Discussions similar to: Rester trente jours aux États Unis mon visa travail
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"The Challenge": trente-deux états, trente jours avec 1 800 euros (États-Unis)
Bonjour, en juin prochain je vais essayer avec 3 autres amis ( 4 au total ) de faire le tour des stats en 30 jours, et comme l'indique le titre passé par 32 états en seulement 30 jours. J'ai beaucoup de questions et j'espere qu'il y a du monde qui pourra m'aider. Pour commencer, l'itinéraire sera ainsi : New York - Philadelphia - Wilmington (DE) - Baltimore - Washington DC - Virginia Beach - Wilmington (NC) - Charleston - Savannah - Miami - Panama City - Mobile - New Orleans - Houston - San Antonio - Roswell - Four Corner - Las Vegas - Los Angeles - San francisco - Portland - Seattle - Coeur d'Elene - Great Falls - Bismarck - Minneapolis - Dubuque - Chicago - Fort Wayne - Detroit - Cleveland - Niagara Falls - New York. Pour résume on fait une boucle sur toute la cote des stats, de l'Est au Sud a L'ouest au nord et de retour au point du départ a l'Est. Voila 2 liens pour mieux expliquer: http://maps.google.tn/maps?saddr=New+York, +United+States&daddr=Philadelphie, +Pennsylvanie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Delaware, +%C3%89tats-Unis+to:Baltimore, +Maryland, +%C3%89tats-Unis+to:Washington, +District+de+Columbia, +%C3%89tats-Unis+to:Virginia+Beach, +Virginie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Caroline+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Charleston, +Caroline+du+Sud, +%C3%89tats-Unis+to:Savannah, +G%C3%A9orgie, +%C3%89tats-Unis+to:Miami, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Panama+City, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Mobile, +Alabama, +%C3%89tats-Unis+to:New+Orleans, +LA, +United+States+to:Houston, +TX, +United+States+to:San+Antonio, +Texas, +%C3%89tats-Unis+to:Roswell, +Nouveau-Mexique, +%C3%89tats-Unis+to:4+Corners+Road, +San+Juan, +NM, +United+States+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:San+Francisco, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.675147, -98.701172&spn=38.37868,86.572266&sll=44.715514, -101.513672&sspn=33.862296,86.572266&geocode=FXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA%3BFc-fYQIdcxeF-ynrS7XU2LfGiTHBWD6M2BT1iQ%3BFSl5XgId1T9_-ylvr0ZcGA_HiTEAjDB3UNoWhQ%3BFRGGVwIdo_1u-ym3g_TWrgPIiTFY5yNCqJZIBA%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFb5UMgId_6p4-ymnJxX86MG6iTFzAS6jgBAWBA%3BFT0-CgIdeqha-ynVrusNovWpiTEyMAmEOElmXg%3BFXYh9AEd1lk8-yl3JKjcQnr-iDFr7OGu4Pf6NQ%3BFVWO6QEdxoMq-ylZBvJ4_HX7iDG8IGADUWcMTg%3BFSmCiQEdedc3-ykRwcgOorDZiDFlT63dcfKW_w%3BFd0vzAEd0u3k-ilBY8YqVoGTiDHzAUcs1V5Yvw%3BFdVb1AEd0pHA-imp-EzxHU6aiDEanol3VA7oTA%3BFVoEyQEdFJ6h-illghGyVKQghjG00yJe6FsG2w%3BFcEaxgEdUsdQ-ikBhY1ItLhAhjE7BWXz3gINyg%3BFfr5wAEdRBsh-imvDtAEr1hchjG8FqAQO-FWCA%3BFVmO_QEd8BrF-SlV7axlE2XihjF-18905Asb5A%3BFY6MNAIdPByA-Sll1ZKk0iU6hzHmmUNsD1zxbw%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA&oq=bismarck&mra=ls&t=m&z=4

http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.

Et Merci d'avance :))
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Ville tranquille pour 3 mois aux USA
Bonjour tout le monde sans exception (je fais partie de la secte de ceux qui disent bonjour, je suis un insecte!). QUI aurait l'extrême amabilité (bla bla) de m'indiquer une petite ville des US où je puisse rester et me loger à un prix raisonnable? Je suis un Vieux Gamin de 68 ans qui veut voyager le plus possible avant de prendre le dernier ticket qui vous conduit vers l'au delà, (je préfère l'eau de là mais bon!). J'aimerai donc vivre trois mois (le temps de mon visa ) dans un endroit à visage z'humain où je puisse avoir l'occasion de pratiquer mon Anglais qui est le challenge (en Anglais "challinge") de la fin de mon inestimable existence. Voici donc les données de mon problème...un petit bled (non pardon on est pas au Maghreb!) un petit endroit typiquement témoin de l'Amérique profonde où je puisse rencontrer des gens, lier, pourquoi pas, quelques amitiés, et aussi peut être (soyons fous) , louer une chambre chez l'habitant qui serait plus sympa que l'hôtel. Rassurez vous je n'ai pas pris d'amphétamines et je ne suis pas particulièrement speed, j'essaye simplement de donner un tour sympa à ma retraite en faisant des trucs qu'on fait normalement à l'âge de 20 dents, je fais tout à l'envers mais c'est plus marrant que de rester devant sa télé à boire des bières et commenter les penalty! Que la bonne Âme qui voudra m'indiquer le "bon endroit" soit assurée de toute ma gratitude jusqu'à la fin des temps. Merci
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Travailler à Walt Disney World en Floride (suite)
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)

1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf

Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊

Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...

Bonnes discussions !!
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Délivrance d'une ordonnance médicale durant des vacances aux États-Unis et au Canada?
Bonjour

Je prévois de partir en vacance 2 ans minimum aux USA et au Canada.

Je prends un traitement médical à vie et celà depuis mon enfance,

pouvez-vous me dire :

1 - de quel durée maximum le médecin peut me délivrer une ordonance médicale ? 2 - de quel quantité maximum le pharmacien peut me déliver mes médicaments ?

Merci pour vos réponses, car se sujet m'angoisse énormément et c'est peu de le dire ! Et j'ai trés peur que le fait de ne pas trouver de solutions sereine pour moi, puissent me provoquer des problèmes de santé pendant mon congé bonheur, alors que tout va bien depuis mon enfance.

Encore une fois merci pour vos réponses et votre aide

Chelsea
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Sortir avec ses bagages soutes lors d'une escale aux États-Unis
Bonjour à tous et à toutes,

J'ai pris un vol A/R : Bogotá - Paris avec pour les deux trajets : deux escales aux États Unis.

J'ai déjà consomme le billet Aller.

Pour le retour, au lieu d'aller jusqu'à Bogotá je souhaite m'arrêter à Chicago pour aller voir ma copine.

C'est à dire prendre mes bagages en soute, sortir de l'aéroport et ne pas prendre la correspondance pour Bogotá.

Je possède bien l'esta.

Je souhaite avoir la confirmation que je puisse sortir de l'aéroport 'sans soucis' (avec l'esta) et surtout avec mes bagages en soute.

