bonsoir !
j'ai le desir de partir au Maroc seule en fourgon, mais j'ai un peu peur d'avoir de mauvaises surprises là-bà etant donné ce que l'on sait sur la liberté des femmes dans ce pays ... Q'u'en pensez vous ? Je suis quand meme accompagné d'un gros chien ...est ce suffisant pour se faire respecter là-bà?
Merci pour vos reponses.
Il y a encore peu de temps, je me targuais de n’avoir pas rencontré le moindre problème lors de mon voyage en Amérique Latine. Je ne me suis même jamais senti menacé, de jours comme de nuits. Pourtant, le 26 novembre 2011, alors que je traversais la frontière péruvienne/équatorienne, ce jour aurait put être le dernier de ma vie…
Observation : le présent témoignage n’a pas pour objectif de terroriser les voyageurs, ni même de discréditer l’un des deux pays. Il vise simplement à renseigner les futurs routards sur les risques et donc de pouvoir les contourner, afin de passer un séjour sans problèmes. Ce récit est tiré de mon blog : http://breakborder.blogspot.com/. Attention, c'est très long! Encore une fois, je n'écris pas ce message sur le forum pour effrayer les voyageurs, juste pour vous montrer l'erreur commise et comment la contourner.
Il est 8h30 du matin. Mon bus arrive enfin à destination de Tumbes. Je n’ai que très peu dormi depuis que je suis parti de Trujillo au Pérou. En effet, un homme au regard louche était assis à mes côtés dans le véhicule. J’ai donc veillé sur mon sac tout au long de la nuit. Je descends du bus sous une chaleur, déjà accablante.
Un homme, de bonne allure, me demande si je me rends au terminal de bus de CIFA (ndlr : la compagnie qui s’occupe du transfert depuis le Pérou vers l’Equateur). Je lui rétorque : « qui êtes vous ? ». C’est alors qu’il se lance dans une explication des plus synthétiques : « je suis chauffeur de taxis et je m’occupe des transferts vers le terminal de bus CIFA ». Etonné, je lui demande « Depuis quand une compagnie de bus se préoccupe des voyageurs et envoi des chauffeurs de taxis ? ». « Depuis que plusieurs voyageurs soient morts la semaine dernière, attaqués à mains armées, monsieur ».
Mon instinct me dit de ne pas l’écouter et de trouver un chauffeur au hasard dans la rue. Cependant, la fatigue de la nuit diminue considérablement mes capacités à réfléchir correctement. De plus, l’heure avance et je dois coûte que coûte prendre le prochain bus pour arriver à temps en Equateur ou des personnes m’attendent. J’accepte. Nous sortons du premier terminal. Je remarque que son véhicule n’a rien à voir avec ceux des autres locaux. Alors que généralement, les chauffeurs disposent des voitures les moins chères sur le marché, lui se targue d’avoir un modèle sport, neuf avec intérieur tout en cuir. Mes soupçons s’effacent lorsque je vois que plusieurs policiers l’on salué. Grave erreur…
Un deuxième homme monte dans la voiture. Je questionne sur la raison de sa présence. Le chauffeur me répond, que lui aussi va passer la frontière. Le véhicule démarre. Nous passons une rue puis deux. Je savais que le terminal de bus de CIFA n’était pas très loin de mon point d’origine. Je lui fais signe que je souhaite descendre. « Monsieur, la compagnie CIFA m’indique que le bus est en passe d’arriver à la frontière péruvienne. Votre place dans le véhicule est déjà réservée mais la compagnie m’a dit de vous accompagner jusque la frontière Equatorienne. » Me répond sèchement le chauffeur. Je sais que quelque chose de mauvais est en train de passer. Mon sac étant dans le coffre, je ne peux sortir de la voiture à l’arracher. Mon sixième sens est en alerte maximum. Je commence à transpirer. Je me dis que je dois m’échapper, quitte à perdre mon bien le plus précieux : mon sac et donc toutes mes affaires. Au prochaine feu rouge, j’ouvrirai la portière et courrais à toutes jambes. A quelques mètres de la signalisation, je me prépare. C’est le moment ! D’un coup sec je tente d’ouvrir la portière…elle est bien évidemment fermée.
Le chauffeur du taxi s’est rendu compte de ma tentative de fuite futile. C’est alors qu’il commence à me poser des questions. On parle de tout et de rien afin que je ne me préoccupe pas de ce qui est en train de se tramer sous mes yeux. Nous arrivons à la frontière péruvienne. Le chauffeur sort du véhicule avec moi. Il me tient par l’épaule. Je comprends qu’il souhaite que je garde le silence. Il monopolise l’attention des policiers en parlant du beau temps. Je ne cesse de jeter des regards aux policiers pour qu’ils me comprennent. Je montre ma main tremblante. C’est alors que je sens un objet pointu dans mon dos. Est-ce une lame ? Je ne le saurai jamais. Mais cela aura suffit pour me faire fermer ma bouche.
Nous remontons dans le véhicule. Un paysage vide se présente à moi. Je comprends alors ce qu’il va se passer. Nous somme entre les deux frontières. Deux kilomètres qui n’appartiennent à aucun des deux pays et où les autorités ne se rendent pas. Nous sommes seuls. Ils ont pris le passage d’une seconde frontière, celle où personne ne passe. Comme je m’y attendais, le piège se referme sur moi. Le chauffeur arrête la voiture au milieu de la route entre les deux frontières Péruvienne et Equatorienne : « Descends du véhicule ! Me crie-t-il. - Pourquoi faire ? La frontière est en face ! Vous m’avez dit que vous m’emmènerez jusque là » répondis-je en tentant de gagner du temps. - Descends bordel ! dit-il en haussant le ton » Je finis par m’exécuter tout en gardant mon sang froid. A l’extérieur, les deux hommes sortent une arme à feu. L’une est collée sur ma tempe droite et l’autre sur mon front. « Donne nous tout l’argent que tu as sur toi ou nous te tuons. Comme tu le vois, personne ne t’aidera et personne ne saura que tu seras mort avant de longues semaines ». Il avait raison. L’endroit n’est qu’un champ vide de vie. Aucune voiture ne passe par ici. Je suis seul, avec deux pistolets en joue sur ma tête. Je me suis souvent posé la question sur ce que je ferai dans ce cas là. Comment je réagirai. On le voit dans les films Hollywoodiens ou on l’entend parfois en discutant avec des voyageurs, mais jamais on se dit que cela nous arrivera un jour.
Je garde mon calme. Je sors les billets que j’avais sur moi. 120 dollars en tout et pour tout. Je lui tends l’argent. Il m’en demande plus. Je n’ai plus rien… Il s’énerve et presse un peu plus l’arme sur ma tempe. De désespoir, je commence à élever la voix : « Tu vois bien que je n’ai plus rien ! Fouille mes sacs ou tue moi, mais tu vois bien que je n’ai plus rien ! - Tu nous mens, espèce d’enculé ! crie le chauffeur » Ça main tremble. Je ne sais pas s’il va tirer ou non. C’est alors que le deuxième homme, lui ordonne de partir. Je regarde fixement le pistolet pensant à « tirera ou ne tirera pas… »
Il finit par baisser son arme. Les deux ravisseurs prennent même la peine de me remettre les sacs à dos. Je me demande pourquoi, ils n’ont pas volé mes affaires. Peut être qu’ils ont peur d’être repéré au passage de la frontière avec un sac de « gringo » dans leur véhicule.
Quoiqu’il en soit je me retrouve seul, au milieu de ce « No man’s land » (ndlr : terre sans hommes). Je retrouve mes esprits de suite et marche vers la frontière équatorienne. Lorsque j’aperçois les policiers et que et que je tends mon passeport pour recevoir le précieux visa, ma main tremble. Les autorités me demandent ce que j’ai. Je leur explique ce qui vient de se passer et me répondent à l’unanimité « tu as eu beaucoup de chance, jeune homme ». Bien ! Je me contenterai de ces paroles…
On m’offre un passage gratuit jusque Huaquillas, ville frontière de l’Equateur. A la station de bus, j’attends impatiemment mon bus vers Guayaquil. Je veux partir et vite. Tout à coup, un homme m’attrape par le bras. Il me regarde fixement dans les yeux avant de répéter : « Tuer, Tuer, Tuer… ». Je me dis vraiment que c’est la fin du monde. Je ne peux pas être attaqué deux fois dans la même matinée tout de même ?! Visiblement l’homme, est à moitié fou. Raison de plus, pour surveiller ses faits et gestes. « Offre moi 50 dollars ou tuer, tuer, tuer… » Me dit-il. C’est alors que j’explose de colère. Je suis nerveux, prêt à passer à l’action et à régler son compte. Je ne suis plus vraiment moi-même pour tout vous dire. Je jette mes sacs à terre et crie de toutes mes forces « Putain ! On vient de me voler TOUT ce que j’avais ! Tu crois vraiment que c’est le moment de m’attaquer une deuxième fois dans la même journée ! ». Durant 2 à 3 secondes, le temps s’est arrêté dans la station de Huaquillas, pourtant fortement animée. Mon nouveau ravisseur, tout comme la population ont abandonné leur propre conversation pour me regarder aussi fixement qu’ils le pouvaient. J’ai l’impression de lire dans leurs yeux « C’est qui se fou ? ». Le voleur s’en va aussi rapidement qu’il est venu, et la vie reprend dans le terminal de Huaquillas …
A vrai dire, je commence à croire que j’ai eut beaucoup de chance. Mes ravisseurs auraient put me tuer entre la frontière Péruvienne et Equatorienne, sans que mon corps soit découvert pendant plusieurs semaines. Si cette histoire me laisse un goût amère dans la bouche, elle n’a pas entamé ma volonté de terminer mon voyage, ni même de vivre sur le continent Sud-Américain. Bien au contraire ! J'ai fait l'erreur de monter dans une voiture avec une deuxième personne..Une faute grave même après 13 mois de voyages.
Si vous souhaitez plus de renseignement sur ces destinations, je vous invite à consulter mon blog : http://breakborder.blogspot.com/
Bon voyage et prenez soin de vous
Observation : le présent témoignage n’a pas pour objectif de terroriser les voyageurs, ni même de discréditer l’un des deux pays. Il vise simplement à renseigner les futurs routards sur les risques et donc de pouvoir les contourner, afin de passer un séjour sans problèmes. Ce récit est tiré de mon blog : http://breakborder.blogspot.com/. Attention, c'est très long! Encore une fois, je n'écris pas ce message sur le forum pour effrayer les voyageurs, juste pour vous montrer l'erreur commise et comment la contourner.
Il est 8h30 du matin. Mon bus arrive enfin à destination de Tumbes. Je n’ai que très peu dormi depuis que je suis parti de Trujillo au Pérou. En effet, un homme au regard louche était assis à mes côtés dans le véhicule. J’ai donc veillé sur mon sac tout au long de la nuit. Je descends du bus sous une chaleur, déjà accablante.
