et qu'éprouverais- tu pour ces chercheurs d'or là, tendresse, admiration, stupéfaction, colère?😉
Histoires de prospecteurs d’hier et d’aujourd’hui : l'escroquerie minière du siècle!
l'évocation de la petite manipulation, artisanale, de mon ami Ralph et de sa brosse aux brins de cuivre 🙂et l'actualité financière encore récente du scandale Madoff 😠 m'ont remis en mémoire une escroquerie, unique par son ampleur, vraiment incroyable et basée sur la technique du ''salting'' . Elle était en bonne place dans la presse du côté ouest de l’Atlantique, il y a seulement quelques années et a mis en scène une petite compagnie de Calgary, Bre-X. De ce côté ci on en a peu ou pas parlé et, bien que ce ne soit pas pour moi une histoire vécue, je ne peux pas résister à l’envie de la faire mieux connaître tant elle m’a ‘’diverti’’ . Moins peut être un ancien collègue Canadien qui, bien qu’il ne s’en soit pas vanté, a probablement cédé à la fièvre de l’or et dont les titres ont maintenant moins de valeur que ceux de l’emprunt russe du début du XX ème siècle--
Une parenthèse pour comprendre le sel de l’histoire ( si l’on ose dire)
Le géologue minier- prospecteur, de par sa profession a parfois une opportunité toute particulière de franchir la ligne jaune, basculer dans le domaine délictuel: il est souvent le tout premier, avant même sa direction, à être au courant d'une découverte minière et donc à même d'acquérir à bas prix des actions qui sont susceptibles de s'envoler quelques jours plus tard : il se rend alors coupable de ‘’ insider trading’’. En Français on appelle çà un délit d'initié. Cà peut lui coûter son job, une place sur une liste noire et des poursuites ... s’il est pris bien sûr.
Le délit d’initié est une chose- on peut le rencontrer dans pas mal d’activités humaines- mais le pratiquer, en jouant sur un des mythes éternels poursuivi par l’homme, en relançant la fièvre de l’or sur du vent, avec un peu de poudre de perlin-pimpin, un culot monstre et de judicieux communiqués de presse, çà a bien plus d’allure !! Je trouve. Quitte à escroquer… escroquons dans la tradition et avec panache que diable. .Menée à grande échelle comme dans cette histoire la manipulation et le ''salting'' laissent pantois ... Madoff a battu des records dans le domaine de la manipulation financière, quelqu’un chez Bre-X a fait de même dans le domaine de la fraude minière et, par conséquence directe, boursière ce qui était bien sûr l’objectif. Madoff a volatilisé (pliff ! pliff ! pliff !) plusieurs dizaines de milliards sur plusieurs dizaines d’années, Bre-X ‘’seulement’’ quelques milliards (pliff !) mais sur, disons, trois ans ce qui, rapporté à l’année, est aussi une ‘’belle’ performance. Dans cette affaire la naiveté des tiers qui on fait confiance à Bre-X, je veux dire de ceux qui étaient censés avoir un regard critique, a atteint des sommets déroutants.
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L’escroquerie minière du siècle tragicomédie en 9 actes : distribution des rôles principaux
Le géologue : M.G. ingénieur Philippin
Le chef-géologue : J.F. supérieur du précédent. Personnage truculent, haut en couleurs, verbe haut également, digne d’une bande dessinée…
Le président : D.W. supérieur du précédent. Homme d’Affaires (sic !) à la limite de la banqueroute au moment ou débute l’histoire.
Acte 1/. L'affaire commence en 1987 en Indonésie, à Busang, en pays Dayak : une 'junior company'' (c'est à dire une compagnie que vous et moi avec un groupe d'amis pouvons fonder la semaine prochaine ou presque, avec un peu d’argent) réalise 18 sondages sur un prospect minier à la recherche d'or; ils n'en trouvent pratiquement pas😕
Acte 2/. La "junior company"' propose son affaire à plusieurs ''majors' (grosses compagnies canadiennes, américaines, australiennes) qui envoient des géologues expertiser le site... C'est un bide, vraiment un bide… personne n'en veut.😕 Bof !!! L'affaire est abandonnée.
Acte 3/. 1992 : une autre "junior company", Bre-X de Calgary, entre en scène. J.F. son chef géologue, envoie sur place, pour ‘’trouver quelque chose à vendre’’ M.G. qu’il connaît depuis des années, de précédentes collaborations en Indonésie même et à qui il vient de demander de rejoindre l’équipe.
Acte 4/. M.G. rentre avec des échantillons riches en or et une évaluation positive du potentiel du ‘’gisement ‘’ de Busang😎
Acte 5/ . D.W. qui se trouve alors presque complètement fauché et menacé de banqueroute s'envole vers Djakarta retrouver J.F. qui s'est déjà rendu sur place. Certains disent qu’il a dû emprunter pour ce premier voyage. La magouille apparemment se prépare… mais à l’initiative de qui? On ne sait pas trop. J’ai bien sûr ma petite idée !
Acte 6/. En 1993 un contrat est signé, Bre-X lève des fonds, achète la propriété et réalise de nouveaux forages. Le chef local est...M.G. lui-même bien sûr (sinon la combine ferait long feu)
L'action Bre-X oscille alors autour de 40 cents!! (penny stock market au Canada). M.G. envoie les échantillons de sondages à un laboratoire Canadien reconnu et fiable. A noter que si l’analyse est faite au Canada, la préparation des échantillons, donc le broyage, est réalisé sur place en Indonésie, et c'est bien sûr à ce niveau que le salting, par adjonction de poudre aurifère d’origine diverse, va se produire.
Acte 7/. On a touché le jackpot!!! 😎les résultats d'analyse sont superbes. Les commentaires ont dû être chauds dans les bureaux à Calgary. Le champagne de Californie a dû couler à flots.... D'autres résultats arrivent et confortent la découverte😎😎 Les premiers communiqués de presse commencent à faire grimper les actions.
Acte 8/. En 1995 à Busang, notre compère M.G. voyant que la pompe est amorcée, en rajoute une couche ou plutôt une dose... . Des milliers d’ échantillons sont analysés et c'est l'affolement boursier 😎😎😎 A Toronto, à Montreal, à Calgary, à New York. On parle d’une des plus grosses mines d’or du monde en gestation… Tout le monde veut des actions, des particuliers bien sûr mais aussi des fonds de placements dont plusieurs fonds de retraites Canadiens. .. Bre-X a grimpé de 40 cents au départ à 296 dollars!!. La société, qui valait des pennies et qui en réalité vaut toujours des pennies, est capitalisée à plus de 6 milliards de dollars. Les ordinateurs (des géostastiticiens) tournent à en faire chauffer les disques durs pour estimer la quantité d’or présente à Busang.. . Un cabinet bien connu et réputé donne sa propre estimation potentielle du gisement: près de 25 milliards US!! Ouh là... là, çà commence à être chaud, vraiment chaud. Le Président Suharto entre dans la danse, il en voudrait bien sa part... le reste de sa famille aussi.
Pendant ce temps nos trois compères, à ce niveau on n'ose plus parler de Pieds Nickelés, ce n'est plus de l'artisanat, c'est de l'industrie, donc disons nos trois chevaliers d'industrie, MG, JF et DW ne se sont pas appauvris 😛 MG la cheville ouvrière de l'aventure, pèserait au moins une trentaine de millions de dollars, JF lui certainement bien plus puisqu’il vendra pour 87 millions de dollars d’action Bre-X à l’automne 1996 juste avant la débâcle ; comme par hasard bien sûr. DW on ne sait pas.
Acte 9/. Au début de 1997 l'action est à son plus haut niveau🙂,
En mars, MG dont les nouveaux moyens financiers devaient lui permettre sans trop de peine de nourrir ses quatre épouses... se jette par la portière d'un hélicoptère au dessus de la jungle indonésienne🏴☠️.. . peut-être l’a-t-on un peu aidé. On retrouvera son corps, quatre jours plus tard presque entièrement mangé par les animaux. Il sera identifié par deux molaires et l’empreinte d’un pouce…hum ! est- ce bien son corps que l’on a retrouvé ou coule-t-il des jours paisibles quelque part ? par exemple au Brésil pays d’où une de ses épouses dit avoir reçu un virement en…2006
Une compagnie américaine, associé pressenti de Bre-X pour développer le gisement est un plus curieuse que tout le monde, elle fait analyser ses propres échantillons. Les échantillons sont amenés sous garde armée au laboratoire et là... c'est la catastrophe: l'or est présent en quantités insignifiantes (retour aux conclusions d'avant 1992) 😕
La fraude est débusquée.. bien entendu tout les actionnaires veulent vendre😠😠 . l'action tombe de 296
dollars à trois cents, les actionnaires on tout perdu... et c'est la banqueroute
Epilogue
DW file aux Bahamas 🙂 où il meurt l’année suivante c'est-à-dire en 1998 en protestant de son innocence. De mort naturelle dit-on, mais peu après que des truands armés et masqués aient tenté de lui soutirer son argent.
Poursuivi pour la fraude JF qui lui a établi résidence aux îles Caiman🙂 proteste aussi de son innocence: il n'est pas prouvé qu'il en ait eu connaissance ! C'est la conclusion sérieuse atteinte au tribunal. Tout çà serait donc la faute de MG qui a été bouffé par les cochons sauvages depuis. Il n'était vraiment pas très curieux de ce que bricolaient ses subordonnés ce chef-géologue . Pour moi cette ‘’ignorance’’ est encore plus incroyable que toute la manipulation boursière qui en a suivi.
Egalement poursuivi pour délit d'initié il est reconnu innocent là dessus aussi en 2007.
Conclusion :si vous avez un jour besoin d’un bon avocat, demandez lui donc le nom du sien, il doit être diablement efficace!!!
Moralité de l'histoire: y’ en a pas !. Mais bon sang, il y a, par contre, là matière à concocter un film passionnant. Or, exotisme, jungle, village de Dayaks perdu dans cette jungle, avec plein de petits cochons qui courent dans tous les sens, bonnes œuvres de Bre-X qui y apporte électricité et autres signes de progrès, héro aux multiples épouses, tractations au Palais présidentiel, et même dit-on intervention d’un ancien Président US auprès de Suharto, micros dans les chambres d’hôtels des cinq étoiIes de Djakarta, , détectives privés embusqués au bar, espionite, contre-mesures électroniques, écrans d’ordinateurs qui moulinent les chiffres, cambriolage des bureaux de Calgary, incendie ( bien malencontreux ) du laboratoire censé abriter les échantillons aurifères stockés en Indonésie, ambiance…puis chute depuis un hélicoptère, corps dévoré par les cochons ou disparition mystérieuse, fuite sous les tropiques…. Tout cela représente déjà pas mal d’ingrédients qui devraient pouvoir être arrangés à la sauce hollywodienne de manière à faire un bon film d’aventures … .
En effet ne vient-on pas d’apprendre que l’affaire Madoff va être portée au cinéma. Pourquoi pas l’affaire Busang ? mais…. avec une conclusion différente SVP, j'aime bien les histoires qui ont un fin morale..
Pour ceux que cette affaire à peine croyable intéresse: il existe trois livres, tous Canadiens, dont les deux qui suivent.
Gold today, gone tomorrow par Vivian Danielson et James White aux presses du Northern Miner, Canada
The Bre-X Fraud by Douglas Goold and Andrew Willis, McClelland and Stewart
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Salut Jean Paul.
D'abord merci pour ces nouvelles histoires, toujours aussi bien racontées! Je ne m'en lasse pas!
Merci aussi pour le lien vers cette plaquette de vulgarisation qui est parfaite!
Je me demande si les curieuses formations rencontrées dans le désert blanc en Egypte n'auraient pas la même origine que les moqui marbles : une précipitation d'hématite sur un noyau de matière organique (mais lequel?)
Marie
Je n’ai jamais visité le White Desert mais j’ai évolué un peu, plus au Sud, dans le désert Soudanais . A l’ouest de Port Soudan dans les Red Sea Hills il reste encore pas mal d’or des pharaons égyptiens ou soudanais 🙂. Pas l’or de leurs bijoux mais… celui des mines d’où venaient leur matière première🙂… Et, cela n’a rien à voir, j’y ai observé des cristallisations ressemblantes, quoique bien moins belles . Celles du White Desert sont évidemment mieux connues et documentées du fait de la fréquentation des lieux et du tourisme ; on en trouve des spécimens jusque dans les rock shops d’Amérique du Nord à des prix…je n’ose pas le dire… c’est indécent😊.
Les structures étoilées ou coniques avec une patine sombre et lustrée sont certainement des pseudomorphoses d’hématite sur marcassite ce qui veut dire que l’hématite a remplacé, en gardant leur forme initiale, des cristaux de marcassite antérieurs ( même formule que la pyrite mais système cristallographique différent). Ces cristallisations acquièrent des formes très variées y compris celles en bâtonnets.
Ce qui complique les choses c’est que effectivement, dans d’autres cas : la marcassite elle-même a d’abord pris la place d’ organismes fossiles (pseudomorphose) (comme tu le dis) l’hématite elle-même s’installe directement sur des organismes fossiles, en recouvrement, sans passer par l’étape marcassite ou pyrite.
Le cycle de la circulation (géochimie) du fer dans la nature est assez compliquée n’est ce pas ? çà se dépose, au fond de l’océan ou dans la roche, çà se redissous dans l’eau et donc çà se déplace, çà se redépose, çà se redissous dans l’eau etc, … .On appelle çà des ‘’fronts’’
Ces structures étoilées sont en tous cas certainement différentes des simples concrétions ferrugineuses dans lesquelles l’hématite se dépose directement en tant que telle autour d’un nucleus ; comme pour les ‘’Mokis marbles’’ par exemple.
Les petites structures en bâtonnets me semblent formées d’un mélange d’hématite et de goethite (très voisine). Il est probable qu’elles ont elles aussi remplacées des cristallisations antérieures de marcassite qui revêtent, comme je le disais toutes sortes de formes. On connaît incidemment, en dehors des milieux désertiques, dans des mines et grottes, des stalagmites ou stalagtites de goethite ayant remplacé de la marcassite ce qui donne des objets semblables mais en l’occurrence, je ne pense pas que ce soit le cas.
Bonne soirée
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Merci Cochize pour ces explications.
Il n'est pas impossible que les "bâtonnets caramel" soient d'anciens stalactites ou mites car ils sont toujours asymétriques avec une extrémité évasée qui devait correspondre à leur base d'implantation.
Tu penses donc que les pierres de forme spiroïde seraient le résultat d'un phénomène de cristallisation, ça m'épate!
A+
Marie
Voici encore une petite histoire d’ours et de sandwichs !! pardon pour la répétition mais c'est que les ours doivent aimer les sandwichs!
Un ours peut en cacher un autre
C’était le début de l’automne sur la côte Pacifique ; la rivière qui se jetait dans l’océan à la tête de l’inlet quelques kilomètres en aval était envahie par les saumons. Pour eux c’ était la fin de l’histoire. Face au courant, pratiquement immobiles, ils semblaient pourrir vivants, de grands lambeaux de peau rose s’effilochant de leur corps et partant à la dérive au fil de l’eau. Peu esthétique. Du haut de la corniche à flanc de falaise où nous nous trouvions nous observions, sous nos pieds, les ours noirs à la pêche. A la pêche, c’est peut- être exagéré, occupés à se nourrir serait plus exact. En tout cas il ne s’agissait pas d’une pêche ‘’sportive’’ celle là, bien différente de celle où l’on voit un grizzly attraper au vol un saumon ou zigzaguer dans l’eau à la poursuite d’un autre. Il est vrai que parfois c’est le poisson qui semble se jeter dans la gueule du plantigrade, bien positionné..