Si qlqn l'a déjà fait ? Merci

Ps la compagnie est américain Airlines et c'est un trajet paris- Chicago- Miami - Bogotá. Full américain airlines
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Douanes à New York?
bonjour,

je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?

pourra-t-il entrer sur le territoire ?

merci
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Conseils pour un périple dans l'ouest des États-Unis
Bonjour,

J'ai découvert ce forum au hasard de recherches Google sur les Etats-Unis. Comme je l'ai parcouru et qu'il me semble hyper actif et bourré de renseignements intéressants, je me décide à soumettre mon projet de vacances à vos critiques. J'aurai ensuite une série de questions à poser aux spécialistes.

Voilà, c'est pour août 2006 : Les passages obligés : - New-York : je pense 3 jours. A l'aller ou au retour (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Las Végas : y passer au moins une soirée pour voir ce que c'est (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Los Angeles : pas fan à priori mais pour voir également, donc 2 nuits pour avoir une vraie journée sur place. - Parcs/Nature : Yosémite, Séquoia, Lac Tahoe. - San Francisco : 4 ou 5 jours dont un week-end car mon fils y a décroché un stage durant l'été.

Nous serons un couple + une fille de 10 ans, donc comme je l'ai vu sur ce site, nous avons passé un deal avec elle pour que les étapes ne soient pas trop longues et qu'il y ait une piscine dans chaque hôtel à l'arrivée.

Nous avons demandé à une agence spécialisée sur les USA (je ne sais pas si on peut la citer sur ce forum) de nous faire une proposition chiffrée (avions + hôtels + location auto). Je vous fais part des étapes prévues et des hôtels : - 2 nuits à Las Végas donc 1 jour sur place à Hôtel Circus Circus - 2 nuits à Los Angelès - 1 jour sur place à Hôtel Marriott Airport - 1 nuit à San Siméon (+ au nord sur la côte ) à Hôtel Courtesy Inn - 1 nuit Visélia (Séquoia) à Hôtel Holiday Inn - 1 nuit El portal (Yosemite) à Hôtel Cedar Lodge - 2 nuits à South Lake Tahoe à Hôtel Quality Inn & Suites - 1 nuit à Sacramento à Hôtel La Quinta Inn - 5 nuits à San Francisco à Radisson Hotel at Sierra Point (Brisbane) - 3 nuits à New york à Hôtel Holiday Inn Midtown (47th street)

Si vous avez des remarques générales sur le parcours ou un hôtel, n’hésitez pas … Est-ce qu’en gros ça tient la route ? auriez-vous conçu différemment ?

Par rapport à ça, je me pose beaucoup de questions et j’espère que certains auront le courage de lire mon post jusqu'au bout pour nous aider en y apportant leurs réponses.

- 2 nuits à Las Végas (avec la fatigue du voyage le 1er soir), donc 1 seule journée pleine, est-ce suffisant ? Une voiture est prévue à l’aéroport, est-ce utile (parking des hôtels payant ?) ? Vu le tarif, le Grand Canyon en hélico me semble compromis, est-il possible en voiture d’aller faire un tour au début de Death Valley et retour ?

- Après Los Angelès, est-ce vraiment intéressant de passer au nord sur la côte à San Simeon ? (Hearst Castle à voir ?).

- Ensuite, (Séquoia, Yosemite puis Lac Tahoe), il y a 2 nuits prévues à Lac Tahoe. Lequel de ces 3 sites mérite le plus de temps ? (auquel cas on peut déplacer la nuit supplémentaire).

- J’ai pensé à Sacramento (que je ne connais que de nom) comme étape avant de rejoindre San Francisco. Ai-je bien fait ?

- L’hôtel a l’air très bien mais excentré de San Francisco apparemment, puisque situé à Brisbane (sur la baie). Est-ce pénalisant ? (dommage de ne pas être dans SF ?). Même si nous serons motorisés ?

- Ensuite, nous envisageons de faire des balades dans San Francisco et de rayonner dans la région : Napa, Berkeley et comme nous n’aurons pas vu la côte au dessus de San Simeon, nous envisageons de descendre jusqu’à Monterey et- Big Sur sur une journée. Est-ce que cela vous semble faisable ?

- 3 nuits à NY peut paraître court mais comme nous prenons l’avion du retour assez tard, ça nous fait quand même 3 jours pleins sur place. Suffisant ???

Voilà, félicitations à ceux et celles qui sont arrivés au bout et un GRAND MERCI par avance aux connaisseurs. Pour nous, vos avis seront forcément déterminants car nous devons confirmer tout ça pour vendredi (surtout les vols, pour lesquels il y a déjà des options). Bref, je n'en dors quasiment plus 😉

Cordialement.ZAP
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l'Ouest américain
Bonjour, Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest ! Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets. Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.

Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.

Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.

Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…

Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !

Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
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USA: Visa F1 + I20, comment rester plus longtemps?
Bonjour,

Je vais dans une université aux US avec un visa F1 et I20. Mon I20 va de début janvier a fin aout, D'apres ce que j'ai lu je peux partir 30 jours en avance et revenir 60 jours apres la date en fin de sejour. Malgré cela, j'aimerais partir en octobre, soit 3 mois avant pour des raisons pratique (je suis en vacances, j'aimerais trouver un appart/colloc tranquille, pouvoir m'habituer a la langue etc...)

Y a t-il un moyen de partir plus que 30 jours a l'avance ? si oui comment ? Merci d'avance pour vos réponses
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Prendre un vol intérieur aux États-Unis
Bonjour, Je doit acheter mes billets pour notre vol de juillet prochain entre San Francisco et New York après notre road trip de 25 jours dans l'Ouest. Mais c'est l'inconnu total, je ne sais pas quand acheter les billets au meilleur prix, je ne sais pas quelle compagnie privilégier, bref, j'ai peur de faire une erreur...

J'ai loupé un bon prix pour un vol tres tot le matin avec Delta, a 145€/pers, depuis le billet a prit plus de 100€ 😮 😕

Je sais que Delta fait partie des mieux, mais en ce moment les prix pour juillet sont en forte hausse, je n'espere meme plus que ca baisse... Il y a de bons prix chez United mais je lis des choses pas top sur cette compagnie, et du coup j'ai un peu peur de voler avec eux.

On voyage avec nos 2 enfants, il y a 5h30 de vol, on aimerait quand meme au moins avoir des ecrans. Le repas ce n'est pas un probleme on prévoira des snack si il n'y en a pas sur le vol. Ensuite chose importante, on ne veut pas etre separer pendant le vol, au moins rester 1 adulte avec 1 enfant.

