Entendu ce matin , info Europe .
http://www.europe1.fr/economie/ryanair-annonce-la-suppression-denviron-2000-vols-jusqua-fin-octobre-3437552
Bonsoir, je voudrais rejoindre mon mari qui travail sur Marrakech. Je suis au Assédic en france, j'ai deux enfants dont un qui resterait ici en internat. Je recherche des renseignements sur les pertes de droit (CAF, ASSEDIC, SECU..) en allant l'installer au Maroc. Quelles démarches dois-je faire avant de partir ?
Merci pour tous renseignements pouvant m'aider à finaliser mon projet.
bonjour a tous ! je cherche des personnes(française ou marocaine ) qui vivent à marrakech et qui pourrai me renseigner pour venir vivre a marrakech. Je pense que le plus simple serai d acheter un riad et en fair des chambres d hotes!!! mon pere est marocain et je voulais savoir s'il serait plus simple pour de prendre la double nationalité, si cela facilite les choses?? (parcke pour le moment j'ai que la francaise) Merci bcp a ceux qui pourront me renseigner !
Cà y est ! Je suis sur le point de déménager à Marrakech (je suis actuellement à Dunkerque). Comme je ne roule pas sur l'or, je cherche des filons pour déménager pas (trop) cher. J'hésite encore entre la formule "entreprise de déménagement" mais j'ai peur de voir fondre ma cagnotte à la vitesse grand V, la formule "achat d'un fourgon en France, déménagement moi-même et retour du fourgon en France" ou "trouver une personne faisant le trajet avec un fourgon à vide".
Pour les deux dernières solutions, je me pose pas mal de questions. Y a t'il des risques à faire son déménagement soi-même (à la douane) ? Où peut-on se renseigner sur les démarches à effectuer ? Doit -on payer un dédouanement pour les meubles, l'électro-ménager ... ?
Merci de me faire parvenir vos conseils, idées, filons... Je les attend avec impatience. A bientôt.
Bonjour,
J'ai le projet d'aller travailler au Maroc. Je suis actuellement en France et je ne sais pas exactement comment m'y prendre pour les démarches (dans quel ordre)
Après avoir lu les discussions dans les forums, j'ai vu qu'il faut apparement avoir un travail pour avoir une carte de résident. En principe je sais pas comment on procède: chercher un travail depuis la France (pas facile sans passer d'entretien d'embauche je pense) ou venir et chercher en venant sur place?
Est-ce que quelqu'un peut me faire profiter de son expérience
Merci d'avance pour vos réponses
Merci d'avance pour vos réponses
bonjour, nous recherchons des témoignages très précis de français qui ont tout plaqué pour vivre à marrakech et y exploiter une maison d'hôtes . Rentabilité avec une location de 5 chambres ( taux de remplissage, charges fixes... ) peut on faire vivre une famille 2 adultes et 2 enfants avec ce commerce . Est il difficile de convaincre une banque marocaine sur ce genre de projet sachant que nous avons un apport perso de environ 60 % du riad à acheter. Le marché n'est il pas trop saturé sur marrakech ? j'ai lu beaucoup de commentaires sur ce forum et je ne trouve pas de réponses très précises de la part de français en activité ou bien des choses très négatives sur le maroc et j'ai un peu de mal à comprendre... Mon mari et moi nous sommes tombés amoureux du maroc surtout le sud il y a maintenant 3 ans et nous sommes parfaitement conscient que notre vie sera différente sur de nombreuses choses mais nous pourrons gagner en qualité de vie, j'en suis certaine puisque l'on vit de moins en moins bien en france ( tout en travaillant et payant des impots ) nous recherchons une certaine tranquillité pour nous et nos 2 enfants j'espère et je pense que l'on peut trouver tout ça au maroc. Par avance merci vos réponses jotthis
Bonjour
Nous partons vivre au Maroc (AGADIR) dans le courant du mois de Décembre 2013
et aimerions connaitre toutes les démarches administratives et surtout
s'il existe une assurance maladie ainsi qu'une mutuelle sur place ?
faut-il également ouvrir un compte bancaire avant de partir définitivement ?
Merci d'avance pour la personne qui pourra nous renseigner- A très bientôt -
Bonjour à tous, je suis nouveau membre sur ce forum.Je me renseigne pour partir vivre ma retraite au Maroc avec mon épouse.Nous disposerons de 2000€ par mois.Nous vendrons notre maison en France(qui vaut environ 180000€), la vente de cette maison nous servirait à acheter un appartement ou un petit riad pour les 2, bien sur nous ne cherchons pas l'équivalent au niveau prix que notre maison actuelle.Pouvez-vous me dire si pour vivre à 2 avec 2000€ par mois on peut vivre correctement au Maroc et avec ce budget la région la plus adaptée.Merci pour votre réponse
Bonjour, à ceux qui souhaiterai me consacrer quelques instants.
Retraité, divorcé sans aucune attache régionale en france, j'ai dans la tête depuis quelques mois de m'installer a EJ JADIDA au Maroc.
Pourquoi EL JADIDA, simplement qu'il s'agira d'un retour aux sources pour moi , car mon père étant militaire, j'ai passé les 6 premières années de ma vie à MAZAGAN.
Ce n'est qu'un retour de 62 ans en arrière.
Je pense quitter la France courant OCTOBRE après la saison.
Je souhaiterai avoir des renseignements sur:
- une location meublée à l'année loyer environ 300 à 400 €(maison ou appartement)
2 chambres en cas de visite!!!!
