Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil.
J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.
J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.
Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!
Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais!
Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances !
De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.
1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo
Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion.
Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte.
Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.
2 octobre - L'arrivée au Japon
C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut...
Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉
Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges.
Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil.
Voici, la petite maison.
Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.
Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉
On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!
A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela.
Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés.
Lundi 23 et mardi 24 mars
Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable.
Mercredi 25 mars
Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu.
Jeudi 26 mars
Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés.
Vendredi 27 mars
Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet.
Samedi 28 mars
La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles.
Dimanche 29 mars
Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa.
Lundi 30 mars
A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants.
Mardi 31 mars
Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville.
Mercredi 1er avril
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt.
Jeudi 2 avril
Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous.
Vendredi 3 avril
Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki.
Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril
Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres apr��s l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein.
Lundi 6 avril
Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn.
Mardi 7 avril
Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement.
Mercredi 8 avril
Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
actuellement en BTM (brevet technique des métiers) en pâtisserie j'ai un mémoire a réaliser sur le sujet "pourquoi la pâtisserie française a telle du succès au japon ?" le seul petit soucis c'est que pour l'instant j'ai pas trouver masse d'information sur le sujet. je tourne en rond et j'aurais besoin d'un bon coup de pouce. je travail en bonne partie sur la popularité de ces boutiques française au japon.
Si des personnes sont déjà aller au japon ou y habite et connais les différences entre nos pâtisseries et celles présente là-bas ( je parle en terme aromatique, les matière première utiliser, les goûts apporter par de nouveau ingrédient, les nouveautés que nous n'avons pas en France, si dans c'est pâtisserie il y a que des gâteaux ou spécialité typiquement nippone, si le marché japonnais et encore viable a un projet d'ouverture , mais aussi comment s'y installer ?) je suis preneur de toute ces information précieuse.
de plus je compte faire un voyage au japon pour me faire mon propre avis et je me demander combien pourrais me coûter un voyage pareil et toute les formalité administrative dont je vais avoir a faire fasse si il a des organismes comme erasmus qui pourrais facilité mon voyage que se soit au moyen financier ou administratif n'hésiter pas a me répondre toute information et bonne a prendre, J'AI VRAIMENT MAIS ALORS VRAIMENT BESOIN D'AIDE !!!
Don’t they say "never two without three"? It seems so. Here I am again on the forum to share—and let’s be honest, indulge a bit of selfish pleasure—by recounting the story of this third installment in the Land of the Rising Sun.
Where? It’s all in the title. On the island of Kyushu in southern Japan, more precisely in the northwest between Fukuoka and Nagasaki. I hope to take you along with me for 19 nights and 18 full days this autumn of 2024. On the itinerary: gastronomy, crafts, festivals, waterfalls, encounters, and leisurely strolls in all simplicity.
A last-minute flight booked just 7 days before departure, and the route evolved regularly based on whims and accommodation availability, eventually settling on this:
- 5 nights in Fukuoka: Fukuoka city, Ukiha, Itoshima, Dazaifu, Yanagawa
- 4 nights in Hasami, Nagasaki Prefecture: Okawachiyama, Arita, Takeo, Kashima, Yobuko, Karatsu, Kabeshima
- 6 nights in Nagasaki: Ureshino, Higashi-Sonogi, Nagasaki city, Unzen, Sotome
- 4 nights in Fukuoka: Karatsu, Fukuoka city
Most of the trip was done by car for practical reasons—easier access to certain places and freedom of movement—but also for the sheer joy of it. Despite slow traffic at times, driving in rural Japan is a delight.
If the program interests you, see you soon for the start of the journey.
bonjour a tous
je suis un grand fan du japon c'est ma passion depuis 1993
pas uniquement les manga !!!
les arts martiaux, la culture, la musique, la langue, les habits, l'histoire, la nourriture, bref .. TOUT !!
nous envisageons (5 personnes) TRÈS sérieusement a faire enfin un séjour de 3 semaines au japon
j'aimerais des renseignements sur les points suivant car je suis un peut perdu :
1. le prix aller/retour ça pas de problème je l'ai : 550 euro par personnes
2. la nourriture j'ai déjà mon idée et j'ai pu établir un "montant" journalier
3. la durée du séjour : 21 jours ça c'est officiel (pas moins c'est sur)
4. les villes a visiter : Tokyo, narra, Osaka, Miyajima, Kyoto, Yokohama (en priorité)
petit bémol .......... les distances entre chaque ville !!!
comment faire pour les visiter toutes "tranquillement" sans pour autant se dépêcher par rapport aux horaires du train
si on prend une auberge a Tokyo on pourra pas visiter toute ses villes au vu de la distance ?!!
faut il prévoir un hébergement différent par semaines dans chaque grande villes ??
le tarif risque de grimper sévère !!
j'ai établi un "devis" par personnes et pour les 21 jours :
* avion nourriture hébergement JPR suica sortie divers souvenir = 3000 euro par personnes
pensez vous qu'avec ce budget de 3000 euro on puisse être "bien" niveau visite et souvenir dans ce fabuleux pays ?!!
si on pouvais m'aider sur un itinéraire adéquate sans pousser dans la fatigue du transport et afin que l'on puisse profiter des villes !! (pas rester que 2 h dans chaque lol)
ce voyage c'est celui de toute ma vie
et je voudrais le réussir pour mes ami(es) et moi même le mieux possible
car a mon avis je ne pourrais pas y retourner dans l’immédiat !
je compte sur votre aide surtout pour celles et ceux qui on déjà séjourner 3 semaines
ah oui la période se sera pour : avril
tous vos conseil seront les bienvenue
cordialement
Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).
Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.
Episode 1 - Osaka
(les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)
Jour 0 - 31 juillet 2011
Vol direct Air France Paris - Osaka.
