Discussions similar to: Nécessité traduction des ordonnances certificat médical achat anti moustiques
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Tour du monde Costa 2020
Bonjour, j'aimerais faire le tour du monde avec Costa en janvier 2020 mais comme j'envisage ce projet seule , je souhaiterais rencontrer des gens qui ont également l'intention de faire ce voyage ; créer des liens avant de partir me rassurerait et m'encouragerait à m'inscrire car j'ai peur de m'ennuyer notamment les jours en mer. J'ai déjà fait des croisières mais à deux. Si vous partez seul ou seule, contactez-moi. Liserons33
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Mafia policière sur Koh Samui (Thaïlande)
Mon époux a été emprisonné 7 jours à la prison de lamai, sur l ile de koh samui suite à un accident de voiture : notre véhicule à l'arret, un thai et son épouse sur une moto à toute allure, la fille heurte le pare buffle du 4x4, avec sa jambe : résultat : fracture du tibia. Après paiement d'une caution par l'assurance, il en est sorti, puis la police lui donne RV 8 jours après. Pendant la semaine nous avons vu la famille et le mari idemme, ns avons payé 100 000 Baths pour dédommagement comme il est courant de le faire, ( ils voulaient 150 000 B au départ) nous sommes retournés avec le mari et la soeur à la police faire consigner notre accord. La police a donné RV à mon mari le lendemain pour le rapport, et là le choc ! Ils ont menoté mon mari, mis en garde à vue tout l'après midi, nous ont demandé une nouvelle caution de 100 000 B qui a été versée et il ont malgré tout emprisonner mon mari une nouvelle fois. Nous avons pris un avocat mais la mafia policière l'a promené en beauté. Nous avons déposé 3 demandes de mise en liberté conditionnelle, toutes refusées !! Jusqu'à la sortie conditionnelle de prison la 4ème demande a été acceptée sous réserve d'une nouvelle caution de 250 000 qui a été versée. C'est par les infos de francais en prison que mon mari a été informé des pratiques de corruption par la mafia policière. Dès le lendemain, il a contacté les personnes qui lui ont été recommandées, puis les flics sont passés prendre une enveloppe de 50 000 B, et dès le lendemain, il avait RV avec l avocat de la police qui lui a réclamé à son tour 60 000 B, le prix pour ne pas retourner en prison et récupérer son passeport à l'immigration. En 2 jours tout s est déclenché et mon mari a pu nous rejoindre en FRANCE, je suis repartie avec mon petit de 7 ans toute seule, laissant mon mari en prison. Il ne souhaitait pas que je reste à Samui, il n'avait pas confiance. Nous avons subi pendant 15 Jours, des pressions psychologiques violentes, mon époux en captivité dans des conditions de détention éprouvantes, bref je vous passe les détails... C'est une histoire incroyable qui nous est arrivée, et pourtant nous sommes une famille tranquille qui pensions passer des vacances paisibles, et nous avons connu l'horreur !! Il faut dénoncer cette corruption qui fait du mal à l'ile, si personne ne bouge, ils continueront leur racket au vu et au su de tous y compris de l'ambassade de france à bangkok qui est d'ailleurs parfaitement au courant de la corruption qui règne sur samui. La thailande est dangereuse meme pour des gens honnetes, la mafia policière fait sa loi et règne en maitre, c est abominable. EVITEZ DE LOUER DES VEHICULES MEME AVEC ASSURANCE, CELA A ETE NOTRE CAS ET JUGEZ DU RESULTAT Dénoncer c'est aussi aider les professionnels du tourisme conscients de cette situation, et prévenir les futurs visiteurs des risques qu'ils encourent. LE PAYS DU SOURIRE SAIT AUSSI ETRE LE PAYS DE L'ENFER, Tout çà pour une poignée de crapules en uniformes . Je pense que le tourisme en thailande n'a vraiment pas besoin de ce genre de publicité. Salutations FLAVIA
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WI-FI dans les hôtels: en direct depuis l'Ouest américain (Cendryon)
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).

Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.

Jour 1 : Un voyage stressant !

On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...

En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.

C'est à partir d'ici que cela se complique.

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...

Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.

Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁

C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!

Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..

C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.

Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪

Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪

C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.

Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.

Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...

Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.

J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.

FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.

Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
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Grande croisière d'Afrique sur le Costa neoRiviera
Après avoir effectué le Tour du monde 2014 sur le Costa Deliziosa, nous venons de nous inscrire pour la grande croisière d'Afrique du 8 février 2015 sur le Costa neoriviera.Changement d'ambiance , bateau plus petit, cabine plus petite, mais itinéraire très intéressant ...pour nous.A nouveau nous espérons former un petit groupe pour envisager des excursions et nouvelles connaissances.Toutes informations sur cette croisière seront les bienvenues. Merci à tous les membres V.F pour leur contribution. Philippe
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Croisière Perles des Antilles en février 2011
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage... J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?) J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
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Retour sur un voyage en Russie
Retour sur un voyage en Russie, (Saint Petersbourg, Repina, Moscou). Oh, c'est un voyage de 10 jours assez classique pour découvrir la Russie, en choisissant les 2 villes les plus connues de cet immense pays. Un voyage que j'ai fait(63 ans) avec mon épouse(60), et que j'ai construit grâce à ce forum et avec votre aide. Merci.

10 jours du 22 mai au 1er juin, avec une météo clémente, mais un peu fraiche. Et une tornade que nous avons vécue à Moscou, le 29 mai dans l'après midi, alors que nous déambulions dans une rue piétonne de Kitaï Girod. Nous nous sommes réfugiés dans un café, par un vent violent, et une pluie diluvienne. En sortant et rejoignant notre hôtel, nous avons vu des arbres à terre, des branches arrachées, tôles envolées et vitres de fenêtres explosées. Nous apprendrons par la suite qu'il y a eu 6, puis 13, puis 15 morts et des dizaines de blessés. Sur le plan pratique ce voyage a été assez facile à préparer. J'ai acheté les billets d'avion, (773€) avec Air France, au moment où les prix se sont stabilisés avant la hausse. Achat le 26 janvier.

Puis j'ai constitué mon dossier pour les visas que j'ai fait établit par VHS Paris, 122€ . J'ai obtenu l'attestation d'assurance par la MAAF (gratuit), les invitations que l'agence HOFA (logement chez l’habitant à Saint Petersbourg) a facturé 40€. Le Rendez vous chez VHS s'est très bien déroulé, rapide, et j'ai obtenu mon visa 2 semaines après. J'ai acheté nos billets de train SP-Moscou par internet, ainsi que les visites du Kremlin. Le train Sapsan est agréable, silencieux et animé. Très bon voyage de près de 4heures. Et en plus nous avons eu la réduction séniors, ce qui réduit considérablement le coût.

Toujours sur le plan pratique, notre hôte nous a remis le fameux enregistrement, en nous demandant de le garder sur nous; personne ne nous l'a demandé. A l'arrivée, au service immigration, on nous remet un petit coupon, qu'il faut signer et garder dans son passeport, car les hôtels peuvent vous le demander, mais au retour les mêmes services, le récupèrent. En tout cas c'est comme ça que ça s'est passé pour nous. Sur place en 10 jours, aucun enquiquinement administratif. Logements: A Saint Petersbourg chez l'habitant, 6 jours. Trouvé avec l'agence HOFA, l'hôte parlant français et anglais. Très bien placé, du côté des jardins d'été, et près de la Neva. A Moscou, hôtel, 4 jours, bien situé aussi à 2 pas du Kremlin, dans le quartier des théâtres et du conservatoire. A suivre...

