Discussions similar to: Vivre étudier Kazakhstan
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Étudier le russe et le kazakh au Kazakhstan
Voila, après avoir finis mes études bac+3 , je travaille actuellement en intérim. Je suis fasciné depuis pas mal de temps par l'asie central, et j'aimerai bien profiter du fait que je sois encore jeune pour aller passer un an la bas et étudier les langues importantes. Mon choix se porte sur le Kazakhstan, le pays le plus stable et le plus riche en terme d'université. Je compte partir étudier la bas en aout pendant un an , et j'aurai besoin d'infos sur des personnes qui sont allé étudier la bas, quelle universités proposent des cours de russes et de Kazakhs, quelles sont les papiers demandés ect.....

Merci d'avance
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Vivre au Kazakhstan?
Salut a tous! Ma boite vient de me proposer une expatriation au Kazahkstan (au moins 2 ans...🤪). Je n ai vraiment aucune idee sur ce vaste pays. Beaucoup me disent de ne pas y aller, que c est pas facile.... Si vous connaissez bien, je vous remercie infiniment de m en parler. La decision serait plus facile a prendre....
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Vivre à Almaty (Kazakhstan)
Bonjour,

Je pars vivre avec ma petite famille à Almaty en Septembre prochain. J'ai 2 enfants de 5 et 7 ans et je cherche toutes les infos et conseils possibles pour préparer au mieux notre expatriation. j'espère trouver un peu d'aide sur ce forum car pour l'instant je ne trouve pas grand chose sur le net. d'avance merci Manon
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Vivre à Kostanai au Kazakhstan
Salut à tous.

A la recherche d'infos diverses sur cette ville dans laquelle je projette de passer 9 mois, force est de constater que niveau Kazakhstan, il n'y en a que pour Almaty. Ainsi je sollicite les experts, les pro ou amateurs du Kazakhstan afin de glaner quelques infos sur cette ville. Conditions de vie, cout de la vie (700e est ce un bon budget?), climat (vent ou pas), la vie là-bas (vu qu'avec le froid ça doit pas être pique-nique et barbec' tous les jours), les soirées, les gens, la musique (traditionnelle ou il y a la place pour monter un groupe rock?) tourisme sur le nord du Kazakhstan, sur le sud de la Russie proche de Kostanai... Bref, je suis boulimique d'info, me laisseriez vous mourir de faim?

Merci
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Vivre à Shymkent au Kazakhstan
On propose à mon mari un poste à Shymkent, les infos sur la vie là-bas sont difficiles à trouver.

existe-t-il un enseignement pour les expatriés (anglais, français ou allemand)?

Qu'appelle- t- on un bon salaire en euros (coût de la vie?)

les installations sanitaires sont-elles de qualité? nous venons avec un enfant en bas âge et compte tenu de la durée prévu du séjour j'aurai peut-être besoin d'une maternité.

Quelle est la présence française? je parle peu l'anglais et pas du tout le Russe.
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Vivre à Almaty (Kazakhstan)
Bonjour,

Je recherche des renseignement sur le Kazakhstan et plus particulièrement Almaty. En effet, mon employeur me propose une mission de 2 ans, départ début janvier 2007.

Je suis très motivé par cette mission mais que vais je découvrir à Almaty ? Avez-vous des addresses de sites à me conseiller ?

Sinon, pour vivre correctement à Almaty combien faut-il budgéter chaque mois en comptant location d'un meublé + véhicule + frais annexes pour tous les jours. La vie est-elle bon marché ? Rien qu'à voir le prix des hotels, ça fait peur !

Merci pour votre aide Pascal
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Se loger et vivre à Almaty au Kazakhstan
Bonjour à tous

Je pars début septembre pour 9 mois à Almaty avec ma copine qui bossera à l'alliance francaise et à l'université al farabi. Apparemment les seuls sites d'agence immobilières proposant des appart à Almaty s'adressent aux expats fortunés mais pas forcément aux stagiaires ou au budgets moyens. Quelqu'un pourrait-il me donner un ordre d'idée pour le loyer d'un appart (type F2) et le budget moyen pour un mois sur place? Autre question pratique : je suis dessinateur et une bonne partie de mon travail est envoyé via internet. Est ce que le débit local est du même niveau qu'en France, ou est ce que je devrais ramer pendant des heures pour envoyer un croquis. Dans le même ordre, les normes électriques sont-elles identiques, et vaut-il mieux venir avec son équipement informatique ou acheter sur place (scanner, imprimante...) Encore une dernière question avant d'acheter la méthode assimil : russe ou kazakh, quelle langue vaut-il mieux apprendre?

Merci
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Partir travailler à Kzyl-Orda au Kazakhstan?
Bonjour à tous, on me propose un poste de 1 an renouvelable à Kzyl Orda, peut être certaines personnes connaissent cette ville ou région du Kazakhstan ? Je me pose quelques questions : la vie est elle semblable à une vie citadine en europe : bar, loisir, transport...? Combien de temps faut -il pour rejoindre Almaty, Samarcand, ou encore Tashkent...? En fait je suis passionné d'escalade et d'alpinisme, mais je crains que la région de Kzyl Orda soit plutot désertique et isolée... Je suis bientot trentenaire et j'apprécie les sorties entre amis, soit pour faire la fête dans les bars, soit pour des sorties en montagne...Puis je trouver mon bonheur dans ce grand pays ?? Merci pour les conseils et réponse, je serais heureux de pouvoir échanger avec des connaisseurs ! PS je ne parle ni russe ni Kazak.
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Effectuer un stage à Astana au Kazakhstan
Bonjour à tous,

J'ai pu voir qu'il y avait quelques spécialistes du Kazakhstan sur ce forum, et c'est donc à eux en particulier que je m'adresse. Je suis actuellement en Master d'informatique à Rennes et j'aimerais partir à Astana pour mon stage de fin d'études (6 mois de mars à août 2010). J'aimerais donc savoir :si c'est possible "pratiquement", c'est à dire en terme de possibilité là-bas (entreprises, offres)si le fait d'effectuer un stage là-bas est plutôt un bon ou mauvais point dans un cvsi il faut absolument connaître le russe (je suis en train d'apprendre) sachant que j'ai un anglais courantsi les stages sont rémunéréssi possible quelques contacts ou liste d'entreprise.

Enfin, je précise que je me suis renseigné par le site de la chambre de commerce américaine de là-bas, et il semblerait que toutes les entreprises soient basées à Almaty.