Un homme, de bonne allure, me demande si je me rends au terminal de bus de CIFA (ndlr : la compagnie qui s’occupe du transfert depuis le Pérou vers l’Equateur). Je lui rétorque : « qui êtes vous ? ». C’est alors qu’il se lance dans une explication des plus synthétiques : « je suis chauffeur de taxis et je m’occupe des transferts vers le terminal de bus CIFA ». Etonné, je lui demande « Depuis quand une compagnie de bus se préoccupe des voyageurs et envoi des chauffeurs de taxis ? ». « Depuis que plusieurs voyageurs soient morts la semaine dernière, attaqués à mains armées, monsieur ».
Mon instinct me dit de ne pas l’écouter et de trouver un chauffeur au hasard dans la rue. Cependant, la fatigue de la nuit diminue considérablement mes capacités à réfléchir correctement. De plus, l’heure avance et je dois coûte que coûte prendre le prochain bus pour arriver à temps en Equateur ou des personnes m’attendent. J’accepte. Nous sortons du premier terminal. Je remarque que son véhicule n’a rien à voir avec ceux des autres locaux. Alors que généralement, les chauffeurs disposent des voitures les moins chères sur le marché, lui se targue d’avoir un modèle sport, neuf avec intérieur tout en cuir. Mes soupçons s’effacent lorsque je vois que plusieurs policiers l’on salué. Grave erreur…
Un deuxième homme monte dans la voiture. Je questionne sur la raison de sa présence. Le chauffeur me répond, que lui aussi va passer la frontière. Le véhicule démarre. Nous passons une rue puis deux. Je savais que le terminal de bus de CIFA n’était pas très loin de mon point d’origine. Je lui fais signe que je souhaite descendre. « Monsieur, la compagnie CIFA m’indique que le bus est en passe d’arriver à la frontière péruvienne. Votre place dans le véhicule est déjà réservée mais la compagnie m’a dit de vous accompagner jusque la frontière Equatorienne. » Me répond sèchement le chauffeur. Je sais que quelque chose de mauvais est en train de passer. Mon sac étant dans le coffre, je ne peux sortir de la voiture à l’arracher. Mon sixième sens est en alerte maximum. Je commence à transpirer. Je me dis que je dois m’échapper, quitte à perdre mon bien le plus précieux : mon sac et donc toutes mes affaires. Au prochaine feu rouge, j’ouvrirai la portière et courrais à toutes jambes. A quelques mètres de la signalisation, je me prépare. C’est le moment ! D’un coup sec je tente d’ouvrir la portière…elle est bien évidemment fermée.
Le chauffeur du taxi s’est rendu compte de ma tentative de fuite futile. C’est alors qu’il commence à me poser des questions. On parle de tout et de rien afin que je ne me préoccupe pas de ce qui est en train de se tramer sous mes yeux. Nous arrivons à la frontière péruvienne. Le chauffeur sort du véhicule avec moi. Il me tient par l’épaule. Je comprends qu’il souhaite que je garde le silence. Il monopolise l’attention des policiers en parlant du beau temps. Je ne cesse de jeter des regards aux policiers pour qu’ils me comprennent. Je montre ma main tremblante. C’est alors que je sens un objet pointu dans mon dos. Est-ce une lame ? Je ne le saurai jamais. Mais cela aura suffit pour me faire fermer ma bouche.
Nous remontons dans le véhicule. Un paysage vide se présente à moi. Je comprends alors ce qu’il va se passer. Nous somme entre les deux frontières. Deux kilomètres qui n’appartiennent à aucun des deux pays et où les autorités ne se rendent pas. Nous sommes seuls. Ils ont pris le passage d’une seconde frontière, celle où personne ne passe. Comme je m’y attendais, le piège se referme sur moi. Le chauffeur arrête la voiture au milieu de la route entre les deux frontières Péruvienne et Equatorienne : « Descends du véhicule ! Me crie-t-il. - Pourquoi faire ? La frontière est en face ! Vous m’avez dit que vous m’emmènerez jusque là » répondis-je en tentant de gagner du temps. - Descends bordel ! dit-il en haussant le ton » Je finis par m’exécuter tout en gardant mon sang froid. A l’extérieur, les deux hommes sortent une arme à feu. L’une est collée sur ma tempe droite et l’autre sur mon front. « Donne nous tout l’argent que tu as sur toi ou nous te tuons. Comme tu le vois, personne ne t’aidera et personne ne saura que tu seras mort avant de longues semaines ». Il avait raison. L’endroit n’est qu’un champ vide de vie. Aucune voiture ne passe par ici. Je suis seul, avec deux pistolets en joue sur ma tête. Je me suis souvent posé la question sur ce que je ferai dans ce cas là. Comment je réagirai. On le voit dans les films Hollywoodiens ou on l’entend parfois en discutant avec des voyageurs, mais jamais on se dit que cela nous arrivera un jour.
Je garde mon calme. Je sors les billets que j’avais sur moi. 120 dollars en tout et pour tout. Je lui tends l’argent. Il m’en demande plus. Je n’ai plus rien… Il s’énerve et presse un peu plus l’arme sur ma tempe. De désespoir, je commence à élever la voix : « Tu vois bien que je n’ai plus rien ! Fouille mes sacs ou tue moi, mais tu vois bien que je n’ai plus rien ! - Tu nous mens, espèce d’enculé ! crie le chauffeur » Ça main tremble. Je ne sais pas s’il va tirer ou non. C’est alors que le deuxième homme, lui ordonne de partir. Je regarde fixement le pistolet pensant à « tirera ou ne tirera pas… »
Il finit par baisser son arme. Les deux ravisseurs prennent même la peine de me remettre les sacs à dos. Je me demande pourquoi, ils n’ont pas volé mes affaires. Peut être qu’ils ont peur d’être repéré au passage de la frontière avec un sac de « gringo » dans leur véhicule.
Quoiqu’il en soit je me retrouve seul, au milieu de ce « No man’s land » (ndlr : terre sans hommes). Je retrouve mes esprits de suite et marche vers la frontière équatorienne. Lorsque j’aperçois les policiers et que et que je tends mon passeport pour recevoir le précieux visa, ma main tremble. Les autorités me demandent ce que j’ai. Je leur explique ce qui vient de se passer et me répondent à l’unanimité « tu as eu beaucoup de chance, jeune homme ». Bien ! Je me contenterai de ces paroles…
On m’offre un passage gratuit jusque Huaquillas, ville frontière de l’Equateur. A la station de bus, j’attends impatiemment mon bus vers Guayaquil. Je veux partir et vite. Tout à coup, un homme m’attrape par le bras. Il me regarde fixement dans les yeux avant de répéter : « Tuer, Tuer, Tuer… ». Je me dis vraiment que c’est la fin du monde. Je ne peux pas être attaqué deux fois dans la même matinée tout de même ?! Visiblement l’homme, est à moitié fou. Raison de plus, pour surveiller ses faits et gestes. « Offre moi 50 dollars ou tuer, tuer, tuer… » Me dit-il. C’est alors que j’explose de colère. Je suis nerveux, prêt à passer à l’action et à régler son compte. Je ne suis plus vraiment moi-même pour tout vous dire. Je jette mes sacs à terre et crie de toutes mes forces « Putain ! On vient de me voler TOUT ce que j’avais ! Tu crois vraiment que c’est le moment de m’attaquer une deuxième fois dans la même journée ! ». Durant 2 à 3 secondes, le temps s’est arrêté dans la station de Huaquillas, pourtant fortement animée. Mon nouveau ravisseur, tout comme la population ont abandonné leur propre conversation pour me regarder aussi fixement qu’ils le pouvaient. J’ai l’impression de lire dans leurs yeux « C’est qui se fou ? ». Le voleur s’en va aussi rapidement qu’il est venu, et la vie reprend dans le terminal de Huaquillas …
A vrai dire, je commence à croire que j’ai eut beaucoup de chance. Mes ravisseurs auraient put me tuer entre la frontière Péruvienne et Equatorienne, sans que mon corps soit découvert pendant plusieurs semaines. Si cette histoire me laisse un goût amère dans la bouche, elle n’a pas entamé ma volonté de terminer mon voyage, ni même de vivre sur le continent Sud-Américain. Bien au contraire ! J'ai fait l'erreur de monter dans une voiture avec une deuxième personne..Une faute grave même après 13 mois de voyages.
Si vous souhaitez plus de renseignement sur ces destinations, je vous invite à consulter mon blog : http://breakborder.blogspot.com/
Bon voyage et prenez soin de vous
Bonjour,
Deux questions qui me turlupinent... J'ai toujours pensé que les voyages rendent plus tolérants. Je me disais avant, qu'à force de partir et de m'interresser à tout ce qui touche l'Asie et le Bouddhisme, j'allais me rapprocher d'une certaine sagesse... Mais on a tous des préjugés, des moments sombres, on peut être agressif... Je trouve parfois bien difficile de mettre en pratique ce que l'on apprend de positif là bas...
Puis aussi, trouvez vous que l'agressivité est typiquement occidentale? Je n'ai jamais encore été en Am latine, mais en Asie, je pense qu'ils font plus passer leurs nerfs dans le sport, la méditation ou le boulot que nous, non? En tout cas, en général ils ont plus le sourire que nous. (Les mots suivent pas correctement mes pensées, mais you know what I mean.)
Deux questions qui me turlupinent... J'ai toujours pensé que les voyages rendent plus tolérants. Je me disais avant, qu'à force de partir et de m'interresser à tout ce qui touche l'Asie et le Bouddhisme, j'allais me rapprocher d'une certaine sagesse... Mais on a tous des préjugés, des moments sombres, on peut être agressif... Je trouve parfois bien difficile de mettre en pratique ce que l'on apprend de positif là bas...
Puis aussi, trouvez vous que l'agressivité est typiquement occidentale? Je n'ai jamais encore été en Am latine, mais en Asie, je pense qu'ils font plus passer leurs nerfs dans le sport, la méditation ou le boulot que nous, non? En tout cas, en général ils ont plus le sourire que nous. (Les mots suivent pas correctement mes pensées, mais you know what I mean.)