Bref, ces saumons là avaient, eux, déjà accompli leur devoir de reproduction et semblaient s’offrir aux ours qui n’avaient qu’à se courber pour saisir leurs protéines. Beaucoup moins photogénique en vérité.
Vous auriez pu croire que ces ours, bien nourris, n’éprouveraient pas le besoin de goûter à autre chose que la saumon mais, c’est bien connu l’ours noir est véritablement omnivore et aime bien goûter à tout, la preuve en est….
Notre camp est alors un peu en amont, en bordure de la rivière et de la piste tout terrain qui y donne accès. Encore un tout petit peu plus en amont et au sommet d’un petit promontoire un technicien, casque métallique sur la tête, est occupé à préparer une petite saignée rocheuse qu’il ouvrira un peu plus tard à l’explosif. Sa thermo de café, et ses sandwiches au relish, dans un petit brown bag de papier sont posés sur la roche à proximité. Voilà qu’arrive un ourson, déjà de belle taille et d’apparence pas si ourson que çà. Le jeune et intrépide fouineur s’intéresse à la situation et surtout au sac de sandwichs. Notre homme court alors sus à l’ourson la clef à mollette (d’un bon 40 cm.) levée avec l’intention affirmée de lui faire lâcher son butin. L’ourson, lui a bien l’intention de mettre des sandwiches au relish à son menu. Le sac toujours dans la gueule, il dévale la piste qui mène au camp avec notre homme qui court derrière avec sa clef à molette à la main. Ils sont maintenant tout près du camp. C’est à ce moment là, que nous crions à l’intention du technicien ‘’l’ours, l’ours’’. Notre homme doit se dire : ‘’ bande d’abrutis, je le sais bien qu’il y a un ours puisque je lui donne la chasse’’. Oui… mais ce qu’il n’a pas vu c’est que derrière lui la mère arrive à la rescousse de son rejeton. Imaginez la scène : un jeune ours un sac à sandwiches dans la gueule, pourchassé par un homme casqué, brandissant une clef à molette, lui-même poursuivi par la mère ours. Aie !! Aie !! On dit que, à la différence d’une mère grizzly, l’ourse noire attaque rarement pour protéger son petit : celle-ci doit appartenir à la minorité. Tout cela cependant ne dure qu’un instant, notre pick up truck est en bordure de piste et notre homme pris de court, plutôt que d’en ouvrir la porte et de se réfugier à l’intérieur, bondit dans le plateau. L’ourse n’insiste pas et après un court geste agressif autour du véhicule rejoint son ourson….
Remarquez que le refuge d’un plateau de pickup n’est pas vraiment un gage de sécurité si l’animal a l’intention établie de s’en prendre à l’homme qui s’y trouve. Il y a quelque temps un grizzly, à l’issue d’un séjour forcé chez les Rangers, venait d’être remis en liberté en sautant depuis sa cage portée sur un plateau de pickup. Après avoir esquissé bien naturellement un mouvement de fuite vers la liberté, il se ravise et décide apparemment de faire payer sa captivité à son gardien. Il fait demi-tour et se dresse contre le véhicule, s’en prend à son ex-cage et fait chuter le tout à terre, cage et gardien auquel il inflige des blessures légères avant de prendre la fuite pour de bon.
cochize
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
J'imagine le tableau!!
Mais le technicien aurait-il vraiment mangé le sandwich parfumé à la bave d'ourson (mangeur de saumon "pourri" en plus)?!
A tantôt pour la prochaine histoire!
Marie
mangé les sandwichs ? oh ! que non !! tout comme dans une précédente histoire- et là c’était un sac en toile-le brownbag, bien plus fragile et finalement abandonné par le petit ours ne contenait plus rien de comestible. Mais notre homme qui s’est d’ailleurs fait engueulé par son ‘supervisor’ pour ce comportement imbécile à eu un réflexe de frustration…. j’allais dire animal. Il voulait faire payer l’ours pour avoir perturbé la journée.. Il a seulement vu que quelqu’un (de moins gros que lui) lui chipait son casse croûte et çà il ne pouvait pas le supporter; si l’animal avait été deux fois plus gros il aurait peut-être hésité, mais çà n’est pas certain. Il faut dire que dans le métier on fréquentait de sacrés personnages…
C’est d’ailleurs parfois avec des gaillards de cette trempe, mineurs, foreurs, prospecteurs, bûcherons que dans ma jeunesse j’ai ‘’perfectionné’’ mon anglais parlé après avoir quitté le Québec. J’ai donc découvert un vocabulaire fleuri dont mes 10+ années d’enseignement académique de la langue ne m’avaient pas révélé la richesse!!! __
Bon, voici une petite histoire mettant en scène un petit animal bien différent
Histoire de moufette, qu’on appelle encore bête puante du côté du Québec
Dans le bestiaire d’Amérique du Nord voilà un animal qui occupe une place à part. Pas dangereux-il ne vous mettra pas en pièces comme un grizzly ni ne vous inoculera aucun venin comme un crotale - mais cependant redouté des hommes et pas seulement d’eux. On dit que même un ours fuira plutôt que d’être aspergé du jet (hyper) mal odorant de la bestiole. On dit aussi que la moufette elle-même ne reviendra pas avant longtemps sur un endroit qu’elle a ‘’traité’’ . Ce qui est le plus étonnant c’est que cette petite bête qui suscite immanquablement un réflexe de recul et que les ruraux essaient à tout prix d’empêcher d’accéder à leur sous-sol de peur qu’il rende l’atmosphère irrespirable dans la maison, peut également être (après petite chirurgie ) un animal de compagnie affectueux, apprécié et légal, dans certains Etats. Plutôt belle allure par ailleurs avec, au Canada, sa fourrure noire aux deux bandes blanches, il porte aussi le nom de ''bête puante’’ au Québec, voire ‘’ belle puante’’ 😛 selon quelques uns, probablement par déformation du terme
Si vous n’avez jamais croisé l’itinéraire d’une moufette après qu’elle ait activé son dispositif de dissuasion olfactive il est difficile de vous faire une idée de la manière dont vos narines seront agressées le moment venu. Si sur la route votre voiture a approché une bête écrasée par un précédent véhicule vous en avez déjà une idée ; d’ailleurs avec un vent tant soit peu favorable vous avez senti la chose plus d’un kilomètre avant de la voir 😐!!! Sinon rappelez vous les boules puantes du collège ou imaginez un mélange concentré d’œufs pourris, de H2S, de charogne brûlée, d’ail hyper concentré, de pneus en combustion, dans les deux cas mettez le tout à la puissance 2 et vous ne serez pas loin du compte !!
Ces animaux paisibles sont, tout comme les ours noirs, de vrais omnivores ce qui veut dire qu’ils sont naturellement attirés par la présence humaine à laquelle ils apprennent vite à associer la quête de nourriture. Ils viennent donc communément roder autour des habitations rurales, des campements, la nuit en particulier, et font souvent des rencontres impromptues avec le chien ou le chat de la maison. Si c’est le cas votre animal de compagnie ne va pas apprécier la réaction du visiteur et va devoir subir un traitement adapté pour le débarrasser de son imprégnation😕. Et l’odeur est tenace, parole de prospecteur !!
Si vous avez repéré une moufette dans votre sous-sol ou sous le plancher de votre maison ou cabane vous allez chercher à l’en déloger sans provoquer de réactions défensives . N’essayez pas la méthode qu’un résident du Sud Ouest. avait tentée. Il avait suivi une recette lue quelque part : pour déloger la moufette de votre…. disposez des morceaux de ‘ peanut butter’ à proximité puis régulièrement espacés en direction et dans le désert. L’animal suivra la piste et peut-être ne reviendra-t-il pas sous la maison. Le truc a fonctionné mais…. dans le mauvais sens : le lendemain au lieu d’avoir une moufette sous sa maison il en avait deux.
Comme nombre de maisons assez rudimentaires construites en 2x4, c'est-à-dire en éléments de bois de 2 pouces par 4 pouces de côté, la cabane en bois du camp minier qui me servait un moment de maison d’habitation, était bâtie sur une sorte de vide sanitaire ( !!!) de 50cm de haut et rustiquement fermé par une bardage de bois qui n’était en rien étanche. Imaginez une maison sur pilotis qui seraient de 50cm de haut. Là-dessous, dans ce ‘’vide sanitaire’’ 😕 les multiples occupants précédents du camp qui s’y étaient succédés durant les deux décennies antérieures avaient entassé probablement 2000 bouteilles de bière vides, pas loin d’une centaine de bouteilles de gin, autant de bouteilles de bourbon, quelques dizaines de bouteilles de whiskey, une variété de boîtes de conserves et plein d’autres choses délicates …. Ce genre de lieu, outre le fait qu’il sert souvent de dépotoir, est une invitation à s’y abriter pour toutes sortes de bestioles telles que les rongeurs donc, dans la logique de la chaîne alimentaire, crotales mais aussi …….moufettes, enfin tout ce qu’on appelle là bas ‘’critters’’
Et c’est bien dans ces circonstances qu’a eu lieu ma première rencontre avec la bête puante …..un soir j’en aperçois une se glisser furtivement sous la maison !! nous voilà bien…😐 d’ici à ce qu’elle décide d’y faire son nid et d’y abriter la petite famille à venir!!😠 Plutôt anxieux de déclencher l’aspersion dont je n’ai alors qu’une connaissance livresque, mais ne sachant alors trop que faire, je choisi de ne pas l’en chasser et de tenter la cohabitation. Résumons donc calmement la situation: j’ai un squatter redoutable occupant le niveau 50 cm. sous ma chambre à coucher dont il n’est séparé que par un plancher suspendu, à peu près aux normes de la dernière ruée vers l’or, autant dire qu’il n’est pas très isolant… . Je ne sais pas grand-chose des meurs de notre bête puante ? comment ne pas l’effrayer et la provoquer ? est-elle dérangée par le bruit quand elle dort, comme nombre de mes propres congénères ? que de questions sans réponses.. Hum… par prudence nous ne nous entraînerons pas au clog-dancing (danse en sabots de bois ) avec nos collègues de Nouvelle Angleterre qui occupent la cabane voisine, pendant quelque temps, décidons nous et la prochaine fois que nous descendrons en ville dans la vallée pour nous y approvisionner, nous essayerons de nous renseigner sur la conduite à tenir. Heureusement, remarquons nous, nous n’avons à ce moment ni chien ni chat susceptible de provoquer par une curiosité intempestive notre squatter. Certes oui… mais le samoyède d’un des mineurs qui nous rend visite tous les matins … que se passera-t-il s’il le rencontre ou va fouiner sous la maison ?
Les jours qui ont suivi se sont déroulés dans une curieuse et cruelle incertitude mais la moufette ayant d’elle-même décidé de déménager, la cohabitation s’est terminée sans que nous ayons à traverser l’épreuve tant redoutée.
La seconde rencontre, quelques années plus tard dans un camp de tentes, s’est moins bien passée.
La moufette attirée par les déchets alimentaires qui n’avaient pas encore été brûlés a fouiné un peu partout et en passant à proximité d’une tente a fait la rencontre du chien d’un géologue… le pauvre chien a fini par en prendre une dose et il n’était pas fier😕 … Je ne vous parle pas du travail que le collègue a eu, lui, pour ‘’désodoriser’’ son chien. Accessoirement le jet de la moufette avait atteint des vêtements qui séchaient près de la tente et, devenus irrécupérables dans les circonstances, ils ont fini incinérés avec les déchets. Traitement définitif…
purification définitive
Si vous êtes un jour vaporisé il y a heureusement des solutions moins radicales que le bûcher, des recettes et des produits commerciaux pour ‘’désodoriser ‘’, vous- même, vos vêtements, votre chien et votre maison. Pour les vêtements certains préconisaient fut un temps de les nettoyer d’abord puis de les enterrer pendant une semaine afin que la terre absorbe l’odeur. Mais la maison, elle c’est évidemment plus compliqué…
Je vais vous indiquer un truc que j'ai imaginé sans avoir jamais eu à m'en servir et qui pourra peut être un jour vous permettre de retrouver votre dignité si vous rencontrez une moufette d’humeur belliqueuse, que vous êtes atteint par son jet et que vous campiez sur un site argileux, par exemple les argiles rouges du Sud ouest Américain. Enduisez vous de boue d’argile et gardez cet emplâtre le plus longtemps possible ou mieux, prenez un bain de boue, immergez vous quelques heures dans l’argile mouillée. Le fort pouvoir absorbant et adsorbant de l’argile va récupérer les molécules malodorantes présentes sur votre peau.
Vous me direz ensuite si çà marche aussi bien que cela devrait en théorie !!
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Mon plus vieux chien, qui était à moitié paralysé, vient de rejoindre les terrains de la chasse éternelle. Le départ de ce vieux compagnon m’a remis en mémoire ma première rencontre avec les Labradors.
De la supériorité du Labrador sur le Caniche dans la vie d’un prospecteur
Il y a de çà quelques années un visiteur me demandait pourquoi mes trois chiens étaient des Labradors. Effet de mode ?. Cette remarque m’ ayant quelque peu agacé et j’avais entrepris de lui conter l’origine, toute personnelle, de mon affection pour les Labradors, qui ont cependant beaucoup d’autres atouts dans… leurs pattes.
Cette année là j’avais engagé Stan pour un site de recherche dans les montagnes du Nord de la Colombie Britannique près de la frontière avec le Yukon. Outre sa compétence professionnelle il était aussi titulaire d’un ‘’Blasting Ticket’’, sorte de Certificat de compétence établissant qu’il savait et était autorisé à utiliser les explosifs industriels par exemple pour ouvrir une tranchée, abattre des rochers instables ou faire sauter un barrage d’arbres flottés obstruant une rivière, inondant l’amont et empêchant le passage à gué et surtout , il était habitué à travailler en solo et disposé a passer l’été entier en montagne dans des conditions frugales comme nous-mêmes. Mais il avait une exigence, une seule : il demandait que l’on ‘embauche’ son Labrador avec lui. Bien sûr on ne lui paierait pas de salaire mais on le nourrirait et surtout on le transporterait. Cette petite bête était bien un Labrador mais d’une stature plutôt impressionnante. Peut- être parce qu’il venait des confins de l’Alaska pays qui comme on le sait est le vrai pays du ‘’big’’. On y trouve les plus gros ours bruns (les Kodiak) les plus gros orignaux ( un panache pouvant atteindre 2 mètres d’envergure ) les plus grosses loutres de mer, les plus gros crabes (le king crab dont l’envergure, pattes déployées, flirte avec le mètre et qui est à l'origine de cette classique et délicieuse combinaison qu'est le ''king crab legs and filet mignon dinner'') les plus gros brochets, les plus gros saumons (le chinook ou king salmon )les plus grands loups, et même….. les plus gros choux … de quoi faire une bonne soupe ou une sacrée potée. Et probablement plein d’autres choses…
Bref cette petite bête, répondait au doux nom de Dammit, pesait un bon 65 kgs. et était bien plus musculeuse et puissante qu’un autre chien du camp de base, un berger allemand , qu’incidemment elle avait failli étrangler un jour de bisbille pour une question territoriale. Dammit, étrange nom pour un fidèle compagnon; il avait dû lui être donné le jour d’une prouesse surprenante de la part du chiot qu’il était alors, si surprenante, peut-être une grosse bêtise, que son maître en était resté ébahi (damn it !). Ce jour de bisbille donc, refusant de céder aux coups du balai qui s’était brisé sur son dos, au seau d’eau versé sur la tête, Dammit maintenait obstinément sa prise sur le cou du berger allemand qu’il avait saisi dans sa gueule🏴☠️. Il avait fallu que Stan lui empoigne les testicules et tire vigoureusement dessus pour qu’il lâche prise finalement😕. Dammit m’étonnait par la taille des rondins de bois qu’il transportait ou des arbres tombés qu’il traînait par la gueule. Stan disait de lui ‘’ my dog thinks big !’’