Nous aurons aussi surement 3 bagages soutes et chacun 1 bagage a main (comme autorisé sur air france), je sais qu'il faudra payer en supp les bagages soutes (25$ en moyenne)

Vous qui avez l'habitude, que me conseillez vous ? est ce que Delta baisse ses prix par moments ? est ce encore trop tot pour se jetter sur les billets actuels ? qu'est ce qui est important a savoir quand on prend un vol interieur aux usa ?

merci pour votre aide !!
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Comment choisir entre immigrer aux USA ou au Canada?
Après quelques heures de recherche sur la toile, je ne trouve aucune réponse simple à mes questions : J'ai dejà le visa pour immigrer au Canada permanent, cependant l'aspect géographique et francophone du pays ne m'attire pas trop. D'où ma question.... Passionnée des USA, j'aimerais profondément y créer mon avenir. Mais qu'en pensez-vous ? Professionnellement parlant, je n'ai pas de métier en soit, je cherche un pays qui me fasse vibrer et dont les ouvertures économiques et professionnelles sont dynamique. j'entends et lis partout que les USA sont impénétrables et une mauvaise destination d'immigration... Quelqu'un peut-il m'éclairer ? 🤪
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Bientôt quatre heures d'attente aux aéroports américains pour passer l'immigration?
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.

Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
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Martine from DD in Arizona and New Mexico
Good evening everyone! 🙂

We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.

I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.

For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.

For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.

We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.

In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.

We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.

I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.

We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.

The itinerary



Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)

📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats

Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).

❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️

☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport

I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
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USA nous voilà!
Bonjour à tous,

C’ est avec beaucoup de nostalgie que j’entame ce carnet de voyage de l’Ouest des Etats-Unis. Tout d’abord, merci à tous ceux qui nous ont permis, grâce à leurs récits, de réaliser le parcours de notre road trip.

C’est à notre tour de partager notre expérience en espérant qu’elle puisse servir à d’autres voyageurs.

Nous sommes un couple de trentenaires (Choue et Chou) sans enfant, qui adore voyager. Nous sommes déjà allés au Maroc, au Canada, en Italie, en Suisse, en Autriche, en Slovénie, au Mexique et en Thaïlande. Je connaissais les Etats-Unis pour y avoir passé 3 mois près de Las Vegas en tant que fille au pair et Chou avait déjà fait un road trip comprenant les principales grandes villes. Y retourner ensemble et visiter les grands parcs de l’Ouest Américain a donc été le rêve que l’on s’est offert pour notre voyage de noces.

Même si nous avons toujours un petit côté aventurier, nous avons appris plusieurs choses de nos précédents voyages :

- On aime un minimum de confort ) = pas de campings ou d’auberge de jeunesse. - On aime voir beaucoup de choses quitte parfois à privilégier l’essentiel mais on ne veut plus en faire « trop », enchainer les heures de routes non-stop, accumuler trop de fatigue, se lever à 5h du mat’ pour prendre un vol interne, etc… - On doit faire attention à notre budget, pour des raisons professionnelles nous sommes obligés de partir pendant les vacances scolaires et ce n’est pas ce qu’il y a de plus économique. Il faut donc s’y prendre un maximum à l’avance pour avoir les meilleurs prix.

J’ai toujours aimé organiser nos voyages mais je deviens de plus en plus méticuleuse, je laisse de moins en moins de place à l’improvisation, certains détesteraient ça, mais il y a beaucoup d’avantages : on voyage l’esprit tranquille, on ne perd pas de temps à faire des recherches sur places, on ne se dispute (presque) pas. L’inconvénient et si vous me lisez, vous vous en êtes déjà rendu compte, cela prend ENORMEMENT de temps, c’est pourquoi j’espère que vous pourrez trouver quelques informations utiles en me lisant.

Les billets d’avion : Pour l’achat des billets, je m’y suis pris en février pour faire un cadeau de saint Valentin à Chou avec un vol direct à 750€/personne depuis Paris pour San Fransisco avec XL Airways (ce sera le dernier vol avec cette compagnie malheureusement…). Il y avait légèrement moins cher mais plus long et avec escale, je vous ai dit, on s’est habitué à un certain confort…

Le véhicule : je savais qu’un SUV était fortement recommandé (et on ne le démentira pas !!!). Nous avons trouvé le meilleur tarif chez Hertz depuis l’agence sur Almany Boulevard à San Francisco. Nous n’avions pas besoin de la voiture pour les deux premiers jours et c’est moins cher que depuis l’aéroport. Nous ne prenons pas d’assurance complémentaire car elle est déjà comprise dans notre carte bancaire Visa Premier débit. Pour ce qui est du GPS, on jongle avec nos téléphones (forfait free 25go de data à l’étranger et une tablette sur laquelle on a l’appli TomTom avec les cartes de l’Amérique du Nord pour les zones sans réseau). La réservation nous a finalement coûté 592€ pour 20 jours.

Le parcours : environ 6 000 kilomètres… (pour moins de 400€ d’essence, c’est un budget mais cela reste 2 fois moins cher qu’en France). Chou s’est « amusé » à retracer notre itinéraire, je mets le lien pour y accéder mais attention ce n’est qu’une reconstitution il y a des endroits où nous n’avons pas pris exactement la même route… https://www.calculitineraires.fr/index.php?id=957526#map



Le programme et les coûts pour la ou les nuits :

Nous partirons du 13 juillet au 04 août soit 22 jours sur place. Une fois le programme bien établi, j’ai réservé les nuitées avec Booking et Airbnb pour un montant moyen de 90€ la nuit.

13 et 14/07 : San Fransisco à l’hôtel Epik pour 236€ 15/07 : Tracy dans un airbnb pour 40€ 16/07 : Mariposa dans un airbnb pour 58€ 17/07 : Strelkovoye au Big Meadow Lodge pour 88€ 18/07 : Amargosa Valley au Longstreet Inn Casino pour 72€ 19/07 : Las Vegas au Royal Resort pour 70€ 20 et 21/07 : Alton dans un airbnb pour 109€ 22 et 23/07 : Moab au Inca inn Motel pour 243€ 24/07 : Monument Valley au Gouldings Lodge pour 192€ 25/07 : Page dans un airbnb pour 85€ 26 et 27/07 : Flagstaff dans un airbnb pour 159€ 28/07 : Lake Havasu City au Days Inn by Wyndham pour 58€ 29, 30 et 31/07 : Los Angeles au Friendship Motor Inn pour 286€ 01/08 : Grover Beach dans un airbnb pour 71€ 02/08 : Boulder Creek dans un airbnb pour 75€

Pour les hôtels, j’ai sélectionné les plus accessibles niveaux tarifs sans faire trop de concession sur le confort, c’est-à-dire le plus souvent en dehors des parcs nationaux et de préférence sans les petits déjeuners étant en général toujours déçus de leur déjeuner « continental industriel et chimique » d’autant plus que nous ne mangeons pas beaucoup le matin, nous avons achet�� des petits gâteaux et des jus de fruits et ce fut suffisant.

Pour ce qui est des repas, comme je vous l’ai dit, j’ai été très méticuleuse, notre roadbook comprenais quasiment tous les endroits où manger, où acheter les sandwichs et où prendre l’essence. Dans d’aussi grands espaces, il vaut mieux prévoir à l’avance que de laisser place à l’improvisation car souvent on se rabat sur le premier « resto » ou fast food que l’on voit faute de temps et d’énergie (ce qui nous est tout de même arrivé une ou deux fois). En tout cas nous n’avons rien regretté et avons pu manger varié et un minimum équilibré sans exploser le budget et sans avoir la contrainte de cuisiner sur place. Après chacun sa façon de voyager )

Le départ : notre aventure démarre le vendredi 12 juillet avec une étape de 4h de route afin de rejoindre l’hôtel B&B près de Roissy où nous dormons pour 49€ et où nous laissons la voiture durant notre séjour au parking couvert pour 125€ réservé avec Onepark. Le vol décollant à 11h, je ne voulais pas prendre de risque

Samedi 13 juillet : Paris-San Fransisco

En avant l’aventure ! Nous descendons de notre chambre afin de prendre la Pink navette qui nous conduis au Terminal 2 à 7h30 en 30 minutes. Enregistrement des bagages, duty free, un peu d’attente et c’est l’embarquement, enfin !

