à pied avec Cobb (Leonardo DiCaprio) a été filmée dans les ruelles étroites et les souks animés de Tanger. La ville du nord du Maroc a doublé sous le nom de Mombasa, au Kenya SNIPER AMÉRICAIN (2014) American Sniper est un biopic de 2014 basé sur les mémoires du sniper le plus meurtrier de l'histoire militaire américaine. Ce film de guerre qui a généré les revenus les plus élevés de tous les temps a été réalisé par Clint Eastwood et a mis en vedette Bradley Cooper dans le rôle de feu Chris Kyle. Les scènes en Irak sont en fait tournées à Rabat, la capitale du Maroc. Certaines parties des quartiers de la ville sont transformées pour ressembler à la ville irakienne dévastée et délabrée de Fallujah, car il était trop dangereux pour l'équipe de production de tourner en Irak. MISSION : IMPOSSIBLE - NATION VOYOU (2015) Mission : Impossible - Rogue Nation est un film d'action, d'aventure et d'espionnage mettant en vedette Tom Cruise, agent du FMI, Ethan Hunt. Le film a des séquences spectaculaires tournées dans de nombreux endroits à travers le Maroc. La scène de chasse où l'agent Hunt (Tom Cruise) et Benji (Simon Pegg) conduisent une BMW M3 et sont poursuivis par des membres du Syndicat a été tournée près de la Kasbah des Udayas à Rabat, un monument du 12ème siècle. La poursuite se poursuit dans les rues étroites du quartier Derb Sultan à Casablanca et se termine par un saut périlleux BMW M3 juste en face de la célèbre mosquée Hassan II, la plus grande du Maroc. L'autre scène où Ethan Hunt poursuit Ilsa sur l'autoroute a été filmée sur l'autoroute A7 Casablanca-Agadir et dans les virages serrés de l'Atlas près de Marrakech.
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Documentaire sur une famille indonésienne
Un documentaire en 3 parties sur le quotidien et les difficultés d'une famille indonésienne sans aucun commentaire en voix off. Si vous avez l'occasion de le voir de nombreux probleme récurents auxquels sont confrontés les indonésiens sont développés, la mère a pas sa langue dans sa poche et certaines scenes sont terribles comme: http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bshC8ll2q7Y et http://www.youtube.com/watch?v=vGkD8YFleyU&feature=related et encore http://www.youtube.com/watch?v=t0-M4SGneUM

j'adore la draisine-ojek "mundur untuk maju"😏 Tout un symbole de l'indonésie... titres: the eye of the day shape of the moon position among the stars je n'ai pas vu de sous titres francais mais ca doit bien exister
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Super film documentaire qui se passe à Jakarta
Bonjour, Je viens d'assister à la projection d'un film/documentaire particulièrement touchant et intéressant qui relate l'histoire de 3 musiciens marginalisés à Jakarta. Pour ceux que cela intéresse, il s'agit de "JALANAN", je vous le recommande vivement !

Synopsis (en anglais ; à propos, le film est en indonésien, sous-titré en anglais) JALANAN ('Streetside') tells the captivating story of Boni, Ho & Titi, three gifted, charismatic street musicians in Jakarta over a tumultuous 5-year period in their own lives and that of Indonesia. The film follows the young marginalized musicians and their never before seen sub-culture, while also painting a striking, moody and intimate portrait of Indonesia’s frenzied capital city. Using the powerful soundtrack of the musicians' original compositions to drive the film, it traces their elusive quest for identity and love in the day-to-day of a city overrun by the effects of globalization and corruption.

Sophie
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Passeport indonésien
Bonjour, J'aimerai faire venir en france mon ami qui habite à Bali. Je voudrais connaître les formalités et le prix pour qu'il obtienne son passeport car sur internet c'est assez galère à trouver.

Merci d'avance de votre aide.

Cécile
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Documentaire Indonésie: Jagal The act of killing
Un documentaire édifiant pour qui cherche à comprendre les raisons de l'état de délabrement de la société Indonésienne. Attention âmes sensibles s'abstenir les sujets abordés (l'impunité dont jouissent les coupables des massacres qui ont suivi la prise du pouvoir par suharto en 1965) sont loin d'être légers. Les liens youtube avec sous titres en Anglais. http://www.youtube.com/watch?v=oQTkKCw26FA&hd=1 http://www.youtube.com/watch?v=RHfivnY5uLE http://www.youtube.com/watch?v=TN2az-uhjbM quatrieme partie bloquée pour des raisons de copyright http://www.youtube.com/watch?v=hPLI1HGTFAw&hd=1 http://www.youtube.com/watch?v=PTcxkLZxj0A http://www.youtube.com/watch?v=jVWqik9jEyk http://www.youtube.com/watch?v=GUYcKa6s2Qo http://www.youtube.com/watch?v=ClQ2GPbHJeA&hd=1 http://www.youtube.com/watch?v=gWUOOlkIKw8&hd=1
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Acronymes en indonésien
Voilà, tout est dans le titre. N'importe quel(s) acronyme(s), en vrac, avec ou sans jeu de mots...

On va allonger la liste progressivement...

Je commence: WARTEL: Warung Telpon WARNET: Warung Internet PUSKESMAS: Pusat Kesehatan Masyarakat POLRI: Polisi Republik Indonesia BAHENOL (sens premier: belle, sexy), mais aussi: Badan hébat, otak nol (lol, trop fort celui-là...)

Allez, au suivant...
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Les îles Togian un incontournable?
Bonjour a tous, nous allons faire, ma famille et moi un voyage au Sulawesi et nous voudrions comme tout le monde visiter des iles paradisiaques. Que penser des Togians ? Sur les blogs on peu lire tout et son contraire. Iles merveilleuses, ou véritable cauchemard bruyant, très chers ou le touriste n'est que toléré. Je ne souhaite pas créer de polémique, mais j'aurais besoins d'un peu plus de retours d'expériences s'il vous plais. Merci d'avance
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De retour d'Indonésie
A tous ceux qui hésitent encore à se rendre en Indonésie,

Avant de partir, nous n'avions en tête de l'indonésie que l'image de Bali et ses surfeurs... et si l'occasion ne nous avait pas été offerte de nous rendre chez des amis français installés à Jakarta, nous n'aurions jamais eu envie de visiter ce pays.

En un sens, si notre voyage s'était résumé au Sud de Bali, nous n'avions peut être pas tort. Heureusement, nous n'y avons fait qu'une très brève incursion et nous nous sommes surtout concentrés sur le centre de Bali et la côte est. Là où précisément on rencontre les balinais authentiques et nous avons d'ailleurs eu une chance extraordinaire d'être invités, presque par hasard, dans une famille balinaise pour célébrer une fête religieuse.

Par ailleurs, aux environs d'Ubud, que pourtant nous ne recommanderions pas car absolument envahi de touristes et vidé de ses autochtones, nous avons pu assister à une crémation alors que les dates sont bien déterminées.

Autant d'évènements qui nous ont fait vraiment apprécié Bali mais c'est surtout la gentillesse et l'accueil des vrais balinais qui nous ont enchantés. Alors en ce qui concerne Bali, fuyez le sud et ne restez à Ubud que si nécessaire ou si vous avez la nostalgie de la Cote d'Azur et ses restaurants de luxe bondés.

C'est néanmoins à Ubud que nous avons trouvé un chauffeur de taxi qui, selon nos souhaits, a accepté de nous emmener entre autres lieux, dans son village pendant 5 jours et pour un prix défiant toute concurrence. Je m'étais renseigné auparavant sur les tarifs des locations de véhicules avec chauffeur et leur montant était hors de notre budget. L'un d'entre eux m'a même répondu qu'à ce prix là je n'avais qu'à louer un scooter ! Il nous avait été pourtant recommandé par des forumistes ... Je ne lui ferai pas de publicité. En revanche, je communiquerai volontiers les coordonnées de celui qui est devenu notre ami.

L'autre partie de notre voyage était le pays Toraja (Sulawesi) et nous ne nous lasserons jamais de recommander Topik qui a absolument été parfait, il mérite sans conteste sa réputation chez les forumistes. Nous ne pouvions pas souhaiter mieux, nous ayant tout de suite cernés, il allait au devant de nos désirs et j'avoue que nous étions exigeants et épuisants car nous ne cessions de lui poser des questions sur son pays, or il avait toutes les réponses. Mais il s'intéressait aussi beaucoup à ce qui se passe ailleurs et c'était alors notre tour de lui apprendre des choses ... Un échange parfait et croyez moi passer 12 jours avec un inconnu ce n'est pas toujours évident.

La troisième partie de notre voyage (nous sommes restés en Indonésie un peu plus d'un mois) s'est concentré sur Jakarta où nous avions des amis mais surtout parce que je m'étais engagée à faire un film sur les enfants des rues et je devais pour ce faire, rencontrer diverses associations impliquées dans leur réinsertion. Ce fut génial, malheureusement je devrais sans doute y retourner car faute de temps, j'ai dû annuler certaines rencontres.

Personnellement, j'avais d'excellentes raisons de rester à Jakarta mais je ne conseillerai à personne d'y séjourner. C'est une ville invivable même pour les expatriés de longue date. Il n'y a souvent pas d'autres moyens de se déplacer qu'en voiture et il s'en vend un peu plus chaque jour (et autant de motos) alors que les infrastructures routières restent insuffisantes et inadaptées. Pas de trottoir ou si peu, qu'il est pratiquement impossible d'avoir envie de marcher ... Quant aux transports en commun, malgré les couloirs qui leur sont quelquefois réservés, ils sont bondés et n'avancent pas beaucoup plus vite que les voitures ; même remarque pour le train en ce qui concerne l'affluence. Et puis lorsque vous devez vous rendre à un endroit précis un peu en dehors du centre, il n'y a pas d'autre moyen que de prendre un taxi (peu onéreux). Mais Jakarta en dehors de ses inconvénients, de toute manière, ne présente pas beaucoup d'intérêt touristique.

Voilà et merci à ceux qui m'auront lu jusqu'au bout. Cordialement
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Mon périple Bali - Lombok - Sumbawa - Florès en... 2007...
Euh mais on est en 2009... effectivement... j'avais promis à "LolodesIles" de le faire à mon retour, mais comme j'ai jamais été doué pour raconté mes périples, et que je cours toujours après le temps, je ne l'ait pas fait, honte à moi... et Lolo m'a relancé dernièrement dans un post, je me devais donc de réagir, car il le vaut bien...

Je me lance,

Commençons par le début, je suis parti seul pour la 1ére fois en Indonésie du 12 oct au 26 nov 2007.

J'ai jamais été accro aux voyages trop bien planifiés, et comme là je partais seul, je pouvais me laisser aller et suivre mes envies.

Arrivée à Jakarta, direct avion pour Bali.

BALI

Arrivée à Bali, taxi direction Kuta, je voulais voir par moi même ce fameux ou infâme endroit... Un trafic monstre, j'ai failli fuir et donc faire parti des "+1 Kuta trop touristique", j'y suis resté quelques jours, et c'est en m'y perdant que j'ai appris à apprécier Kuta...

Après direction Ubud, j'ai adoré ! J'pourrai y rester des semaines, l'art, l'artisanat, les paysages...

Je suis tombé sur le récit de Lolo en cherchant des infos sur les îles de l'Est... c'est bien c'que j'pensai, c'est là où il faut aller ! Je le contact, il me file les coordonnés de Mr Subhi (loueur de scooter) et des conseils (achètes des cartes détaillées au Mall de Mataram...)...

LOMBOK

Je n'y suis pas aller direct, avant petit arrêt d'1 semaine à Gili Trawagan... quoi... 1 semaine... il faut 3heures pour faire le tour complet de l'île, et en moonwalk avec un vent contraire... mais quand on aime on ne compte pas ! Sur place j'ai sympathisé avec plusieurs locaux et je suis parti avec l'un d'eux visiter Lombok. Comme il avait des amis sur Mataram j'ai pu découvrir le coté "underground" de Mataram... lors de ces visites plusieurs personnes m'ont conseillés de partir rapidement vers l'est car la mousson y commencerait plutôt. Donc j'ai suivi leurs conseils et filer direct de Mataram à Labuhan Lombok (le port du ferry pour Sumbawa).

SUMBAWA

Me voila à Poto Tano, de là direction Sumbawa Besar. Je ne sais pas où je l'avait lu, la route est vraiment sympa, peu de circulation, bon revêtement, Yepa... j'vais pouvoir "tester" le potentiel du 110cc de Mr Subhi... ahhhh... pas pour longtemps, grosse averse, je m'arrête dans un petit warung sur pilotis. Là 1er vrais contact avec un population pas trop habitués aux touristes ; donc curiosité, naturel, gentillesse mais aussi problèmes de communication, distance de certains ; mais heureusement un motard qui s'est arrêté parle un peu anglais et s'improvise interprète. La pluie ne s'arrêtant pas et la nuit tombant on me conseil d'aller dans un losmen à 5min, voyant que ça me contrarie Irwan (le motard interprète) me propose de le suivre jusqu'à Sumbawa Besar, cool, lest go. Allez suivre de nuit, sous la pluie (on voyait rien à plus de 5m), un Indonésien en Tiger 250, c'est compliqué, surtout quand on traverse des flaques d'eau qui vous arrivent jusqu'aux pédales et qui font caler le moteur, encore plus quand on n'a conduit que des scooter automatique et qu'on veut redémarrer en première, bref je le perds... Bon y'a qu'à rester sur la bonne route... A un moment une moto fait demi-tour à ma hauteur et me rattrape c'est Irwan, qui m'expliquera plus tard qu'il ne s'était pas aperçu tout de suite que je ne le suivait plus (pour ceux qui on fait ou qui vont faire ce trajet, en plein jour c'est vraiment de la rigolade !). Donc on arrive enfin à Sumbawa Besar, nikel y'a un hôtel à l'entrée de la ville, Irwan négocie la chambre pour moi, j'insiste pour l'inviter à manger, et pour commencer : dua the "panas panas" manis (2 thés très très chauds sucrés), chacun, car on est trempés ! Après le repas la pluie s'arrêtant enfin, on fait un tour de la ville by night. Irwan est d'un autre village mais a de la famille ici et m'invite chez eux, accueil simple mais chaleureux ! J'aurai bien passé plus de temps ici mais je voulais arrivé le plus vite possible à Komodo afin de prendre des photos des grosses bébêtes mais sans pluie...

Le lendemain direction Sape pour le ferry. Sumbawa est une ile qu'on est trop nombreux à traverser en coup de vent et s'est bien dommage car elle mérite bien plusieurs jours de découverte. Une journée de route, ponctuée d'arrêts, pluie mais rien de méchant, miam-miam et surtout photo. Au centre de Sumbawa on croisse souvent des singes qui vivent en bordure de la route, mais impossible de les voir de près, j'ai eu beau essayer cacahuète, gâteau, fruits (rien à voir avec leurs potes de la Monkey Forest d'Ubud) Arrivé à Sapé je vais direct au ferry pour acheter le billet et connaitre l'horaire, mais vas faire comprendre cela au préposé qui ne parle pas anglais, et qui te réponds en indonésien (Cf Bourvil dans Le Corniaud) mais heureusement un voyageur qui est là parle anglais et s'improvise interprète (et 1 de plus). Il me donne les infos nécessaire me conseille d'aller au losmen à l'entrée du port et en profite pour me dire que si je veux faire une excursion à Komodo il peu me l'organiser.

Le lendemain matin ferry pour Labuhanbajo. J'avais lu dans le routard que les Balinais étaient très curieux et n'hésitaient pas à regarder par dessus vos épaules pour voir ce que vous lisez, je ne suis pas assez resté à Bali pour voir cela, mais c'est exactement ce qui s'est passé lors de cette traversé. J'avais apportez un hors série de Geo spécial Indiens d'Amérique et plusieurs voyageurs m'ont demandés de quoi ça parlait et mon même emprunter la revue.

FLORES

J'ai finalement accepter l'excursion Komodo de Lee (l'interprète de la veille) car il n'a jamais été insistant et le contact passait bien, j'ai même pas chercher à négocier le prix 1 200 000Idr pour 2 jours en bateau Komodo + Rinca tout inclus dont les entrées. Je ne m'attarde pas sur Komodo car Google en sait bien plus que moi, mais j'ai pu approcher les varans de près et faire pleins de photos. Le voyage en bateau était agréable et je ne me suis pas ennuyé malgré que le capitaine et le matelot ne parlaient pas anglais. Snorkeling, baignade, pèche bref le classique de ce type d'excursion Komodo...

Le plus cool c'est que Lee m'a invité quelques jours chez lui, dans une petite île village Pulau Misa (1000 habitants) au large de Labuhanbajo. C'est une toute petite île peuplée de Bugis venu de Sulawesi (sauf Lee l'immigré qui lui vient de Sumbawa mais qui est marié à une locale et qui ont 3 enfants), île sans eau courante, ni électricité (sauf quelques voisins qui ont des groupes électrogène... frimeurs... et qui la revende... capitalistes) ni téléphone filaire (les mobiles eux passent sans problèmes), ni internet... Super contacts ! Malgré que personne ne parle anglais ni moi Indonésien on arrive à se comprendre, par exemple pour se faire prendre en photo (ils adorent ça, enfants comme adultes) ils m'interpellaient "Miss Miss photo"... euh... Miss... j'ai les cheveux courts... pas un look ni un physique qui pourrait prêter à confusion... bon l'essentiel étend de se faire comprendre !

Un couple célébrant sont pèlerinage à la Mecque (1200$ pax) ont organisés une cérémonie où toute l'île était invité (moi aussi, et j'ai même eu droit a mon lot de gâteaux en partant) ; ça m'a interpellé ; entre les billets d'avion la nourriture et les boissons, ça doit représenter un très gros budget (même si tout les habitants ne viennent pas). Lee m'a expliqué l'importance du pèlerinage pour de nombreux habitants, qui aident soit financièrement, soit nourriture/boisson, soit logistique, car c'est une chance et un honneur d'y aller et/ou d'aider d'autre musulmans à y aller !

Ces quelques jours passer ici, et les discussions que j'ai pu avoir avec Lee, mon appris à relativiser !

Comme tout bon français, je me plains et critique constamment (c'est des fois nécessaire et ça permet de faire avancer), donc me voila un soir à critiquer notre système médical et scolaire (surtout études supérieurs), en faisant cette éternelle comparaison Public/Privé... y'en a que pour les riches... à cela Lee me répond : regard mon fils (le plus âgé de ses enfants) sera bientôt trop âgé pour continué à être scolarisé sur l'île, donc il devra aller à Labuhanbajo, soit il fera l'aller retour chaque jours donc bateau à payer, soit être hébergé là-bas, dans tous les cas ça va nous demander de l'argent, d'autant plus que sa sœur elle aussi devra bientôt faire de même, financièrement ça deviendra très compliqué. Je trouve le niveau à Labuhanbajo pas très haut donc je voudrai les envoyer chez ma famille à Sumbawa, où ils enseignent l'anglais, nais c'est encore plus cher, je pourrais malheureusement pas y envoyer tout mes enfants, et je ne te parle pas des études niveau lycée ou université... ...la claque... Ma dernière a des problèmes d'allergies, j'ai été voir plusieurs médecins dont le plus compétent de Labuhanbajo, qui facture 150 000idr piqure et consultation, mais les problèmes sont encore là malgré la piqure, le traitement et les contres-indications alimentaire, donc là je reviens de Sumbawa où j'ai vu un autre médecin. 150 000idr c'est rien pour nous, mais là-bas la sécu n'existe pas et le salaire de base et de 1 000 000idr... ...la claque...

J'ai bien fait de ne pas négocier le forfait Komodo de Lee, je pense qu'il fera bon usage du bénéfice. Contrairement à beaucoup de "vendeurs" qui utilisent leurs difficultés ; vraies ou fausses ; comme arguments commercial, Lee ne m'en n'avait jamais parlé. Du coup je voulais donner un peu plus, mais j'ai un principe, quand on invite quelqu'un chez soi on n'attend pas d'argent en retour, et le fait de donner de l'argent directement à son hôte peu dénaturer les rapports voir même vexer, une invitation n'est pas un acte commercial ! J'ai finalement trouvé comment contribuer, à plusieurs reprises Lee m'avait demandé si j'avais du linge à laver, j'ai donc fini par accepter, lorsqu'il me le ramène, je lui demande combien je dois... rien... j'insiste... si tu veux donner quelque chose va voir ma femme c'est elle qui a tout fait... donc j'ai pu lui donner en ayant une bonne excuse avec mes quelques mots d'indonésien (elle ne parle pas anglais). A y repenser je pense que c'était la bonne manière, car je suis parti en excursion sur une île voisine Pulau Kanawa (superbe petite ile, avec quelques bungalow et un restaurant, idéal pour snorkeling et s'isoler) et c'est sa femme, les enfants et leurs copains qui sont venus me rechercher, et j'ai eu beau insister elle n'a pas voulue manger ou boire quoique se soit et il m'a fallu persévérer pour offrir des boissons aux enfants (et encore 2 canettes pour 4 enfants). Je serai bien resté plus longtemps, mais toute bonne chose a une fin !

Lee me raccompagne récupérer mon scooter à Labuhanbajo et me recommande de conduire prudemment car "t'es comme un petit frère maintenant"... touchant... et conseil perspicace car Flores est une île montagneuse donc routes sinueuses, pas toujours en bonnes état, surtout celles du nord qui ne sont que partiellement goudronnées !