De par sa stature et son poids Dammit prenait évidemment la place d’un passager dans les rotations hélicoptères en montagne ce qui n’était bien sûr neutre en termes de coût.. Je me souviens avoir fait une remarque stupide du genre ‘’ çà serait plus simple si vous aviez un caniche’��. Stupide remarque bien sûr et quelques semaines plus tard je me suis trouvé bien heureux d’avoir ses 65 kgs calorifugés. Stan m’avait évidemment rétorqué une nouvelle fois que c’était lui ET son chien ou personne. D’ailleurs avait-il ajouté à quoi me servirait un caniche si un ours venait rôder près de ma tente. Pfiff !!! Il pensait que son compagnon non seulement pouvait donner l’alerte mais avait de plus suffisamment de présence et d’entregent pour dissuader un intrus tel qu’un ours, en tous cas le temps qu’il empoigne sa carabine si nécessaire. Mais cet aspect des choses rentre dans une autre discussion….
Bon.. le Labrador signe son contrat d’un vigoureux tope la, et… hops !!!! au boulot comme tout le monde…
Stan et Dammit s’installent pour une bonne semaine dans un petit cirque de montagne. Quelques jours plus tard une certaine journée d’été je leur rends visite un peu après midi, mon intention étant de ne rester qu’une paire d’heures. Il est donc convenu que le pilote de l’hélicoptère me récupèrera vers 15 heures. Seulement voilà, les urgences auxquelles un pilote doit répondre priment sur les agendas internes et mon pilote se trouve retenu pour une urgence sanitaire jusque vers 17 heures. Entre-temps, c’est banal en montagne, le temps à brusquement changé. Un épais brouillard glacé cerne et envahit le cirque , nous entendons l’hélicoptère approcher puis tourner autour du cirque mais, malgré plusieurs passages il lui est impossible d’en trouver l’entrée. Le brouillard est si épais que ce serait suicidaire d’insister tant les parois rocheuses sont proches et le passage étroit.
Il va me falloir passer la nuit sur place. Pour la nourriture cela ne pose pas de problèmes les réserves de Stan sont surdimensionnées d’autant que je viens de lui apporter un paquet de T-bones maintenant enfoui au plus profond de la congère de neige voisine rescapée de l'hiver passé. Mais pour dormir … ? Stan à sa tente, mais, de type Igloo, étanche, isothermique, gonflable, etc… elle est, malheureusement pour moi, strictement individuelle. Il y a une autre tente , plus grande à côté de celle de Stan , c’est celle de Dammit, elle sert aussi d’abri pendant la journée et pour manger ; elle est loin d’être étanche, elle serait plutôt ouverte à tous vents. Je regarde au fond de mon sac, damnation! (ou damn it! si l’on préfère)…. comme les jeunes écervelés que j’essaie de former je suis parti ‘tout nu’ sans ma couverture aluminium de survie😠 sans même un vêtement chaud digne de ce nom.!!. Pas d’échappatoire, il va falloir que je demande l’hospitalité à Dammit. J’espère qu’il acceptera de partager sa tente et sa couverture avec moi….
C’est donc cette nuit là, passée blotti contre Dammit, que j’ai apprécié ses 65 kgs calorifugés. Qu’est ce que j’aurais foutu d’un caniche de 5kgs. en effet ? Et en fin de compte l’avantage de dormir avec Dammit plutôt qu’avec Stan était double : il ne ronflait pas et, comme tout canidé, il affichait 39° 🙂au lieu de 37° comme un homo sapiens.
C’est aussi cette nuit là que je me suis dit promis de renvoyer l’ascenseur et rendre leur hospitalité aux Labradors dès que j’en aurais l’opportunité. Les miens, ceux qui me tiennent compagnie actuellement, ne sont pas aussi puissants que Dammit… mais l’un deux, cependant bien moins lourd que moi, m’a malgré tout traîné sur plusieurs mètres par sa laisse un jour oû il avait envie de rejoindre un congénère.
L’amitié et la collaboration du prospecteur et de son chien est une vieille affaire. Le chien est un compagnon et il porte sa part de charge. Regardez par exemple la première photo ; elle a été prise au Yukon (Klondike) en 1896. Le chien porte toute la batterie de cuisine du prospecteur. La seconde photo a aussi été prise du côté du Yukon une bonne centaine d’années plus tard par un confrère.
A suivre : petites histoires de la ‘’dry belt’’ de Colombie Britannique et du Washington
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Aaaaaaah!... Quel plaisir de retrouver tes histoires, elles me manquaient! 🙂 🙂 🙂 J'espère que tu en as encore tout un tas comme celle-ci!
Je ne sais plus à la suite de quelle mésaventure, il y a longtemps, on avait décidé d'acheter des couvertures de survie, que l'on traîne de voyage en voyage, au cas où... mais j'ai toujours été dubitative devant ces minces feuilles d'aluminium. Tu penses que ça aurait pu te protéger suffisamment du froid?
A bientôt 😉,
Pascale
...et bien concernant la feuille d'aluminium je ne saurais trop le dire; si j'en avais, en principe toujours une au fond du sac je n'ai jamais eu l'occasion de m'en servir. Un bon feu de bois est certainement mieux ... à condition bien sûr que l'on se trouve en dessous de la ligne des arbres et pas au dessus ... D'autres ont peut-être eu à en utiliser..
jean-paul
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
voici le récit d'une rencontre avec un prospecteur malchanceux
Petites histoires de la Dry Belt de Colombie Britannique : rencontre avec ‘’Double Rhum’’ le prospecteur malchanceux
Ce village Canadien tout près de la frontière entre Colombie Britannique et Washington, se trouve dans l’extrémité septentrionale du ‘shrub desert ‘ qui s’étend depuis le Mexique , traverse Nouveau Mexique et Arizona , le Nevada, une partie de l’Utah , l’Eastern Oregon , l’Eastern Washington pour finir dans le sud de la Colombie Britannique (disons vers Kamloops pour donner une idée) où il est connu sous le nom de Dry Belt , localement sous celui de Little Arizona , ce qui dit bien ce que cela veut dire tant au niveau des paysages que du climat. Ce ‘’shrub desert’’ étiré sur plusieurs milliers de kilomètres s’insère donc pour une bonne part, entre Rocheuses à l’Est et Chaînes Côtières et Cascades à l’Ouest.
Dans ce domaine de terrains peu végétalisés, souvent dénudés et de forts contrastes thermiques certains phénomènes sont bien plus visibles qu’ailleurs. Il est ainsi parcouru de ‘’dust twisters’’ sortes de mini ou micro tornades de sable et de poussière, parfois curieusement zigzagantes (tel le Diable de Tasmanie du dessin animé!) souvent fugaces et évanescentes qui semblent s’évanouir tels des esprits joueurs pour se reformer un peu plus loin. De fait ces dust twisters, qui ne dépassent souvent pas un mètre de diamètre et quelques mètres de haut tout en pouvant cependant atteindre des dimensions bien plus conséquentes (photo) sont aussi connus dans le Sud Ouest Américain sous le nom de ‘’ dust devils’’ ou ‘’dancing devils’ . Ils passent pour la manifestation d’esprits dans la tradition Amérindienne, notamment Navajo, bons ou mauvais esprits selon le sens de leur rotation d’ailleurs.
Ce ‘shrub desert ’ a depuis longtemps été colonisé par le Western rattlesnake que l’on trouve jusqu’à une altitude étonnante dans l’Okanagan de Colombie Britannique sous la variante du Northern Pacific rattlesnake et qui semble s’être adapté à des températures assez basses. Je me souviens en avoir vu un, bien vivant, à la surface du sol en forêt et en altitude, n’ayant donc pas encore hiberné alors que les premières neiges d’automne venaient de tomber. Quoique visiblement peu alerte il s’est instantanément lové, en position de défense.
Cette région a aussi été, beaucoup plus récemment, colonisée par une autre icône de l’Ouest, allochtone elle, ‘’tumbleweed’ la bien nommée. Desséchée, plus ou moins sphérique, elle peut, comme au cinéma, être gentiment roulée par la brise ou bondir comme une balle de squash, contre la porte du motel quand le vent souffle fort, au printemps notamment, et finit par s’accumuler en monceaux inextricables contre un obstacle tel qu’un clôture
:
Je m’y trouvais alors, dans ce cadre, en début d’été. Après la journée passée sous le soleil brûlant des montagnes un arrêt à la taverne locale était devenu un passage non pas obligé quand on a de la bière fraîche au réfrigérateur au motel mais bien tentant malgré tout.. Non pas que la taverne fût d’un abord particulièrement attirant , le bâtiment tout à fait anonyme, dans la rue principale n’avait même pas un enseigne colorée engageante au nom évocateur hérité de la tradition anglaise et que l’on trouve occasionnellement en B.C. Mais la pression, c’est quand même plus rafraîchissant que la canette
Cette taverne était le genre d’établissement où il fallait un bon moment à vos yeux pour s’habituer à la pénombre quand vous arriviez de la lumière crue de l’extérieur et dans lequel la country ou la blue-grass règnait en maître tandis que , sur une estrade, de jeunes femmes court vêtues les ‘’go-go dancers’’ s’évertuaient à créer une ambiance en s’agitant confusément dans tous les sens ce qui semblait laisser plutôt amorphes les habitués plus préoccupés par le contenu de leur verre et pensant probablement au moment où ils devraient ressortir dans la fournaise extérieure.
A peine étiez vous assis que, sans que vous ayez eu le temps de demander quoique ce soit, une serveuse presque aussi désabusée que ses clients, déposait devant vous deux grands verres. A peine aviez-vous fini de boire le premier qu’elle était de retour avec deux autres et ainsi de suite…. Le consommateur devait toujours avoir deux bières pleines devant lui, manière de maintenir …. la pression. En conséquence de quoi, la bière étant comme on le sait un diurétique éprouvé, le va et vient devant le ‘’men’s room’’ ne faiblissait pas.
Parmi les habitués de cette pénombre un peu ambigüe figuraient toujours deux ou trois ‘bras cassés’ du type de ceux qui- dans le temps- devaient fuir par derrière en renversant leur chaise dans leur précipitation dès qu’ils voyaient entrer les agents du Forest Service à la recherche d’hommes valides, de 18 à 50 ans, pour aider à combattre le nouvel incendie de forêt . Et puis il y avait aussi les piliers de taverne qui eux n’auraient jamais risqué d’être réquisitionnés tant leur inaptitude à se rendre utile était flagrante pour raison d’imbibition permanente. J’avais fait la connaissance de l’un de ces personnages dont le vrai nom était Pete mais que j’avais baptisé ‘’Double-Rhum’’ -bien que son quotidien fût plutôt fait de bières et accessoirement de gin- en souvenir d’un personnage de bande dessinée de mon enfance. Tant par son physique buriné, sa démarche souvent approximative , son accoutrement souvent hétéroclite, que par son discours souvent dilué dans la bière il incarnait à mes yeux le vieil alcoolique sympathique qui fait partie de la galerie de personnages de la ‘’mythologie’’ de l’Ouest . Il en était une caricature presque aussi achevée que le personnage de la B.D. Un jour, mon accent l’ayant intrigué, nous avions lié conversation et les jours suivants je me dirigeais directement vers sa table pour écouter les histoires qu’il contait inlassablement à tout auditoire bien disposé . Bien sûr pour les gens du village c’était un vieux radoteur, un ‘drivelling old fool’ un peu timbré, ce qui était probablement un peu vrai mais pour moi, il représentait un peu du sel de l’Ouest .
Quoique ayant passé la plus grande partie de sa vie dans l’Ouest Pete était originaire de l’Est qu’il avait quitté dans sa jeunesse dans l’espoir de faire fortune en prospectant le cuivre et l’or . Les grands classiques, il en connaissait la plupart, disait-il, les Cariboos, le Kootenay, la Fraser, la Higland Valley, le Klondike, le Nevada, la Californie avaient tour à tour porté ses espoirs. Des ‘’claims’’ c’est à dire des droits miniers, il en avait ‘piquetés’ un peu partout . Les ‘mother lodes’ mythiques ayant alimenté nombre de placers de la Province il les avait aussi traqués, comme les chevaliers d’une autre époque le Saint Graal.. . mais il était resté comme la majorité de ses collègues et comme dans la chanson de Charles Aznavour un de ceux à qui la chance n’avait jamais souri. A la différence de son collègue (le prospecteur intrépide dont j’ai raconté l’histoire il y a quelque temps) il n’avait jamais pu s’acheter d’hydravion pour se déplacer. Maintenant il rêvait encore de ce que cela aurait pu être…L’âge venu, il s’était mentalement rabattu sur la recherche des trésors cachés dans la région même, ceux que la tradition orale disait être enfouis à la suite d’un hold- up de banque, de diligence, de l’attaque d’un convoi de mules le long du canyon de la Fraser, à la fin du XIXème siècle ou encore à la suite du crash d’un avion gouvernemental chargé d’or récupéré des Nazis vers la fin de la seconde guerre mondiale. Il était de ceux pour qui le village de Cache-Creek, carrefour routier sur la Transcanadienne, ancienne cache pour la ‘grande trappe’, que beaucoup de voyageurs traversent entre Vancouver à Calgary , devait son nom à un butin caché par un ‘’outlaw’’ des années 80 et il avait encore sa petite idée des endroits où le butin pourrait être enfoui.
Il avait une sorte d'obsession , il revenait toujours et c'était bien avant que mon travail m’amène dans cette Province, sur les Badlands du sud Saskatchewan, encore connues sous le nom de Muddy Badlands, à cheval sur le Montana, repaire des outlaws, desesperados, de toute spécialité, de tout acabit, pilleurs de banques ou de diligences voleurs de chevaux ou de bétail, hantés par de célèbres fantômes dont ceux de Butch Cassidy et le Sundance Kid ( notez que ces deux là devaient être doués d’ubiquité car on retrouve trace de leur passage un peu partout). C’était apparemment une sorte de sanctuaire-refuge, un autre ‘robbers roost’ , le terminal d’une véritable ligne que les outlaws de l’époque avaient aménagée, organisée un peu comme une ligne de diligence, avec des caches, sinon des relais, préalablement préparées du sud au nord à travers toute l’étendue de l’ouest des Etats Unis . Son idée était que le long de cet itinéraire de plusieurs milliers de kilomètres il y avait sûrement des caches, des butins enfouis restant à trouver… Certes un bon nombre de cherche-fortune avait déjà essayé avant lui mais avec du matériel rustique, des ‘’poêles à frire’’ peu sensibles du type de celles que l’on trouvait alors à l’Army and Navy près de Gastown à Vancouver, sur Cordova. Il était persuadé qu’avec le matériel beaucoup plus sensible des professionnels (vos machins à protons disait-il ) tels que celui que j’utilisais, nous serions à nous deux en mesure de nous enrichir..