😠voilà des infos fraîches :
Emmanuel bethune jeudi 19 aout 2004, 11h06
Népal: la guérilla maoïste fait le blocus de Katmandou
KATMANDOU (AFP) - Katmandou est entrée jeudi dans son deuxième jour de blocus par la guerilla maoïste, entraînant une hausse des prix sur les marchés de la capitale népalaise et un important déploiement de forces de l'ordre aux alentours. Le ministre de l'Intérieur Purna Bahadur Khadka a déclaré que la sécurité avait été renforcée autour de cette ville de 1, 5 million d'habitants mais qu'aucun incident grave n'avait marqué mercredi le premier jour du blocus imposé par l'intimidation psychologique plus que par la force physique.
agrandir la photo Les maoïstes, qui poursuivent une guerilla depuis 1996 pour renverser la monarchie constitutionnelle, ont dit vouloir poursuivre leur blocus jusqu'à la satisfaction d'une série de revendications. Ils ne s'opposent pas physiquement à la circulation des véhicules entrant et sortant de Katmandou mais la crainte de représailles a suffi à faire quasiment disparaître les camions et voitures. Des cars continuaient toutefois à relier Katmandou à d'autres villes, bien que de façon irrégulière. Selon des témoins, aucun rebelle ni barrage tenu par la guerilla n'ont été vu sur les routes. Mais le ministre de l'Intérieur a dit que les insurgés, qui controlent déjà une grande partie du pays, cherchaient à faire règner la peur. "L'appel (au blocus) vise essentiellement à créer un climat de terreur. L'armée et la police ont été déployées pour garantir la sécurité de la population", a-t-il dit. M. Khadka a ajouté que les autorités cherchaient à rassurer les habitants pour les dissuader de se ruer dans les magasins et faire des stocks de nourriture. Elles surveillent aussi les commerçants pour éviter qu'ils ne fassent trop grimper les prix. Selon le ministère de l'approvisionnement, Katmandou dispose de suffisamment de réserves pour tenir un mois. Mais une association de consommateurs a déclaré jeudi que les prix des fruits et légumes avaient déjà augmenté de 5% à 10% depuis mercredi. Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. La guerilla a déjà fait quelque 10.000 morts en huit ans. Le blocus survient alors que les maoïstes ont déjà fait suspendre en début de semaine les activités de plusieurs grandes sociétés qu'ils accusent d'exploiter leurs employés. Ils ont également menacé de mort neuf journalistes accusés de critiquer la guerilla, après avoir tué un reporter de radio. "La situation se dégrade de jour en jour. Les maoïstes deviennent de plus en plus violents", dit Sushil Pyakurel, de la Commission nationale des droits de l'homme. "Auparavant ils visaient des officiels et les forces de sécurité mais maintenant ils s'en prennent aux médias et aux défenseurs des droits de l'homme", a-t-il dit. Fondé par un ancien professeur, Prachanda, "le féroce", et un diplomé en architecture, Baburam Bhattarai, les maoïstes sont entrés dans la clandestinité au milieu des années 1990 pour renverser le système féodal encore basé sur les castes. Ils tirent leur inspiration de la lutte de Mao Tsetoung dans les campagnes chinoises et des tactiques brutales du Sentier lumineux péruvien. Ils controlent déjà une bonne partie du pays où ils dirigent une adminIstration parallèle. Récemment, ils ont entrepris des blocus de villes de province mais c'est la première fois qu'ils tentent d'isoler la capitale de ce pays pauvre où le revenu individuel moyen est de quelque 230 dollars par an.
mercredi 18 aout 2004, 11h03
Népal: les maoïstes imposent un blocus de Katmandou
KATMANDOU (AFP) - Les rebelles maoïstes népalais ont coupé mercredi les routes d'accès à la capitale, imposant un blocus partiel à Katmandou et accroissant leur pression sur le régime qu'ils cherchent à renverser depuis huit ans. L'aéroport fonctionnait toutefois normalement. Des habitants et touristes circulaient dans les rues comme d'habitude et l'armée a entrepris d'escorter des convois pour que le ravitaillement de la ville de 1, 5 million d'habitants ne soit pas stoppé. Alors que de grandes parties du pays sont déjà contrôlées par la guérilla, les routes normalement encombrées qui mènent à Katmandou étaient quasi vides. "Aucun propriétaire n'est prêt à se servir de son véhicule de peur d'être attaqué par les maoïstes", a déclaré Hira Udas, chef de la Fédération népalaise des entreprises de transport. "Les forces de sécurité peuvent peut-être protéger les véhicules pendant un jour ou deux, mais ensuite les maoïstes procéderont à des représailles contre ceux qui auront défié leurs ordres", dit-il. Il estime que ce sont 2.000 véhicules par jour qui sont ainsi empêchés d'entrer à Katmandou ou d'en sortir. Des policiers tenant un barrage à 20 km de Katmandou ont confirmé que la circulation était arrêtée. "Depuis ce matin, il n'y a pas eu de passage. Normalement, des centaines de véhicules passent dans les deux sens", a dit un policier. Mais l'armée a escorté un convoi de 28 véhicules de passagers et marchandises vers le sud du pays et devait protéger son retour sur la capitale avec des provisions, a dit un militaire. "Ce processus sera maintenu pour que le ravitaillement en biens ne soit pas affecté", a-t-il dit. Ce premier blocus de Katmandou survient un jour après que les insurgés eurent obligé plusieurs grandes sociétés népalaises à suspendre leurs activités. Le mouvement a été provoqué par un attentat lundi à l'explosif contre un grand hôtel. L'attentat n'a pas fait de victime, mais il a provoqué la panique des milieux d'affaires. Les maoïstes, dont la guérilla a déjà fait près de 10.000 morts depuis 1996, ont dit dans un communiqué vouloir "imposer un blocus à partir d'aujourd'hui (mercredi) et qui se poursuivra pour une durée indéterminée". Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur es maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. Le blocus montre le pouvoir croissant du mouvement maoïste qui s'attaquait rarement à la capitale de ce petit pays pauvre de 23 millions d'habitants. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de réserves de vivres et carburant. Des tours opérateurs craignent que le tourisme ne soit affecté par les derniers développements. Les réservations ont déjà baissé depuis que les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et d'autres pays eurent conseillé au début du mois à leurs ressortissants d'éviter le Népal. Le Premier ministre Sher Bahadur Deuba a réuni le conseil de sécurité national, des responsables de l'armée et de la police pour évoquer les moyens de mettre fin au blocus. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont redoublé leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et imposé de nombreuses grèves. Les rebelles, qui réclament l'abolition de la monarchie constitutionnelle, ont déjà soumis une série de villes et villages à des blocus et attaqué des véhicules qui circulaient.
mardi 17 aout 2004, 10h16
Népal: les maoïstes font fermer de grandes sociétés népalaises
KATMANDOU (AFP) - Plusieurs grandes sociétés népalaises ont fermé mardi sous la menace de la guérilla maoïste après un attentat contre un grand hôtel de Katmandou, une offensive sur le front économique qui marque une nouvelle étape dans la guerre déclenchée par les maoïstes il y a huit ans. Les rebelles qui contrôlent une grande partie du pays et veulent renverser la monarchie avaient donné jusqu'à mardi à 24 des principales sociétés du royaume pour fermer. Lundi, des explosifs ont été lancés contre l'une d'entre elles, le Soaltee Crowne Plaza, un cinq étoiles de la capitale appartenant en partie au roi Gyanendra. Les engins sont tombés sur des courts de tennis et l'attentat n'a pas fait de victime. Mais il a envoyé un signal suffisant pour que l'hôtel qui refusait de se plier au diktat des maoïstes décide de fermer pour une période indéterminée et que d'autres suivent. Les entrepreneurs sont accusés d'exploiter leurs employés par un syndicat maoïste, ce qu'ils nient. "La plupart des affaires ont décidé de fermer pour l'instant étant donné la situation", a déclaré N.M. Singh, patron de Bottlers Nepal, distributeur de Coca-Cola au Népal. "Puisque le gouvernement n'arrive pas à protéger ses citoyens, comment voulez-vous qu'on continue ?", a ajouté le président de la Fédération népalaise des chambres de commerce et d'industrie, Binod Shrestha. La cessation forcée des activités vise aussi à faire pression sur le gouvernement pour la réouverture de négociations avec la rébellion qui a déjà fait près de 10.000 morts en huit ans. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont intensifié leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et ont imposé de nombreuses grèves. La plupart des sociétés visées par les rebelles sont liées à la famille royale ou à des multinationales. Mais d'autres entreprises ont également interrompu leurs activités, comme Makalu Bus Service, un grand transporteur, de crainte d'attentats. Les troubles risquent notamment de faire de nouveau dérailler l'industrie du tourisme, une des rares ressources de ce petit pays pauvre et une de ses principales sources de devises. Le tourisme fait vivre 1, 25 million de personnes dans le royaume himalayen et une augmentation de 32% du nombre des visiteurs avait été enregistrée sur les sept premiers mois de l'année. Les hôteliers rencontraient mardi le premier ministre Sher Bahadur Deuba pour réclamer un renforcement de la sécurité et l'ouverture d'un dialogue avec les maoïstes. "Nous allons dire au premier ministre que si le gouvernement n'est pas sérieux, nous sommes prêts à fermer tous nos hôtels en signe de protestation", a dit Narendra Bajracharya, président de l'Hotel Association-Nepal. Les rebelles refusent jusqu'à présent de négocier avec le premier ministre nommé en juin par le roi Gyanendra. Les maoïstes ont également menacé de faire le siège à Katmandou à partir de cette semaine si le gouvernement ne cédait pas à leurs exigences. Ils réclament des sanctions contre les officiers coupables de violations des droits de l'homme et d'avoir tué des militants, la libération des rebelles prisonniers et des informations sur les disparus. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de vivres, carburant et autres denrées essentielles. La guérilla s'est souvent montrée brutale sur le terrain, mais, jusqu'à présent, elle s'en est rarement prise aux touristes.
Emmanuel bethune jeudi 19 aout 2004, 11h06
Népal: la guérilla maoïste fait le blocus de Katmandou
KATMANDOU (AFP) - Katmandou est entrée jeudi dans son deuxième jour de blocus par la guerilla maoïste, entraînant une hausse des prix sur les marchés de la capitale népalaise et un important déploiement de forces de l'ordre aux alentours. Le ministre de l'Intérieur Purna Bahadur Khadka a déclaré que la sécurité avait été renforcée autour de cette ville de 1, 5 million d'habitants mais qu'aucun incident grave n'avait marqué mercredi le premier jour du blocus imposé par l'intimidation psychologique plus que par la force physique.
agrandir la photo Les maoïstes, qui poursuivent une guerilla depuis 1996 pour renverser la monarchie constitutionnelle, ont dit vouloir poursuivre leur blocus jusqu'à la satisfaction d'une série de revendications. Ils ne s'opposent pas physiquement à la circulation des véhicules entrant et sortant de Katmandou mais la crainte de représailles a suffi à faire quasiment disparaître les camions et voitures. Des cars continuaient toutefois à relier Katmandou à d'autres villes, bien que de façon irrégulière. Selon des témoins, aucun rebelle ni barrage tenu par la guerilla n'ont été vu sur les routes. Mais le ministre de l'Intérieur a dit que les insurgés, qui controlent déjà une grande partie du pays, cherchaient à faire règner la peur. "L'appel (au blocus) vise essentiellement à créer un climat de terreur. L'armée et la police ont été déployées pour garantir la sécurité de la population", a-t-il dit. M. Khadka a ajouté que les autorités cherchaient à rassurer les habitants pour les dissuader de se ruer dans les magasins et faire des stocks de nourriture. Elles surveillent aussi les commerçants pour éviter qu'ils ne fassent trop grimper les prix. Selon le ministère de l'approvisionnement, Katmandou dispose de suffisamment de réserves pour tenir un mois. Mais une association de consommateurs a déclaré jeudi que les prix des fruits et légumes avaient déjà augmenté de 5% à 10% depuis mercredi. Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. La guerilla a déjà fait quelque 10.000 morts en huit ans. Le blocus survient alors que les maoïstes ont déjà fait suspendre en début de semaine les activités de plusieurs grandes sociétés qu'ils accusent d'exploiter leurs employés. Ils ont également menacé de mort neuf journalistes accusés de critiquer la guerilla, après avoir tué un reporter de radio. "La situation se dégrade de jour en jour. Les maoïstes deviennent de plus en plus violents", dit Sushil Pyakurel, de la Commission nationale des droits de l'homme. "Auparavant ils visaient des officiels et les forces de sécurité mais maintenant ils s'en prennent aux médias et aux défenseurs des droits de l'homme", a-t-il dit. Fondé par un ancien professeur, Prachanda, "le féroce", et un diplomé en architecture, Baburam Bhattarai, les maoïstes sont entrés dans la clandestinité au milieu des années 1990 pour renverser le système féodal encore basé sur les castes. Ils tirent leur inspiration de la lutte de Mao Tsetoung dans les campagnes chinoises et des tactiques brutales du Sentier lumineux péruvien. Ils controlent déjà une bonne partie du pays où ils dirigent une adminIstration parallèle. Récemment, ils ont entrepris des blocus de villes de province mais c'est la première fois qu'ils tentent d'isoler la capitale de ce pays pauvre où le revenu individuel moyen est de quelque 230 dollars par an.