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Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît d��jà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
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Croisières, à quand la reprise?
Bonsoir,

beaucoup se posent la question, parfois avec un optimisme surprenant ! Voici un petit rappel :

Pour qu'il y ait des croisières il faut au moins réunir 3 conditions principales (et d'autres aussi) :

- 1 un bateau DÉSINFECTÉ avec son équipage au complet et opérationnel. Pour l'instant les équipages sont disséminés dans le monde. Il faudra les retrouver, les convaincre, certains auront peur. Les convaincus devront trouver des vols pour revenir ; enfin venant de pays "exotiques" ils devront être acceptés à l'entrée des pays où seront les bateaux. Pas gagné avec toutes ces contraintes !!

- 2 un minimum de passagers car en mer un bateau armé coûte beaucoup plus cher que désarmé dans 1 port ou au mouillage !!! Comment vont-ils arriver au port d'embarquement s'ils viennent de loin ? Et mêmes remarques que pour l'équipage, ils faudra qu'ils puissent entrer dans le pays de départ...

- 3 des ports qui acceptent les bateaux. Ce que diront les gouvernements est une chose, ce que décideront les locaux qui, déjà avant l'épidémie ne voyaient plus les croisiéristes d'un très bon œil en est une autre ! Pas gagné non plus pour beaucoup d'endroits où les populations risquent de très très mal réagir à l'arrivée de milliers de personnes potentiellement porteuses du virus même si elles ne sont pas malades.

On peut rêver, mais il faut aussi parfois revenir sur terre à défaut d'être en mer. Pour moi il y aura extrêmement peu de départs avant l'automne en étant très optimiste !!! Je prépare déjà un plan B pour notre départ du 17/10 depuis le Japon Nous avons heureusement des vols reportables. Qui vivra verra.... Qu'en pensez-vous ?
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Retour de Tokyo et impressions sur la population
Bonjour à tous,

je reviens tout juste d'une semaine passée à Tokyo. La faible durée de mon séjour ne m'a bien sûr pas permis de tout voir mais on va dire que j'ai vu les principaux grands sites touristiques de la ville. J'ai été très impressionné par la ville au niveau de ses infrastructures etc mais là n'est pas mon sujet.

Mon post porte sur le sujet suivant : qu'avez vous pensé des Japonais habitants Tokyo ?

Je tiens en premier lieu à préciser que je ne suis pas un connaisseur de ce pays, de son peuple et de ses coutumes. Je me suis bien sûr documenté avant de partir et ai lu quelques articles décrivant le style de vie des Japonais et leur manière de vivre mais je n'ai pas creusé.

On trouve dans cette ville tout un aspect très positif : un respect "de masse"que je n'ai vu nul part ailleurs dans le monde. Les gens sont à l'écoute et près à aider.

Mais mon sujet est le suivant : les habitants de Tokyo m'ont désarçonnés et je veux que vous me donniez votre avis sur ce que je vais décrire maintenant.

Les habitants de Tokyo m'ont paru tristes, j'ai réellement eu une impression d'un peuple qui est en train de se perdre. Les gens n'échangent pas, dans le métro les regards que l'on croise sont stériles pour beaucoup. Les gens ne réagissent pas à ce qui se passe autour d'eux cela m'a déconcerté. Il n'y a pas un bruit alors que des milliers de personnes sont entassés dans les moyens de transport. Le smartphone est omniprésent, ce moyen de fuite est sur utilisé. J'ai encore cette image d'une rame de métro entière sur son smartphone, j'étais le seul à avoir le regard ailleurs que sur mon écran. J'ai compris en me rendant dans cette ville pourquoi les mangas sont si prisés : les gens ont besoin d'une fantaisie et d'une folie qu'ils ne trouvent pas dans leurs vies. Les multiples salles de jeux vidéos remplissent également cette fonction selon moi. Quelle tristesse de voire ces gens se rendre seuls dans ces salles immenses et se mettre à jouer tels des robots après leur journée de travail. Et tous ces hentais et personnages de mangas féminins qui sont à la frontière entre personnages de fantaisie et fantasmes sexuels ...