Je roule en direction de Bajawa que je veux atteindre avant la nuit. Je m'arrête pour faire le plein chez un des innombrables particuliers qui vendent de l'essence au bord des routes. Selamat siang... dua liter... berapa harga... je paie... la femme qui me sert ne parle pas anglais, et tente de me faire comprendre autre chose, on utilise alors le langage des signes... mes 2 mains ouvertes vers le ciel, bras légèrement tendues vers l'avant et paupières mi-fermées (quoi ?)... sa main droite entièrement ouverte paume vers le bas (attends attends)... elle se dirige vers sa maison qui se trouve en hauteur et appel quelqu'un... un homme arrive ; lui parle anglais : - il te faut autre chose ? - non, - tu vas où ? - Bajawa, - viens boire un café chez moi, - merci mais je bois pas de café, - un thé alors, - ok, il faut combien de temps pour arriver à Bajawa ? - 1h maybee 2h... tu es d'où ? - Prancis, - really ?, j'ai bossé pendant plusieurs années à Bali pour un patron français très sympa. Il me fait visiter sa plantation ; en fait celle de ses beaux-parents car il habite chez eux avec sa femme (qui m'a servi l'essence) et leur fils ; ils déforestent légalement afin de cultiver. - t'aime les ananas ? - oui, Il se baisse, prends ça machette et en coupe un au sol. - viens on va le manger chez ma famille qui habite plus haut. En partant rapidement tu pourras être à Bajawa avant la nuit, mais si tu veux tu peux passer la nuit chez moi. - why not ? Cette nuit à durée 2 semaines ! Car après quelques jours passer chez lui on est parti avec un de ses jeune voisin (Rusmin) visité Flores.

Ces quelques jours mon aussi fait réfléchir.

Chez Helldy qui habite entre Wairana et Aimere ; comme chez Lee ; pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone fixe et les mobiles ne passent pas ! Flores ne manquant pas d'eau, ils s'approvisionnent facilement, et utilisent la bonne vielle méthode de la faire bouillir avant de la consommée, s'est relativement simple, mais ça demande du temps et quand on est impatient ou intrépide comme moi, on est vite rappelé à l'ordre par son petit estomac occidentalisé. Rien de bien méchant mais assez pour me montrer l'extrême importance des deux robinets d'eau POTABLE que j'ai toujours connus !

Sans électricité pas de télé, mais s'est pas si mal, car comme il n'y a pas non plus de téléphone, les gens sont obligés de se voir constamment ! Je n'avais pas perçu ça chez Lee, mais ici c'est flagrant ! Un soir où on étaient chez les parents de Rusmin (ses voisins les plus proches) j'ai questionné Helldy, pour savoir si c'était habituel... il leur traduit ma question, et tous me répondent : - bien oui, pourquoi en France c'est différent ? - bien oui, c'était le cas avant, mais maintenant toutes les maisons sont barricadées, les animaux clôturés, et de moins en moins de personnes se soucient de leurs voisins. En France c'est même un sport national que d'être en mauvais termes avec ses voisins, y'a même une émission télé sur le sujet. Chaque jour des personnes âgées décèdent seul chez elle sans que personne sans aperçoivent, il y à même eut 10 000 décès pendant un été caniculaire, - bien ici c'est impossible, on vit en famille dans la même maison ou sur le même terrain. On s'entraide entre voisin et même sans se connaitre.

Après ces quelques jours passer ici à visiter les alentour et les nombreux amis et la grande famille de Helldy, on est partis direction Bajawa, où on à visiter le village traditionnel de Bena. Puis les sources d'eau très chaudes de Soa. En rentant des sources Rusmin se loupe à un carrefour et se fait une grosse frayeur avec le scoot de Mr Subhi, aucunes égratignures au pilote ni à la machine, mais séance de fou rire entre Helldy et moi qui le suivions et qui avons vu en direct live ce louper, là une moto s'arrête, c'est quelqu'un de la famille d'Helldy (quand je vous disais grande famille) qui habite à coté et qui insiste pour nous inviter. On accepte, ce sont des gens aux faibles moyens, mais qui se plient en quatre pour vous recevoir dans les meilleurs conditions, ne buvant pas de café il n'ont pas d'autre chose à me proposer, et sont gênés, je comprends qu'ils vont envoyer quelqu'un pour acheter thé ou jus, maintenant c'est moi qui suis gêné, j'insiste pour avoir un café en expliquant que je ne suis pas allergique donc que je peux en boire et que s'est plus convivial de boire tous la même chose.

Après Bajawa direction Riung pour voir les 7 îles. La route est sinueuse partiellement goudronnée, il faut donc rouler prudemment et doucement, comme on est 3 chauffeurs pour 2 scooters, on se relaye, et c'est plutôt bien car en plus de l'état des routes il fait très chaud, et ils savent comment conduire dans de telle conditions et se transformer en TomTom pour trouver la bonne route ou un raccourci.

C'est cool de voyager avec des Indonésiens, qui eux aussi sont en touriste, (Helldy et Rusmin ne sont jamais venus ici) comme Flores compte beaucoup de dialectes ils Bahasa Indonesia, donc les locaux comprennent tout de suite qu'ils viennent d'un autre endroit, et on donc droit aux même questions que moi. Ça les flattent ! Helldy m'explique alors, que lorsqu'il vivait à Bali, ça l'énervait que lorsqu'il saluait un touriste celui-ci ne lui répondait pas toujours. Je lui explique que c'est un peu normal car en tant que touriste on est constamment questionnés... ok je comprends mais ça vous empêchent pas d'être poli, quand quelqu'un te demande si ça va, tu peut être un minimum poli et lui répondre et surtout lui demandé si lui aussi va bien !... Ça m'a donné à réfléchir et depuis je réponds même aux vendeurs des magasins de tailleurs qui vous accostent dans toutes les langues... Un soir dans un warung de Riung, on croise un groupe de 3 Français, Helldy me demande pourquoi je vais pas leurs parler, je lui explique qu'à écouter leurs discussions il ne me sentait pas opportun de les interrompre et que je trouvai plus logique ; surtout quand on fait autant de kilomètres ; de parler avec des locaux. Riung étant petit on les recroissent le lendemain sur une des île, Helldy passant à coté d'eux les saluts en français, il revient vers moi : t'avais raison, quand je leurs ai demandés : et vous ça va ? Je pensais qu'ils allaient me répondre oui et toi ? Que je puis leur répondre : comme-ci comme-ça (il adorait la sonorité de cette formule), mais ils m'ont pas répondus, ça m'énerve... C'est vrais qu'on est programmé comme ça, et c'est dommage qu'à 10 sur une petite île on ne prennent même pas le peine de se dire bonjour.

Après Riung direction Moni via Nangapande, où Rusmin nous abandonne pour rentrer chez lui. C'était la première fois qu'il voyageait en "touriste" et avec des "grands" (il avait 17ans) et c'était sympa de voir ces réactions ! Il nous a laissé en nous promettant de téléphoner le soir une fois arrivé, afin de nous rassurer et d'avoir des nouvelles du village, ce qu'il à fait 24 heures plus tard, normal : il n'a pas de réseau par chez lui et Indonesian Time oblige ! Indonesian Time : c'est une expression que nous avions avec Helldy pour illustrer le décalage horaire, pas celui des faisceaux horaire, mais celui de la perception de l'heure en fonction des pays. On a tous connus : - le ferry de 10h00 qui part à 13h15 = Indonesian time; - l'avion de 10h00 qui part à l'heure = French time ; - le train de 10h00 qui part l'heure mais dont les portes ferment 1min avant = Germain time...

A Moni on croise Brian un ami à Helldy (quand je vous disais nombreux amis), il aimerait nous inviter mais là il est occupé et ça maison est en travaux, on lui propose de venir ce soir à notre hôtel qui fait aussi restaurant et qui est à 2 pas de chez lui, ça a pas l'air de le motiver, finalement on décide de se retrouver chez un de leur ami commun. Helldy me demande : - c'est possible que tu achètes le poulet pour ce soir ? - bien oui. On suit Brian qui s'arrête dans 2, 3 maisons, à un moment ou je prenais des photos, ils me demandent de rentrer : - celui là il te semble bien ? - heu.... c'est vous les spécialistes... quand je choisi des poulets ils sont dans une barquette sous cellophane... pas en train de courir au milieu du poulailler... Soirée avec Arak (alcool local a base de palme) et karaoké chez un voisin qui a équipé son salon avec synthétiseur, micro, Tv et grosse sono à faire trembler les murs, il a un orchestre et anime des mariages. J'ai filmé Helldy chantant un classic romantique Indonésien, sa femme à bien appréciée. Ils m'ont fait part de leurs projets d'avenir, Brian fait construire des bungalows, un autre passionné de moto rêve d'avoir une affaire de location de scooter, mais comme l'investissement est important il envisage plutôt de faire "bureau de change" (ou webcafe quand il y internet à Moni). Helldy lui aussi envisage de construire quelques bungalows en bord de plage vers Aimere. J'espère que leurs projets vont aboutir mais qu'ils n'y perdent pas leur gentillesse ! En rentrant à l'hôtel, Helldy m'expliqua : Brian est musulman donc il mange Hallal, c'est pour cela qu'on a achetés et fait préparer le poulet, ça ne nous déranges pas de manger Halal, et il boit de l'alcool avec nous, on vit ensemble malgré les tensions entre communautés au niveau national !

Lors de la visite des lacs du Kilimuntu on à croisés un jeune couple Espagnol qu'on avait rencontré a Bena (village traditionnel prés de Bajawa) ; le monde est petit ; ou ce son les touristes qui vont tous aux mêmes endroits; c'est plutôt ça, car c'est pas la première foi que ça arrive.

Après Moni, on est rentrés chez Helldy. Rusmin avait raconté le périple qu'il avait vécu et était impatient de connaitre la suite. J'ai pris congés de mes hôtes le lendemain sans oublié de faire le plein d'essence, c'était quand même pour ça que je m'étais arrêté !

Il était malheureusement temps de rentrer vers l'Ouest !

Donc retour à Labuhanbajo, pour passer la nuit, là j'ai consulté le même docteur que le fille à Lee. J'avais choppé une allergie à quelque chose, j'ai jamais pu savoir a quoi, rien de grave, juste quelques plaque de boutons sur les bras et dans le dos, qui persistaient depuis une semaine et qui me démangeaient la nuit... et j'ai horreur qu'on me dérange pendant mon sommeil... donc j'ai aussi eu droit à la piqure et aux mêmes contre-indications alimentaire et au même tarif 150 000idr... Après une bonne nuit grâce à la piqure, ferry pour Sapé.

SUMBAWA

Comme je suis quelqu'un de prévoyant et d'extrêmement organisé (avec la piqure comme excuse), je n'avais pas retiré d'argent à Labuhanbajo : un dés seul endroit avec Ende, où j'ai trouvé ; et c'est pas faute d'avoir cherché; un DAB acceptant les cartes international ! (Pour internet c'est encore plus simple un seul et unique accès trouvé à Ende avec une connexion n'affichant que les 10 premiers messages de Gmail ). Je savais qu'il n'y avait pas de DAB à Sapé car j'en avait déjà cherché à l'aller, pas de soucis j'en trouverai un à Bima (la deuxième plus grosses villes de Sumbawa) où je passe la nuit... hé bien non, j'ai eu beau quadriller la ville et essayer tout ce qui ressemblait à un DAB ou à une banque... j'ai dû racler le fond de mes poches cette nuit là... J'ai finalement trouvé un DAB le lendemain sur ma route; à Dompu; de toute façon je savais qu'il y en avait UN à Sumbawa Besar. J'exagère un peu, il me restait de quoi tenir plusieurs jours, mais c'est bizarre cette impression de manquer d'argent alors qu'avec la même somme des locaux vivent 1 semaine voir plus !

A Sumbawa Besar j'ai re-séjourné 2 nuits dans l'hôtel où Irwan m'avait accompagné, je l'ai contacté mais malheureusement on n'a pas pu se revoir. De toute façons, on ne reste jamais seul longtemps en Indonésie ! Ce soir là je me suis fait invité par un groupe de travailleur qui séjournaient à l'hôtel, malgré qu'ils ne parlaient pas anglais, et que je bahasa Indonesia comme une vache Française, on a réussi à se comprendre, aidé il est vrais par les photos et les vidéos que j'avais prises lors de ce voyage ou d'autres qui sont stockées sur mon gsm, et aidé aussi par du Arak...

Le lendemain je suis parti en excursion snorkeling improvisée ! J'avais vu sur ma carte qu'il y avait une ile proche de Sumbawa Besar avec un plongeur en légende, ni une ni deux je suis partir au village le plus proche où on m'a directement dirigé vers un habitant qui possède un "speed boat" (en fait c'est un vieux petit Zodiac, qui est le plus rapide du village). Ils m'ont organisé cette excursion comme des pros, non pas comme des pros, mais comme les simples pécheurs qu'ils sont et qui se font un honneur de vous recevoir ! Combien d'excursions organisées par des "pros" ne correspondent pas aux belles promesses annoncées et affichées ? Beaucoup trop ! Ici le capitaine a fait ce qu'il a annoncé, avec envie, quand je lui ai demandé si il était possible de voir des requins, il m'a dit que c'était rare mais il m'a quand même emmené dans 2 lieux où on pouvait en apercevoir et il a même snorkeler avec moi pour me guider. On n'a pas vu de requins, mais les fonds et la vie sous-marine sont plutôt sympa.

Le lendemain direction Poto Tano, je m'arrêtes au petit warung sur pilotis du trajet aller où j'avais rencontré Irwan. La serveuse me reconnait, M'OFFRE à boire et a manger, me présente à ses amis, elle vient de Lombok et est ici depuis quelques mois pour travailler. A un moment je me retourne: - C'est possible d'aller en excursion dans une des petites iles là-bas ? - Je sais pas, vas te renseigner dans le village à coté. Aussitôt dit aussitôt fait, me voila dans le village où on me dirige vers le seul habitant qui parle anglais, avec qui je négocie l'excursion pour le lendemain. Là par-contre les fonds marin sont plutôt dégradés donc moins de vie sous-marine, le bateau étant équipé d'un compresseur permettant de plongé en profondeur, on me propose d'essayer.. bien oui... Là aussi "l'anglais du village" (j'ai oublié sont nom) snorkel avec moi. La veille j'avais discuter avec lui, il m'avait invité à boire un thé chez lui, c'est un musulman pratiquant, portant djellaba barbe, on était dans la pièce où il fait ces prières, on parlait de religion, il me questionnait sur le nombre de musulmans en France, comment ils pratiquaient, comment on les percevaient... à un moment il me dit : - je suis contre les terroristes et les extrémistes, ce ne sont pas de vrais pratiquants car on est tous frères : Musulman, Chrétien et Juif ! J'aimerai entendre ça plus souvent !

Après ces bonnes paroles, ferry pour Lombok, arrêt snorkeling à Perama Island, puis à Mataram pour rendre le scooter à Mr Subhi et ferry de nuit pour Bali.

Quelques jours à Ubud pour faire mes emplettes, et retour à Paris...

Voila j'espère ne pas avoir été trop long ou anecdotique, et que ce récit vous donnera envie de découvrir ce super pays !

@+ Jr
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Toggians Vs Derawan (Indonésie)
De retour après sept semaines partagées principalement entre les îles Toggians (Sulawesi) et Derawan/Sangalaki (Kalimantan), si ça vous intérèsse, je peux donner des infos fraîches sur ces deux destinations.

Déjà, avant les questions, voici quelques éclairages:

CHANGE : Bien meilleur à l'aéroport de Manado (guichet juste à la sortie, avant même le contrôle des passeports, je crois) qu'à Palu ou Balikpapan.

A l'aéroport de Manado: 1 Euro=12500 Rps Au money changer de Palu (je vous dit pas le plaisir de devoir aller jusqu'à Palu pour changer des euros quand on est au îles Toggians! A Ampana, le directeur de la banque aurait pu me "dépanner" à titre personnel mais pas pour la somme souhaîtée et surtout à un taux très au-dessous. Et l'ATM n'acceptait pas les cartes de crédits VISA. J'avais pas envie de repartir jusqu'à Gorontalo pour voir si leur ATM acceptait les VISA, donc, un petit tour à Palu, seulement 8 heures de route et quelques check-points autour de Poso...) donc, au "Haji La Tunrung authorised money changer" de Palu: 1 Euro= 11460 Sur Kalimantan, ça tournait autour de 1 Euro= 11300.

TRANSPORTS AVIONS:

Pas cool, la liaison Palu-Balikpapan par Bouraq a été supprimée! Donc, en venant des Toggians, deux possibilités:

1 vol de Merpati Palu/Makassar/ Balikpapan (deux vols, donc deux fois plus cher!!!) environ = 1 million de rps 1 vol de Gorontalo pour Makassar sur Lion Air+ 1 vol de Merpati Makassar/Balikpapan pour aller plus vite et pour le même prix: j'y ai pensé, mais c'est pas possible, le vol de Lion arrive à l'heure où celui de la Merpati s'envole; il n'y a pas de correspondance possible!!! Faut soit attendre le lendemaion soit...à supposer que...pour ceux qui ont envie de balancer leurs roupies par les fenêtres...y'a bien un vol... 1 vol de Lion air Gorontalo/Makassar puis, toujours avec Lion Air, un vol de Makassar à Balikpapan...oui, oui...mais qui passe par Surabaya!!!! Donc, là c'est trois fois plus cher! Ils sont rigolos!

Ensuite, à Balikpapan, pas d'avion pour Berau (=Tanjung Redeb) avant deux jours...autant remonter jusqu'à Samarinda en bus (bus 20 000 Rps pour deux heures de route) et de là, c'est plus facile pour trouver de la place sur un vol. Ceci dit, le vol Samarinda-Berau est quasiment au même prix que le Balikpapan-Berau (377000 avec Das au lieu de 500000). La compagnie Das est un peu moins cher que la Kal star. Surprise: en vol intérieur, il y a aussi des taxes d'aéroport à payer, entre 9000 et 14000 Rps.

TRANSPORTS BATEAUX-BUS TOGGIANS:

Manado-Gorontalo (Bus Veronica): 50 000 Rps . Plus de départ de bus après 15H. Entrée du port : 300 Rps Ferry Gorontalo-Pagaimana (tous les soirs): 41 500 Rps ...en places assises (on peut louer des matelas sur le bâteau, s'installer à l'intérieur ou même sur le pont). Les cabines, c'est plus cher. Pagaimana-Ampana: minibus partagé avec des locaux; j'ai oublié le prix. Ferry Ampana-Malenge: 65 000 à deux Ferry Katupat-Bomba: 50 000 à deux mais c'était spécial. Notre arrêt n'était pas vinclus dans le trajet du bâteau. Il n'a pas vraiment dévié de sa route mais il a stoppé les machines au large (pas assez de fond pour s'approcher davantage) pendant qu'un ami indonésien faisait des moulinets avec un pull à la main pour attirer l'attention des gens sur la côte, qui ont fini par tirer une embarcation à l'eau et sont venus nous chercher. On a donc sauté d'un bâteau à l'autre en mer; c'était plutôt marrant. Bus Ampana-Palu (Divina): 100 000 Rps Bus Palu-Ampana (Super Armada): 110 000 Rps . Bien plus confortable que le Divina.

TRANSPORTS BATEAUX DERAWAN: Berau-Derawan en speed boat: on m'a réclamé 1 000 000 Rps. j'ai rgolé et j'ai dit non merci. Il y a des taxis-4X4 qui partent pour Tanjung Batu le matin devant l'hotel Central Graha, devant le port: compter 50 000 Rps et 4 h de trajet. La jungle (ce qui n'a été ni brûlé ni coupé) rend le voyage agréable. la première partie de la route est nickel, super bien goudronée et on se demande pourquoi y'a pas de bus régulier. Mais d'un coup, on passe à une piste, et c'est plus cahotique; on comprend finalement pourquoi c'est encore impraticable. A Tanjung Batu, un mec va vous sauter dessus pour vous proposer de vous amener en speed boat. Negociez. 250 000 Rps c'est sans dicuter (bon, d'accord, y'a les prix du carburant qui flambent).

Ensuite, de Derawan, pour les déplacements...Faut toujours négocier. Speed boat ou sortie avec un pêcheur, c'est pas les même prix. Perso, j'aime pas trop le speed boat. C'est rapide, mais c'est pour la sécurité, surtout si on plonge, ça peut être limite. J'en connais deux qui se sont retrouvés à attendre 1 H 1/4 à la remontée, avant que le bâteau les repère et puisse les repêcher! Le temps avait brusquement tourné à l'orage et la mer était un peu démontée! Ils ont quand même pensé à se prendre en photo : on l'aurait dit extraite d'un film catastrophe!

Bon...je continuerais plus tard...

J'ai encore un peu de décalage horaire à récupérer les amis...
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Camping sauvage sur une île inhabité en Asie
Bonjour à tous, après de nombreuses recherches au sujet du "camping sauvage sur ile inhabité en Asie", je me retrouve a poser ma question sur ce forum car très peu d'informations ou même de retours d’expériences sont disponible sur internet.

J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).

Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.

Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...

Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.

J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
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Asie nous revoilà... Bali et Florès en été 2015
Apprenti voyageurs nous sommes, mais nous nous appliquons à progresser 😉 Le voyage se déroulera du 27 juillet au 15 aout 2015 ...