mercredi 18 aout 2004, 11h03
Népal: les maoïstes imposent un blocus de Katmandou
KATMANDOU (AFP) - Les rebelles maoïstes népalais ont coupé mercredi les routes d'accès à la capitale, imposant un blocus partiel à Katmandou et accroissant leur pression sur le régime qu'ils cherchent à renverser depuis huit ans. L'aéroport fonctionnait toutefois normalement. Des habitants et touristes circulaient dans les rues comme d'habitude et l'armée a entrepris d'escorter des convois pour que le ravitaillement de la ville de 1, 5 million d'habitants ne soit pas stoppé. Alors que de grandes parties du pays sont déjà contrôlées par la guérilla, les routes normalement encombrées qui mènent à Katmandou étaient quasi vides. "Aucun propriétaire n'est prêt à se servir de son véhicule de peur d'être attaqué par les maoïstes", a déclaré Hira Udas, chef de la Fédération népalaise des entreprises de transport. "Les forces de sécurité peuvent peut-être protéger les véhicules pendant un jour ou deux, mais ensuite les maoïstes procéderont à des représailles contre ceux qui auront défié leurs ordres", dit-il. Il estime que ce sont 2.000 véhicules par jour qui sont ainsi empêchés d'entrer à Katmandou ou d'en sortir. Des policiers tenant un barrage à 20 km de Katmandou ont confirmé que la circulation était arrêtée. "Depuis ce matin, il n'y a pas eu de passage. Normalement, des centaines de véhicules passent dans les deux sens", a dit un policier. Mais l'armée a escorté un convoi de 28 véhicules de passagers et marchandises vers le sud du pays et devait protéger son retour sur la capitale avec des provisions, a dit un militaire. "Ce processus sera maintenu pour que le ravitaillement en biens ne soit pas affecté", a-t-il dit. Ce premier blocus de Katmandou survient un jour après que les insurgés eurent obligé plusieurs grandes sociétés népalaises à suspendre leurs activités. Le mouvement a été provoqué par un attentat lundi à l'explosif contre un grand hôtel. L'attentat n'a pas fait de victime, mais il a provoqué la panique des milieux d'affaires. Les maoïstes, dont la guérilla a déjà fait près de 10.000 morts depuis 1996, ont dit dans un communiqué vouloir "imposer un blocus à partir d'aujourd'hui (mercredi) et qui se poursuivra pour une durée indéterminée". Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur es maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. Le blocus montre le pouvoir croissant du mouvement maoïste qui s'attaquait rarement à la capitale de ce petit pays pauvre de 23 millions d'habitants. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de réserves de vivres et carburant. Des tours opérateurs craignent que le tourisme ne soit affecté par les derniers développements. Les réservations ont déjà baissé depuis que les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et d'autres pays eurent conseillé au début du mois à leurs ressortissants d'éviter le Népal. Le Premier ministre Sher Bahadur Deuba a réuni le conseil de sécurité national, des responsables de l'armée et de la police pour évoquer les moyens de mettre fin au blocus. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont redoublé leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et imposé de nombreuses grèves. Les rebelles, qui réclament l'abolition de la monarchie constitutionnelle, ont déjà soumis une série de villes et villages à des blocus et attaqué des véhicules qui circulaient.
mardi 17 aout 2004, 10h16
Népal: les maoïstes font fermer de grandes sociétés népalaises
KATMANDOU (AFP) - Plusieurs grandes sociétés népalaises ont fermé mardi sous la menace de la guérilla maoïste après un attentat contre un grand hôtel de Katmandou, une offensive sur le front économique qui marque une nouvelle étape dans la guerre déclenchée par les maoïstes il y a huit ans. Les rebelles qui contrôlent une grande partie du pays et veulent renverser la monarchie avaient donné jusqu'à mardi à 24 des principales sociétés du royaume pour fermer. Lundi, des explosifs ont été lancés contre l'une d'entre elles, le Soaltee Crowne Plaza, un cinq étoiles de la capitale appartenant en partie au roi Gyanendra. Les engins sont tombés sur des courts de tennis et l'attentat n'a pas fait de victime. Mais il a envoyé un signal suffisant pour que l'hôtel qui refusait de se plier au diktat des maoïstes décide de fermer pour une période indéterminée et que d'autres suivent. Les entrepreneurs sont accusés d'exploiter leurs employés par un syndicat maoïste, ce qu'ils nient. "La plupart des affaires ont décidé de fermer pour l'instant étant donné la situation", a déclaré N.M. Singh, patron de Bottlers Nepal, distributeur de Coca-Cola au Népal. "Puisque le gouvernement n'arrive pas à protéger ses citoyens, comment voulez-vous qu'on continue ?", a ajouté le président de la Fédération népalaise des chambres de commerce et d'industrie, Binod Shrestha. La cessation forcée des activités vise aussi à faire pression sur le gouvernement pour la réouverture de négociations avec la rébellion qui a déjà fait près de 10.000 morts en huit ans. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont intensifié leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et ont imposé de nombreuses grèves. La plupart des sociétés visées par les rebelles sont liées à la famille royale ou à des multinationales. Mais d'autres entreprises ont également interrompu leurs activités, comme Makalu Bus Service, un grand transporteur, de crainte d'attentats. Les troubles risquent notamment de faire de nouveau dérailler l'industrie du tourisme, une des rares ressources de ce petit pays pauvre et une de ses principales sources de devises. Le tourisme fait vivre 1, 25 million de personnes dans le royaume himalayen et une augmentation de 32% du nombre des visiteurs avait été enregistrée sur les sept premiers mois de l'année. Les hôteliers rencontraient mardi le premier ministre Sher Bahadur Deuba pour réclamer un renforcement de la sécurité et l'ouverture d'un dialogue avec les maoïstes. "Nous allons dire au premier ministre que si le gouvernement n'est pas sérieux, nous sommes prêts à fermer tous nos hôtels en signe de protestation", a dit Narendra Bajracharya, président de l'Hotel Association-Nepal. Les rebelles refusent jusqu'à présent de négocier avec le premier ministre nommé en juin par le roi Gyanendra. Les maoïstes ont également menacé de faire le siège à Katmandou à partir de cette semaine si le gouvernement ne cédait pas à leurs exigences. Ils réclament des sanctions contre les officiers coupables de violations des droits de l'homme et d'avoir tué des militants, la libération des rebelles prisonniers et des informations sur les disparus. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de vivres, carburant et autres denrées essentielles. La guérilla s'est souvent montrée brutale sur le terrain, mais, jusqu'à présent, elle s'en est rarement prise aux touristes.
Bonjour à tous,
me voilà au coeur d'une histoire que me dépasse totalement.
Au mois de février, j'ai effectué une reservation dans un hôtel en Italie pour un séjour d'une durée de 4 nuits en mai. Pour cela, j'ai eu recours à e-bookers. J'ai laissé un numero de carte de crédit et voilà, ma reservation était validée. Entre temps, je me suis faite voler ma carte qui a donc été annulée. Je devais partir avec deux amis qui n'ont pu venir car étant en stage ou n'ayant pas suffisement d'argent (les joies de la vie estudiantine). J'ai complètement oublié d'annuler l'hôtel (je sais, ça n'est pas très malin). Ce dernier, a cherché à débiter la totalité du séjour sur ma carte mais bien sûre, on leur a indiqué que la carte n'était pas valide. J'ai reçu un premier mail m'accusant de fraude et me menaçant de porter plainte. J'ai donc donné mon numero de carte. L'hôtel a effectué un second prélèvement qui n'est pas passé puisque mon compte ne peut pas être débiteur et que je n'avais pas la somme sur ce dernier.
Hier, j'ai reçu un nouveau mail de cet établissement m'informant qu'ils ont porté plainte contre moi et qu'il m'accuse de fraude (ils n'ont que mon adresse e-mail et mon numero de cb). J'ai réenvoyé un mail expliquant ma situation ainsi que me difficultés financières leur proposant de régler en liquide le montant de la première nuit.
Je suis conmplètement panniquée et je m'en veux terriblement de ne pas avoir annulé à temps. Je ne sais plus ce que je dois faire et j'ai très peur d'être attaquée car je ne voulais certainement pas les escroquer.... Que dois-je faire ?
me voilà au coeur d'une histoire que me dépasse totalement.
Au mois de février, j'ai effectué une reservation dans un hôtel en Italie pour un séjour d'une durée de 4 nuits en mai. Pour cela, j'ai eu recours à e-bookers. J'ai laissé un numero de carte de crédit et voilà, ma reservation était validée. Entre temps, je me suis faite voler ma carte qui a donc été annulée. Je devais partir avec deux amis qui n'ont pu venir car étant en stage ou n'ayant pas suffisement d'argent (les joies de la vie estudiantine). J'ai complètement oublié d'annuler l'hôtel (je sais, ça n'est pas très malin). Ce dernier, a cherché à débiter la totalité du séjour sur ma carte mais bien sûre, on leur a indiqué que la carte n'était pas valide. J'ai reçu un premier mail m'accusant de fraude et me menaçant de porter plainte. J'ai donc donné mon numero de carte. L'hôtel a effectué un second prélèvement qui n'est pas passé puisque mon compte ne peut pas être débiteur et que je n'avais pas la somme sur ce dernier.
Hier, j'ai reçu un nouveau mail de cet établissement m'informant qu'ils ont porté plainte contre moi et qu'il m'accuse de fraude (ils n'ont que mon adresse e-mail et mon numero de cb). J'ai réenvoyé un mail expliquant ma situation ainsi que me difficultés financières leur proposant de régler en liquide le montant de la première nuit.