Aussi fascinants que fussent ses brumeux projets je n’étais évidemment pas en mesure de l’aider à les réaliser; à défaut je luis payais donc ma tournée de ‘draft’ ce qui lui procurait au moins une petite satisfaction immédiate et l’aidait à oublier l’injustice de ce monde.
Un vrai personnage Pete , tous des sujets de Westerns ses récits ….un vrai office du Tourisme pour passionnés d’histoires de l’Ouest , pas forcément made in USA
Par exemple un autre de ses récits favoris était l’histoire de ce Pasteur qui vers la fin de l’Ouest ancien , puisque c’était autour de 1912 , officiait dans une petite communauté de Colombie Britannique dépourvue de station de la RCMP . Ce remarquable homme d’Eglise, dépassant les six pieds sous la toise, se trouvait aussi être une sorte de vétérinaire et surtout, c’est le sel de l’histoire, tireur émérite. A la différence de Bossuet c’est cette dernière qualité, plus que la teneur de ses prêches, qui l’a fait passer à la postérité. Rentrant chez lui après un service religieux et apprenant qu’une demie douzaine de hors la loi venait d’attaquer la banque locale, il aurait troqué sa Bible contre son fusil Enfield pour joindre le ‘’possee’’ chargé de les rattraper et, pris dans une fusillade aurait, en quatre balles tirées, abattu quatre des fuyards. Plus fort que Robert Mitchum dans ‘’5 Cards stud’’ (Cinq cartes à abattre) du fameux Henry Hathaway de 1968 !!!
Au fait ceux qui passeraient par hasard dans le Sud Saskatchewan, dans le coin des Muddy Badlands à Coronach au sud de Regina, et qui souhaiteraient en savoir plus sur la saga de la ‘’Outlaws trail’’ peuvent s’adresser au ranch ci- dessous pour une visite guidée. Mais téléphonez avant: vous aurez noté , en passant la mise en ambiance dès la grille d’entrée du ranch !!
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Contente que les premiers frimas t'aient fait rentrer au coin du feu pour continuer à raconter tes histoires 😉.
Je ne savais pas ce shrub desert était si étendu du nord au sud... Effectivement nous avons déjà vu de ces tumbleweeds, peut-être bien au Nevada (?), et aussi des dust twisters, surtout le long de la Hwy 50.
J'ai encore adoré cette histoire si bien racontée! Merci!! 🙂
Merci Cochize pour cette nouvelle chronique du sud-ouest profond!
C'est toujours un régal, on se croirait au cinéma car tu racontes si bien que les images nous sautent aux neurones!
A bientôt j'espère pour une nouvelle histoire!
Marie
les collines autour de ma maison résonnent depuis quelques jours des cris et des coups de fusils de chasseurs : la chasse au sanglier est ouverte dans la garrigue. Les journaux parlent des problèmes liés à une surpopulation indiscutable par rapport aux activités agricoles voisines. La chasse est une solution partielle au problème, j'en parle en indépendance n'étant moi-même ni chasseur, ni agriculteur......
Mais un corollaire au sujet est celui de l'accident de chasse : y-aura-t-il des morts cette année ? Ou combien y en aura-t-il ?
Ce qui me ramène à l'esprit d'autres histoires de chasse...
Aux Etats Unis, la profession sujette à toutes les blagues, la cible professionnelle privilégiée des dessinateurs humoristes est probablement celle des avocats.
Parmi les thèmes utilisés j'aime bien celui de de la ''lawyer hunting season'' ( Season). A ce moment là de l'année les citoyens nourrissant une rancoeur tenace contre un de ces hommes de loi seraient en mesure de lui trouver un exutoire grâce à la chasse.
L'ancienne candidate à la présidence Sarah Palin et ex-gouverneur d'Alaska était réputée être capable non seulement de chasser l'orignal mais encore de le vider, de le découper etc... toutes choses faites sur place, ce qu'en anglais on désigne sous le nom unique de ''field dressing''. Et ce n'est pas une mince affaire.... Peut-être que la réputation était un peu au delà de la réalité !!
Il se murmurait aussi que la même Sarah Palin était capable d'en faire autant à un avocat. Donc en saison, avocats d'Alaska ...restez en ville….
De ces choses là j'ai connaissance parce qu'avec un vieil ami, attorney de Denver, plein d'humour nous échangeons de temps en temps des morceaux choisis.....
Revenons en à l'époque de l'histoire…. Dans le Nord de la Colombie Britannique
En ce qui me concerne, n'étant pas avocat, je pensais que je risquais rien mais un jour de septembre, la chasse à l'orignal étant ouverte, j'ai bien cru que la chasse au géologue l'était aussi.
Dans la région des Skeena et Stikine cette belle journée ensoleillée je me trouve seul en forêt. Un première ondée neigeuse a saupoudré le feuillage la campagne d'été tire à sa fin.
Un hélicoptère vient de me lâcher et doit me reprendre en fin de journée, une douzaine de kilomètres plus loin. Avant de me déposer il a d'ailleurs survolé le point de ''sortie'' prévu pour s'assurer qu'il pourra s'y poser en fin de journée.
Je sens que la journée va être superbe et je suis …. enfin seul ! Je fais de temps en temps une entorse à la procédure auto-imposée qui consiste à ne pas envoyer un homme seul en forêt ou en montagne mais c'est tellement agréable de se retrouver en solo en n'ayant personne d'autre à gérer que soi-même . Vous ressentez alors, en ce moment privilégié, un sentiment de grande liberté pendant une journée au cours de laquelle vous êtes coupé des em...... quotidiens. En principe pas un être humain dans les 50 kilomètres et peut-être 100. La sécurité n'est pas négligée, le pilote sait où je me trouve et j'ai laissé mon itinéraire sur une photo aérienne au camp.
Sac au dos, à la boussole Sylva qui pend à mon cou je marche droit, j'espère, vers le point que j'ai l'intention d'examiner. Végétation certes peu dense de sapins, épiceas, bouleaux et autres essences mais végétation malgré tout, ce n'est pas le terrain dégagé de la montagne à plus haute altitude ou de la toundra à plus haute latitude.
Les seuls bruits sont ceux de mes pas et des brindilles ou branchages morts qu'il brisent de temps à autre. Il est loin le temps oû je marchais en chantant pour... avertir la faune locale de mon arrivée. Pas d'appel d'animaux ou d'appelant, rien qui pourrait indiquer la présence d'un gros animal ou d'un autre humain à proximité. Sé-ré-ni-t-é !!
J'ai à la ceinture , d'un côté mon couteau, une boussole de précision et mon marteau et de l'autre mon Ruger 44 Magnum pour lequel la Gendarmerie Royale (RCMP) de Victoria m'a accordé un permis de port tant que je reste dans le secteur géographique opérationnel défini par la licence (Omineca, Skeena, Stikine). J'appartiens à une génération qui connait encore peu la bombe à poivre et surtout pour laquelle ce gadget ne remplacera jamais un gros calibre en cas de situation vraiment délicate (si on le maitrise suffisamment bien, évidemment)
Et soudain deux coups de feu claquent, le tir d'un arme puissante, pas celui d'une 30x30.
Pas loin d'ici mais heureusement en hauteur une balle au moins a touché un branchage , des débris sont tombés de l'arbre . N... de D... Un troisième coup de feu passe plus loin, je ne sais trop où. Je suis déjà à terre et d'instinct lâche en l'air trois ou quatre coups du Ruger, le plus vite possible et en même temps hurle je ne sais plus trop quoi à l'intention du tireur invisible. Probablement dans la gamme S.O.B et synonymes approchés... Et j'attends ...en rechargeant mon arme. On ne sait jamais..
Ce qui vient de se passer est très certainement le fait d'un chasseur imbécile qui, arrivé comme moi par les airs, s'est crû seul au monde et a fait feu en direction d'un bruit provoqué par la progression d'un animal... croyait-il. Toutes les années il y a des morts liées à l'incompétence de tels individus. Chez nous dans la garrigue ou en forêt ils croient tirer sur un sanglier -qu'ils ne voient pas- et tuent un confrère. Ailleurs c'est en chassant l'orignal.
Mais en regardant alentours en prenant conscience de l'environnement je suis un peu inquiet. Qu'une balle au moins tirée d'une longue distance par une arme de chasse puissante ait pu '' voyager'' jusque dans mon voisinage avant de percuter un obstacle voilà qui est étonnant. Comme je disais la végétation arboricole n'est pas dense mais il y en a une et d'autres arbres auraient du arrêter un projectile venant de loin. D'un autre côté il n'y a pratiquement pas de sous bois et la visibilité à distance est plutôt bonne. Je ne vois rien de particulier aussi loin que je regarde.
C'est donc peut-être autre chose … Peut être que des abrutis essaient de rejouer ''Deliverance'' . Peut-être que... mon chemin a croisé celui d'un cinglé. Près de dix ans auparavant au Québec, un jeune collègue doctorant Indien de Bombay J.D.C . qui avait trouvé refuge pour la nuit dans la cabane d'un garde-feu solitaire avait été fusillé à bout touchant en pleine poitrine, avec une 22, endormi dans son sac de couchage par son hôte apparemment pris de folie et qui avait pris la fuite en canoe. Son guide l'ayant chargé dans son propre canoe l'avait conduit en pleine nuit à un camp en aval d'où un Beaver l'avait emmené sur Chicoutimi. Opéré en urgence, un poumon plein de sang, il s'en était sorti mais de justesse.
Bref ! Sur le moment j'ai autre chose à faire que de me livrer à ces disgressions. J'attends, toujours couché, combien de temps.... ? je ne m'en souviens plus. Ce qui est sûr c'est que je n'entends plus rien... ou bien le tireur en face en entendant tonner le Ruger a eu honte de son inconscience et a fui ou bien -si c'est un cinglé- il s'est dit que le gibier n'était pas sans arguments. ....et il a fui aussi.
Il a bien fallu que je finisse par me lever mais j'avoue que l'insouciance du début de journée s'était quelque peu évaporée. Je n'ai jamais connu l'origine des coups de feu qui m'ont gâché la journée.
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Ah, le conteur Cochize est de retour! 🙂 J'ai bien failli passer à côté, moi aussi, tellement tu étais bien caché dans les fourrés 😎😉. Cela dit je n'aurais pas adoré me retrouver dans semblable situation 😐... Mamma miaaaaaa! 🏴☠️ Il t'en est arrivé, des aventures, toutes plus étonnantes ou exceptionnelles les unes que les autres, et j'espère que tu vas te remettre à nous les raconter avec ton talent habituel 🙂🙂. Je me régale d'avance...
l'histoire qui suit ne m'est pas personnelle mais elle est tellement insolite, tellement inédite et a donné lieu, outre Atlantique, a tant de commentaires que je n'ai pas résisté à l'envie de la diffuser
en résumé :
Vers la fin mars un certain Robert Biggs 69 ans habitant dans le nord de la Californie et qui parcourt la montagne depuis près d'un demi-siècle était sorti pour orpailler un peu d'or.
Il raconte que son chemin a croisé celui d'une mère ours ( ours noir) accompagnée de son petit, une mère ours de sa connaissance en quelque sorte puisqu'il l'avait déjà croisée à deux reprises dans le secteur et avait eu l'occasion d'échanger un regard avec elle...
Donc, ce jour là, ayant une nouvelle fois rencontré calmement son regard avant de s'écarter de son chemin, il est soudainement attaqué, par derrière, par un couguar embusqué qui lui bondit à la nuque ( attaquer un animal à la nuque, çà c'est disons... classique pour le couguar). Il est protégé d'une morsure grave par son sac à dos mais tombe à terre et lutte avec le chat avec son pic de prospecteur...
En un instant la mère ours encore toute proche ''arrive à la rescousse'' bondit sur le félin qu'elle saisit à son tour au cou... une nouvelle bagarre s'ensuit entre les deux animaux ... qui se conclut par la fuite du félin....
La mère ours et le prospecteur échangent encore un regard et l'ours s'éloigne rejoindre son petit...
Homo sapiens se dit persuadé que l'ours est intervenu avec l'intention de le sauver de l'attaque du cougar..
… mais d'autres on dit que l'ours ayant estimé l'homme inoffensif ( peut-être parce qu'il l' avait déjà ''testé'' ) a simplement voulu éliminer le risque cougar, lui un vrai danger pour son petit.... point à la ligne!
... d'autres encore ont dit que Robert a du tomber dans l'escalier en revenant de la taverne, se faire griffer par le chat du voisin et qu'il lui fallait bien trouver une histoire pour éviter une scène de ménage... !
en tous cas çà ferait une belle histoire pour un film de Walt Disney...non ?
Man Says Bear Saved Him From Mountain Lion Attack In Butte
Man Attacked by Mountain Lion, Saved by Bear - ABC News
cochize
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Quelle bonne idée tu as de venir conter des histoires, alors que dehors c'est la tempête, pluie et rafales furieuses, et que ronronne la cuisinière à bois... Et quand en plus ce sont des histoires d'ours... 🙂 🙂
Quelle superbe "file" dommage qu'elle ait été abandonnée ! Pour ce soir je l'abandonne sur cette étrange histoire de loups qui vous surveillaient pour vous déguster ou pour vous apprivoiser ? on ne saura jamais. Je reviendrai bien vite lire les autres histoires.
Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T.
Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
......on parle beaucoup d'ours ces jours ci sur ce forum... comme il fait trop chaud pour couper du bois voici une petite histoire, un petit drame de la vie en forêt
La funeste obstination d'un ours affamé
cette année là dans le Pacific Northwest et en particulier dans le Nord et le Centre de la Colombie Britannique le printemps était tardif . Dans la vaste région à l' ouest du grand réservoir qu'est le WILLISTON LAKE la débacle était complète dans les vallées ....les lacs étaient libérés pour les avions à flotteurs mais en altitude il allait falloir attendre encore un peu.
Ce n'était pour nous pas très gênant, nous avions un hélicoptère à disposition et... nous ne comptions pas sur le redémarrage de la nature pour assurer notre subsistence. D'autres avaient d'avantage de raisons de se plaindre, par exemple les ours sortis de leur hibernation, alors que la végétation , elle, ne l'était pas encore vraiment... nombre d'entre eux avaient la faim au ventre.
…. 4 hommes viennent d'installer leur camp pour plusieurs semaines en forêt en bordure immédiate du rivage d' un petit lac . Il disposent de trois tentes dont une, servant de cuisine-réfectoire, a été équipée d'un gros réfrigérateur alimenté par un cylindre de propane. Un luxe et un bonheur pas si habituels que çà à cette époque, pour y conserver les T-bones, bacon et autres saucisses, certes mais aussi pour disposer de fantaisies telles que Cokes, root-beer et autres soft-drinks bien frais. En matière de sécurité ils disposent d'une radio permettant un contact permanent avec le camp de base, à peu près à une heure de vol.
Tout est donc bien qui …..commence bien🙂.
Quant à la suite. …😕..
Au camp de base donc ...le haut parleur de la radio situé dans la cuisine réfectoire - souvent occupée par l'un ou l'autre des membres de l'équipe venu y boire une tasse de café, sans parler bien sur du cuisinier- se met à crépiter au rythme saccadé d'une voix stressée. La réception n'est pas très bonne..... il est question de l'attaque par un gros ours noir qui a saccagé le camp avant d'être mis en fuite par un tintamarre de poeles à frire et le tir tendu de petites fusées-stylo de détresse. Une bonne partie de ces petites fusées-stylo y a passé mais l'intrus a finit par fuir lorsque l'une d'entre elles après lui avoir frôlé la tête a gerbé tout près … ce qui a du lui faire voir trente six chandelles !!