Le blog avec photos, couleurs etoutetout ici

Lorsque j’étais dans le désert de Siloli, je me suis dit que j’avais énormément de chance d’avoir vu des paysages parmi les plus beaux de la Terre et j’ai eu envie de découvrir les paysages sous-marins. Madame Maxou, elle, avait envie de poursuivre la découverte de l’Asie pour sa culture et sa gastronomie ? Ce sont ces 2 envies et les contraintes climatiques estivales (s'il vous plait pas trop de pluie 😏) qui nous ont amenés en Indonésie. D’abord Bali, puis pour s’éloigner un peu du flux de touristes et plonger, Flores et le parc de Komodo.

Le problème de l’Asie, c’est comment voyager. Nous ne sommes pas des routards, mais nous aimons note indépendance. J’ai donc établi un programme, réserver des hébergements, mais pour les déplacements, j’ai eu plus de mal à me décider. « On verra sur place », il parait que c’est facile en Asie. L’hésitation était entre : louer une voiture (en croisant les doigts qu’il n’arrive rien), prendre un chauffeur pour l’ensemble du circuit ou régler les déplacements au jour le jour en fonction des besoins. On a coupé la poire en 2 : sur l’île de Bali, ce sera taxi au coup par coup, sur Flores ce sera voiture avec chauffeur pour le temps du séjour.

Comme la plongée était une des composantes importante du voyage, je me suis empressé de ressortir mon vieux diplôme de niveau 1 et j’ai passé le niveau padi 2 qui me permet plus d’autonomie, une possibilité de plonger jusqu’à 30m. En même temps j’avais besoin de me re-familiariser avec le matériel et l’anglais de « scuba ».

Combien serons-nous ? Seulement 2, les enfants ayant leur propre programme. Et hop ! c’est parti, en route pour notre aéroport de prédilection : FRA pour son petit nom.

J’ai choisi Cathay Pacific comme compagnie pour ses escales bien calibrées (3 heures) et sa réputation pour le service à bord. Au final, notre avis est mitigé : sur 4 vols, 3 auront d’importants retards plus ou moins légitimes et le service à bord n’était pas exceptionnel. A ce jour Vietnam Airlines nous a laissé le meilleur souvenir.

C'est partiiiii .....

Nous arriverons à Denpasar vers 17h30 au lieu de 15h30. Nous avons survoler le volcan qui pose tant de problème, mais il semblait endormi. Nous partons vers Ubud où nous logerons 3 nuits dans le village de Keliki Painting School à environ 7 km au nord de la ville.

C’est un peu comme une chambre d’hôtes, la famille de Irak, peintre de son métier, nous hébergera dans son « balé » (habitation typique de Bali regroupant plusieurs maisonnettes pour chaque membre de la famille et temples familiaux et entourée d’un grand mur) . Nous avons une petite maisonnette avec salle de bain et WC et une grande terrasse avec table et chaises, sur laquelle nous prendrons nos repas. On a trouvé intéressant de découvrir le fonctionnement du balé de l’intérieur. Irak et son épouse, par ailleurs très bonne cuisinière, sont aux petits soins pour nous et nous donnent toutes les explications souhaitées en français.



Le village de Keliki a 2 balés de ce type qui accueillent les touristes. C’est sous l’impulsion d’un français, Yves, que ce village a misé sur ce concept pour développer le tourisme. Dans le balé d’à côté, on peut participer à des cours de peintures traditionnelles et un « tableau des partages » nous permet de nous regrouper pour certaines visites afin de réserver des taxis à moindre coût et d’échanger avec d’autres touristes. Nous ne rencontrerons que des francophones.

A notre arrivée, Irak nous propose un thé et un nasi goreng. Puis il nous fait part de la fête au temple du village. Il nous propose des sarongs et nous accompagne au temple, bonne entrée en matière. Nous n’y resterons pas longtemps, fatigue et décalage horaire ont eu raison de la fête.

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Pot-pourri d'informations après cinq semaines en Indonésie
Bonjour à toutes et tous !

Après 5 semaines de vacances en Asie du Sud Est cet été - dont 4 passés en Indonésie : Sumatra, Java et Bali - voici mes commentaires et une sorte de pot pourri d'infos sur les villes que j'ai pu visiter en Indonésie (en retour de toutes les informations que ce forum a pu m'apporter) :

############################################ ########### Medan ############################################

Ville polluée et bruyante ... moto, voiture et camion à chaque coin de rue ... fumée ... fumée ... bouchon monstre en ville en fin d’après midi. Aucun charme selon moi succession de boutique ( de vente de jantes de voitures, de pièces ...) dans une crasse pas possible ... On m'avait prévenu et bien je confirme Medan passez votre chemin ...

Visite : - La grande mosquée : Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur (prière) de la mosquée mais elle est plutôt belle de l'extérieur ... un peu petite par rapport à son nom ... Comme d'habitude en Indonésie donation à l'entrée ... nous on a laissé 4.000 IRD par personne ... La mosquée est en centre ville donc la encore pas agréable du tout puisqu'il y a du bruit, du bruit ... et pas beaucoup d'ombres : quasiment aucun arbre dans cette ville bétonnée ...

- Le palais du Sultan : idem gratuit mais donation à l’entrée. Rien de spectaculaire ... l'extérieur est regardable mais l'intérieur est en complet désaccord ... c'est vide de chez vide ...

Hôtel : On a du dormir a Medan (notre vol a été annulé et reporté au lendemain suivant donc on a pris une adresse correct dans le routard). Le Danau Toba Hôtel : Hôtel bien. Propre. Chambre très confortable avec tout l'équipement nécessaire ... Une très belle piscine dont les personnes extérieures à l'hôtel peuvent aussi profiter en payant l'accès (pour les gens de l'hôtel c'est gratuit) Le restaurant de l'hôtel sert une nourriture plutôt bonne. Le petit déjeuner (inclus) est sous forme de buffet : riz, légumes, fruits ... correct. Internet (salle business) avec pleins d’adaptateurs pour mobile de toutes marques : pratique quand on est en voyage d’affaires ...

Ce que l'on aimé : Rien de spécial à vrai dire ... peut être le salon lounge à l'aéroport où on était au calme (lol) et les gens relativement détendu par rapport à l'environnement dans lequel y vivent.

Ce que l’on n’a pas aimé : - le bruit - la pollution - le manque d'espace vert

En bref Medan ne sert (à un touriste) qu'à atterrir ou décoller ...

############################################ ########### Berastagi ############################################

Assez pauvre et assez sale comme ville ... Beaucoup moins de voitures et de camions qu'à Medan mais la rue principale connait du passage ... Trottoir quasiment inexistant ou défoncé ou rempli de détritus en tout genre ... En bref la « ville » n’est pas belle du tout ... ce qui est intéressant dans ce coin ce sont les alentours puisqu’il y a un volcan pas loin : le Sibayak.

Visite : En fait ici c'est les alentours qu'il faut visiter ... Au programme cascade, hotsprings et parc naturel ... Possibilité aussi de balades / randonnées dans le parc national. De nombreux singes en liberté visible sur la route entre Medan et Berastagi (surtout à la fin du trajet)

Hôtel: On est descendu au Sibayak International hôtel. Personnel très sympathique. 450.000 IDR car on est arrivé sans réserver (on a du donc payer le prix fort !) petit déjeuner inclus. Ne pas hésiter à négocier le prix de la chambre (premier prix annoncé 750.000 IDR) Hôtel convenable plutôt propre et bien entretenu (mis à part la piscine à l'eau verdâtre ...) Le restaurant de l'hôtel est plutôt bon. Les prix bas. Par contre la déco kitchissime au possible ...

Ce que l'on a aimé : - Les alentours plutôt vert et relativement calme - Baignade aux Hotsprings (attention par contre après on sent le souffre ... surtout les maillots pendant plusieurs jours ...). Au passage vous allez être regarder sous tous les angles ... apparemment ce n’est pas commun de voir des européens dans ces Hotsprings ... - Le marché avec ses fruits et légumes frais : beaucoup de mandarine dans cette région. Et célèbre aussi pour ces fruits de la passion : j'ai gouté et je les trouve un peu fadasse ...

- Le berastagi tea sorte de the avec miel, gingembre, anis étoilé, coriandre, cardamone et clous de girofle ... excellent !

Ce que l’on n’a pas aimé : - Le manque d'entretient des bâtiments ou route en ville - Les crottes de chevaux dans la rue principale et la crasse ambiante ...

Info prix : - Une balade en voiture avec chauffeur une demi-apres midi coute env. 140 000 IDR au départ de Berastagi - Trajet en taxi Medan Berastagi 400 000 IDR - Resto Padang en ville comptez 8 000 IDR pour un repas par personne

############################################ ########### Parapat - Lac Toba - Samosir ############################################

Le trajet Berastagi Lac Toba par le nord du lac est sympa. Très beau paysage pendant le trajet. Au départ beaucoup de plantation de mandarine ... puis du café en arrivant vers Parapat . En chemin beaucoup d'églises car contrairement à Medan cette région est catholique. On peut voir aussi l'ancien palais royal ... pas mal et aussi la cascade Sipiso : très impressionnante et belle avec un très beau panorama à gauche. Compter 45min aller retour si vous souhaitez voir la cascade de près. Le trajet Berastagi Parapat laisse aussi progressivement apparaitre une vue plongeante sur le lac très impressionnante ... ca ressemble « un peu » à la Suisse, Lausanne ... La vue sur le lac est magnifique.

Sinon maintenant Samosir ou tuktuk : Endroit calme et agréable ... finit les camions et voitures toutes les secondes ... L'ile est belle et à du charme. Pleins de maison batak qui ont connu leur heure de gloire j’imagine mais ont encore beaucoup de cachet . On vous proposera souvent sur cette ile le magic mushroom. Je n'ai pas essayé mais je pense qu'il faut éviter !

Visite : - Hotsprings à l'opposé de Tuktuk (compter 2, 5h en moto) - Baignade dans le lac - Balade en vélo ou moto - Maisons et palais Bataks à visiter - A voir en fin d'après midi (pour le coucher du soleil) : une montée sur la colline en face de tuktuk ... vous découvrirez toute cette partie de l'ile : les filets sur le lac, les rizières et toute la presqu'ile de tuktuk. Endroit vraiment chouette. Par contre la route pour y accéder est en mauvaise état ... mais ne pas hésiter à y aller la vue / le panorama est à tomber !

Ce que l'on a aimé: - Les gens très gentils - Les belles maisons Bataks - L'ambiance bonne enfant - Les balades au crépuscule dans tuktuk avec la vue sur le lac ... - Les baignades dans le lac

Ce que l’on n’a pas aimé : - Personnellement j'ai gouté une sorte de bière locale fabriqué à partir d'un arbre ou cactus un truc de ce genre ... gout horrible. Ce Beuvrages doit être consommé dans la journée ... il est donc fabriqué de façon artisanale et consommé chez l'habitant ou le bar du coin ... Par contre du coup expérience avec les habitants vraiment top. - La ville (qui est la capital administrative de l’ile) qui se trouve proche des hotsprings : sale, sale et .... sale.

Hôtel : On logeait au liberta : 60 000 IDR la nuit ... à ce prix difficile d'apporter une critique ... Chambre assez propre : seul bémol les toilettes à la turc sa sent fort ... Petit déjeuner non inclus (au prix de la chambre ....) mais très bon et peu cher Restaurant du liberta cuisine plutôt bonne et prix très doux. Seul bémol l'attente ... très longue ... et pas synchronisé sur tous les convives .... On peut se retrouver au dessert pendant que l'autre commence l'entrée ... Ne pas donner aussi votre linge. Le service Laundry est vraiment comment dire ... pas bon ... on voit que ce sont des mecs qui font la lessive ! Mr Moon est très sympathique. Par contre ses acolytes (personnel) ne m'inspire pas confiance ... mais on n’a pas eu à se plaindre si ce n'est que chaque matin et chaque soir on avait droit à tour de rôle (mais vraiment un par un - espacé de 2 min) ....where do you go ... do you need a motobike ... a transport ...bref ...

On a visité aussi le Samosir Cottages à la fin de notre séjour. L’hôtel à l’air vraiment bien. De belle chambre et une belle vue sur le lac. L’endroit a complètement été refait il y a quelques semaines. Belle salle de réception et la cuisine au restaurant est très bonne. Prix du restaurant doux.

Info prix : Trajet en taxi Berastagi Parapat 450 000 IDR Location de scooter 70 000 IDR avec essence (manuel) Trajet en taxi Parapat Medan par la route "direct" sans passez par berastagi : 80 000 IDR par personne par contre le taxi doit partir plein (7 places). Se renseigner à votre hôtel à Samosir ou à Parapat sur le quai. Traversé Parapat Samosir 7 000 IDR on paye dans le bateau ; Durée de la traversée 30 min par beau temps.

############################################ ########### Bukkitingi ############################################

Bourg un peu en altitude où il fait très bon. La ville est un peu pentu ... avec le fort au milieu ... Du coup on ne voit pas toute la ville d'un coup mais par à-coups ... ce qui est très bien ... Ici c'est la religion musulmane qui domine. Donc beaucoup de mosquées. La ville est globalement propre et entretenu. (mis a part le zoo).

Les visites : - le fort : on ne voit en fait pas grand chose en haut car il y a des arbres ... - le zoo : en piteuse état ... les pauvres animaux ... - la place de l'horloge : très animé en journée comme le soir où tout le monde se retrouve sur la place pour un marché improvisé ... Les environs : - Le lac Maninjo : très beau de haut comme au pied du lac. Possibilité de loger sur les rives et baignades aussi. Endroit très agréable. Y aller à la journée - Balade en moto et boucle de Bukkitingi jusqu'a Battuksinktar et le pays mimangs : très belle maisons Mimangs sur le chemin. Beaucoup de rizières aussi. En chemin pas mal d'arrêt touristique (genre panorama sur une vallée ...) mais très mal entretenu ... c'est ici qu'on sent bien que l'Indonésie a subi une perte de fréquentation touristiques ... Y aller à la journée

De la canne à sucre aussi dans cette région et donc possibilité de voir la fabrication du sucre roux.

Ce que l'on a aimé: - Les gens très ouvert aux dialogues - Les environs : le lac maninjo

Ce que l’on n’a pas aimé : - Le Mézin qui nous réveil de 4:30 jusqu'a 8:00 ... affreux ... je pèse mes mots !

Hôtel : Orchid hotel : on a eu une chambre éco car tout était complet ailleurs ... 75 000 IDR la chambre Très spartiate ! Propreté laisse à désirer. Le personnel est plutôt sympa Petit dej infect ou plutôt très très gras ... tranche de pain panné dans 10000 litres de beurre avec une confiture et du Beurre !

Restaurant on a testé le Hills (l'ancien Novotel de la ville) on a eu droit un spectacle le soir et la nourriture était plutôt bonne. Prix correct pour le cadre.

Info prix : Trajet Padang (aéroport) Bukittinggi en taxi

############################################ ########### Yogyakarta ############################################

Ville plate qui a subi beaucoup de dégâts lors du tremblement de terre de 2006. J'ai été un peu déçu par Yogyakarta. Je m'attendais à une ville verte et boisé ... une Florance de l'Indonésie ... rien de cela ... Comme d'habitude en Indonésie bruit, voiture, trafic partout, rue étroite ... Seul point positif la vieille ville ou la il n'y a pas de trafic puisqu'il s’agit de passage pour piétons (ou moto). Mais la vieille ville ressemble par moment plus à des ruines qu'à une ville : Beaucoup de bâtiments délabrés ... certes le tremblement de terres y est pour quelque chose .... Mais ... aussi le manque d’entretien ... Le Kraton .. maouis ... bof bof La rue principale où se concentre tous les commerces et Malls ... maouis ... bof bof Yogja ne nous a pas emballé ...

Par contre Borobudur : site exceptionnel et magique. De jour comme de nuit (on dormait à l'hôtel situé dans le parc) l'édifice est splendide.

Visite: Le kraton La vieille ville : les palais, les bains ... et les marchés (oiseaux ...) Le silver village Spectacle de danse Les ateliers de batiks et de fabrication de marionnettes. Borobudur Prabanan

Ce que l'on a aime : - Borobudur - Borobudur - Borobudur - Les chauffeurs de becaks très sympa et je leur tire mon chapeau pour le travail qu'il effectue.

Pour l'histoire un chauffeur de becak nous expliquait qu'il louait son becack car il n'avait pas les moyens de l'acheter : il nous donne alors le prix d'un becaks : 100 euros et on reste bouche baie.

Ce que l’on n’a pas aimé : Ici plutôt moins aimé : le Prabanan en mauvaise état et le site un peu "vide"

Hôtel: Le Phœnix hôtel - le grand Mercure. 40 EUR la nuit mais très bon rapport qualité prix Chambre impeccable propre, très belle piscine. La bâtisse est splendide puisqu'il s'agit d'une vielle maison coloniale réaménagé. Un lieu plein de cachet et de charme.

Le restaurant de l'hôtel offre une cuisine très bonne à un prix correct. Le petit dej inclus est pantagruélique : buffet ultra complet ... on est callé pour toute la journée !

############################################ ########### Surabaya : ############################################

Ville immense, polluée (pour pas changer) ... pas grand chose à voir si ce n'est que les malls géants (mais vide ...) Passage obligé pour nous car nous allions au Bromo ... nous avons donc choisi le vol Yogja Surabaya avec Lion Air qui au passage a été une de mes plus grosses frayeurs de ma vie en avion ...Lion air donc je déconseille ...

############################################ ########### Bromo ############################################

Le Bromo est l’endroit que je me faisais (avant mon voyage) de l'Indonésie : Naturel et impressionnant. Endroit magique. Même si il y a des centaines de touristes au lever du soleil n'hésitez pas à vous réveiller à 4:00 pour découvrir la vue sur les 3 volcans : le bromo biensur mais aussi le Batok et le Semeru depuis le mont qui se trouve en face. Ce qui est intéressant ce sont les changements de lumières et donc de couleurs pendant toute la montée du soleil. Chose que vous ne verrez pas si vous y allez en pleine journée. De plus vous montez dans la nuit et donc vous découvrez ce panorama petit à petit avec le lever du jour. Moment unique .... Prévoir par contre une bonne veste (vous pouvez aussi en louer une à votre hôtel) et une écharpe (on en a acheté à 10.000IDR) Apres le lever du soleil vous irez sur le Bromo même. Ascension facile et spectacle à la hauteur du volcan.

Au passage quand vous aller au Bromo en sortant de Surabaya vous passerez devant le "nouveau" volcan de boue : Lusi Endroit complètement fou ... des maisons engloutis par des litres de boues : on ne distingue plus que quelques toits ... une digue de plusieurs mètres pour éviter que la boue se propage ...on se croirait dans un mauvais film et pourtant c'est la réalité.

"Droit d'entrée" sur la digue par les riverains modique (15.000 IDR) Embouteillage monstre par contre car beaucoup de voiture s'arrêtent et le volcan a aussi englouti une portion de l'autoroute ... S'armer donc de patience ...

Hôtel : Yochi : chambre correct avec sanitaire commun pour certaines chambres ... Le restaurant de l'hôtel sert une cuisine correct mais comme d'habitude (en général en Indonésie) très désordonné et très longue attente .... Prix doux

Info prix: Bromo en 4x4 300.000 IDR la jeep (de 6) donc n'hésitez pas si vous n'êtes pas complet à trouver des "amis". Droit d’entrée : on a pas très bien compris ca devait être 20.000 par personne mais au final on a payé 30.000 pour toute la jeep ! Conseil surtout ne payer qu’à l’entrée ! Ne pas payer le chauffeur ou votre guesthouse . Pour aller au Bromo on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya : 500.000 IDR la journée

############################################ ########### Kawa Ijen ############################################

Endroit certes reculé par rapport aux autres villes de Java puisque ce volcan est a l'extrême Est... mais allez voir ce volcan ! Le Kawa Ijen a été pour moi LE moment FORT de tout mon voyage en Indonésie. La montée n'est pas très difficile. Compter 1h30 de montée, y aller à son rythme, il y a de la pente mais elle est plutôt douce (ce n'est pas le col du taibit de la Réunion pour celles et ceux qui connaissaient !) Arrivé la haut c'est tout simplement magique ... un lac de couleur bleue vert ... qui est en fait un beau lac d'acide ! En chemin vous croiserait des dizaines de porteurs de souffres ... Ces hommes sont surhumains ... ils portent plusieurs dizaines de kg de souffres ... dans des conditions extrêmes ! On sort humble du Kawa Ijen ... Prévoir quelques friandises pour les porteurs de souffres ou de l'eau ... ca leur fera plaisir !

Autres visites : Vous pouvez aussi après ou avant vous détendre aux Hotsprings et aller voir la cascade assez impressionnante car on la voit de haut juste en face et non en dessous comme d'habitude ... Les litres d'eaux tombant donnent le vertige ... Endroit surprenant et très agréable ....

Dans cette région on cultive aussi le café ... vous pourrez donc découvrir toutes les étapes dans la fabrication de celui ci ...

Hôtel : 2 hôtels seulement proches du Kawa Ijen et donc réservation plus que nécessaire ... Nous n’avions pas réservé .... On a donc dormi chez l'habitant ... 100.000 IDR la chambre ... rudimentaire mais on ne fait pas les difficile a 12000Km de chez nous ... dans un endroit comme celui ci ...

Info prix: Pour aller au Kawa Ijen on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya - Bromo puis Kawa Ijen : 500 000 IDR la journée Droit d’entrée modique pour le kawa Ijen de mémoire 15.000 IDR par personne.