Merci d'avance à tous !
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Vie d'expatrié à Atyray au Kazakhstan?
bonjour à tous j'envisage dans un cadre professionnel d'emmener toute ma petite famille : femme, filles (3 & 10ans) et épagneul breton ! vivre à atyrau. Nous serions logés par la société dans une de ces résidences aux noms de Altaca, Balykshi ou encore Chagala complexes. Y aurait il quelqu'un parmis tous les lecteurs de ce post qui puisse nous en dire un peu plus sur la vie d'expat à Atyrau. L'école proposée est la QSI (quality school international), qu'en pensez vous ? De toute façon nous n'avons pas le choix je crois car pas d'établissement en langue française. La vie est elle chère ? Y a t-il des loisirs pour les enfants et pour la maman ? Y a t-il une communautée importante d'expat français à votre connaissance ? Quel est le niveau de sécurité à Atyrau ? Y a t-il des impairs à ne pas commettre ? Merci pour toutes les infos utiles et liens internet que vous pourrez me poster.
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Collège à Almaty et Chymkent au Kazakhstan
Bonjour, je recherche des informations sur les collèges et écoles d'Almaty ou Chymkent. Y'a t-il des écoles françaises ?? Si quelqu'un peut m'aider ce serait sympa, soit adresse ou mail ou site internet. Merci bien.😊
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Vivre à Almaty (Kazakhstan): écoles, logement, coût de la vie
Bonjour à tous,

Nous devons venir à almaty pour la prochaine rentrée scolaire. Qui peut me renseigner sur les ecoles ? Nous avons deux enfants l'un qui sera en 6ieme et l'autre en CM2.

Comment sont les logements, ....cout de la vie....les maisons sont elles equipées d'internet....niveau medical ....

J'ai milles infos à demander.

Si qqun peut me renseigner ce serait vraiment sympathique.

Merci de votre aide.
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Trouver un stage à Almaty
Bonjour à tous, Comme le titre l'indique j'espère trouver un stage à Almaty pour Mars prochain. Mon domaine est la communication avec comme spécialité l'audiovisuel (prise de vues, PAO, montage etc..). J'aimerais aller au Kazakhstan déjà parce que je veux voyager le plus loin possible et aussi parce que ma copine va faire du volontariat là-bas.

Du coup j'ai un peu cherché des offres sur le web mais c'est le Dawa, donc j'aimerais savoir si vous aviez des conseils/contacts/sites spécifiques pour faciliter ma recherche?

Merci à vous tous 😉

Bonne journée
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Toulouse - Almaty (Kazakhstan) à moto
Bonjour à tous.

Je suis un petit nouveau sur le forum... J'envisage de prendre la route en moto (un vieux kawa 500) en Avril en direction du Kazakhstan. Jusqu'à présent je n'ai fait que de courts voyages et pas très loin. Mon idée du voyage consiste à se lever tout les matins avec une nouvelle destination en tête (en suivant des grandes lignes directives). Et là, surprise, quand on sort de l'europe, on se retrouve très vite enfoui sous des tonnes de paperasses. Bon je ne vous apprends rien, mais ma belle naîveté en prend un coup!! J'ai besoin d'aide pour comprendre le fonctionnement des visas. Si je veux arriver à bon port, il me faudra traverser l'Ukraine et la Russie. Pour ces deux Pays, il semble falloir une invitation. Comment puis je en obtenir une qui ne m'oblige pas à fixer des dates précises de mon passage?

Si quelqu'un pouvait me répondre, ou même tenter de me répondre, je lui en serait reconnaissant.
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Vol Londres -Astana
Bonjour ,

Quelle est le meilleur itineraire pour voyager de londres a Astana ? y a t'il necessairement une escale quelque part ou un trajet direct est possible ? Quelle est la durée de temps du trajet ? (j'imagine 6 heures grosso modo )

Merci pour ces renseignements .

Kiwi.
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Deux semaines entre filles dans le sud du Kazakhstan
Bonjour à tous !

Me voilà de retour de deux semaines dans le sud du Kazakhstan. Je suis partie avec une amie, et nous avons tout organisé nous-mêmes. Nous sommes rentrées enchantées de ce voyage : paysages magnifiques, beaucoup d'animaux vus dans les parcs, et puis surtout hospitalité et accueil au top... Tout cela me donne bien envie d'y retourner, et de découvrir les autres pays de la région. En attendant, je vous partage le récit de ces deux semaines de voyage... N'hésitez pas si vous avez des questions. Et si vous voulez plus d'infos pratiques et/ou voir plus de photos, vous pouvez aller voir sur mon blog : https://smilingaroundtheworld.com/category/kazakhstan/

J1 : Premiers pas kazakhes à Chymkent

Nous voilà donc au Kazakhstan pour deux semaines. Nous avons fait excellent voyage avec Air Astana, qui entre illico dans mon top 3 des meilleures compagnies d’aviation ! Dès l’aéroport le service s’est avéré au top, avec des personnes très aimables et qui se sont démenées pour que nous puissions avoir toutes les deux des repas végétariens (ma commande n’avait pas été prise en compte lors de la réservation des billets sur le site). L’avion pour Nur-Sultan (le nouveau nom de la capitale, anciennement Astana, renommée le mois dernier en l’honneur du président ayant démissionné), était aux trois-quarts vides et nous avons chacune pu bénéficier de trois places. Nous avons eu droit à une incroyable pochette de voyage, avec notamment un masque de nuit réversible, sur lequel est écrit en phosphorescent « Ne me dérangez pas » ou « Réveillez-moi pour les repas ». Top ! Quant à la lumière dans l’avion, je crois que l’intérieur est passé par toutes les couleurs pour simuler une soirée, un début de nuit, la nuit noire puis l’aube. C’en était même assez surréaliste, ces lumières et tous les masques des gens qui scintillaient ^^ Le vol était un peu tôt et un peu court pour que nous dormions bien, mais c’était tout de même agréable :-)

A l’arrivée à Nur-Sultan l’ambiance est un peu plus froide. Il y a du personnel partout, nous sommes ultra surveillées. Une caméra nous filme même lorsque nous entrons dans le terminal. Nous faisons tamponner nos passeports puis nous installons pour attendre notre deuxième vol. Nous finissons par nous rendre compte que nous n’attendons pas au bon endroit… nous sommes toujours au terminal international, alors que notre second vol est un vol interne. Nous finissons par trouver le bon endroit, sauvées ! Nous commençons notre séjour à Chymkent, dans le sud du pays. Nous posons nos valises au City Hostel, une auberge de jeunesse hyper moderne qui propose des chambres doubles. La décoration est dans le style « industriel », avec de très hauts plafonds, on aime beaucoup. Lorsque nous arrivons il est trop tôt pour faire le check-in, alors nous déposons simplement nos bagages et ressortons faire un tour dans le quartier. Il y a pas mal de circulation, les avenues sont très larges. Malgré cela il y a aussi pas mal de verdure et d’espaces verts, ce qui aère un peu le tout.