Même si AF a ses détracteurs, service impeccable.
4 films visionnés :
Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité
(vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)
Jour 1 - 1er Août 2011
Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai.
Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba.
On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes !
Mais bon, on est au Japon !
Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.
Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.
Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi.
Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks.
Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.
Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.
Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).
Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.
Jour 2
Et si on visitait le château ?
Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !
Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.
Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.
Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux.
Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins.
il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester.
On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.
Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h.
Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).
Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ?
Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emm��ne gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie.
L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.
Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.
Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré !
C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies !
Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.
En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore.
Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?
Bon.
À chaque jour, suffit sa peine.
Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat).
Et puis, dodo.
Jour 3
Dernier jour à Osaka.
Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte.
Mais cherchons l'originalité.
Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?).
Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.
Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.
Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...
Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan...
Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures.
L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.
Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus.
Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières).
La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous.
Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.
Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent).
Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.
Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu...
(marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat)
Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.
Jour 4
Le jour du départ.
Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs.
Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple.
Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle).
La moisson est bonne, deux chats.
Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes.
Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.
À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
Pour ceux qui sont déjà allés au Japon, je voudrais savoir votre top 5 des choses à voir ET je vous invite a faire aussi le top 5 des choses qui vous ont déçu.
Bonjour,
Je suis élève de seconde et je dois rédiger une nouvelle qui a pour thème le Japon. Ne connaissant pas trop la culture et ayant besoin de quelques informations je m'adresse à vous : je souhaiterais savoir quels sont les horaires des repas au Japon ?
Je suis passionné par la cuisine Japonaise et je souhaite découvrir de bonnes adresses.
Quels sont selon vous, les meilleurs restaurants Japonais à Paris ? Si vous pouviez par la même occasion indiquer l'adresse, la composition des menus et les tarifs moyens appliqués...
Manger et dormir au Japon, le titre est ambitieux, mon fil va l'être beaucoup moins, il s'agit juste de ccompléter mon CR (lisible ici) en détaillant mon gîte et mon couvert pendant 15 jours.
L'hébergement va du simple au luxueux, mais la nourriture, elle, sera essentiellement accessible, les excès en ce domaine se payant (au sens propre) très cher.
Osaka
Toyoko Inn Namba
La chambre est simple mais confortable.
Internet par câble LAN gratuit.
Frigo (comme dans tous les hôtels que j'ai fréquentés)
Prix de la nuit : 7500 ¥
Le petit-déjeuner (compris dans le prix !) se prend dans le hall. Au début, ça déroute, mais on s'y habitue, d'autant plus facilement qu'il y a du lait et du (bon) pain maison, ingrédients indispensables pour moi d'un petit-déjeuner réussi.
Il est situé à 5 minutes de Namba. Enfin, à 5 minutes si vous empruntez la sortie 5, sinon, ça peut aller jusqu'à une demi-heure (la première fois).
Dotombori et Shinsaibashi sont accessibles à pied, situation idéale donc. Bon, d'un autre côté, je n'en ai pas testé d'autres (faut dire que le nombre de Toyoko Inn à Osaka est impressionnant, il doit y en avoir 17 !).
Depuis la chambre, on apercevait derrière l'hôtel ce temple. L'occasion rêvée de s'aventurer dans un Osaka tranquille et résidentiel.
bonjour tout le monde, mon ami (Joboy31) et moi avons pour rêve commun de partir en voyage au Japon. Notre jeune age ne nous permet pas d'avoir des moyens très conséquent pourtant, nous sommes prêt à tous pour réaliser notre rêve. C'est pourquoi nous travaillons afin d'avoir les moyens nécessaire. Maintenant je vais vous expliquer comment nous voyons ce voyage : nous ne voulons pas de circuit organisé avec visites car cela nous reviendrai trop cher, nous voulons seulement visiter librement ( au maximum avec un guide) nous ne sommes pas très exigeant pour le logement ni pour la nourriture ( que c'est beau d'entre jeune 🙂 ) par contre mon ami est allergique au poisson 🙁 . Nous nous sommes donc inscrit sur ce site afin de recueillir un maximum d'information quant à l'accomplissement de notre rêve, c'est pourquoi nous serions très reconnaissant si un ou plusieurs d'entre vous pouvait nous aider en nous conseillant sur cette destination, plus précisément :cout du transport (avion + deplacements locaux)Hébergement et pensionVisites à ne pas ratélieux à éviter
Merci d'avance pour vos réponses, cela nous tient vraiment a cœur 😏
J’ai récemment passé 3 mois au Japon (j'y suis toujours alors que je rédige ce carnet), à Tsukuba, dans le cadre de mon travail, de Aout à Octobre, j’ai donc eu l’opportunité des weekends et des jours fériés pour explorer ici et là.
Au programme de ce carnet:
Lac Biwa et alentours (Kyoto, Mont Hiei)
Hakone
Kosagoe et Edo Mura Wonderland
Obuse, Yudanaka et Nagano
Niigata
Plage de Omi-maiki (lac Biwa).
1. Lac Biwa et alentours
Étant au mois d’Aout, durant la période de Obon -Tous les japonais prennent des vacances à ce moment là-, j’ai cherché un endroit ou se baigner. Les billets d’avion pour Okinawa que j’avais déjà fait il y a quelques années, étaient tout simplement hors de prix à cette période de l’année. J’ai alors cherché quelque chose de plus proche de Tokyo. La péninsule de Izu semblait être une excellente option, mais encore une fois, les hotels étaiant bien trop chers durant Obon. C’est alors que j’ai commencé à regarder du côté du lac Biwa. Le plus grand lac du Japon, eau propre et plage de sable, assez étendu pour trouver un hotel/guesthouse dans des prix raisonnables. J’ai donc résidé à Hiezan-Sakamoto dans une maison traditionnelle à 50m du lac. Sur tout le pourtour du lac il n’y a que quelques plages pour se baigner, j’ai testé, Omatsu-zaki, Omi-maiko et OMI-SHIRAHAMA.