Alors oui je généralise et même beaucoup et je mets tout le monde dans le même panier. Il y a bien sûr un grand nombre de personnes qui n'entrent pas dans cette description et celle-ci a un côté très simpliste je vous l'accorde.

On dit souvent que cette ville est en avance et elle l'est sur bien des points. Mais socialement elle symbolise pour moi la dérive d'un monde que la technologie est en train de bouffer ...

Je pense que mon post va en choquer certains mais c'est peut-être le but au fond. Montrez moi que j'ai tord svp ...
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Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions?
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
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Votre avis sur la France
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
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Le PACS avec une Thaie?
Bonjour à Tous,

Savez-vous si le le PACS (Pacte Civil de Solidarité) avec une Thaie est possible ? Cela permet-il d'obtenir un titre de sejour ? Cela est-il possible si elle a un simple visa touriste ou mariage ?

Si quelqu'un à des infos à ce sujet, je l'en remercie d'avance.

PS: Que le moderateur de ce Forum ne m'en tienne pas rigueur, je ne sais pas poster dans la bonne rubrique 🙁.
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Transcription en France de mariage en Algérie
BONJOUR

je me suis mariée le 03/02 et je suis rentrée le 08/02 avec le livret de famille et tout les papiers necessaires pr le dossier. je suis de double nationalité, et je me suis marié en algérie avec un algérien avec ma nationalité algérienne nous n'avons pas fait de ccm car nous ne connaissions pas, et je vois que bcp d'entre vs en parle!!! j'ai envoyé mon dossier à nantes lundi 11/02 en AR.combien de tps peut prendre la transcription? est ce que certains d'entre vous sont ds la meme procédure merci de vos conseil et de votre experience malasam
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Croisière sur le Costa Fascinosa en Grèce le 29 octobre 2012
Je pars en croisière en famille avec mon mari, mes enfants 20,16 et 6 ans sur le costa fascinosa le 29/10/2012. Nous partons de Venise, puis Bari, katakolon, santorin, rhodes, dubrovnik et retour à venise. quelqu'un d'autre se prépare t-il à faire cette croisière à la même période...ou à une autre période. nous avons déjà fait deux autres croisières avec costa et nous ne sommes donc pas trop inquiets sur l'organisation; par contre les îles grecs seront une nouveauté, et nous nous posons beaucoup de questions sur la météo à cette époque de l'année.. si vous avez des infos à me donner, ce sera avec plasir...et pas seulement sur la météo... je suis novice sur le forum et attends donc vos messages avec impatience.
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Transport de médicaments inscrits sur la liste des stupéfiants
Bonjour, J'ai remarqué que les informations relatives au transport d'un traitement médicamenteux inscrit sur la liste des stupéfiants (tel que la morphine, la Ritaline etc....) ne sont pas évidentes à trouver. Et pourtant, si les démarches administratives ne sont pas faites, on s'expose à être accusé de trafic de stupéfiants, ce qui peut couter la peine capitale dans certains pays !

Un premier lien, issu du site de l'AFSSAPS (ce document est un PDF). Si vous parte en dehors de l'Union Eurpéenne, renseignez-vous auprès du consulat du pays concerné. Et pour en avoir fait l'expérience, le consulat vous renverra le plus souvent au service médical de l'ambassade car le consulat considère très souvent ce cas comme trop spécifique.