Nous déjeunons (pizza + smoothie) au dernier étage d’un centre commercial, puis nous poussons jusqu’au quartier pré-russe, un quartier beaucoup plus calme avec ses petites rues et ses maisons individuelles.

De retour à l’hôtel, après avoir effectué le check-in, nous nous offrons deux bonnes heures de sieste, ça fait du bien ! En fin d’après-midi nous nous mettons en quête du Salman bazar. Ce n’est pas très simple à organiser - c’est là que nous réalisons que Chymkent n’est pas une destination très touristique – mais nous finissons par nous débrouiller avec l’aide de la réceptionniste de l’hôtel qui nous appelle un taxi. Ce bazar est très grand et possède tout ce dont on pourrait avoir besoin pour la vie quotidienne : vêtements, alimentation, produits ménagers, jouets… Nous faisons quelques courses pour notre dîner puis nous reprenons un taxi en direction du parc de l’indépendance, inauguré en 2011 pour les 20 ans de l’indépendance du Kazakhstan. Ce parc nous plaît beaucoup, il est très arboré, et la lumière de fin de journée est comme toujours très belle et agréable… Au centre, un grand monument rappelle le centre d’une yourte.

Nous rentrons ensuite tranquillement à pied vers l’hôtel, via la place de l’indépendance puis plusieurs parcs. Nous voulions boire un verre en chemin mais nous ne trouvons rien d’inspirant, tant pis. Nous dînons à l’hôtel et filons dormir, demain on se lève tôt… Nous partons en effet pour deux jours à la découverte du parc Aksou-Jabagly. Ce parc national est célèbre pour ses paysages en cette saison il devrait être très fleuri, avec notamment des tulipes. On verra bien !

J2 et J3 : Canyon, tulipes et vie sauvage dans le parc d’Aksou-Jabagly

Situé à deux heures de route de Chymkent, le parc d’Aksou-Jabagly est réputé être l’un des plus beaux de la région. Nous le rejoignons en taxi depuis Chymkent à notre arrivée nous sommes chaleureusement accueillies par Ruslan et sa mère. Ils habitent à l’entrée de la réserve, au pied des montagnes, dans une maison entourée de peupliers. L’environnement est exceptionnel, et nous tombons immédiatement sous le charme des lieux. Pour cette première journée nous partons à la découverte du canyon d’Aksou. Ruslan nous a réservé un 4x4 avec chauffeur et ranger. Le ranger parle quelques mots d’anglais, avec les quelques mots de russe de Coralie ça devrait le faire ! Après un arrêt « point de vue » la route cède la place à de la piste. Il a beaucoup plu ces derniers jours et la piste est parfois très boueuse à un moment nous devons même traverser une rivière. Les quatre roues motrices ne sont pas de trop ! Le ranger nous montre quelques marmottes en bord de chemin, elles sont adorables.

Nous finissons par arriver à « la maison de l’inspecteur n°1 », qui surplombe le canyon. La vue est magnifique, entre hautes falaises, fleurs sauvages, conifères et rivière Aksou qui serpente tout au fond. Pendant que le chauffeur reste à papoter avec l’inspecteur, nous descendons avec le ranger au fond du canyon. Les tulipes que j’espérais tant sont au rendez-vous, je suis contente ! Il y en a des rouges, des jaunes, des bicolores…

Arrivés au fond du canyon, nous faisons une petite pause au bord de la rivière. « Aksou » signifie « eaux blanches » en kazakh l’eau a effectivement une couleur très particulière, un bleu à la fois très clair et très intense, comme celle de certaines lagunes sud-américaines. Elle coule en bouillonnant autour des rochers. La remontée se fait plus facilement que ce que nous craignions. Une fois en haut, nous continuons à longer le canyon. La perspective change au fur et à mesure de notre progression, nous ne nous lassons pas de ce panorama… Au-dessus de nous, des aigles tournent dans le ciel.

Au bout de 2km environ le chauffeur nous récupère avec la voiture et nous continuons jusqu’à un petit kiosque au pied des montagnes, où nous pique-niquons. La mère de Ruslan nous a préparé des « lunch boxes » végétariennes, c’est bon et ça fait du bien de manger. Par contre cela s’est très nettement rafraîchi, nous ressortons les doudounes et les écharpes ! A la fin du repas, le chauffeur s’éloigne avec un seau, on comprend qu’il va cueillir des champignons avec l’inspecteur n°2, qui a une maison juste à côté.

Nous profitons encore des lieux le temps de la cueillette du chauffeur, et puis nous repartons en direction de chez Ruslan. Enfin, c’est ce que nous pensions… Le retour s’avère en fait assez interminable, le parc n’est pas aussi désert qu’il y paraît et le chauffeur s’arrête toutes les cinq minutes pour discuter avec les gens que nous croisons. A un moment on retombe sur l’inspecteur n°2 à cheval, on dirait qu’il y a un souci avec une voiture un peu plus loin… Le chauffeur et le ranger sortent en trombe de la voiture, se dirigent vers l’autre voiture, on entend des éclats de voix… Quand ils reviennent on essaie de comprendre ce qui s’est passé, sans succès. Nous nous arrêtons de nouveau à la maison de l’inspecteur n°1 (vous suivez ?), là ils nous font carrément descendre en nous disant que l’inspecteur n°2 a besoin de la voiture quelques minutes ils repartent en nous laissant en plan avec l’inspecteur n°1 qui rentre chez lui en nous laissant dans le jardin :-D On s’occupe avec les chiots, et puis je fais une petite sieste au soleil… Trois bons quarts d’heure plus tard nous finissons par repartir, on n’a pas tout compris et on n’en saura pas plus !

Nous rentrons (presque) sans nous arrêter jusqu’à la maison de Ruslan. Notre chambre est prête et nous nous installons rapidement avant d’aller dîner. Il faut dire qu’il est déjà 18H30, alors que nous devions rentrer vers 16H. La cueillette des champignons, ça ralentit ^^ La mère de Ruslan nous a préparé un délicieux repas : soupe de légumes, salade de crudités et ragout de champignons, carottes et pommes de terre. On se régale !