Plage de Omatsu-zaki (lac Biwa).
Plage de Omi-maiki (lac Biwa).
A la sortie du métro Omi-Takashima, on va à droite pour Omatsu-zaki et à gauche pour Omi-maiko. Omatsu-zaki est très jeune, première fois pour moi (en 6 voyages au Japon) que je me frottais à la jeunesse « déluré » japonaise, utilisant les même outils et artefacts que la nôtre mais en version plus Japonaise quand même (moins hard-core). Ca donne, musique à fond, bières, barbecues, grandes tentes déployées, jeux de force parfois, jet-ski au loin, mais le tout bonne enfant malgré tout, on est au Japon hein.. La plage en elle-même est très agréable, de l’ombre, eau limpide, petite vaguelette, cailloux grossiers proche du bord mais rien de bien méchant. Par contre, il y a du monde ! Il faut arriver tôt pour avoir une bonne place et un peu de tranquillité, je suis arrivé à 15h, donc j’ai pris ce que je pouvais.
La plage de Omi-maiki est bien plus familiale et tranquille, bien que là encore il faut arriver tôt pour avoir un coin à l’ombre, la bande de sable étant mince, si on n’est pas sous les arbres au fond, ben on est en plein soleil. Ici aussi, la vue est belle, l’eau limpide, chaude et pas de vague*.
Finalement la plage de Omi-Shirahama, fut un désastre, en effet sans voiture personnel, je me suis arrêté à la station Omi-takashima et j’ai demandé à un taxi de m’emmener au plus près de la plage avec le support de google map, il m’a baragouiné un nom de plage puis m’a amené à une espèce de resort beach avec plein de jeux, au bord du lac avec entrée payante. Ne voulant pas payé pour un resort-beach, je décide donc, de partir à pied pour Omi-Shirahama, mais avec 38°C et pas d’ombre, passant proche de la station, après 20 minutes de marche dantesque, mon crâne, mes bras, mon dos, mes jambes, ruisselant (c'est pour bien comprendre l'abandon du but initial 😏), j’ai décidé de changer de spot et de retourner aux plages précédentes, choix plus sûr.
* Tout étant relatif, je précise que j’ai passé mon enfance sur la côte atlantique sud, donc pour moi des vagues ça commence à 1m au-dessus de la ligne d’eau J .
Note: Désolé pour la qualité des photos, elles viennent pour l'essentiel de mon smartphone.
Bonjour,
Nous sommes partis à 4 (quinquagénaires), 2 semaines au Japon du 30 mars au 14 avril 2019.
Notre circuit était très classique : Tokyo, Kyoto, Nara, Hiroshima, Miyajima, Osaka. Pourtant il n'a pas été si facile que ça à établir car beaucoup de choses nous tentaient : Nikko, Hakone, les Alpes japonaises.....Puis ensuite comment équilibrer le temps passé dans chaque ville..Que voir ?
Bref il m'incombe très souvent l'organisation de nos voyages, qu'ils soient en famille ou bien entre amis et j'avoue que le Japon a été un vrai casse-tête.
Merci à tous les "spécialistes" sur ce forum qui m'ont aidé, inspiré.
Plus qu'un retour détaillé de notre voyage qui va ressembler à beaucoup d'autres et n'ayant pas un talent particulier pour la photographie qui me permette de me distinguer, je voualis juste vous faire part de nos expériences sur place.
Vols
Partant de Toulouse, nous avons réservé nos billets le 12 juillet 2018 : vol IBERIA Toulouse-Madrid-Tokyo à l'aller Osaka-Tokyo-Madrid-Toulouse au retour. Rien à redire, prestations correctes, films récents et nourriture acceptable. 570 euros.
Hébergements
Tous les hôtels ainsi que la maison à Kyoto ont été réservés par Booking sauf à Miyajima où j'ai réservé directement sur le site de l'hôtel. J'ai choisi des hôtels standards mais placés à coté des transports en commun. Le budget le plus élevé a été à Miyajima où nous avons voulu faire l'expérience du dîner kaseiki (567 euros/4 en pension complète). Au total, le budget hébergement sera de 947 euros.
Visites
Nous avons choisi de prendre des guides francophones 2 jours à Tokyo et Kyoto, 1 jour à Nara , 1 jour à Osaka et aussi de participer à un Hiroshima safari et un Kyoto safari nocturne. Nous n'avons pas regretté ce choix car cela nous a permis de rencontrer de belles personnes et aussi de comprendre certains aspects du Japon parfois déroutant. Cela a donné lieu à de beaux échanges. Bine sûr cela a un coût : 437 euros par personne.
Transports
JR PASS 14 jours 344 euros
Transports annexes : 110 euros par personne
En ce qui concerne le budget visites et repas, il dépend bien sûr des goûts de chacun. Nous n'avons pas choisi des restaurants gastronomiques mais nous nous sommes pas privés et les tentations sont grandes au Japon car on peut manger sucré ou salé à tous les coins de rue. Je me suis découverte une passion pour le matcha et j'ai goûté toutes ses déclinaisons. Quant à mes compères, ils ne sautent aucun repas. Bref, un budget d'environ 320 euros par personne boissons comprises et de 62 euros pour les droits d'entrée.
Au final un budget de 2810 euros/personnes tout compris pour 15 jours sur place.
Je sais que je vais en faire hurler sur ce forum car c'est un budget élevé et que bien sûr on peut voyager pour moins cher au Japon mais tout dépend des prestations choisies.