- quelles sont les formalités a accomplir?
- quel établissement financier choisir pour le virement des retraites
- Je suis preneur de tous les meilleurs conseils, je possède un véhicule.
merci de vos réponses avisées.
cordialement
antoine
apres une dizaine de sejours au maroc dans tous les sens vu que je prends toutes les pistes et hors pistes j'envisage soit de louer a l'annee soit d'acheter une maison a fez ou ouarzazate, mais un petit clignotant rouge me dit soit prudent, pourtant le prix de l'immobilier a ete multiplie par trois en trois ans a rabat et l'investissement pourrait etre rentable dans les dix ans, je prefere connaitre le sentiments de ceux qui ont deja saute le pas et si c'est toujours aussi bien qu'on le dit a la tele ou sur les revues, merci pour vos conseils sachant que je garde un pied a terre en france a bientot 😎
Je prépare mon retour au maroc, je cherche la possibilité d'envoyer mes meubles et auto par container à Casablanca, s'il ya quelqu'un qui veut partager les frais avec moi, on pourra faire ça ensemble.
Laissez moi un message, si ça vous interesse.
Merci.
Abdelatif.
Abdelatif.
Bonjour à tous
J'ai 20ans et je souhaite partir à l'étranger pour utiliser le temps libre qui s'offre à moi, au Maroc entre autre, pour travailler dans une association, structure diverse ou orphelinat pour mineurs aux alentours de Casablanca. J'aimerais partir quelques mois (6mois) pour aider de manière bénévole ou non des enfants ou adolescents qui rencontrent différentes difficultés de vie. J'ai suivit une première année de formation pour être monitrice éducatrice, mais j'ai remise à plus tard ce projet pour me consacrer quelques temps à ce genre d'expérience... J'ai eu l'occasion d’effectuer quelques stages dans le champs du handicap et de la protection de l'enfance et donc acquérir quelques connaissances. Je voulais savoir si certaines personnes pouvait m'orienter sur des adresses, des sites internet ou directement sur des assos pour que je les contact... Merci à vous 😉
J'ai 20ans et je souhaite partir à l'étranger pour utiliser le temps libre qui s'offre à moi, au Maroc entre autre, pour travailler dans une association, structure diverse ou orphelinat pour mineurs aux alentours de Casablanca. J'aimerais partir quelques mois (6mois) pour aider de manière bénévole ou non des enfants ou adolescents qui rencontrent différentes difficultés de vie. J'ai suivit une première année de formation pour être monitrice éducatrice, mais j'ai remise à plus tard ce projet pour me consacrer quelques temps à ce genre d'expérience... J'ai eu l'occasion d’effectuer quelques stages dans le champs du handicap et de la protection de l'enfance et donc acquérir quelques connaissances. Je voulais savoir si certaines personnes pouvait m'orienter sur des adresses, des sites internet ou directement sur des assos pour que je les contact... Merci à vous 😉
bonjour a tous!
je viens de lire les differentes discussions sur le thème "voyager au féminin au maroc", et les avis sont partagés...
je ne vais pas relancer le débat, j'ai maintenant une idée plus précise de l'attitude à adopter.
mais n'ayant jamais voyagé hors d'europe toute seule, je reste indécise..😐
ma question est donc: y'a-t'il des régions/villes/lieux publiques conseillés et d'autres déconseillés pour une jeune femme seule?
si une autre personne est dans la même situation, se serait sympa de faire un bout de chemin ensemble..
je souhaiterais partir un mois entre avril et juillet... (large disponibilité comme vous pouvez le constater!!😉)
merci d'avance, et bonne route à tous!!!
tu vois je viens de demander à une agence le formulaire de réservation pour mes vancances à agadir et voilà ce qu'elle me marque va savoir pourquoi!:
Etant marocain votre couple il doit bien savoir les lois de son pays, mais depuis plus d'un an les lois se sont vivement réactivées, et plus sévèrement ou elles établissent la formelle interdiction à tous les établissement hôteliers, soit du genre qui soit, à tous les particuliers qui louent à des couples mixtes sans la présentation du certificat de mariage, la peine d'amende fermeture de l'établissement et prison, ainsi comme les agences qui font les intermédiations de leurs biens à louer. Donc le seul document c'est le certificat de l'acte de mariage, dans tout le Maroc, ou prendre en réservation deux logements, ou deux chambres d'hôtel ou deux quoi que se soit pour ce loger. Cordialement Régina Canto Ichnad-Services-Immobilier
alors je sais toujours pas pourquoi elle ma envoyé un mail comme ca vu que jai rien demandé mais tu vois la jai quand meme eu... c'est pas bien ca tu vois parce que en france ou ailleurs on demandera jamais un truc comme ca!
c'est vraiment dommage ca ternit l'image du maroc parce que moi perso jadore!
enfin voila quoi! t'en pense quoi? hein ya de quoi etre deg!
Etant marocain votre couple il doit bien savoir les lois de son pays, mais depuis plus d'un an les lois se sont vivement réactivées, et plus sévèrement ou elles établissent la formelle interdiction à tous les établissement hôteliers, soit du genre qui soit, à tous les particuliers qui louent à des couples mixtes sans la présentation du certificat de mariage, la peine d'amende fermeture de l'établissement et prison, ainsi comme les agences qui font les intermédiations de leurs biens à louer. Donc le seul document c'est le certificat de l'acte de mariage, dans tout le Maroc, ou prendre en réservation deux logements, ou deux chambres d'hôtel ou deux quoi que se soit pour ce loger. Cordialement Régina Canto Ichnad-Services-Immobilier
alors je sais toujours pas pourquoi elle ma envoyé un mail comme ca vu que jai rien demandé mais tu vois la jai quand meme eu... c'est pas bien ca tu vois parce que en france ou ailleurs on demandera jamais un truc comme ca!
c'est vraiment dommage ca ternit l'image du maroc parce que moi perso jadore!
enfin voila quoi! t'en pense quoi? hein ya de quoi etre deg!