Les deux personnes présentes prennent d'abord l'affaire à la rigolade : donnes lui un coup de poele sur la tête.... grattes lui un morceau de guitare pour l'adoucir... ' etc.... mais là bas on n'est pas rassuré, on a peur que l'animal ne revienne à la charge... et on va rester sur ses gardes.
Quelques heures plus tard la radio crépite de nouveau...
Là bas c'est le capharnaum, l'ours est revenu … Il a chargé … plus déterminé que jamais il a chargé la tente cuisine mettant en fuite les hommes qui se trouvaient sur son passage... l'un a grimpé à l'épinette la plus proche. Ce jeune homme plus habitué à parcourir les bibliothèques universitaires que la grande nature de l'Ouest me dira plus tard qu'il ne pensait pas avoir la capacité de grimper aussi vite, aussi haut... en me montrant les lacérations qui marquent ses bras et son visage, dues non pas aux griffes de l'ours mais aux chicots de branchages brisés auxquels il s'est frotté. Comme quoi l'adrénaline donne des crampons sinon des ailes... L'animal a proprement, enfin c'est une manière de parler, forcé et plié la porte du réfrigérateur, l'a mis à terre et fait bombance sur les T-bones... bacon et saucisses diverses.
Les prospecteurs ont réussi à le mettre en fuite de nouveau en le harcelant de leurs dernières fusées dont l'une a d'ailleurs causé un petit départ de feu, mais il n'a pas vraiment décampé et rôde à proximité...
C'en est trop pour les membres de l'équipe qui n'ont pas d'arme et qu'un début de panique gagne et on les comprend. Il faut intervenir avant que cela ne tourne vraiment mal, l'animal semblant en effet être devenu furieux poussé par la faim et l'éclatement des fusées qui n'ont pas suffi à le mettre en fuite définitivement , ce qui nous paraît incompréhensible...
A ma demande le pilote prépare donc son hélicoptère, un BELL 206 Jet Ranger. Son mécano fait le plein … Voyant que je pars seul avec le pilote il demande si on peut l'emmener …. je quitte rarement le camp, çà me fera une balade dit-il. Nous l'emmenons donc ce qui se révèlera utile un peu plus tard.. Je saisis le Lee-Enfield 303 ( un fusil de la deuxième guerre mondiale dans les Armées Britanniques et Canadiennes et que l'on trouvait encore à l'époque pour une poignée de dollars à Army and Navy Gastown à Vancouver) et nous voilà en l'air.
Bientôt centenaire, Army and Navy Gastown est dédié à la gamme bon marché mais de tradition Canadienne. On y a toujours trouvé et on y trouve encore de tout comme chez WALMART mais par tradition, en matière de camping et de matériel adapté à la vie dans la nature, il est certainement plus fourni qu'un banal Walmart. C'est là bas un peu l'équivalent des ''Stocks américains'' apparus dans les années 50 en France et pendant des décennies il était quasiment incontournable à tout outdoorsman
Bref nous volons le ciel est clair, visibilité à l'infini ... tout d'un coup un témoin rouge s'allume sur le tableau de bord... pression d'huile en chute libre.. puis un autre témoin. Qu'est ce que c'est que çà lâche Dave le pilote en se tournant inquiet vers son mécanicien assis derrière. Ambiance..😐..
va falloir peut-être bien te préparer à te mettre en autorotation dit le mécano....on est à plus de 2000 pieds, c'est plus qu'il n'en faut ... vises la rive du lac devant nous
quoi ? aboie Dave récemment sorti des Forces Canadiennes oû il appris à piloter et qui remplace temporairement notre pilote en titre lequel est beaucoup plus expérimenté
je me dis '' est-ce-qu'il a déjà tenté çà depuis l'école 😮 ?
Mais, Dieu soit loué, Dave pose son engin turbine en régime et sans encombre, sur la plage du lac survolé. Vérifications faites par le mécano les niveaux sont bons, c'est donc le témoin seul qui est en cause ( comme plus tard sur ma foutue PEUGEOT 605😠)... on peut re-décoller.
Un peu plus tard nous touchons le rivage, près du camp dont l'ours fait le siège, après avoir fait un peu de stationnaire pour bien se présenter et éventuellement faire fuir l'animal.. Bien entendu la rotation des pales a provoqué là dessous un remue-ménage infernal .. et l'animal a de nouveau pris la fuite mais c'est vrai qu'il a foutu un sacré bazar … ''he is running amok'' me dit un des hommes présents. Fusil armé à la main je m'avance quelque peu à l'intérieur du bois, ...on ne l'aperçoit nulle part.
Le tour de la question fait, sachant que l'ours reviendra certainement et qu'il peut également représenter un risque lors des déplacements liés au travail je laisse le Lee-Enfield au responsable du camp. Il est devenu évident que l'animal devra être abattu s'il maintient son comportement agressif. On ne peut pas travailler avec dans le voisinage un ''rogue'' qui risque de tourner à la prédation à la prochaine rencontre
Et de fait à peine rentré au camp de base j'apprends par la radio que l'animal est une nouvelle fois revenu à la charge et qu'il a fini par payer de sa vie son entêtement....
Tout çà pour dire quoi ? .... qu'il ne suffit pas toujours de faire du tapage avec des casseroles pour faire fuir un ours ( même noir!) vraiment affamé et déterminé
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Quelle histoire !! Pauvre petit ours 🙁 Il avait faim le pôvre... Moi, j'ai peur des serpents et des araignées je n'ai jamais eu peur des ours et celui que l'on a vu de tout près en 2005 semblait bien "bonhomme". Tout le monde me dit que je suis frappadingue mais, j'aime les ours.
Ca t'est vraiment arrivé tout ça ? C'est extraordinaire.
Bonne soirée, la mienne sera bonne c'est certain puisque j'ai ENFIN un peu de temps pour traîner ici 😉
Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T.
Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
De temps en temps je reviens lire une (ou deux) de tes histoire extraordinaires !
Merci
Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T.
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On sait les corvidés particulièrement intelligents, dotés d'un sens aigu de l'observation et capables de développer des initiatives étonnantes.
Dans le Pacific Northwest je savais qu'ils se groupent parfois pour attaquer et chasser un bald eagle menaçant pour leur progéniture mais jusqu'à ce jour là je n'aurais pas imaginé qu'ils pouvaient s'en prendre à mon chat..
bon sang !
c'est arrivé en Colombie Britannique..
Une clairière dans la forêt , en bordure de la rivière fournissant eau pour la cuisine, le Tang et les ablutions... à l'arrière plan les montagnes aux sommets enneigés en ce début juin, le tout à trois ou quatre kilomètres de la tête d'un inlet venu du Pacifique
Vers 1920, la localité avait été le siège d'une mini ruée vers l'or. Une des dernières de la période historique c'est à dire de celles dont les acteurs étaient vous et moi - manière de parler- avant qu'interviennent les compagnies et leurs technologies. Maintenant c'était un tranquille village de bûcherons, de pécheurs avec également une petite communauté amérindienne dont les membres nous ''faisaient cadeau'' de temps en temps d'un saumon frais, la vente leur en étant, à ce moment là, interdite. Echanges de cadeaux....çà c'était permis
Au moment de cette histoire le lieu n' était pas encore une destination pour touristes en quête ''d'authenticité'' . On y avait accès soit avec une bonne voiture par la gravel road un peu à ses risques et périls si l'on considérait le ballet des camions de logging avec lesquels on risquait d'avoir à rejouer ''Duel'', soit par hydravion, comme le facteur qui délivrait le courrier deux ou trois fois par semaine depuis Vancouver.
Un ''General Store'' rustique alimentait en produits de base alimentaires ou autres nécessités, la petite communauté et faisait fonction de Post Office. Dans une arrière salle , à usage normalement de réserve, mais que l'on dégageait pour l'occasion, on passait de temps en temps des films amenés par l'hydravion du facteur. Ces soirées cinéma …..auxquelles nous avions assisté une paire de fois, assis sur les chaises et des bancs rassemblés à la va-vite, avaient un parfum rétro suave et suranné …. évoquant ce que devait être le rendez-vous du cinéma rural de nos grands parents dans la salle de café ou la salle paroissiale précurseurs des salles des fêtes ou des salles communautaires
Ce village avait évidemment sa décharge qui se trouvait être à peu de distance du camp. J'ai raconté comment nous avions lié des relations de bon voisinage avec les ours qui la fréquentaient quotidiennement, en venant à prendre leur défense contre les maniaques de la gâchette du coin.
Mais la décharge était également lieu de rendez-vous et cantine pour de nombreux autres pique-assiettes dont les intrépides corneilles. Comme les ours ces oiseaux semblaient résider sur les flancs de la montagne d'oû ils descendaient pour s'alimenter.
Un jour les corneilles ont commencé à se poser sur les arbres en bordure de la clairière .
Apparemment elles s'intéressaient de près à ce qui se passait dans le camp et surtout à son potentiel alimentaire , devenant de plus en plus hardies … autour de la fosse à barbecue, autour de la tente cuisine. Cela avait des avantages : elles débarrassaient notre espace vital des résidus alimentaires égarés. D'autres oiseaux , les ''blue jays'' manifestaient communément pareille effronterie mais solitaires ou en couples, ils ne causaient pas de réelle nuisance. Et lorsqu'un individu trop entreprenant s'infiltrait ''à la piote'' à l'intérieur de la tente cuisine, mon chat que cela agaçait si profondément qu'il en claquait des mâchoires en fouettant de la queue, le faisait s'envoler. Les corneilles au contraire des blue jays, sans s'approcher aussi près des tentes, semblaient de plus en plus nombreuses et commençaient à être envahissantes leurs crailles incessants, pas particulièrement harmonieux, devenaient agaçants .
A les voir, tous ces oiseaux noirs perchés autour du camp vous auriez pensé, à coup sûr, aux ''Oiseaux'' d' Hitchcok mais moi, je n'y pensais pas.
Et un jour....
depuis la tente j'entends mon chat miauler de manière inhabituelle et les corneilles crailler de plus belle. Au moment oû je sors de la tente le ''miron'' ( les lyonnais d'origine comprendront, ceux d'adoption .😛..je ne suis pas sûr). Le miron donc, se rue à l'intérieur, apeuré, pour se réfugier sous le lit tandis qu'une demie douzaine d'oiseaux s'égaillent sur fond de froissements d'ailes.....
Quelques jours plus tard...
de nouveau j'entends des miaulements apeurés et la craille des corneilles et cette fois je saisis du premier coup d'oeil. En bordure de clairière le chat est tapi au pied d'un arbre et les corneilles l'assiègent. Ce que je trouve extraordinaire c'est que certaines prennent d'abord de l'altitude avant de se laisser tomber en piqué ( comme si elles voulaient acquérir de la vitesse) sans cependant aller jusqu'à le heurter mais comme pour le forcer à quitter son couvert. En tous cas on dirait bien qu'elles ont décidé de varier leur diète et de mettre mon chat à leur menu. Il ne me semble pas qu'il s'agisse d'un simple mobbing dont sont coutumières certaines espèces d'oiseaux (corneilles entre autres) vis à vis de leur prédateur qui aurait été déclenché par l'attitude de mon petit compagnon. Quoique je n'en sois pas si sûr... il s'est peut-être attaqué à un oisillon !
Mais c'est mon chat … mon chat qui ne craint pas généralement pas la confrontation avec d'autres habitants de la forêt , il en porte les traces avec ses oreilles en dents de scie...mais ce jour là il est désarmé, traumatisé, par cette attaque venue du ciel, incapable de traverser le découvert pour se réfugier dans la tente. Mon sang ne fait qu'un tour, oiseaux noirs.... oiseaux du diable ! je m'en vais les massacrer ! En tous cas c'est ma première pensée puis .. me souvenant de récits de ma jeunesse je décide d'en sacrifier un pour sauver mon chat, faire fuir la meute ailée et éviter d'avoir à abattre un plus grand nombre d'oiseaux.
J'aime bien les corneilles..mais j'aime encore mieux mon chat.
Carabine à la main je m'approche donc du bord de clairière et sacrifie un oiseau....
L'oiseau abattu , ses congénères envolés, faute d'avoir un mur de grange pour l'y clouer- selon la tradition immémoriale de nos ancêtres paysans chez qui le sens de la nature se teintait d'une bonne dose de superstition - je pends la victime expiatoire par une patte, au bout d'une ficelle, bien en vue à la branche d'un arbre mort en espérant que le message sera reçu..
Pas de corneilles le reste de la journée ni pendant un jour ou deux. Et puis.... les oiseaux noirs sont revenus , épisodiquement, comme auparavant.. Mon chat, lui, à appris à s'en méfier en restant à couvert le plus possible … ce qui ne perturbe pas trop ses habitudes puisque, nyctalope, il conduit ses petites activités de chasseur la nuit venue..
Les oiseaux donc ont repris leurs évolutions en bordure de clairière, à ''la piote'' autour de la fosse à barbecue ... rien ne paraît changé... ils semblent tous uniquement préoccupés par la recherche de nourriture. Et cependant... bientôt, en laissant le regard vagabonder j'en aperçois un qui semble ne pas avoir faim, sinon pourquoi resterait-il impassible tourné vers le camp. Bof ! Je n'y fais pas plus attention que çà et chasse tout ce petit monde en criant et gesticulant.
Encore quelques jours plus tard...
Ils sont de nouveau là.. et il y en a encore un, immobile, silencieux, qui semble se détacher de la quête de nourriture des autres... Ils m'emmerdent ces volatiles...ils vont encore embusquer mon chat... je rentre saisir ma Winchester ….. cette fois je vais tirer en l'air deux ou trois coups , çà devrait suffire à les éparpiller pour un moment.
Pas le temps de réfléchir plus longtemps... à peine suis-je sorti de la tente avec la carabine à la main et fait quelques pas dans la direction des corneilles que ''l'oiseau impassible'' se met à pialler et s'envole … et tout le reste de la 'volaille' fait de même.
Assez interloqué je finis par comprendre que l'oiseau impassible était probablement une sentinelle qui avait intégré le danger de la carabine ! .
Bien plus tard, en France j'ai appris d'un lieutenant de louveterie que ces oiseaux savaient effectivement reconnaître le danger poser par un fusil brandi par un humain...mais la sentinelle ?
Comme chez les suricates , marmottes ou chiens de prairie ?
Maintenant je surveille toujours les colonies de corneilles mais c'est pour le plaisir d'observer leur va et vient quand elles s'activent à la construction de leurs nids perchés dans les hautes ramures des platanes de la rue principale du village
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
j'ai lu d'une traite, à voie haute pour ma femme dans la pièce à côté. Superbe récit et j'ai beau avoir vécu assez longtemps à la campagne, je n'aéi jamais constaté ce comportement. Belle observation et encore merci.
Ah, c'est super de pouvoir lire à nouveau tes histoires!! J'espère que tu as pris autant de plaisir à l'écrire que moi à la lire et que ça va t'avoir remis sur les rails 😉...
Il y a des animaux que je trouve particulièrement extraordinaires, par leur intelligence mais aussi leur proximité avec certaines habitudes humaines: les éléphants, les ours et... les (grands) corbeaux, justement!
