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Road trip de la "grosse pomme" au Mont Rushmore et autres
arrivés dimanche 22 au soir après 2 très courtes nuit le jet lag nous assome à 16h

lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent

des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois

et leurs parents selfistes



ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?

et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?

sinon vue agréable



l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house



sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders

nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor



croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français



nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis



nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints



le streetart règne en maitre

madame a du prendre 150 photos

6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights



croisés 50 personnes dont 20 français !!!



pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
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D'une côte à l'autre des USA en Harley
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.

Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.

Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.

Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.

Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...

Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.

Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.

Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.



La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.

Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.

Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…

Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…

La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …

Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.

Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.

Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.



Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.



A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.

Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !

Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.

Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !

C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.

Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.



Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
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Vols secs vers l'Ouest américain: les prix aussi s'envolent...
Bonjour ,

En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !

Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !

Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
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Le carnet le plus en retard du site: New York 2008
Je vous fais profiter d'un résumé de voyage à NY fin 2008.

Nous sommes allés à NY en famille (10 et 13 à l'époque) du 25 au 31 octobre pour la première fois.

MAGIQUE !!!!

Nous avions repéré les principales attractions sans prévoir de programme particulier, comme nous le faisons à chaque voyage.

Finalement c'est plus flexible notamment quand la météo s'en mêle (nous avons eu une mini tempête pendant un jour...dantesque)

Donc nous avons privilégié les ballades au hasard des rues et des quartiers, en essayant de nous imprégner de la ville : upper east et west side, quartier plus chic et résidentiel, la 5eme park avenue et madison pour le monde et les magasins, gramercy, greenwich et east side pour les petites rues sympas et le côté artiste, wall street, promenade à central park (amener du pain pour les écureuils, ils vous monteront dessus)......

La ballade le long des quais est depuis chelsea jusqu'à battery park est superbe et peu fréquentée.

Le ferry de staten island vaut vraiment la peine en évitant les heures de pointes.

En terme de musée : le MET bien sur mais au bout de 4 h nos filles ont imploré qu'on arrête (salles antiquités et peintures splendides)..mais bon c'est comme au louvre

Le musée d'histoire naturelle : celui là je le conseille très vivement, fabuleux pour tous les âges !!!!!!!! immense également donc ne pensez pas tout faire, mais déjà les salles permanentes sont bluffantes.....surtout...si vous êtes fan du film "une nuit au musée" courrez-y rien que pour ça !

L'empire State bien sur ... à couper le souffle.

Voilà notre programme de débutants....nous n'avons pas pu tout voir en une semaine et c'est tant mieux il faudra y retourner...nous sommes plutôt du genre à prendre notre temps et à flâner.

Les restos : assez chers (idem paris à peu près) et assez standards en terme de choix (italiens, steakhouse, asiatiques)...mais généralement bien cuisiné. Nous avons trouvé quelques adresses cools :BLUE RIBBON BBQ dans greenwich, très cosy, bons sandwiches et burgers, HOUSTON'S dans 3ème av, 53 eme rue, rdv branché très sympa des NYorkais, super ambiance même avec des gamins, ELLEN'S supr brodway time squre, les serveurs chantent, les enfants ont adoré même si ça fait un peu attrape touristes c'est vraiment marrant...et on a pique niqué souvent au WHOLEFOOD de colombus circle gd magasin bio avec un salad bar immense, flexible et bon.

Enfin surtout n'hésitez pas à rentrer dans les magasins, c'est délirant, les FAO schwarz, MetM store, sak, bergdorf, ils valent tous le coup, ils ont un sens du business incroyable...

(on est bien sur tous rentré avec notre jean GAP, c'est définitivement intéressant !!!)

Nous n'avions prévu aucun PASS ni musée ni métro...pour les musées c'est suffisament bien organisé pour que l'attente ne dépasse pas 15 min même si il semble que la queue fasse 500 m !!

On a pris une metro card sur place, le metro et les bus sont tres flexibles...Fred anc CoFred anc Co
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Promenade dans le sud des États-Unis
Bonjour à tous à peine rentré je post ce compte rendu pour ceux que cela pourrai aider dans leurs préparatifs😉

Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…

Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.

Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.

La trame principale sera :

- laFloride (Miami, Everglades, Key West),

- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)

- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),

- le Tennessee (Memphis, Nashville)

- le parc de Great Smoky mountains,

- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)

Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.

Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).

Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.

Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.

Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)

CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.

Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)

Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……

En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.

Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???

A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.

2ème jour

Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.

Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.

HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴‍☠️

A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.

Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).

Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….

3ème JOUR

Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).

A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.

On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »

On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.

Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.

4ème JOUR

C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!

Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)



Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.

Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).

Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.

Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.

A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….

De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.

5ème JOUR

Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)

A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)

Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.

A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.

Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.

Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).

6ème JOUR

Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.



On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.

On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.

Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.

Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents

Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!

A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)



7ème JOUR

C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.

Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.



Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.

8ème JOUR

Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.

Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????

Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!

Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête. Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..

La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…

(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)

Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!

On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.

Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!

Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.

Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!

Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables

On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)

Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….

Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!

J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète

9ème JOUR

Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.

Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !

Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!

On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif

Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.

C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!

Eh ben voilà :

« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….

En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.

Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)

et bien qu’est ce que doit être l’autre !!

En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.

Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine

tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.

Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.

Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….

10èmeJOUR

Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :

Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!

5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!

Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.

Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.

A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.

Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..

Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »

On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.

Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….

11 ème JOUR

Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres

(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!

Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!

Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.

En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.

12 ème JOUR

Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.



A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!

Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)

Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..

13èmeJOUR

A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..

Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)

Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!

De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!! PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.

le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.

14èmeJOUR

Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.

Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste

Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..

Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR

Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.

Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.

Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.

Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.

Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.

Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.

16èmeJOUR

Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.

Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.



On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!

Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !

Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.

Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.

Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????

Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.

17ème JOUR

J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.

Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.

A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.

A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!

Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo

On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)

En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.

18 ème JOUR

Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.

For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)

400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)

Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.

19èmeJOUR

Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..

A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.

Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴‍☠️

A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????

A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.

20èmeJOUR

A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)

Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai ��galement eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.

Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.

Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.

(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.

On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.

A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).

21èmeJOUR (déjà)

C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).

L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.

Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.

Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???

réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…

22èmeJOUR

A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....

Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!

Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)

Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.

Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..

Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros

Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!

Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!

Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!

Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.

Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.

Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.

23èmeJOUR

On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.

25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.

Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.

La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.

Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale

La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .

Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.



Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo

24èmeJOUR

Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.

On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.

DERNIER JOUR

La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.

Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).

Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.

A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….

Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.

Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.

En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.

Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..

N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
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Avis sur autotour Atlanta – Louisiane – côte nord de la Floride?
Bonjour à toutes et à tous,

Voici à quoi j’arriverais en ayant pas mal profité de vos expériences (encore merci 😉).

Quelques précisions avant l’attente de vos remarques :

- Après délibération familiale difficile (nous ne reviendrons donc pas dessus !), nous faisons l’impasse sur Nashville et Memphis.

- Certains choix vous sembleront peut-être bizarres (notamment les 4 jours à New Orleans comme point de base pour rayonner), mais il nous pèse moins de faire un peu de route pour rien, quitte à revenir sur nos pas plutôt que de changer d’hôtel !

- Sur la côte Floride on ne prévoit pas trop de plage car nous terminons par 8 jours à St Pete Beach.

J1-J2-J3 : Arrivée à Atlanta fin de J1

Musée sur Martin Luter King, Coca Cola, CNN, Atlanta Hystoric Center

J4 : Atlanta – Natchez (800km – 8h15, 🤪)

Visite en route à Montgomery de la maison de MLK et de Rosa Park. Eventuellement arrêt à Viskburg. C’est lourd, mais nous avons préféré ça plutôt que de s’arrêter en route et de repartir pour Natchez le lendemain

J5 : Natchez

Visite Natchez et Woodville. Nuit à Natchez

J6 : Natchez – Lafayette (230 km – 2h45)

Visite sur le passage de St Francisville, et visite Lafayette. Nuit Lafayette

J7 : Lafayette

A/R journée à Houston seul (Je sais, ce n’est pas top, mais je n’ai pas trouvé meilleure organisation😕). Ma famille reste profiter de la piscine + un peu de magasinage à Lafayette => Des idées pour le magasinage ? Ou pour proposer une activité à Houston pour ma famille ? Nuit à Lafayette

J8 : Lafayette

Visites autour de Lafayette : Arcadian cultural Center, Bayou Vermillon, lake Martin sortie avec Norbert Leblanc. Nuit à Lafayette

J9 à J12 : nous faisons donc le choix d’aller nous installer à NO et de rayonner à partir de là

J9 : Lafayette – New Orleans (260km – 3h)

Route par Houma avec des visites en route. Nuit NO

J10 : NO

Journée et soirée à NO. Visite guidée avec Le Monde Créole.

J11 : Les plantations

Visite de Oak Plantation et de Laura plantation, soirée à NO

J12 : Autre

Journée avec retour tard pour retourner vers Houma, Thibodeaux, Annie Miller’ Son’s Swamp tour.

J13 : NO – Pensacola (320km, 3h15).

Route et arrivée en début d’apm : La famille à la plage, moi : visite du musée Aéronaval. Pensacola Scenic Bluffs Highway. Nuit à Pensacola

J14 : Pensacola – Apalchicola (260km – 4h)

(peut-être en tout début de matinée Entraînement de la patrouille des Blue Angels), puis Route => Des idées de trucs à faire/voir à Apalachicola ? Nuit Apalchicola

J15 : Apalchicola – Crystal River (350 km – 4h)

Il semble qu’il n’y ait pas trop de trucs à voir à Crystal River. => Vaut-il mieux rester plus longtemps sur Apalachocola pour n’arriver qu’en fin de journée à Crystal River ? Nuit Crystal River

J16 : Crystal River - St Pete Beach (160 km – 2h)

matin (6h15!) : sortie nage avec les lamantins avec River Adventure. On sait, ce n’est pas vraiment la bonne période …

apm : Route pour St Pete Beach puis 8 jours les pieds dans l’eau (si pas d’ouragan(s) !)

Qu’en pensez-vous ? Des incohérences ? Des pépites oubliées ?

Merci d'avance.
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Texas, Louisiana, and a Touch of Florida
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!

No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!

From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.

The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.

One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.

Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!

As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.

We’ll get to savor these special moments together.

The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco

Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!

The connecting flight to London goes smoothly.

During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!

With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.

We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!

With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.

Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!

There are about thirty cars waiting. Too many choices!

After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.

On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.

Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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Nos cinq visions des USA
Nos cinq visions des USA.

En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.

Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.

Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.

Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).

Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.

New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.

Jeudi 2 aout.

Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.

1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.

Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).

Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.



Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.

Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.

Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.

Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.



On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.



Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.

Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.

Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.

Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.



Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.

Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.

Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.

Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.

On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.

On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.

Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.

C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.

J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.

Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.

En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :

Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.

Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.





Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.

Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.

Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.





Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !

Mado s’achète sont premier tee shirt.

Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.

Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.





Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
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Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride...
Bonjour les ami(e)s,

Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...

Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?

Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?

Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.

Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.

Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.

Merci par avance pour votre aide.