Bonjour à tous,
Je reviens d'un voyage au Maroc, trop court à mon goût, un petit 35 jours seulement mais l'impact du retour... c'est comme si j'y étais resté beaucoup plus longtemps. Premièrement, là-bas, j'ai oublié toute ma vie ici, décrocher complètement! Comme jamais je n'ai pu décroché avant. J'ai été hébergé via couchsurfing chez des gens là-bas, qui sont devenus de vrais amis pour moi. Les liens que nous avons créer sont très forts. J'étais complètement dépaysée, je vivais d'une manière que je ne connaissais pas... dans un village près du désert, dans une maison de terre, très très simplement, avec que le strict nécessaire. Durant mon séjour, le peu de fois où j'ai pensé à la vie ici, c'était pour la remettre en question. Je la trouvais superficielle, stressante, comparée à la leur. J'étais si bien là-bas!!! J'avais l'impression de me retrouver. Tout le stress accumulé au cours des dernières années s'en allait.
Je suis de retour au Québec depuis un peu plus d'une semaine et...je n'arrive pas à me remettre de ce retour. Plus rien ne me plaît chez moi. Le contact humain me manque, le contact avec la nature aussi, la vie simple et si zen...Les amis que je me suis fais me manquent aussi. J'ai l'impression que là-bas, j'étais sur le point de découvrir une partie de moi que je connais pas...mais que je suis partie avant qu'elle se manifeste.
Du coup, je suis physiquement chez moi, mais mon coeur et mon âme ne m'ont pas suivie on dirrait. Aussi, beaucoup de gens de ma famille à qui je parle de mon voyage ne me comprennent pas. Ils jugent la façon simple de vivre des gens chez qui j'étais, ils jugent également mon envie de repartir. J'ai même entendu comme commentaire : ''Je ne comprend vraiment pas pourquoi tu as trippé autant à boire du thé assise dans le sable...et en plus tu veux y retourner!''
Bref, j'ai l'impression que ce pays, ce mode de vie, etc pourraient m'apporter davantage et je ne pense qu'à repartir. Si tout va bien, je pourrai retourner, seule, au Maroc pour 3 semaine en septembre, mais ça me semble si loin et malgré ce rêve, je ne suis toujours pas bien. J'ai toujours envie de pleurer.
De plus, mon conjoint, qui est venu en voyage avec moi, ne vit vraiment pas les choses de la même façon. Lui, il est revenu, le vie reprend. Aucun malaise. Tant mieux pour lui s'il est bien, je ne lui souhaite pas de mal vivre son retour, mais c'est plus difficile pour moi. Nous ne sommes plus sur la même longueur d'onde. Malgré qu'ai ait vécu les même choses que moi, il ne comprend pas mon état.
J'ai même pensé tout plaquer, vendre mes choses et partir découvrir à fond ce pays qui m'interpelle tant, allez y vivre un an ou deux, vivre autre chose. Je suis jeune encore, sans maison et sans enfants, tout est possible! Mais mon conjoint ne veut pas entendre parler de ce projet, ça ne l'interesse pas. Il a envie justement de se stabiliser, d'acheter une maison l'an prochain etc... Projets qui, pour l'instant, ne m'emballent pas. Nous ne sommes plus sur la même longueur d'onde!
Bref, j'avais juste besoin d'en parler, à des gens qui peut-être pourront comprendre. Et pourquoi pas prendre vos ''trucs'' qui vous aident à rendre un retour plus facile?
Bonne journée!
Je suis de retour au Québec depuis un peu plus d'une semaine et...je n'arrive pas à me remettre de ce retour. Plus rien ne me plaît chez moi. Le contact humain me manque, le contact avec la nature aussi, la vie simple et si zen...Les amis que je me suis fais me manquent aussi. J'ai l'impression que là-bas, j'étais sur le point de découvrir une partie de moi que je connais pas...mais que je suis partie avant qu'elle se manifeste.
Du coup, je suis physiquement chez moi, mais mon coeur et mon âme ne m'ont pas suivie on dirrait. Aussi, beaucoup de gens de ma famille à qui je parle de mon voyage ne me comprennent pas. Ils jugent la façon simple de vivre des gens chez qui j'étais, ils jugent également mon envie de repartir. J'ai même entendu comme commentaire : ''Je ne comprend vraiment pas pourquoi tu as trippé autant à boire du thé assise dans le sable...et en plus tu veux y retourner!''
Bref, j'ai l'impression que ce pays, ce mode de vie, etc pourraient m'apporter davantage et je ne pense qu'à repartir. Si tout va bien, je pourrai retourner, seule, au Maroc pour 3 semaine en septembre, mais ça me semble si loin et malgré ce rêve, je ne suis toujours pas bien. J'ai toujours envie de pleurer.
De plus, mon conjoint, qui est venu en voyage avec moi, ne vit vraiment pas les choses de la même façon. Lui, il est revenu, le vie reprend. Aucun malaise. Tant mieux pour lui s'il est bien, je ne lui souhaite pas de mal vivre son retour, mais c'est plus difficile pour moi. Nous ne sommes plus sur la même longueur d'onde. Malgré qu'ai ait vécu les même choses que moi, il ne comprend pas mon état.