Au camping de Chaco Canyon, on savait qu'il fallait faire attention à eux et ranger toute la nourriture dans le 4 x 4, ce qu'on avait fait. Mais en rentrant, le soir, quelle ne fut pas notre surprise de voir que nos gallons d'eau, qui ne nous avaient pas paru des plus appétissants et qu'on avait laissés sur la table, étaient complètement troués, becquetés, fichus!
D'autres oiseaux , les ''blue jays'' manifestaient communément pareille effronterie
Ah oui, ceux-là sont sacrément culottés! A venir piquer la nourriture dans les assiettes, voire repartir avec la boîte d'allumettes! Celui-là n'avait pas dû être déçu du voyage 😎.
On y avait accès soit avec une bonne voiture par la gravel road un peu à ses risques et périls si l'on considérait le ballet des camions de logging avec lesquels on risquait d'avoir à rejouer ''Duel'',
On s'est aussi trouvés sur ce genre de piste aux Queen Charlotte 🏴☠️. C'était très impressionnant !!
Bon, maintenant je vais finir de faire lire ton histoire à Alain. J'avais bien commencé moi aussi, comme Alain-Pierre, à faire la lectrice, mais j'ai abandonné en cours de route!
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Je me permets de poster ici trois liens concernant les ours que Cochize a postés ailleurs. Je crois que c'est vraiment l'endroit ad hoc.
Ces gros nounours sont à la fois craquants, drôles, attendrissants... en photo et en vidéo 😉.
28 ours aux attitudes furieusement humaines
Black bears play hide-and-seek in images captured by
à cette époque il n'y avait ni la richesse d'internet ni la réactivité des videos personnelles... qui font qu'une rencontre animalière exceptionnelle fait le tour du monde en quelques heures. Comme par exemple la video de l'ourson alpiniste mis en ligne par l'ami Sedonax, avant même TF 1.
Seuls quelques films animaliers pouvaient donner éventuellement donner aux amateurs un aperçu sonore de la faune...à condition d'avoir eu la chance d'en voir un
ce qui n'était pas le cas de notre étudiant et explique donc son émotion ce soir là .....
Il venait d'arriver au Canada pour un job d'été de 3 mois comme assistant d'un géologue. C'était en même temps son premier job, son premier voyage au Canada et peut-être bien même son premier campement en dehors de Palavas les flots.....manière de parler .
Déposé sur la rive du lac par un beaver avec l'essentiel du matériel dont une tente, un canoe et de la nourriture il avait tout ce qu'il fallait pour éventuellement s'installer lui- même... sauf un peu d'expérience bien sûr. Tout ce qu'il connaissait du Canada tenant probablement à quelques lectures de jeunesse, à de vieux films comme maria chapdelaine, Rose Marie ROSEMARIE
oû l'opérette dont ce dernier était tiré
bref....
Le Beaver reparti pour ramener son chef et le reste du matériel le jeune homme patientait ....
mais comme cela arrive fréquemment dans ce genre de situation un grain de sable se glissa dans la mécanique , une urgence sanitaire qui devait retenir le Beaver une paire d'heures de plus que prévu...
de sorte que son retour se faisait attendre et que la noirceur tombait...😐
le jeune français commençait à être un peu désorienté , il n'était même pas sûr de savoir monter la tente qui n'avait pas grand chose à voir avec celles de sa tendre jeunesse...il allait devoir coucher dans le sac de couchage sur le sable...
et voilà que des sons étranges, des hurlements d'outre-tombe, des cris de déments se font entendre du fond du lac et semblent se rapprocher..😮 ils sont de plus en plus puissants et notre jeune ami se sent frissonner, l'inquiétude remplace la perplexité . Des ours, des loups, un bigfoot, des zombies ... mais qu'est ce qui peut bien faire des bruits pareils. Le jeune homme se saisit de la grande hache au manche marqué de rouge qui se trouve au milieu du matériel , prêt à vendre chèrement sa vie...😛
jusqu'à ce qu'il aperçoive des sortes de canards (croyait-il) glissant paisiblement sur l'eau et se rende compte que ce sont eux qui produisent ces sons étranges...
ce fût sa première rencontre avec une des icônes du Nord et surtout du Canada
ce bel oiseau qu'on dirait dessiné à la plume et à l'encre de chine, qu'on appelle huard au Québec, loon chez les anglophones ce que l'on peut traduire par lunatique, loufoque, dérangé, cinglé etc …
et qui réflète bien le sentiment que la sérénade ou l'aubade qu'il donne peut inspirer
et dont le chant est si ...spécial que les francophones peuvent dire parfois '' fou comme un huard''
les anglophones eux ont concocté le terme LooneyTunes pour désigner les personnages déjantés qui ont enchanté des générations
et si vous voulez un vrai et durable souvenir Canadien...
vous pouvez peut-être aller au zoo de Saint Félicien...
mais vous pouvez sûrement aller voir et écouter travailler les castors la nuit ou aller passer '' une nuit sur le lac '' et frissonner en écoutant le chant du huard ( montez un peu le son... çà rend mieux🙂)
LOON CALLS AT NIGHT
ou celui auquel il peut effectivement faire penser par moments, celui du loup....
Wolves Howling at the Lake
Brr....brr...!
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
il faut dire que l'ours et en particulier le grizzly … chez vous, je veux dire en Amérique du Nord, c'est du pain bénit pour les publicitaires et les cinéastes qui le mettent pour ainsi dire à toutes les sauces
entre ours dressés, manipulations informatiques, costumes d'ours et autres artifices on ne sait plus parfois oû finit l'un et commence l'autre quand c'est bien mélangé !
mais pour en rester aux ours dressés …..
souvent les ours d'Hollywood et ceux des pubs sont d'ailleurs ceux d'une Canadienne de l'Alberta ruth labarge
qui présente ses principales vedettes et leur abondante filmographie ( films.... spots commerciaux) ci-dessous :
Hollywood animal trainer Grizzly bear video movie TV
de quoi se distraire un peu!🙂
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Ah, j'espère que tu vas continuer à nous régaler avec tes histoires. 🙂
Pauvre étudiant, il ne devait pas en mener large et je me mets à sa place... (J'ai quand même bien ri avec Rose-Marie! 😎)
J'aime beaucoup la petite vidéo du lac avec le son 😉. Et j'aime beaucoup aussi les huards, je trouve que ce sont des oiseaux superbes. Les premiers qu'on a vus, c'était sur un lac (bien sûr, tu me diras) du côté du Nisga'a Memorial Lava Bed Park, en revenant de Hyder, ça commence à faire un bout de temps, mais je m'en souviens encore. On avait aussi vu les traces d'un kermode près de Terrace...
Les vidéos d'ours, comme ça, me font penser à Timothy Treadwell (Grizzly Man). Il croyait bien les connaître, depuis dix ans qu'il vivait une partie de l'année avec eux, mais il a fini par se faire avoir par excès de confiance.
Sinon, pour parler des loups... Aurais-tu pensé que chez nous (en Lozère) c'est quasi la révolution? Une fois, à l'automne, en revenant du resto, on a failli ne pas pouvoir rentrer à cause d'une manif "anti-loups" qui bloquait la route, heureusement qu'on a pu couper par les bois. Et il y a deux trois jours, on a entendu à France-Info que les loups étaient de retour en Lozère et semaient la panique 🤪. Quand on discute avec les éleveurs, il y a une meute ici, une meute là, mais personne là non plus n'a vu la queue d'un seul... Si on pense aux dégâts que causent les chiens errants! Même le nôtre, il y a bien longtemps, qui partait avec deux de ses copains faire de très longues randos, a une fois blessé une brebis du paysan en face (de l'autre côté du champ, derrière le rideau de frênes, je ne sais pas si tu te souviens).
Bon, ça ne nous empêchera pas d'aller aux champis, on a bien suivi l'enseignement de Ménatory 😉.
Et moi aucun des deux... 🙂 Mais dans notre hameau la bête a tué un petit berger.
Sinon il y a longtemps j'ai entendu un loup, j'en suis certaine, du côté de Chateauneuf-de-Randon, j'étais avec deux chiens, la queue entre les pattes, les oreilles basses, collés dans mes jambes. Et en face, sur la crête, le hurlement d'un loup. A la fois impressionnant et fascinant. J'ai pourtant bien connu "celui qui a tué le dernier loup de Lozère", "Léopold", paix à son âme 🤪. Or c'était dans sa jeunesse, donc bien avant "mon" loup... 😐
Sinon, pour parler des loups... Aurais-tu pensé que chez nous (en Lozère) c'est quasi la révolution
ILS arrivent par l'Est....les Alpes occupées ils franchissent le Rhône et envahissent le Massif Central.... rôdent la nuit autour de Langogne....et remontent vers le Nord, vers Paris, par les Cévennes et le Morvan
ILS arrivent par le Nord Est, les Ardennes...
ILS entrent en Belgique
Le loup est à la frontière belge !
franchissent la Meuse à la mi-mai....
franchissent la Meuse à la mi-mai.... ceci me rappelle quelque chose... il y a comme un air de déjà-vu😠...mais quoi ?
ILS progressent...
Les loups bientôt aux portes de Paris ?
espérons qu'à la mi-juin, vers le 14 juin par exemple, la chanson de Serge Regianni
Serge Reggiani - Les Loups sont entrés dans Paris
ne redevienne pas d'actualité 😛
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
On rit, on rit 😎, mais en haute Lozère ça chauffe ! 😐
Pauvre loup, qui concentre encore tous les fantasmes et toutes les peurs, croque-mitaine des adultes après avoir été celui des enfants. On passe de la Mère-Grand aux brebis, et on lui colle sur le dos les méfaits des chiens errants. Il y a quelques années, près de chez nous, il y avait eu un véritable carnage dans un troupeau de moutons, et il n'était pas question alors du Grand Méchant Loup. Mais voilà que maintenant on oublie les chiens ! Disparus, envolés, enfermés...
Alors quand à Chateauneuf(-de-Randon) deux brebis sont retrouvées égorgées, on peut avoir des doutes sur l'origine du méfait, et pourtant tout le monde s'engouffre dans la brèche. La Bête est de retour! 😮
Le loup n'est pas présent en Grande-Bretagne et pourtant "30 000 moutons et 5 000 à 10 000 agneaux sont tués par des chiens errants chaque année".
Eternel débat...🤪
Très bonne, la chanson de Reggiani, je l'avais oubliée (et lui avec) 😎.
nous n'avons pas encore de loups mais nous avons des incendies
chaque été passent au dessus de mon toit les Canadairs qui, après avoir écopé dans le Rhône, vont lutter contre les feux de forêt ou de garrigue...
Récemment sur la Trans Labrador Highway un camion de marchandises et une niveleuse dont les chemins se croisaient .. se sont percutés !
étonnant...non😮 !
Le moteur du camion a pris feu..
la réaction a été rapide...
vu l'éloignement des secours terrestres un Canadair CL 415 a été dépêché. La video de l'intervention a circulé, montrant
l'action....
Watch a water bomber plane drop its load on a truck fire in …
travail de haute précision.... frappe ''chirurgicale'' diraient maintenant les militaires
Certainement que l'incendie a été éteint , pas de doute là dessus -quand ce ne serait que soufflé par l'effet Red Adair- mais la question que je me suis alors posée c'était de savoir comment la carrosserie du camion avait pris çà...
parce que une pareille masse d'eau, nominalement plus de cinq tonnes, larguée si près de la cible çà représente une sacrée énergie
Ce qui m'a rappelé une mésaventure rapportée par un des '' bushpilots'' , pilotes de brousse avec qui je volais fréquemment .
Je parle de la mésaventure survenue à un Canadien qui venait d 'apponter son Cessna et déchargeait les provisions pour le chalet du bord du lac lorsque le hasard a voulu que passe par là une de ses bonnes relations, pilote professionnel
A cette époque là en Amérique du Nord, Canadiens et Américains utilisaient encore beaucoup d'anciens avions militaires de la Seconde Guerre mondiale transformés en bombardiers à eau. C'était avant que Bombardier fasse connaître son savoir-faire un peu partout dans le monde avec sa reprise de Canadair et l'exportation de ses fameux avions du même nom, les Canadairs
Parmi les différents modèles militaires ainsi reconvertis se trouvait l' Avenger … cet avion lance-torpilles ventru , que l'on connait tous si on a vu le film MIDWAY et... si l'on a lu la biographie de George Bush Sr. puisqu'il en pilotait un dans la guerre du Pacifique et a même été abattu par la DCA japonaise ses équipiers tués, il a eu le temps de larguer sa torpille sur la cible avant de remonter un peu et sauter en parachute sur l'océan
L'Avenger comme '' bombardier à eau'' est lui en fait demeuré en service bien longtemps...dans le temps même des Bombardier Canadairs, au Nouveau Brunswick notamment oû il en est resté deux jusqu'en 2010. En 2010 l'un s'est écrasé mais c'était suite à la crise cardiaque du pilote; le dernier a été retiré du service en 2012 pour être mis dans un musée.
donc pendant que notre homme décharge ses provisions son ami pilote est en service en l'air. Ayant chargé son ''bombardier à eau''un peu auparavant pour aller combattre un feu de forêt mais ayant été rappelé à la base depuis ...il lui faut larguer ses presque 3 tonnes d'eau avant de rentrer.
Reconnaissant l'hydravion apponté et les personnes qui s'affairent pas très loin , il décide de rire un peu, pique vers le Cessna et largue sa charge... mais il descend trop bas et celle-ci fait masse.Le paquet de deux ou trois tonnes d'eau descend donc droit sur le petit avion … et le brise en deux...
alleluia 😕!
''Mon'' pilote n'était pas non plus dépourvu de périodes facétieuses..( si on peut appeler les choses comme çà !) mais sans les mêmes conséquences...
Après un séjour de plus de deux mois en forêt il en avait marre de ne voir que des épinettes , encore des épinettes, toujours des épinettes ou autres résineux. Jamais une belle prairie ...Aussi redescendant du Nord en terrain habité et abordant un paysage rural et champêtre c'est avec joie qu'il aperçoit un paisible troupeau de vaches dans la prairie bucolique et fleurie...🙂
enfin des vaches...on va les saluer dit-il
aussitôt dit aussitôt fait... il pique sur le troupeau pendant que je me cramponne au siège, serre les dents et... les fesses en voyant s'approcher à toute vitesse les arbres en bordure de la prairie...
les pauvres vaches totalement affolées, s'égaient dans toutes les directions... je ne sais pas si ce genre d'émotion est très favorable à la lactation et n'ai jamais sû s'il y a eu des vêlages prématurés dans le troupeau …. mais les fermiers - s'ils ont assisté à la scène- ont certainement peu apprécié le stampede .
Ceci dit j'ai toujours eu les plus sincères respect et admiration pour les ''bush pilots'' Canadiens (et Américains) qui ont joué et jouent encore un rôle important dans le développement des immensités bor��ales du pays …. respect teinté d'une petite crainte en voyant l'étroitesse des plans d'eau sur lesquels ils arrivaient à nous poser et surtout d'oû ils arrivaient à nous sortir - ce n'était pas toujours les mêmes -sans écrêter les épinettes...
il y a parfois des compétitions : qui atterrira et décollera le plus court
Alaska Bush Pilots Short Take Off Competition
Bon ! Ce n'est pas avec un hydravion et ce ne sont pas Beaver chargés... mais c'est impressionnant
et peut -être encore plus cet avion Canadien successeur du légendaire Beaver qui peut lui peut emporter 19 passagers
Twin Otter short landing & takeoff
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Je viens de te répondre, la page est partie et est revenue vide 🙁.