Nous profitons ensuite de cette grande soirée pour organiser un peu la suite de notre voyage tout en sirotant du thé. A un moment Ruslan et sa mère nous font signe qu’il y a des sangliers juste en face, on les voit très bien ! Il y a trois adultes et trois marcassins. Nous faisons également un petit tour dans le jardin, nous regardons le soleil se coucher, je fais un peu de blog, Coralie bouquine… Une agréable soirée, et une non moins agréable nuit de dix heures ! Le lendemain matin, après un bon petit-déjeuner, nous partons à pied dans le parc. Le sentier part juste à côté de la maison de Ruslan, c’est pratique ! Aujourd’hui nous sommes avec un autre ranger, deux Allemands (frère et sœur) et leur guide anglophone (qui ne guide pas grand-chose). Nous marchons sur une route de terre battue il y a encore plus de tulipes qu’hier, et les montagnes enneigées au loin sont sublimes. Au bout de 5km nous arrivons à une petite cabane, puis nous continuons encore un petit kilomètre jusqu’à Kishy Kaindy, un point de vue sur les chutes de la rivière Jabagly (Jabagly qui signifie « poulain âgé d’un an »). C’est spectaculaire ! Nous restons un bon moment à admirer ce spectacle de la nature. Comme hier, le ranger ne nous presse pas du tout et c’est bien agréable. Nous voyons également des aigles, et un bouquetin perché sur une crête.

Nous pique-niquons à la cabane avant de redescendre par le même chemin qu’à l’aller. Cette fois nous avons les hauts sommets enneigés face à nous, comme c’est beau ! Nous récupérons nos bagages et faisons nos adieux à la mère de Ruslan. Elle est toute contente aujourd’hui car sa petite-fille est là. Elle nous dit qu’elle est « babouchka », ça j’ai compris ! Ruslan nous accompagne ensuite en voiture jusqu’à Turar Rysqulov, d’où nous prenons un taxi collectif pour Chymkent.

A Chymkent nous galérons un peu avec notre AirBNB. Nous attendons une demi-heure la personne qui doit nous ouvrir, puis nous découvrons que le wifi ne fonctionne pas or nous avons plein de réservations à faire ce soir. La dame finit par nous prêter une carte sim kazakhe avec de la data, que Coralie met dans son téléphone en mode « partage de connexion » pour que je puisse avoir un peu de net aussi. Tout cela nous prend quasiment deux heures. Pfiou ! Nous filons ensuite faire quelques courses au supermarché. Sur le chemin du retour des lumières m’attirent le regard, il s’agit d’une rue piétonne toute décorée avec une fête foraine à côté. C’est très animé, nous y passons un bon moment à flâner et à regarder passer les gens ! Le reste de notre soirée est studieux, entre préparation du dîner et réservation de nos prochaines étapes.

J4 : Turkestan, mausolée de Yasawi et ruines de Sauran

Ce matin, après un dernier petit tour dans Chymkent, nous prenons la direction de Turkestan. Lorsque nous arrivons à la gare routière on nous dit que le prochain bus est dans près de trois heures, mais qu’il y a des minibus qui partent quand ils sont pleins. Le système est bien rodé, et en quinze minutes à peine notre minibus est prêt à partir. Nous avons une place chacune (et une pour nos bagages car il n’y a pas de coffre !), le minibus est plutôt neuf, bref rien à voir avec Madagascar -)

Le trajet se passe bien en dépit de quelques frayeurs automobiles le chauffeur va parfois un peu vite pour moi ! Sur le bord de la route, les champs sont pleins de coquelicots, c’est très joli. A notre arrivée nous filons tout droit à l’hôtel Edem, où nous ne dormirons pas (train pour Almaty à minuit oblige) mais où nous voudrions laisser nos bagages pour la journée. Ils acceptent facilement, super ! Une fois délestées de nos sacs et valises, nous attaquons nos visites.

Nous commençons par visiter le joyau architectural et plus grand site de pèlerinage du Kazakhstan : le mausolée de Khodja Ahmad Yasawi, un grand sage soufiste. La tombe originelle de Yasawi était déjà un lieu de pèlerinage lorsque Tamerlan ordonna en 1390 la construction d’un mausolée plus grand. Celui-ci est décoré de faïence blanche et bleue, et possède une coupole turquoise (actuellement en rénovation). La façade principale, non terminée à la mort de Tamerlan, est restée en terre avec des échafaudages apparents. Impressionnant ! Le site est classé à l’UNESCO. A l’intérieur, la salle principale expose un grand chaudron et d’autres petites salles exposent des plats, des pièces anciennes, des ceintures… Le tombeau de Yasawi est visible via deux corridors adjacents.

Nous nous baladons ensuite dans le parc, qui comprend de nombreux autres mausolées et tombeaux. Nous visitons les anciens bains, la mosquée du Vendredi, puis le musée d’histoire. La mosquée souterraine, où se trouve la cellule dans laquelle s’est retiré Yasawi à la fin de sa vie, était malheureusement inaccessible pour travaux.

Nous repassons ensuite à l’hôtel Edem afin qu’ils nous appellent un taxi, et nous partons visiter l’ancienne forteresse de Sauran. Cette cité de la route de la soie, autrefois prospère, est désormais réduite à l’état de ruines entre lesquelles fleurissent des milliers de coquelicots. De hautes murailles entouraient une ville active et décrite comme agréable. Beaucoup de fondations persistent et sont encore visibles. Le lieu est grand, calme, quasiment désert et empreint comme souvent d’une certaine mélancolie… Les coquelicots d’un rouge profond se balancent dans le vent, entre ce qu’il reste de cette ville, et nous rappellent à quel point les choses passent et sont éphémères.

De retour à Turkestan nous dînons au restaurant de l’hôtel Edem (il fallait bien les remercier tout de même -)) et puis nous filons à la gare attraper notre train… 18 heures de voyage nous attendent jusqu’à Almaty !

J5 : De Turkestan à Almaty, 18 heures de train à travers la steppe kazakhe

C’est en train que nous rejoignons Almaty depuis Turkestan. Nous réservons nos billets la veille du départ, et il ne reste plus que six places disponibles : trois en seconde classe, pas du tout ensemble, et trois en première classe, pas ensemble non plus mais dans le même wagon. Nous optons pour la première classe ! C’est plus cher mais bon, pour un long trajet comme ça un peu de confort ne fera pas de mal… Nous nous demandons un peu si nous allons réussir à changer de cabine pour être ensemble, mais finalement cela se résout tout seul : lorsque nous embarquons, le contrôleur/chef de wagon remarque illico que nous ne sommes pas ensemble. Il expulse alors littéralement un jeune homme de sa couchette afin que nous puissions voyager dans la même cabine. Cela nous gêne pour le jeune homme en question, même s’il a l’air de bien le prendre… on le remercie en fruits secs (bon et je confirme qu’il l’a bien pris, le lendemain il est venu papoter avec nous). En tout cas nous sommes bien contentes d'avoir notre petite cabine personnelle pour ce long voyage, d'autant plus que nous sommes les seules étrangères et les seules femmes du wagon.