J'ai même pensé tout plaquer, vendre mes choses et partir découvrir à fond ce pays qui m'interpelle tant, allez y vivre un an ou deux, vivre autre chose. Je suis jeune encore, sans maison et sans enfants, tout est possible! Mais mon conjoint ne veut pas entendre parler de ce projet, ça ne l'interesse pas. Il a envie justement de se stabiliser, d'acheter une maison l'an prochain etc... Projets qui, pour l'instant, ne m'emballent pas. Nous ne sommes plus sur la même longueur d'onde!
Bref, j'avais juste besoin d'en parler, à des gens qui peut-être pourront comprendre. Et pourquoi pas prendre vos ''trucs'' qui vous aident à rendre un retour plus facile?
Bonne journée!
Bonjour à tous,
Ma femme et moi partons pour le Maroc du 15 au 25 novembre avec une arrivée à Marrakech. Je viens de lire de nombreuses discussions, mais j'ai encore quelques questions : nous envisageons de partager notre séjour en 3 parties: 1/3 à Marrakech, 1/3 aux alentours de la ville (Asni, vallée de l'Ourika), et le dernier 1/3 à Ouarzazate. Nous pensons louer une voiture pour 6 jours. Cela vous semble-t'il suffisant ? Bien sûr nous avons tous un rythme de visite différent, en ce qui nous concerne nous sommes restés une grosse aprés-midi pour visiter l'Alhambra de Grenade ! Nos aimons bien prendre le temps de découvrir.
Ce seront nos premiers pas au Maroc, je vous remercie pour vos réponses.
Georges.
Georges.
Je pense vivre au Maroc pour la retraite. Je vais avoir besoin de vos conseils. Je n'ai pas de ville de préférence. je veux la mer c'est tout.J'ai un peu peur de me retrouver seule. Y a-t-il des villes où les français retraités sont plus nombreux? Y - a-t-il des activités prévues pour eux?
Bonjour . Je pars prochainement pour 90 jours au minimum au soleil .Je comptais revenir à Djerba , néamoinsj'hésite car je m'y suis ennuyée au milieu des touristes d'une semaine . J' y est passé déja 90 jours à l'hôtel , .Peut-être que j'en demande trop mais je cherche à avoir des amis et amies , avec qui discuter, se promener ou réaliser des activités , plus qu'à manger (quoique j'aime cela et la nourriture locale m'a lassée au bout de 90 jours de monotonie .
Merci à ceux qui voudront bien m'aider à trouver le meilleur compromis .Je suis ancienne journaliste , 59 ans , bretonne du bord de mer , divorcée , mère de deux enfants , libre de mon temps par chance , je pars dès fin octobre .
Quel pays, quel lieu de vie adopter au chaud cet hiver ? J'ai du travail , j'écris actuellement beaucoup , je reste donc volontiers dans une vaste chambre ensoleillée , aussi je cherche un lieu "connecté" , pas trop isolé des centres ville et si possible des "ambiances quartier latin" .Y a t-il des stuctures plus "intellectuelles" (encore que le mot soit peut-être mal choisi) , en tout cas des structures accueuillantes , vivantes , ou l'hiver, on puisse tisser des liens ? , Là, j'avoue que je ne veux pas de solitude cet hiver au soleil , j'aime sortir mais pas toujours pour écouter du claude françois , aussi j'espère que vous avez des idées et des bonnes adresses pour moi, maroc tunisie ou n'importe ou au soleil !
Bicorette ....
Bonjour.......
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis
Bonjour à tous !
Mon frère et moi allons partir au Maroc durant un mois entre Juin et Juillet. J'ai eu la chance d'y allée plusieurs fois étant petite mais pour petit frère c'est la première fois. Nous sommes d'origines marocaines mais nous avons été coupés très tôt de nos origines et avons pris la décision de retrouver nos racines, je parle quelque mots mais pas suffisement pour échanger de vraies conversation.
Alors le programme c'est de passer un peu de temps en famille et 15 jours pour visiter le Maroc. Passionnée par la photo, la nature, je voudrais que notre voyage ne soit pas dutout touristique, enclin aussi à la spiritualité. même si une escale à Marrakesh s'impose et pourquoi pas une nuit en riyad. J'aimerais beaucoup faire une excursion dans le desert (2 ou 3 jours) avec balade à dos de dromadaire.
Qu'en pensez vous ? J'ai regardé les tarifs et nous ne pouvons pas mettre 200 euros et ce qu'il y a des possibilité de trouver sur place des opportunité ?
Merci d'avance Nour :)
Mon frère et moi allons partir au Maroc durant un mois entre Juin et Juillet. J'ai eu la chance d'y allée plusieurs fois étant petite mais pour petit frère c'est la première fois. Nous sommes d'origines marocaines mais nous avons été coupés très tôt de nos origines et avons pris la décision de retrouver nos racines, je parle quelque mots mais pas suffisement pour échanger de vraies conversation.
Alors le programme c'est de passer un peu de temps en famille et 15 jours pour visiter le Maroc. Passionnée par la photo, la nature, je voudrais que notre voyage ne soit pas dutout touristique, enclin aussi à la spiritualité. même si une escale à Marrakesh s'impose et pourquoi pas une nuit en riyad. J'aimerais beaucoup faire une excursion dans le desert (2 ou 3 jours) avec balade à dos de dromadaire.