Je suis conmplètement panniquée et je m'en veux terriblement de ne pas avoir annulé à temps. Je ne sais plus ce que je dois faire et j'ai très peur d'être attaquée car je ne voulais certainement pas les escroquer.... Que dois-je faire ?
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Bonjour,
Quelqu'un a t-il déjà fait la côte Pacifique, de Seattle à San Diego en intégralité ? Si oui, avez vous trouvé cette route vraiment sympa ? Après une traversée des USA à vélo, cette itinéraire sera peut être mon prochain, toujours à vélo. Je commence donc à aborder le sujet et à me renseigner. Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Fred
Quelqu'un a t-il déjà fait la côte Pacifique, de Seattle à San Diego en intégralité ? Si oui, avez vous trouvé cette route vraiment sympa ? Après une traversée des USA à vélo, cette itinéraire sera peut être mon prochain, toujours à vélo. Je commence donc à aborder le sujet et à me renseigner. Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Fred
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Vous est-il arrivé de renoncer à un ou des voyages à cause de la nourriture servie à destination ?
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Personnellement, certains pays ne m'attirent pas ou plus à cause de leurs habitudes alimentaires.(Egypte, Jordanie, Angleterre, Mongolie, Chine par exemple) Je pense cependant m'y rendre ou y retourner un jour.
La seule fois où j'ai écourté un voyage à cause de la nourriture, c'était en Roumanie sous la dictature communiste... Il n'y avait pas grand chose de bon mais surtout il n'y avait pas grand chose dans l'assiette🤪
Salut à tous!🙂
Je voudrais savoir ce que vous pensez - en tant que voyageurs/backpackers expérimentés - de faire un tour du monde à mon age (je précise que j'aimerai vraiment le faire seule : tellement plus de liberté, de rencontres possibles...). On me dit que je suis folle (que ferais-t-on sans Folie??), je n'ai pas envie d'y croire. Quand on veut on peux, non??
Le problème c'est que juste par écrit il est difficile de montrer toute ma motivation. J'ai besoin de partir vers l'inconnu, l'aventure...Tout ce qu'on nous fait apprendre ça ne sert à rien si on ne fait rien par nous même, si on ne sort pas de notre petit quotidien rassurant et sur-sécurisé. Je veux voir autre chose, faire de Vraies rencontres, il y a tellement à apprendre de moi et des autres...
Je sais que ça demande du temps, de l'argent, de l'organisation, de la paperasse. Mais je sais aussi que c'est un question de volonté.
Bref, suis-je aveuglée par mes rêves et cet instinct si puissant qui me pousse à voyager, ou bien...est-ce faisable??? Et si vous connaissez des filles dans le même cas, se serait avec plaisir!!😉
Merci beaucoup!
Ce thème a été largement abordé dans ce forum, aussi, je ne prétends pas amener d'éléments fondamentalement nouveaux, mais donner mon point de vue au sujet de la sécurité à l'issue de 2 semaines au Guatemala.
Tous les guides de voyage parlent des risques d'agression encourus par les visiteurs. Indiscutablement, le pays est sujet à une grave violence. Pendant tout mon séjour, la presse du Guatemala a fait état quotidiennement de meurtres et de rapts. Une famille de 6 personnes, dont 2 jeunes enfants, a été tuée à l'arme blanche. Au nord du pays, les habitants se sont fait justice eux-mêmes, et ont lynché 7 personnes, dont un ado de 16 ans, soupçonnées d'enlèvements.
Pour autant, je dois dire que, bien que voyageant seul, je n'ai jamais été inquiété, et je ne me suis jamais senti menacé. Je crois que la violence s'exerce d'abord et avant tout sur la population du pays, les femmes en particulier (Géo consacre 2 vidéos à ce thème sur son site).
Néanmoins, le fait que je n'aie rencontré aucun problème ne signifie pas que personne n'en rencontrera, il est donc indispensable (mais il n'y a a pas qu'au Guatemala) de prendre quelques précautions.
Conseils pratiques : éviter les lieux déserts en petit groupe le matin avant 10H et l'après-midi après 16H. De plus, il est bon de se renseigner auprès des gens du coin (chauffeurs de taxi, conducteurs de toucs-toucs) sur la dangerosité de tel ou tel site, en général, les gens sont bien au courant, et renseignent volontiers.
Autres conseil, "au cas-zou" : Ne porter qu'une petite somme dans la "banane" ventrale, qui servira de "fusible" en cas de problème, et planquer le passeport et le gros de l'argent dans des caches invisibles. Personnellement, j'avais une pochette accrochée à la ceinture, mais portée sous le pantalon, et quasi invisible, complétée par une pochette à porter sur la cuisse ou la jambe. Cet attirail est léger, peu coûteux, et, pour un voyage en effectif réduit, je trouve qu'il constitue une solution sûre, à moins que les voleurs n'exigent un strip-tease intégral, évidemment, mais je ne crois pas que ce soit très probable...Restent les appareils photo et autres caméscopes, là, il n'y a pas grand chose à faire pour les sauver en cas d'agression sérieuse. Si l'on dispose de plusieurs appareils, emporter le moins coûteux, et se dire que, dans tous les cas, il vaut mieux voir filer son matériel que tenter une résistance qui pourrait mal tourner.
A noter par ailleurs que, sur les grands sites touristiques (Tikal, Panajachel), les risques sont à mon avis très réduits, compte tenu de leur fréquentation (à la rigueur, attention aux pickpockets). De même, les groupes importants sont beaucoup moins exposés, je pense, que les voyageurs isolés.
En résumé, j'estime qu'il serait dommage de renoncer à un voyage dans ce beau pays par crainte des vols, il suffit de quelques précautions simples pour éviter les problèmes.
Il n'en n'est pas de même, hélas, pour les guatémaltèques, qui doivent vivre dans un pays où la violence a remplacé la guerre civile et frappe en priorité la population pauvre (de loin la plus nombreuse), qui n'a guère les moyens de se défendre.
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
D'abord une petite parenthèse: ça fait quelques temps que je me balade sur des forums de voyageurs, et certaines réponses m'exaspèrent vraiment! le voyage rendrait-il cynique à ce point? et moi qui pensait qu'il rendait plus tolérant! pardon, je suis bien naïve...et déçue aussi, et du coup, il faut réfléchir à deux fois, voire s'excuser d'avance pour la question "idiote"que l'on va oser poser, de peur d'être aussitôt attaquée de toute part!
Bon, alors voilà mon cas: ça fait 4 semaines que j'attends mon visa indien et toujours pas de nouvelles, ça m'inquiète vraiment, qui peut me rassurer?
Bon, alors voilà mon cas: ça fait 4 semaines que j'attends mon visa indien et toujours pas de nouvelles, ça m'inquiète vraiment, qui peut me rassurer?
Petite compte rendu de deux semaines au Yemen, programme modifié car les check points ont été bloqués qq jours dus aux problemes avec les attaques de coréens dans l'Hadramawt (de la CIA selon une chaine allemande) mais surtout de l’attaque de leurs familles qui sont venus rendre visite aux survivants.
Michel Vanbergen a preque tout dit, ses comptes rendus sont impeccables. Il y a bien un bureau de police touristique dans la vieille ville comme précisé dans un autre post, les formalités pour le permis se font en dix minutes. J’ai logé au Golden Daar hotel, dans la vieille ville, qui oscille entre 10 et 15 euros, s’il y a salle debain dans la chambre. Sa position est ideale, en plein cœur de la vieille ville, l’employé européen qui s’en occupe parle bien anglais. Il me semble par contre qu’il y a un meilleur choix, le Dawood hotel, a 150m de Golden Daar, c’est un immeuble traditionnel aussi mais avec une terrasse exterieure qui donne sur des petits jardins, de la bonne bouffe au restaurant (mais chere comparée aux standards) et des bonnes shishas. On peut trouver a manger des especes de shawarmas (pita, boulettes, crudités) pour 30RY l’unité, ils sont pas tres gros mais avec 2 on est calé (1 euros=250RY), et sinon on peut manger du poisson grillé excellent pour 500RY a 750RY vers Bab El Yemen, et surement ailleurs.
Les coupures d’electricité sont tres frequentes (prendre une lampe pour la douche !), 4 a 5 fois par jour, et autant a Sanaa qu’ailleurs. J’avais un adaptateur mais il n’a pas servi, les prises francaises fonctionnent avec les prises yéménites, du moins toutes celles que j’ai croisé.
A Kawkaban, j’ai suivi les conseils de Michel Vanbergen et suis allé chez Yahia, le plus petit « hotel » qui n’est en fait rien d’autre que son logement, et je ne saurais trop vous conseiller moi aussi de vous y rendre, la nourriture preparée par la famille est succulente, mais il y en a trop ( !) la famille est tres gentille, Yahia aussi, on a vraiment l’impression d’en faire partie, broutage de qat ensemble, tours de bagnole ensemble, marché ensemble si on veut, bref on a pas l’impression d’etre un moyen pour eux de gagner de l’argent (meme si on l’est aussi et c’est normal) mais un etre humain. Le confort est tres sommaire, matelas par terre, « douche » au gobelet, un seul ballon d’eau chaude de 50 litres pour les 9 membres de la famille mais ca ne doit pas vous freiner. Rien de plus a ajouter sur les marches possibles depuis Kawkaban, le plan est bien chez Yahia, Kawkaban- Zakatin, Zakatin-Hababah m’a pris 6 ou 7h, mais je ne suis pas bon marcheur et surtout j’ai fait quantités de detours, observé les plantes, pique niqué dans les terrasses etc. Faire Kawkaban-Zakatin-Hababah-Thilla me semble par contre un peu « sport » dans une journée, mais faisable. Je n’ai pas pris de guide pour tout ca, ca se fait tres instinctivement, j’ai quitté de nombreuses fois les sentiers et ne me suis jamais perdu, c’est a l’aise.
Kawkaban vaut vraiment le detour si ce n’est le sejour, l’architecture et le panorama sont incroyables. Les villages sur le plateau aussi (Bokour, Zakatin) Hababah a un peu moins d’interet selon moi, a part la superbe citerne, et Thilla est vraiment superbe aussi. La route Shibam –Al Tawilah présente des paysages spectaculaires.
Je partage totalement l’avis qui consiste a dire que Kawkaban est un meilleur endroit pour rayonner que Shibam, deja c’est beau alors que Shibam est moche, et pour marcher c’est bien mieux, et bien plus calme, sans parler de la vue.