Dix-huit heures de train, cela peut sembler long, mais ces grands trajets en voyage ne sont pas du temps perdu ; au contraire ils en sont la respiration. Ce sont les moments indispensables à la digestion des choses déjà vécues, et à la préparation des futures découvertes. Ce sont aussi pour moi des moments privilégiés pour réfléchir. Voyager ainsi, lentement, au rythme du train, c’est s’endormir dans les faubourgs de Turkestan, bercée par le roulis et les grincements du train, et se réveiller dans la steppe. C’est sentir que le train ralentit puis s'arrête, descendre un instant sur le quai et regarder les dames vendre de quoi manger aux passagers. C’est prendre le temps d'écrire, de lire, de penser. C’est discuter avec nos voisins, et malgré la barrière de la langue parvenir à communiquer un peu. C’est pique-niquer sur la petite table de notre cabine, avec le paysage qui défile par la fenêtre, et écouter de la musique. C’est se sentir privilégiée, s'imaginer dans l'Orient-Express ou dans le Transsibérien. Se redire qu'un jour, un jour vraiment, on le prendra ce Transsibérien. Et sourire en se disant qu’en attendant, dans quelques mois, il y aura le Transcanadien...

J6 et J7 : Almaty, la « petite pomme »

Ancienne capitale du Kazakhstan, Almaty est réputée être la ville la plus occidentale et animée du pays. Nous avons eu un peu de mal au début à identifier le centre-ville - il est plus étendu et moins dense que ce à quoi nous sommes habitués en Europe - mais une fois nos repères pris nous avons eu beaucoup de plaisir à nous balader le long des grandes avenues bordées de cafés et dans les quelques rues piétonnes. L'emblème de la ville est la pomme, que l'on retrouve déclinée sous plusieurs formes dans la ville, des bancs aux statues en passant par les fontaines. La pomme originelle, dont descendent toutes les pommes que nous connaissons aujourd’hui, serait en effet originaire des montagnes du Kazakhstan.

Côté nature, Almaty est une ville assez verte. Elle possède de grands parcs, comme le parc Panfilov qui sert d'écrin à la cathédrale Zenkov. Certaines rues sont également très arborées, tellement que l'on croirait presque des jardins. Souvent, au hasard d’une rue, de hautes montagnes se dévoilent…

Côté shopping, les boutiques traditionnelles voisinent avec les grands enseignes internationales. Nous avons beaucoup aimé le green bazar, un grand marché qui vend de tout. La partie alimentaire était super, avec des stands de légumes marinés, de fruits secs ou encore de fruits frais bien empilés... Un plaisir pour les yeux et beaucoup de tentations pour moi !

Côté culture, Almaty possède plusieurs musées. Nous en avons visité deux : le musée des Beaux-arts et le musée national. Ils sont tous les deux situés dans des bâtiments extérieurement très soviétiques, mais le musée des Beaux-arts s'est avéré plutôt moderne et avec une muséographie agréable à l'intérieur. Quant au musée national, il est plus resté dans son jus ^^ Rien que de l'arpenter était une expérience en soi. Et puis nous y avons fait pas mal d'achats... Le hall est une boutique géante avec beaucoup d'artisanat, nous nous sommes fait plaisir.

Les bains Arasan sont un incontournable à Almaty. Il paraît qu'ils font partie des plus beaux bains d'Asie Centrale... sur le plan architectural je ne les ai pas trouvés fous (rien à voir avec ceux de Budapest par exemple), mais qu'est-ce que ça fait du bien d'aller s'y prélasser après une journée de visite ! J'ai navigué avec bonheur entre le sauna, le hammam et le sauna russe avec une préférence pour ce dernier, moins sec que le sauna traditionnel et moins humide que le hammam. On peut acheter des bouquets de feuilles pour se frapper (ou se faire frapper) avec afin d'activer la circulation sanguine. Les tarifs sont très abordables en plus... En semaine, un soir, nous avons payé 1800 tenge soit 4.5 euros pour une heure. A noter qu'ils rajoutent 20 minutes pour se changer donc on peut vraiment rester une heure complète dans les thermes.

Côté restos, nous n’en avons pas testé beaucoup car nous avons préféré limiter notre budget alimentaire en cuisinant nous-même. Nous avons toutefois testé et largement approuvé le Daredzhani, un super resto géorgien où nous nous sommes régalées. Nous ne connaissions pas la cuisine géorgienne et elle nous a bien plu avec ses légumes cuisinés de diverses manières et ses pains fourrés au fromage, à la pomme de terre et/ou aux œufs, sans oublier les pâtes de fruits très fines au raisin. Nous y avons d’ailleurs dîné deux fois tellement c’était bon ! Nous nous sommes également régalées au Coffee Delia, où l’on peut déguster de bonnes pâtisseries dans un cadre très cosy.

Outre son côté agréable à vivre, Almaty est également un bon point de chute pour rayonner dans les environs, et nous avons été heureuses d’y rester huit jours afin d’explorer un peu plus la région !

J7, J8 et J9 : Se mettre au vert autour d’Almaty : Kok Tobe, Shimbulak, Medeo et grand lac d’Almaty

Durant notre séjour à Almaty nous avons utilisé à plusieurs reprises un moyen de transport peu habituel : le téléphérique ! Ici cela s'appelle "gondola", et cela nous a permis de prendre de la hauteur et d'aller respirer un peu le bon air pour des montagnes qui entourent Almaty ;-)

Première balade en téléphérique : Kok Tobe. Le téléphérique part du centre-ville et conduit au sommet d'une colline surplombant Almaty. En haut c'est ambiance fête foraine avec une maison inversée, une grande roue, des manèges, l'inévitable dresseur d'aigle... Il y a même un petit coin dédié aux Beatles, musique et statue incluses !

Deuxième balade : Shymbulak. Cette fois il faut prendre un bus jusqu'à Medeo puis trois télécabines jusqu'au sommet de la montagne, à 3200m d'altitude. Shymbulak est la plus grande station de ski d'Asie centrale. Nous y allions pour randonner mais en fait il restait encore de la neige et des skieurs, alors nous nous sommes contentées d'admirer le panorama... avec le ciel bleu et le soleil que nous avions, c'était superbe ! Nous nous offrons ensuite un thé en terrasse, ambiance "chalet d'altitude"... chez Paul, on n'est pas complètement depaysées ;-)

Avant de reprendre le bus nous faisons un tour à Medeo, où se trouve une grande patinoire. Avec ses 10 000 m2 elle peut accueillir mille patineurs l'hiver ! En cette saison elle est fermée ; une partie sert du coup de piste de kart, et l'autre de piste d'atterrissage pour les parapentes.