A + les ami(e)s 😎
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Oregon: fog, smoke, sun & fun
Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
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Dans l'ouest des États-Unis, 20 jours de dépaysement total!
Hello 🙂,

Après avoir beaucoup réfléchi, beaucoup hésité, glané énormément de renseignements à droite et à gauche, on se décide à sauter le pas et organiser nous même ce Roadtrip qui a duré 20 jours. 20 jours sur un autre continent, 20 jours de dépaysement total, 20 jours de découverte, 20 jours merveilleux ! 20 jours construits avec toute l'aide précieuse de ce forum et de ses passionnés de l'Ouest et des Etats Unis en général 😉

20 jours pour faire Las Vegas, Valley of Fire, Zion, Red Canyon, Bryce Canyon, Coral Sands Dunes, Page, Monument Valley, Goosenecks, Natural Bridges, Grand Canyon, Los Angeles, Mammoth Lakes, Mono Lake, Yosemite, San Francisco.

SOMMAIRE:

Budget - Hôtels - Circuit J1: Francfort vers Las Vegas J2: Las Vegas J3: De Las Vegas à Zion en passant par Valley of Fire J4: De Zion à Bryce Canyon avec une belle découverte de Red Canyon J5: De Bryce Canyon à Kanab J6: De Kanab à Page J7: De Page à Monument Valley J8: Goosenecks, Moki Dugway, Muley Point, Natural Bridges NM J9: De Mexican Hat à Grand Canyon rive Sud J10: De Grand Canyon à Laughlin par la Route 66 J11: De Laughlin à Los Angeles J12: Los Angeles - Universal Studio et The Sign J13: Los Angeles - Hollywood Blvd, Rodeo Dr., Santa Monica Pier, Venice Beach, Venice Canal J14: De Los Angeles à Mammoth Lake J15: Mammoth Lake, Bodie et Mono Lake J16: Tioga Road et Yosemite NP J17 et J18: De Columbia à San Francisco et San Francisco J19: San Francisco J20: San Francisico J21: Départ pour la France

JOUR 1: De Francfort à Las Vegas le 03 juillet 2017

Après avoir quitté notre domicile et nous être fait déposé à l'aéroport de Frankfurt am Main, nous décollons pour Zürich sur un petit Fokker 100. L'avion décolle avec pas mal de retard et finalement, le vol ne durera que 45 minutes au lieu d'1 heure. A notre arrivée, une très courte attente et un embarquement dans la foulée pour Las Vegas. L'avion est full, beaucoup de chanceux comme nous passerons leurs vacances aux Etats Unis ! Pendant le vol, nous recevons une feuille de déclaration douanière à remplir et qui sera à transmettre aux autorités à notre arrivée sur place.

J'avais noté, pour l'arrivée à LV, d'essayer de speeder pour éviter une trop longue attente à l'immigration, moment tant redouté par certain ... et un peu par moi-même je l'avoue 😄

Nous débarquons parmi les premier et filons droit vers la sortie. 4 guichets sont ouverts et à peine 3 ou 4 personnes attendent dans chaque file. Nous en prenons une au hasard, la proche surement, et préparons tous nos documents.

A peine 10 minutes d'attente et c'est à nous. Le rythme cardiaque s'accélère ! Je présente un à un les passeports comme demandé. Après chaque présentation de document, nous avons droit au relevé d'empreintes digitales et à la photo qui va avec. Le petit de 8 ans y échappe mais pas le grand de 14 ans. Je me fais tirer les bretelles par la dame car j'ai mal renseignés des cases sur la déclaration douanière remplie dans l'avion. J'étais fatigué, il faisait nuit noire, j'ai oublié de mettre mon prénom et de signer ... J'ai le droit à un regard de "la loi c'est moi!". Elle remplie les cases pour moi, me demande combien de temps on reste ici, je lui répond 20 jours, et 4 tampons plus tard nous sommes repartis à la recherche des bagages.

Un autre guichet se présente, 5 minutes d'attente, nous donnons la déclaration douanière remplie à moitié dans l'avion et finalisée par l'agent des US Border and Customs puis nous nous en allons définitivement à la recherche des bagages.

Le tout en notre possession, direction l'arrêt de bus pour prendre le Shuttle en direction de McCarran Rent-a-Car Center. L'attente est très courte. C'est le chauffeur qui range les bagages de tout le monde ... vu ses bras, j'imagine la quantité de valise qu'il soulève tous les jours.

L'agence Hertz se repéré très bien, c'est la plus grande en entrant à droite. Nous montons l'escalier pour accéder au comptoir Gold qui est séparé physiquement des autres guichets.

Quelques Dream Cars garés devant l'entrée font scintiller les yeux des enfants.

Je présente mon permis, le numéro de réservation et en moins de 5 minutes le contrat est imprimé, vérifié et signé. J'avais déjà reçu un mail à la descente de l'avion pour m'indiquer le véhicule et le N° d'emplacement de ce dernier. Mais comme c'était notre première location Hertz, nous devions passer au comptoir.

Un Ford Explorer bleu nous attend, là tout seul, au fond du parking. Ce modèle faisait parti du top 3 des modèles désirés. Je regarde aux alentours s'il n'y a pas un GMC Acadia ... non ... c'est le dernier SUV 7 places qui reste ici. Il fera l'affaire sans problème.

On charge les bagages, on s'installe, on découvre la bête et toute la place disponible, le GPS est branché, la destination du panneau Welcome to The Fabulous Las Vegas Nevade est sélectionnée, radio en marche, Sirius XM se met à pousser la chansonnette (un bon gros rap US), tiens j'ai cru que c'était une option ... et en route vers l'aventure !



C'est très animé à cet endroit. Les limousines pleines de fêtards, les acteurs déguisés en Elvis qui propose de se faire prendre en photo avec eux, les jeunes mariés et leurs invités en pleine séance shooting sous le panneau, les touristes fraîchement arrivés ... On reste une bonne demi heure sur place, on observe, prend des photos et on atterrit .... enfin nous y sommes !

Nous rejoignons a présent notre hôtel, le Flamingo, en traversant Las Vegas Bvld. La circulation est aisée, quelques feux rouges mais ça roule franchement bien. On tous la tête collée sur les vitres a admiré ces millions d'ampoules allumées et le rugissement des grosses cylindrées venues faire le show sur le boulevard.

A l'hôtel le parking est plein. Nous en faisons 2 fois le tour, pas de place. On ne s'embête pas, le voyage a été long, la douche nous appelle, on dépose la voiture au Valet, qu'il se débrouille.

Nous faisons le rapide Self Check-in avec une borne même s'il y a peu d'attente au comptoir. J'avais demandé une belle vue sur les fontaines du Bellagio, chose acceptée, nous pouvons donc admirés le ballet des jets d'eau depuis le lit.

Morphée nous rappelle très vite à elle ....

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Avec les enfants dans la fournaise de l’Ouest: un voyage en juillet 2016 aux USA
Avant toute chose, je tiens à remercier les participants de VoyageForum qui postent régulièrement dans la rubrique Etats-Unis. Je ne vais pas tenter de tous les énumérer, je serais sûr d’en oublier! C’est grâce à vous que j’ai trouvé ces lieux intéressants, qui sortent un peu des sentiers battus. Je vous rend hommage avec ce carnet et j’espère qu’il inspirera d’autres à aller découvrir cette superbe région.

Aussi, veuillez m’excuser d’avance pour mes tournures de phrases bizarres et autres fautes de français. Je ne suis pas très doué avec les mots; je préfère écrire avec la lumière :-)

Pour les présentations, nous sommes 4: ma femme, nos 2 filles de 8 et 11 ans, et moi-même. Nous sommes des citadins, mais on aime beaucoup la nature… enfin, moi surtout! Ma femme et les filles aiment bien les villes et le shopping; il en faut donc pour tout le monde. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prévu que des randos dans des sites de rêve, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour prendre de magnifiques photos. Je suis fan de photo, et surtout de paysages.

En juillet 2015, nous avons réalisé un vieux rêve: parcourir quelques parcs nationaux de l’ouest des USA en camping car (appelé RV là-bas). Ne cherchez pas le carnet, il n’a pas encore été écrit…

Au retour de ce voyage (nous avions fait les grands classiques), nous étions tellement tous enchantés par ces beautés de la nature, qu’il fallait absolument retourner pour voir d’autres choses. Mais comme le budget n’est pas illimité (surtout pour les vols à 4 pendant les vacances d’été), j’avais mis ce projet de côté, en attendant de remplir la tirelire.

Pour l’été 2016, on s’était dit qu’on resterait en Europe. Mais secrètement, je regardais régulièrement pour des billets d’avion bon marché pour les Etats-Unis. L’an dernier on était arrivé/parti de San Francisco (via Istanbul avec Turkish Airlines), donc je visais une autre ville cette fois. Et un beau jour d’avril, voilà que je tombe sur une offre qu’on ne refuse pas: 430€ pour Las Vegas en juillet. Le seul souci: il faut partir de Francfort. Après (brève) discussion, on réserve. Petit conseil d’ailleurs: si vous trouvez ce genre de prix, foncez! L’offre n’était plus disponible 3 jours plus tard.

Et là c’est le stress! On a moins de 3 mois pour tout planifier (j’aime bien savoir ou on va, et être sûr d’avoir un hôtel). Camping car ou pas camping car? Choix difficile; tout le monde avait bien aimé le camping car, mais c’est quand même très contraignant pour les emplacements. On ne peut pas s’arrêter n’importe où; et les réservations de campings, c’est comme les hôtels dans les parcs: ça part très rapidement. Je vérifie quelques campings dans Yellowstone: tous complets. Pareil dans Bryce Canyon. Bon, voilà, le choix par défaut est fait: pas de camping car cette année.

Du coup je me dis qu’on pourrait bien louer un 4x4 et faire des pistes. Visiter des lieux hors des sentiers battus. En lisant les carnets et les sites webs, je note des endroits sympas à voir… mais il y en a tellement! Il faut faire des choix. Ma femme voudrait aller à Yellowstone. Je regarde sur la carte, mais c’est bien loin de Las Vegas! Sans compter qu’elle veut aussi aller à San Diego… le grand-écart quoi :-) On n’a pas 3 mois sur place, seulement un peu moins de 3 semaines… les choix sont cornéliens…

Le parcours final ressemble à une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Au programme:

-Las Vegas -Kanarra Creek -Bryce Canyon NP -Willis Creek -Hole In the Rock Road -Burr Trail Road -Strike Valley Overlook -Cathedral Valley -Capitol Reef NP -Little Wild Horse -Goblin Valley SP -Arches NP -Canyonlands NP -Dead Horse Point SP -Sedona -Imperial Sand Dunes -San Diego -Knott’s Berry Farm -Las Vegas

..ça c’était le programme initial. On verra que la réalité sera légèrement différente 😉

Je vous mets une petite photo pour patienter. Une classique, mais qui demande de se lever tôt en été.

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De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances ! En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite ! Petite présentation des voyageurs d'abord : De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi ! Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa ! La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours. J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !

Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles

Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.

Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

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Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
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Southwest and Sturgis: hot summer 2015
Bonjour à tous De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt, Take care Chris
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De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis)
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂

A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊

C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!

N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!

Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉

Dimanche 17 juin 2012, 3h00:

La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.

J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !

Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.

Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.

Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!

Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !

Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !

Lundi 18 juin 2012:

Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !





A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !



Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.

A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !



A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !



La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !



Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.



Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.



Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...



Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !

Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.

A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !

L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .

Mardi 19 juin 2012 :

Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.

Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !

A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.



Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...



Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !



Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...

Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.

Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !

Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...

Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.



La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !



Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.

Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...



Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.

Mercredi 20 juin 2012 :

Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!



Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...

Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.



Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.



De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.



Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.

Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.



Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...



L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.





Jeudi 21 juin 2012 :

Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.



Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !



Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !

C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...

Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.

Vendredi 22 juin 2012 :

Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !

Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...

Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.

Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.

Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !

Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!

On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.

Samedi 23 juin 2012 :

Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.



Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...

Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.

Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !



Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !

Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...

Dimanche 24 juin 2012 :

La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!

Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !

Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?

Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.

Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.

A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.

Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».



Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.



Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.







Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.



Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.







Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.

Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »

En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...

Lundi 25 juin 2012 :

Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !

Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.





A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...

Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !

Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !

Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).









Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...

Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.

Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.







Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...

Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.

En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.







A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...

Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...

Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.

De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !

Mardi 26 juin 2012 :

4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.

Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.

Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...

Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !

Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.





















Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...

Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.

Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.

Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.







Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.

Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.

Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !



Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !

Mercredi 27 juin 2012 :

C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!









Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.





Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !

A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !

A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.

A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !

Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.

Jeudi 28 juin 2012 :

Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !

La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !



Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !





Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !



Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.

Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.









Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...



La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.

Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.



Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.

Vendredi 29 juin 2012 :

Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !

Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.



Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.





Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.



Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...



Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.





Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.

A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !



Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!

Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».

La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !

Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.



La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.



Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)

Samedi 30 juin 2012 :

Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.

Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.







Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.



Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.











Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.







D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.



Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !



Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.

Dimanche 1er Juillet 2012 :

Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »

Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...

Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!

Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
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Deux semaines entre les États-Unis et le Canada (New York et Nouvelle-Angleterre, Ontario et Québec)


Au mois d'avril 2012, je suis parti pendant 2 semaines aux Etats-Unis (New York & Nouvelle Angleterre) et au Canada (Ontario & Québec), voici le résumé de ce voyage. Vous pouvez aller le lire directement sur mon site : http://samiharrat.wordpress.com/ (ou en cliquant sur les titres de chaque épisode) pour y voir les photos déjà postées en haute résolution, de nombreuses photos supplémentaires, et même quelques vidéos ...

Episode 0 : Itinéraires & Préparatifs



Les vacances de Pâques cette année, on les a passera en Amérique du Nord. D’abord ce sera la grosse pomme, la capitale du monde : New-York City ! Puis on continuera notre périple sur les routes canadiennes (des Grands Lacs à l’embouchure du Saint-Laurent) et américaines (à travers la Nouvelle-Angleterre).

1. New York ; (VOL) New York > Buffalo ; 2. Niagara Falls ; 3. Kingston ; 4. Montréal ; 5. Québec ; 6. Boston

A New-York on devrait voir les incontournables tout en essayant de sortir un peu des sentiers battus. En 7 jours ça devrait être faisable … En même temps, il y a tellement de choses à faire sur place qu’il faudra sûrement faire des choix. Mais gardons le suspens … Pour le Canada, même si cela fait maintenant près de 6 mois que l’on prépare ce voyage et qu’à 3 semaines du départ, tout est désormais fin prêt, ça a été plus dur à organiser! Pour l’itinéraire tout d’abord ; j’ai mis plusieurs semaines pour me décider, à peser le pour et le contre. S’il était acquis que l’on passerai la première semaine à NYC, la seconde était beaucoup plus floue. Visiter de fond en comble l’est du Canada en une semaine, c’est impossible !En premier lieu, j’avais imaginé une arrivée à Toronto avec location d’une voiture. Ensuite on serai remonté par la rive Nord du lac Ontario jusqu’à Ottawa la capitale fédérale avant de rentrer au Québec. Là nous aurions visité Montréal et Québec et un parc national (sans doute celui de la Mauricie) avant de reprendre un avion pour New York. Malheureusement, ce projet était beaucoup trop ambitieux, plus de 600 € d’avion juste pour la liaison Québec > New York plus la liaison New York > Toronto pour environ 200 €. C’était totalement hors budget ! Et en plus, l’hiver pouvant durer plus longtemps au Canada qu’en Europe la visite d’un parc national aurait pu être compromise. Finalement voici l’itinéraire qui a été retenu : Après notre semaine new-yorkaise, nous prendrons donc l’avion en direction de l’aéroport international Buffalo Niagara. L’avantage d’arriver à Buffalo c’est qu’on peut louer une voiture sur le sol US. ce qui nous permettra de la rendre à New York en fin de séjour (ce qui est impossible si on loue la voiture au Canada). Grâce à ce “stratagème” on économise les 600 € du billet Québec > New-York, mais on rajoute presque 1000 km de route ! En contrepartie, on pourra passer une nuit dans l’un des berceaux de la jeune nation américaine : Boston. On commencera donc par les chutes du Niagara avec une nuit à Niagara Falls (2) côté canadien. Le lendemain matin, direction Toronto et sa tour CN avant de foncer l’après midi vers Kingston (3) et la région des Milles Îles. Pour le 3ème jour direction Montréal (4) (où on restera 2 nuits) puis Québec (5) (2 nuits également) avant de terminer notre boucle par une dernière nuit à Boston (6) avant notre retour à NYC.

Episode 1 : Un dimanche de Harlem au Brooklyn Bridge



Hier, nous sommes enfin arrivé dans la ville qui ne dort jamais après 1h de bus, 2 heures d’attentes à Paris-CDG, 8 heures de vol ponctuées par une escale à Dublin et des dizaines de questions des très zélés douaniers américains. On a rapidement pris possession dans la soirée de notre appartement dans l’East Village avant de s’effondrer terrassés par le décalage horaire. Aujourd’hui, par contre, nous sommes très vite sur le pont ! Au programme, une messe à Harlem, la découverte de Central Park et de l’Upper East Side avant de terminer par le Brooklyn Bridge.

Jour 1 (15 avril 3012) : Harlem – Central Park – Upper East Side – Grand Central – Nations Unies – Brooklyn & East River

D. Domicile ; 1. First Corinthian Baptist Church ; 2. Apollo Theatre ; 3. Central Park ; 4. Guggenheim ; 5. Grand Central ; 6. Nations Unies ; 7. Brooklyn Bridge & East River

Ce premier jour, c’est dimanche, le jour du seigneur. Et à New York, le dimanche il faut aller voir une messe gospel à Harlem. Nous voilà donc parti à 7 heures tapantes en direction de la 116ème rue, au nord de Central Park. Nous avons jeté notre dévolu sur la First Corinthian Baptist Church qui fait l’angle de la 116th st. et de l’Adam Clayton Powell Boulevard. Et là c’est parti pour deux heures de prêches enflammés, de chants et de danses aux accents afro-américains. Même si l’on n’est pas croyant, on ne peut qu’être touché par cette débauche d’énergie et de ferveur.



Une fois la messe terminée, on prend le breakfast dans un déli (delicatesense) puis on se dirige vers la 125ème rue, centre névralgique d’Harlem ou se situe le fameux Appolo Theater qui a accueilli parmi les plus grands artistes afro-américains.



Pour continuer cette matinée, on retourne par le métro en direction de Central Park. On descend à la station se trouvant sur la 81ème rue, au niveau du musée d’Histoire Naturelle. Puis on rentre dans Central Park que l’on traverse d’Ouest en Est. Tous les new-yorkais se sont donnés rendez-vous en ce dimanche aux allures estivales dans le poumon de la Big Apple. Et, enfin, au détour d'un bosquet, nous apercevons nos premiers grattes-ciel un peu plus loin au sud de Manhattan.



En continuant la traversée du parc, on voit se profiler entre les arbres les buildings de la 5ème avenue. Arrivé sur la 5ème avenue, nous remontons en direction du MET et du musée Guggenheim.



On longe les façades des riches immeubles de l’Upper East Side qui donnent directement sur Central Park avant de s’enfoncer plus en avant dans ce quartier huppé. Direction Lexington avenue et Park avenue que l’on parcourt à tour de rôle. Après le déjeuner dans un Subway on descend en métro jusqu’à Grand Central. On aperçoit sur Park avenue l’immense Chrysler Building entouré d’autres grattes-ciel comme le Met Life.



Puis, on oblique vers l’Est en direction du bâtiment des Nations-Unies construit par l’architecte français le Corbusier de 1947 à 1952. De retour vers Grand Central pour reprendre le métro on tombe sur un super marché qui sort de l’ordinaire des standards américains. Son nom : l'Amish Market. Il vend toutes sortes de produits peu courants aux USA comme des fromages à pâte persillé.



Reprenant le métro, on traverse l’East River direction Brooklyn. On sort au grand air tout près du pont du même nom dans le quartier de DUMBO. On s’installe au pied du pont de Brooklyn pour observer la skyline de Manhattan juste en face. On dîne de hot-dogs en attendant le couché du soleil et ses reflets orangés sur un Lower Manhattan qui s’illumine.



Ereintés par une longue première journée, on attrape un taxi pour nous ramener dans notre pied à terre new-yorkais pour un repos bien mérité. Le lendemain sera consacré à la visite de Liberty Island et Ellis Island, de Lower Manhattan, Ground Zero avant de terminer par un match des New Jersey Nets face à Miami Heat au Prudential Center de Newark.

Episode 2 : Sous le regard de Miss Liberty



Pour cette deuxième journée, c’est le sud de Manhattan qui retient notre attention, la matinée sera consacrée à la statue de la Liberté et à Ellis Island puis l’après midi, on ira voir Wall Street et ses indignés, Ground Zero avant de finir par un match de NBA à Newark.

Jour 2 (16 avril 2012) : Liberty & Ellis Island – Financial District – World Trade Center & 9/11 Memorial – Newark

D. Départ ; 1. Bowling Green ; 2. Liberty Island ; 3. Ellis Island ; 4. Wall Street ; 5. 9/11 Memorial ; 6. Newark

Ce matin, en direction du métro, on s’arrête dans une bakery (boulangerie) pour prendre un déjeuner à la new-yorkaise : blueberry muffin et iced coffee. Aujourd’hui les new-yorkais sont au travail malgré les 30 degrés qu’affichera le thermomètre au plus fort de la journée. Arrivés dans le Lower Manhattan, station Bowling Green, on se dirige le Charging Bull, l’un des emblème de la toute puissance financière américaine, un car de japonais se fait prendre en photo devant alors que le taureau en lui même est désormais inaccessible, entouré par des grilles.Puis, on s’insère dans la file qui mène aux ferry pour Liberty Island, se félicitant d’avoir pris un billet à l’avance évitant ainsi une queue de plusieurs centaines des mètres (jusqu’au bout de Battery Park !)

On à le droit alors comme à l’aéroport aux portiques de sécurité avec passage des sacs aux rayons X. Puis c’est l’embarquement sur l’un des nombreux ferry de la Statue Cruise qui font l’aller retour toutes les 20 minutes. La traversé nous offre un magnifique panorama sur la skyline et la Statue de la Liberté.



Arrivés à mi-chemin, on délaisse Manhattan et la vue sur Jersey City pour se tourner vers l’avant du navire. Celui ci contourne Liberty Island par la gauche et nous permet d’avoir un beau point de vue sur la statue.



Inaugurée en 1886, oeuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi et de l’ingénieur Gustave Eiffel, offerte par la France aux Etats-Unis pour fêter le centenaire de leur indépendance, la “Statue de la Liberté éclairant le monde” mesure 46 mètres de haut (96 socle compris) pèse 225 tonnes et l’index de la main mesure à lui seul 2,4 mètres …



Après une brève halte à la terrasse d’une buvette on reprend le bateau vers Ellis Island et son musé de l’immigration.A l’intérieur d’Ellis Island sont racontées les 4 siècles de l’émigration aux USA des premier colons achetant Manhattan aux indiens algonquins pour 28 $ aux différentes vagues irlandaises, italiennes, allemandes … des XIX et XX ème siècles.