Après deux films, deux « repas » et plusieurs micro-siestes, nous atterrissons à San Fransisco à 14h. XL Airways était une compagnie que j’appréciais car c’était la moins chère de toute, elle nous avait déjà amené à Cancun et à New York sans aucun souci. Après une dizaine de minutes d’attente à l’immigration, nous comprenons grâce aux agents de l’aéroport qu’étant déjà venus aux Etats-Unis, nous pouvions accéder aux bornes électroniques… on y fonce et c’est beaucoup plus rapide, cela prend qu’une minute, coup de tampon de l’officier des douanes et là, impatiente, je retrouve… MA VALISE ! En tant que grande stressée, j’avoue que l’angoisse de la perte de ma valise est présente à chaque fois que je prends l’avion…

Nous prenons ensuite l’aéronavette (avec les quelques dollars qu’il me restait de ma visite de New York l’été dernier) pour rejoindre la station BART qui nous mènera au centre. Nous descendons à la station Civic Center et regagnons notre hôtel à pieds. Le quartier qui entoure l’hôtel n’est pas très charmant (beaucoup de sans abris).

Une fois les valises déposées nous passons devant l’hôtel de ville qui malheureusement était fermé à 17h puis nous dégustons une glace au Smitten Ice Cream. Glaces originales car fabriquées avec de l’azote liquide mais qui ne détrônerons pas les gelati italiennes tant par le goût que par le prix, mais bon, on aura essayé cette technologie.

Nous reprenons notre chemin et après une montée bien raide nous voici arrivé à Alamo Square Park avec vue sur les fameuses Painted Ladies.



Après la séance photo, nous retournons à notre hôtel et nous dinerons juste à côté au restaurant « Thai Idea Vegetarian » (original, bon et prix raisonnable).

Dimanche 14 juillet : San Fransisco

Réveil matinal à 5h30, le décalage horaire ne nous aura pas épargné, les occupants de l’hôtel non plus. N’ayant pas de fenêtre dans notre chambre, nous enfilons, très confiant, chemisettes et pantacourts. Nous sortons de notre chambre lunette de soleil sur le nez et arrivés sur le seuil de l’hôtel, arrêt net, nous nous regardons, mais où est le soleil ? On ne voyait même pas le toit des immeubles d’en face ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, la veille il faisait beau mais là, la brume avait envahi tout San Francisco, il commençait même à pleuvoir ! Bon, demi-tour, on retourne dans la chambre, ouvrons les valises et pour Chou, facile, il prévoit toujours comme si on allait au pôle nord mais pour ma part j’ai dû improviser un mélange de style improbable n’ayant pris que des habits d’été, je vous laisse imaginer la superposition… tant pis, le ridicule ne tue pas.

Enfin prêts, nous repartons bien décidés à sillonner à pieds comme prévu cette jolie ville malgré le temps maussade de cette journée.

Nous commençons par un arrêt croissant chez Mr. Holmes Bakehouse pour le petit déjeuner. Après une bonne grimpette, nous traversons Nob Hill puis nous suivons des rails au sol, nous sommes sur le bon chemin !



Nous arrivons ensuite sur Lombard Street que nous descendons afin d’avoir une vue depuis le bas.

Nous continuons notre chemin vers le port et nous croisons enfin les populaires cable car.



Nous longeons ainsi les rails du cable car jusqu’à la station Powel Hyde. Nous continuons jusqu’au port. Un rapide coup d’œil au sous-marin USS Pampanito et au navire USS Jeremiah O’Brian et nous voici au pier 39 où nous faisons la rencontre des quelques courageux lions de mer qui restaient sur les pontons.



J’ignore encore s’ils posaient pour les photos ou si c’était un couple qui venait de se quereller mais cette photo m’a beaucoup fait pensé à Chou et moi après une dispute.



Après avoir fait le tour de tout ce qu’il y avait à voir autour du pier 39, nous décidons de manger sur place une clam chowder (une sorte de soupe de crabe servie dans une petite miche de pain), une découverte originale mais un peu écœurante.





Nous partons ensuite au pier 33 où se situe l’embarcadère pour l’île d’Alcatraz, visite que j’avais réservée sur internet deux mois auparavant (36€ par personne).

Nous embarquons à 13h, 20 minutes de navigation plus tard, nous voici sur l’île.

Nous récupérons nos audioguides et s’en suit une visite de 3h de la prison et de ses extérieurs.

Nous sommes vraiment imprégnés par l’atmosphère qui règne dans cette prison. On s’imagine très bien la vie des prisonniers et des gardiens à travers leurs récits. Si vous aimez ce lieu vous devez regarder le film « l’évadé d’Alcatraz » avec Clint Eastwood !



Cette dernière photo témoigne de l’évasion spectaculaire de trois détenus encore recherchés à ce jour. La visite terminée nous reprenons le ferry et profitons de la vue sur San Francisco qui s’est dégagée pendant l’après-midi.



Pour finir la journée, nous nous dirigeons vers le quartier de Little Italy (qui est vraiment très petit), puis continuons jusqu’au quartier Chinois (nettement plus grand).

Nous faisons un arrêt Shopping à Union Square, dinons dans un restaurant chinois à côté, le « City Chopsticks » (bon, rapide et économique) et revenons prendre un dessert au Cheesecake Factory, hummm !

Lundi 15 juillet : Points de vues de San Fransisco et Tracy

Aujourd’hui nous croisons les doigts pour avoir du beau temps car ce sont les points de vues sur San Francisco et le Golden Gate que nous visons, mais pour ce faire, il faut récupérer la voiture ! En sortant de l’hôtel, agréable surprise, le ciel était bien dégagé, ouf !

Nous faisons un léger détour afin de prendre nos sandwichs pour le midi au « Saigon Sandwich Shop » (vietnamien très correct qui prépare vos sandwichs à la demande, attention aux piments !)

Puis sur la route de la station de métro nous passons devant l’Hôtel de ville, une visite éclair de l’intérieur des lieux s’impose. C’est très joli et cela rappelle la Public Library de New York avec en plus un défilé de couple venant se marier.



Nous prenons le métro jusqu’à la station Daly City, attention, comme dans beaucoup de grandes villes le prix des billets dépend de la destination où vous vous rendez, vous pouvez donc entrer dans le métro avec un billet premier prix mais vous ne pourrez en sortir qu’en régularisant votre ticket à une borne automatique une fois arrivé à destination.