Pour Bali: Je ferai un commentaire sur toutes les villes que nous avons visitées plus tard dans un autre post...

Et de manière générale en Indonésie :

- A votre arrivée acheter une carte SIM : la carte SIMPATI coute 15.000 IDR (1eur env.) avec un crédit de 5.000 IDR. Pratique pour appeler vos proches et les gens sur place. - La réservation d'hôtel peut se faire sur place en appelant simplement. Aucune avance demandée si ce n'est que d'arriver avant une certaine heure. - Tout se négocie même les chambres d'hôtels ! et surtout les transports ! - Peu de distributeur acceptant les cartes VISA ou MASTERCARD dans les villes non touristique (comparé aux autres pays d'Asie du SE) ... donc prévoir toujours des euros . Idem pour les traveller check . Très peu de bureaux de changes. Même à Bali on a galéré pour trouver un ATM à candi casa : il n'y en a pas et donc il faut aller à Ampulara (30 min de voitures) et il n'y a qu'un ATM qui accepte les cartes étrangères ... donc je le répète toujours avoir un peu de cash ! - Enfin prévoir du papier toilette (pour les WC hors hotels) car contrairement aux autres pays d'Asie vous n'en trouverez pas dans 95% des cas ...

Ma conclusion à chaud :

On a trouvé que le pays était un peu sinistré dans le sens où beaucoup d'établissement/sites touristiques ont fermé leurs portes ou ne sont plus entretenus ...

On voit clairement le sur dimensionnement de certains lieux en parking ... alors qu'il y a une dizaine de personnes tout au plus .... C'est la chose qui m'a le plus marqué en Indonésie ... le coté sinistré ...

C'est en cela que je dirai que notre impression général sur l'Indonésie a été mitigée ...

Mitigé car d'un coté on a des grandes mégapoles comme Jakarta ou Surabaya complètement immonde, sans espace verts ... sans charme tout simplement ... et de l'autres des lieux magiques comme le Kawa Ijen ... La pollution, le bruit et le manque d'espace verts (beaucoup plus que dans d'autres pays d'Asie du sud Est ) nous a complètement déstabilisé les premiers jours ... J'ai même durant un trajet Yogjakarta Borobudur eu la trachée toute irritée (brulé) tellement que l'air est polluée : chose qui ne m'étais jamais arrivé en Asie du Sud Est (même à Bangkok !)

Heureusement que certains sites sont extraordinaires et les gens très gentils et généreux .
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"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba)
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...

Enfin, si, un peu quand même...

Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".

Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !

Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.



Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...

En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...

La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...

Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.

Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉

Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !

Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.

De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.

Le rêve du pêcheur.

Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois

Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.

Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :



Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…

« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »

Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.

Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.

A suivre....
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50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
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Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999)
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
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Séjour à Bukittinggi, Sumatra
j'ai l'intention de séjourner 5 jours à Bukittinggi, et je me demande si ce n'est pas trop long, bien que les environs de cette ville soient superbes. Je ne suis pas spécialement attiré par l'escalade des volcans, mais j'apprécie leur prèsence. En ce qui concerne les treks, pour une journée pas de problème, mais j'hésiterai à me lancer au delà à 75 ans. Tous le conseils pour cette partie de l'Indonésie sont les bienvenus. Jean
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Bigoodi en Indonésie: Java, Bali et Lombok en novembre 2010
Carnet de voyage de 6 semaines : Voyage individuel en couple, nous n’avons rien réservé à l’avance hormis le billet d’avion, la voiture avec chauffeur-guide pour Java, et la 1ère nuit à Jakarta. Nous connaissons déjà l’Indonésie mais quelques grandes villes principalement, et le sud de Bali, il y a une douzaine d’années. Java d’ouest en est pendant 17 jours, Bali (sauf le sud) pendant 10 petits jours et Lombok également environ 10 jours.

PREPARATION :

-Guides : Lonely Planet indonésie, guide voir Bali et Lombok, et site du Rough guide pour Bali (en anglais) http://www.roughguides.com/travel/asia/bali.aspx

-Sites internet : - Google maps : itinéraires pour le calcul approximatif des distances et du temps de déplacement (globalement satisfaisant) - Très bon site et beaucoup d’infos pratiques sur http://www.voyageindonesie.net/info.html - De belles photos de l’ensemble du pays : http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=787780 - carnet de voyage sympa : http://www.court-circuit.ch/...ecit_java_jour_1.php

-Billet d’avion : aller retour Lyon-jakarta pris en juin sur le net, directement sur Lufthansa : 882€ par personne toutes taxes comprises… Mais il faut tout de même rajouter les taxes d’aéroport àJakarta pour le retour : 150 000 IDR à payer en cash au moment du check in

-Visa : nous restons dans le pays + de 30 jours sans ressortir, nous avons donc pris par correspondance auprès du consulat de Marseille le visa de 60 jours : 40 euros par personne + 43 euros de Chronopost. Nous les avons reçu en 15 jours environ, le consulat a bien répondu à nos questions par téléphone pour compléter le formulaire. http://konindo.pagesperso-orange.fr/visa_formalite.html

-Déplacements : JAVA : location de voiture avec guide chauffeur Souhaitant parcourir Java de façon assez approfondie, et pas seulement entre grands points touristiques, j’opte pour la recherche d’une location de voiture avec chauffeur. Cela demande de s’y prendre à l’avance pour pouvoir donner un aperçu de l’itinéraire souhaité lors des demandes de cotation. J’ai envoyé 5-6 demandes et mon choix s’est finalement porté sur Nivori ****: Il a toujours été prompt pour répondre et clair dans ses réponses. Par ailleurs, il m’était assez difficile d’anticiper la durée exacte du voyage sur Java et il a été très flexible : au lieu des 19 jours prévus initialement, la durée de location n’aura au final été que de 17 jours sur la base de 625 000 IDR par jour tout compris (voiture, guide dont ses repas et hôtels, essence, parking, péages). Nous ne payons que nos entrées touristiques + d’autres véhicules avec chauffeur pour les visites du Bromo et de Ijen. Email : nivory_boy@yahoo.com.sg Portable : +62 812 963 9223 Nivori a toujours été ponctuel, attentif, patient aussi... par exemple, lorsqu'il fallait parfois tourner un peu longtemps le soir pour trouver le bon hôtel En outre il nous a fait découvrir des facettes de Java que nous n'avions pas prévues au départ : gastronomie, culture, jolis coins... Il est véritablement un guide tout autant qu’un chauffeur. Et tout ça dans un très bon français avec une bonne dose de drôlerie, et l'envie de partager tout simplement... Bref, n'hésitez pas à faire appel à ses services, vous ne le regretterez pas, foi de Bigoodi ! Il est basé à Jakarta, mais peut aussi vous récupérer à Jogjakarta ou Bali. Nivory et le Nivobus

BALI : scooter, bus, taxis et chauffeurs – guides à la journée, bateau rapide jusqu’à Gili trawangan LOMBOK : scooter et voiture conduite nous-mêmes. Retour à Jakarta depuis Mataram-Ampenam par vol Garuda pris environ 1 mois à l’avance dans un bureau Garuda.

-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que la 1ere nuit à Jakarta (arrivée vers 17h30). Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double, la plupart du temps avec petit déjeuner et âprement négociés ! Le plus souvent nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe ! les "***" ci après correspondent à mon échelle de valeur personnelle.

-Argent : Comme nous devons payer Nivori en cash dont 4 000 000 IDR au départ, 4 000 000 en milieu de voyage et le solde à la fin, j’ai prévu 1000 euros en billets, 1000 euros en travellers et nous avons 3 cartes bancaires (visa et mastercard). Il y a des distributeurs a peu près partout (sauf à Amed, attention à faire le plein avant de vous y rendre), des money changers quasiment partout aussi (mais le cours des travellers est toujours moins bon que celui des billets), et les hôtels moyens de gammes acceptent pratiquement tous les paiements par carte. Un bémol toutefois à Bali : pratiquement tous les hôtels demandent une commission de 2.5 à 3% si vous payez par carte, ce qui finit par revenir cher quand on y rajoute la commission bancaire… -Cours de la roupie : pendant le voyage le cours a oscillé entre 11 500 et 12 000 IDR pour 1 euro. Pour suivre le cours de la roupie : http://www.oanda.com/.../currency/converter/ -Petit point de situation sur le change lors de l’arrivée On m’avait dit que le taux de change était mauvais à l’aéroport de jakarta…ce qui est souvent le cas dans les aéroports à priori, mais finalement c’est là que j’aurais du retirer : Le money changer aéroport proposait 12 300 IDR pour 1 euro sans commissions Un retrait carte de 2 000 000 m’est revenu à 11 858 IDR toutes commissions inclues Un autre de 4 000 000 m’est revenu à 12 019 IDR Un paiement carte visa (même jour) de 45 euros m’est revenu à 12 164 IDR Les money changers de Jalan jaksa (centre ville) proposaient 11 800 IDR pour les meilleurs Bref, évitez de changer à jalan jaksa en arrivant, préférez les money changers de l’aéroport, le paiement carte ou un gros retrait carte au distributeur.

Voila pour les infos génériques… Passons au détail du voyage :

JAVA http://maps.google.fr/...4d7ca2bd97bc&z=6

Dimanche 31/10 : nous arrivons aux alentours de 17h50 à l’aéroport comme prévu. A noter : une escale technique à Singapour avec internet et ordinateur gratuits dans la salle de transit 🙂, c’est assez rare pour être signalé (quand on pense aux chariots à consigne 1€- top pratiques- de Lyon St Exupery par exemple… Grrrrrrrrr😠) Récupération des bagages et passage à l’immigration rapides. Nous prenons un taxi à l’un des guichets extérieurs : 190 000 IDR (sans doute un peu cher, pas négocié) pour aller jusqu’au quartier de jalan Jaksa, à l’Ibis Arcadia***. http://www.ibishotel.com/...-jakarta/index.shtml C’est dimanche soir, donc pas d’embouteillages, et nous arrivons sans encombre, la chambre est très correcte (du type des ibis France), bien insonorisée, l’emplacement est central, petit déjeuner buffet pour 480 000 IDR, je reviendrai sans doute dans cet hôtel si je repasse par Jakarta. Un petit tour du quartier, puis nous allons manger un murtabak – genre de beignet farci + 2 vrais mangos juice (hummmm !) au resto « Papa » sur jalan jaksa (38 000 idr) et achetons dans la rue 10 satay pour 10 000 IDR (hummmmmmmmm, un vrai plaisir de retrouver les satay, petites brochettes de poulet ou autre et leur sauce cacahuète).

Lundi 01/11 : Nous nous réveillons assez tôt. Le rdv avec Nivori est prévu à 9h00, mais nous sommes prêts à 8h00 et ça tombe bien car il est déjà là : il est parti tôt de chez lui, à 40km de là, pour éviter les sempiternels embouteillages de Jakarta, à noter qu’il sera aussi ponctuel tout au long du voyage… c’est bien simple, nous n’avons jamais eu à l’attendre, ne serait-ce que 10 minutes ! Nous découvrons le Nivobus… Je ne l’imaginais pas aussi spacieux pour seulement nous trois, mais il s’est avéré fiable et bien confortable (et sa clim très appréciable). Sur mon itinéraire j’avais prévu directement de partir sur l’ouest mais Nivori nous propose de visiter la grande mosquée et le vieux port de Jakarta. Je n’avais encore vu ni l’un ni l’autre, et c’est vrai que cela aurait été dommage de passer par là sans s’y arrêter. Miracle, nous passons par batavia (quartier hollandais) et la circulation dans le centre n’est pas aussi pénible que ce que j’aurais pu penser (coup de bol ? Nivory semble le croire en tous cas)… En fin de matinée nous partons en direction d’Anyer, à l’ouest. Environ 45 mn plus tard, notre Nivo qui a du se lever très tôt pour être à l’heure prends un petit coup de pompe et décide de s’arrêter pour se dégourdir les jambes et fumer sa clope girofle… sur la bande d’urgence de la voie rapide…gloups… sur le coup ça fait drôle ! Nous lui proposons d’aller prendre un café sur la prochaine aire d’autoroute (enfin, son équivalent indonésien). Café genre nescafé, Nivori nous fait gouter du tofu (bof, c’est l’un des rares trucs qui m’aura laissée assez perplexe à chaque fois que j’aurai essayé), et un œuf dur bleu, très salé de canne (cuit dans la cendre si je me souviens bien). Et Hop ! c’est reparti… nous arrivons à Anyer en début d’après midi, je pensais à une station balnéaire, mais en fait c’est une route et des commerces, des maisons, de parts et d’autres, nous nous posons sur l’une des plages (parking payant négocié 20 000 IDR sans ticket, ce qui est cher pour le pays). Il s’agit en fait d’une sorte de « zone récréative » où les indonésiens viennent passer la journée, dans de petites cahutes ombragées en bord de mer. C’est là que pour la 1ère fois Nivory nous explique que les amoureux viennent ici pour « se cacher »… ces 2 mots reviendront très souvent tout au long du voyage (jardins botaniques, plages, parcs etc…). Je crois que désormais à chaque fois que je les entendrai, je penserai à lui… Nous nous relaxons là (sans nous cacher), en prenant un en-cas dans une gargote (38 000 IDR pour vous donner une idée des prix), face au Krakatau qui fume (le Mérapi est très actif en ce moment), et 2 jours plus tard, nous apprendrons à la TV que le Krakatau se réveille aussi, et qu’un périmètre de sécurité est mis en place tout autour, il faut dire que nous avions trouvé l’eau de mer plutôt chaude en nous trempant les pieds, et effectivement, il parait qu’elle est montée de plusieurs degrés, mais nous n’avions pas d’éléments de comparaison... Un peu plus tard, nous partons chercher un hôtel plus au sud à Carita : le 1er, krakatau surf, ne nous inspire pas trop : belle vue sur mer mais chambre un peu défraichie. Puis nous trouvons le Mutiara***négocié à 400 000 IDR sans petit déjeuner http://www.mutiara-carita.com/ jolie chambre dans un jardin, belle piscine face au Krakatoa où nous serons seuls à nous baigner sous un beau ciel étoilé – eh oui, la nuit tombe vite ! Une 1ère étape ma fois fort sympathique ! Nous allons diner dans un warung dans la rue : 2 nasi goreng (riz frit avec divers ingrédients), un thé, un coca avec glace (oui, je sais, pas très prudent, mais c’est passé…) 23 000 IDR le tout : pour vous dire qu’en Indonésie, on peut manger très bon marché, ici c’est un peu l’extrême vers le bas (petit resto de rue), à noter que sur les 6 semaines, nous n’avons jamais été malades… Même quand on passe sur des restos de gamme supérieure, on mange très bien pour pas très cher par rapport à nos prix européens.

02/11 : Nous partons pour le sud ouest de java. Petit déjeuner « porridge » avec Nivori au bord de la route (riz gluant avec toute sorte d’ingrédients…ça tient au ventre !). La route est assez défoncée mais très jolie, nous nous arrêtons pour regarder des ouvriers agricoles décortiquer des noix de coco sur des pieux pointus… bonjour le dos à la fin de la journée ! Après Malingping, la route devient vraiment splendide : rizières en terrasse d’un coté, plages et cocotiers de l’autre… wouahh ! Ensuite avant d’arriver à cimaja, nous passons par la « montagne », ça tournicote mais c’est très vert, il y a des petits estancots accrochés en flanc de colline qui donnent sur la cote… Rien que pour la route d’aujourd’hui, ça valait le coup de venir découvrir cette partie sud-ouest de java. Nous arrivons à Cimaja et écumons les hôtels le long de la route entre Cimaja et Pelabuhan Ratu, ville un peu plus animée : la pluparts sont chers (> 450 000 IDR) et moches, nous revenons finalement à l’entrée de Cimaja à spéciale dédicace à Nivori ! Entre la route difficile aujourd’hui et l’étape de ce soir où nous aurons sans doute le plus tourné avant de trouver, il as su rester zen et souriant jusqu’au bout ! Nous nous posons à l’Hotel Desa**, genre « vieillot chic » avec douche qui sort d’un bout de bambou, et murs en faux (vrai ?) torchis fissuré, très jolie piscine. 273 000 idr avec petit déjeuner, rien à dire ! http://desaresort.com/mm_page/home.php Resto en face au surf shop, car il fait nuit et la route n’est pas éclairée, nous n’avons pas eu le temps de repérer ce qu’il y avait en arrivant, la terrasse est sympa mais la rapport qualité prix laisse à désirer. Pour info, ce sera pratiquement toujours le cas lorsque nous irons manger dans des restos au look un peu plus occidental…

03/11 : Un petit tour au port et au marché aux poissons de Pelabuhan Ratu, puis nous remontons vers le nord, direction Bogor. La route est plutôt bonne, sur le papier nous ne devrions pas en avoir pour très longtemps mais c’est sans compter les embouteillages en arrivant avant Bogor. Nous en profitons pour casser la croute et j’achète un poncho, Bogor étant réputée pour ses averses. Nous arrivons enfin en ville, le 1er hôtel est plein, nous posons vite nos affaires à l’hôtel Mirah***, sympa et très confortable (600 000 IDR avec 2 pdj buffet, mais eau chaude limite !) http://www.mirahhotelbogor.com/ puis piquons un sprint pour pouvoir rentrer au jardin botanique avant la fermeture à 16h00 (le jardin reste ensuite ouvert, mais on ne peut plus entrer). Nous arrivons in extremis (le problème, c’est qu’en semaine, seule l’entrée sud est ouverte, ce qui nous oblige à faire tout le tour). Le jardin vaut la visite (20 000 idr pour 2) et nous échappons à l’averse. Quelques jeunes nous demandent de faire une photo avec eux (ce sera très souvent le cas tout au long du voyage, on se prendrait presque pour des vedettes). Il se met à pleuvoir lorsque nous sortons : direction le centre commercial, Mac Do, quelques courses, puis retour à l’hôtel pour profiter de sa belle piscine… sous la pluie !

04/11 : Direction Bandung par la jolie route du col de Puncak (pas de difficultés, ce qui n’aurait sans doute pas été le cas si c’était le week end). Nous visitons une plantation de thé avec vue panoramique sur les environs en route, puis Nivori nous emmène déjeuner dans un très bon petit troquet avant de prendre la route de Cihideung, pas très loin, où toutes sortes d’horticulteurs vendent leurs plantes alignées le long du chemin. C’est joli, ce n’est pas dans les guides, et il y a toutes sortes de plantes que nous ne connaissons pas en France. Dans mon projet de départ, je voulais éviter Bandung et filer directement sur Lembang pour visiter les alentours et notamment le Tangkuban perahu ou le papandayan. Nivori insiste pour nous emmener voir un spectacle à Bandung. Il commence à pleuvoir, nous nous laissons convaincre. 160 000 IDR l’entrée quand même (pour 2), nous nous installons, des groupes de touristes sont là aussi. Le spectacle commence avec les marionnettes traditionnelles… On se regarde, si c’est comme ça pendant 2H, on va trouver le temps long 😐! Il pleut à verses maintenant, ce qui nous fait regretter un peu moins la visite du volcan mais bon… Au bout du compte, nous passerons un très bon moment : les démonstrations de musique, de danses et de folklore traditionnels s’enchainent rapidement, puis le public est mis à contribution pour jouer des morceaux modernes sur des angklungs (instrument en bambou). C’est drôle, et finalement, le temps passe très vite, je vous recommande le détour…même s’il fait beau 🙂! http://www.angklung-udjo.co.id/visit-us/ Lorsque nous sortons il pleut toujours et la nuit tombe, nous optons pour l’hôtel Kedaton**, correct et central, 488 000 IDR avec les petit déjeuners http://www.kedatonhotel.com/ et nous allons diner dans un bon resto chinois (Braga quelque chose) en haut de la rue Braga, rue commerçante et sympa pas très loin à 130 000 IDR pour 2 avec 2 grandes Bintang (bière indonésienne) !

05/11 : C’est aujourd’hui que nous allons voir le Tangkuban perahu : on peut accèder en voiture à proximité du cratère (un volcan pour les touristes flemmards, comme dirait Nivori). Entrée 115 000 IDR pour 2. Nous y sommes à 9h30, la vue est sympa même si c’est très touristique. Nous poursuivons sur Ciater une heure plus tard, sources thermales chaudes bien entretenues (45 000 pour 2 et un peu + si vous voulez tester l’une des piscines d’eau sulfureuse : pour info il y a des cabines). Nous passons ensuite par le Candi Cangkuan, petit temple tranquille au milieu d’un lac (60 000 pour 2 avec la traversée en bateau). Le temple lui-même n’est pas spectaculaire, mais la campagne environnante est jolie (on peut y voir des cidomos : carioles tirées par des chevaux), et la traversée à la rame fut un moment empreint de sérénité. Le temps tourne de nouveau à la pluie et il se fait tard, nous ne verrons pas le Papandayan, la route n’est pas très bonne pour y aller et en plus les volcans de Java sont toujours énervés au moment où nous passons, le Merapi fait des siennes, et il n’est pas très prudent d’aller au Papandayan très actif aussi. Direction Cipanas pour trouver l’hôtel. Nous nous arrêtons au Tirtagangga* qui a l’air correct http://www.tirtagangga-hotel.com/ mais il n’y a aucune insonorisation : entre la rue et les hauts parleurs de la mosquée d’a coté, la nuit n’aura pas été très tranquille. A noter : il dispose d’une grande piscine d’eau de source chaude (40 degrés, un peu chaud quand même pour y rester longtemps, en plus nous sommes vendredi et pour une fois il y a du monde !).425 000 IDR avec les pdj, je chercherais autre chose si je revenais un jour par là. Il se remet à pleuvoir assez fort, nous dinons au 1er warung que nous trouvons à coté de l’hôtel : 30 000 IDR pour 2 nasi goreng et 2 thés.