Même devoir d'aller se renseigner si on suit un traitement psychotrope mais non inscrit sur la liste des stupéfiants : en cas de contrôle, ça vous évitera de sacrés déboires (quant à ma chère mère qui se croit à l'abri de tout avec les médicaments, j'ai carrément du lui sortir le document de l'AFSSAPS ainsi que les textes de loi pour lui montrer qu'elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Et je lui ai également raconté comme anecdote qu'en Grèce, impossible d'importer mon sirop à la codéine acheté en vente libre, elle qui croit toujours que la législation sur les médicaments est identique dans toute l'UE ! C'est dingue ce que les gens peuvent croire tout savoir alors qu'ils n'en savent rien !!) !

Pour les traitements non psychotropes et non stupéfiants, on emporte les ordonnances sur soi, avec si possible la traduction en anglais, + certificat médical avec sa traduction en anglais quand on emporte des seringues : ça prend très peu de places et ça évite bien des déboires avec un douanier tatillon et/ou hystérique, qui croit qu'une maladie génétique est contagieuse (véridique et entendu de mon oreille valide !).
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Être malade à bord d'une croisière sur le Costa Concordia: histoire vécue
Acte I

Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…

Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.

Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.

Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.

En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.

Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.

Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s’était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.

Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.

Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)

Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !

Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.

Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.

Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.

Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.

Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.

On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)

On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.

Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.

En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.

Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.

Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.

Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.

La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.

Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».

Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »

Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.

Ma femme un peu plus, forcément.

Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.

Fin du premier acte

Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?

Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
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Certificat de transport de médicaments et autorités en Thaïlande
bonjours j'aurais besoin de votre aide car j'ai des documents traduits par google et je comprends pas de quelle autorités compétente ils parlent, je vous joints le texte ci_dessous Un voyageur sous traitement doit présenter les documents comme suit:

1 Demande de Carry Dans (formulaire IC-1) tels qu'ils sont joints.

2 La prescription médicale par le médecin du patient qui a fourni un traitement médical.

3. certificat délivré par l'autorité compétente du pays de départ

confirmer l'autorité juridique du patient à réaliser des préparations médicales pour un usage personnel.

Certificat délivré par l'autorité compétente, comme les autorités sanitaires locales ou

tout ministère. Les certificats peuvent soit être produites par l'émission

autorité ou complété, sur une forme appropriée, par le médecin traitant, et

présenté à l'autorité compétente pour la confirmation (timbre, sceau et la signature).

Cela dépend de chaque pays. merci a vous
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ESTA et maladie auto-immune
Bonjour, Je dois me rendre en famille et pour la première fois à New-York au mois de juin. Je stresse énormément par rapport à l'ESTA. J'ai une maladie auto-immune, mais qui est stable depuis plus de 10 ans. J'ai un traitement par comprimés. Je travaille et mène une vie normale. Je ne suis absolument pas contagieuse. Lorsque j'ai informé mon médecin que je partais aux Etats-Unis, je lui ai demandé ce qu'il fallait répondre au sujet de la question 1 sur la santé. Il m'a dit de répondre non. Ce que j'ai fait. Depuis, je ne suis pas tranquille. Je me suis renseignée sur internet et voici ce que j'ai trouvé sur le site officiel: https://esta.cbp.dhs.gov/esta/WebHelp/helpScreen_fr.htm Répondez « Non » si : (b) Vous êtes actuellement atteint ou avez été atteint de troubles physiques ou mentaux sans comportement associé posant ou ayant posé une menace pour vos biens, votre sécurité ou votre bien-être, ou ceux d’autrui,

Cette article m'a un peu rassuré, mais qu'auriez-vous fait à ma place ? faut-il que je modifie mon ESTA ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Vivi
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Sécurité Sociale demandant la traduction d'un rapport médical américain
Bonsoir à tous,

Voici mon problème:

Nous sommes partis en vacances en juillet dernier avec ma compagne aux Etats-Unis. Nous avons dû faire appel un soir à un médecin qui s'est déplacé pour venir nous voir dans notre chambre d'hôtel, celui-ci a ausculté ma compagne après avoir débité sa carte bancaire de 413 dollars (oui ça fait mal).