De retour sur Manhattan, on s’arrête dans un buffet chinois pour manger ou l’addition se paye au poids (5,89 $ la livre). Puis, on continue notre ballade vers Wall Street et le Stock Exchange (la bourse). Quelques indignés sont rassemblés près de la statue de Georges Washington observés par l’oeil bienveillant de touristes et d’agents de police de la NYPD.



On s’arrête ensuite chez Century 21, magasin de dégriffé par excellence pour lequel on se concentre surtout aujourd’hui sur le rayon chaussure (des Nike Air Max à 33 $ ça ne se loupe pas !). 16 heures arrivant, on se dirige vers le World Trade Center juste à côté et le 9/11 Memorial.



De nouveau queue, portiques de sécurité pour observer le site des 2 tours aménagé en un mémorial ainsi que les nouvelles tours qui remplaceront celle abattues il y a de ça 11 ans.



Pour terminer notre journée, on prend ensuite le PATH (sorte de RER) à direction de Newark Penn Station. Juste à côté au Prudential Center se joue le match de NBA opposant les New Jersey Nets aux Miami Heat.



On a droit à un show à l’américaine, avec hymne à cappella, cheerleaders, concours de dunks, et musique non stop. Sur le plan du jeu, les Nets tiennent longtemps tête au Miami Heat de LeBron James, Dwayne Wade et Chris Bosh grâce a un excellent Kris Humphries comptant même jusqu’à 10 points d’avance. Mais ils craquent dans les dernières secondes de la partie s’inclinant finalement 101 à 96 !
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Mike's Road trip Côte Est USA
Introduction :



Au mois de Janvier pour parachever une bonne résolution, je décide de prendre mes billets pour New York, au départ de Paris. Un retour prévu 2 mois après avec un stop dans mon rêve de gosse (bien que du haut de mes 24 ans ce n'est pas si lointain) : La Nouvelle Orléans ! La résolution est bien entendu un prétexte pour prendre un nouveau départ, car je prévoyais cela depuis Novembre. Mais pourquoi la Nouvelle Orleans ? Fan de Jazz, de l'ambiance qui s'y dégage, des New Orleans Hornets, des New Orleans Saints. Récapitulons, 2 mois aux Etats Unis avec comme ville New York et la Nouvelle Orleans, du moins c'est ce que je pensais. Comme le dit si bien Antoine De Maximy : C'est quand rien n'est prévu que tout est possible.

Une fois cette réservation effectué, il me reste tout de même plus de 3 mois à attendre (Départ prévu le 6 Avril). C'est une grande première pour moi, non pas de prendre l'avion, non pas de visiter un pays (j'en suis à plus de 30), non pas de partir à New York ou aux Etats Unis mais bien entendu de partir seul à "l'aventure".

Je me dis que je ne vais pas attendre toute ma vie pour partir, depuis la lecture du livre Backpacker (jeune Français parti en Australie durant 1 an), j'ai une réel envie de tenter cette mini expérience (la durée est moindre pour mon trip). C'est aussi un bon moyen de voir si je tiens la distance, de me surprendre en quelque sorte. Fini les coups de fils passé à mes amis, pour savoir si ils sont exciter à l'idée de voyager avec moi etc ... Je suis seul et je dois dire que j'aime plutôt cette idée, du moins pour le moment. 3 jours auparavant je me rends à la place de la bourse pour y échanger mes euros. 2900 dollars pour 2 mois cela peut sembler énorme, mais quand on a absolument rien payer pour l'hébergement, il va falloir se serrer la ceinture. Néanmoins c'est le genre de voyage que je voulais, qui mettra en avant la découverte et non pas les dépenses inutiles.

La veille de mon départ, je prépare mon bagage qui est pour une fois assez rempli. Il est vrai qu'entre New York et la Nouvelle Orleans le climat n'est décidément pas le même. Le départ est à 6h du matin, je tue le temps en regardant le superbowl des Saints (Rediffusion, équipe de la Nouvelle Orleans) pour me mettre directement dans le bain, même si cela ne réside pas être la première étape de mon voyage.

Un compte rendu intimiste, le but n'est pas bien entendu de me mettre en avant, mais de donner des idées de voyages à d'autres. Presque tout y sera raconté, avec bons nombres d'anecdotes et un style assez particulier (je suis navré si cela choque) , sur ce enjoy

PREMIERE PARTIE / NEW YORK

6 Avril 2011 :

Je suis excité à l'idée de revoir la grosse pomme, pour vous communiquer cette folle envie je pense que la comparaison avec une jeune pucelle qui va voir un concert de Justin Bieber pour la première fois est assez juste. Ce n'est pas New York en lui même qui m'excite, encore que, mais ce voyage qui me semble juste parfait et que je souhaite modifier par la suite. Ce bonheur de faire sa valise et de partir sans aucune attache, sans besoin d'être redevable envers qui que ce soit. La valise faite (5h du matin) je descend mes 3 étages avec un bras droit qui souffre déjà, un petit tour en enfer, dans ce RER B que connaissent si bien les banlieusards donc je fait évidemment parti (ce sera la dernière fois pour moi avant fin Mai).

Le passage des valises se fait sans encombre, je pars avec 23 kilos (ma valise en faisait déjà 6 .. Pas vraiment eu le temps de m'atteler à l'achat de la valise parfaite, j'ai beau téléphoner à Arthur rien n'y fait). Une astuce néanmoins, c'est de prendre quelques fringues que vous êtes sur de jeter avant votre retour en France. 1h avant le grand décollage, je me mets à l'heure américaine : Un baggel avec cream cheese, egg and bacon, Un muffin et pour finir car c'est trop bon, un macaron. Comme pour témoigner du passage de relais que je m'apprête à faire. Néanmoins la déception m'envahit au menu pas de fromage et de vin, moi qui suit adepte de ce genre de repas.

Le vol débute enfin et à ma grande surprise le rêve puisque je suis seul à l'arrière de l'appareil. Disposant de 3 sièges pour commencer une magnifique sieste. Le stewart, me dit même de poser mes chaussures sur le siège. Ca y est je suis bel et bien en vacances !! 7h15 plus tard me voici à Newark, j'aurais pris tout de même la peine de contempler à travers le hublot l'empire state bulding, le downtown de New York, le stade des Yankees et la statue de la liberté. Bref m'y voila enfin et il me tarde de fouler le sol New Yorkais tout en esquivant très rapidement cette aéroport aux tendances sombres. Une fois arrivée à Penn Station je décide de marcher quelques block pour trouver un starbucks (pas pour y manger car je déteste leur bouffe .. mais car le wifi est bien meilleur qu'à mcdonalds). J'aperçoit ensuite Timesquare mais il temps pour moi d'aller faire mon check in à Wanderers inn west sur la 113ème au début d'Harlem et à 3 blocks de Central Park.

Me voilà enfin débarasser de ce lourd fardeau que constituait mon immense valise. Les bras légers, je m'en vais découvrir un peu plus la ville et mange un délicieux cheesecake sur broadway ( EAG = Expensive and good, le cheap à 6.50 dollars on repassera quand même). Plus tôt dans l'après midi j'ai fait la connaissance d'un couple d'Australien avec qui j'ai discuter une bonne demi heure, le temps de tenter de me connecter en wifi via l'hotel sans grande réussite. Mais il manque quelque chose à ma journée d'intégration !!!! Un long island bien entendu et c'est dans le pig'n hustle que je trouve mon bonheur (et un et deux et trois zéro !!). Une Milf vient me voir ? Nan j'appelerais plutôt ça un last choice au vue de l'âge avancée de cette personne, mais j'accepte de danser avec elle. Il est vrai que cette journée fut vraiment fun !!!

7 Avril 2011

C'est la journée des retrouvailles. Nan je suis toujours seul pour ce voyage mais néanmoins je m'en vais au Yankees stadium. Après 950 jours d'attente je retrouve enfin mon équipe favorite de Baseball. Une fois le contrôle de sécurité passé, l'émotion m'envahit et la joie d'entendre Alex Rodriguezzzzz par le speaker me plait fortement. Pas vraiment un grand match, mais une victoire 4 à 3. Swisher fait le show en faisant participer le public et Derek Jeter à une côte de popularité hallucinante, une célèbre chaine new yorkaise de fitness porte son nom . C'est une nouveauté pour moi, car en Aout 2008 les Yankees avait perdu assez lourdement face aux Blue Jays de Toronto.

Une discussion avec des fans s'installent mais il est déjà 17h et j'ai une envie insistante de poursuivre ma journée. Le temps se couvre mais la pluie ne tombe pas fort heureusement. Après un wendys fort concluant je décide de rentrer tranquillement car je dors très peu (3h la nuit dernière). J'en profite pour prendre un pack de bière, histoire de faire connaissance avec les backpackers qe je n'ai pas pu voir précédemment. La soirée s'installe, des cigarettes allumés, des bières en veux tu en voila. Le climat est plutôt chaleureux. Pour une première expérience dans un hotel de ce genre c'est plutôt réussi mais attendons la suite. Ah oui j'oubliais ce soir c'était Pizza Gratos, d'ou ma présence !! Il faut bien sauver un peu d'argent et minimiser les dépenses. Parce que ma casquette New Era "Mike" et mon t shirt d'Arod ca fait quand même 65 dollars.

8 Avril 2011

Ce matin, je suis très matinale. Il faut dire que pour pouvoir prendre le petit dej il faut l'être. De 8h à 9h30 sinon il vous passe sous le nez. J'entends un groupe parler de sujet qui m'interpelle je décide donc de prendre une chaise, et de participer à la discussion. Un natif de Houston, un Français de la banlieue parisienne et une Anglaise de London. La mixité est de mise, le courant passe bien mais je ne parlerais pas français même avec quelqu'un de ma contrée. Pour tout simplement ne pas créer de secte qui pourrais créer certaine tension, du genre "mais qu'est ce qu'il disent tous les deux ?" On part à 10h15 de l'hotel avec ma nouvelle équipe. J'accompagne en compagnie de James, Lindsey (Angleterre) pour une location de véhicule chez Hertz si mes souvenirs ne me trahissent pas. Cette dernière souhaitent partir à Philadelphie c'est donc une rencontre de courte durée pour le moment mais nous resterons en contact. Anecdote assez drôle lorsque nous montons dans la voiture, elle part à droite pour conduire !!