06/11 Nous poursuivons vers le sud et nous arrêtons en route à Kampung Naga. Un guide local nous fait visiter ce joli village traditionnel et nous explique la construction des maisons, la vie du village (sans électricité), il nous invite à boire un thé chez lui, c’est sympa mais on ne peut pas dire que les villageois soient très souriants… Nous poursuivons jusqu’au mont Galunggung (12 000 IDR pour 2+voiture) après une rude montée d’escaliers, nous arrivons au bord du cratère, un lac turquoise git au fond, ce n’est pas très spectaculaire mais la route pour venir valait le coup. Nous plaisantons et faisons des photos avec un groupe d’indonésiens « apprentis guérisseurs » si j’ai bien compris, qui vient là pour faire le tour du cratère et puiser la force du volcan. Mais le temps se couvre et nous sommes moins courageux, retour au Nivobus direction la mer et Pangandaran. Il fait bientôt nuit et la route n’est pas très bonne entre Banjar et Pangadaran. Nous décidons donc de nous arrêter à Banjar, ville moyenne qui semble assez animée. Le tour des hôtels est vite fait, il n’y en un qu’un seul moyen de gamme : le Banjar indah 355 000 idr avec pdj, c’est un peu bruyant mais propre. L’étape n’est pas très intéressante, en cas rapide à la patisserie d’en face et passage au warnet (cyber café) pour 3000 idr l’heure (nous ne sommes pas dans un coin touristique et ce sera le moins cher du voyage).

07/11 Nous prenons la route vers Pangandaran cette fois et faisons halte avant d’arriver sur la plage de Karang nini (15 000 idr l’entrée pour 2 + la voiture), puis à Batu hiu, le rocher du requin où les familles viennent se promener et d’où la vue sur la cote est assez large (25 000 idr). Nous allons ensuite au Green canyon (75 000 idr) où nous prenons un bateau pour remonter la rivière jusqu’à des gorges assez étroite. C’est assez joli, sans plus, et les moteurs sont du genre très pétaradants : on a un peu l’impression de se promener sur une tondeuse à gazon en pleine action🤪…. Nous terminons la journée par green canyon 2 ou sungai citumang. C’est un peu difficile à trouver et la route est parsemée de « péages » à chaque petit village, ça énerve un peu, mais au bout du compte nous n’aurons pas dépensé plus de 25 000 idr jusqu’aux gamins qui insistent pour nous escorter jusqu’aux chutes d’eau en trimballant des gilets de sauvetage. La fin du chemin au bord de l’eau est très jolie et invite à la baignade, si j’avais su j’aurais sans doute prévu de passer un peu plus de temps ici pour faire trempette ou d’y casser la croute. C’est même plus sympa que green canyon finalement et malgré tous les péages. Assez de visites pour aujourd’hui, nous repartons en « ville » et le 1er hotel proposé par Nivori sera le bon : Nyiur resort***, http://www.nyiurresorthotel.com/ sympa et bien placé, genre hotel pour groupes 375 000 idr avec le pdj buffet. Nous allons nous balader du coté de la plage, le tour est assez vite fait, nous passons au money changer. La commerçante est sympa mais nous dit que toutes la région de jJgjakarta est difficile d’accès à cause du Mérapi (cela ne s’avérera finalement pas vrai)… Bon, on improvisera… c’est aussi ça l’avantage de ne pas réserver à l’avance…

08/11 La route est longue aujourd’hui : nous remontons sur le centre direction Wonosobo. Nivori nous propose de prendre le bateau et de venir nous rejoindre à Cilacap, mais nous préférons rester en voiture, ce sera plus rapide. En route, nous visitons un atelier de poteries, et nous arrêtons pour notre pause café habituelle du milieu de matinée. Nous ne sommes pas loin d’une école et le professeur vient nous voir pour nous proposer de rendre visite à ses élèves et de parler un peu anglais avec eux. La 1ère classe est une classe de filles d’une quinzaine d’années, elles font les timides au début puis se dégourdissent et nous posent quelques questions : sommes nous mariés, avons-nous des enfants, que faisons nous en Indonésie, quels conseils leur donnerions nous pour leur vie future etc etc etc… Même chose dans une deuxième classe, puis séance générale de photos dans la cour. Cela restera dans nos mémoires un moment ma foi bien sympathique ! Bon c’est pas le tout mais on a encore pas mal de route ! Nous arrivons à Wonosobo en début de soirée. Hotel suryia Asia*, correct et proche du centre, 325 000 idr avec pdj http://www.suryaasia.com/, nous faisons un tout en ville et dinons très bien au resto chinois Murni Rasa, situé un peu plus haut que l’hôtel en direction du centre 131 000 idr toujours avec 2 grandes bintang !

09/11 Dieng n’est qu’à 26 km (environ 1 Heure de route) mais sur les conseils de Nivori, nous partons à 7h30 pour éviter le brouillard (la route du retour lui donnera raison). Ce serait dommage de ne pas profiter du panorama : collines et potagers en terrasse. Arrivés à Dieng, nous prenons à pied le chemin qui passe par le complexe d’arjuna (temples), Nivori nous rejoint un peu plus haut et nous conduit au cratère bouillonnant et boueux de kawah sikidang, puis nous faisons un tour au lac turquoise et aux grottes de telaga warna. Là encore, nous sommes les seuls touristes blancs, et nous n’échappons pas aux demandes de photos des groupes scolaires en goguette. Cette visite nous a bien plu pour l’environnement et la route pour rejoindre Dieng, même si au regard de certains temples d’inde du sud le site lui-même n’est pas exceptionnel. Je conseille ! Par contre les points d’intérêts sont assez distants et peut être pas très faciles d’accès sans voiture…(environ 65 000 idr pour 2 pour l’ensemble des visites). Nous repartons par la même route puis prenons la direction de Borobudur, la paysage devient poussiéreux, puis carrément gris… une grosse couche de cendre grise recouvre tout, a cassé les branches des palmiers, ambiance de fin du monde, même Nivori n’a jamais vu ça… Si vous avez vu le film « la route » c’est tout à fait ça. Borobudur est fermé, je prends une photo de loin, à travers les grilles, un masque sur le visage. Ça fait très bizarre, d’autant plus qu’un peu plus au sud, à Jogjakarta, tout à l’air normal. Bon j’avais bien prévu de passer par Kaliurang pour profiter de la vue sur le Mérapi mais ce n’est pas le moment !!! Nous n’aurons donc pas visité Borobudur mais quelque part, nous avons du bol quand même car si tout avait été normal, nous tombions à Jogjakarta en même temps que Obama… et là, les hotels ça n’aurait pas été la même !!!! En effet, l’aéroport de Jogjakarta est fermé, de nombreux touristes ont pris d’autres direction, du coup nous tentons le superbe Phoenix hôtel 🙂🙂🙂🙂🙂********… et nous voila partis pour 2 nuits à 700 000 idr chacune avec un petit dej comme je n’en ai vu nulle part ailleurs, et une belle chambre deluxe avec terrasse donnant sur la piscine http://www.accorhotels.com/...gyakarta/index.shtml La piscine est très chouette, nous ne sommes pas très loin à pied du quartier animé de sosrowikjayan… il y a même un fil à étendage dans la salle de bain, tout va bien ! Après une petite baignade, il se met à pleuvoir à verses, nous allons diner au FM café sous nos ponchos de pluie… bof, ça ne valait pas tant d’efforts !

10/11 Il fait beau ce matin, après un copieux petit dej (on ne sait plus où donner de la tête tellement il y a de buffets), nous voilà partis pour visiter le Kraton (50 000 idr pour 2 avec un guide) sympa. Ensuite, nous allons au Taman sari (bains du sultan) 15 000 idr, à la mosquée souterraine, puis au marché aux oiseaux. Il est encore tôt, du coup Nivori nous conduit à prambanam, à environ 30 mn de jogjakarta. La visite du temple est assez rapide, car une bonne partie du site est en cours de restauration. Il fait vraiment très chaud et nous n’aspirons qu’à une seule chose… ze piscine 😛 !!! Lorsque nous sortons, le temps tourne à nouveau à la pluie du coup ce soir nous n’allons pas loin : ce sera Mac Do !!! (72 000 idr pour 2 menus du genre big mac + 1 hamburger gratuit en prime !). A noter : dans pas mal de Mac Do en indonesie, des postes internet sont à disposition si on consomme (pas très rapide en général, mais mieux que le wifi lorsqu’on voyage sans PC).

11/11 Gros Petit dej re-belote… miam ! puis nous mettons le cap au sud pour aller voir la plage de parangtritis. On y est assez vite, la plage est immense, mais c’est le désert, il n’y a que quelques cahutes ouvertes et apparemment pas grand-chose en hébergement, en plus avec l’activité volcanique soutenue en ce moment, Nivori n’est pas très rassuré concernant les tsunamis… Bref, on ne se voit pas trop rester là toute la journée, du coup nous repartons direction Solo (Surakarta). En route, Nivori nous arrête dans une cour où une indonésienne fabrique des chips à base d’une sorte d’amandes qui poussent dans les arbres alentours, puis nous allons voir le temple Plaosan, perdu dans une jolie campagne que je n’avais pas mis au programme non plus… c’est sympa. Nous arrivons à Solo assez tôt dans l’après midi et visitons le marché avec Nivori comme guide (un vrai plus : ça aide vraiment de l’avoir pour savoir ce que l’on voit, comment ça se mange, ou comment ça se cuisine…), puis nous allons au marché aux antiquités, touristique mais sympa. Aujourd’hui encore il fait très chaud malgré la clim du nivobus et nous nous jetons non sans volupté dans la grande et belle piscine de l’IBIS ! Cet hotel est d’un rapport qualité prix tip top ****: 230 000 idr pour 2 sans le pdj, chambre avec grande baie vitrée donnant sur la ville, couleurs un peu plus flashy et déco plus sympa (plus moderne) que dans les ibis standard, PC internet gratuit dans le lobby, hotel bien placé dans la ville…que demande le peuple ??? c’est sur, si je reviens à Solo, je reviendrai là direct! http://www.ibishotel.com/...bis-solo/index.shtml Nous allons diner dans un resto italien pour changer, (o sole mio, pas loin de l’ibis) mais une fois encore, le look est sympa, mais le rapport qualité prix très médiocre pour le pays.

12/11 Avant de poursuivre vers l’est, nous allons visiter le palais. La guide est très sympa, et même si je ne suis pas fan de vieilleries ni de monuments historiques, il aurait été dommage de l’éviter (et, au passage, de rater la ceinture de chasteté pour homme !) 45 000 idr. Ensuite, nous allons à Candi Ceto, un très joli temple près du mont lawu, qui ne ressemble pas à ceux que nous avons déjà vus. C’est très calme et la vue sur les environs est splendide (20000 idr). Ensuite nous visitons le candi sukuh (20 000 idr), pas très loin. Le temple est à voir aussi, mais l’ambiance n’est pas du tout la même… Les voisins devaient préparer la fête du village ou je ne sais quoi et testaient la sono à plein régime… bref rien à voir avec la sérénité de candi ceto ! Nous retrouvons un peu de paix pour le déjeuner : Nivori nous emmène au sukuh cottage, la terrasse qui donne sur le jardin est splendide (vue panoramique), nous mangeons très bien, une petite fontaine coule à coté, c’est paisible et le propriétaire est fort sympathique… allez y ! (il font hôtel aussi mais c’était trop tôt pour nous) http://sukuh-cottage.com/ Nous repartons sur tawangmangu et allons faire un tour à la cascade grojogan (sympa – 38 000 idr). Ensuite il nous faut trouver un hotel, et là ça se complique, il n’y a pas grand-chose en moyen de gamme et il serait dommage de continuer plus loin car la route qui suit est jolie le matin de bonne heure et à cette heure ci, si nous continuons, nous allons louper le panorama. Nous finissons par trouver le pondok indah*, simple, mais pas si mal finalement, un peu éloigné de la route 287 000 avec pdj (toasts) http://hotelindahpalace.com/tawangmangu/contact-us/ Il fait sombre à la nuit tombée, nous ne voulons pas marcher dans le noir sur une route avec tout de même pas mal de trafic et nous allons donc manger 2 nasi goreng dans un warung non loin de l’hotel (11 000 idr). L’accueil est sympa … mais contrairement à ce que nous avons vu jusque là, il n’y a pas de table avec un banc, une paillasse sur le sol… et une espèce de « banquette » recouverte de la toile cirée… on hésite un peu, se demandant s’il faut s’asseoir sur la banquette😐… la « patronne » ne parle pas anglais… Finalement, non, nous finissons par comprendre qu’en fait c’est ça la table ! Donc maintenant, vous saurez en pareil cas : asseyez vous sur la paillasse (enlevez vos chaussures), et mangez sur la « banquette » !

13/11 Une longue route nous attend aujourd’hui. Nous partons assez tôt pour profiter du très chouette paysage entre tawangmangu et semarang avant que le brouillard ne se lève. Puis nous poursuivons sur Pacitan, là aussi la route est pleine de virages, mais l’on se trouve dans des coins vallonnés avec rivières et forêt… c’est très sympa. Nous allons directement voir Goa gong en arrivant car il pleut, comme ça nous serons a l’abri ! (à environ 45 mn du village). Ce sont des grottes, comme tant d’autres me direz vous, mais ce que j’ai trouvé sympa, c’est que pour la 1ère fois, on nous laisse seuls faire le parcours : nous évitons donc les sempiternels commentaires sur la crème glacée, les formes parfois équivoques des formations calcaires ou le traditionnel cours sur la formation des stalag mites et tiques😕. C’était donc sympa : 13 000 idr avec location d’une grosse lampe de poche. En plus il ne pleut plus quand nous sortons. Un petit en-cas, et direction Pacitan centro. Nous passons d’abord par la grande et jolie plage de pantai Ria teleng (10 000 idr). Nivori me fait essayer le nivobus (avec vitesses au volant… ça me rappelle un peu ma bonne vieille 4L). Pendant ce temps, Franck essaie de trouver une chambre dans les bungalows en bordure de plage (sans succès, tout est plein). Nous allons donc dans le centre, le 1er hotel ne nous inspire guère… Là non plus il n’y a pas grand-chose en milieu de gamme… Nous optons finalement pour la « queen suite » du Srikandi**. C’est très bien, calme, entre 2 jolies rizières. Il faut juste s’expliquer un peu pour avoir drap du dessous + drap du dessus à la place de la couverture ! 300 000 idr avec pdj (pancake). Leur resto est délicieux lui aussi et super bonus, la carte est traduite en anglais et assortie de photos ! 94 000 idr pour 3 plats et du riz… et un lassi à la bière… nous avions d’abord cru qu’il s’agissait d’une appellation déguisée pour « bintang », mais non… c’est spécial mais finalement ça se boit ! http://www.eastjava.com/...n/accommodation.html

14/11 Je me lève tôt (en fait, dans quasiment toutes les chambres, le jour nous réveille de très bonne heure) pour prendre quelques photos du lever de soleil sur les rizières autour de l’hotel. La route est encore longue aujourd’hui. Tout d’abord Nivori nous emmène à nouveau à environ 30mn aller vers l’ouest pour voir la magnifique Srau beach😮 que je n’avais pas prévue (ça vaut franchement le détour, c’est sans doute la plus belle plage que nous ayons vue a Java) 8000 idr, pour ceux que ça tente, sachez toutefois qu’il n’y a pas d’hébergement sur place. Initialement, à partir de Pacitan, je voulais aller sur Blitar, voir le temple de penataran et le gunung kelud (volcan) à proximité. Mais apparemment cette route est très mauvaise et Nivori nous suggère plutôt d’aller sur Batu, avant Malang. Je ne sais pas si nous avons bien fait car cette étape n’aura pas été d’un grand intérêt : la route entre Pacitan et Ponorogo est toujours jolie mais nous l’avions déjà prise à l’aller, et ensuite, il n’y a plus grand-chose d’intéressant jusqu’à Batu où nous arrivons tard (enfin, il fait déjà nuit, donc nous ne pouvons pas voir grand chose). Si quelqu’un connaît la route pacitan-blitar je suis preneuse d’infos histoire d’en avoir le cœur net… Un truc par contre que Nivori nous montre et que je n'avais jamais vu : la "maison des hirondelles" : des bâtiments, assez hauts, sans fenêtre, climatisés et surveillés, sensés reproduire l'intérieur de grottes où les hirondelles aiment s'installer : si ça marche, c'est le jack pot avec la récolte des nids...mais ça ne marche pas toujours.... A Batu nous nous posons dans un hotel sympa mais assez cher pour le niveau et pour le pays, par rapport à ce que nous avons eu jusque là. Kartika wijaya** 575 000 idr avec pdj + PC internet gratuits + jolie piscine. http://www.kartikawijaya.com/ Nous allons diner dans un warung à coté (avec table et bancs cette fois !) bons petits satays, riz et thé pour 28 000 IDR.

15/11 Ce matin nous commençons par aller voir les sources de sumber brantas (6000 idr). Un local nous indique un petit chemin qui nous conduit au bord de la rivière chaude et dans un coin où il n’y a personne, une petite cascade un peu plus haut…c’est très sympa (à droite en bas des escaliers puis encore a droite sur un tout petit sentier, à 5mn des escaliers). Sinon, ça ressemble un peu à Ciater : des piscines où les indonésiens viennent se tremper… et Nivori qui goute l’eau de la piscine pour savoir si elle est sulfureuse 😐 !!! Nous prenons ensuite la direction de Malang, nous arrêtons sur la place principale (alun alun) et allons prendre un verre dans un restaurant hollandais qui a gardé son aspect colonial le Toko oen, apparemment une institution…pleine de guides et de touristes mais bon ! http://www.toko-oen.nl/index.php Quoi qu’il en soit j’en profite pour gouter un jus d’avocat : en Indonésie ça se boit sucré… et c’est délicieux ! Nous nous arrêtons ensuite au temple de Singosari (5000 idr), puis prenons la longue route vers le Bromo. Nous arrivons en fin d’après midi, au départ Nivori nous propose un hotel bien en amont de Cemoro lawang… Le problème c’est que c’est désert, pas très cher, mais il n’y aura pas moyen de négocier la jeep et ça fait loin pour le réveil du lendemain. Nous décidons donc de poursuivre sans trop savoir ce qui nous attend. Nous allons voir yoshi guest house**, le 1er hotel avant cemoro lawang (village « terminal » avant la piste pour le Bromo). C’est très sympa, (déco un peu rococo), il y a du monde : nous nous arrêtons là. Chambre + resto +petit déjeuner nous reviennent à 451 000 idr. En plus nous faisons la rencontre d’une française gemmologue et passionnée de volcans : soirée intéressante ! Au départ, je n’avais pas envie de faire le tour au lever de soleil pour éviter la foule. Le problème, c’est que si nous voulons aller au point de vue plus tard, il nous faut réserver une jeep pour 2, ça coute 350 000 idr alors qu’en partageant la jeep avec d’autres, cela nous revient à 90 000 idr par personne (+ 25 000 idr de permis qu’on paie dans tous les cas). Nous prenons donc finalement la 2ème solution avec départ à 3h30 de yoshi…(pas de problème, ils vous réveillent à l’heure !).

16/11 Lever de bonne heure donc, et direction le point de vue sur le Bromo à 6 dans la jeep avec le chauffeur. Nous arrivons au point de vue (Penanjakan) un peu avant le lever de soleil… je ne suis pas sure qu’on puisse faire autrement pour arriver là qu’en louant ces jeeps…je n’ai pas vu d’autre véhicule en tous cas. Bon arrivé là haut, c’est un peu décevant, il y a effectivement beaucoup de monde (je n’imagine même pas ce que ça doit être en haute saison), c’est quand même assez étendu pour que chacun puisse admirer le point de vue, mais le lever de soleil est plutôt gris et ça ne sera surement pas la photo du siècle ! A noter aussi, il ne fait pas aussi froid que ça (peut etre 10 degrés ?) : un tee shirt, un sweat et une polaire suffisent si vous êtes « normalement frileux », si vous avez un doute ne vous chargez pas trop dans les bagages car ils louent des doudounes sur place de toutes façons. En redescendant pour aller sur la caldeira, nous nous arrêtons à un autre point de vue que je trouve plus chouette : en plus la lumière est un peu plus dorée maintenant. Cela confirme ma 1ère idée, si vous arrivez suffisamment tôt la veille pour trouver d’autres touristes ou négocier directement avec un chauffeur, partez plus tard ! (ceci dit il y a peut être de très beaux levers de soleil aussi, mais pour ma part, c’est ce que je referais avec le recul). La jeep nous emmène ensuite dans la caldeira, et nous marchons environ 30mn (vous pouvez prendre un cheval) + escaliers pour arriver tout au bord du cratère du Bromo : on l’entend gronder et on voit très bien sortir la fumée… Quelques jours plus tard d’ailleurs, l’accès sera interdit car il s’énerve un peu trop lui aussi ! La vue sur la caldeira avec les nuages qui commencent de s’y déverser est presque plus chouette que celle du volcan lui-même… C’est à voir ! Nous nous retrouvons au Yoshi vers 10h00 pour le petit déjeuner puis reprenons la route. J’ai demandé à Nivori de nous emmener à Kalibaru plutôt qu’à Sempol pour aller voir le Kawah ijen le lendemain : la route et les accommodations semblaient plus sympas. En effet, nous nous arrêtons en route voir les plantations de cacao et d’arbres pour faire la térébenthine (je ne sais plus le nom), et nous trouvons un joli hôtel où nous sommes encore une fois tous seuls à profiter de la jolie piscine. Margo Utomo cottage , 575 000 idr avec un casse croute inclus car nous allons encore devoir nous lever tôt demain… http://www.margoutomo.com/...tomo-facilities.html Nous dinons à l’hôtel 144 000 idr, correct.