Nous avions prévenus Mondial Assistance et suite à l'intervention du médecin, nous avons commencé à respecter la procédure qui consistait à envoyer à Mondial Assistance une copie du rapport médical.

Une fois revenus en France, nous avons comme prévu envoyé les originaux des documents médicaux américains à l'Assurance Maladie (Sécurité Sociale). Celle-ci devait en principe nous rembourser ce qu'elle pouvait puis nous devions envoyer le tout à Mondial Assistance qui devait rembourser le reste.

Or nous avons reçu un courrier de l'Assurance Maladie qui contenait une feuille de remboursement de soins reçus à l'étranger à remplir et à renvoyer (jusque là rien d'anormal) et une indication dans la lettre qui énonçait clairement qu'il fallait une traduction du rapport médical américain (!).

Nous avons alors appelé l'Assurance Maladie pour lui demander quelle devait être la nature de cette traduction, on nous a répondu que la traduction devait être effectuée par un professionnel!

Après nous être renseigné, une telle traduction coûte très cher et la demande d'un remboursement ne serait plus rentable pour nous.

Les différentes personnes de Mondial Assistance que j'ai eu au téléphone sont toutes très surprises de cette obligation demandée par la Sécurité Sociale. Cependant sans un retour courrier de la Sécu concernant un remboursement (ou un non remboursement du fait éventuellement de l'acte médical en question), Mondial Assistance ne peut rien rembourser, du moins c'est ce que ces personnes disent, et elles ne peuvent pas non plus effectuer une telle traduction.

Résultat: c'est le serpent qui se mord la queue et chacun a trouvé un prétexte pour ne pas rembourser sa part.

Y aurait-il des membres du forum en France qui auraient vécu ce genre de mésaventure? Si des employés de la Sécu ou de Mondial Assistance pouvaient également me donner leur avis publiquement ou par MP, ça serait gentil. On ne compte pas s'asseoir sur une somme de 413 dollars.
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Voyage aux États-Unis avec 2 enfants en bas âge
Bon voilà, après avoir pesé le pour et le contre, retourné la question dans tous les sens et réfléchi encore et encore pendant des semaines et des semaines, nous avons réservé aujourd'hui nos billets pour les USA pour partir dans 1 mois et demi (oui, il était temps) avec nos 2 enfants qui auront 9 mois et demi et presque 3 ans. Maintenant il va falloir qu'on organise et prépare tout, les passeports des petits (nous en avons déjà car nous sommes partis il y a 2 ans tous les 2), le permis international, l'ESTA, etc. Je vais aller voir le pédiatre pour lui demander une ordonnance pour un sirop (qu'on m'a conseillé à la pharmacie) qui, dixit la pharmacienne, assomme les enfants et comme ça ils dormiront plus facilement. On va être principalement sur Los Angeles et on voudrait aller voir le grand Canyon, Monument Valley et soit San Francisco soit Las Vegas, faut qu'on choisisse car il y a beaucoup de route. Si vous avez des conseils, etc, n'hésitez pas, ils seront les bienvenus.
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Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo)
Carnet de voyage en Afrique Centrale

Jeudi 16 janvier 2003

Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.

Vendredi 17

Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.

Samedi 18

À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…

Dimanche 19

Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.

Lundi 20

A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.

Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.

Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.

Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.

Mardi 21

Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.

En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.

Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.

Mercredi 22

Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.

Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.

Jeudi 23

Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.

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Vendredi 24

A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!

Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.

Samedi 25

0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.

Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.

De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.

Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.

Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.

Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).

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Dimanche 26

A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.

A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.

Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.

La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.

La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.

La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.

Lundi 27 – mardi 28

Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.

C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.

Mercredi 29

Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.

Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.

Jeudi 30 - Bomassa

Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.

Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.

Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses �� peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.

Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.

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Vendredi 31

C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.

L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.

L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.

Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.

Samedi 1er février

Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.

D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.

