Jour 10: lundi 16 septembre: Cedar Breaks NM le matin + les Narrows à Zion l’aprèm – Nuit à Springdale
Depuis plusieurs jours, je scrute sur internet le niveau d’eau de la Virgin River grâce au site waterdata.usgs.gov/...amp;site_no=09405500 . Après avoir constaté des pics importants les 10-11 et 12 septembre (correspondant aux jours de pluies diluviennes et de crue des rivières), les graphes montrent que la Virgin River retrouve enfin un débit normal et une hauteur d’eau permettant de faire les Narrows. Pour bien me faire confirmer ces données, mon fils téléphone ce matin au visitor center du Zion NP. Le Ranger lui certifie que, de fait, la balade ds les Narrows est à nouveau possible, mais que, suite aux crues récentes, les berges sont inaccessibles et que l’eau est boueuse et froide (et qu’il est préférable de mettre des bottines en néoprène, bien que certains touristes bravent la rivière sans équipement spécial). Ouf… je ne dois donc pas changer mes plans et ns pouvons réaliser le programme tel qu’il était prévu. C’est que en 2009, ns n’étions pas allés bien loin et qu’en 2011, notre 2ème tentative s’était soldée par un échec, vu qu’un flash flood était survenu la veille de notre passage, faisant monter considérablement le niveau d’eau de la Virgin River. C’est dire si cette excursion ds les Narrows ns tient tant à cœur cette année!
Ce matin, ns prenons donc la route vers Cedar Breaks NM. Au départ de Kanab, il s’agit d’un détour, mais ce petit parc aux allures de Bryce Canyon est ds ma wish list. Et puis, vu son altitude élevée (3120m), il est généralement fermé de fin octobre à début juin. Puisque ns sommes en septembre, profitons de son ouverture. La route 14 qui mène à son entrée sud s’élève progressivement et traverse de jolis paysages. Ici, à haute altitude, les arbres Aspen (enfin, ceux qui ne sont pas malades) commencent déjà à revêtir leur parure automnale et partout les champs sont couverts de roches noires volcaniques.
Arrêt–point de vue sur le Lac Navajo

Ce que ns pensions être des roches blanches sont en fait des centaines de moutons…

Ensuite, ns empruntons la scenic drive qui longe un canyon en forme d'amphithéâtre naturel et nous nous arrêtons aux différents points de vue permettant d’admirer les nombreux hoodoos qui le composent. Nous stoppons ensuite notre voiture sur le parking du Visitor Center et partons randonner sur Spectra Point trail. Cette balade suit la rim sur qq km et permet donc de pouvoir admirer, tt le long, les cheminées de fées aux teintes subtilement variées. La ressemblance avec Bryce Canyon est criante, bien que l’étendue des hoodoos ns semble nettement moins importante. Dommage qu’à l’inverse de Bryce, on ne puisse pas descendre au fin fond de cet amphithéâtre, au pied des hoodoos. Du coup, ns restons un peu sur notre faim… Par contre, contrairement à Bryce, ici, il fait frais, en raison de l’altitude élevée, et, vu sa situation éloignée des autres parcs nationaux, le nombre de touristes se compte sur les doigts de mes 2 seules mains. Les Rangers enfermés ds le visitor center sont emmitouflés ds leur veste polaire et semblent fermement s’ennuyer. Ils disposent pourtant d’une vue splendide au travers de la fenêtre principale, mais ils doivent être blasés de la voir !