Nous avons ensuite marché jusqu’à l’agence où nous avions réservé le véhicule pour 10H. Aucune attente, on nous prend en charge et on nous accompagne afin d’inspecter le véhicule, un Nissan Rogue, parfait pour nous.

Les valises chargées, nous embarquons pour notre road trip avec un premier arrêt à Twin Peaks avec une vue à 180° sur la ville.

L’arrêt suivant est prévu à Baker Beach où nous en profitons pour pique-niquer et où Chou a pu se tremper les pieds.

Et enfin le dernier point de vue à Crissy Field.

Nous prenons ensuite la route en direction de Tracy, ville étape pour rejoindre le parc de Yosemite.

A proximité de Tracy, j’avais prévu une étape shopping au San Fransisco Premium Outlets qui nous a quand même prix 2h30 (eh oui c’est les vacances, il faut bien ramener des souvenirs !)

Puis une fois à Tracy nous en avons profité pour faire les courses au Walmart pour les petits déjeuners et pique-nique à venir.

Nous mangeons dans un fast food Mexicain du West Valley Mall (que je ne recommanderais pas mais qui a fait plaisir à Chou) puis nous regagnons notre airbnb situé dans une petite banlieue qui m’a beaucoup fait penser à Wisteria Lane dans la série Desperate Housewives.

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Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées
Bonjour à tous

Comme beaucoup, j'ai toujours pris un très grand plaisir à lire les carnets de voyage merveilleux que certains présentent ici. J'ai en outre profité sans vergogne de leurs expériences, bonnes ou malheureuses ; mais jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu le courage d'en rédiger un moi-même. A cela plusieurs raisons : - 1/ mon temps n'étant pas extensible, je préfère le passer à travailler mon prochain voyage, plutôt que de revenir sur le précédent. - 2/ certains carnets publiés ici font preuve de talents extraordinaires, soit littéraires, soit photographiques et artistiques, soit parfois des deux à la fois (je ne citerai pas de nom). Or je n'ai aucun de ces talents …

Cependant, j'ai conscience que pour pouvoir lire des CR de voyages, il est indispensable que d'autres en publient (d'ailleurs, quelques V-Forumistes de renom, aux conseils toujours affutés, mais auparavant allergiques à une telle rédaction, probablement pour des raisons voisines des miennes, ont fini par sauter le pas, et nous captivent maintenant par leur récit). Aussi, en sollicitant votre indulgence, pour une fois (la première et la dernière probablement), je me jette à l'eau.

Je vais donc essayer de conter ici ma dernière visite dans l'Ouest Américain, en insistant, d'une part sur les données pratiques (organisation en particulier) susceptibles d'aider les futurs voyageurs ou de leur donner des idées, d'autre part sur les anecdotes amusantes ou instructives qui pimentent toujours ce type de voyage.

Le contexte, l'équipage

Agé de 65 ans, maintenant à la retraite, je participe au forum de temps à autres, et apporte mes "lumières", ou au moins mon point de vue, en répondant à des questions ponctuelles, en général sur l'Amérique du Nord, quand elles me paraissent intéressantes. J'ai fait par le passé un nombre incalculable (certainement bien plus d'une centaine) de voyages outre Atlantique. Professionnels pour la plupart, mais aussi souvent privés (en famille, à quatre dans les décennies 1980 et 90, puis à deux avec mon épouse, ou seul quand elle se lasse de m'accompagner). Mais à ma décharge, dès que je n'ai plus mis les pieds là bas depuis quelques mois, je tombe en manque … Or mon dernier retour de Californie (avec mon épouse) date d'octobre 2009, soit plus de six mois, une éternité !

Aussi, quand mon fils B. (30 ans) a été mis en demeure par son employeur de prendre rapidement ses congés résiduels (presque 4 semaines) avant l'été, sous peine de les perdre, je lui ai insidieusement soufflé une idée pernicieuse : pourquoi n'irions nous pas faire un tour aux USA, à deux, en privilégiant les endroits moins courus qu'il ne connaissait pas, en dehors des sentiers battus (mais sans les exploits (ou les excès) que certains baroudeurs type "Indiana Jones" nous content ailleurs sur VF) ? En effet B. a déjà fait au moins une demi-douzaine de fois tous les grands classiques américains (villes et parcs nationaux) avec nous lorsqu'il était plus jeune, mais ne connaissait que peu les "off the beaten paths", à la mode maintenant. J'avais cependant réussi à le persuader de me suivre 3 semaines il y a 2 ans (nous avions alors été parmi les derniers à descendre à Havasupai avant l'inondation du site, AR effectué dans la journée car pas de place pour coucher en bas. Nous avions également pu aller à the Wave).

B. finit par accepter, mais a posé ses conditions (les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient) : - 1/ Il tenait à voir certains coins dont il avait apprécié mes photos, endroits que j'ai découverts ces dernières années, soit par les divers carnets de V-F, soit par des infos plus détaillées transmises par certains V-Forumistes (que je ne vais pas citer de peur d'en oublier, à l'exception cependant de Sedonax, aux connaissances encyclopédiques (la référence absolue) pour tout ce qui concerne l'Ouest Américain. Merci encore Philippe). - 2/ Il voulait revoir le parc du Yellowstone. - 3/ C'était "ses" congés, son seul "repos annuel". Aussi le rythme ne devait pas être trop sévère. Le camping n'était pas une option à envisager, donc motel tous les soirs (en fait, cela me convient très bien).

Je savais également qu'il a habituellement beaucoup de peine à être opérationnel le matin avant 9h30 (par contre il est toujours très en forme le soir, jusqu'à 2-3h du matin. Je ne suis donc pas optimiste pour les sunrises 😐).

En conséquence, je n'ai pas fait de road book détaillé (d'ailleurs je n'en fait jamais). J'ai cependant préparé un trajet prévisionnel (avec des hôtels réservés à l'avance), mais avec de nombreuses variantes envisageables.

J'ai surtout préparé une "liste des possibles", c'est-à-dire des lieux intéressants où nous pourrions aller, mais en sachant très bien que des choix seront à effectuer, et qu'il sera de toute façon impossible de tout voir. Et (excepté quelques trucs que je tenais absolument à faire) j'ai laissé B. choisir sur place, dans cette liste, ce qu'il voulait faire ou ne pas faire, en fonction de son humeur, de son courage, ou des impondérables du voyage (météo, pistes ou routes fermées, …).
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San Francisco, Californie en juillet-août 2010: bons plans, incontournables...?
Bonjour tout le monde!

Ca fait quelques années que je rêve de tailler la route en Californie mais ça ne jouait jamais comme il faut avec les potes, du coup cette année je me suis décidé à tailler la route tout seul 🙂

J'ai mon billet d'avion, départ 20 juillet pour un peu moins de 4 semaines. Pour le reste... c'est encore à déterminer 🙂 Je pensais faire quelques jours à San Francisco puis louer une voiture et descendre/monter la côte, Yosemite et certainement tirer sur Vegas pour voir la démesure 🙂

J'ai mon passeport et un permis international, j'ai besoin d'autre chose? (à part des $$ 😉 )

Je pensais acheter une carte SIM avec un abo prépayé, je pense qu'un iPhone pourra allègrement me sauver la vie dans certain cas 🙂 Y a-t-il un opérateur particulièrement intéressant? Ou quelqu'un connait un plan sympa?