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Dimanche 2 février

Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.

De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.

Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.

Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.

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Lundi 3

Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.

Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.

Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…

Mardi 4

Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.

Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.

John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.

A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.

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Mercredi 5

3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.

Jeudi 6

Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.

Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.

Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?

Vendredi 7

Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.

Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.

Samedi 8

Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.

Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.

Dimanche 9

A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.

De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.

Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…

L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.

Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.

Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.

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Mardi 11
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Délai de transcription de mariage franco-tunisien sans CCM?
Bonjour tt le monde

j'ai été bien sure le forum comme visiteur é j'ai lit plein de message , mais pas trop de claireté pour mon cas, je usi tunisien marié avec une franco-tunisienne , le 08/10/2011 j'ai envoyé le 6/11/2011 le dossier a ma femme pour qu'elle l'envois de la france avec accusé de reception , bref on a recu un courrié 13/12/2011 comme si ils ont bien reçu notre dossier je veux savoir est ce que que ce courrié veux dire que tt les papier é bon ou bien qu'il y a encore de casse teteje veux savoir si mes papier son reglo ou pas é c quoi le dalai de transcription de mariage sachant qu'on a fait le mariage sans CCM

MERCI A VOUS
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Êtes-vous des photographes compulsifs?
Bonjour!

Je suis en train de faire le ménage dans mes cartes SD (plusieurs vieilles désuètes, trop lente et trop petites...!). Je suis une photographe un peu compulsive quand je m'y met, et là, je me questionnais, pour le fun :

Combien de photo avez-vous pris, pour un voyage de quelle durée?

Je commence :

Ouest Américain : 19 jours - environ 2500 photos...
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Acquisition des logements au Vietnam pour les étrangers
Bonjour,

Pour ceux qui ont déjà posé la question et ceux qui seraient intéressés, l'Assemblée nationale vietnamienne a adopté une résolution qui va permettre aux étrangers d'acquérir des appartement à partir de 2009 -des appartements, pas des maisons.

De plus, ce texte s'adresse seulement aux personnes mariées à des citoyens vietnamiens ou qui ont des investissements directs ou des compétences spéciales, etc..

Ces personnes pourront être propriétaire d'un appartement pour une durée de 50 ans - par la suite, elles pourront le revendre ou le donner -

DONT ACTE.
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Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
Bonjour, Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire. Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili. Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier. Je me propose de vous le livrer.
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Études à l'université nationale de Colombie à Bogota
Bonjour à tous,

Je part le 28 janvier de cette année pour 7 mois d'étude à l'université nationale colombienne site bogota. J'ai déjà mon visa étudiant, le vaccin pour l'hépatite A et la fièvre typhoïde pr contre je n'ai pas fait la fèvre jaune et je n'ai rien contre le paludisme, est-il vraiment important d'avoir un traitement contre le paludisme? J'ai contracté une mutuelle internationale (LMDE) pour mon voyage et j'ai en ma posséssion une attestation de couverte par contre on n'a pas pu me renseigner sur les démarches sur place. J'aimerais donc savoir comment ça se déroule quand on va chez le medecin, à savoir qui paye, est-on remboursé, quel medecin disponible?.... Je vous remerci donc de porter un interet à mes préoccupations et d'avoir la gentillesse de me donner qqs infos. J'en profite aussi pour dire que je suis au courant des problème de sécurité du pays mais est-e aussi dramatique que ça? Merci.

PS: c'est un choix personel de partir en colombie
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Vous sentez-vous Européen avant votre propre nationalité?
Je me rends compte que j'ai de plus en plus tendance quand je suis à l'étranger et qu'on me demande ma nationalité de répondre que je suis européen. Quelle place occupe pour vous l'europe dans votre identité? Avez vous un sentiment d'identité européenne? Quand vous rencontrez des personnes d'autres pays de l'europe à l'autre bout du monde cela vous parait il un point commun fort????
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