Bref, je résume: quand je pense à tous les avions que tu(vous) as pris, tous les décollages, les atterrissages, tous les "gigotages" 😉 en plein ciel, les imprévus... hou là là!!
La blague (maline) du pilote larguant ses trois tonnes sur l'avion du copain... sympa! 🏴☠️
Quant aux vidéos, je ne me rends pas trop compte de l'exploit. Je vois bien quand même que ça a l'air serré, et surtout que je n'aurais pas du tout aimé être à côté ou derrière le pilote 😉.
inspiré par un message de Pong sur un autre sujet voici une petite histoire pour un dimanche gris:
le ghost camp, l'étonnant packrat d'Amérique du Nord, le mystère de l'anneau d'argent et les progrès de la science au Grand Canyon
rien que çà...
Les ghost towns et les ghost camps généralement vestiges d'activités passées minières (mining camp) ou forestières (logging camp) constituent un sujet prisé des touristes parmi les mythes et le folklore de l'Ouest
A ces vestiges est souvent associé un animal intéressant, un rongeur, une sorte de rat mais qui a plutôt l'image sympathique d'un écureuil que celle peu conviviale d'un rat de cave. Bien que ressemblant à ce dernier il se rapproche du premier par un queue touffue et non pas lisse ainsi que par ses meurs bien connues d'accapareur que j'expliquerai plus bas
J'ai fait connaissance du bushy tail packrat ou woodrat cet étonnant rongeur nord américain dans ce qui subsistait d'un ancien camp minier de la première moitié du siècle (XX ème bien sûr) réhabilité pour le besoin des activités en cours de sorte que j'avais pû y loger moi-même pendant six mois dans l'ancienne cabine du superintendent alors que les mineurs allaient dormir soit dans leur mobile home à une dizaine de kilomètres dans un trailer park aménagé là où était en train de se créer une véritable ville nouvelle récemment ''incorporée'' …. soit dans un village traditionel à quelques dizaines de kilomètres de route en bas dans la vallée
et ceci comment ? . à la suite de la disparition mystérieuse d'un anneau d'argent, un university ring... !
Traditionnellement un camp du début du XX siècle comportait encore - en dehors de ce qui touchait directement au travail de la mine- un certain nombre de bâtiments de vie caractéristiques construits sur place en dont les plus importants étaient bien sûr :
la bunk house sorte de dorm ou dortoir, appellation héritée du bâtiment qui abritait dans l'ouest les cowhands et oû dormaient les ouvriers mineurs , dans des bunkbeds
le mess hall appellation dérivée du mess militaire, sorte de réfectoire qui abritait aussi la cookery, ou régnait sans partage le cook dont le rôle était de la plus haute importance dans les circonstances
un exemple pris dans le nord Ontario :
Steep Rock Ontario : Cookery Building –
Ces bâtiments de bois étaient parfois montés sur plots , sortes de pilotis courts permettant un vide sanitaire pour isoler le plancher de vie du terrain sous jacent et qui même s'il avait été muni d'un bardage au départ était depuis ouvert à tout vent… et à toute bestiole
les bestioles justement...
Les plus nombreuses étaient bien sûr les petits rongeurs de toutes sortes, souris entre autres. Et qui dit rongeurs dit serpents... dont bien sûr les crotales hôtes indésirables s'il en est.
Un autre hôte indésirable quoique non dangereux mais qu'il valait mieux ne pas déranger brutalement… c'était la moufette
Comment se débarrasser ''proprement'' c'est à dire sans émission malodorante d'une moufette qui avait décidé de squatter le soubassement de votre cabane.
Voilà un sujet passionnant. Certains préconisaient la ruse suivante : disposez, à intervalles réguliers de petits morceaux de viande à partir de votre sous-sol vers la forêt ou le désert , ce qui devrait avoir pour effet de réorienter la bestiole vers la dite forêt ou le dit désert.
Quelqu'un aurait essayé un soir …On raconte que le lendemain matin...il y aurait eu deux moufettes au lieu d'une sous le plancher. Le piège avait fonctionné... mais pas dans le bon sens.
Parmi les hôtes plus sympathiques il y avait bien sûr le malicieux racoon et enfin notre packrat
Revenons en donc à nos packrats...
Il faut d'abord connaître un peu la sympathique petite bête que l'on trouve un peu partout en Amérique du Nord sauf semble-t-il dans le Pacifique Nord Ouest
Animal surtout nocturne, atteignant 20 à 25 centimètres avec la queue, il a en commun avec le castor une ou deux choses : comme lui il se sert de sa queue pour envoyer des messages sonores, le castor en frappant le plan d'eau, lui en tambourinant sur les feuilles sèches (par exemple) mais surtout comme lui il construit de véritables petites cabanes dômales oupyramidales, pouvant atteindre un mètre de haut et presque 2mètres de diamètre, faites de branchages entremêlés, mais pas en bordure de l'eau vers laquelle il n'est pas particulièrement attiré.
Elles sont structurées, une partie pour dormir , une autre pour manger les provisions collectées un peu partout et amassées à la manière d'un écureuil. Une autre encore servant de latrine... qui est nettoyée périodiquement et enfin une zône destinée à recueillir … des objets divers à usage à première vue purement... décoratifs
Elles sont souvent adossées à une protection naturelle tel qu'une grosse souche d'arbre abattue ou édifiées à l'intérieur d'une anfractuosité naturelle , sorte d'habitation troglodyte, comme notamment dans les déserts du Sud Ouest. L'ensemble est solide on dit qu'il résiste à l'attaque d'un prédateur tel que le coyote et qu'il est toujours doté d'une sortie de secours... !
Et bien sûr le packrat sait utiliser tous les recoins offerts par un camp minier abandonné (ou de n'importe quel atelier d'ailleurs) d'oû l'association fréquente entre les deux
Dans le camp dont il est question les packrats ne s'étaient pas installés sous une baraque mais dans un appentis attenant au mess hall appenti couvert mais ouvert d'un côté et dans lequel se trouvait installée une chambre froide un grand meuble de bois massif de 2mètres de haut. Entre cette chambre froide – qui n'était plus en service- et le toit se trouvait un espace confiné, bien protégé tout à fait analogue à une petite caverne rocheuse. Une petite corniche intérieure faisait le tour de l'appentis
Pendant un temps personne ne s 'était rendu compte de rien le nid , enfoncé dans l'espace confiné, n'étant pas vraiment visible d'en bas ou en tous cas pas identifiable
mais un soir alors qu'il faisait déjà nuit en allant manger dans le réfectoire quelqu'un entend un trottinement vers le haut de l'appenti et levant la tête aperçoit une ombre défiler sur la corniche..puis une deuxième, on devine l'émotion...
puis nous nous sommes habitués à leur présence, un peu comme à celle des loirs hôtes familiers de nombres de maisons rurales et qui ne sont après tout qu'une sorte de packrats en miniature. Il arrivait même que l'un d'entre eux traversât le réfectoire à l'heure du repas car s'il est discret le packrat s'habitue apparemment assez vite à la coexistence avec les humains..
Un certain jour quelqu'un avait déposé sur la table la chevalière en argent de son Université et l'y avait oubliée jusqu'au lendemain . Le lendemain la chevalière avait disparu. Disparition qui pendant deux ou trois jours est restée totalement incompréhensible...un vrai mystère à la Gaston Leroux. Portes fermées pendant la nuit... pas de traces d'effraction...
Jusqu'à ce que une autre personne parle des habitudes de kleptomane du packrat , connu nous dit-il pour collecter et amasser dans son ''nid'' absolument toutes sortes d'objets inutiles, enfin inutiles pour lui, en particulier des objets brillants. Par exemple des clefs , des pièces de monnaie, des montres, des lunettes, des écrous, des débris métalliques, une petite lampe torche etc.. etc...
Pire ou mieux qu'un inventaire à la Prévert. Il e dit même qu'un mineur qui un soir avait déposé son dentier sur une table ne l'a pas retrouvé à son réveil
On se saisit d' un escabeau pour voir ce qui se passe au dessus de la chambre froide d'oû les petites bêtes sont temporairement absentes et on y trouve au milieu d'un tas de débris ... la chevalière bien sûr
quand on a vu l'intérieur d'un nid de packrats dans un ghost camp..quand on a vu çà … et bien on comprend mieux que l'on puisse dire de quelqu'un qui ramasse toutes sortes de choses inutiles dans les vide greniers, brocantes et autre marchés aux puces '' he is such a packrat''
et tout çà nous mène oû ?....
à regarder une autre particularité des moeurs de la petite bête....
comme le castor c'est donc un ingénieur expérimenté qui sait rendre sa demeure inviolable à ses principaux prédateurs, allant juqu'à utiliser des épines de Cholla pour dissuader un agresseur et qui, son nid construit, continue à le renforcer et y apporter des matériaux divers
et comme liant à ses matériaux de construction il utilise ...son urine laquelle, du fait de son régime alimentaire est très riche en calcium et durcit avec le temps agissant comme un ciment naturel..
de tout cela il résulte que si sa hutte, qui peut servir à de nombreuses générations successives, est protégée des intempéries ce qui est le cas quand elle a été construite à l'intérieur d'une anfractuosité rocheuse comme souvent dans le sud ouest et en particulier dans les falaises du Grand Canyon et bien... elle se fossilise et peut survivre pendant des milliers d'années voire des dizaines de milliers d'années préservant par la même les témoins du temps passé..
… depuis des fragments de poterie pré-colombiennes jusqu'à des ossements d'animaux ou des pollens disparus de la région....ce qui fait le bonheur des archéologues et de ceux qui étudient les climats anciens au travers de ce que on appelle alors les Packrat Middens
Et ces témoins révèlent plein de choses:
What Do Pack Rats Reveal About Ancient Chaco ...
Packrats« Chihuahuan Desert Nature Center
Conclusion pratique : en camping sauvage comme vous ne saurez probablement pas si des packrats vont visiter la tente nocturnement... éviter de laisser traîner vos clefs, vos bijoux, votre bague de fiançailles et même.. votre dentier
on pourrait peut-être rajoutez çà aux conseils de Pong !
Conseilspour établir son circuit dans l'Ouest américain(résumé)
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Ils sont passionnants, ces petits packrats (et ton histoire aussi), et vraiment trop mignons! Je pensais aux lérots justement (les loirs sont nettement plus gros). Je me souviens, il y a longtemps déjà, quand on est arrivés en Lozère, une nuit, alors que j'avais accroché au mur au-dessus du lit un chapeau de paille auquel était suspendu un collier de graines, d'avoir été réveillée par un léger cliquetis... J'écoute... ça se passe à un mètre au-dessus de ma tête... 😐 J'allume... et là... qu'est-ce que je vois? Un lérot assis tranquillement, qui me regarde, aussi étonné que moi ! 🙂 Heureusement que j'aime beaucoup ces petites bêtes, j'imagine celui ou celle qui en a la phobie! (Si ça avait été une araignée!!! 🏴☠️)
Très bonne, la ruse de la moufette 😎... enfin, très bonne pour les moufettes!
Les packrats, ou plutôt leurs nids, sont donc infiniment précieux pour les archéologues!
Merci pour cette belle histoire, si bien racontée, comme toujours!
Je n'en ai pas crû mes yeux.. la coincidence est trop forte
avant-hier je postais un message puisé dans mes souvenirs sur le packrat d'Amérique du Nord qui avait dérobé la chevalière d'Université d'un collègue...
hier en faisant des recherches sur les journaux locaux d'autrefois qui animaient et constituaient un élément essentiel du ''paysage'' des petites villes
comme ils sont d'ailleurs présentés dans de nombreux westerns ou autres films ....
je suis tombé sur quoi....
sur une histoire de packrat
donc aujourd'hui voici l'histoire..
The Prairie Star est un journal local du Montana rural, fondé vers 1870, et qui survit grâce aux contributions de ses lecteurs travaillant depuis la maison...
on y parle beaucoup d'élevage, de bestiaux, de produits et de machinerie agricoles...
et de traditions que l'on dirait chez nous ''paysannes''
un de ces contributeurs plus ou moins permanents, un chanteur de country western local, y tient une rubrique portant le joli nom de ''Meadows muffins'' que l'on peut traduire par '' La bouse de vache'' mais que je rendrais plus discrètement par ''Au pays des vaches'' ''
même si cette video est plus explicite : Meadow Muffin Blues
pour les paroles : Meadow Muffin Blues Lyrics
bref...
dans la rubrique en question je tombe donc sur cette histoire savoureuse, rédigée volontairement en langage fleuri du monde rural
The case of Dick 'n' Billy's missin' stuff ... I smell a rat!
que j e me suis amusé à mettre en français.....
Des choses disparaissent chez Dick et Billy.... ou une histoire pas très catholique !
Dis donc Billy t'aurais pas vu la breloque de ma vieille montre de laiton ? demanda Dick en farfouillant dans le bric brac posé sur la caisse à pommes près du caisson- couchette de bois. La vieille caisse était posée, debout à côté de la tête de la couchette et servait de table de nuit de fortune et de fourre-tout
'' tu veux dire celle vieille breloque de chez Miles City Saddlery qui était à ton père ?'' répondit Billy en avalant la moitié d'un sandwich au pain de seigle tout frais
''ouais ! Elle était marquée au nom de Al Furstnow.. tu sais bien.. le célèbre bourrelier et tout çà ...J'arrive pas à la trouver et je sais pourtant qu 'elle était juste là avec tout le reste''
''ben non ! J' lai pas vu'' répondit Billy en avalant une grange gorgée de son breuvage
Dick continua de fouiller dans son tas de précieuses possessions mais sans arriver à retrouver cette vieille breloque de montre, si spéciale, en forme d'une petite selle et à laquelle il tenait tant .
Il n'arrivait pas à croire que son vieux copain ait pu la prendre ….mais alors oû diable pouvait-elle être ? Après tout il n'y avait qu'eux dans la cabane et cette breloque devait bien être quelque part !
Bien que Dick n'accusât pas ouvertement Billy d'avoir déplacé sa précieuse breloque, il n'avait pas réellement besoin de le faire. Billy le sentait bien et était ennuyé à la seule pensée que cette idée puisse traverser la tête de son copain
mais la disparition de la breloque n'était que la première d'une série.
D'autres choses ont commencé à disparaître dans leur vieille cabane. Un jour ou deux plus tard Billy ne trouva plus le minuscule tournevis qu'il utilisait pour ajuster ses lunettes.
Bien entendu Dick n'avait aucune idée de l'endroit oû il pouvait être....ce qui amena Billy à penser que son copain pouvait l'avoir caché quelque part en représailles pour la disparition de sa breloque
La situation devenait plutôt tendue dans la cabane, les deux vieux copains commençant à se suspecter mutuellement de toutes sortes de sournoiseries
Ce fut ensuite le petit canif dont Dick se servait pour se curer les ongles et puis tout d'un coup Billy s'aperçut que sa petite réserve de pièces de cinq cents ( des Buffalo nickels) s'était évaporée..il devait y en avoir quatre ou cinq dans une vieille tasse café sur le rebord de la fenêtre. Et soudain.. Hop ! Elles n'y étaient plus !