Sinon, qu'est-ce que vous me conseillez? Qu'est-ce que je dois voir absolument? Des bon plans?

Merci d'avance pour les réponses!

PS: Si quelqu'un veut tailler un bou de route avec moi, il est cordialement invité 🙂
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80 jours aux Etats-Unis et refus du visa touriste pour six mois
slt a tous, je pars pour New Castle près de Philadelphie, chez ma tante, vendredi (16juin), je vais chez ma tante, j'ai un billet aller/retour, j'ai 2260$ et un contrat de travail débutant le 15septembre (10jour a près mon retour en france). Je reste donc 80 jours sur place mais le probleme c'est que je me suis fais refusé un visa touriste (pour six mois), et ke je reste longtemps.... pensez vous que je vais me faire refouler arrivé la bas? si votre réponse est vague pouvez vous me conseiller svp? merci
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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Travailler à Disney World Floride
Bonjour,

Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!

à bientot!

justine
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Travailler à New York City
Hello ! j'ai le projet d'aller travailler et vivre a long terme dans la ville de New York, et je compte bien tout faire pour y parvenir !! 😛 Je suis bien conscient que c'est un véritable parcours du combattant, mais je suis trés motivé ! j'espère trouver ici de précieux conseils !!!😇 j'ai démarché des entreprises depuis la france, et c'est trés difficile, à moins d'etre pistonné, forcement les employeurs veulent vous rencontrer et tout mes contacts m'ont expliqué que le mieux c'est dêtre sur place ! (sans blagues 🤪) J'ai donc décidé de partir fin janvier à NYC dans le but de rencontrer des employeurs succeptible de me prendre en contrat de travail. J'ai déja 3- 4 employeurs sur manathan intérressés par mon profil et qui veulent me rencontrer, dont un qui est sur et pret à faire les démarches pour un visa dans le cas ou l'entretien est concluant ! ce qui est plutot cool 🙂!! au moins jai des pistes !! mais comme rien n'est sur, je prévoit de rester un maximun de temps pour démarcher des entreprises! Voici mes questions, jespere que les voyageforumeur pourront méclairer ! - avec quel visa me consseillé vous de partir ? le visa touristique de 90 jours je suppose ? es ce que jai dautres choix ?

- question trés importante, es ce que dans le cas ou un employeur serait ok, il existe un moyen pour "régulariser " ma situation en restant aux usa, ou bien je suis obligé de repasser par la france ? sachant que jai un bon contact aux usa qui bosse dans ladministration et qui peut me faciliter les démarches d'obtention de visas (longues et sujettes a des refus!!)

je compte donc rester 3 mois sur place, dans des auberges de jeunesses ou colloc . et pourquoi pas si j'ai loportunité, trouver un petit boulot au black pendant mes recherches! le but aussi et den profiter pour les sorties bar/boites, faire des rencontres et visiter !! faut bien se faire plaisir aussi 😛

j'aimerais savoir aussi les risques que j'encours si je dépasse la durée de mon visa touristique une fois sur place ? 😕 es ce que cest possible au bout de 3 mois de sortir du territoire (canada, mexique..) et de reprendre un visa touristique ? ou il y a une durée minimun a respecter ? je préfere etre au courant de tout ..! voila et derniere question , es ce que des personnes compte se rendre sur place pour chercher du boulot labas de janvier a avril ? merci j'attend avec impatience vos conseils et recommandations !!! 😄
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Vivre et voyager en van aux États-Unis ou autres en longue durée: possible?
Hello, J ai une question ou quelques unes pour les habitués des road trip motorisés ou voyages au long cours a l etranger, surtout aux ameriques. Mais valable aussi pour l australie ou autres J ai souvent lu des roads trip de 2 ou 4 mois, plus ou moins, avec achat et revente d un vehicule sur place apres le periple, aux usa ou autre. Par contre, j ai lu quelques cas plus rares où des français, europeens ou arrivant avec visa touriste en principe, s achetent un van ou fourgon equivalent et decide d y vivre et voyager à durée indeterminée, parfois plus d un an ou encore plus, et pas forcement que des jeunes qui peuvent avoir le visa working holiday, maus des plus agés aussi. Ma question est de savoir si c est possible ou legal a la fois de rester autant au dela des limites de visas autorisés, en general 3 mois aux usa, et autres, et s ils peuvent facilement etre autorisés a travailler sur place ? Car en tant que touriste officiellement , ca me semble interdit. Y a t il des possibilités , dans divers pays d amerique du nord et sud par exemple ? A moins de travailler au black, a leur risque et perils. Bien sur pour rester au dela du visa autorisé, il y a l option de quitter le pays ou passer la frontiere un peu avant la fin, et revenir un peu apres (passage de frontiere canada -usa par exemple) mais a mon avis a force y a des risques que les douanes and co s en apercoivent ?, ou carrement de voyager dans plusieurs pays du sud, en errance continue . Mais j ai lu parfois que le passage de frontieres n est pas si facile partout en vehicule personnel, ou demande carrement un shipping par ferry ou cargo, tres chers entre amerique du sud et nord, etc. Y a t il des possibilités de vivre comme ca indefiniment ou des limites ? Merci s il y a des reponses
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Travailler à Walt Disney World Floride
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé. J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....