Nous ne sommes plus que deux. James et moi. James veut à tout prix aller à Timesquare pour prendre plusieurs photos. Pourquoi pas ? Après tut il faudrait bien passer par ce quartier à tendance touristique. Un petit détour par Jamba Juice dont je suis un fervent fan et nous voilà armée pour prendre quelques clichés, histoire de rendre jaloux nos amis resté à quai. Des photos qui sont dans l'ensemble réussi mais chose assez drôle pour moi 'en ai foiré deux trois et je me rappelle encore le "Keep on focus" de mon pote texan. Une fois la séance photo fini, direction la 42ème mais sur la 6ème avenue ou nous décidons ensemble de tester la street food !! Vous devez connaitre le concept des marchands ambulants et bah c'est tout à fait ça. Loin d'être dégueu', mais rien de bien transcendant mon Phily Cheesecake me cale pour un moment. Un petit détour par l'hotel car je n'ai plus de batterie sur mon iphone, je fais la connaissance de trois jolie allemande qui logeront dans la même chambre que moi, une bonne accroche mais il est déjà temps pour moi de partir. Néanmoins je leur promet de leur parler plus amplement des demain. Quelques bières dans le quartier de Chelsea, la journée se termine ainsi. Une rencontre éphémère avec une fanatique des Yankees et hop direction mon lit même si le local train tarde à arrivée. Je décide donc de marcher quelques blocks pour arrivée à destination. Et Hop, les allemandes sont encore là. Une discussion autour de l'Europe, des bières, des banalités de la vie !! Et nous voilà ensemble autour de quelques Mike's Hard. Une d'entres elles me bombardent de question (Pourquoi tu es seul ? Et ta copine ? Tu fais du sport ? AH ouais vraiment de la boxe ? ) Elle change même de siège pour venir à côté de moi !! Me voila fort bien intégré.

9 Avril 2011

Toujours en compagnie de James que j'ai d'ailleurs réveillé sur sa demande, pour faire du shopping. Cette après midi constituera une réelle déception tellement New York n'est pas fait pour les bonnes affaires du moins c'est très rare. Si vous avez de l'argent vous trouverez votre bonheur mais si come moi vous voulez gérer un minimum votre budget alors tout explose très vite. Même le Wendys est cher sur Broadway c'est vous dire. Aucun achat en vue donc, la pluie vient s'en mêler. On se réfugie dans le converse store et là c'est le drame ... Quel scandale ce magasin, un design épuré mais une fois à l'intérieur l'intérêt est moindre. Les chaussure sont chers (toujours moins qu'en France cela dit !!) , le mur de chaussure est juste noir et blanc, les t shirt sont plus immondes les uns que les autres (question de gout surement). Bref, une adresse à oublier à part si on veut dire qu'on a été au nouveau converse store de New York.

Pareils pour Maccy's et Century 21 je n'y trouve pas mon compte. Les affiches "Big Sale" nous font exploser de rire. Au lieu de 1200 dollars, 800 dollars. Rien dans nos gammes de prix, bon je m'en serais douté mais tout de même. Le seul truc que je ramène de cette journée shopping c'est le sac desigual offert par la boutique. Tellement content de ma trouvaille, que je m'empresse de l'offrir à une des filles de l'hotel pour y mettre son parapluie. La soirée sera tout de même meilleur, car au dela de la flotte et de cette déception, un orgasme culinaire me parvient. Il s'appelle Chipotle. Bon certes, ce n'est pas local, certes ce n'est pas un déli's de New York mais mon dieu quel pied. Un burrito vraiment succulent et bien relevé comme je l'aime. En dessert les Donuts de Dunkin me tentent bien et je ne vais pas bouder mon plaisir. De retour à l'Hotel on est une bonne dizaine à discuter de tout et de rien, des allemands, des norvégiens, des péruviens, des suédois. Je leur propose donc mon jeu ... le King !! Certains connaissent d'autres nan !! Le principe est simple, chaque carte à une signification par exemple la dame avec le "Q" veut dire question, si ce dernier ne trouve pas de réponse il doit boire !! Stupide mais sympa pour mettre en confiance les plus timides. Le Japonais est le premier à lâcher prise, peut être trop mince pour poursuivre ou peut être étais ce la première fois ? Il faut dire que la Tsing Tao n'est pas une bière très forte !!

10 Avril 2011

Un réveil assez difficile au vue de la partie de la veille ! Néanmoins je parviens non sans peine à être présent pour le petit déjeuner. Dans un débat de longue haleine on décide tous de prendre d'assaut l'église du coin pour assister à un gospel. L'entrée est gratuite néanmoins lors de la quête il est toujours préférable de laisser un tips pour le spectacle !! On est donc 20 de l'hotel à assister au spectacle et personnellement je reste effaré par le manque de respect qu'on certaine personne à quitter l'assistance au beau milieu du show. On est pris d'une intense émotion car le déplacement en vaut vraiment la peine, j'avais déjà fait cela en 2008 mais ce n'était que des chants. Tout le monde se tient la main comme pour communier la tristesse qui est enfouit. Plus qu'une thérapie pour certains, c'est tout simplement un aboutissement. Les plus touchés sont surement ceux qui ont perdus un proche récemment. Après 2 heures de "show" nous quittons tous l'église à 12h30 pour retourner déposer nos sacs pour certains à l'hotel qui était sur notre routes. D'autres mangeront, d'autres feront une sieste trop fatigué de la veille mais je décide de rester dans un petit groupe qui avait pour rendez vous Wall Street. Après tout pourquoi pas je vais passer plus d'un mois à New York, j'aurais le temps de faire d'autre chose. Je fais d'ailleurs la connaissance de Manuel avec qui je lierais une amitié soudaine. Manuel vient d'Allemagne également près de Munich.

Wall street est bien entendu le quartier des affaires mais il ne m'est pas désagréable pour autant. Un stop au burger king, je laisse un pourboire d'un dollar au serveur et vu que c'est rare il décide de lui même de m'offrir une "small fries" décidément j'y gagne au change. Je me sens seul dans ce burger king car je suis le seul à prendre une boisson d'un litre !!! Quelques gorgés plus tard Esther (Allemagne nous rejoint) car ses copines ont décidés d'aller dans un endroit qui ne la branchait pas plus que cela m'a t-elle dit. Du moins c'était sa version des faits, mais ses sourires complice me faisait penser que ce n'était pas l'unique raison. Soit, ma parano passé, direction le flea market (littéralement marché aux puces pour les futurs interrogations ). Le moins que l'on puisse dire c'est que cette endroit sombre et lugubre me fit pensé que j'irais bien marché quelques block plus loin pour découvrir un peu plus la vile, Esther part également. On passe une partie de l'aprem ensemble, block par block .. Je préfère être avec elle que dans ce flea market de pacotille, je suis sectaire sur ce coup mais je ne suis pas du tout sensible à cette cave. On parle assez longuement on apprend à se connaitre. Des rires, des fous rires, des moqueries, je suis taquin aujourd'hui. Surtout quand elle me demande si je regarde Gossip Girl ... Quelle idée en me regardant !! Ais je l'air si efféminé que celà ?

La journée se poursuit, on retrouve notre petit groupe. Manuel s'est égarré dans les profondeurs de la ville et on ne le retrouvera pas. La nuit tombé je leur propose assez justement d'aller à Chelsea je connais un bar vraiment sympa !! Mis à part mon envie de boire, je les vois s'arrêter prendre une glace !! 30 minutes d'attente j'en profite pour aller dans un bar écouter du jazz et je ressors quelques vingtaines de minutes plus tard. Je ne vais pas m'empêcher de vivre mon trip simplement pour des latences. Une fois arrivée dans le bar je tente de chanter en allemand, tout le monde explose de rire, je crois que mon accent est encore perfectible !! Timac avait raison, la phrase "Ich bin a kartofel salat " a fait des émules. Je suis le bout en train, toujours le sourire, il faut dire que mes 5 bières et 2 cocktail me mettent rapidement dans l'ambiance. Par ailleurs Esther boit son whisky coca presque cul sec, en me disant à toi maintenant .. Comme un vulgaire abruti je m'atèle à la tache en redemandant à Johanna la serveuse une deuxième Margarita pour marquer les esprits. Hop les culs secs sont réussis mais j'ai un nain de jardin qui frappe dans mon crâne avec un marteau, saloperie de fierté !!

11 Avril 2011

Le réveil est particulièrement difficile, et si New York est la ville qui ne dort jamais, moi j'aimerais bien dormir un peu plus ce matin. Malgré cette pensée qui m'habite je dois partir à 10h30 pour Central park que je n'ai pas encore fait auparavant. Après un cheesecake et un hot dog me voilà fin prêt. On commence par l'entrée situé à Colombus Circle !! Ah j'oubliais ce matin je suis avec Manuel, Ary (France) Des photos sympathiques, un temps qui se veut agréable tout est fait pour que la journée soit bonne. De plus une Samuel Adams vient délicatement envahir mon palais, ce qui sous ce soleil n'est pas négligeable !! Dans l'après midi j'ai des envies de tatouage, je ne sais pas encore le motif, rien ne me branche réellement et je veux que ce dernier est une signification pour le reste de ma vie !

Plus tard, dans Central park on apperçoit la tombe de John Lennon qui est vraiment splendide, rien à dire l'émotion est présente pour bons nombres de touristes.

Le soir venu, on avait rendez vous avec les filles (Allemagne) mais Manuel a trop tardé avec son linge qui n'en finissait plus malheureusement. Cela m'aurait bien plus, mais les plans à New York ce n'est pas ce qu'il manque. L'ami de Manuel arrive à destination et c'est sous des salutations amicales et une entente très rapide que nous décidons de faire le pont de Brooklyn de nuit. Splendide, je brande mon casque et écoute "99 problems, Lucider ou encore Dirt off my shoulder" pour que l'émotion soit totale.

Fin de la journée passé dans une chaine de Pizza (Non ce n'est pas stratto) et enfin devant un Poker que je gagne par la suite avec quelques bières (Budweiser, Bud light, Modello).

12 Avril 2011

Les filles rencontrés ont désormais changés d'hotel on s'échange quelques messages sur Facebook mais mes plans sont différents. Je décide donc de retrouver ma liberté et de partir en direction de Chinatown et de Little Italy. Actuellement Little Italy n'a pas grand interêt, cela dit il évoque pour moi mes racines donc autant le refaire ca me fera passer une petite demi heure !!

Pour Chinatown l'histoire n'est pas tout à fait la même, mais je décide tout d'abord de prendre un parapluie vendu à 3 dollars qui rendra l'âme 2 jours plus tard. Un petit tour au mcdonnals pour prévenir ma famille que tout va bien après une semaine, je me dis que j'aurais pu faire un effort. Mais à quoi bon avoir des regrets !! En sortant du mcdo je vois des shops assez rigolo avec des messages évocateurs, je m'arrête donc pour acheter un t shirt qui a pour message : "I drink for meet some people like U" Peut être efra t-il mouche ce soir ? Why not ! D'ailleurs je trouve aussi mes Levis Shoes un peu plus loin. Il va falloir se calmer si je veux tenir jusqu'à la fin de mon trip.

En rentrant à l'hotel pour charger mon téléphone je fais la connaissance de Jason, un londonien assez junkie au premier abord. Il n'a que 20 ans et est assez frustré de ne pas pouvoir boire. On va au Yankee game ensemble ce soir mais au vue de la pluie on change nos plans et direction la Jazz Gallery, une expérience enrichissante avec une musique qui résonnera longtemps dans ma tête.

13 Avril 2011

Le matin je fais la connaissance d'une brésilienne, portant le nom de Thais. On parle de son pays, des rythme musicaux mais aussi de la France même si ça ne m'enchante pas car ce n'est en aucun cas mon sujet préféré. Je ne travaille pas pour l'eurovision, devrais je avoir un sentiment de culpabilité ? je ne pense pas. Manuel me rejoins pour le petit dej et me chambre sur mes rencontre, du genre : Il faut toujours que tu nous piques les gonzesses !! Une pure invention car la copine de Manuel ressemblait vraiment à une top model !

Le Queens c'est limité, un resto .. un point wifi pour essayer de capter d'autres backpackers mais la journée n'est pas exceptionnelle loin de là. Le quartier est sombre, on en profite pour faire quelques clichés assez rigolo ou le manque de sérieux est mis à l'épreuve.