Qu'en pensez vous ? J'ai regardé les tarifs et nous ne pouvons pas mettre 200 euros et ce qu'il y a des possibilité de trouver sur place des opportunité ?
Merci d'avance Nour :)
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir à 8 (2 familles) au Maroc en août prochain pour 2 semaines. Passage obligé par Marrakech (2 jours), nous partirons ensuite sur la côte, et avons pensé à Oualidia, Essaouira et pourquoi pas Taghazout. En fait, nous cherchons des coins "tranquilles" et encore un peu authentiques (port de pêche...) où nous prévoyons de louer des maisons ou riad. Pouvez vous m'indiquer des endroits, sachant que nous aurons les vols à Marrakech.
Merci par avance de votre aide,
Alexandra
Nous envisageons de partir à 8 (2 familles) au Maroc en août prochain pour 2 semaines. Passage obligé par Marrakech (2 jours), nous partirons ensuite sur la côte, et avons pensé à Oualidia, Essaouira et pourquoi pas Taghazout. En fait, nous cherchons des coins "tranquilles" et encore un peu authentiques (port de pêche...) où nous prévoyons de louer des maisons ou riad. Pouvez vous m'indiquer des endroits, sachant que nous aurons les vols à Marrakech.
Merci par avance de votre aide,
Alexandra
Bonjour,
Nous avons passés 10 jours au Maroc en avril.
Nos conditions de voyage : arrivée en avion à Marrakech, location d'une petite voiture (la moins chère), voyage "nature" (surtout observation des oiseaux) et camping sauvage (petite tente igloo).
Circuit effectué : massif du Toubkal dans le Haut Atlas, puis descente plus au sud (par la route 203), ensuite direction Ouarzazate (via la N 10), ensuite on a continué vers l'est (toujours la N10) pour aller dans les Gorges de Todra, la Vallée des Roses, les Gorges du Dadès...
Retour vers Ouarzazate et remontée vers Marrakech (N 9)
Dernier jour passé à l'est de Marrakech, dans les collines des environs de Sidi-Rahal (route 210).
Nous avons adoré les paysages, même si la lumière était épouvantable et peu propice à la belle photo de paysage (une espèce de brume poussiéreuse en permanence)
Nous avons eu de chouettes contacts avec quelques Marocains, mais , la plupart du temps nous avons été sans cesse harcelés !
Que ce soit pour essayer de nous faire acheter des bijoux, des fossiles, des pierres ou pour nous demander de l'argent, des stylos ou des bonbons !
C'était épuisant ! Nous avions eu l'impression de passer nos journées à fuir...
Où que nous allions, même en rase campagne, enfants ou adultes arrivaient pour nous solliciter ! Nous avions beau refuser, ils insistaient...
Il n'y a que le dernier jour, passé à l'est de Marrakech que nous avons été tranquilles....
Avez-vous vécu la même chose ?
Que faire ? Comment réagir ?
Nous avions peut-être mal choisi notre itinéraire ? Notre dernière journée, passée dans un coin sans aucun touriste, me fait penser qu'il faut éviter tous les "beaux coins " réputés et donc fréquentés par les touristes ?
Touristes qui ne sont d'ailleurs sans doute pas sans responsabilité dans cet état de fait ?
J'avoue que malgré la beauté de ce pays et la gentillesse de ses habitants (ceux qui ne harcèlent pas ), nous hésitons à retourner au Maroc...
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Bonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Et voilà , dépêchez vous de visiter cette ville avant qu'elle ne soit complètement dénaturée par le concept à la mode " il faut avoir fait " ....." Le top 10 des destinations touristiques"...... et j'en passe .
Il me semble que d'après Cambrousse qui vient d'y passer les dégâts de la massification sont bien amorcés .
https://www.bladi.net/visiter-chefchaouen-maroc,53063.html
https://www.bladi.net/visiter-chefchaouen-maroc,53063.html
Me revoilà à Anergui, sur la terrasse du gîte, dans le délice de mes printemps berbères et ses plaisants laisser-aller à la contemplation.
Face à moi, les pentes du cirque de Mourik, Cheffart et Tagoujimt n’Ouzdoud -la queue du pigeon- sont encore à contre jour. Le soleil vient de franchir leurs crêtes, et l’ombre matinale qui maintient ce versant dans une gamme délicate de gris vaporeux, sait que son règne sera de courte durée et qu’elle a déjà cause perdue… A mesure que l’astre avance dans sa course, la douce et chatoyante lumière gagne son engagement quotidien.
Peu à peu se déchire la subtile opacité du filigrane, se dévoile le relief de la pente. Ravins, corniches, pierriers et vires, silhouettes de thuyas centenaires, genévriers noueux, chênes verts rachitiques suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, traces de troupeaux et d’éboulis, se précisent graduellement, renaissent à mes yeux toujours émerveillés.
J’aime ces minutes d’abandon, l’apaisement et le bonheur immédiat qu’elles procurent. Elles sont parfois propices au retour à l’orée de la mémoire d’autres moments privilégiés, tel celui de la rencontre, voici deux jours, avec un rassemblement de troupeaux pour la cérémonie de la tonte dans les falaises d’Arachanne.
Nous sommes partis à l’aube.
Une omelette baignant dans l’huile d’olive et trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, la digestion se fera au pas du mulet. Il prend de l’âge, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Et il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D’entrée une demi-heure de montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalanne. A cinq heures du matin on ne souffre pas de la chaleur mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets à l’approche de celles d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot ; mais j’apprécie moins ces toutous de bergers depuis je me suis fait déchirer le bas du pantalon par un perfide qui m’a laissé passer, sans même trop montrer les crocs, avant me prendre en traître sans que je l’entende venir.