Situé à une heure de route du centre-ville, le grand lac d'Almaty se révèle au dernier moment, au décours d'un virage, niché dans un écrin de montagnes et de verdure. Avec le coup de froid qu'il y a eu il y a quelques jours, il est gelé et les bords en sont enneigés. Une belle ambiance hivernale ! La glace commençait tout de même à fondre, on entend l'eau travailler dessous, et lorsque Coralie essaie de marcher sur la glace celle-ci s'effondre sous ses pas. Il est malheureusement impossible d'en faire le tour, un ranger veille au grain et bloque les intrépides (dont nous ;-)).

J10 et J11 : Excursions autour d’Almaty : Charyn Canyon, Issik et Turgen

L'office du tourisme d'Almaty est très dynamique et organise des sorties les week-ends et les jours fériés. Nous sommes ainsi allées à Chharyn Canyon puis du côté d'Issik et Turgen. Un bon moyen de découvrir les environs d'Almaty pour un coût modeste (la sortie revient à 6000 tenge environ soit 15 euros/personne).

Formé au fil des millénaires par l'érosion et le vent, Charyn Canyon rappelle le Colorado et le Grand Canyon. La partie la plus touristique, que nous avons visitée, s'appelle la vallée des châteaux en référence à l'aspect des roches, qui rappelle des tours. Nous nous baladons d’abord sur la crête, où se trouvent de nombreux points de vue, puis nous descendons dans le canyon. Une balade de trois kilomètres mène aux bords de la rivière Charyn. L’endroit semble un lieu de détente apprécié des familles kazakhes, qui pique-niquent, jouent au ballon, prennent le soleil… IL y a également un hôtel, des bungalows, des yourtes et un restaurant. Issik est célèbre pour ses tumulus et pour son homme d’or – peut-être bien une femme d’ailleurs – qui y a été retrouvé. Un petit musée expose quelques artefacts. Un peu plus loin se trouve le lac d’Issik, autrefois asséché, désormais en cours de ré-apparition…. Naturelle ou non, ce n’est pas très clair !

Quant à Turgen, il s’agit d’un parc naturel réputé pour ses gorges et ses cascades. Nous n’avons pas le temps de l’explorer en détail, mais le bus traverse de bien beaux paysages et puis nous marchons quand même jusqu’à la Bear Waterfall, la cascade de l’ours. Sans être incroyable, elle reste tout de même un joli but de balade.

Outre le côté pratique de ces excursions organisées depuis Almaty, nous avons apprécié de pouvoir faire une activité faite par les Kazakhes le week-end. Lors de l’excursion Issik/Turgen nous avons bien sympathisé avec Karina, une jeune étudiante traînée là en vacances par sa mère. Elle étudie actuellement l’informatique dans la meilleure fac d’Astana, et espère pouvoir partir en Europe à terme… Une jeune fille brillante, et l’occasion de discuter en anglais pour nous -)

J12 et J13 : Les paysages spectaculaires du parc Altyn-Emel

Dernière étape de notre séjour au Kazakhstan, le parc d'Altyn-Emel. Ce parc est assez difficile d'accès et nous avons donc opté pour une voiture avec chauffeur durant deux jours, le grand luxe !

Notre chauffeur s'appelle Andreï. Nous le retrouvons à 7h en bas de notre appartement le mercredi matin. Il ne parle pas anglais mais un jeune homme de l'agence par laquelle nous sommes passés est également présent et nous récapitulons ensemble le programme avant de partir avec Andreï.

Notre premier arrêt est pour Tamgaly Tas, à deux heures de route d'Almaty. Il s'agit d'un site où l'on peut observer des pétroglyphes du XVIe siècle représentant le Bouddha. L'endroit semble également réputé pour l'escalade, il y a beaucoup de jeunes gens arnachés et/ou en train de grimper. L'endroit est au beau milieu de la campagne kazakhe, on a d'ailleurs un peu de mal à trouver !

Même si la barrière de la langue est là, Andreï s'avère rapidement très sympathique. Il nous propose des pauses photos de temps en temps, ne nous presse pas, nous montre les animaux qu'il voit... on fait même une marche arrière sur la route pour voir et faire traverser une tortue !

Il nous faut encore deux heures et demie pour atteindre Bashi, le village "porte d'entrée" pour le parc d'Altyn-Emel. Après un bref stop chez les rangers nous arrivons à l'hôtel. Notre guide papier parlait de pensions modestes, mais les choses sont en train de changer... L’hôtel est grand, tout neuf et encore en cours d'agrandissement. Il me rappelle certains hôtels chinois du Laos.

Nous déjeunons rapidement avec Andreï il nous explique qu’il est conducteur de camion en temps normal, il livre des vêtements et des tissus entre le Kazakhstan, l’Afghanistan et la Russie. Il nous montre également des photos de sa femme et de son fils, et nous dit que depuis peu il est grand-père ! Nous prenons ensuite la direction du parc, non sans avoir attrapé un ranger au vol. Comme à Aksou-Jabagly, celui-ci est vêtu en tenue militaire des pieds à la tête. Nous commençons par prendre la direction des montagnes Katutau. Les roches sont rougeâtres, sculptées par le vent et l’érosion, l’endroit nous rappelle un peu Charyn canyon. Nous avons un temps de « quartier libre » pour explorer le coin, on ne se fait pas prier… Pendant ce temps-là Andreï et le ranger n’arrêtent pas de papoter, on dirait qu’ils ont sympathisé !

Nous remontons ensuite en voiture et poursuivons la piste jusqu’aux montagnes Aktau. Changement de décor ! Les montagnes ne sont plus rouges, mais blanches… En tout cas c’est ainsi qu’elles nous apparaissent de loin. Lorsque nous nous approchons nous nous rendons compte qu’elles sont en fait multicolores, striées de veines jaunes, roses, ocre… C’est magnifique, encore plus avec la lumière de fin de journée. Nous avons là aussi du temps pour explorer toutes seules, et nous marchons avec ravissement dans cet univers quasiment onirique. On se dit qu’on a vraiment bien fait de venir -) Nous faisons un dernier arrêt avant de rentrer pour voir un saule vieux de 700 ans. Il est situé dans une oasis où d’autres touristes font du camping, c’est bien tentant… Je récupère les coordonnées de leur guide, pour une prochaine fois -) La route du retour se fait dans une superbe luminosité, entre coucher de soleil et orage dans le lointain. La nature nous gratifie même d’un coucher de soleil, magnifique !

Il est 20 heures passées lorsque nous arrivons à l’hôtel mais notre dîner nous attend toujours. Nous dînons avec Andreï, discutons un peu avec une dame Polonaise qui parle aussi bien Russe que Français (on la met un peu à contribution pour papoter avec Andreï -)) et puis nous passons une soirée tranquille entre wifi, douche et lecture dans notre chambre.