Notre circuit :
3.5 jours à Tokyo (4 nuits)
4.5 jours à Kyoto ( 5 nuits)
1 jour à Nara (nuit à Hiroshima)
1 jour à Hiroshima (2 nuits)
1 jour à Miyajima (1 nuit)
1 jour à Himeji (nuit à Osaka)
1 jour à Osaka (2 nuits)
Nos impressions :
Pour moi qui ait passé des heures à préparer ce voyage, une bonne surprise sur place. Tout a été beaucoup plus simple que supposé avant le départ.
Aucun problème dans les transports, plus compliqué au restaurant mais cela nous a valu de bonnes surprises et d'autres moins (une salade d'algues quand je pensais commandé un plat de pâtes, la photo était trompeuse), de grands moments au supermarché et sur les marchés, du monde certes mais gérable et en tous les cas pas cette sensation parfois oppressante que l'on peut ressentir dans d'autres pays d'Asie du fait de cette discipline et rigueur que l'on rencontre partout, pas énormément de contacts avec les japonais mais quelques belles rencontres (un cours d'origami improvisé dans le train). Nous avons beaucoup aimé voir la célébration de cette période des sakuras avec tous ces stands de nourriture et cette vie nocturne. La nuit à Miyajima a été magique car l’île se vide alors de ses touristes. J'aurai bien aimé passer plus de temps à Hiroshima que j'ai trouvé plus sereine que les autres villes.
Au final une grande envie de découvrir d'autres coins du Japon.
Je viens içi pour vous faire partager notre expérience de deux semaines en amoureux à Séoul puis Tokyo.
Je vais à l'essentiel sans blabla.
Contexte : Professionnellement je suis resté en Corée du sud pendant 4 mois.
A la fin de mon taf, mon amie est venue me rejoindre par Air France - Korean AIR (920 e le billet allez retour), Charles de Gaulle - Séoul In'Cheon, vice versa.
Nous avons fait tous les quartiers de Séoul sur 5 jours, puis tous les quartiers de Tokyo plus un voyage par micheline à la campagne pour des temples sur 8 jours.
Attention JAPON très cher...
Logement : A Séoul nous étions au Design Pop Motel 1(186, Nakwon-dong, Jongru-gu, Jongro / Insadong) quartier Insadong : super quartier, un peu sale mais remplis de surprise et sa grouille de vie! Et avis aux musiciens juste à côté de l'hôtel il y à un immeuble ...c'est le paradis pour le matos...
Réservé sur Agoda nous avons payé à peu prés 70 e la nuit dans une chambre Ultra deluxe avec Jacuzzi, terrasse, deux PC, une télé plus grande que le plus grand de la Fnac. (Le design pop motel 2 et le 3 déchire aussi!). Depuis j'y suis retourné en solo et les prix on grimpé...mais la qualité est toujours là.
Je vous conseilles de ne pas vous prendre la tête pour votre voyage, juste acheter un bouquin (lonely planet sont bien), et Hop vous lirez dans l'avion (si vous voulez faire juste Séoul, dans un autre cas si vous voulez bouger faut s'organiser un petit peu quand même).
A Séoul vous voyez toute la Corée, c'est cru dit comme sa, mais c'est vrai. J'ai fait Busan, Jukbeyon, Uljin, Samsheok, Pohang...
a savoir que la plupart des temples en Corée sont des Fakes car il y a eu tellement de Guerre que 80% de leur patrimoine à été partiellement ou totalement détruit. Mais les fakes sont très bien reproduit !
Donc revenons sur Séoul et les Coréens, la nourriture est Excellente (A goûter : Bimbimbap, Gimpa à toute les sauces, bulgogi au riz, et barbecue bulgogi.). La mentalité est très très bonne, presque aucune délinquance (la seule provient des étrangers...!).
Nous allions très souvent à Myong-dong, quartier géant ou on peut flâner et tout acheter !
Ensuite laisser vous guider par un office de tourisme ou bien par les Tablettes Géante du métro, qui d'ailleurs est GéNIAL! Pas besoin de voiture, il y à des stations partout! Si vous voulez faire la fête go to University. Si vous voulez manger et acheter du raffiné go to roppongi...ect..ect Je vous laisses les surprises !
Les 5 jours nous ont coûté à peu prés 1500 euros tout compris, on s'est fait plaisir tout le long que ce soit dans les magasins ou dans les restaurants.
Ensuite nous avons réservé directement sur united airlines (moins cher qu'Opodo et autre) un avion le matin tôt pour Tokyo Narita. Direct en arrivant surprise du prix du bus...horriblement cher...qui nous déposes comme des crottes à même pas 500m de l'hôtel (du moins on supposé). Obligé de prendre un taxi..qui douille aussi...
Içi même scénario qu'à Séoul - Office de tourisme - puis on à fait les quartiers un à un.
Je ne vais pas me pencher sur Tokyo car il y a tellement de forum qui en parle. Nous avons rencontré bcp de français là bas !
8 jours à Tokyo nous à coûté 3500 euros....A chaque pas c'était 10e... Horriblement cher..je vous aurais prévenu. Ensuite c'est sûr on peut se serrer la ceinture. Mais quel intérêt si on ne profites de rien...Nous logions à l'hôtel Hôtel Villa Fontaine Shiodome, super hôtel reservé aux business mais pour un couple c'était très bien aussi, chambre de 35m² très propre avec tous le confort necessaire.Petit déjeuner inclus dans le prix : 110 e la nuit de mémoire.
SURTOUT n'allez pas au Eurodisney de TOKYO....En 10 h nous avons fait 3 attractions de 3 minutes chacune.
Dont une très pourri.