A bientot !
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Couple avec trois enfants expatriés aux États-Unis sous le visa E2
bonjour voila 7 mois que nous vivons aux usa dans le connecticut un reve qui devient realite un reve: c est un bien grand mot, meme si nous avons une maison qui ressemble a celle d un compte de fee, et 2 grosses voitures, la realite est differente pour obtenir ce visa E2 , croyez moi en a bave, nous avons du investir pas mal de notre argent et de notre temps, beaucoup de stress, j ai ouvert une animalerie de luxe, et mon mari est antiquaire.. il a fallu monter le dossier avec un avocat nous avons du louer une boutique, sans location c est (presque) impossible d avoir ce visa du coup en avril 2011 on avait deja la boutique alors que ns vivions encore en france, c est du grand n importe quoi frais frais frais, , , mais fallait bien commencer par qq chose durant 3 mois j ai achete et depense les fameux 100 000 dollars requis pour le visa ca inclue les frais comptables, travaux boutiques etc.... une fois le dossier complete, on en finissait jamais, je ne sais pas si l avocat etait incompetent, mais il y avait tjs un papier a remplir. donc une fois termine il a envoye le tout a paris, on etait en aout, on vivait deja tous la, , , , depuis juillet et la coup dur: le rdv a l ambassade se fait a paris.😮 jamais l avocat nous en avait parle il a fallu qu on rentre en france alors que c etait la rentree scolaire pour les enfants imaginez la premiere rentree dans un pays etranger....ils ne parlaient pas un mot d anglais. Et nous allions leur faire louper l ecole bon finalement ils ont pas rate grand chose a cause de l ouragan, la rentree a ete reportee, et mes enfants sont alle a l ecole 2 jours apres les autres, pas terrible mais c est mieux que 10 jours apres. bref retour en france difficile puisqu on a plus de maisons plus de voitures plus de cartes bleues on se retrouve comme des touristes😐 le grand jour arrive, on se retrouve devant l officier, qui ne parle qu anglais, et tente tout pour nous destabiliser au derniere moment il est moyen chaud pour ns donner le visa, car il manque un papier important ds le dossier merci cher avocat.... je l avais pourtant renvoye et signe, j avais le double sur le cle usb, mais comme on rentre les poches vides, tout etait a la securite, et l officier ne voulait rien savoir.. l avocat intervient alors, ils se parlent alors et l officier me dit; vous avez achete une maison ? j ai repondu ben oui cash sans mortgage ( credit) il me dit; je crois en votre projet je vous donne 3 ans de visa ok je suis soulagee, mais en meme tps 3 ans c est rien a peine le tps de demarrer une entreprise surtout qu on a encore aucun papier le visa c est la premiere etape seulement apres il faut la secu puis la driver license sans secu, je ne pouvais pas ouvrir le magasin. bref les semaines passent, on ne fait que payer des taxes, maisons, boutiques ecole c est la qu on se dit; celui qui n a pas de sous d avance ne doit pas essayer cette aventure. le compte bancaire se vide a vu d oeil quand on va a la secu, la dame me dit ok vous recevrez votre num d ici 4 a 6 semaines bien sur on a attendu 6 semaines. enfin j ai attendu 6 semaines mon mari nepouvait pas l avoir avant moi car je suis l applicante du visa, donc lui ce sera apres.... grrr au bout de 6 semaines enfin j ai cette carte je cours a la dmv , c est la qu on a le permis de conduire, je fais 4 h la queue, et quand c est mon tour, on me dit NON votre secu est fausse, votre nom de jeune fille devrait preceder votre nom marital, et la c est le contraire.......... a ce moment la je deviens toute blanche ha oui parce que j ai oublie de vous dire pas de permis de conduire pas de voitures he non on ne peut pas acheter et ca fait 4 mois qu on loue des voitures a l aeroport international jfk new york allez c est bon pour le porte monaie😕 donc ce jour la je rentre chez moi tres decue, j ai envie de pleurer rien ne va...

(ici dans le connecticut pas besoin de passer le permis de conduire, ils nous l echangent) je retourne a la secu pour faire changer mon nom la on me dit non c est pas non, faut changer le I 94 , c est un papier qu on remplie a l aeroport quand on a visa, je leur dit ben c est pas possible on a ce papier quand on rentre sur le territoir et la, on me repond, retournez en france.............. dans mon malheure j ai la chance d avoir pour voisine la representante du ct elle m envoie par pistion vers un officier qui me change tout ca je retourne donc a la secu, et je repars pour 6 semaines d attente... he non vous ne revez pas pendant ce tps, ma boutique est tjs fermee... et le tps du visa coule comme un sablier et on rentre 0 dollar 6 semaines apres je recois la carte enfin, , , je cours a la dmv le meme jour je fais la queue environ 2 h, et comme par MIRACLE je repars avec mon permis de conduire ce jour la je m en souviens comme l un de mes accouchements j ai sentie bcp d emotions en moi d ailleurs au moment ou l officier m a tendu mon permis ce jour il s est mit a neiger j ai appele mon mari en tremblant , en lui disant ca y est je suis americaine😛 on est partie de suite acheter une voiture, mais comme il y avait trop de neige , on en voyait rien on a finalement achete 2 voitures dans la semaine ben oui ici aux usa impossible de ne pas conduire... dans la semaine qui a suivie j ai donne mes papiers aux administrations comptable et banque et en novembre j ouvrais la boutique grand opening pendant ce tps la, les enfant qui eux alaient a l ecole, devenaient bilingue peu a peu.... voici maintenant 3 mois bientot que je suis dans ma boutique j ai bien bosse avant noel, mais la c est MORT mon mari quant a lui , , tenez vous bien, , , a recu son permis il y a seulement 1 semaines ( donc 7 mois apres notre arrivee) comme moi il a eu pas mal de soucis..

le bilan apres tout ca, nous sommes heureux, ma fille ainee qui est en 7 e grade soit 5 eme est totalement bilingue et va recevoir les honneurs du maire car elle a obtenue 91 pour cent a son test, elle termine premiere des 3 colleges de la ville je ne peux pas vous exprimer sur un clavier a quel point je suis fiere d elle les 2 plus jeunes sont en 2 et 3 eme grade soit ce1 et ce 2 ils ont un programme esl english second language, ils ne sont pas doues comme la grande, mais ca vient.... ils rament quand meme pas mal;mais adorent leur ecole et le school bus. on a une tres tres belle maison avec piscine int, sauna, spa jaccusi tennis etc... mais c est un peu de la poudre aux yeux, parce que pour le moment elle ns coute cher bcp trop 25 000 de taxes par an ca paye les ecoles certes...ensuite vient l electricite, l eau la mutuelle sante, l assurance maison😮 etc.... bref faut avoir les reins solides on essaye de profiter au max, il y a 2 solutions qui s offrent a ns, soit on gagne assez de sous et on reste dans cette maison soit on attend que le marche reprenne et on la vend, et on bouge du connecticut, qui l un voir le plus cher des etats.... je ne souhaite pas echouer, mais faut vraiment gagner bcp bcp...