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
Bonjour à tous,
Nous partons pour deux petites semaines au Venezuela, à partir de samedi prochain. J'ai déjà voyagé plus de quatre mois en Amerique du sud, donc l'espagnol est relativement maîtrisé, et je connais les "règles de sécurité" des grandes villes locales. En revanche, malgré une fouille méthodique grâce à la fonction recherche du forum, je ne trouve pas de réponses à des questions toutes bêtes, ou plutôt, je trouve des réponses qui ne vont pas dans le même sens et qui datent de 5-6 ans. Je me permets donc de les reposer... - Nous arrivons à 21 heures samedi soir. Il ne nous sera donc pas possible de réserver quelque chose pour le lendemain à cette heure-là. Comme nous ne comptons pas rester à Caracas, pensez-vous qu'un départ le lendemain en bus ou en avion soit envisageable? Ou vaut-il mieux envisager un autre jour sur place? Nous pensions dormir près de l'aéroport dans l'espoir de reprendre vite un avion pour Merida ou Ciudad Bolivar ou Los Roques, ou bus au pire... - Pour l'hôtel, j'ai lu des recommendations pour La Parada, ou encore Plaza mar. Avec un budget d'une cinquantaine de dollars, y aurait-il d'autres suggestions? Ceux-ci me semblent déjà bien... - A propos d'argent, je lis dollars, ou euros, mais non, il vaut mieux des dollars, mais non des euros, c'est pareil, etc... Je préférerais emporter des euros, ce qui éviterait un taux de change déjà en France... Une idée du cours du dolar parallelo? J'ai cherché sur google, mais tout ce que je trouve a déjà quelques semaines (1 Euro = 12, ... Bol), et combien peut-on espérer obtenir réellement, genre à l'aéroport? Une amie a une amie sur place et me propose de la contacter pour le change. Est-ce que ça vaut le coup de rejoindre le centre de Caracas juste pour faire du change par son inetrmédiaire? - Et enfin, au niveau de l'itinéraire. Nous n'avons que 12 jours sur place. Ce qui nous attire, pour l'instant, ce serait l'Orenoque, Canaima, les Llanos et de la plage pour terminer. Et là, questions: L'Orenoque et les Llanos, c'est à l'opposé dans le pays. On peut prendre l'avion, mais est-ce que les deux ne sont pas un peu redondants? Si oui, lequel choisir? Canaïma, je lis tous les prix... Combien faut-il compter pour aller au Salto Angel en réservant sur place? Et est-ce la bonne saison? Les guides disent qu'il n'y a pas d'eau à cette période, mais j'ai lu sur le forum qu'il y avait eu des inondations au Venezuela en décembre, est-ce que ça a influé? Et enfin, la plage... Los Roques nous attire, évidemment, mais c'est super cher. Alors, on peut se faire plaisir, mais on a peur d'être un peu déçus... Je m'explique: on a beaucoup voyagé et plongé en Asie, dans des coins merveilleux, et on craint de payer une somme folle pour voir des paysages sous-marins et des plages pas vraiment beaucoup plus interessantes que ce qu'on a vu pour un petit budget jusque là. Et si pas Los Roques, une recommendation? - Et enfin, ce sera carnaval pendant cette période (nous partons du 26/2 au 12/3), une suggestion pour le passer de façon sympa?
Je sais, ça fait un wagon de questions, mais à une semaine du départ, évidemment, elles émergent! En espérant pour voir obtenir quelques petites réponses... Merci d'avance!!! 😇😇 Ophélie
Nous partons pour deux petites semaines au Venezuela, à partir de samedi prochain. J'ai déjà voyagé plus de quatre mois en Amerique du sud, donc l'espagnol est relativement maîtrisé, et je connais les "règles de sécurité" des grandes villes locales. En revanche, malgré une fouille méthodique grâce à la fonction recherche du forum, je ne trouve pas de réponses à des questions toutes bêtes, ou plutôt, je trouve des réponses qui ne vont pas dans le même sens et qui datent de 5-6 ans. Je me permets donc de les reposer... - Nous arrivons à 21 heures samedi soir. Il ne nous sera donc pas possible de réserver quelque chose pour le lendemain à cette heure-là. Comme nous ne comptons pas rester à Caracas, pensez-vous qu'un départ le lendemain en bus ou en avion soit envisageable? Ou vaut-il mieux envisager un autre jour sur place? Nous pensions dormir près de l'aéroport dans l'espoir de reprendre vite un avion pour Merida ou Ciudad Bolivar ou Los Roques, ou bus au pire... - Pour l'hôtel, j'ai lu des recommendations pour La Parada, ou encore Plaza mar. Avec un budget d'une cinquantaine de dollars, y aurait-il d'autres suggestions? Ceux-ci me semblent déjà bien... - A propos d'argent, je lis dollars, ou euros, mais non, il vaut mieux des dollars, mais non des euros, c'est pareil, etc... Je préférerais emporter des euros, ce qui éviterait un taux de change déjà en France... Une idée du cours du dolar parallelo? J'ai cherché sur google, mais tout ce que je trouve a déjà quelques semaines (1 Euro = 12, ... Bol), et combien peut-on espérer obtenir réellement, genre à l'aéroport? Une amie a une amie sur place et me propose de la contacter pour le change. Est-ce que ça vaut le coup de rejoindre le centre de Caracas juste pour faire du change par son inetrmédiaire? - Et enfin, au niveau de l'itinéraire. Nous n'avons que 12 jours sur place. Ce qui nous attire, pour l'instant, ce serait l'Orenoque, Canaima, les Llanos et de la plage pour terminer. Et là, questions: L'Orenoque et les Llanos, c'est à l'opposé dans le pays. On peut prendre l'avion, mais est-ce que les deux ne sont pas un peu redondants? Si oui, lequel choisir? Canaïma, je lis tous les prix... Combien faut-il compter pour aller au Salto Angel en réservant sur place? Et est-ce la bonne saison? Les guides disent qu'il n'y a pas d'eau à cette période, mais j'ai lu sur le forum qu'il y avait eu des inondations au Venezuela en décembre, est-ce que ça a influé? Et enfin, la plage... Los Roques nous attire, évidemment, mais c'est super cher. Alors, on peut se faire plaisir, mais on a peur d'être un peu déçus... Je m'explique: on a beaucoup voyagé et plongé en Asie, dans des coins merveilleux, et on craint de payer une somme folle pour voir des paysages sous-marins et des plages pas vraiment beaucoup plus interessantes que ce qu'on a vu pour un petit budget jusque là. Et si pas Los Roques, une recommendation? - Et enfin, ce sera carnaval pendant cette période (nous partons du 26/2 au 12/3), une suggestion pour le passer de façon sympa?
Je sais, ça fait un wagon de questions, mais à une semaine du départ, évidemment, elles émergent! En espérant pour voir obtenir quelques petites réponses... Merci d'avance!!! 😇😇 Ophélie
Nous avons été en Colombie pour 3 semaine en couples inviter par des amis de bogota qui nous acceuilli très bien. Mais nous avons été victime d'un attaque au couteau dans le quartier "candeliaria" quartier historique le plus touristique.
C'etait le 30 juillet dernier avant 21h00.
Ce quartier semble rassurant mais si on se trouve dans une rue après la nuit tombée et que les policiers ne sont pas au coin de la rue on peut être attaquer comme nous même.
Nous avons d'abord chercher a se défendre ou a fuir et ma femme a hurler mais il a mieux valu colaborer et donner les valeurs
Nous ne prenons aucun risque sortons sans apareil photo ni carte bancaire ni rien voyant. Nous ne prenons pas de risque mais être dans la rue apres 18h00 était aparament un risque comme disait nos amis.
Avant ça la colombie nous plaisait asez malgre grisaille et froid de Bogota mais nous ne reviendrons pas. Après l'agression nous attendions ensuite notre retour avec joie. Il nous restait deux jours où nous ne sortions plus après 18h00 et même assez peu en journée.
Je voudrai aller travailler dans le pickingfruit mais jai un peu peur de l’expérience. Je n’ai jamais dormi dehors et sans les commodités comme les douches les toilettes les cuisines....etc. J’aimerai que si quelqu’un a déjà fait l’expérience qu’il me renseigne et qu’il me dise comment il a pusurvivre ? Est-ce qu’il a acheté sa nourriture avant le départ ? Est-ce que c’estsécuritaire ? J’ai entendu dire qu’il ne faut pas s<aventurer dans lesforets de BC si on ne veut pas être attaquée par un ours. Est-ce que c’estvrai. Comment on fait pour cuisiner si on est en plein champs et sans stove nimicro-onde ? Comment on fait sa toilette si on n’a pas d’eau a disposition etc…merci de m’aider. Une citadine qui veut vivre a la compagne.
😕🤪
On ne peux pas être toujours d'accord avec les analyses d'Anselm jappe mais là, on contresigne des deux mains.
Pour que les amis du continent africain et d’ailleurs savent à quoi ressemble notre pays qui est la France.
Pour qu' on ne se trompe pas de combat.
Cet article, assez court et criant de vérité, est extrêmement bien écrit.
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Laviolencemaispourquoifaire_parAnselmJappe.pdf
Je reviens d’un périple d’un mois sur les routes d’Italie, de Sicile et de Grèce , à la nomade, avec trois fois rien....Oubliant la ceinture de sécurité (en France, l’automobiliste est constamment menacé du moindre écart).
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Elles voyagent seules .
Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres .
Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages .
Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Bonjour tout le monde.
Je vais pas être original.... je vais vous demander vos avis.
Ma copine et moi partons pour Tokyo du 7 au 17 mais prochain (2014). Compte tenue des 2 fois 1 jour de trajet, je compte 7 ou 8 jours sur place. C'est mon premier "vrai" voyage, aussi je ne suis pas rompu à l'exercice de la préparation et à éviter les plans foireux...
Pour le moment je suis équipé du Lonely de Tokyo que je bouquine, mais entre ça et les infos des divers blogs et forums, je croule un peu sous les infos....
Est ce que 8 jours pour Tokyo c'est bien ? pas assez ? Trop? J'aimerai faire du couchsurfing. Est ce que c'est facile au Japon et à Tokyo en particulier? Si non est ce qu'il y a d'autres moyens de côtoyer soit des locaux, soit des expat? En tous cas des personnes qui pourront me parler de leur Tokyo.
Quels sont pour vous les incontournables de cette ville? Qu'est ce qui ne vaut pas le coup?
Si vous êtes déjà allé là bas. Est ce qu'il y a quelque chose que vous avez adoré et que vous conseilleriez de ne pas rater? Qu'est ce qui vous a déçu et que vous n'auriez pas fait si vous aviez su ?
Voila comment je vois le voyage jusque là:
Je pense faire deux ou trois nuits dans un logement (sans doute par le site airbnb), puis une ou deux nuits en couchsurfing (si ça se passe bien et que c'est possible on resterait plus, et si ça sent le coup fourré, on a une porte de sortie), un Ryokan (juste une nuit, j'ai vue que ça tournait dans les 100€ la nuit pour un truc correct) et finir soit par un hôtel soit reprendre une location courte sur aribnb.
Est ce que ça vous semble une bonne idée de changer aussi souvent ou est ce que c'est plus une source d’embêtement? Dans pas mal de location par airbnb il y a une clé 4G fournie, utile ou gadget?
Pour le programme pour le moment. Shibuya crossing, Tsukiji fish market (plus sushi breakfast) Megurogawa parck Ueno des temples (mais lesquels?) Palais impérial. combat de sumo (où?) cérémonie du thé (où?)