Si vous désirez avoir plus de renseignement sur Séoul ou Tokyo, n'hésitez pas à me contacter en MP.
J'aimerais partir au Japon en avril prochain et je suis en train de me renseigner sur les endroits que je pourrais visiter. Mais avant cela, j'aimerais prendre mes billets d'avion.
Pour éviter trop de déplacements, je compte prendre un billet d'avion "open jaw" en arrivant dans une ville et en repartant d'une autre. J'avais songé à arriver à Tokyo et à repartir de Kyoto, mais j'ai lu sur d'autres forums que des gens conseillaient de faire l'inverse, car il était plus "simple" d'arriver à Kyoto et de finir par Tokyo (de plus, c'est plus facile pour le "shopping" éventuel à la fin du voyage). D'un autre côté, j'ai lu ailleurs qu'il valait mieux arriver à Tokyo pour se retrouver directement dans la foule et mieux profiter du "calme" relatif par la suite.
Quel est votre avis ? Dans quel "sens" vaut-il mieux organiser ce voyage ?
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
bonjour,
je souhaite passer 5 jours à Tokyo avec des enfants de 8 et 6ans quels conseils de visites?
Quel quartier est le plus approprié pour loger? Un ryokan est il possible pour une nuit avec des enfants?
quelle compagnie aérienne conseillez vous?
L'avantage d'aller régulièrement au Japon, c'est que l'on peut s'affranchir des sentiers battus. Dans ce carnet, vous ne verrez donc ni Skytree, ni Kinkakuji. Le dernier séjour s'articulait autour de deux objectifs, Manabeshima dans la mer de Seto et l'Eglise de Lumière à Ibaraki, près d'Osaka.
Je vous inviterai donc à découvrir le paisible port de Honmura :
Honmura est le port principal de Manabeshima... Les amoureux du Japon connaissent certainement les oeuvres de Florent Chavouet. Pour les autres, il s'agit d'un jeune dessinateur qui après avoir passé plusieurs mois à Tokyo, s'est isolé deux mois sur une petite île de la mer intérieure. De ces séjours, sont sortis deux ouvrages, Tokyo Sanpo et Manabeshima.
C'est un vrai bonheur de lire ces chroniques si divertissantes, pleines d'humour et de détails. Si vous ne les avez pas lues, foncez.
L'autre objectif est Tadao Ando. On connaît bien sûr Kenzo Tange (mairie de Tokyo par exemple) et Shigeru Ban (surtout depuis le centre Pompidou de Metz) mais l'oeuvre de Tadao Ando est fascinante.
J'avais pu passer une nuit exceptionnelle au Benesse en 2011, et visiter la villa Asahi en 2012. Cette année, j'ai prévu de voir d'autres de ses oeuvres dans la préfecture de Hyogo.
Et puis le Japon, pour moi, ce sont les chats. Ceux de Manabeshima, ceux de Kyoto. Mais il y aura aussi des chiens, des hérons, des cygnes, des carpes.
Comment ?
Oui, des lapins aussi, bien sûr. Et même un tanuki !
Moi et mon copain sommes en train de regarder les destinations de l'Asie du Nord et on hésite beaucoup entre la Chine et le Japon. Nous sommes flexibles dans nos dates de départ. Nous voulons voir de beaux paysages, une culture et une cuisine différentes de la nôtre. Nous préférons la campagne aux grosses villes et voulons voir des villages traditionnels. Bref, nous avons besoin de savoir quel a été votre coup de coeur entre les deux pour nous aider à choisir.
"Il faut battre le fer tant qu'il est chaud..."
Ma très modeste expérience de rédacteur voyage forum m'ayant enseigné qu'à terme le temps ne fera rien à l'affaire, c'est donc à peine plus d'une semaine après mon retour du Japon que je débute ce carnet...
Je n'en suis pas à mon premier voyage au pays du Soleil Levant, d'ailleurs je ne les compte plus depuis quelques années... mais celui-ci a la particularité d'avoir été effectué en solo, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... le siècle dernier.
Ma situation de néo-retraité me procurant plus de temps libre que je ne saurais en occuper, c'est au début du printemps que je me suis décidé à préparer ce voyage court mais dense, comme vous pourrez vous en rendre compte par la suite.
C'est donc le 10 juin que j'ai décollé de Lyon pour une courte escale à Amsterdam suivie d'une nuit de vol vers Osaka... mais pas une nuit de sommeil car je n'ai jamais réussi à fermer l’œil dans un avion et ce n'est pas encore cette fois que cela va changer.
Ce temps interminable m'aura au moins permis de « réviser » mon itinéraire et les enchaînements de trains et bus minutieusement préparés en amont. J'ai horreur de laisser la moindre place au hasard pour mes déplacements, je lui laisse assez d'occasions de se manifester lors des visites.
J'avais préparé une carte montrant les principaux endroits que je vais essayer de découvrir ou d'approfondir :
-1 : Onomichi, Fukuyama et leurs environs en trois jours
-2 : La région de Kurashiki en deux journées
-3 : Kyoto pour quatre jours.
C'est de bon matin que notre Boeing 777 est sorti des nuages pour atterrir sur l'île artificielle ou est construit l'aéroport du Kansai. Il est 8 heures 45, température agréable, pas de pluie prévue les prochains jours... le séjour commence bien.
Autre très bonne surprise : il n'y avait personne à l'aéroport, aucune attente ni au contrôle d'immigration ni à la douane. Sorti parmi les premiers de l'avion et n'ayant pas de bagage enregistré à récupérer, c'est en moins de 10 minutes que j'ai accompli toutes les formalités. J'ai même dû attendre quelques minutes l'ouverture du bureau de poste pour pouvoir récupérer mon Pocket Wifi. Aucune attente non plus au bureau JR pour échanger mon voucher contre le ticket « Kansai-Hiroshima-area-pass » qui me permettra de voyager sur tous les trains du réseau JR pendant 5 jours.