Il faut poursuivre l’effort pendant une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohammed, le récent gardien du gîte et nouveau compagnon de route, me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide puisque Rantanplan était de la partie. C’est à une demi-heure d’ici à mi pente vers l’ouest que se trouve la petite résurgence sur laquelle je comptais. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais ne sachant pas trop ou Mohammed m’embarquait, je n’aurais pas hésité à remplir la gourde. C’est que, en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique du genre « dans moins d’une heure », Mohammed part à la fois direction de l’ouest et dans une longue et incompréhensible tirade. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et que, pour finir, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler. J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris dix mètres d’avance !
Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et un litre de sueur déversé dans le dos du tee-short, nous arrivons en vue de deux bergeries. Je devrais plutôt dire deux misérables abris sous roche, fermés sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohammed s’en approche malgré la présence agressive du chien-gardien de l’endroit, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la vacuité de l’endroit. Je pense que nous n’aurons pas droit au thé brûlant ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur. Mais qui dit bergerie dit assurément…source dans les environs. Je fais donc part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O, en espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin ; le voilà qui retourne vers l’abri et, comme s’il était chez lui, sort une clé d’entre les pierres sèches, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohammed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Arachanne comme berger pour son grand frère ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, Grâce à Dieu, lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui Zimba semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté ; qu’après que Ali ai souhaité quitter le gîte pour aller travailler en ville c’est lui qui a pris le relais. Mais là non plus je n’ai pas compris dans quelles circonstances. Peu importe, de toutes façons il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contre bas l’assif melloul, la rivière blanche charrie ses flots ocres de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage.
C’est l’ouie qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois.
Je crois rêver. Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par les falaises de quinze à vingt mètres dominées par les immenses pentes rocailleuses, terre de pacage des Ayt Khoya et Ayt Boulmane de la vallée d’Anergui. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et … des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères.
A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de poutres grossièrement taillées dans des grosses branches de genévriers, couvertures et bâches de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile. A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en palmiers nains, tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes à l’attitude et regard témoignant d’une condition… supérieure. Non loin, un autre homme officie - « Le maître de thé »- . C’est que dans ces montagnes, préparer le thé est une affaire d’homme. Je le connais aussi ; c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Il me semble percevoir que nous étions attendus car dans la réponse que Mohammed adresse au berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots tels que tassarout, zit, atey, aman, me faisant penser qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier notre léger retard.
« Salam! Koulchi Labess ? Shibes makein ? » La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes ; seules les femmes croisées ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif des deux plats de la main. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes s��urs, où encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ca discute, allaite, plaisante et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes, les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégé tout l’hiver. Les gestes et les outils sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à leurs cotés. Mohammed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes, aussitôt qu’un fquih en a émise l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi, sourire, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
C’est l’heure de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à une petite théière personnelle en fer blanc et nous à quelques œufs brouillées dans leur pesant d’huile d’olive et d’épices. Le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée craquante à en séquestrer la boulangère, le thé est aromatisé au thym citronné sauvage et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons hospices !
Merci Mohammed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, de louanges au Tout Puissant pour cette année exceptionnelle, et le sacrifice d’un bouc et d’un mouton. Un deuxième, mortellement blessé dans une chute, viendra peu après enrichir la potée. Ensuite la laine est partagée, empaquetée. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque tout est mélangé ? C’est leur affaire, et celle-ci ne pose aucun problème apparent : la constitution de ces tas inégaux semble emprunte de justice et de sérieux. Tout le monde semble satisfait. Que l’événement se reproduise … Inch Allah !
Et l’après midi s’est poursuivi au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices. A l’heure du goûter est venu le siksou trempé de petit lait, suivi des quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante -bon, sauf pour le roumi à qui revient bien sûr le morceau choisi-. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Mezzéranne -ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « Celle des rochers » ou « La mère des rochers » des pierres ou des cailloux, enfin quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu -. Il est dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grottes ou bergeries avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohammed où se trouve leur abri. « Pas loin… » me répond-il laconiquement en sirotant son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : Leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche dans la pénombre. .En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles. Ces pentes, ces falaises, ces entailles dans la montagne, chaque cime, combe, arête ou ravin leur est connu. Elles les ont courus, explorés, franchis, parcourus en tous sens, sillonnés, par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés « chaussures ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. La mère à peine remise des couches reprendra ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos, il sera ses cotés dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à "quatre pattes". Les vieillards ne rejoignent la vallée ou le hameau que pour finir leurs jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent –encore- du thé. Quelques cailloux tombent du haut des falaises. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la nuit noire. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. J’ai compté le lendemain plus de deux cent cinquante têtes pour ce seul troupeau installé pour la nuit à quelques mètres de la petite terrasse perso que deux jeunes se sont empressés de tailler à notre arrivée. Ils l’ont nivelé, nettoyé de ses quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit inconfortable et m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête ; là, derrière le petit muret qu’ils ont dressé en refuge à la brise fraîche de la nuit. La terre me servira de lit et mon sac d’oreiller.
Ca fait du bruit quand chèvres et brebis appellent leurs petits. Ca fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ca fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ca fait du bruit quand les roulements de tambourins deviennent profond appel aux voix sauvages des femmes .
Rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés, les bendirs bondissent, roulent, dansent, saluent l’arrivée d’Ayur -la lune ronde- sur Mezzéranne. Les youyous sauvages des femmes passent dans le sang tels une ardente réponse (ou défi ?) aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et violent roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, les cabris sont branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude, bercé par une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes qui répète, répète jusqu’aux portes du sommeil de son enfant, la litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que le « maître de thé », un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. La deuxième devient Mohammed s’approchant de mes « appartements » que j’avais gagnés en fin d’après midi dans une esquive polie au vingt septième verre de thé. Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent. Iminchli -le souper- est prêt, le thé apéritif servi. Mohammed vient me l’annoncer. Il est bientôt vingt-deux heures.
En ce samedi 22 mai 2002 la lune rend hommage à Mezzéranne.
Face à moi, les pentes du cirque de Mourik, Cheffart et Tagoujimt n’Ouzdoud -la queue du pigeon- sont encore à contre jour. Le soleil vient de franchir leurs crêtes, et l’ombre matinale qui maintient ce versant dans une gamme délicate de gris vaporeux, sait que son règne sera de courte durée et qu’elle a déjà cause perdue… A mesure que l’astre avance dans sa course, la douce et chatoyante lumière gagne son engagement quotidien.
Peu à peu se déchire la subtile opacité du filigrane, se dévoile le relief de la pente. Ravins, corniches, pierriers et vires, silhouettes de thuyas centenaires, genévriers noueux, chênes verts rachitiques suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, traces de troupeaux et d’éboulis, se précisent graduellement, renaissent à mes yeux toujours émerveillés.
J’aime ces minutes d’abandon, l’apaisement et le bonheur immédiat qu’elles procurent. Elles sont parfois propices au retour à l’orée de la mémoire d’autres moments privilégiés, tel celui de la rencontre, voici deux jours, avec un rassemblement de troupeaux pour la cérémonie de la tonte dans les falaises d’Arachanne.
Nous sommes partis à l’aube.
Une omelette baignant dans l’huile d’olive et trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, la digestion se fera au pas du mulet. Il prend de l’âge, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Et il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D’entrée une demi-heure de montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalanne. A cinq heures du matin on ne souffre pas de la chaleur mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets à l’approche de celles d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot ; mais j’apprécie moins ces toutous de bergers depuis je me suis fait déchirer le bas du pantalon par un perfide qui m’a laissé passer, sans même trop montrer les crocs, avant me prendre en traître sans que je l’entende venir.
Il faut poursuivre l’effort pendant une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohammed, le récent gardien du gîte et nouveau compagnon de route, me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide puisque Rantanplan était de la partie. C’est à une demi-heure d’ici à mi pente vers l’ouest que se trouve la petite résurgence sur laquelle je comptais. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais ne sachant pas trop ou Mohammed m’embarquait, je n’aurais pas hésité à remplir la gourde. C’est que, en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique du genre « dans moins d’une heure », Mohammed part à la fois direction de l’ouest et dans une longue et incompréhensible tirade. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et que, pour finir, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler. J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris dix mètres d’avance !
Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et un litre de sueur déversé dans le dos du tee-short, nous arrivons en vue de deux bergeries. Je devrais plutôt dire deux misérables abris sous roche, fermés sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohammed s’en approche malgré la présence agressive du chien-gardien de l’endroit, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la vacuité de l’endroit. Je pense que nous n’aurons pas droit au thé brûlant ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur. Mais qui dit bergerie dit assurément…source dans les environs. Je fais donc part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O, en espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin ; le voilà qui retourne vers l’abri et, comme s’il était chez lui, sort une clé d’entre les pierres sèches, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohammed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Arachanne comme berger pour son grand frère ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, Grâce à Dieu, lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui Zimba semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté ; qu’après que Ali ai souhaité quitter le gîte pour aller travailler en ville c’est lui qui a pris le relais. Mais là non plus je n’ai pas compris dans quelles circonstances. Peu importe, de toutes façons il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contre bas l’assif melloul, la rivière blanche charrie ses flots ocres de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage.
C’est l’ouie qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois.
Je crois rêver. Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par les falaises de quinze à vingt mètres dominées par les immenses pentes rocailleuses, terre de pacage des Ayt Khoya et Ayt Boulmane de la vallée d’Anergui. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et … des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères.
A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de poutres grossièrement taillées dans des grosses branches de genévriers, couvertures et bâches de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile. A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en palmiers nains, tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes à l’attitude et regard témoignant d’une condition… supérieure. Non loin, un autre homme officie - « Le maître de thé »- . C’est que dans ces montagnes, préparer le thé est une affaire d’homme. Je le connais aussi ; c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Il me semble percevoir que nous étions attendus car dans la réponse que Mohammed adresse au berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots tels que tassarout, zit, atey, aman, me faisant penser qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier notre léger retard.
« Salam! Koulchi Labess ? Shibes makein ? » La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes ; seules les femmes croisées ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif des deux plats de la main. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes s��urs, où encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ca discute, allaite, plaisante et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes, les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégé tout l’hiver. Les gestes et les outils sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à leurs cotés. Mohammed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes, aussitôt qu’un fquih en a émise l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi, sourire, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
C’est l’heure de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à une petite théière personnelle en fer blanc et nous à quelques œufs brouillées dans leur pesant d’huile d’olive et d’épices. Le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée craquante à en séquestrer la boulangère, le thé est aromatisé au thym citronné sauvage et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons hospices !