Avant de sortir avec Manuel, Sven et Jorn je vais au Yankee stadium pour assister à un de ems rêves. Un home run d'Alex Rodriguez je suis dans un état d'existation énorme.

La soirée est une autre histoire, je trouve sur lonely planet un bar qui propose une sélection de bière à 1.25 dollars !! l'endroit idéal pour se détendre et faire des rencontres. Je tente une chanson en allemand, le portable en main Manuel et Yohann n'en peuvent plus. Je dois pas être un bon chanteur visiblement, mais cela dit mon karaoké nous amènent deux autres allemande qui finiront la soirée avec nous *Censored*.

14 Avril 2011

Je rentre le matin à 8h30 et certains commencent déjà à prendre le petit dej'. Il est temps pour moi d'aller dormir. Je sens le fenec' mais je ne peux m'empêcher de dormir avant de faire une quelconque action. Au reveil à Midi, et après une bonne douche, je me fais à manger avec les courses que j'avais fait précédemment à Whole Foods Market. Un peu de poisson, des champignons de Paris, des haricots verts et des mangues. Tout le monde sent mon repas, comme si c'était spectaculaire !!! T'es Français nan me dis une Norvégiennes ? Oui pourquoi ? - Parce que les Français aiment bien faire à manger et sont soignés dans ce qu'ils font !! Estomaqués par cette réflexion, car vraiment ce n'est pas la vision que j'ai, soit passons !

Le temps n'est pas clément mais je me vois mal resté une journée entière enfermé à pianoter sur mon macbook, ou à lire un roman entier comme le font certains pensionnaires. J'affronterais le temps, je suis seul et je compte bien en profiter avec un peu de Lenny Kravitz et de Jedi Mind Tricks sur les oreilles.

Le transport est tout de même un peu long, 1h de route pour aller à Coney Island. L'île est sympa, le sable, les stands, la bouffe idéal pour les amoureux mais à part me tenir le manche en gage de compensation je ne peux pas faire grand chose. Sur l'île je rencontre Michelle native de New York mais qui vit désormais à San Francisco. Connaissant bien la ville, on en parle assez longuement. On passe l'après midi ensemble, elle me raconte des anecdotes croustillante à propos de New York, des bons plans. Malheureusement, les seuls anecdotes que je peux lui raconter tourne autour de l'alcool et de la débauche. Il y a mieux comme entame nan ? Plus tard nos chemins se sépareront, je devais me rendre absolument à Chelsea pour manger avec une des deux allemandes rencontrés la veille. Un moyen pour moi de perpétuer cette drague ridicule dont j'étais vraiment friand.

Une longue soirée en perspective, avec des shots en veux tu en voila. Et quand je lui dis que quand je travaille je suis barman, ses yeux se mettent à briller comme par enchantement. Elle tente de parler en Français avec les bases scolaires qu'elle a, je trouve ça tellement sexy mais parfois pathétique. 5h du matin, je ne tiens plus debout ... Est ce la fatigue accumulé ou bien l'alcool qui me monte à la tête ? Est ce la dépense physique ? Je n'en sais rien ... Toujours est il que je vais dormir avec des potes qui ne finissent plus de me chambrer sur mon addiction à la débauche.

L'un d'entre eux me dit !! Bon demain c'est fini demain tu tournes au jus d'orange je m'occupe de toi. Difficile à croire, et en plus je veux dormir.

15 Avril 2011 :

Que c'est bon de dormir, j'avais déjà oublier le plaisir que cela pouvait me procurer. 8 longues heures !!! Il est déjà 13h00 à New York, je me dépêche donc de prendre ma douche. Direction staten island pour prendre quelques clichés de la statue de la liberté. Néanmoins pas question de payé pour voir la statue à 1 mètre avec une armée de touriste, prenant 89 clichés ! Je suis assez prêt dans le ferry de Staten Island, cela me satisfait amplement, pas besoin de plus.

Je décide tout de même de m'attarder à Staten Island pour y découvrir les joyaux qu'ils pourraient y avoir et mis à part quelques activités pour enfants et adolescents attardés je n'y vois aucun interêt, il est donc temps pour moi de rebrousser chemin au plus vite. Pour moi Staten Island c'est le calme plât et surtout le lieu de naissance de Ghostface Killah, passé cette anecdote, pas de signification particulière.

En revenant, j'assiste à une belle vue, à de nombreuses activités, quelques spectacles de break dancing. Je décide de m'y attarder mais fini les tips j'ai dépenser pas mal d'argent avec des t shirts nike, Yankees et autres. Il est déjà 16h, allez un tour à Chipotle qui réside être mon fast food préféré. Je m'arrache les intestins avec un menu mexicain épicé mais le bonheur de ce diner tardif est au rendez vous. Après cela, je rencontre dans un bar en regardant les Yankees des supportrices déchainée avec qui encore une fois j'enchaine les margarita, pauvre de moi, c'est mon point faible ! 5 heures plus tard, il est déjà minuit et je décide de rentrer. Que le temps passe vite quand vous n'êtes pas seul ... L'alcool ne me quittera plus à New York. Un mal ? Un bien ? je n'en sais rien et il est difficile de faire son autocritique mais ce jour est étonnement vide il faut vite remédier à cela pour ne pas tomber dans un trip de Monsieur tout le monde ! Demain est un autre jour.

16 Avril 2011

Pas mal de monde partent de l'auberge de jeunesse situé à Harlem, mais également de New York. Je prends donc mon temps pour déjeuner, pour voir ce que je pourrais faire. Ce sera le MET pour aujourd'hui et ses environs dans un premier temps. Le MET se trouve entre la fin de Central park côté East et la 5ème avenue. Un musée que je recommande vivement, tellement on peut y passé des heures. Malgré tout c'est l'heure de manger, et mon estomac crie Famine "FAMINE" ...

Pas le temps de chercher vraiment un truc qui me plait, encore que j'apperçois un shack shake !! Devant le resto se trouve un ami à moi rencontré il y a 3 jour de cela. Ca tombe bien il entre également dans le restaurant à proximité de la 80ème.Le coin est sympa mais l'attente dure tout de même quelques minutes. Je parle à une charmante jeune fille qui viendra s'assoir avec nous peu de temps après. Un Afro américain me ramène encore des frites, en me remerçiant d'avoir attendu si longtemps. Je n'ai pas vu le temps passé avec Ana, mais vraiment pas.

Le temps passe et il est venu pour moi de quitter le restaurant, on échange nos numéros et je promet de l'appeler quand j'aurais un moment (sans doute sur Paris mais pas avant). La librairie de New York me tend les bras et son architecture me plait énormément je m'y attarde quelques minutes. Même si la 5ème avenue n'attire pas vraiment mes faveurs il faut dire que cet endroit me plait énormément.

La poursuite se fait du côté du Rockafeller, pas vraiment mon trip à première vue mais un coin à faire quand on passe par New York. Il est déjà l'heure d'aller boire un verre au rythme des Playoffs NBA et NHL, mais le Baseball avec les Yankees attire soudainement mon attention. Pas très longtemps car le match est annulé pour cause de pluie. Je décide de rentrer à l'hotel ou plusieurs de mes camarades sy trouve, une longue discussion se met en place. Plutôt sympa !

17 Avril 2011

Je me lève .. Je te bous.. Nan c'est pas ça, bullshit ! Je me lève tôt ce matin car je dois quitter Harlem pour Brooklyn. Pas très prudent le garçon. Rendez vous sur Lafayette Street, je prends le train C sans aucun stop. Mes valises me détruise quelque peu les épaules mais on fait avec. Une fois arrivée à destination l'hôte me dit de repasser dans 40 minutes, le temps de nettoyer la chambre. Parfait ça me laisse le temps de manger et surtout de poser mes bagages dans le hall. Mon fardeau est terminé pour cette fois !! OUF.

En arrivant au Mcdonalds de Fulton Street (rue peu fréquentable ) je me dis que j'aurais pu jouer dans un de ses films ou Al Pacino est la vedette. Je suis le seul "européen", entouré d'Afro Américain qui semble me regarder d'un oeil inquiet parsemé de colère envers la race blanche. Je pense que la 2ème solution est plus proche de la vérité. Je commande mon repas, m'assoie et me connecte au wifi. Fulton Street est une rue mal rangé et ou les cartons arborent les trottoirs. Elle est loin l'ambiance touristique du Brooklyn Bridge et de High Street. De retour à l'auberge de jeunesse, je demande ma route à une dame d'environ 35 ans .. "Vite c'est par là je ne parle pas aux blancs" me dit-elle d'un ton sec et esquivant mon regard. Ce séjour à Brooklyn commence tellement bien ...

Je m'installe et repars aussitôt. Ce soir c'est playoffs pour les Hornets pas question de raté ça. Il est 14h, je traverse une nouvelle fois le pont de Brooklyn à pied, histoire de me détendre après tant de péripéties. Un petit détour vers Pier 17, Upper East Side et Tribeca pour prendre quelques clichés. L'heure est arrivée, je mange chez Applebees. La pub c'est bien beau avec des produits alléchants mais à l'intérieur rien de bien croustillant. Vite direction un vrai pub pour le match. Je trouve accoudé au bar un mec passionné de Basketball comme moi et ancien membre de Duke University !! On est mal barré c'est pile l'équipe que je déteste, mais il déteste les Lakers.

Les Kobe Sucks retentissent, je dois avouer que j'ai déclencher le mouvement de foule. Dans la foulée je reçois un message sur whatapps d'Esther. Elle me dit qu'elle est désolé qu'on ai pas pu se revoir, mais néanmoins ses études et conférences lui ont pris un temps considérable. "Il faut qu'on se revoie ça serait coll, si je peux te capter sur Paris ..." un léger sourire puis une réflexion soudaine : "On verra quand je rentrerais à Paris". Une nouvelle qui disparait car les Hornets domine le match et sur un big shot de Paul je bondis de ma chaise. Je crois que je suis repéré, je suis le seul content de l'hypothétique victoire des Hornets et non pas de la défaite des Lakers. 1/0 pour les Hornets je jubile même si je sais que ce sera compliqué.

18 Avril 2011

Mon avant dernier jour à New York avant de toucher à un vieux rêve : La Nouvelle Orleans, ses bateaux, Bourbon Street, le Superdome et bien entendu en tant que fan hystérique que je suis le New Orleans Arena !! Je n'ai toujours pas mes places d'ailleurs pour les playoffs des Hornets, mais je décide de ne pas me stresser pour autant. Une fois cette pensée partie, je me rappelle que je suis encore à New York et qu'il me faut profiter de cette journée particulièrement ensoleillée. Tiens donc, une belle journée à New York, j'avais déjà oublier que cela pouvait exister. L'occasion est trop belle et après avoir fait le pont de Brooklyn et celui de Manhattan auparavant, je m'attaque au Williamsburg Brdige.

Beaucoup moins connus que les deux autres, il a ce que je voulais voir de haut à New York : Le street art. Je dégaine mon iphone, oui parfois j'ai honte !! Après un nombre de pays incalculable déjà effectué je ne détiens pas encore de Reflex, mais je mets un point d'honneur pour en acquérir un dès mon retour en France (Enfin avant le début 2012 quoi !!).