Le « Haruka Express » délicieusement décoré Hello Kitty n'attendait que moi pour s'ébranler vers Kyoto. Descendu à Shin-Osaka, je l'ai laissé continuer sa voie vers l'ancienne capitale ou je serai en fin de séjour.
C'est avec deux heures d'avance sur ma meilleure prévision que je me suis retrouvé confortablement installé dans un Shinkansen à destination de Okayama, ville étape dans laquelle je reviendrai dans quelques jours. Le château de Himeji m'a bien fait de l’œil au passage, mais pas d'arrêt prévu aujourd'hui, je l'ai déjà visité deux fois...
C'est après deux changements de train que je suis sorti vers midi de la gare de Onomichi. A quelques pas, l'hôtel Green Hill dans lequel je vais passer deux nuits avait déjà préparé ma chambre... mais pas question de prendre du repos, cet après-midi est consacré à la découverte des ruelles, des escaliers et de quelques édifices du « Temple walk »...
Nous voici de retour après deux semaines passées entre Tokyo et Kyoto.
J'ai décidé de créer ce carnet pour partager notre expérience et pour revivre nos souvenirs.
Je tiens d’abord à remercier tous les participants au forum pour leurs précieux conseils qui ont largement contribué au succès de nos vacances, si ce carnet peut aider à son tour ceux qui planifient un prochain séjour au Japon j'en serai ravie.
Nous sommes partis à trois avec mon ami et ma fille de 16 ans, il a fallu faire des compromis car nous n'avions pas forcement les mêmes attentes et les mêmes envies, mais au final on est rentrés comblés.
Nous avons passé 7 nuits à Tokyo et 5 à Kyoto plus une nuit à Narita pour être prêts à partir le lendemain matin.
J'avais réservé un appartement à Tokyo et une maison à Kyoto via airbnb ainsi que la nuit d’hôtel à Narita via Booking.
Pour les transports j'avais acheté sur internet le JR pass pour 7 jours ainsi que les cartes Pasmo et les tickets du limousine bus pour aller de Haneda à Tokyo (pas envie de me prendre la tête à l'arrivée à l’aéroport).
Ca y est les Apprentis voyageurs sont repartis … enfin apprentis … plus vraiment, on commence à être rodé !
Cette fois nous allons 8 jours au Japon du 24 octobre au 02 novembre. Pour nous c’est une destination mythique, bercés que nous avons été dans notre adolescence par les romans de Samouraïs.
Préambule
Ce voyage se fera sans enfants mais avec un très bon copain.
Au niveau saison, nous sommes au début de la saison des érables rouges, pour nous qui aimons les arbres c’est l’occasion de voir les forêts avec de magnifiques couleurs.
Comme la durée est très courte nous n’avons fait que Tokyo (4 jours) et Kyoto (3,5 jours).
Nous aurons de nombreuses « premières » ou expériences à commencer par le vol aller que nous ferons dans un A380 de la Lufthansa.
C’est vraiment une nouvelle génération d’avion, où ils ont certes pensé à la rentabilité des compagnies aériennes mais aussi à l’économie de carburant tout améliorant le confort des passagers. En effet il est plus silencieux, plus confortable et vibre moins que les autres avions. La place y est tout à fait correcte.
Qu’avons pu voir :
A Tokyo :
J1 Yanaka, Ueno et Akihabara
J2 Marché aux poissons, Roppongi pour la vue et le Mori Art Muséum, Shinkuju en journée pour ses buildings puis Golden Gai et Kabukicho
J3 Korakuen Park, Meiji Shrine dans son parc, Omote-Sando Dori, Takeshita-Dori, Yoyogi Park pour finir la journée à Sibuya
J4 Une journée avec Tokyo Safari qui nous a permis de visiter Tokyo par le petit côté de la lorgnette (Asakusa, Tokyo Dome, Yushima (temple noir et Kanda-Myojin), Tokyo Station, Tokyo International Forum et Obaida).
J6 Arashiyama avec Tenkyu-Ji, la forêt de bambous et quelques petits temples (Jojjako-ji, Nison-in, .), Saiho-Ji, Sanjusangendo et Kyomizu-dera avec retour à Yasaka par entre autre la ruelle Ishibe-Koji. Le soir Shinbashi et Ponto-Cho.
J7 Daitoku, un « lotissement » de temples où nous visiterons le Daisen-in, le Souken-in, le Kourin-in et le Oubai-in (mention spéciale pour ce dernier), ensuite Kinkaku Ji (pavillon d’or), Ryoan Ji, Myoshin-Ji, un autre « lotissement » avec notamment le Taizin-in, ensuite le musée des Mangas, Nishiki Market, rue piétonne et couverte, « ventre de Kyoto » et la galerie Teramachi
J8 Heian-Jingu, Ginkaku-Ji (pavillon d’argent), le chemin des philosophes, Nanzen-Ji avec notamment le Ten Juan (mention spéciale), Higashi-Honganji et pour finir une belle cérémonie du thé
… Ensuite Shinkansen et Keiko Line jusqu’à Haneda
Informations diverses
Le métro de Tokyo
Il faut savoir qu’à Tokyo, 2 compagnies se partagent les lignes de métro, des lignes aériennes un peu dans le principe du RER, des lignes de train de la compagnie JR et je crois que c’est tout … ça fait beaucoup d’autant plus que chaque compagnie peut avoir sa propre station, par exemple à Asakusa il y a 3 stations !!!