17/11 Lever à 4h30 pour ne pas arriver trop tard à Ijen (apparemment c’est tôt aussi depuis sempol…). Les villageois sont des lève-tôt aussi, on voit les maisons s’éclairer les unes après les autres… Il faut dire que c’est un jour spécial, l’équivalent indonésien de l’Aïd el Kebir (fête du sacrifice). C’est férié aujourd’hui et on voit beaucoup de monde se diriger vers les mosquées… Le problème c’est que c’est désert aussi lorsque nous arrivons à Licin à 6h15 (village terminus avant la piste pour Pos Paltuding). Ca tombe mal, il n’y a qu’une jeep qui accepte de nous emmener pour 450 000 idr (gloups !🏴‍☠️ ). C’est cher et on a bien l’impression d’être les pigeons du jour, mais nous n’avons pas le choix. En temps normal les prix peuvent se négocier autour de 300 000 – 400 000 idr la jeep. Bref… Nous arrivons à Pos Paltuding à 7h15, prenons le permis (60 000 idr avec le permis photo), et partons sur le long sentier qui conduit au cratère. Ca grimpe ! Nous y sommes vers 8h30. Pas trop de monde là haut ! Au début c’est très couvert et les vapeurs de souffre montent jusque là, au bord du cratère c’est assez comique, il ya un panneau directionnel qui montre que c’est interdit de descendre… par là ! De toutes façons il n’y a pas beaucoup de porteurs de souffre aujourd’hui… mais même sans ça, je ne pense pas que je serais descendue, de crainte de me retrouver dans leurs pattes… ils ont mieux à faire que d’éviter les touristes je pense. Regardez plutôt ce très bon documentaire les concernant : http://documentaires.france5.fr/...es-forcats-du-volcan Par moment le cratère jaune, et le lac d’acide turquoise se découvrent, c’est splendide, sans doute plus spectaculaire que le Bromo… en tous cas ça valait bien l’effort. En redescendant nous déjeunons avec les box remises par l’hôtel puis retrouvons la jeep à 10h15, et Licin à 11h15… Nous n’avons pas eu envie de nous arrêter voir les plantations de caféiers en route. A noter pour ceux qui souhaitent se lever moins tôt : l’ijen resort n’est pas loin de Licin (mais un peu cher et il n’y a rien d’autre à coté, je ne sais pas si on peut négocier facilement en arrivant à l’improviste) http://www.ijendiscovery.com/ Dernière étape avec Nivori jusqu’à Ketapang… En terme de timing sachez que vous pouvez faire tout ça et arriver tranquillement au ferry à 14h30. Nous allons dans un dernier resto avec vue sur Bali, histoire de ne pas se dire au revoir bêtement sur un parking, puis Nivori nous accompagne au ferry. Il mettra 2 jours pour rentrer chez lui, et pour moi les adieux sont toujours aussi durs, je crois que je ne m’y habituerai jamais… Triiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste !!!!!!!!!!!!!!! 🙁🙁🙁🙁🙁🙁

BALI http://maps.google.fr/...06,0.110378&z=13

La traversée vers Bali dure environ 30mn (11 400 idr pour 2). Nous arrivons à Gilimanuk…et là… je m’attendais à des taxis, des bémos mais non ! i ! n’y a rien au débarcadère… Un premier policier nous demande si on veut un taxi et propose 400 000 idr pour aller à Pemuteran (heureusement que Nivori nous avait donné une idée des prix), nous passons une espèce de douane où 2 autres agents finissent pas appeler un copain (policier) qui nous emmène (en dehors de son service) pour 160 000 idr après négociation démarrée à 300 000, et 2-3 coups de fils, c’est à même pas 30mn, la route est bonne, mais il doit faire le retour aussi… Nous n’avons rien réservé et lui avons demandé de nous arrêter dans plusieurs hôtels si le 1er ne nous convient pas (Pemuteran est assez étendu). Finalement, le 1er sera le bon : Pondok Sari***, pur style balinais comme on l’imagine, très jolie piscine d’où l’on peut voir les oiseaux se promener sur les nénuphars dans le bassin juste à coté, accès à la plage, petit –petit déjeuner- ce sera toujours le cas à Bali : ils sont rapiats sur les petits déj et aiment bien le cash, une commission de 2.5 à 3% est souvent demandée si vous voulez payer par carte ! http://pondoksaribungalow.com/ 540 000 idr. Par contre ça change tout de suite de l’ambiance javanaise où nous étions souvent les seuls blancs… le nord de Bali a beau ne pas être très touristique le contraste nous surprend ! Nous mangeons très très bien en face de l’hotel au restaurant suka sari 135 000 idr barracuda frais et 2 bintangs. A savoir (nous ne nous en sommes pas aperçu tout de suite), il ya 1H de plus à Bali qu’à Java (changement de fuseau horaire)!!!

18/11 Nous avons envie de nous reposer un peu et avons repéré la veille le Taman Sari***, similaire et un peu moins cher (450 000 idr, piscine et chambre sont légèrement moins sympa qu’au Pondok, mais tout à fait correctes). C’est là que nous resterons les 2 nuits suivantes. http://www.balitamansari.com/cottages-acc.htm Nous flemmardons et louons un scooter l’après midi 40 000 idr pour aller voir les alentours. Nous louons le scooter chez une dame qui habite à coté de l’hôtel et nous le propose depuis sa fenêtre… il y a 2 casques, mais il ne faut pas compter sur l’assurance (ce sera toujours le cas), et la jauge n’est pas très fiable mais bon…il y a des « stations » service de partout : des gargotes avec des bouteilles en verre de 1 litre : c’est 5000 idr le litre ici, ou 4500 dans les « grandes » stations… mais bizarrement pour un pays producteur, les stations sont assez régulièrement à sec à Bali… A savoir ! Nouveau diner au suka sari : nous sommes abonnés maintenant !

19/11 Le patron du suka sari nous a négocié le tour de snorkeling sur l’ile Menjangan (300 000 idr pour 2), il nous a préparé le pic nic de midi et nous emmène lui-même au débarcadère vers 9h00(pas très bien indiqué si on ne connaît pas, mais ce doit être faisable en scooter). Nous embarquons avec un petit groupe d’australiennes fort sympathiques et commençons par un spot sur le sud de l’ile. Ca faisait un moment que je n’avais pas fait de snorkeling, et comme le vent souffle, nous partons directement du bateau, ça brasse et c’est un peu hard pour une reprise ! Les coraux sont sympas mais la mer est par endroit jonchée de sacs plastiques… pas très glamour… Heureusement, Nivori nous avait conseillé de négocier aussi le coral garden dans le package. Nous déjeunons sur l’ile puis le bateau nous emmène a Coral Garden, effectivement, de ce coté là c’est calme et propre… on se laisse tranquillement porter par le courant jusqu’au temple de ganesh en admirant les coraux et les poissons de toutes sortes… là c’est sympa ! Retour à 14h00, fin d’après midi tranquille à l’hôtel et nouveau repas …au Suka sari bien sûr !

20/11 A l’hôtel nous avons fait la rencontre d’un charmant couple de retraités suisses qui connaissent bien Bali et nous ont donné des tas d’infos sur le secteur. Nous avons donc réservé l’hotel qu’ils nous conseillaient à Lovina. Il y en a pour à peu près une heure de route, c’est étendu donc nous y serions allé en taxi si nous avions eu l’hotel à trouver pour ne pas avoir à marcher dans la chaleur avec les sacs à dos, mais là on se dit, on va prendre le bus. A peine arrivés sur la route qu’il y en a justement un qui arrive (il suffit de faire signe, il n’y a pas de « station »). C’est un « grand » bus, mais assez bondé… L’assistant du chauffeur, n’est pas très grand mais costaud ! Il grimpe sur le toit et hisse d’un bras le gros sac de Franck, on installe mon sac à dos où on peut, je trouve une place assise, mais Franck sera debout tout le long (la route est plutôt droite mais il n’y a pas de clim et il fait chaud !). On arrive en se demandant bien comment on va pouvoir descendre entre les sacs de riz, les gens debout dans l’allée centrale, mais « l’assistant » est tip top, il nous arrête à coté de l’hôtel, m’aide à descendre mon sac, et descend celui du toit. 50 000 idr pour 2 + les sacs. Nous faisons notre check-in au Malamun***. Les suisses avaient raison, c’est l’un de nos meilleurs rapport qualité prix à Bali : jolies chambres modernes et calmes donnant sur la piscine et le jardin, pas très loin du centre, thé et café à volonté, personnel charmant, Suzie, la propriétaire australienne est très sympa, bref, notez cette adresse si vous allez à Lovina ! Du coup nous restons 2 nuits ! (350 000 idr la nuit avec petit dej) http://www.hotelmelamun.com/ Nous allons faire un tour sur la plage à deux pas de là, mais elle n’incite pas franchement à la baignade…(sable noir, eau pas très claire…), il fait très chaud, nous glandouillons à la piscine après nous être renseignés sans grand succès sur les locations de voitures sans chauffeur avec restitution ailleurs qu’à Lovina…On verra ça plus tard puisque nous restons 2 jours ici. Nous en profitons pour faire faire une grosse lessive dans une boutique dans la rue (60 000 idr pour peut être 4-5 kilos sans le repassage). Diner dans la même rue que l’hotel, resto le plus proche de la plage le « dolphin », bintang, king prawns (miam) et musique live pour 220 000 idr

21/11 Dernier jour à Lovina. Nous n’avons pas envie d’aller voir les dauphins (tour habituel ici), car il parait que beaucoup de bateaux à moteurs leur tournent autour et les dérangent, je n’adhère pas franchement… Donc aujourd’hui nous louons un scooter à l’un des employés du Melamun (40 000 idr la journée). Nous commençons par faire un tour à la cascade de singsing, assez sympa, il y a une 2ème cascade un peu plus haut, pas très loin. A savoir : en face des lieux touristiques, il y a en général toujours une gargote où vous payez à peu près 2000 idr pour les scooters (ça ne craint rien à Bali). Nous prenons ensuite la route de Munduk. Il n’y a pas beaucoup de panneaux (ou ils sont souvent cachés par les arbres), mais en scooter c’est facile de s’arrêter pour demander, nous n’avons pas eu besoin d’acheter une carte, le Lonely planet et le guide voir nous ont toujours suffit. Nous nous retrouvons au pas dans une procession hindouiste. C’est sympa, les balinais nous proposent de prendre des photos. Puis nous continuons à grimper, le paysage est très vert, très chouette, et plus on monte, plus ça se rafraichit… Nous nous arrêtons visiter une autre cascade juste avant Munduk, mais bientôt, le temps tourne à la pluie… Nous verrons les lacs Tambligan et Buyan dans la grisaille, mais c’est sympa quand même (beaucoup de champs d’hortensias bleus revendus pour les offrandes dans ce secteur). Nous rejoignons ensuite la « grand route » direction Singaraja, nous mettons à l’abri d’une grosse averse dans un resto juste en face de la cascade Gitgit (celle-ci est la plus jolie des 3 vues ce jour là, avec un petit temple devant). Si vous venez du sud, comme nous, la « vraie » cascade n’est pas celle correspondant aux 1ers panneaux que vous verrez, mais peut être 1 ou 2 km plus bas sur la route (escaliers en béton sur la gauche 5000 idr par personne). Nous arrivons à Singaraja… On commence d’avoir un peu mal aux fesses mais puisque nous sommes dans le coin nous allons voit un peu plus à l’est à Sangsit les très jolis temples pura beji, pura dalem et le pura meduwe karang où l’accueil est franchement moins sympa (un espèce de jeune prêtre qui dormait quand nous sommes arrivés et qui a du se lever du pied gauche…). Là aussi, pour tous les temples que nous avons vus, la plupart du temps un bermuda qui descend en dessous du genou suffit pour rentrer, parfois on vous demande de passer une ceinture (plus rarement un sarong), compris dans la donation ou le prix de l’entrée : ne vous embêtez donc pas à trimballer un sarong avec vous ou à porter un pantalon (il fait chaud !). La journée était chouette. Mais après 120 km de scoot (3 litres d’essence), sur les petites routes balinaises, nous sommes de retour à Lovina un peu avant 17h00 en avons plein le … dos !🤪 Piscine et Dolphin et dodo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

22/11 Puisque nous n’avons pas trouvé de voiture que nous pouvions conduire nous-mêmes, via les employés du Melamun nous prenons les services d’un chauffeur à la journée : pour 320 000 idr ce sera plus souple et que la « navette » vers Ubud (160 000 idr pour 2). Nous négocions de passer par la jolie route pupuan-antosari, d’aller voir tanah lot, mengwi, puis de tourner pour chercher un hotel à Ubud. Nous perdons un peu de temps en partant pour trouver une station approvisionnée, la route vers antosari est magnifique : nous surplombons des rizières, nous arrêtons dans un joli temple très calme (vihara darma giri), puis allons faire un tour à Tanah lot, le temple qui donne sur la mer, chouette (25 000 idr pour 2). Mengwi est à voir aussi (6000 idr pour 2), il se met à pleuvoir quand nous en partons. Nous voulions aller au alam indah au sud de la monkey forest mais c’est plein, nous nous rabattons sur le swasti cottage non loin de là 403 000 idr la nuit avec pdj. Sur le coup ça nous parait bien : chambre avec jolie terrasse donnant sur le jardin et la piscine. Mais finalement je déconseillerai : sans la clim nous avons très mal dormi pendant 3 jours. Nous avons fait quelques autres hotels, en fait, Ubud n’est pas d’un bon rapport qualité prix pour l’hébergement, mais à la réflexion nous aurions sans doute du rester au Artini 3… Nous longeons la monkey forest à pied à la nuit tombée avec une petite lampe de poche (c’est sur que nous ne le ferions pas tous les pays !), remontons monkey forest road, très « commerçante » c’est le moins que l’on puisse dire, rien ne me rappelle ce que j’avais vu il y a une 12zaine d’année, mais ce n’est pas désagréable. Nous allons manger le babi guling (toutes sortes de morceaux de cochon) au fameux warung « Ibu oka », en face du palais. 12 000 idr, très bon rapport qualité prix, mais pas aussi exceptionnel que ce à quoi je m’attendais…

23/11 Scooter le retour 😛! 60 000 idr en face de l’hôtel pour 2 jours (ils proposent toujours 50 000/ jour au départ). Nous partons voir Goa gajah à l’est (sympa 30 000 idr pour 2), puis revenons par mas (artisanat) direction sayang et les rizières en terrasse dans la vallée de l’ayung au nord ouest d’ubud. Fin d’après midi à la pistache et direction le bebek bengil *** !!!!!!!! C’est cher (268 000 idr, avec 2 bières) mais très joli (on se croirait le soir dans un jardin des milles et unes nuits, alors que la façade ne paie pas spécialement de mine), et le crispy duck est très bon (quoi que pas très copieux)…si j’avais su j’aurais pris la commande spéciale de canard entier mijoté à réserver la veille… allez y absolument ! http://www.agungraka.com/bebekbengil/default.asp

24/11 Re-scooter, cette fois ci nous remontons vers le nord pour aller voir le pura danu bratan comme « posé » sur le lac bratan, juste après bedugul (22 000 idr pour 2). Pour revenir nous passons par la petite route qui traverse les rizières en terrasses autour de jatiluwih, puis par la encore plus petite route qui retombe sur Marga (un conseil pour vos postérieurs : ne suivez pas les panneaux, faites confiance aux locaux, même si ça parait plus long sur la carte !). Nous dinons en face du bebek, dans un très bon resto qui propose de délicieuses ribs sauce balinaise ! (150 000 idr)

25/11 Hier nous avons négocié un chauffeur à la journée sur monkey forest road. Nous sommes tombés sur Made Mangku 🙂🙂🙂 qui nous emmène à Amed en passant par le mont Batur pour 350 000 idr. Il est très pro et très sympa, parle bien anglais, n’hésitez pas à faire appel à ses services : gd_mangku@yahoo.com – tel 62 (0) 81-338 348 383. Il nous arrête d’abord au money changer. Le meilleur que nous ayons trouvé à ubud est le dernier avant le stade en remontant monkey forest road, mais ils n’acceptent de ne changer que 200 euros par jours, soyez prévoyants ! (à Amed, pas de distributeur et les cours dans les boutiques ne sont pas très favorables). Nous quittons ubud par une très jolie petite route de campagne, nous nous arrêtons dans une plantation de café sympa où Made nous montre différents arbres, nous dégustons plusieurs thés et cafés, je goute enfin le fameux rambutan (fruit très parfumé), ils ne sont pas insistants pour nous pousser à acheter, c’est agréable, et la vue sur la forêt est très chouette. Nous continuons sur Penelokan, vue panoramique sur le Batur (lac et volcan). Puis nous voila partis sur Amed. La route est jolie, amed est en fait le 1er village au nord de de la cote est, nous continuons un peu plus loin et essayons le Santai 440 000 idr avec pdj. Le personnel est très sympa, le bungalow à priori agréable, la piscine assez chouette et l’hotel donne sur la mer, avec coraux à portée de brasse. Tout semble donc pour le mieux…à part que notre bungalow est tout près de la route et que la nuit, on a l’impression de dormir fenêtres ouvertes au dessus du périph… Le resto qu’un couple de français nous avait conseillé s’avèrera lui aussi très moyen…

26/11 Nous louons donc un scoot (50 000 idr la journée) et allons visiter les hôtels alentours. Nous ne tournons pas longtemps avant d’opter pour le Arya amed resort****, un peu plus au sud sur la route : c’est tranquille, belle piscine, jolie chambre avec bonne literie, et super clim pour 400 000 idr la nuit avec pdj (prix négocié sur la base de 3 nuits). http://www.tripadvisor.fr/...esort-Amed_Bali.html Ils viennent me chercher avec les bagages pendant que Franck suit à scooter. Puis nous partons en scooter, nager un peu plus bas sur la cote au « japanese garden » (en face de l’hotel kiriku ou quelque chose comme ça, avec un hippocampe. Le site est très chouette : beaucoup de coraux, et surtout, une épave que l’on peut voir en snorkeling en partant de la cote… c’est assez rare pour être signalé. Sinon le snorkeling sur la gauche du arya amed (quand on regarde la mer) est très sympa aussi, il faut juste marcher un peu sur la plage de galets avant d’atteindre les coraux (face à l’hotel apak abar à peu près). Ce soir nous avons réservé au « sails » sur la route du japanese garden, qui nous propose le free pick up. La vue et le cadre sont chouettes mais la cuisine s’avèrera d’un rapport qualité prix malheureusement très médiocre… je ne vous conseille pas.

27/11 Glandouille, snorkeling en face de l’hotel et diner à la vie en rose, petit resto sympa en terrasse, pas très loin du santai. 150 000 idr le poisson frais avec musique live (nous sommes samedi !)

28/11 Allez, encore un petit tour en scooter : nous longeons la jolie route cotière vers le sud, puis prenons direction la campagne de Sidemen. C’est un peu long, en plus le temps tourne à la pluie et sur le chemin du retour, nous manquons de nous foutre en l’air… pneu crevé sous la pluie au milieu de … rien (route et forêt, vous voyez le genre ?)… Gloups🤪. Nous poussons le scooter sur peut être bien… 200 mètres avant de tomber sur une gargote où on nous indique qu’il ya justement un « mécanic » 50 mètres plus loin… 😛😛😛😛La chance !!!!!!!!!!!!! ¼ d’heure et 30 000 roupies plus tard, nous repartons avec une chambre à air neuve ! Nous terminons la journée au bord de la piscine et allons manger cette fois au warung « c’est bon » (à coté et même genre que la vie en rose). 154 000 idr.