C'est tout de même dommage que ce pont tout comme celui de Brooklyn soit quadrillé, mais cela ne m'empêchera pas de m'engouffrer pour prendre quelques clichés qui valent le détour. Il est déjà l'heure d'aller manger, j'ai décidé de décliner l'invitation faite par une charmante Hollandaise car d'une part elle est avec son copain et de l'autre j'ai envie de continuer mon trip seul pour ces derniers jours à New York. Hum tiens donc le Shack Shake me tend les bras. Une demi heure de queue, la lumière rouge s'illumine, tout comme mon visage. Comment peut il en être autrement lorsque vous déguster le meilleur burger du monde, oui je pèse mes mots comme toujours, mon côté italien refait surface, damn !

Je me balade de quartiers en quartiers, parlent baseball avec quelques fans qui auront remarqués mon t shirt d'Alex Rodriguez puis je rentre assez tôt sur els coups de 19h. Il me tarde de continuer mon trip à la Nouvelle Orleans, mais ce n'est en aucun cas un dégout de New York disons plutôt que l'auberge de jeunesse est tout simplement invivable, personne ne se parle, le danger semble omniprésent !!

Cependant sur les coups de 20h, deux filles m'interpèlent dans la chambre : "Hey on va au concert de Mister Vegas, t'as l'air assez Funky ca t'intéresse ? " Why not après tout, ça va me permette de sortir. J'appellerais tout ma famille plus tard après tout, je ne vie pas pour eux. Le concert est une sorte de foutage de gueule organisé, mis à part la présence de Mister Vegas pendant 10 minutes, c'est plus une promo pour que ses potes sortent du trou. L'ambiance était sympa je rentre à minuit je ne vais pas m'en plaindre .... La seconde fille reste avec moi, découvre mon univers musical et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle aime tout mais n'y connais rien. Du Jedi Minds Tricks, 7L Estoric, Torae, Dutch, Outerspace, Large Pro et The Left, avec bien entendu du Jazz et un peu de Funk Music.

19 Avril 2011

Un petit tour dans Chelsea pour passer une agréable matinée, je boycotte une fois n'est pas coutume le Starbucks (Le café à 5 dollars c'est pas ma tasse de thé ..), en revanche le Chelsea market attire mon attention avec les cupcakes notamment. Vous savez ces petits gâteaux américains bourrés de sucre et vraiment dégueux si on en juge par le goût. Du fromage en dégustation ? ARE YOU KIDDING ME ... ? FIRST !!! Bouarf, j'avais oublier cette agréable sensation que pouvais me procurer un vulgaire clakos. Ce bleu d'Auvergne me ravit, même si j'aurais préféré avoir le fromage et le rouge. Je suis dans l'élite de la beaufitude Française.

Un Cheesecake et puis s'en va. mais définitivement ce petit tour du Chelsea market est vraiment agréable. En parcourant Central Park à partir de la 59ème je vois un mec qui me dit heyyyy !! t'as une casquette des Yankees comme tous ses européens (j'explose de rire) ou tu aimes vraiment le baseball mec ? Je lui réponds que j'adore le baseball et qu'en plus je peux lui bôter le cul (je n'en pense pas un mo, mais je suis tellement excité de jouer). Il me prends au mots et j'intègre leur équipe en 3ème base dans un vrai terrain de baseball, le pied.

Les spots sont allumés et il est 18h00 déjà (je ferais bien quelques musées avant). Il me présente à son équipe. C'est un entrainement organisé, il me demande à quel poste je suis le plus à l'aise, je serais 3eme base !! Mon équipe gagnera par 12 runs à 6, j'inscrirais 2 points avec notamment un double et un 3/6 à la batte. Le mec vient me voir pour me demander si je veux rejouer demain. Malheureusement je suis à New Orleans demain, j'en viendrais presque à regretter mon choix ... L'envie de repousser mon vol me prend l'espace de 2 secondes mais j'aurais bien d'autre péripéties dans une nouvelle ville.

Il est déjà 22h00 , le temps pour moi d'aller à Applebee's près de time square qui jouit d'une réputation assez bonne (je n'ai pas compris pourquoi en engloutissant mon steak). Mais j'ai l'avantage d'avoir un ��cran géant juste au dessus de ma gueule avec le match de Dallas face à Portland (Game 2). Une belle perf de Peja Stojakovic et de Jason Kidd pour infliger 12 points dans la gueule des coéquipiers de Brandon Roy !! Il est grand temps de rentrer car je n'ai pas envie de risquer ma vie dans ce quartier assez différent de ce que je fréquente pendant mes journées. Demain, nouveau départ !!!

20 Avril 2011 :

Un vol de 3h durant lequel je m'écroule dans un sommeil assez profond. Bien arrivée à destination, première surprise : Je dois prendre un taxi à 33 dollars pour retrouver mon auberge de jeunesse situé près de Magazine Street. Le chauffeur de taxi n'est pas des plus sympathique mais ça me permet d'admirer la ville, qui au premier abord me semble somptueuse. Absolument, dans mon état d'esprit. Un peu de mal a trouvé le numéro 1606 mais ça y est j'y arrive enfin.

La stupéfaction m'envahit, le maître des lieux (enfin celui qui m'accueille) me dit qu'ici c'est pas New York (je lui ai expliqué quelque peu mon trip), je peux fumer ce que je veux à l'intérieur de l'auberge (extérieur bien entendu) et qu'ici c'est no stress. Il m'explique sur la carte tout les bons coins à faire. Le Wallmart pour m'alimenter, Bourbon Street, Magazine Street, les diverses universités à promximité, le zoo, l'aquarium et j'en passe.

Je file vers le New Orleans Arena, autant effectuer le gratin et la crème tout de suite. Le box Office est fermé mais cela ne m'empêche pas de prendre quelques clichés et de contemplé juste après le Superdome. Une des personnes présente sur le site m'interroge sur ma présence, on discute un bon moment, très agréable. La nuit tombé, je prends la direction de Bourbon Street pour un repérage, je sens que je vais bien m'éclater ici.

A SUIVRE ...
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Un mois à Salt Lake City (Utah)
SALT LAKE CITY (Utah, USA) janvier-février 2010; – 1 mois à Salt Lake City en “14” épisodes.

1 mois à Salt Lake City. Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de l’une ou l’autre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter. Passez un agréable moment en notre compagnie

Plan. Episodes 1. 😠 Trois valises olé! 2. 🙁 Le départ 3. 😊 Le bonheur 4. 🙂 SLC ville 5. 😮 Réflexion 6. 🤪 Bisons futés 7. 🤪 Les neurones 8. 🙂 Le capitole 9. 😇 La franc-maçonnerie 10.😛 La restauration 11.😄 Utah Jazz 12.😐 Le Parc des Arches 13.🏴‍☠️ Les sports d'hiver 14.😏 La généalogie

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États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande"
suite en page 4

USA 2012 – Au long du Rio Grande

J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...

Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.

Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas

Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.

High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.



Vue du balcon sur la mer.

Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.

Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.

Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.



Vol de pélicans

Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.



Presque une scène dans "The birds"

Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.



Poissons trop gros pour les mouettes

Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.

Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge

Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune. Petites villas de vacances, en hauteur.

De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)

La plage à Isla del Sol

A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.

Galveston Toll Bridge

Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.



Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.

La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.

White-tailed deer

Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.

Aigrette dans son petit bassin

Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.

Ça change des rencontres habituelles

Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.

On en avait vu que en vol

Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage

Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.

Port Aransas, du ferry

Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.



La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.

Entre les algues et la dune

Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).

Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.

Sternes Huppées Cormoran Grand Héron

Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?

Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.

Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !

A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.

La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo

La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.

Mémorial – face William Travis et David Crockett

Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.

Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...

Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.

La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite

Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.

Ocotillos, cactus et palmiers

On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.

Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo

Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.

Avec le Rio San Antonio Cruises

C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire. La Cucaracha !

Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.

La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.

Vue d'ensemble de la mission Concepcion

La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.

Façade de la mission San José A l'intérieur de la mission San José

Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.

Le clocher de la petite église de Espada

Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.

Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique

De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.

Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.



Petit coin de pêche

En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km

Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.



Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous

Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,



Governors Landing

Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina

Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "

En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100

Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.

Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "

L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.



Le Rio Pecos vu de la US90

Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.



The Law West of the Pecos

Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.



Cactus, Yuccas, Agaves etc.

Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.



Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.



Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.



Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?

Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.



Une des 60 espèces de Cactus du parc

Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.



Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?

La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.



L'entrée du Boquilla Canyon

Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.



Pas de coyote à l'horizon

De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.



Casa Grande, 7325 feet

Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.



The Window

Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.



Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?

Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite

L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.

Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.



Il y aura une punaise de plus sur la carte

La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.



Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool

Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.



Au pied de la Burro Mesa

Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.



Le Tull Canyon vu du west overlook

Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.



Le Rio pas très Grande

Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.



Le chemin dans le canyon



Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps

Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.



La piste de Old Maverick Road

Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.



Jacal, c'est le type d'habitation

Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.

Carmen Mountains white-tailed deer

Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "

Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.



Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "

Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.



L'ancien cimetière est très Ghost !

On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.



Fausse entrée

Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.



On voit le site avant le panneau

Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.



Pour une courte halte

En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.



Carton-pâte !

A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.



Les tentes sont en dur

Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.



Urubus à tête rouge

La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.



Vue d'en haut sur le Rio Grande

A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.



Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.

Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.









Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.



Victorio

Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.

Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.

Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas

S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.



El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?

Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).



Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.



Guadalupe Peak, 2667m

La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.



L' Apache Plume

Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.



L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge

Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.



Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !

Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.



Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.



La descente



Ici la marche est plus facile

Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.



Traversée empierrée

En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.



Whites City downtown

Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.

Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.

Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!

Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave

Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.



Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.

The Big Room

Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.

Le circuit est en sens unique anti-horaire

Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.

Stalactites et colonne

Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.

Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.

Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.

Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.

Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens

Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.

Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands

La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...

Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.



Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.

Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge. Un bâtiment dans le style mexicain

La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.

Là, les bas-côtés de la route changent

Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.

Ici, c'est la route qui change

Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.

Et là, c'est blanc tout autour.

Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.

Le balisage de Alkali Flat

Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.





Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.

Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque

Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.







L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.

Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow

Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.

Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.

A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent

Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.

Rien à voir avec son homonyme du Nevada.

Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.

Noir, c'est noir

Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.

Au milieu du parc

Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.

Quelques stands autour du terrain

Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.

Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses

Les danseurs avec leur gourde

Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :

Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.

Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.

Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.

Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens. Les anciens sont toujours à l’honneur

Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.

Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.

Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest

Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge

La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails

Les piments à sécher, mode locale ?

Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.







L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):

Les Danses du Pow Wow

Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.

Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.

Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.

Les danses des hommes Danses des femmes

Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.

Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.

Les drums se relaient pour assurer musique et chants

Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)

Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon

Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes

Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.

Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.

SUITE EN PAGE 4

Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683

et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053

et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
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Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans
Bonjour à tous,

Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.

Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.

Place aux souvenirs.

Chicago

Prélude

Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.

Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.

Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.

Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :

Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.

Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
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Road Trip USA 2023 - Part 2
HIGHWAY 1

Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.

It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.

After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.

Videos are embedded throughout the summary. Please click on the image to start the video. To jump to a specific post, here are the appropriate links:

CALIFORNIA:

Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - 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Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
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18 jours en solitaire aux Etats-Unis
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
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Eté 2015: De Boston à Chicago via la province du Québec
Bonjour à toutes et à tous,

Pas sûr que ce soit la bonne période pour poster un carnet de voyage, les feuilles de route doivent être prêtes pour celles et ceux qui envisagent ce genre de périple. Mais bon, ça servira pour plus tard 😛

Données générales Période du voyage : du 1er au 22 Août 2015.