Merci Mohammed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, de louanges au Tout Puissant pour cette année exceptionnelle, et le sacrifice d’un bouc et d’un mouton. Un deuxième, mortellement blessé dans une chute, viendra peu après enrichir la potée. Ensuite la laine est partagée, empaquetée. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque tout est mélangé ? C’est leur affaire, et celle-ci ne pose aucun problème apparent : la constitution de ces tas inégaux semble emprunte de justice et de sérieux. Tout le monde semble satisfait. Que l’événement se reproduise … Inch Allah !
Et l’après midi s’est poursuivi au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices. A l’heure du goûter est venu le siksou trempé de petit lait, suivi des quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante -bon, sauf pour le roumi à qui revient bien sûr le morceau choisi-. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Mezzéranne -ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « Celle des rochers » ou « La mère des rochers » des pierres ou des cailloux, enfin quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu -. Il est dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grottes ou bergeries avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohammed où se trouve leur abri. « Pas loin… » me répond-il laconiquement en sirotant son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : Leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche dans la pénombre. .En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles. Ces pentes, ces falaises, ces entailles dans la montagne, chaque cime, combe, arête ou ravin leur est connu. Elles les ont courus, explorés, franchis, parcourus en tous sens, sillonnés, par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés « chaussures ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. La mère à peine remise des couches reprendra ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos, il sera ses cotés dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à "quatre pattes". Les vieillards ne rejoignent la vallée ou le hameau que pour finir leurs jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent –encore- du thé. Quelques cailloux tombent du haut des falaises. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la nuit noire. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. J’ai compté le lendemain plus de deux cent cinquante têtes pour ce seul troupeau installé pour la nuit à quelques mètres de la petite terrasse perso que deux jeunes se sont empressés de tailler à notre arrivée. Ils l’ont nivelé, nettoyé de ses quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit inconfortable et m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête ; là, derrière le petit muret qu’ils ont dressé en refuge à la brise fraîche de la nuit. La terre me servira de lit et mon sac d’oreiller.
Ca fait du bruit quand chèvres et brebis appellent leurs petits. Ca fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ca fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ca fait du bruit quand les roulements de tambourins deviennent profond appel aux voix sauvages des femmes .
Rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés, les bendirs bondissent, roulent, dansent, saluent l’arrivée d’Ayur -la lune ronde- sur Mezzéranne. Les youyous sauvages des femmes passent dans le sang tels une ardente réponse (ou défi ?) aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et violent roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, les cabris sont branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude, bercé par une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes qui répète, répète jusqu’aux portes du sommeil de son enfant, la litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que le « maître de thé », un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. La deuxième devient Mohammed s’approchant de mes « appartements » que j’avais gagnés en fin d’après midi dans une esquive polie au vingt septième verre de thé. Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent. Iminchli -le souper- est prêt, le thé apéritif servi. Mohammed vient me l’annoncer. Il est bientôt vingt-deux heures.
En ce samedi 22 mai 2002 la lune rend hommage à Mezzéranne.
J'ouvre ce sujet qui va faire beaucoup parler: Faut-il annuler ses prochaines vacances au Maroc?
Suite aux frappes françaises en Irak, aux menaces d'EI et à l’enlèvement du touriste français en Algérie, de nombreux touristes doivent aujourd'hui se poser la question. Est-il bien prudent de se rendre au Maroc ? La menace est-elle réelle ? Quelles sont les zones à éviter ? Faut-il avoir peur de ces 1000 djihadistes marocains ? Tombons-nous dans leur jeu, dans la peur qu'il souhaite diffuser ?
Merci pour votre contribution.
Merci pour votre contribution.
bonjour à tous!
Je souhaiterais à la fin de mon BTS quitter durant 6 mois la France pour prendre la direction du MAROC. Est il possible de partir afin de rencontrer des coopératives d'artisans (tisserant, potier, taneur, ...), et de m'imprégnier de la culture locale. Je souhaite découvrir le pays sans aucunes restrictions de parcours et ne pas découvrir que de grandes villes.
Au niveau des papiers un visa touristique suffit il?
Merci 😉 je ne partirais qu'en novembre 2009 pour revenir avril ou mai 2010...
Merci 😉 je ne partirais qu'en novembre 2009 pour revenir avril ou mai 2010...
Bonjour
J aurais souhaitée avoir quelques informations sur Victor Hugo
Nous arrivons a marrakech et nous ne connaissons pas grand monde, et surtout les enfants (8 et 14 ans) eux ne connaissent personne
En fait j aurais aimé savoir comment vous faite sans cantine, si les enfants font du sport ou activités en dehors de l 'ecole, s il y a des endroits ou l on peut facilement rencontrer des expats pour partager des infos ou des soirées sympa...
Voila je suis nouvelle sur le forum, je découvre...
Et nous esperons beaucoup nous integrer et nous faire des relations
Chayann
chayann
J aurais souhaitée avoir quelques informations sur Victor Hugo
Nous arrivons a marrakech et nous ne connaissons pas grand monde, et surtout les enfants (8 et 14 ans) eux ne connaissent personne
En fait j aurais aimé savoir comment vous faite sans cantine, si les enfants font du sport ou activités en dehors de l 'ecole, s il y a des endroits ou l on peut facilement rencontrer des expats pour partager des infos ou des soirées sympa...
Voila je suis nouvelle sur le forum, je découvre...
Et nous esperons beaucoup nous integrer et nous faire des relations
Chayann
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