J'aime l'histoire, j'aime imaginer ce qu'a pu être l'endroit ou je me trouve, j'aime me dire ici il y a eu ceci, ou cela. J'aimerai sentir le pouls de la ville. Je sais bien que je ne serais qu'un touriste parmi tant d'autres, mais si je pouvais toucher du doigt Tokyo comme le vivent les gens qui l'aiment ce serait pour moi un véritable bonheur.
Quitte a partir si loin, est ce que c'est dommage de se limiter a Tokyo, ou est ce qu'il faut aussi aller voir plus loin? Ou? Quoi? On m'a dit qu'il ne fallait pas rater Hiroshima. Qu'en pensez vous?
Malgré tout l'argent est aussi un élément important du voyage, on a définit un budget de 1500€ par personne. On a déjà nos billets il nous reste donc environ 800€ par personne.
Voila mon pavé se termine enfin... Merci d'avance a tous ceux qui prendront la peine de lire jusqu'au bout un centième poste sur ce sujet....
Je vais pas être original.... je vais vous demander vos avis.
Ma copine et moi partons pour Tokyo du 7 au 17 mais prochain (2014). Compte tenue des 2 fois 1 jour de trajet, je compte 7 ou 8 jours sur place. C'est mon premier "vrai" voyage, aussi je ne suis pas rompu à l'exercice de la préparation et à éviter les plans foireux...
Pour le moment je suis équipé du Lonely de Tokyo que je bouquine, mais entre ça et les infos des divers blogs et forums, je croule un peu sous les infos....
Est ce que 8 jours pour Tokyo c'est bien ? pas assez ? Trop? J'aimerai faire du couchsurfing. Est ce que c'est facile au Japon et à Tokyo en particulier? Si non est ce qu'il y a d'autres moyens de côtoyer soit des locaux, soit des expat? En tous cas des personnes qui pourront me parler de leur Tokyo.
Quels sont pour vous les incontournables de cette ville? Qu'est ce qui ne vaut pas le coup?
Si vous êtes déjà allé là bas. Est ce qu'il y a quelque chose que vous avez adoré et que vous conseilleriez de ne pas rater? Qu'est ce qui vous a déçu et que vous n'auriez pas fait si vous aviez su ?
Voila comment je vois le voyage jusque là:
Je pense faire deux ou trois nuits dans un logement (sans doute par le site airbnb), puis une ou deux nuits en couchsurfing (si ça se passe bien et que c'est possible on resterait plus, et si ça sent le coup fourré, on a une porte de sortie), un Ryokan (juste une nuit, j'ai vue que ça tournait dans les 100€ la nuit pour un truc correct) et finir soit par un hôtel soit reprendre une location courte sur aribnb.
Est ce que ça vous semble une bonne idée de changer aussi souvent ou est ce que c'est plus une source d’embêtement? Dans pas mal de location par airbnb il y a une clé 4G fournie, utile ou gadget?
Pour le programme pour le moment. Shibuya crossing, Tsukiji fish market (plus sushi breakfast) Megurogawa parck Ueno des temples (mais lesquels?) Palais impérial. combat de sumo (où?) cérémonie du thé (où?)
J'aime l'histoire, j'aime imaginer ce qu'a pu être l'endroit ou je me trouve, j'aime me dire ici il y a eu ceci, ou cela. J'aimerai sentir le pouls de la ville. Je sais bien que je ne serais qu'un touriste parmi tant d'autres, mais si je pouvais toucher du doigt Tokyo comme le vivent les gens qui l'aiment ce serait pour moi un véritable bonheur.
Quitte a partir si loin, est ce que c'est dommage de se limiter a Tokyo, ou est ce qu'il faut aussi aller voir plus loin? Ou? Quoi? On m'a dit qu'il ne fallait pas rater Hiroshima. Qu'en pensez vous?
Malgré tout l'argent est aussi un élément important du voyage, on a définit un budget de 1500€ par personne. On a déjà nos billets il nous reste donc environ 800€ par personne.
Voila mon pavé se termine enfin... Merci d'avance a tous ceux qui prendront la peine de lire jusqu'au bout un centième poste sur ce sujet....
Bonjour,
je serai en Thailande en décembre et janvier prochain. J'ai peur seulement de poser la question, mais je le fais : y a-t-il beaucoup d'araignées en Thailande, car je suis arachnophobe (vous n'imaginez même pas à quel point) ... Quelques personnes ont déjà posé la question sur ce forum ou sur d'autres, mais les réponses ne sont pas évidentes. Beaucoup disent qu'ils n'en ont jamais vu, d'autres qu'il y en a absolument PARTOUT ! C'est ce qui me fait un peu peur en fait ... Pouvez-vous me dire quelle est votre expérience par rapport à cela ? Et où les retrouve-t-on généralement ? Y-a-t-il des endroits spécifiques à éviter ?
Merciiii
je serai en Thailande en décembre et janvier prochain. J'ai peur seulement de poser la question, mais je le fais : y a-t-il beaucoup d'araignées en Thailande, car je suis arachnophobe (vous n'imaginez même pas à quel point) ... Quelques personnes ont déjà posé la question sur ce forum ou sur d'autres, mais les réponses ne sont pas évidentes. Beaucoup disent qu'ils n'en ont jamais vu, d'autres qu'il y en a absolument PARTOUT ! C'est ce qui me fait un peu peur en fait ... Pouvez-vous me dire quelle est votre expérience par rapport à cela ? Et où les retrouve-t-on généralement ? Y-a-t-il des endroits spécifiques à éviter ?
Merciiii
Bonjour,
Je sais que ma question va paraître un peu bizarre et pourtant, je cherche désespérément une réponse. Je souhaite depuis un bon moment me rendre en Polynésie ou par défaut sur une île "paradisiaque" autre. Mais mon conjoint a une phobie des gecko. Pas juste une petite peur, mais une phobie. On a expérimenté la Guadeloupe il y a quelques années, et malheureusement là ou nous logions, il y avait pas mal de gecko sur les murs, à l'intérieur, et j'ai eu droit à quelques crises de nerfs... Je ne retenterai pas l'expérience. Du coup, je cherche un endroit ou il n'y ait pas de gecko ou très peu. Ou encore un moyen de me rendre en polynésie mais en étant sure qu'il n'y aura absolument aucun gecko à l'endroit ou on logera.
Alors, même si c'est un peu bizarre, si vous avez des idées, je suis preneuse...
Merci, Marie.
Je sais que ma question va paraître un peu bizarre et pourtant, je cherche désespérément une réponse. Je souhaite depuis un bon moment me rendre en Polynésie ou par défaut sur une île "paradisiaque" autre. Mais mon conjoint a une phobie des gecko. Pas juste une petite peur, mais une phobie. On a expérimenté la Guadeloupe il y a quelques années, et malheureusement là ou nous logions, il y avait pas mal de gecko sur les murs, à l'intérieur, et j'ai eu droit à quelques crises de nerfs... Je ne retenterai pas l'expérience. Du coup, je cherche un endroit ou il n'y ait pas de gecko ou très peu. Ou encore un moyen de me rendre en polynésie mais en étant sure qu'il n'y aura absolument aucun gecko à l'endroit ou on logera.
Alors, même si c'est un peu bizarre, si vous avez des idées, je suis preneuse...
Merci, Marie.
Bonjour,
J'aimerai savoir si les iles du nord est de la malaisie sont protéger par une barrière de corail?
Et, non pas que j'ai une phobie des requins, mais peut-on nager au bord des plages sans risques d'attaques de ces gentilles bébéttes?
D'avance merci pour vos témoignages
J'aimerai savoir si les iles du nord est de la malaisie sont protéger par une barrière de corail?
Et, non pas que j'ai une phobie des requins, mais peut-on nager au bord des plages sans risques d'attaques de ces gentilles bébéttes?
D'avance merci pour vos témoignages
bonjour à tous,
rentrant de la GTA de Thonon les Bains à Nice, je me suis retrouvé confronté au problème des chiens de bergers hargneux, et les non moins célèbres patous, je dis problème, parce que pour moi, tous ces chiens à moitié sauvages, voir cinglés ont fini par devenir ma hantise.
on a cassé du pitt bulls pour moins que ça
certains patous sont un peu éduqués et moins agressifs, mais c'est pas écrit dessus, et ils sont plutôt rares.
le seul bruit des clochettes des moutons m'ont gâché une partie de cette superbe randonnée. La hantise de voir déboulés des chiens agressifs, dès qu'on arrive dans les alpages
en partant de Thonon, je n'y avais pas pensé, suite à ma peur grandissante au fil des jours, renseignements pris de droite et de gauche dans les gîtes, causeries avec des bergers qui n'avaient pas de patous, il en ressort que ces chiens sont la cause d'une saturation de plaintes, et que certains éleveurs préfèrent s'en passer plutôt que d'être en permanence sous le dépôt de plaintes de randonneurs.
dans le lien qui suit, et si vous recherchez sur internet, il en ressort que certaines municipalités, et aussi certains gérants de gîtes qui commencent à s'inquiéter d'une baisse de tourisme liée à la defréquentation de leur GR par les randonneurs, suite aux rencontres avec ces chiens.
http://www.pyrenees-pireneus.com/...ensProtection.htm#14
pour ma part, j'avais envisagé de faire la partie du GR5 dans les vosges et le jura, mais du coup, je n'irai pas, idem pour le GR10 que j'avais prévu en 2013, on peut peut-être me reprocher ma peur, mais je marche pour me faire plaisir, pas pour stresser sans arrêt.
j'ai passé quelques nuits en bivouac, pas entendu un seul loup, le brame des cerfs, oui, le hurlement du loup, non, en plus, je ne comprend pas trop, personne n'a jamais entendu dire qu'un patou ait tué un loup ?
quand on est passé à Roya, 2 jours avant, soi-disant 150 brebis égorgées, et ce malgré la présence dans le troupeau de 3 patous, 150 brebis, combien a t'il fallu de loups pour faire ça, et surtout que faisaient les patous ??????
pour avoir aussi assisté avec une vingtaine de personnes, assis un soir sur une terrasse d'un gîte en savourant une bière salvatrice, on a donc assisté a une petite folie des chiens de berger et de leur collègue patou qui poursuivaient un renard, pauvre renard qui avait eu l'audace de vouloir traversé le troupeau, ignorant, il n'avait pas su lire le panneau de prévention, je peux vous dire que ça a été un feu d'artifice de moutons, ça giclait dans tous les sens, ils auraient été au bord d'une falaise, ça finissait par une purée de moutons en bas, et on aurait encore prétexté une attaque de loups,
heureusement, le renard étant plus fin s'en est sorti sans une rayure alors que les autres imbéciles couraient en tous sens ! cherchez l'erreur !!!!!
je suis persuadé que le patou est aussi dangereux que le loup, certains pètent les plombs et se retournent même contre leur maître, dixit un berger
je veux bien qu'on protège les troupeaux et c'est normal, mais je reproche aux éleveurs de s'approprier la montagne, en vertu de quel droits, certains panneaux de prévention d'ailleurs en témoignent, certains s'adressent aux AMIS randonneurs et expliquent poliment aux randonneurs quel comportement avoir face à ces fauves, alors que sur d'autres panneaux, il est juste écrit: N'APPROCHER PAS DES TROUPEAUX !!!!