Le lendemain, après le petit-déjeuner, nous retrouvons le même ranger et partons en direction des singing dunes, ou dunes chantantes. Ces dunes sont en effet censées émettre un son lorsque l’on dévale leurs pentes. Je suis plus que sceptique, mais bon ! Lorsque nous arrivons nous découvrons un très beau paysage la dune principale est gigantesque, et lorsque nous parvenons sur sa crête le panorama est extraordinaire : c’est la première fois que je peux embrasser du même regard une dune dans le désert, des montagnes enneigées et une rivière ! Un groupe de Chinois nous précède sur la dune mais ils font assez vite demi-tour et nous nous retrouvons seules. Après étude du terrain je choisis une pente qui me semble bien, et je commence à descendre sur les fesses… Rapidement j’entends et ressens une forte vibration, qui se transforme en vrombissement. La dune chante vraiment ! C’est totalement fou… Nous faisons plusieurs tests le plus efficace est de descendre toutes les deux côte à côte. Bon, par contre ça va tant qu’il n’y a pas trop de touristes qui font ça et que la dune a le temps de se reconstituer entre deux passages… Il y a une trentaine de dunes chantantes dans le monde. Ce phénomène, déjà décrit par Marco Polo, provient du déplacement synchrone des grains de sable, qui doivent être bien ronds et recouverts d’un vernis appelé « glaçure du désert »…

C’est pleines de sable mais ravies que nous reprenons la route vers Bashi. Le ranger nous arrête à une petite source pour que nous puissions nous débarbouiller mais celle-ci est quasiment tarie. En chemin nous découvrons également les « Oshaktas », un lieu où l’expédition menée par Gengis Khan aurait bivouaqué en 1219, lors de sa conquête de l’Asie Centrale. Les pierres auraient notamment servi de support au chaudron dans lequel était préparée la nourriture. Un peu plus loin le ranger nous fait arrêter : il y a des antilopes !!! Nous en voyons une de très près, et un troupeau plus lointain.

En arrivant à l’hôtel je fais un micro-saut sous la douche afin de me débarrasser du sable, j’ai l’impression d’en avoir partout ! Nous déjeunons rapidement puis reprenons la route vers Almaty. Andreï conduit très bien, il a une jolie playlist, je me laisse bercer en regardant le paysage défiler par la fenêtre…

Pour notre dernière nuit au Kazakhstan nous avons réservé une yourte dans les hauteurs d’Almaty, pas très loin de Medeo. Le temps d’une nuit nous nous prenons pour des nomades… Le lit est un peu dur, le fond de l’air un peu froid, mais on adore ! Et puis l’accueil est gentil, et le repas très bon – seule réserve, le lait de cheval et le lait de chameau, goûtés encore chauds… J’ai failli vomir. Enfin, c’était une expérience, et tout cela conclut en beauté notre séjour kazakhe !
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Se loger à Alamaty, Kazakhstan en 2011-2012?
Bonjour,

Je pars vivre pour neuf mois à Almaty.

Je recherche des bons plans pour les logements, car il semble qu'en tant qu'ancienne capitale, cette ville soit exhorbitante pour les appartements..Or je n'aurai pas une paye adaptée...😕

La colocation existe-t-elle?

Est-ce-que c'est vraiment cher seulement dans le centre?

Y-a-t-il des quartiers à éviter (je pars seule)?

Est-ce-qu'il y a des sites à consulter sur le sujet?

Merci d'avance!

Clem'
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Prix d'un billet d'avion Almaty (Kazakhstan) - Bangkok?
Salut à tous les grands voyageurs. Dur dur de pouvoir lire des messages sur le Kazakhstan !!! je regarde de temps en temps pour m'informer comme je vais venir y vivre très bientôt mais bon... j'espère qu'en étant sur place je pourrais aider et informer les gens qui passeront par Almaty mais laissez moi le temps de m'y installer. Sinon si kelkun a une info sur les prix des billets d'avion Almaty - Bangkok je suis preneuse pour voir. J'ai regardé sur Air Astana et ça m'a l'air un peu cher ? voilà si les expat sur place connaissent VF et peuvent me renseigner merci à vous. 😊 et à bientôt.
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Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ

Mardi 23

Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.

Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.

J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...

Mercredi 24

Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.

Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.

Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.

Jeudi 25

Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.

Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.

Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...

Vendredi 26

Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...

Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.

Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.

Samedi 27

Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.

Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.

A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.

Dimanche 28

Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.

Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.

En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.

Lundi 29

Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...

Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.

Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
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Kazakhstan - septembre 2010
Préambule. Je me permets ici de relater mon expérience de voyage dans ce pays et SURTOUT, de fournir des informations pratiques qui manquent singulièrement , y compris dans les guides papiers, concernant ce pays. La première partie du texte est un bilan personnel. Certains pourrons ne pas le partager et ils en auront bien sûr parfaitement le droit. Ce ne sont que mes propres impressions et par voie de conséquence totalement subjectives. Dans un post complémentaire à celui-ci, je fournirai des infos pratiques sur les villes d'Almaty , Shimkenk et Astana.

Un mois au KAZAHSTAN.. Bilan A l'évidence, ce pays n'est pas fait pour les routards fauchés et les voyageurs petits budgets trouveront parfois les prix un peu élevés. Si comme moi, vous revenez à peine d'Asie, Almaty et Astana peuvent se révéler des villes un peu chères tant pour la nourriture que l'hébergement. Cependant , en faisant attention aux dépenses, on peut vivre avec moins de 50 euros par jour.

L'hôtellerie a encore de gros progrès à faire. Les chambres sont souvent trop chères pour le service proposé. Certaines datent toujours de l'ère soviétique et sont un peu délabrées. Il y a aussi cette stupide façon de calculer l'heure du check out. A de rares exceptions prés, c'est exactement 24 heures après l'arrivée dans la chambre. Il est donc toujours mieux d'arriver l'après midi.!! Et pour finir... Sachez qu'il sera difficile de converser en anglais et encore plus difficile d'obtenir un sourire à la réception.. Le sourire, le merci, le bonjour, sont des denrées rares au Kazakhstan... même si ça évolue un peu avec la nouvelle génération.

Les paysages, à part les environs montagneux d'Almati n'ont rien d'exceptionnel. Ce sont des immenses steppes herbeuses monotones.

La nourriture est plutôt rustique mais globalement bien préparée. On vous mettra de l'aneth partout. C'est excessif. On peut néanmoins manger très correctement si on y met le prix. La bière est bonne, voire excellente. Vous trouverez de l'eau, gazeuse ou pas et du Coca... Quant à la Vodka...

Les transports fonctionnent globalement bien tant au niveau des bus que des trains. Il faut cependant noter qu'en période estivale ou de vacances scolaires, il devient plus compliqué d'obtenir un billet de train à cause d'un surplus de trafic passagers. Il n'est pas rare de devoir patienter plusieurs jours... Dans sa grande majorité , le réseau routier est correct même s'il reste des tronçons en mauvais état. Les chauffeurs de bus sont plutôt prudents et respectueux du code de la route. La majorité des trajets se fait par bus de nuit. Ce qui n'est un problème que pour le confort car, comme je l'ai souligné précédemment , les paysages sont monotones.