sinon on a bcp d amis, les americains sont adorables, c est un pays ou les enfants sont rois les petits ont tous les week end des sleep over c est la fete tout le tps on a un gentil chien qu on a achete ici, 2 petis perroquets adoptes bientot un 3 eme on a tout pour etre heureux.... j espere qu apres ces mois un peu difficiles, on va enfin se poser parce que ca en vaut le coup mon fils de presque 9 ans fait du hockey du tennis du ski, a haut niveau et de la gym en fun les filles font gym et ski, ici le sport a une grande importance, mom mari qui est ex pro du tennis a pas mal de demande pour coacher des jeunes j ai cree un blog que je ne souhaite pas divulguer ici mais je peux vous donner l adresse en mp c est prive il y a les photos de mes enfants donc je le donnerai seulement a ceux qui s interessent de pres a s expatrie. voila, j avais envie d ecrire , ca fait du bien parfois
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Pourquoi mon visa pour les Etats-Unis a-t-il été refusé?
voila je viens de passer mon entretien au consulat des us pour un visa b2 a alger. au debut je suis passé par un guichet ou on ma pris mon passeport, mes deux formulaires ds156 et ds157, et mes deux photos, ensuite j'ai donné mes emprintes.apres j'ai attendu 30mn pour l'entretien. l'officier consulaire ma appelé, c'était une femme tres sympa.j'étais souriant decontracté, bien rasé et habillé en chemise grise, pantalon noir. apres avoir jetté un coup d'oeuille sur mes formulaires et le passeport l'officier a commencé a me poser des questions, c'était une americaine qui parlait bien francais. voila les question qu'elle ma posé:-- officier:bonjour, vous allez bien? moi:bonjour, bien merci et vous? officier:tres bien, merci.vous aller faire quoi au etats unis? moi:visiter officier:vous rester combien de temps la bas? moi:10 jours officier: ou aller vous rester au etats unis?? moi: dans un hotel appelé wild wild west qui se situe a off strip, las vegas, nevada(adresse qui figure sur ma reservation d'hotel) officier:avez vous des contact aux etats unis?? moi:non je ne connais personne aux etats unis officier:vous etes etudiant?? moi:oui, etudiant en droit officier:il vous reste combien d'année pour finir vos etudes? moi:2ans officier:qui va vous payer votre voyage? moi:moi meme officier:comment vous avez eu l'argent? moi:je l'ai ai retiré de mon compte banquaire officier:comment vous avez eu l'argent de la banque? moi:mon pere m'a fais un virement a partir de son compte officier:que fait votre pere? moi: retraité, il était importateur de viande et materiel de froid officier:je suis desolé monsieur, j'ai le regret de vous informer que vous etes actuellemnt inéligible pour un visa non immigrant. l'officier ma demander aucun document, elle n'a fait que me poser ces questions. elle m'a donner une feuille ou il y avait la raison du refus.et que je n'arrive pas a comprendre. il est ecris:"durant l'entretien avec l'officier consulaire, vous n'avez pu prouver le non fondement de la présomption d'immigrant potentielcontenue dans la loi des etats unis, et etes ainsideclaré inéligible a recevoir un visa selon la section 214b de la loi sur l'immigration et la nationalité" on ma mis aussi un lien ou je devé trouver la raison du refus, mais j'arrive pas a comprendre. http://travel.state.gov/visa/frvi_denials.html merci de me repondre et me clarifier la raison de se refus, comme ca je pourrais faire un demande a nouveau. merci a tous.
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Obtenir un visa J1/B2 pour les États-Unis depuis le Canada?
Bonjour,

Je commence une nouvelle discussion sur les visas, le waiver program et les USA. Je sais il y en a déjà beaucoup (je viens de les lire), mais ma question n'a pas trouvée de réponse pour le moment, alors je tente. Tout d'abord, je sais bien que je n'ai pas pensé à la situation de la manière la plus intelligente qui soit, et que je me retrouve donc dans une situation un peu compliquée par ma faute (mais c'est la vie, ça arrive parfois à certains d'entre nous). Ensuite je ne souhaite pas immigrer aux USA, j'ai un billet retour, j'ai 22 ans et mes amis et ma famille sont en France. Cependant je suis tout de même "bloquée" et voici pourquoi.

Etudiante française (j'ai fini mon master 2 fin avril), je suis venue aux Etats Unis pour assister à la graduation de mon copain (américain) en Oregon, puis j'ai passé un mois avec lui (preuve que je ne veux pas rester même pour lui, il part faire Peace Corps en septembre en Afrique de l'Ouest).

Pendant mon séjour on a rencontré des gens (et oui!) et un de ses anciens "mentor" d'une ONG américaine m'a proposé un stage (de 4 mois, non rémunéré) dans son ONG buildOn (leur site www.buildon.org si ça vous intéresse). Je cherchais un stage en France à ce moment là, mais cette offre m'a parue intéressante, j'ai donc dis oui! Je travaille donc avec lui depuis le début du mois de juin, après avoir changé mon billet d'avion (prévu fin mai pour début octobre, la fin de mon stage). Complètement à l'ouest (littéralement aussi puisque le stage est basé à San Francisco 😛), je n'ai pensé au visa qu'après avoir changé mon billet d'avion, accepté le stage et remplis et signé ma convention de stage...

JE suis entrée sans visa grâce au service waiver program (valable jusqu'au 26 juillet), je dois donc d'après mes recherches et les infos sur ce forum (et la pure logique), quitter les Etats Unis à cette date au plus tard. Cependant j'aimerai réellement pouvoir finir mon stage et donc revenir aux Etats Unis. Je sais grâce à de nombreuses discussions que je ne peux pas aller au Canada et re-rentrer avec une nouvelle période de 90 jours du Waiver Program. Cependant puis-je aller au Canada et faire une demande de visa de stage (J1) et/ou de tourisme de long terme (B2). J'ai des amis qui peuvent m'héberger un peu et je peux faire mon stage à distance pendant quelque temps (une, deux semaines).

J'ai cherché ailleurs pour savoir si je pouvais faire une demande de J1 ou de B2 depuis les Etats Unis mais mon entrée grâce au Waiver Program semble m'interdire de modifier mon statut "d'immigration (enfin plutôt de visite)", je ne vois donc pas d'autres solutions. Si vous pensez à quelque chose? Mes amis ici vont peut être appeler les services d'immigration américains pour voir si il y a une solution (puisque en toute honnêteté, je ne veux pas abuser du système, je ne veux surtout pas rester au delà de la période autorisée, je veux juste pouvoir régler ma situation un peu galère)

MERCI d'avance à vous tous qui avez peut être une solution à mon problème, ou des idées nouvelles :)

Très Cordialement,

Coline
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S'installer dans quelle ville aux États-Unis? (pâtissier)
salut tt le monde je souhaite m'installer aux usa mais je en sais pas encore sur quelle ville chercher j'ai 2 dîplomes de pâtisserie et il me faudrait une ville sympas où le côut de la vie n'es par exemple pas comme à NYC (hors de prix logement, école, nounou) sans oublier que j'ai une puce de 5 ans (pas les coins craignos svp) voilà merci de m'aider que je cible un peu plus mes recherche merci d'avance
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S'installer à Miami
Bonjour, Apres avoir fait un Road trip de 3 mois avec mon mari a travers les Etats-Unis mon mari avons décidé d'aller nous installer la-bas

En effet le retour en France a été assez difficile par les temps qui courent, c'est pour cela que nous nous posons beaucoup de questions depuis concernant notre avenir. Effectivement après avoir gouté à la vie américaine et échangé avec de nombreuses personnes, nous nous apercevons que nous ne sommes pas fait pour rester en France qui actuellement devient pour nous un pays morose.

Donc nous avons longtemps hésité sur notre destination entre New York et Miami, mais notre choix s'est porté sur Miami.

Nous hésitons pour le moment concernant notre activité professionnelle, soit d'ouvrir un commerce (nous étudions l'aspect financier, juridique, administratif , législatif... mais également une idée...) ou d'être salariés (la encore comment obtenir un visa comme trouver un emploi depuis la France).

Un logement nous n'avons passé que 5 jours à Miami et ne connaissons pas les quartiers. Quels sont ceux qui selon vous sont agréables à vivre et surtout accessibles financièrement? Combien faut il compter pour un loyer moyen à Miami, sachant que nous n'avons pas d'enfant et que nous n'avons pas besoin d'un grand logement pour commencer? Connaissez vous des agences qui pourraient nous aider dons notre démarche?

La vie de citoyens français vivant en Amérique revient elle chère ? (Les charges, les impôts, les assurances...) Le coût de la vie est il le même qu'en France?

Nous ne sommes qu'au début de notre projet pour cela nous nous donnons comme délais, été 2014 est ce censé selon vous?

Merci vraiment par avance.
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