LOMBOK http://maps.google.fr/...847,1.766052&z=9

29/11 Le Arya Resort nous a vendu les billets du fast boat pour Gili un bon prix : 325 000 idr par personne, négocié avec le manager (bien moins cher que ce que j’avais repéré sur internet avant de venir, je suis contente de n’avoir pas réservé). Un taxi vient nous chercher à l’hotel et nous emmène au petit embarcadère à Amed. Nous devons grimper sur la navette depuis la plage, les pieds dans l’eau. Des indonésiennes nous aident à porter les bagages. Nous arrivons environ 1h plus tard à Gili trawangan, dans le centre. L’arrivée est tout de suite sympa, encore une autre ambiance : rue en sable, calèches (cidomos) et vélos, pas de moteur ! Nous n’avons pas envie de rester sur le centre un peu trop animé à notre goût et partons vers le nord à pied en nous arrêtant visiter quelques hotels ou bungalows. La jolie piscine de la villa Unggul***, pas très loin du centre, mais dans un coin plus calme http://villaunggul.com/gallery/ nous attire l’œil, et c’est là que nous restons dans une jolie chambre bien climatisée, avec eau douce (j’avais lu qu’il n’y avait que des douches à l’eau de mer sur Gili T, mais pas du tout…) donnant sur le jardin (très calme) pour 700 000 idr avec petit déj buffet (ah ! on retrouve enfin les « vrais » bons petits dej à Lombok !...en plus ils prennent les cartes sans commission supplémentaire !)… Nous allons explorer le nord de l’ile à pied et en profitons pour repérer quelques autres hotels… Si vous cherchez quelque chose de très calme vous pouvez rester dans ce coin, pour notre part, le secteur au nord du centre nous a paru d’un meilleur compromis calme – proximité des boutiques et restos. Après quelques visites le karma kayak est nous a semblé d’un bon rapport qualité prix (500 000 avec la clim), mais le plus beau, et plus cher, est sans conteste le villa grasia (850 000) http://www.villagrasia-lombok.com/ Nous tentons un petit coup de snorkeling de ce coté, mais on a de l’eau seulement jusqu’aux genoux jusque très loin du rivage : pas tip top pour accèder aux coraux. Nous repartons donc en face de notre hotel (avec sa plage et ses transats bien sur), et là le snorkeling est bien sympa en partant du bord : on est vite sur les coraux, puis on tombe sur un a-pic. Pas de courant fort, des poissons, des tortues…c’est sympa ! on va rester plusieurs jours !!! Resto café fortuna sympa en repartant vers le centre : poisson grillé et salade variée à volonté + bières pour 190 000 idr

30/11 et 01/12 Nous avons repéré un autre hotel juste à coté du villa Unggul : le villa almarick***, légèrement plus haut de gamme pour le même prix (700 000 idr, et entre autres, nutella au petit dej !) http://www.almarik-lombok.com/fr/resort.html Glandouille et snorkeling 1er soir, Re café fortuna : calamar et king prawns et salade variée à volonté + bières pour 230 000 idr. Très copieux ! 2ème soir on en a un peu mlarre du poisson et allons plus bas dans le centre manger… une pizza pas mémorable (oui… je sais !). Nous réservons aussi le ticket pour le bateau + minibus pour Senggigi le lendemain (150 000 idr pour 2)

02/12 Le bateau « des touristes » part à 8h15. On embarque (encore une fois les pieds dans l’eau), et arrivons à peu près 1h plus tard à Bangsal. Et là, pas de minibus… On se fait avoir comme des bleus : un chauffeur de cidomo nous dit que le parking des bus est loin, il nous emmène avec sa charrette bien… 200 mètres plus loin ! 20000 idr le tour en cidomo, tout ça pour attendre le minibus pendant ½ heures. Bref, si vous y passez vous êtes prévenus ! Enh arrivant à l’entrée de Senggigi le chauffeur du bus veut absolument nous laisser vers des copains « tourist info » à lui qui vont bien sur nous aider à trouver un hôtel. Nous refusons de descendre et lui disons que nous avons déjà réservé au villa Santosa (ce qui n’est pas vrai, mais il nous lâche la grappe et nous rapproche du centre). Bref, entre l’accueil à l’arrivée du bateau et le chauffeur du bus, on ne peut pas dire que Lombok nous donne une super bonne 1ère impression… Nous tentons le Santosa***, qui fait un peu grand hotel pour groupes, ils nous donnent une chambre standard sans grand charme, mais calme pour 500 000 idr la nuit avec pdj buffet. http://www.lombokhotelsandvillas.com/...antosa-senggigi.html La piscine, par contre, est gigantesque et très agréable (nous sommes tous seuls en plus). Nous restons dans le coin, repas du soir du coté du marché touristique (vers le nord), au bord de la mer au coco loco (sympa 164000 idr)

03/12 Nous demandons à l’hôtel de rester 2 nuits de plus, mais problème : un groupe arrive et ils n’ont plus de chambres standard. Après négociation avec le manager, il accepte de nous « upgrader » dans le bungalow deluxe, face à la mer, pour le même prix…Sympa 😉! En fin de matinée, nous louons un scooter pour 1.5 jour, 60 000 idr. Nous partons vers le sud : Joli temple de Batu bolong donnant sur la mer (Lombok est à la fois hindouiste et musulmane, mais les mosquées sont plus présentes), puis nous passons par ampenam, la « capitale », avant de poursuivre la petite route cotière qui rejoint la pointe sud ouest de l’ile, vers bangko bangko. Nous n’irons pas jusqu’au bout, la route n’est pas très bonne (il a plu), et en scooter ça fait long, même si certains portions le long de la mer sont assez chouettes. Au retour, durant la traversée d’un village, 100 mètres devant nous un chien traverse sans prévenir et fait tomber un jeune en scooter… Il se relève tout de suite et semble avoir eu plus de peur que de mal, mais ça calme🏴‍☠️ ! Nous avons rencontré une française au cyber café qui s’était mangé le goudron elle aussi en dérapant dans une zone où la route était en travaux. Encore une fois méfiance en scooter !!!! D’une façon générale à Lombok, les routes principales sont assez bonnes, mais dès qu’on part sur les routes secondaires, notamment au sud de l’ile, ça se corse ! On en a une fois de plus plein le dos en rentrant : piscine et resto dans le mêm coin qu’hier au lotus bayview. Le cadre est chouette, le personnel sympa, mais ils font croire qu’ils ont du Ayam betutu (poulet farci grillé, avec légumes, tapioca et noix de coco) alors qu’il s’agit de vulgaires blancs de poulet vaguement épicés…

04/12 Aujourd’hui nous partons en direction du nord. La route cotière est très jolie (plages et rizières). De chouettes complexes hoteliers sont dispersés tout au long de la cote, et il semble y avoir du bon snorkeling ici… Par contre il vous faut un moyen de transport pour aller en ville, c’est pourquoi nous avons préféré rester à Senggigi. Nous remontons jusqu'à Tanjung puis revenons, accompagnés par les écoliers en uniformes en « camion de ramassage scolaire », c’est l’heure de la sortie ! Fin d’après midi à la pisbaque et 3ème resto dans le même coin qui nous plait bien en bord de mer, « de Quake » sympa aussi 180 000 idr.

05/12 Nous voulons aller au sud de l’île, à Kuta. Hier nous avons négocié la location d’une jeep « jimmy » à conduire nous-mêmes pour 3 jours, au même endroit où nous avions loué le scoot. : 405 000 idr les 3 jours à comparer aux 5 ou 600 000 idr pour 2 en « shuttle » kuta-senggigi aller retour. En plus nous aurons notre moyen de transport sur place. Moyen de transport, il faut le dire vite, le coffre ne s’ouvre pas, l’assurance est limite (comme pour le scoot) et ça grince un peu de tous les cotés mais ça roule, c’est le principal… En route ! Nous changeons de l’argent au meilleur money changer de senggigi, à gauche en partant vers le sud de la ville, juste avant la sortie et la montée. Nous partons par le centre, dans la région du Rinjani, vers tetebatu. La saison des pluies est malheureusement commencée (il pleut pratiquement toutes les nuits), et ce n’est pas la bonne période pour l’excursion… Ce sera peut être pour une autre fois car ça à l’air très chouette. De la cote est (tanjung luar) à Kuta la route est plutot mauvaise, nous arrivons en milieu d’après midi et essayons le Novotel********** …(qui ne tente rien n’à rien)… Bingo ! Ils nous upgradent dans une chambre supérieure (avec terrasse) pour 600 000 idr par nuit. Cet hotel est un coup de cœur, la chambre est calme et très jolie, l’hotel ressemble de loin à un village aux toits de chaume et le site est splendide : magnifique plage arrondie entourée de petites collines. La piscine à débordement donne sur la plage et la mer… On se croirait au paradis… http://www.novotel.com/...l-lombok/index.shtml On se trouve plus que bien ici, et nous resterons diner ce soir (294 000 idr 2 plats et bières)

06/12 Petit dej, buffet, copieux, varié et délicieux … et agrémenté d’une attraction inattendue… Good et Morning, 2 vaches qui viennent ratisser le sable sur la plage devant le resto…Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous passer la photo. Bon d’accord, c’est hyper « touristique » mais j’ai trouvé l’idée géniale !

Nous partons à pied voir la plage derrière la falaise (toutes les plages sont belles dans ce coin), celle-ci est plus « surf » avec de gros rouleaux par rapport à celle de l’hôtel, bien plus calme. Puis nous prenons la voiture vers l’est, jusqu’à Gerupuk, petit village de pêcheurs où ils cultivent aussi les algues. Là aussi la route est défoncée, mais la plage de tanjung aan, juste avant vaut de détour : sable blanc, eaux turquoises, aucune construction…c’est beau!!!! Retour à l’hôtel, on ne se fait pas prier pour en profiter… Ce soir, c’est buffet brochettes, adjugé ! 500 000 idr avec les bières mais ça les vaut… en plus devinez quoi… il y a du roquefort ! Nous nous ruons dessus dès l’entrée et nous avons bien fait… Ils n’ont pas réapprovisionné et le stock a vite été épuisé !!! Un spectacle de danses locales est organisé pendant le diner, sympa… et drôle : le commentateur qui commente les coutumes locales nous explique qu’ici, il faut des enfants pour assurer ses vieux jours, ce n’est pas comme en occident où les pauvres petits vieux qui n’ont pas pu avoir d’enfants bénéficient d’une assurance pour les aider !

07/12 Dernier jour au paradis… Cette fois ci nous partons à l’ouest, la route est encore plus défoncée mais la vue depuis les collines au dessus de Kuta est splendide, nous nous arrêtons pour admirer plusieurs jolies plages puis reprenons vers le nord à partir de selong blanak, la route est plus longue, guère meilleure que la route côtière en fait, mais ça change. Nous passons devant le futur aéroport international flambant neuf mais encore pas en service. Il faut dire que dans ce coin on trouve de partout des panneaux proposant du foncier à vendre…ça à l’air de durer depuis de nombreuses années…espérons que le coin ne deviendra pas trop bétonné et qu’ils sauront préserver leur littoral ! On a trop mangé ces derniers jours, pas de buffet ce soir : ce soir nous allons dans le village, au « lombok lounge » (ce n’est pas sur la route donnant sur la plage, plus a l’intérieur en partant vers l’ouest). J’opte pour un chili crab qu’on me présente vivant… Miaam ! Dommage qu’il y ait tant de moustiques (j’ai oublié le répulsif), mais le patron est très sympa et le crabe est délicieux, épicé juste comme il faut… En tous cas évitez de mettre une chemise blanche si vous y allez ! (258 000 idr). Nous partons en pleine coupure de courant, pas très facile pour l’addition ! Il parait que c’est…courant justement à Lombok, quand il pleut. Nous ne nous en étions pas aperçus au Novotel qui dispose d’un groupe électrogène.

08/12 dernier petit déj et adieu beau Novotel 😕!!! Nous mettons bien 3h pour revenir sur Senggigi. Nous avions réservé la dernière nuit au Santosa, toujours pour le même prix, mais pas en deluxe cette fois ! Nous rendons la voiture, son proprio avait l’air de s’inquiéter, et nous négocions avec lui le taxi pour l’aéroport le lendemain (50 000 idr). Piscine et dernier diner à nouveau au "quake" en bord de mer : je prends un bacam ayam, super bon poulet croustillant et mariné dans une sauce genre « ribs » (181 000 idr avec nos 2 dernières grandes bintang)

09/12 Fini la belle vie !!!!!!!!!!!!!! Le taxi nous emmène comme prévu à l’aéroport, le chauffeur, sachant qu’il a affaire à des français, n’arrête pas de nous dire « oh la la » tout au long du trajet. L’embarquement et le vol Garuda se passent sans encombre. J’avais pris un peu de marge au cas où, et nous arrivons à l’aéroport de Jakarta environ 15 mn avant l’ouverture du chek in pour le retour sur l’Europe. Nous sommes donc seuls quand le comptoir ouvre. L’employé nous dit qu’il y a un petit problème : les vols de Lufthansa de Singapour à francfort et de francfort à Lyon n’ont pas de problème…mais celui de Jakarta à Singapour est annulé ! Gloups, on va pas y aller à la nage ! En fait cela est du à la neige tombée à Francfort qui a retardé le départ de l’avion qui fait d’habitude la navette… Là je dis chapeau Lufthansa🙂🙂🙂 ! Je ne sais pas comment ça ce serait passé si nous étions arrivés avec le gros des troupes à embarquer, mais là l’employé nous a accompagné d’abord jusqu’à Singapour airlines qui finalement n’avait plus de place, puis chez Garuda où il nous a attendu jusqu’à ce que nous ayons reçu les cartes d’embarquement, en s’assurant bien que les bagages étaient enregistrés jusqu’à Lyon. Le vol de Garuda nous laissait cependant très peu de temps à Singapour (45 mn) mais nous n’avons pas le choix : il nous dit que l’avion pour Francfort nous attendra… nous sommes perplexes et persuadés qu’en tous cas les bagages ne suivront pas… En fait dès la sortie de l’avion, on nous attend avec une voiturette électrique qui nous emmène illico à l’embarquement pour Francfort, de l’autre coté de l’aéroport… vavavoum !!! L’embarquement est en pleine action quand nous arrivons, même pas en retard ! Moi je dis Bravo Singapour airport, Garuda et Lufthansa 🙂🙂🙂🙂! (en plus nous avons même eu nos bagages à l’arrivée). Il faut dire qu’en arrivant à francfort, c’est assez impressionnant, des centaines de lits de camp sont alignés dans le hall… on imagine aisément ce que ça a du être comme pagaille la veille !

En résumé : C'était presque 3 voyages en un seul - Java plus authentique, Bali plus commerciale mais agréable aussi, Lombok relax et encore préservée pour le moment... - De partout -sauf à l’arrivée à Lombok- les indonésiens sont accueillants, souriants et ouverts 🙂🙂🙂🙂 - Dommage qu’il fasse nuit si tôt - Saison des pluies : j'hésitais un peu sur le choix de la destination à cette période sensée être pluvieuse. Finalement, pas de regrets : la pluie tombait plutôt le soir et la nuit, nous n'avons jamais eu de journée entière de pluie... Mais c'est peut être un coup de chance ! -Budget total : 2800 euros par personne tout compris. Très bon rapport qualité prix de l’hôtellerie et des restos pour des occidentaux. Un beau voyage !
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Aéroport international à Lombok: raisons d'être inquiet?
Bonjour à tous!

Lors de mon séjour à Lombok au mois de Juin dernier j'ai été surpris d'apprendre qu'un nouvel aéroport allait ouvrir à la fin de l'année sur l'île.

Il ne s'agit pas là d'un petit aéroport comme celui de Mataram, mais bel et bien d'un aéroport international qui devrait à terme accueillir entre 3 et 6 millions de passagers par an!! Ce qui en ferait le deuxième aéroport du pays après celui de Jakarta mais bel et bien devant celui de Denpasar. Situé près du village de Tanakawu, à 30-40 km au sud est de Mataram il devrait recouvrir une fois toutes les infrastructures achevées plus de 500 hectares. Les travaux sont maintenant presque fini et l'inauguration se tiendra en Décembre 2010. Il semblerai aussi que les Emirat Arabes Unis aient investi lourdement sur l'ile source (et articles associés) en devenant propriétaire de la majeure partie des terres du sud de l'ile (info dénichée sur place)

Voilà pour les chiffres qui font un peu tourner la tête, surtout quand on connais le pays et particulièrement cette région. Pour avoir discuté avec un habitant d'une 20N d'années de Lombok, il trouve cela formidable, il va y avoir plein de travail pour beaucoup de monde car le chômage est très élevé sur cette ile. (La récolte du café ou du tabac ne s'étalant que sur maximum un trimestre dans l'année.) Ce sont en effet tous ces bénéfices du tourisme pour des régions où la situation économique est parfois dure.

Mais en regardant les chiffres, on ne peut qu'être sûr que cet île va être profondément modifiée. On sait bien qu'il va falloir accueillir tous ces voyageurs, les nourrir et alimenter leur climatisation en électricité... et tous les autres effets qui en découlent.

Pour ma part cela me fait un peu peur, est ce qu'on va grimper le Reijani avec des cordées de 50 personnes, voir des bus arriver sur Gili Trawangan et se dévelloper des 10N d'hotels sur Gili Meno. Kuta Lombok transformée en Kuta Bali... Réaction un peu égoïste de ma part je pense mais j'ai peur de voir cette région défigurée, bien que je ne peux que souhaiter que ses habitants aient toujours plus de facilités pour y vivre.

Si vous connaissez bien la région, qu'est ce que cela vous inspire?

Merci de m'avoir lu!
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Trip to the Raja Ampat Islands in June (Indonesia)
Hi there, I’m planning to visit the Raja Ampat Islands next June. It’s pretty tricky to organize. What’s the best gateway to get there? Do you know of any places to stay if I don’t want to go diving? Which agencies can provide information? Thanks so much for your help!
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Circuit de 21 jours à travers Bali, les Gilis et le Kawa Ijen (Java) (août/septembre 2009)
Bonjour à tous,

Voici le carnet de route de mon voyage effectué sur Bali aux alentours de Aout-Septembre 2009

J'espère qu'il pourra vous aider à préparer votre future voyage 😉

Nous sommes partis en couple (jeunes trentenaires 😎)

J'ai moi même préparé le voyage en m'aidant du forum principalement. Avant de partir, nous avons réservé les billets d'avion bien sur et deux hôtels (un pour être tranquille à l'arrivée après 18h de voyage... l'autre pour se faire plaisir et finir en beauté le séjour 😇) Pour le reste, improvisation sur place selon nos envies, même si bien sur, j'avais énormément potassé et noté qlq adresses avant de partir 😛

J'ai acheté deux guides avant de partir : - GuidesVoir (édition Hachette) Bali et Lombok - Le Guide du Routard : Bali Lombok Edition 2009/2010, afin de compléter le premier guide que j'avais acheté

Réservation faite depuis la France - Billet d'avion A/R Paris - Denpasar via Kuala Lumpur avec Malaysia Airlines : 875€ - Hotel Mimosa Jimbaran Boutique Resort : réservation faite sur AsiaRooms.com pour nos 2 premières nuits sur Bali - Hotel Alila Ubud : réservation faite sur AsiaRooms.com pour nos 2 dernières nuits sur Bali

Nous sommes partis 21 jours. Je voulais un maximum de temps afin de pouvoir découvrir et profiter un maximum de Bali, avoir le temps d'aller sur les Gilis et Lombok, et voir le volcan du Kawa Ijen sur Java. Au final, j'ai pu faire ce que j'avais prévu, excepté Lombok.

Nous avons retiré 1500 euros avant de partir. Change fait sur place à Kuta (dans un bureau de change officiel) et à Lovina (directement à l'hotel) : en moyenne 1€ = 14 000 Rp.

Notre parcours :J1 - Départ de PARIS avec Malaysia Airlines Le voyage se déroule impeccablement : repas moyen mais grand choix de films à la demande, TV personnel..J2 - Arrivée à l'aéroport de DENPASAR (Sud de Bali) J'ai été agréablement par la rapidité des douanes; paiement du visa; change de qlq euros afin de payer un taxi (nous ferons le reste du change en ville -> moins cher) Transfert en taxi jusque JIMBARAN à notre hotel

Mimosa Jimbaran Boutique Resort : petit dej copieux et bon, joli villa, piscine fraiche, un peu excentré mais possible d'aller à la plage en marchant (environ 20mn à pied), location de scooter sur place possible, restaurants à proximité.

A faire à Jimbaran : barbecue sur la plage face au coucher de soleil ***J3 - Balade dans KUTA - Temple ULUWATU - Nuit sur Jimbaran location d'un scooter à la journée : 60 000 Rp avec Rudy (tel : 08123917683 / +62 361 702242 – mail : blue_marlincafe@yahoo.co.id - il possède également le restaurant le ‘Blue Marlin Cafe’ à Jimbaran).

A faire : - Kuta : initiation au surf, massage sur la plage, shopping au marché (je comprends pourquoi on me disait de partir avec les valises vides !!! ) - temple d'Uluwatu : le temple n'a pas grand intérêt si ce n'est sa situation...y aller en fin d'après-midi pour voir le coucher de soleil sur la mer et le spectacle Kecak qui s'y joue chaque soir à 18h00 (prix : 50 000 Rp) ***J4 - Nous prenons un chauffeur à la journée (500 000 Rp) afin de nous emmener à AMEDNous profitons de la route pour visiter : - CELUK * : orfèverie, achat d'un bracelet en argent - KLUNGKUNG ** : visite du Kerta Gosa (palais de justice) - GOA LAWAH ** : Temple devant une grotte abritant des chauves souris - PADANGBAI **: joli petit port de peche. Nous avons eu la chance de tomber sur une crémation à notre arrivée. - TIRTAGANGGA *** : Magnifique jardin aquatique. Possibilité de s'y baigner.

A AMED, nous trouvons une chambre au WawaWewe 2 qui se situe plus exactement sur Lipah Amed (prix : 500 000 Rp )

L'endroit est charmant : qlq bungalows disséminés dans un joli jardin ombragé, petite piscine à débordement, accès sur la plage pour du snorkelling (pas exceptionnelle mais sympa qd meme)J5 - AMED - CULIK - AMED Nous louons un scooter pour nous promener sur la cote (la route fait des montagnes russes) et aller voir les belles rizières en terrasse de Culik. Le soir, nous mangeons au Waeni's Restaurant (recommandé par le routard), nous sommes déçus et meme un peu malade le lendemain... 🤪J6 - AMED (snorkelling, balade en scooter, détente au bord de la piscine) Nous partons avec un pecheur et son bateau pour une sortie snorkelling sur une épave japonaise qui est proche de la cote : endroit superbe, faune et flore abondante, très accessible en masque et tuba.