La bonne époque pour visiter le Kazakhstan est à coup sur fin aout ou septembre. Les fortes chaleurs ont alors laissé la place aux températures bien plus douces avec des journées encore très ensoleillées. Ensuite arrivent les pluies.

Pas beaucoup de tracas pour voyager et pays plutôt calme au niveau délinquance. Il faut cependant être conscient que le salaire moyen est aux alentours de 5 à 600 dollars par mois. Donc on ne vous fera pas de cadeaux. Parfois même, il s'avérera utile de vérifier la note de restaurant ou recompter les billets donnés au guichet de la banque. Mais globalement, les gens sont honnêtes . Sauf les chauffeurs de taxi mais là.. C'est génétique .!! En revanche la corruption policière existe. Certains flics véreux essayeront pour de fallacieuses raisons de vous extorquer 2000 tengué . Cela semble être le tarif habituel. Environ 10 euros. Toujours le même scénario. Ils vous font croire que vous êtes en situation irrégulière. On vous demande votre passeport et ils font mine de dresser un procès verbal. Si vous voyez qu'ils mettent du temps à relever votre nom et à l'écrire.. c'est gagné pour vous..! Ils bluffent et attendent le bakchich. Vous répétez inlassablement que vous êtes touriste et que vous ne comprenez pas le russe. " Nipponimein" Alors ils utiliseront leur dernier atout et vous ferons monter dans la camionnette de police en vous indiquant qu'ils vous emmènent à l'immigration ou je ne sais où encore. Restez souriants , montez franchement dans le fourgon net dites leur que vous souhaitez y aller pour régler l'affaire au plus vite. Si vous paraissez fermes et décidés, c'est sûr... Ils vont laisser tomber. Dans le cas inverse, appelez le consulat de France. Les Français ont la réputation de ne pas se laisser faire. Ne ternissez pas cette excellente réputation.

Si c'était à refaire..?

Cette fois, je me munirais d'un visa du Kazakhstan double entrée. Et j'aurais pris soin d'obtenir un visa Kirghize et Ouzbèque en France. ( possible à obtenir à Almaty mais plus cher si on est pressé..) tout se paye au Kazakhstan...

Pourquoi.?? Il me semble que le Kazakhstan à lui seul ne vaille pas qu'on lui consacre un mois complet. Sauf pour y effectuer des treks de montagne , mais là c'est autre chose. Donc, faire une boucle Almaty >> Almaty en passant par le Kirghistan et l'Ouzbékistan semble une excellente option. Les bus qui relient Biskhek à partir d'Almaty sont très nombreux. Seulement 5 heures de trajet. 10 euros De là, il semble simple de passer par voie terrestre en Ouzbékistan pour rejoindre la vallée de la Fergana. Une route de cols à quelques 3500m y parvient sans problème. Une fois arrivé en Ouzbékistan, il est aisé de se déplacer en bus, voire en avion si manque de temps. ( les vols sont peu chers). Là encore paysages de steppes. Voyages de nuit possibles. Puis de Tashkent, prendre un bus pour Shimkenk et retour en train ou bus à Almaty.. Un mois devrait suffire pour faire ce périple. Bien sûr, il est préférable d'attendre que la situation politique s'apaise au Kirghistan bien que tous les voyageurs rencontrés ne m'aient pas fait part de réels dangers. Mais... Cela peut s'embraser vite.!!!
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Café et lait de vache dans les pays "stan"
Hello tout le monde Cet été c'est le grand tour😉 Mongolie et retour par les "STANS". Nous avons une question qui revient souvant... Y trouve-t-on du café moulu et du lait de vache? Il y aura des ravitaillements en Russie, mais après...🤪 Les Stans boivent du thé toute la journée!!!

Merci de vos retours.
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Retour en France en 4 mois
Bonjour à tout le monde ,

Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .

Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !

Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !

L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .

A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .

Hugues ou Confestifs .
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Visa kazakh en Géorgie
Bonjour,

Je n'ai pas trouvé de discussions récentes pour obtenir un visa pour le Kazakhstan en Géorgie. Je voulais savoir si des personnes avaient été à l'ambassade Kazak de Tbilisi récemment pour cela.

J'ai vu une discussion sur le fait que le visa ne serait peut être plus nécessaire d'ici là (octobre) mais je n'y crois pas trop !

Merci

Francois
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Frontière Russie (Astrakhan) - Kazakhstan ouverte?
Salut a tous! Je compte arriver au Kazakhstan par voir ferroviaire depuis Astrakhan en Russie, puis me rendre jusqu'en Ouzbekistan (Beyneu-Nukus). Ces deux frontières sont elles ouvertes aux voyageurs?Est il necessaire d'avoir une autorisation spéciale? De plus combien de temps est ce que je dispose entre le moment ou je recois le visa de tourisme et mon arrivée sur le territoire Kazakh? Ma conjointe est canadienne qqun connait quelle ambassade contacter car il n y en a pas au Canada apparemment...Peut etre aux US?

Merci beaucoup!
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Visiter le Kazakhstan en solo avec sac à dos: guide, itinéraire...?
Bonjour!

Je prépare un éventuel itinéraire pour un tdm et je voulais avoir des renseignements sur le kazakhstan. Ne trouvant pas beaucoup de témoignages sur voyage forum et sur le net je m'adresse à vous en espérant trouver des réponses.

Premièrement je voulais savoir si c'était un pays sécuritaire, il parait que ça chauffe là-bas à cause de la crise et qu'il y a beaucoup plus de criminalité. Est-il possible de faire en partie la visite du Kazakhstan en solo et si oui que visiter à part Almaty et Astana? Faut-il un guide? Quel itinéraire? Est-ce un bon arrêt pour un tdm pour quelqu'un avec sac-à-dos seulement?

Je ne sais que trop peu sur le kazakhstan malgré mes recherches. Tout avis et réponses seront la bienvenue:)

Merci beaucoup!
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Périple Paris-Shanghai: passer par le Kazakhstan ou traverser l'Oural (chaîne de montagnes russes)?
bonjour,

je souhaite, ralier paris a shangai, mais une fois en russie je ne sais pas si passé par le Kazakhstan ou alors si cela est possible je traversé l'oural, je ne sais pas s'il y'a un tunnel ou si traversé L'oural est simple.

en russie, chine et kasahkstan peut on dormir dans une tente, ou alors sa peut craindre.

merci d'avance

si vous avais des conseils je suis preneur 😊
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