Une arche




Pour arriver à Zion, j’ai bcp hésité à y parvenir par l’Est (en ré-empruntant la même route qu’à l’aller) ou par l’Ouest (via l’autoroute I-15, ce qui ns aurait permis de faire un tour à Kolob Canyon, la partie Nord du parc de Zion que ns n’avons encore jamais vue et où j’ai repéré différentes balades). Mais si ns voulons faire les Narrows, ns n’avons qd même pas le temps de ns arrêter à Kolob Canyon. Et comme la rte 9 venant de l’Est est splendide, ns décidons de ré-emprunter le même trajet qu’à l’aller, via Mont Carmel Junction.
En redescendant des hauteurs de Cedar Breaks, ns faisons une halte rapide ds les bois afin de ramasser 2 bâtons qui aideront à la marche ds les Narrows.
L’arrivée à Zion NP est épique, car des ouvriers sont en train de re-goudronner la route qui longe la Virgin River et qui a été arrachée sur une bonne partie lors des orages violents des jours précédents. Du coup, après le tunnel, la circulation des voitures se fait sur une unique voie, en sens alterné, ce qui provoque de gigantesques embouteillages. Nous parquons notre véhicule bien avant le visitor center. Peu avant la jonction entre la rte 9 et la scenic drive, il y a là un parking pour une dizaine de voitures… ça tombe à pic. Les garçons enfilent leur maillot tant bien que mal devant les dizaines de voitures bloquées sur la route (difficile d’être discret…). Ns les filles avons été plus prévoyantes puisque ns ns sommes changées en cours de route… Bien que ns soyons à pied, ns ne pouvons qd même pas passer, et devons attendre que la préposée reçoive ds son talkie-walkie l’autorisation de son collègue placé plusieurs km plus loin, à l’entrée sud-ouest du parc, pour lancer à son tour le flot de voitures arrivant par son côté. Durant ce long laps d’attente en plein soleil, elle discute avec des cyclistes qui attendent eux aussi pour passer. C’est ainsi que ns apprenons que le 10 septembre le tunnel étroit situé sur la rte 9 a dû être fermé 36 heures consécutives, à cause des pluies trop abondantes. Cela a dû gêner pas mal de touristes obligés alors de faire un énorme détour…
Tout ça ns met encore plus en retard que ns l’étions… Ns voyons les shuttles (les navettes obligatoires devant nous mener au début du Riverside Walk) passer sous notre nez à qq dizaines de mètres… C’est rageant… d’autant qu’aucune voiture ne passe encore ds l’autre sens… Ah ces Américains et leurs sacro-saintes règles d’hyper-sécurité intransigeantes. Il s’écoule plus de 2 heures entre le moment où ns pénétrons ds le parc et le moment où ns atteignons enfin le bout du Riverside Walk parcouru presqu’au pas de course pour grappiller du temps. .
Il est passé 15h30… alors que je comptais arriver ici vers 14h00. C’est le moment de tester la température de l’eau : allons-nous regretter de ne pas avoir loué des bottines en néoprène ? Eh bien... pas du tout… l’eau n’est pas si boueuse, ni très froide. Certes, son aspect rougeâtre est moins clair que ce qu’il n’était en 2009, lors de notre 1ère visite, et elle est aussi moins chaude, mais comme elle n’est pas très haute, ça se va se faire sans problème.
En début de parcours, les garçons troquent leur bâton miteux ramassé fin de matinée, contre de solides bâtons laissés là par de précédents randonneurs. Ils vont servir à sonder les trous d’eau et à garder l’équilibre. En 2009, ns n’avions que des sandales d’eau aux pieds, ce qui avait considérablement ralenti notre progression, nos orteils butant sans cesse contre les gros cailloux constituant le lit de la rivière. Maintenant, ns sommes chaussés de vraies bottines et l’objectif est d’atteindre le croisement avec Orderville Canyon situé 2,7 km plus loin et d’en revenir avant qu’il ne fasse noir… Il nous reste donc 3 heures pour parcourir 5,5 km A-R… Bigre… il va falloir marcher d’un bon pas ds l’eau…
La rando se révèle être bien plus facile qu’en 2009, car les trous d'eau sont maintenant comblés par la boue qu'a charrié la Virgin River en crue les jours précédents. Donc, la plupart du temps, ns n’avons de l’eau que jusqu’aux chevilles. Et contrairement à ce que ns a dit le Ranger au téléphone ce matin, les berges sont accessibles, ce qui permet de ne pas avoir à marcher continuellement ds l’eau. A plusieurs reprises, nous traversons la rivière pour marcher sur une rive et puis sur l’autre. La balade se révélerait vraiment très agréable si ns étions arrivés 1 ou 2 heures plus tôt, car là, vu l’heure avancée, la lumière a déjà bien du mal à pénétrer entre les falaises si étroites.