Ceci dit tout est très clairement indiqué et ils utilisent beaucoup les codes couleurs. Nous trouverons donc sans difficulté le Keiko Express Rapid Ginza Line. Autre particularité bien pratique, chaque ligne à une lettre et chaque station un numéro, ce qui nous permet de facilement nous repérer sans avoir besoin de nous lancer dans la traduction Japonaise !.
Bonjour,
Nous souhaiterions faire avec mon mari un voyage au Japon d'une dizaine de jours avec nos 3 enfants pour les vacances de la Toussaint.
Avez-vous vécu cette expérience et quels conseils pourriez-vous de donner afin de préparer notre séjour.
En vous remerciant de vos réponses.
Mon conjoint & moi allons rendre visite à mon frère qui vit à Séoul fin avril et l'opportunité était trop belle : nous avons décidé d'en profiter pour faire un saut au Japon ! :)
En commençant par Hokkaido (vol direct de Séoul vers Sapporo/Chitose), l'idée est de parcourir le Japon du Nord au Sud. De plus, nous arriverons au Japon lors de la "Golden Week" donc nous pensions éviter l'île d'Honshu au début de notre séjour...
Après quelques jours passés sur l'île d'Hokkaido, notre idée était de rejoindre Tokyo via le fameux train de nuit "Cassiopeia". Or, comme vous le savez peut-être, ce train est très difficile -voire impossible- à réserver par soi-même. Du coup, nous avons contacté une agence de voyages spécialisée dans le Japon... Après une longue discussion, ils nous ont finalement fait l'offre de circuit suivante (c'est la 1ère fois que quelqu'un organise un voyage à ma place !). J'aimerais beaucoup connaître votre avis !
30 avril au 6 mai : Hokkaido avec location de voiture
J'étais un peu réticente au début à l'idée de louer une voiture au Japon mais il semblerait ce soit le moyen de transport idéal pour visiter l'île d'Hokkaido. A partir de Sapporo (1ère nuit au Keio Plaza), on nous suggère de prendre la route 66, de nous arrêter à la "Shinsen Marsh Natural Recreation Forest", d'aller vers la Côte Ouest, de suivre la route 229 le long de la côte puis de rejoindre la ville de Jyozankei où nous passerions la nuit dans un ryokan (Shogetsu Grand Hotel). Ensuite, nous devrions rejoindre la ville de Niseko et passerions la nuit au Niseko Northern Resort. On nous conseille ensuite d'aller au Lake Toya (nuit au Toya Kawakami) puis au Lake Shikotsu (2 nuits à l'auberge Shikotsuko/Suizantei).
7 mai : Sapporo - Tokyo en train de nuit (Cassiopeia)
Après être retournés à Sapporo (où nous rendrions la voiture de location), nous prendrions le train de nuit vers Tokyo.
Toutefois, les tickets sont ouverts à la réservation seulement 1 mois avant le départ donc rien n'est encore sûr...
8 mai : Tokyo
Journée à Tokyo "pour voir". N'étant pas vraiment attirés par les mégalopoles, nous avons décidé de ne passer beaucoup de temps à Tokyo. Mais si vous avez un quartier, un resto, une sortie à recommander tout particulièrement, je suis toute ouïe !
(nuit à l'hôtel Villa Fontaine Ueno)
9 au 12 mai : Kyoto
Via le Shinkansen, nous arriverions à Kyoto où l'agence a prévu une "cérémonie de thé privée". Nous sommes de grands amateurs de thés verts japonais donc je pense que cela peut nous plaire mais nous aurions éventuellement préféré nous rendre sur une plantation, observer la collecte... Nous sommes censés passer 4 nuits à Kyoto mais je me demande si ce n'est pas trop long. De plus, l'hôtel (Hearton Hotel) ne m'emballe pas trop.
13-14 mai : Koyasan
Après avoir rejoint Osaka Nanba par nos propres moyens, nous rejoindrions Koya-San par train et téléphérique.
Arrivés au Mont Koya, nous resterions 2 nuits au sein du temple Nanin. Il s'agissait d'un de nos souhaits mais idéalement, je souhaitais que l'expérience du temple soit complète avec méditation, etc. De plus, nous n'aurions ni notre propre salle de bains ni nos propres WC mais c'est peut-être le cas dans tous les temples ?
15-16 mai : Osaka
Nous passerions notre dernière nuit à Osaka (au Dogonbori Hotel) étant donné que notre vol retour est le 16 mai au matin...
Voilà ! Encore une fois, j'aimerais beaucoup savoir ce que vous en pensez et que vous partagiez votre expérience si vous connaissez un des lieux, hôtels, etc.
Enfin, je dois dire que j'étais assez surprise du prix par personne au final (sans les billets d'avion !) mais bon, peut-être est-ce normal pour le Japon ? Sachant que le prix comprend : toutes les nuits d'hôtel (avec petit-déjeuner), 6 dîners, la location de voiture (et le permis de conduire international qui va avec), la cérémonie de thé, le Cassiopeia entre Sapporo & Tokyo, le Shinkansen entre Tokyo & Kyoto, le train/téléphérique entre Osaka Nanba & Koya-San.
Combien seriez-vous prêts à payer, vous ?
Merci d'avance pour vos conseils précieux !
Cécile
Je compte partir un mois cet été au japon et j'aimerais avoir vos conseils sur mon itinéraire, et quel moyen de transport le moins cher utiliser (train ou bus). J'hésite à prendre un japan rail pass de 3 semaines, 15 jours ou seulement des pass plus petits+bus.
J'ai un budget de 2500euros donc je ne veux pas trop dépenser.