A faire sur Amed : - louer un scooter et se balader le long de la cote et vers les rizières de Culik - voir les salières et acheter en souvenir un petit sachet de sel marin - admirer le magnifique coucher de soleil sur le volcan Agung (virage en hauteur entre le Waeni's et le Café Batan Waru) - observer la vie des balinais dans les rizières, les femmes qui remontent les routes d'Amed avec des sceaux chargés sur la tete, les enfants prendre leur bain dans les ruisseaux, voir les voiles multicolores des bateaux de pecheurs s'étaler sur la mer...

Le soir, nous mangeons au Café Batan Waru : excellente nourriture. Possibilité d'y trouver un chauffeur ou de louer un scooter également. Coordonnée : Amed beach, Bunutan, Karangasem. Mr Nyoman YASA - 081 7971 0558

Impression : j'avais vu pas mal de gens critiqué Amed sur le forum... personnellement, nous avons adoré ces qlq jours passés sur la cote. Ici, l'ambiance est paisible. On y découvre une facette bien plus authentique de la vie balinaise. La cote est très sèche, paysage aride mais les plages de sable noir et la vue sur le volcan Agung ont également bcp de charme 😇J7 - AMED - GILI TRAWANGAN Nous avons négocié une traversée en speed boat depuis Amed avec un intermédiaire du WawaWewe2. La traversée nous a couté 1 000 000 Rp/pers Aller/Retour. Ca fait cher mais au moins c'est rapide et pratique. Départ 9h avec le 'Amed Sea' - Arrivée 10h30.

Contact pour le Amed Sea : APEL +62 81 236 207 848 ou encore 0363 23460.

Sur Gili Trawangan, on débarque sur la plage (le ponton sur la jetée n'est pas utilisé par les bateaux...) On prend un cidomo (petite charrette tirée par un cheval) afin de nous éloigner du "centre ville" qui est blindé de bars et de touristes (bruyant...) et allons à la recherche d'un hotel vers le nord de l'ile, beaucoup plus calme et tranquille.

Nous avons la chance de trouver une chambre au Alam Gili. L'endroit est superbe, le personnel adorable, la chambre sublime 😇 , la nourriture très bonne (surtout les chicken satay !😊) mais la piscine inabordable (eau gelée)... On mange sur de petites tables face à la mer, les pieds dans le sable. Coucher de soleil sur les volcans de Bali.. et Levée de soleil sur les volcans de Lombok... bref vous comprendrez que la vue est assez unique.

Alam Gili : tel +62 370 630466 – reservation@alamgili.com Prix : 75 USD the sea view room Duyung – 55 USD les gardens bungalowsJ8 à J10 - GILI TRAWANGAN - Restaurant du Coral Beach I : excellente pizza

- snorkelling en face d'Alam Gili : faunes assez variés, nous avons réussi à voir une tortue une fois

- balade à cheval à travers l'ile : fantastique, sensation de liberté mais à réserver aux gens qui savent faire du cheval à priori... (j'étais seule sur le cheval et un gars "suivait" à pied – prix : 350 000/h)

- trip snorkelling avec un bateau à fond de verre : le fond de verre ne sert pas à grand chose mais le trip vaut le coup pour aller voir les tortues vers Gili Meno et le superbe 'coral garden' vers Gili Air 😎 (prix : 550 000 Rp)

- balade dans le centre ville : vaut sa réputation..bruyant...alcool et champignons magiques à volonté...mais à faire une fois histoire de faire sa propre opinion et si vous voulez boire un verre dans un endroit 'branché' 😉

- Dino bar : ce bar possède une petite association protectrice des tortues; ils élèvent des tortues jusqu'à l'age de un an et les relachent en mer.

Impression : nous avons adoré ces qlq jours passés sur Gili Trawangan dans la quiétude du nord de l'ile. Mais je pense qu'il en aurait été autrement si nous avions dû dormir plus vers le centre... Par contre, il est vrai que l'accès à la mer sur cette partie de l'ile n'est pas évidente à cause des nombreux rochers qui affleurent dès que la mer redescend un peu. Pas pratique du tout pour la baignade mais pour ceux qui souhaitent faire du snorkelling, une fois la barrière de rocher passée, l'endroit permet de voir de jolies choses. Attention cependant aux courants qui sont très forts...J11 - GILI TRAWANGAN - AMED - SIDEMEN Le bateau 'Amed Sea' est revenu nous chercher sur Gili Air. Petit arret à Lombok pour formalité administrative et nous revoila de retour sur Amed. Le temps de manger un bout et nous repartons avec notre chauffeur, rencontré au Café Batan Waru, vers Sidemen.

La route pour y aller est sublime (jolis petits villages, rizières, traversée du volcan, on aperçoit le long des routes les pierres volcaniques extraites pour la construction des temples, ..)

Sidemen présente de belles rizières en terrasse au creux d'une espèce de petite vallée au fond duquel s'écoule une jolie rivière.

Nous prenons une chambre au Uma Agung Villa : jolis chambres en dur surplombant la petite vallée. Tranquilité et Calme sont les maitres mots. Uma Agung : Sidemen – tel 0363 41672 - Prix : 350 000 Rp (soit environ 25 euros la nuit)

Peu de touristes dans le coin, l'endroit est vraiment reposant. Le soir on entend les insectes et les geckos chantés.. on se croirait dans une jungle 🙂

Nous profitons de la fin d'après-midi pour faire une petite balade dans les rizières.J12 - SIDEMEN - BESAKIH - Lac BATUR - LOVINA Nous partons le matin en promenade avec un guide dans les rizières (125 000 rp pour 2h30 de trekking , réservé par l’hotel) : la balade est fantastique; le jeune guide, fort sympathique, nous explique plein de choses et nous fait gouter aux fruits et produits du coin (cacao frais, magnioc, cacahuète, snake fruit, ..). Nous rentrons ravis et le panier plein par sa mère que nous avons rencontré et qui nous a offert un énorme sac de cacahuètes ! ADORABLE !! 😇😊 voici ces coordonnées (je vous le conseille vraiment) : Gaid Wayan Ledang - tel : 085 337 013 566 Appelez le directement ou sinon demandez le à l'hotel 😉

Notre chauffeur d'Amed est revenu nous chercher pour partir vers le Pura Agung Besakih. Visite du 'Mother temple', très touristique, le temps est bien gris ici car en montagne. Cependant la balade vaut le coup je trouve si on prend la peine de grimper jusqu'en haut où la vue sur l'ensemble est impressionnante. Prix : 10 000 Rp. Très belle opportunité d'acheter des sarongs à l'arrivée car le parking est cerné de boutiques 😛 Par contre, ne pas se faire avoir quand on vous dit qu'un guide est obligatoire ou qu'il faut payer pour monter les marches... 🤪😠 arnaques décritent dans le guide du routard.

Après Besakih, notre chauffeur nous propose un restaurant pour manger en face du volcan et du lac Batur. La vue est imprenable à partir de ce restaurant en terrasse mais la nourriture est de très médiocre qualité... le temps de profiter du panorama et je suis heureuse de repartir de ce trou à touriste ! 😛🤪

Le soir tombe vite (18h30) et nous devons trouver un hotel à Lovina.

Nous trouvons et négocions une chambre au Suma hotel : chambre petite, salle de bain pas terrible, décoration assez kitsch mais pour une nuit çà suffira 😮 (prix : 250 000 Rp) Cependant leur restaurant est très bon, la piscine fort agréable et leur jardin magnifiquement entretenu ! 😎 Suma Hotel : Kalibukbuk - Lovina – Banyualit – tel : 0362 41566 – Singaraja www.sumahotel.com - sumalovina@hotmail.comJ13 - LOVINA - KUBUTAMBAHAN - AIR SANIH - GIT GIT - PEMUTERAN Grosse journée 😄 Nous partons assez tot le matin en direction en direction du temple situé à Kubutambahan : ce temple a la particularité d'avoir un cycliste hollandais à vélo représenté sur l'un de ses flancs. La visite n'est pas transcendante mais si vous etes dans le coin pourquoi pas (donation libre pour l'entrée)... 😛

Ensuite nous allons nous rafraichir aux sources naturelles de Air Sanih (entrée payante modique). L'endroit est agréable pour se détendre et se rafraichir. Les enfants viennent ici comme on vient à la piscine municipale. 🙂 Possibilité de grignoter/boire sur place, toilettes, vestiaires et casiers à dispo.

Nous enchainons avec la balade vers la cascade de Git Git : endroit agréable et rafraichissant également ! warung en terrasse pour manger et au moins une centaines de boutiques le long du chemin qui mène à la cascade et permettra d'assouvir votre soif de shopping 😛😎

Nous arrivons en fin d'après-midi sur Pemuteran (nord ouest de Bali).

Ici les hotels sont plus rares, le premier que nous voulons (Amertha Bali Villa) est complet. Le second (Mimpi Resort Menjangan) ne nous plait pas car prix exhorbitant, chambre ayant besoin d'un rafraichissement, impression d'un hotel fantome tellement il est vide...

Pour finir, nous tombons presque par hasard sur le Novus Gawana Resort qui se trouve à coté du Mimpi, au fin fond d'une route caillouteuse. Nous tombons immédiatement sous le charme des bungalows : petites maisons à grenier au milieu des arbres à fleur de tiaré, jolie piscine à débordement face à la mangrove, éloignée de la route et donc au calme, ... personnel charmant, nourriture bonne mais menu un peu trop sophistiqué à mon gout, Spa de grande qualité, club de plongée attenant.J14 à J15 - PEMUTERAN A faire : - Snorkelling vers l'ile de Menjangan - balade à cheval à travers la foret et la mangrove (cerfs, écureuils, singes, oiseaux, ...) - massage 😊J16 - PEMUTERAN - KAWA IJEN (ile de JAVA) - PEMUTERAN Afin de gagner une journée et d'éviter de se stresser à tout organiser 😇🤪, nous avons choisi d'organiser notre excursion à partir de l'hôtel.

L'expédition pour aller voir le volcan du Kawa Ijen sur Java nous a couté 2 700 000 Rp soit environ 95 euros par personne. Pas donné mais vu le temps économisé, le cout du transport, pas de nuit supplémentaire à prévoir sur Java, je pense qu’on s’en tire pas mal au final. L’excursion du Kawa Ijen était une expérience extraordinaire, que ce soit pour le paysage ou la rencontre avec les porteurs de soufre… 😇

La randonnée est accessible à tout le monde. Il faut compter 1h30 de grimpe bien sec. Ensuite si vous souhaitez descendre dans le cratère, plusieurs précautions à prendre : - Faire attention de ne pas gêner les porteurs dans leur marche - Avoir un masque pour se protéger des vapeurs toxiques (brule les poumons…) - Avoir de bonnes chaussures : descente et remontée du cratère assez rude qd même. A Paltuding, on peut acheter à boire et à manger pour les porteurs. Eviter les cigarettes qui ne feraient que réduire encore plus leur durée de vie. Les porteurs vous proposeront également d’acheter des morceaux de soufre sculptés ou naturels. Prévoir de la monnaie. - Prévoir un k-way et un petit pull, il fait frais le matin !

Comme je voulais arriver le plus tôt possible au départ de la randonnée, nous sommes partis à 3h30 du matin (eh oui ! sous la pleine lune, magique) du Novus Gawana. A 15h, nous étions de retour sur Pemuteran.J17 – PEMUTERAN – MUNDUK waterfall – Lac TAMBLINGAN / BUYAN – Lac BRATAN – KUTA Nous quittons à regret le Novus Gawana. Ce soir, nous dormirons sur KUTA.

En chemin, avec notre chauffeur, nous allons voir la jolie cascade sur Munduk.

Petit arrêt face aux deux lacs mitoyens de Tamblingan et Buyan. Le temps à partir d’ici sera très humide et de plus en plus pluvieux.

Arrivée au Lac Bratan, nous visitons le temple Pura Ulun Danu Bratan sous la brume… A cause de la pluie, nous nous réfugions plus loin dans un petit marché qui est l’occasion de faire de bonnes emplettes souvenirs (tableau, épice, masque, tong, …)

Nous arrivons à Kuta et tournons un peu avant de trouver un hôtel qui nous convient : Bamboo hôtel (qui est d’ailleurs encore en travaux. Cet hôtel appartient et se situe à coté du « Villa de Daun » sur Jalan Legian) Chambre récente, petite mais joliement décorée. Insonorisation moyenne. Petit déjeuner servi sous forme de box à cause des travaux. Prix : 377 280 Rp.J18 – KUTA Nous profitons de notre petit séjour à Kuta pour faire des achats. Nous louons une fois de plus un scooter pour faire le tour de la ville.

Nous passons une agréable matinée au WaterBoom Park (parc d’attraction nautique : grand toboggan, bouée, jeux divers, …) Massage dans un salon : entre 60 000 et 85 000 Rp

Nuit au Bamboo hôtel.

Impression : Kuta mérite sa réputation. Plutot agréable en journée, elle se transforme le soir : c'est blindé de bars, boite de nuit, australiens avec leur biere à la main, dealers de marijuana, ... J'ai apprécié la ville de jour pour sa plage et faire du shopping. Pour le reste, j'étais contente de quitter la ville. Trop bruyante, , trop occidentalisé, embouteillages permanents, ambiance pas toujours saine (alcool, drogue, surveillance dans chaque hotel à la recherche de bombe à cause des attentats, ...)J19 – KUTA – BALI BIRD PARK - UBUD Départ à 8h30 de Kuta avec un chauffeur.

Arrêt au Bali Bird Park ***: superbe parc avec de beaux oiseaux de différentes espèces, beau jardin, spectacle d’aigles, etc.

Arrivée à UBUD, nous nous installons à notre hôtel réservé depuis la France : Alila Ubud. L’hotel est placé au milieu des rizières, à qlq km du centre d’Ubud.

Accueil parfait. Une belle surprise nous attend à notre arrivée, au lieu de la chambre demandée, on nous a donné une des magnifiques villas de l’hotel ! La villa est sublime : tout en bois, joli terrasse donnant sur la petite vallée, des singes y passent le matin. Grande chambre. Grande salle de bain avec double évier et douche. Baignoire en extérieur au milieu d’un bassin de poissons rouges, avec pétales de rose et sel marin à dispo. Machine expresso dans la chambre, Tv avec multimédia à disposition (musique et film), coffre fort, etc. bref tout le confort possible.

Nous prenons la navette gratuite de l’hôtel pour nous rendre dans le centre d’Ubud. Ici, nous louons un scooter pour plus de liberté. Location scooter avec Nyoman Sudana – ‘Kope rental’ – tel 0361 7870274.

Chaque soir, sont joués différents spectacles. Nous achetons nos billets dans la rue pour le spectacle de danse joué devant le temple faisant face au fameux Lotus Café. Prix : 80 000 Rp.J20 – UBUD Détente et massage au SPA de l’hotel.

Petit marché d’Ubud (dur dur de négocier ici, nous n’achetons pas grand chose ; penser à monter à l’étage, y’a moins de touristes !)

Le soir, nous assistons à un spectacle de Wayang Kulit (shadow puppet play – se joue le mercredi/jeudi et dimanche à 20h au Oka Kartini galerie d’art sur Ubud). Prix : 50 000 Rp.J21 – UBUD – AEROPORT DE DENPASAR Dernière matinée de détente à Alila Ubud.

Départ à 14h30 en taxi pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 19h20.

Chauffeur d’Ubud : I Ketut Sanuara – tel 0828 395 2710 – sanuara_07@yahoo.co.idJ21 – Vol BALI – PARIS. Fin du voyage...

Impression retour : Nous avons adoré Bali ! les gens sont d'une gentillesse incroyable et sont très touchants. Beaucoup de choses à voir. Bali, ce n'est pas une ile avec des plages seulement comme je le pensais avant. L'intérieur est très riche, que ce soit culturel (temple, artisanat, danses ..) ou non (rizières, volcan, mangrove, fonds marins, lac, cascade, ..)

Avant de partir, je me demandais s'il était vraiment nécessaire de réserver nos hôtels à cette période qui est très touristique.. finalement, tout s'est bien passé. Les seuls endroits où l'on a un peu galéré si je puis dire, c'est Kuta (plein d'hôtels mais soit complet, très moche ou trop cher...), Pemuteran (peu d'hôtels et très cher....) et Gili Trawangan (car l'ile est petite et donc vite "blindée")

Pour se déplacer dans l'ile : - pour les grandes distances, le mieux est de louer un chauffeur à la journée. Prix : entre 200 000 et 500 000 Rp environ. - pour les petites distances, louer un scooter. Prix : entre 40 000 et 60 000 Rp la journée

Pratique : - connaitre qlq mots d'indonésien (bonjour, merci, aurevoir), et notamment 'Sudah' (pour dire déjà fait/déja acheté) ou 'Tidak' (pour dire non) 😛 - penser à négocier pour TOUT ! 😇 - prévoir 20 euros pour payer le visa à l'aéroport et garder 150 000 Rp pour le retour (taxes) - amener des masques protecteur si vous prévoyez de faire le Kawa Ijen afin de se protéger un maximum des vapeurs toxiques - ramener si possible vos palmes et masques pour être tranquille (sinon vous en trouverez toujours sur place à louer..) - acheter un sarong (joli souvenir et vous servira pour visiter chaque temple) - venir avec la valise vide car y'a pleins de belles choses et de fringues pas cher sur place !!! 😊😇 - prévoir de petites palmes ou des chaussures en plastique pour marcher dans l'eau et ne pas se blesser les pieds sur les coraux

Et comme les photos parlent souvent mieux d'elle meme, voici mon album souvenir : http://picasaweb.google.com/...siFBg&feat=email http://picasaweb.google.com/...qX0wE&feat=email

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon voyage sur l'ile des Dieux 😉

Open
Tourisme en Indonésie, billet d'humeur
Tout ce qu'ils font in/consciemment pour ne plus avoir de touristes 🏴‍☠️

1) ils allument des feux à tous bouts de champs/chants et à tous les coins de rue et plus spécialement en contrebas de votre chambre ou en face de la terrasse où vous prenez votre repas

2) ils s'installent au restaurant ou dans le bus à la table ou sur le siège à côté du vôtre et se mettent à fumer alors qu'il y a plein de places ailleurs

3) ils roulent sur des motos pétaradantes et utilisent un klaxon au son surdimentionné juste au moment où ils passent à votre hauteur ou sous la fenêtre de votre chambre (spécialement au beau milieu de la nuit)

4) ils élèvent (enfin façon de parler) des coqs qu'ils laissent divaguer jusque sous les fenêtres de votre chambre un peu avant l'aube quand enfin les chiens arrivaient à vous laisser dormir

5) car ils ont des chiens qui roupillent la journée et qui viennent aboyer sous les fenêtres de votre chambre au milieu de la nuit

6) ils ont des épiceries tous les 10 mètres mais aucune n'a de frigo et quand par chance il y en a un il est soit en panne, soit vide ou ne contient pas la bouteille d'eau ou de bière bien fraîche que vous espériez depuis un long moment

7) ils ont des transports en commun bondés qui passent plus de temps stationnés sous le soleil ou à hauteur d'un feu d'ordures et à partir de l'intérieur desquels vous ne voyez rien de ce que vous êtes venu voir

8) dans ces transports les seuls trucs qui fonctionnent sont le klaxon et la sono qui diffuse en général de la musique de merde à un volume sonore digne d'un concert de hard rockers avec des basses qui vous font douter que votre coeur batte encore

9) de plus ces transports (TRANSPORT, SIR, TRANSPORT à Bali) roulent sur ce qu'ils appellent des routes mais le terme chemins cabossés serait plus approprié. Seul avantage de cet état des routes le CD de musique s'arrête et vous permet de constater que votre coeur bat encore.

10) les prix augmentent et la qualité des prestations diminue et ils vous disent que c'est parce qu'il n'y a pas de touristes (cercle vicieux)

La suite peut être pour plus tard ...

Mais rien ne vous empêche d'en rajouter et à la louche pourquoi pas

Je n'ai pas abordé l'aspect religieux (ce sera peut être dans la suite ... qui sait) mais il y en a des choses à dire

Malgré tout cela les Indonésiens restent probablement l'un des peuples les plus sympathiques sinon je ne vois vraiment pas pourquoi j'irais me promener chez eux 😉

Comme j'avais l'habitude de "signaturer" mes messages dans le passé

Ne croyez jamais d'emblée au malheur des Indonésiens. Demandez-leur s'ils peuvent en/fumer ou rouler à moto/en 4X4 encore ? Si oui, tout va bien. D'après Louis-Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit
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Des nouvelles de Michael Blanc, emprisonné en Indonésie?
Bjr malgré de nombreuses recherches sur internet, je n ai pas trouvé de nouvelles rescentes de ce jeune francais emprisonné pour possession de 4 kilos de drogues, en indonesie. qui en a? c est dommage que notre bon president ne se decide pas a intervenir, car meme coupable (4 kilos "seulement") ca ne merite pas d'etre dans cette situation, il a definitivement payé! c est bel et bien midnight express pour lui! triste!! courage a lui et a sa mere.
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