A la bifurcation avec Orderville Canyon, le passage ds les gorges devient assez exigu. A cet endroit, il n’y a plus de berge et ns marchons continuellement ds l’eau. Heureusement le courant n’est pas très fort et ne ns déstabilise pas. A cette heure tardive, ns ne croisons plus personne depuis un bon bout de temps et ts ceux qui ont commencé la balade en même temps que nous ont déjà fait demi-tour depuis longtemps…



Pendant que les garçons prolongent encore la balade un peu plus loin, ma fille et moi prenons la sage décision de faire demi-tour… Bien que le soleil ne soit pas encore couché, l’obscurité se fait de plus en plus présente. Pour les photos, c’est foutu!! Ne prenant plus le temps d’admirer le paysage, ni de prendre des photos, et connaissant maintenant le terrain, le retour se fera à la vitesse éclair.
Reste ensuite à re-parcourir le Riverside Walk pour retrouver l’arrêt du shuttle. Sur ce chemin, ns rencontrons des biches ds la pénombre. A cette heure où la foule a disparu (il ne reste plus que qq promeneurs), elles ne sont pas effrayées et se laissent admirer sans broncher…
Après tant d’efforts, ns avons bien mérité un bon repas au Bit & Spur à Springdale. Le service n’y est pas très rapide, mais c’est très bon. Ensuite, ns arrivons (encore tout crottés de nos randos😊) au lobby du chic Hampton Inn. Il s’agit d’un tout nouvel hôtel installé à Springdale. L’accueil y est très chaleureux. Comme notre pneu crevé réparé à Page semble donner qq signes de faiblesse et que demain, il est prévu à nouveau de parcourir des pistes, ns demandons au réceptionniste de nous indiquer le garage le plus proche. Très sympa, il nous déconseille le garagiste de Springdale qui gonfle exagérément ses prix et nous renvoie au village suivant. La nuit va être douce et réparatrice ds des lits hyper confortables (comme d’habitude… en fait…😉)
Côté Ouest (vers la droite) depuis l'endroit où ns a amenés le trail













































Quatre km plus loin, ns rejoignons la route principale menant à Furnace Creek.
Il nous reste alors encore à parcourir une cinquantaine de km pour rejoindre cette oasis où est établi un complexe hôtelier.
Après un rapide check in et un pique-nique en chambre, ns filons à l’immense piscine alimentée par une source d’eau chaude à 37° où nous barbotons plus d’1 heure, jusqu’à ce qu’un employé indélicat vienne secouer ds l’eau de la piscine et sous nos yeux ébahis, les tapis de sol des vestiaires 😮 (ça et d’autres inconvenances nous vaudront, lors du check out, une remise de 70 $ sur le prix trop onéreux –au regard du service fourni– de notre séjour)
Au retour en chambre, la pleine lune nous empêche de pouvoir ns extasier sur la voie lactée et ses milliers d’étoiles, comme ns avions pu le faire en 2009. Dommage… car de nos jours, il est rare de pouvoir se retrouver comme ce soir, loin de tte pollution lumineuse due à l’éclairage de nos grandes villes…
Après une douche (et mince il manque un set d’essuies dont mon fils attendra en vain la livraison …) et un brossage des dents à l’eau chaude ! (le robinet d’eau froide distribue uniquement de l’eau chaude…), ns essayerons de nous endormir au son d’une clim bruyante et au sein d’une chambre qui sent bon les paddocks pour chevaux (je suis tjs en train de me demander si le purin étendu sur les pelouses au pied de notre bungalow était vraiment une idée judicieuse😕…). Tout ça tranche vraiment avec le luxe à profusion de Las Vegas…














Et où l'on va... (mis à part l'arbre typique d'ici, tout cela nous fait penser à un paysage namibien...)








Ne serais-je pas passé par hunter Mountain avec celle-là ?









A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!




Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.

Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)







Laundry and trucks washed in the same stream.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