et vous, vos réactions m'intéressent, soyez francs et sincères, peur pas peur, allez vous toujours en montagne si vous avez eu des expériences négatives ?
merci d'avance
rentrant de la GTA de Thonon les Bains à Nice, je me suis retrouvé confronté au problème des chiens de bergers hargneux, et les non moins célèbres patous, je dis problème, parce que pour moi, tous ces chiens à moitié sauvages, voir cinglés ont fini par devenir ma hantise.
on a cassé du pitt bulls pour moins que ça
certains patous sont un peu éduqués et moins agressifs, mais c'est pas écrit dessus, et ils sont plutôt rares.
le seul bruit des clochettes des moutons m'ont gâché une partie de cette superbe randonnée. La hantise de voir déboulés des chiens agressifs, dès qu'on arrive dans les alpages
en partant de Thonon, je n'y avais pas pensé, suite à ma peur grandissante au fil des jours, renseignements pris de droite et de gauche dans les gîtes, causeries avec des bergers qui n'avaient pas de patous, il en ressort que ces chiens sont la cause d'une saturation de plaintes, et que certains éleveurs préfèrent s'en passer plutôt que d'être en permanence sous le dépôt de plaintes de randonneurs.
dans le lien qui suit, et si vous recherchez sur internet, il en ressort que certaines municipalités, et aussi certains gérants de gîtes qui commencent à s'inquiéter d'une baisse de tourisme liée à la defréquentation de leur GR par les randonneurs, suite aux rencontres avec ces chiens.
http://www.pyrenees-pireneus.com/...ensProtection.htm#14
pour ma part, j'avais envisagé de faire la partie du GR5 dans les vosges et le jura, mais du coup, je n'irai pas, idem pour le GR10 que j'avais prévu en 2013, on peut peut-être me reprocher ma peur, mais je marche pour me faire plaisir, pas pour stresser sans arrêt.
j'ai passé quelques nuits en bivouac, pas entendu un seul loup, le brame des cerfs, oui, le hurlement du loup, non, en plus, je ne comprend pas trop, personne n'a jamais entendu dire qu'un patou ait tué un loup ?
quand on est passé à Roya, 2 jours avant, soi-disant 150 brebis égorgées, et ce malgré la présence dans le troupeau de 3 patous, 150 brebis, combien a t'il fallu de loups pour faire ça, et surtout que faisaient les patous ??????
pour avoir aussi assisté avec une vingtaine de personnes, assis un soir sur une terrasse d'un gîte en savourant une bière salvatrice, on a donc assisté a une petite folie des chiens de berger et de leur collègue patou qui poursuivaient un renard, pauvre renard qui avait eu l'audace de vouloir traversé le troupeau, ignorant, il n'avait pas su lire le panneau de prévention, je peux vous dire que ça a été un feu d'artifice de moutons, ça giclait dans tous les sens, ils auraient été au bord d'une falaise, ça finissait par une purée de moutons en bas, et on aurait encore prétexté une attaque de loups,
heureusement, le renard étant plus fin s'en est sorti sans une rayure alors que les autres imbéciles couraient en tous sens ! cherchez l'erreur !!!!!
je suis persuadé que le patou est aussi dangereux que le loup, certains pètent les plombs et se retournent même contre leur maître, dixit un berger
je veux bien qu'on protège les troupeaux et c'est normal, mais je reproche aux éleveurs de s'approprier la montagne, en vertu de quel droits, certains panneaux de prévention d'ailleurs en témoignent, certains s'adressent aux AMIS randonneurs et expliquent poliment aux randonneurs quel comportement avoir face à ces fauves, alors que sur d'autres panneaux, il est juste écrit: N'APPROCHER PAS DES TROUPEAUX !!!!
et vous, vos réactions m'intéressent, soyez francs et sincères, peur pas peur, allez vous toujours en montagne si vous avez eu des expériences négatives ?
merci d'avance
🙁Actuellement, de nombreux navires sont piratés, côté Asiatique, au large de la Somalie, et depuis ce matin, aux Séychelles pour des thoniers, ce qui épouvantent pas mal les pêcheurs.
Je me demande si les énormes navires de croisières peuvent également être victimes de ce genre de phénomène????
Qui en sait plus????
Presque tout ce que vous avez jamais voulu savoir sur le flash.
C'est un cours que j'ai écrit au départ pour le Club-Photo de Noisy le Sec, sur la demande de son président Eric A.
A la base, il est fait pour démystifier l'utilisation du flash qui est souvent considéré comme un pis aller et non pas comme un outil précieux, tout simplement parce qu'on le maîtrise mal.
Je le rend disponible également ici pour ceux qui veulent progresser dans l'utilisation du flash, aussi bien quand il y a de la lumière (et oui ...) que lorsqu'il n'y en a pas.
Vous pouvez le récupérer à http://ecpa.eu.org/documents/flash.pdf
Bonne lecture
C'est un cours que j'ai écrit au départ pour le Club-Photo de Noisy le Sec, sur la demande de son président Eric A.
A la base, il est fait pour démystifier l'utilisation du flash qui est souvent considéré comme un pis aller et non pas comme un outil précieux, tout simplement parce qu'on le maîtrise mal.
Je le rend disponible également ici pour ceux qui veulent progresser dans l'utilisation du flash, aussi bien quand il y a de la lumière (et oui ...) que lorsqu'il n'y en a pas.
Vous pouvez le récupérer à http://ecpa.eu.org/documents/flash.pdf
Bonne lecture
Bonjour, nous partons mercredi en Italie. Cependant, je viens de me rendre compte que les cartes d'identité de mes enfants n'étaient plus valides depuis quelques semaines. A l'aller, nous franchissons la frontière en TER (Menton-Vintimille), donc j'imagine que cela ne va pas poser de problèmes.
Ce qui m'inquiète est notre retour, prévu en avion depuis Rome avec Ryanair.
Seule ma carte d'identité est encore valide grâce à la réforme qui pousse la durée de validité à 15 ans pour les majeurs...
Que puis-je faire ? Quelles démarches accomplir ?
A quels soucis nous exposons nous à l'aéroport à Rome ? Si mes filles présentent leur carte périmée (et éventuellement un permis de conduire, une attestation de demande de renouvellement de la cni, une autorisation de sortie de territoire, que sais-je ... ?? ), peuvent-elles se voir refuser l'embarquement ? Sachant que nous rentrons en France, pays d'origine. Au pire, ne risque-t-on pas d'être reconduits à la frontière ?
Merci
Seule ma carte d'identité est encore valide grâce à la réforme qui pousse la durée de validité à 15 ans pour les majeurs...
Que puis-je faire ? Quelles démarches accomplir ?
A quels soucis nous exposons nous à l'aéroport à Rome ? Si mes filles présentent leur carte périmée (et éventuellement un permis de conduire, une attestation de demande de renouvellement de la cni, une autorisation de sortie de territoire, que sais-je ... ?? ), peuvent-elles se voir refuser l'embarquement ? Sachant que nous rentrons en France, pays d'origine. Au pire, ne risque-t-on pas d'être reconduits à la frontière ?
Merci
Bonjour tout le monde
Voilà je suis actuellement à New York et je viens juste de sortir du controle immigration. C'etait la 7 eme fois que je venais mais toujours 1 fois par an..on m'a posé des questions car j'allais dans une petite ville de l'ouest et pour eux bizarre qu'une française veuille aller la bas pou des vacances..
J'ai eu tellement peur et c'etait impressionnant que j'ai eu un malase, on ma interrogé une fois que j'allais un peu mieux et on m'a donné à boire et à manger..
On m' a demandé e nom de l'hotel et si j'avais reservé, jai dit que non ca c'est un petit hotel mais pensez vous qu'ils peuvent vérifier ce soir si j'y suis bien allé ? peuvent ils me suivre à la sortie de mon aeoport final pour vérifier où je vais ?
j'ai eu tellement peur que du coup je panique :-(
Voilà je suis actuellement à New York et je viens juste de sortir du controle immigration. C'etait la 7 eme fois que je venais mais toujours 1 fois par an..on m'a posé des questions car j'allais dans une petite ville de l'ouest et pour eux bizarre qu'une française veuille aller la bas pou des vacances..
J'ai eu tellement peur et c'etait impressionnant que j'ai eu un malase, on ma interrogé une fois que j'allais un peu mieux et on m'a donné à boire et à manger..
On m' a demandé e nom de l'hotel et si j'avais reservé, jai dit que non ca c'est un petit hotel mais pensez vous qu'ils peuvent vérifier ce soir si j'y suis bien allé ? peuvent ils me suivre à la sortie de mon aeoport final pour vérifier où je vais ?
j'ai eu tellement peur que du coup je panique :-(
Bonjour,
Dans la préparation d'un voyage au Pérou et en bolivie, je suis en train de parcourir le guide du routard et je suis vraiment étonné de toutes le mises en gardes du guide concernant l'insécurité, les vols etc... A lire le GDR, il faudrait être toujours aux aguets et ne surtout pas sortir du chemin tracé sous peine d'agression, d'arnaque ou de vol ! Je ne connais pas l'amérique latine mais j'ai l'impression que le GDR noircit quelque peu le tableau... même si le Pérou n'est aussi safe qu'un pays d'asie et qu'il faut bien-sûr respecter les règles de base de sécurité comme éviter de sortir une liasse de billets de 50 dollars dans un marché, il ne tout de même pas s'attendre à un "voleur" à tous les coins de rues ! ...j'ai l'impression que le guide fait rimer pauvreté avec voleur en puissance ? Concernant le pays, je pars très serein mais ma seule crainte c'est d'être peut-être une "cible potentiel" en partant avec un reflex ? Même si le sujet a déjà été abordé, pouvez- vous me donner votre avis sur la question pour ceux qui reviennent du Pérou ? Merci d'avance pour vos réponses. Rachid
Dans la préparation d'un voyage au Pérou et en bolivie, je suis en train de parcourir le guide du routard et je suis vraiment étonné de toutes le mises en gardes du guide concernant l'insécurité, les vols etc... A lire le GDR, il faudrait être toujours aux aguets et ne surtout pas sortir du chemin tracé sous peine d'agression, d'arnaque ou de vol ! Je ne connais pas l'amérique latine mais j'ai l'impression que le GDR noircit quelque peu le tableau... même si le Pérou n'est aussi safe qu'un pays d'asie et qu'il faut bien-sûr respecter les règles de base de sécurité comme éviter de sortir une liasse de billets de 50 dollars dans un marché, il ne tout de même pas s'attendre à un "voleur" à tous les coins de rues ! ...j'ai l'impression que le guide fait rimer pauvreté avec voleur en puissance ? Concernant le pays, je pars très serein mais ma seule crainte c'est d'être peut-être une "cible potentiel" en partant avec un reflex ? Même si le sujet a déjà été abordé, pouvez- vous me donner votre avis sur la question pour ceux qui reviennent du Pérou ? Merci d'avance pour vos réponses. Rachid