Nous : un couple 56 ans, touristes « lambda ». En ville : pas trop musées. En campagne : pas trop randonneurs. Mais nous aimons prendre notre temps, nous sommes capables d’attendre ¼ d’h pour faire une photo qui nous convienne et nous apprécions également nous « perdre au détour d’un chemin ou d’une rue ». Ces remarques ne sont pas neutres car ça signifie que les temps de visites qui seront indiqués sont sans doute comparables à ceux de voyageurs qui visitent, crapahutent, mais approfondissement peu.

Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Boston – Cape Cod – Salem – Quebec – Chemin du Roy – Gananoque (les Mille Iles) - Montreal – Toronto – Niagara falls – Detroit (Dearborn) - Chicago - Milwaukee

Véhicule loué : SUV Familial (surclassement) Kia Sorento. Beaucoup de place mais aucun charme. Consommation raisonnable (10, l aux 100km, soit 24 Miles Per Galon). Satisfera jusqu’à une famille de 4.

Comme les années précédentes, les points importants ont été saisis en amont dans notre GPS. Je rappellerai que ce travail assez lourd présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - C’est aussi une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt !

Hôtellerie : Depuis des années, notre choix s’établit pour des hôtels petit déjeuner inclus en périphérie de ville. Pour le coût et les équipements souvent complets (réfrigérateur, micro-onde) permettant des économies sur la restauration. Réservations faites « tardivement » (fin janvier) par rapport à nos habitudes (plutôt vers novembre), mais nous aurons pu réserver à des tarifs satisfaisants. Comme pour nos carnets précédents, vous constaterez peut-être que les avis donnés sur les hôtels sont globalement positifs. Je ne pense pas être particulièrement tolérant. Non ! Ce serait même plutôt le contraire : j’aime en avoir pour mon argent. J’attribue plutôt cela à de longues recherches préalables en lisant ce que disent les forumeurs/meuses sur VF et d’autres sites nous ayant permis de faire de « bons choix » (compte tenu de nos critères).

Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement pour ce séjour plutôt urbain, à part pour la location de voiture, nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres voyages plus « nature » (Parcs Nationaux) aux US.

Pourquoi cet équilibre ? Si on raisonne en $ (pour s’affranchir du taux de change), l’hôtellerie (Confer nos choix au paragraphe précédant) et les courses pour les repas nous auront coûté moins cher qu’un séjour dans les parcs, mais il faut ajouter les parkings, les visites. C’est cependant à tempérer car nous avons vraiment fait le minimum d’activités payantes. Le budget grimpera vite en multipliant les visites de musées, ballades sur l’eau, etc …

A part pour l’hôtellerie, la vie dans la province du Québec nous a semblé chère (plus chère qu’aux USA) malgré un taux de change plutôt avantageux. Suite à une première expérience de ce type en Colombie Britannique, nous avons fait le max de courses et le plein d’essence avant de traverser la frontière, c’est toujours ça de gagné !

Bonnes surprises durant ces 3 semaines en ayant bien suivi les conseils sur le forum (MERCI à vous toutes et tous !!!!) : 1) Avec un peu de recherche le budget parking en ville est resté raisonnable : 75 euros 2) Budget péage également maîtrisé : 13 euros sans jamais utiliser le pass.

Pour les incontournables : - Vol multi-destinations pour Boston et retour par Tampa (Floride) : 1335 euros par personne - Location de voiture (SUV Intermédiaire genre Ford Escape) chez Avis : 1250euros. Montant élevé, je m’en étais inquiété sur ce sujet mais ça semble « normal » dans le Nord Est. A noter que Avis, outre la sécurité apportée par une « grande marque » était bien placé côté tarifs en profitant des codes de réduction fournis par le membre jpg13 ! Merci à toi, l’Ami. - Essence 354 euros pour 4700km. Je ne sais pas si c’est la baisse du pétrole ou le développement de la fracturation hydraulique, mais au moins cher j’ai eu le Regular à $2.08 le galon !!! (soit 0,5 euros du litre !). Au Canada, compter plutôt $CAN 1,15 le litre, soit 84cts d’euros.

Important pour la location de voiture avec passage USA => Canada : Lorsque j’ai signalé à Avis que nous passions par le Canada, ils m’ont remis une attestation pour l’assurance responsabilité civile. Avis m’a affirmé que le pass pour les péages d’autoroutes fonctionnait autant aux USA qu’au Canada. Je ne peux confirmer, ne l’ayant pas utilisé.

Shopping et outlets seront faits ensuite dans la seconde partie du voyage (pas détaillée ici) en Floride. Mais pas d’angoisse : le Nord Est est bien pourvu de tous ces Malls, y compris dans les états n’appliquant pas de TVA !

Comme pour le précédent, j’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles !). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !

Guides touristiques utilisés pour la préparation : Outre les précieux conseils du forum 😎 nous avons utilisé :

Le Guide du Routard USA Nord Est qui intègre Chicago, mais pas Detroit, Le Guide Bleu Michelin Côte Est et Sud qui lui aussi intègre Chicago, mais pas Detroit Le Guide du Routard Québec, Ontario et Provinces maritimes.

Finalement, a posteriori, je m’aperçois que pour Detroit mes seules sources d’infos auront été le forum ! Petite astuce perso : sachant que nous avions aussi les guides Floride, plutôt que de transporter des kg de documentation, nous avons photocopiées les parties qui nous intéressaient.

Malgré le GPS en qui j’ai toute confiance et que je suis aveuglément, nous avions aussi la carte USA – Canada. D’expérience, ça aide parfois pour avoir une vision globale (parcours alternatif, choix de dernière minute, …). Et pour rêver aux destinations passées et/ou futures lors des pauses !

Vu le sujet et par respect pour nos ami(e)s Québéquois(es) qui se battent pour le maintien de la langue Française, j’ai essayé de supprimer le maximum d’anglissismes ! Exercice intéressant, pas toujours facile, je l’avoue ! Désolé si je n’y suis pas toujours parvenu 😊

Le circuit donne globalement cela :



Et important à retenir pour la feuille de route et plus globalement pour tous les documents nécessaires : Je perds le dossier le premier jour. Même pas peur, je l’ai en copie sur ma clé USB et je vais l’imprimer depuis l’ordinateur de l’hôtel. Fier de mon organisation, je lance l’impression et … l’ordinateur ne reconnait pas ma version de « Word » 🤪 … Et j’ai oublié de l’enregistrer au format pdf, ce que je conseille toujours sur le forum!!! Nous avons trouvé une solution, mais quel ballot 🏴‍☠️

Avant d'entrer dans les détails : Rappelons pourquoi nous serons quand même obligés de rentrer en France (je triche, photo faite à Québec) :



A suivre ...
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Restaurants à New York
Bon matin les passionnés ! :)

Nous retrouvant toujours ou à peu près dans les mêmes restos lorsque nous visitons New York, vous avez des coups de coeur à partager ?

Pour ma part, ils sont au nombre de deux !

Sophia's ( Little Italy ) 143, Mulberry St.

L'ambiance n'est pas à se pitcher sur les murs... mais les plats y sont succulents.

Junior's ( Resto Bar Grill ) 45ème ave. ( Entre Broadway et 8ème )

Typiquement new-yorkaise cette fois, l'ambiance y est super. Et ce, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les hamburgers, gâteaux au fromage et déjeuners y sont tout simplement délicieux.

D'ailleurs, le meilleur gâteau au fromage jamais goûté à ce jour en ce qui me concerne.

Alors voilà, à vous ! :))
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Partir seul à New York à 20 ans
bonjour a tous et toutes, voila j'ai 20 ans et j'ai toujour voyager en groupes. seulement j'en et un peu marre d'attendre que mes amies soit disponible pour partir, j'ai donc decider de partir seul a new york pendant une semaine.

seulement eyant des parent, tres soucieux en matière de sécurité il ne cesse de me mettre, en garde concernant les danger d'un voyage seul pour une fille.

du coup j'ai la trouille et je part dans 3 jours!!!

mes questions sont les suivante ; y a t-il des quartiers a ne pas frequenté? penser vous quil 'y est un danger a mon arriver l'ors du trajet aeroport, hotel ? ( je sait c'est bete mais mais parent on vu taken et sa les a stresser!!) doit-je faire toujour attention quand je sort visiter et autres? bref en gros penser vous que c'est du nimporte quoi d'y aller seul (opinion de mes parent) ou bien qu'il n'y a pas de souci?

merci d'avance pour les reponse, désoler si cela parait idiot mes avec toutes les mise en garde je commence un peu a penser a l'annulation!

merci.
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Une journée à Washington
Bonjour à tous !

Je suis amenée à partir à Washington pour mon boulot Samedi prochain. Je vais avoir la journée libre Dimanche, je voulais savoir si mon planning était réaliste et si vous aviez des idées (Sachant que le même trip pourrait se refaire en Juin donc s'il y a des choses qui peuvent attendre la prochaine fois parce que pas essentielles... 🙂).

Arrivée à Washington Dulles Samedi à 12h55. Je compte à peu près deux heures pour sortir de l'aéroport (Sachant que je n'ai pas de bagages en soute). Donc, vers 15h00 j'espère, je quitte l'aéroport en shuttle ou par la ligne Metrobus express 5A. Petite question : combien de temps faut-il à peu près pour se rendre en centre ville par cette ligne ? Est-ce pratique ? Je suis logée au Residence Inn Arlington Pentagon City, donc j'arrive, je jette les bagages dans la chambre et je file au Fashion Centre Pentagon City, comme ça les achats seront faits 😛 Je crois que c'est le mall dont parlait Caussat dans un autre post ? Le lendemain Dimanche, sachant que je serai réveillée tôt, visite de la ville : Métro jusqu'à Farragut West puis tour du pâté de Maison Blanche 🙂 Ensuite le coin des mémoriaux : World War II, Lincoln, Vietnam... puis je prends Constitution Avenue et je rejoins Pennsylvania Venue juste parce que j'ai envie de passer devant le building du FBI, même s'il est moche ! 😉 Mais bon c'est mythique, la maison de Mulder et Scully quoi ! 😄 Je redescends Constitution ou Madison Avenue pour me rendre au Capitol. Peut-on entrer juste pour voir le hall ? Après ça je souhaiterais faire un tour dans Capitol Hill, j'aime bien les quartiers résidentiels avec les maisons typiquement Américaines 🙂 Cependant y'a t-il quelque chose de spécial à voir dans le coin ?

Ensuite je pensais prendre le métro pour rejoindre Dupont Circle et de là partir me balader vers Georgetown par la P Avenue par exemple. Elle a l'air assez longue donc je me pose la question de savoir si c'est possible après tout ce que j'aurais déjà marché ! 😉 A voir ! En plus j'ai cru voir que depuis Georgetown il fallait encore cavaler un peu pour trouver la première bouche de métro pour le retour ! Donc sur ce coup là je ne sais pas trop, peut-être garder Georgetown pour le prochain séjour ?

Donc si tout au long de ce parcours vous avez des adresses de trucs sympas où manger (mais assez rapidement 😛) le midi et au goûter, je suis preneuse ! 😉

Voilà, merci à tous ceux qui pourront m'aider 😎
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