Voici ce que je compte faire:
Tokyo
Mont fuji
Tokyo-nagoya
Nagoya-Takayama
Nagoya-Kyoto
Kyoto-Nara
Nara-Fukuoka
Fukuoka-Nagasaki
Nagasaki-Kumanoto
Kumamoto-Aso-san
Aso-san- Beppu
Beppu-Hiroshima
Hiroshima-himeji
Himeji-Tokyo.
J'essaye de reflechir à combien je pourrai estimer mon budget. Pour l'instant je l'estime a 2700€ avec le billet de train.
En gros environ:
BILLET D'AVION: 800€
NOURRITURE: 300€ ( comme je pars avec 1 amie on assemblera les 2 sommes ce qui donnera 600€)
HEBERGEMENT: 450€ + 240€ (nous allons dans une guest house dans la banlieue de Tokyo.)**D'ailleurs je remarque que partir a plusieurs ca nous diminue le prix de l'hebergement c'est un bon point**
SHOPPING: 600€ ( je pense que je vais large pour le shopping XD )
TRANSPORT: 400€ ( sachant que nous prendront le JR RAIL PASS 7jours equivalent à 250€ je crois ).
Selon vous est ce que c'est assez ? Combien me conseillez vous ?
Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime".
Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.
Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:
Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉.
Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.
Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans)
Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits
Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019
Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.
Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion
Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse,
Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes
Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage)
Lieux visités:
Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".
Détails du budget:
Les déplacements:
Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL
Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost
1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express
4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne
Les hébergements:
7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent
Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels
environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
On est rentrés du Japon, des images plein les yeux et des pétales dans les cheveux😉 après un séjour de 16 jours entre Kansai, Shikoku et Shogoku.
C'est cette balade que je viens partager avec vous, jour après jour.
Une première partie, itinérante avec des découvertes... et une seconde où nous profiterons d'un appartement loué à Osaka pour visiter quelques endroits assez surprenants sous les sakura...
Premier jour... Lyon--> Matsuyama
Tout commence par trois avions...
Le premier nous a amenés à Amsterdam Schiphol pour une escale d'une heure.
J'avais une petite inquiétude en effectuant les réservations mais avec un horaires de vol respecté, on pourrait même descendre à 45 minutes.
C'était la première fois que je faisais escale à Schiphol, aéroport construit sur des polders. On a atterri sur un polder et l'avion s'est ensuite "promené" longuement, roulant au dessus de canaux et d'une autoroute avant d'arriver au terminal.
Là, il ne faut pas traîner en route car c'est plutôt grand, mais très bien repéré. L'embarquement avait à peine commencé quand on est arrivés dans la salle.
Nuit dans l'avion... sans vraiment dormir avant d'arriver à Kansai Airport... et prendre la première navette pour l'autre aéroport de la ville: Itami.
De là on a pris un vol régulier de la compagnie ANA pour Matsuyama par l'intermédiaire du programme "Expérience Japan" qui met tous les billets des lignes intérieures ANA à 10800 yens. Pour bénéficier de ce tarif, il suffit de donner son numéro de dossier de réservation du vol international, quelle que soit la compagnie utilisée.
Après avoir rapidement survolé les innombrables îles de la mer de Seto, notre "coucou" à hélices a atterri à Matsuyama en début d'après midi...
On a pris le bus, direction le quartier historique de Dogo pour trouver notre hôtel.
En chemin, on a aperçu le château... Patience, ce sera pour demain!
A l'entrée du quartier, l'horloge astronomique allait juste se mettre en mouvements à notre passage... arrêtons nous!
Juste derrière l'horloge, des enfants barbotaient tranquillement dans une eau thermale sortant à 40° d'une fontaine...
On s'installe à notre hôtel, Dogo yaya, situé au pied des pentes délimitant le quartier historique.
On était complètement vannés par notre voyage. Heureusement, nous avons un excellent remède pour nous régénérer: le onsen!
Et ce quartier possède un véritable monument, une institution parmi les onsen du Japon.
Dogo Onsen!
Après avoir vu ces quelques photos, je pense que cela va vous rappeler quelque chose...
Photos de jour:
Pour ceux qui n'auraient pas encore retrouvé la mémoire, quelques photos de nuit:
Là, il ne doit plus y avoir de doute...
Ceux qui ont vu le film d'animation des studios Ghibli "le voyage de Chihiro" auront vu une ressemblance frappante entre ces photos de nuit et les décors dans lesquels évoluait la fillette. Le réalisateur Miyazaki s'est en effet fortement inspiré de ce monument pour créer certains décors de son film.
Et l'intérieur n'est pas en reste... des escaliers abrupts, des chambres privées, des salles de bains au style suranné.
On avait pris la prestation comportant un thé en chambre privée et accès à deux bains "semi-privés" situés dans les étages. Bien sur pas de photos des bains... mais de la chambre:
Cet endroit est magique... tout comme le film.
Mais pour ma part, il m'a surtout remis en mémoire la première fois ou je me suis rendu dans cet endroit avec mon beau-père, il y a une quinzaine d'années lorsque mes beaux parents habitaient cette ville. C'était en quelque sorte une initiation au rituel du bain public qui m'a donné l'envie de renouveler l'expérience à chacun de mes voyages au Japon.
Détente, bien être et purification... l'antichambre du paradis!
Après avoir visité les bains impériaux qui attendent toujours la première visite d'un empereur... (à ce sujet, après cette hypothétique utilisation, le bain impérial ne sera plus visitable, selon la tradition).... nous avons dîné dans un restaurant réputé à proximité du onsen... en commandant des plats pour former une composition de style kaiseki:
Après cet excellent repas, la fatigue a inexorablement pris le dessus et nous avons quitté à regrets cet environnement enchanteur pour regagner notre hôtel.
La nuit nous redonnera des forces car demain, au lever du soleil, nous avons un château à attaquer!!!
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