Les compagnies aériennes américaines, championnes du monde en 2009!
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La Tribune (France) Business-Industrie, mercredi, 10 décembre 2008 - 01:00, p. 14

Les compagnies aériennes américaines bravent la crise

Fabrice Gliszczynski à Genève

C'est le monde à l'envers. Les compagnies américaines devraient être les seules à dégager des bénéfices en 2009, alors que la quasi-totalité des 34 milliards de dollars de pertes cumulées par le secteur aérien depuis 2001 leur est imputable ! Elles devraient enregistrer un léger profit de 300 millions de dollars (contre 3, 9 milliards de pertes cette année), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). En regard, les compagnies européennes et asiatiques, championnes de la rentabilité jusqu'ici, plongeraient dans le rouge à hauteur de respectivement 1 milliard de dollars et 1, 1 milliard. En 2009, la performance américaine permettrait ainsi de diviser par deux le niveau de pertes pour l'ensemble du secteur par rapport à 2008, à 2, 5 milliards alors que les recettes devraient chuter de 35 milliards (? 6, 5 %) à 501 milliards. « La situation aux États-Unis est extraordinaire », reconnaît le président de Iata, Giovanni Bisignani qui, voilà trois mois, prédisait 4 milliards de dollars de pertes en 2009.Pourquoi un tel revirement alors que les États-Unis sont les plus mal en point sur le plan économique et que la santé du transport aérien est liée à celle du PIB ? « Les transporteurs américains ont réduit, fortement et très tôt, leur capacité. Et ils bénéficient à plein de la baisse du prix du brent », répond Brian Pearce, chef économiste chez Iata. Faute de pouvoir financer les couvertures carburant (achats à terme à un prix espéré moins cher que le marché), les compagnies américaines ont été plus sévèrement touchées par la flambée du prix du baril que leurs concurrents européens et asiatiques au cours des neuf mois de l'année 2008. Elles ont donc été contraintes de prendre des mesures drastiques. Quitte à clouer au sol des centaines d'avions et à supprimer de nouveau des emplois. Or, aujourd'hui, alors que le trafic aérien mondial devrait chuter de 3 % en 2009, cette baisse de capacité de 5, 7 % environ (et de 10 % sur le réseau domestique) s'avère fort salvatrice. Elle permet d'augmenter les coefficients d'occupation des avions, déjà élevés à près de 78 %, et d'éviter ainsi une surcapacité, synonyme de baisses des prix? En outre, l'absence de couvertures carburant devient un avantage quand le baril flirte avec les 40 dollars. Pour l'an prochain, Iata table sur un prix moyen de 60 dollars, en repli de 40 % par rapport à 2008.la couverture carburant Autant d'atouts dont la majorité des compagnies européennes et asiatiques ne vont pas profiter aujourd'hui et en 2009. Les premières vont réduire de 2, 5 % leur capacité, les secondes de 0, 5 % seulement, prévoit l'Iata. Et celle des compagnies du Golfe continuera d'augmenter à un rythme de 4, 9 % en 2009. Dans le même temps, beaucoup d'entre elles ne vont pas profiter à plein de la baisse du cours du brut, en raison de leur couverture carburant qui les protégeait à la hausse, mais pas à la baisse. Reste que cette situation est néanmoins plus confortable sur le long terme, les spécialistes tablant sur un prix d'équilibre du baril aux alentours d'une centaine de dollars. Aussi, pour transformer l'essai, les compagnies américaines sont toujours dans l'obligation structurelle de renouveler leur flotte et de se regrouper, à l'instar de Delta et Northwest fusionnées pour donner naissance au numéro 1 mondial de l'aérien. L'accalmie dont les compagnies d'outre-Atlantique devraient bénéficier n'est pas de nature �� accélérer le mouvement. Les regroupements sont en effet toujours plus aisés quand les acteurs traversent des turbulences. De plus, au prix actuel du baril, les vieux avions des compagnies américaines, même très gourmands en kérosène, redeviennent rentables, parce que largement amortis.

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NE Nejmeddine Veteran ·
salut😉 les cies aériennes US championnes du monde en 2009 ?! celà reste à demontrer.... certes elles ont anticipé par une reduction drastique des capacités offertes en vue d'optimiser les coeficients de remplissage de leurs vols, beneficié de la baisse du cout du brut qui flirte avec les 40 USD et crée le no 1 mondial de l'aérien par la fusion de DELTA et de NORTH WEST, mais se targuer d'avoir des vieux coucous amortis et rentables meme gourmands en kerosène ...on ne peut retarder les investissements " lourds" necessaires à la modernisation de la flotte indefiniment !!! ( AIR CANADA avec ses B767 et B757 serait concernée aussi..) je pense que les cies aériennes EUROPEENNES et ASIATIQUES (notamment celles du GOLFE) seraient mieux preparées pour relever les defis et assurer la perennité de l'industrie....flotte modernisée, reseaux restructurés, les couvertures en carburant les protégeant à la hausse... enfin il est vrai aussi que les regroupements seraient plus aisés quand les acteurs traversent des turbulences..
njm
SL Slasherfun Globetrotter ·
Bonjour

beneficié de la baisse du cout du brut qui flirte avec les 40 USD et crée le no 1

Les compagnies ne payent pas leur pétrole au prix jour... Leurs contrats de couverture leurs donnent actuellement du kérozène à équivalent entre 90 et 100$ le baril.

mais se targuer d'avoir des vieux coucous amortis et rentables meme gourmands en kerosène ...on ne peut retarder les investissements " lourds" necessaires à la modernisation de la flotte indefiniment !!!

La modernisation va doucement mais sûrement, en témoigne le nombre de 737NG des compagnies américaines !

( AIR CANADA avec ses B767 et B757 serait concernée aussi..)

Air Canada n'a jamais eu de B757, a sorti de flotte tous ses 762, et vient de rénover ses 763 qui restent de bons produits.

je pense que les cies aériennes EUROPEENNES et ASIATIQUES (notamment celles du GOLFE) seraient mieux preparées pour relever les defis et assurer la perennité de l'industrie....flotte modernisée, reseaux restructurés, les couvertures en carburant les protégeant à la hausse... .

Les compagnies du Golfe sont quasiment toutes déficitaires, et représentent bien souvent + une porte d'entrée touristique vers ces pays principalement pétroliers qu'une source de revenus directs ! Pour les compagnies européennes, elles vont devoir continuer de s'absorber comme c'est le cas actuellement, et ne sont pas toutes en forme ! Il n'y a qu'à voir de quelle manière Alitalia a été sauvée par exemple... 😇
Contributions CC BY-SA
NE Nejmeddine Veteran ·
salut😏 je m'imagine l'attitude des constructeurs (BOEING et AIRBUS) avec leurs carnets de commande de modernisation des flottes en "standby"🙁 avec consigne de ne pas la bousculer...cette modernisation.... c'est paradoxal !!! des cies de pays prosperes entreprennent des renovations sur leurs appareils ( lifting plus relooking), une modernisation en douceur pour d'autres, alors que les petites et moyennes cies mettent le paquet plus aisement!!
njm

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