Si c'était un jeu çà commençait à bien faire. Chacun des deux vieux garçons pensait que l'autre était en train de mal tourner et çà menaçait de détruire une complicité de 40 ans. Il a des choses qui ne sont pas drôles du tout et la plaisanterie avait dépassé les bornes
-- - --
Le mystère s'éclaircit au beau milieu d'une nuit du mois de juin. Dick n'arrive pas à dormir et s'asseoit sur le rebord de sa couchette pour se rouler une cigarette. De jour il fait çà d'une main mais la nuit il se sert des deux. Il entend une sorte de grattement venant de l'autre côté de la cabane et pense que ce doit être une souris... mais quand il craque son allumette ...il comprend tout.
Devant lui, bien en vue dans la lumière de l'allumette il voit un foutu blackrat... farfouillant et faisant son marché dans les possessions de Billy entassées sur le rebord de sa fenètre
Dick fait un saut en arrière et lui jette sa botte mais dans la pénombre çà ne sert pas à grand chose. Encore une chance qu'il ne fracasse pas la fenêtre.
Tout ce remue ménage réveille Billy et l' agace car il était entrain de rêver à Maxine la serveuse de chez Stockman
''qu'est ce que c'est que ce bordel'' hurle-t-il à Dick lequel donne des coups partout comme s'il essayait de tuer quelque chose dans l'obscurité
''packrat'' hurle Dick en réponse en lançant sa deuxième botte
Monsieur Packrat fait alors une erreur qui manque de lui coûter la vie en sautant du rebord de la fenêtre pour éviter la seconde botte... il se loupe et tombe directement dans un fût de 120 litres, posé près de la porte et qui sert de poubelle.
Les compères venaient de se débarasser de son contenu à la décharge sauvage l'après-midi de sorte qu' il est vide de tout, si ce n'est bien sûr de la demie-douzaine de cans de bières bues depuis
Packrat est … fait comme un rat (ndt). Les parois du fût sont trop lisses pour lui permettre de s'en échapper et Dick vient de le prendre en flagrant délit
Dick rallume l'éclairage électrique … Billy reprend ses esprits, il est maintenant bien sorti de son rêve romantique et voit son chum grimaçant, penché sur le fût, l'oeil mauvais
''je tiens le petit salopard'' ricane-t-il en regardant le coupable à l'intérieur du fût. Le packrat est bien coincé et il doit le savoir … pas moyen pour lui de s'échapper
''jm' en vais gazer la petite canaille'' hurle Dick en empoignant la bombe d' aérosol de démarrage qui se trouve toujours à portée de main car elle leur sert à démarrer leur vieux John Deere tous les matins.
Et il commence à vaporiser copieusement l'intérieur du fût...
''par pitié '' crie Billy ''ouvre la foutue porte avant que nous soyons tous morts, çà prend à la gorge fort là dedans''
Faites un effort d'imagination : Billy est encore dans sa couchette, appuyé sur un coude il suit le spectacle. Dick, pieds nus gesticule dans son Union suit traditionnel sa cigarette, fraîchement et grossièrement roulée et allumée, au bec , s'évertuant à gazer à mort un packrat qu'il a acculé au fond d'une poubelle...
Dick atteint la porte qu'il ouvre pour plaire à son copain... à ce moment là çà commence vraiment à serrer la gorge dans la cabane...
C'est au moment oû il se penche au dessus du fût pour y voir si sa victime a trépassé... que le désastre frappe. Un débris de cendre incandescente de sa cigarette grossièrement roulée main se détache et tombe dans la poubelle chargée de fluide de démarrage et qui contient le packrat, toujours en vie
Catastrophe !
Le mélange gazeux dans la poubelle n'est pas qu'un petit peu inflammable et il pète à la figure de Dick. Tel le baron de Munchhausen (ndt) le pauvre petit packrat qui se trouvait à cheval sur une des cans de bière est projeté avec elle du fond de la poubelle jusqu'au plafond de la cabane avant de retomber sur le sol.
Il ne demande pas son reste, ne s'attarde pas d'avantage sur les lieux, prend la porte au plus vite, son pelage couleur de pêche encore fûmant dans la lumière lunaire et traverse la cour comme un éclair comme s'il avait la queue en feu...ce qui était probablement le cas.. Pour ne plus jamais réapparaître
Dick, lui, a eu moins de chance et se n'est pas sorti aussi bien de l'affaire que sa victime désignée, sourcils et moustache complètement brûlés, visage enfûmé et fumant, ratatiné et rouge comme un homard bien cuit
Bill ne l'a pas ménagé
''çà te servira de leçon' dit-il en riant et regardant son compère à moitié carbonisé. '' je t'avais bien dit que je n'avaispas pris ta maudite breloque''
--
Tout est bien qui finit bien. Les deux compères se sont rapapillotés quand ils ont réalisé ce qui était arrivé.
Ils ont retrouvé tous les objets disparus quelques jours plus tard sous une partie du plancher distendu, derrière le poêle à bois
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Deux manières de ''sortir du bois'' pour le réveillon du Nouvel An... petit conte de chantier ordinaire (ou presque)
Vers les années 1860 des bûcherons de la région de Lavaltrie qui se trouvaient sur un chantier dans le bois auraient bien aimer sortir du bois et rentrer sur les rives du Saint Laurent pour embrasser leur blonde pour le Nouvel An...
Mais la glace avait pris la rivière et les canoes d'écorce qui les avaient amenés sur le chantier ne servaient à rien.. pour ''sortir'' il aurait fallu des jours et des jours de raquette et çà...c'était pas possible.
Impossible donc de sortir et les gars se lamentaient , ils buvaient plus fort que d'habitude et s'endormaient parfois en rêvant dans la cambuse.. à la manière de crisser leur camp d'icitte sans abandonner le chantier
et voilà que l'un deux, un certain Baptiste, qui était plus malin que les autres a une idée ...il était forcément plus malin puisqu'il a fait appel au Malin, plus connu dans ces temps là sous le nom de Satan ou de Belzébuth
Satan donc qui était toujours en quête de bonnes affaires et à la recherche d'âmes fit une proposition généreuse àun groupe de sept d'entre eux. Ils embarqueraient dans leur canoé d'écorce et lui d'un souffle puissant les ferait voler par dessus rivières lacs et montagnes jusqu'à Lavaltrie oû ils pourraient embrasser leur blonde. Sur le coup de six heures du matin Satan s'engageait à les ramener au chantier et eux ils garderaient leur âme à condition qu'ils prennent bien la précaution de ne toucher aucune croix de clocher d'église pendant le survol des villages
C'est la raison pour laquelle si l'on examine attentivement les nombreuses peintures qui immortalisent cette scène de la chasse galerie on voit souvent le Diable accompagner le canoé volant , soit dans les airs, soit du sol caché derrière un arbre. Comme par exemple dans le coin gauche en bas de la reproduction de ce tableau au dessus de mon ordinateur, un tout petit Diable noir en forme de chien .... !
Plus d'un siècle plus tard l'histoire a bien failli se répéter...j'en apporte ici témoignage
cette histoire là ne s'est pas déroulée dans un camp de bûcherons mais dans un camp de mineurs et de prospecteurs
ce qui dans l'esprit est la même chose, bûcherons, prospecteurs, mineurs parfois, puis constructeurs de barrages et pétroliers, les uns et les autres étant des ''gens de chantier'' pour qui l'expression ''sortir '' était alors à prendre à la lettre au terme de la période de travail assignée.
Ce qui m'amène à une petite disgression culturelle: observez qu'à l'heure actuelle l'expression ''être sorti du bois'' n'a pas la même signification au Québec et en France . Au Québec quand on dit que l'on n'est pas sorti du bois on veut dire que l'on n'est pas tiré d'affaire ce que l'on rend également, en France en tous cas, par on n'est pas sorti de l'auberge (ou du tunnel etc...)
expression équivalente à l'anglais''out of the woods''..
ce qui ne veut pas dire nécessairement que la québécoise soit simplement la traduction de l'américaine puisque - si l'on se réfère à l'usage du terme avec sa signification littérale - encore récemment, sur le terrain, on raccourcissait même l'expression de la manière suivante :
''quand sort-il'' pour demander quand Untel reviendrait de son séjour dans le bois (en forêt) pour un repos de quelques jours au camp de base
de même le pilote de l'hydravion disais '' demain je vais sortir Michel sur la rivière Machin''.
ce qui montre bien que l'expression a ses propres racines francophones
en France, par contre sortir du bois c'est se manifester au grand jour, révéler ses vraies intentions, ne plus avoir peur de se montrer
ma conclusion personnelle :
-souvent en Amérique du Nord on peut y voir un héritage du temps oû la forêt pouvait représenter un danger particulier pour les pionniers qui la traversaient puis, en particulier pour le Québec, une allusion au temps où les travaux dans la forêt étaient simplement, d'avantage que maintenant, synonymes de pénibilité, rudesse et risques de toutes sortes.
-en France j'y vois une allusion au temps oû on se cachait dans la forêt (le bois) pour échapper par exemple aux 'archers du Roy ' ou pour y fomenter des mauvais coups😠
mais peut-être que je me trompe... !
Bref....revenons à nos moutons
l'histoire ne s'est pas non plus passé au Québec mais en Colombie Britannique à South Seas
….drôle de nom pour ce camp minier de montagne en Colombie Britannique
drôle de nom car les mers du Sud ...on en était bien loin sauf dans l'esprit du prospecteur qui en était à l'origine et qui, ayant fait fortune quelque part en trouvant de l'or dans les mers du Sud , espérait que le nom lui porterait chance une seconde fois.
camp au milieu de la forêt d'épinettes
en bas dans la vallée, à une ou deux heures de piste et de route c' était little Arizona l'extrémité nord de ce vaste shrub desert qui s'étend du sud au nord à l'abri des montagnes et des pluies du Pacifique depuis le Mexique. Little Arizona que les locaux appellaient aussi la dry belt .. .l'Ouest sans les roches rouges mais avec parfois l'icône dont je parlais dans un autre post les tumbleweeds et aussi une autre icône, le crotale.
en bas dans la vallée c'était aussi le village oû l'on descendait deux fois par mois pour charger le pick up de provisions
Un pick up bien équipé .. un treuil, une pelle, un hi-jack, une scie à chaîne , 4 chaines, tout çà fourré dans le caisson arrière... çà permettait de faire face à la plupart des situations.....
mais pas à toutes...
Le mois de décembre avait été festif ...
çà avait d'abord été, le 4 décembre, le banquet traditionnel de la Sainte Barbe, vieille tradition des mineurs d'Europe, importée par les Français et adoptée par les anglophones du camp... le début de la saison des fêtes.
Il faut dire que si la Sainte Barbe était honorée par certaines unités des Forces armées Canadiennes dont les artilleurs, elle ne l'était pas particulièrement pas par les mineurs de Colombie Britannique qui avaient apparemment abandonné la tradition de l'ancienne Europe
Dans le bunkhouse, le cuisinier du camp, un néo Canadien d'origine scandinave et qui avait passé ses premières années au Québec dans les camps d'exploration, avait dressé deux grandes tables garnies d'un smorgasbord de sa préparation
La Sainte Barbe dans le camp c'était le jour du cook ou du couque si l'on préfère...Dans la rude vie des camps l'homme tenait une place éminente.... et contribuait largement à maintenir le moral.
En retour il jouissait de prérogatives qui le plaçaient quelque peu à part ''c'est moi qui run la cookerie'' disait-il. Quand on entrait dans sa cookerie c'est un peu comme quand on entrait dans le cabinet du médecin : on pouvait garder sa casquette mais on obéissait au maître des lieux...point
Après la Sainte Barbe cet homme de l'art - héritage Scandinave oblige - avait tenu à célébrer, le 13 décembre, la Sainte Lucie occasion de mettre sur la table une ou deux spécialités scandinaves comme le lutefisk et le lefse
Enfin, bien sûr il y avait eu Noël, célébré au camp avec quelques jours d'avance juste avant que les équipes débauchent et se rendent dans leur famille... à Vancouver ou ailleurs et même au Québec.
Mais il restait encore le réveillon du Nouvel An à fêter…
et pour çà nous n'étions plus que trois... trois personnes, gardiens du temple, restaient au camp pour les Fêtes, mon épouse, moi-même et Raynald un technicien du lac Saint Jean qui s'était porté volontaire pour surveiller et entretenir le groupe électrogène absolument indispensable, pas tant pour nous fournir en électricité – nous aurions pu nous éclairer avec des Coleman et nous chauffer avec le propane en bouteilles - que pour alimenter la pompe qui gardait hors eau les travaux souterrains en cours...
Mais malgré ces servitudes de chantier une absence d'une nuit était possible et nous avions prévu avec délices de répondre à l'invitation du réveillon de la Saint Sylvestre de notre plus proche voisin, l'ingénieur d'un autre camp, situé à une trentaine de kilomètres et qui résidait avec sa famille au village dans la vallée.
Avec délices.... un rare moment de sophistication en perspective...manger à une vraie table recouverte d'une nappe immaculée, dans de la vraie vaisselle avec des couverts peut être d'argent, boire du vin dans des verres destinés exclusivement à cet usage, s'essuyer, en cas de besoin, les lèvres avec une vraie serviette, être servis par la Maîtresse de maison dans une belle robe au lieu d'un barbu quinquagénaire au langage coloré et à la tenue approximative... sans le risque qu'un packrat audacieux s'infiltre dans la salle à manger et vienne vous narguer en plein milieu du repas
Il devait bien y avoir dans nos paquetages une cravate pour moi et ...une robe pour mon épouse....en cherchant bien😛
Mais dans la nuit du 30 au 31 la neige commence à tomber … dru... dru et le matin du 31 elle tombe toujours.. une neige record comme il en arrive de temps en temps ...bientôt il est clair que mon pick up même équipé comme il l'est n'atteindra même pas le bout du camp. De nos jours nous sortirions les motos à neige mais à l'époque si les ski-doo commençaient à circuler un peu partout nous n'en avions pas au camp dont l'accès était maintenu normalement par le CAT (erpillar) de plus gros camps de la région..ou d'une entreprise de la vallée
mais ce jour là était exceptionnel, beaucoup de services en mode minimum, et après avoir bondi sur le radio téléphone pour tenter d'obtenir de l'aide je me suis vite rendu compte que ce n'était pas gagné …que nous risquions de ne pas pouvoir sortir et que notre petit camp risquait bien de rester coupé du monde jusqu'au moins au lendemain.
adieu réveillon civilisé, cravate, robe, lumières de la ville... ou du village ...
nous vl'a mal amanchés dit Raynald ou quelque chose comme çà...
et il ajouta :
''à ct' heure comme on peut plus compter sur SANTA (Claus) pour sortir y'a plus qu'à faire appel à SATAN comme dans la chasse galerie '' et devant mon incompréhension il entreprit de me conter la merveilleuse l'histoire du canoe volant
c'est vrai que nous nous trouvions à peu près aussi mal amanchés que les bûcherons de Lavaltrie mais pour faire appel à Satan il faut y croire, comme on croit à Santa et moi je croyais d'avantage au radio téléphone auquel je retournai donc conter mes déboires...
des fois que Satan serait à l'écoute.. !
car le radiotéléphone avait ceci de particulier que lorsque vous appeliez un interlocuteur donné tous les autres du réseau entendaient le message,
nous nous étions quasi résignés à un Nouvel An forestier dans la nature sauvage ''en compagnie des orignaux et des loups''(sic!) quand une voix bien timbrée, pas du tout démoniaque, sortit de l'appareil..
un appel de quelqu'un que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam et qui m'offrait de venir nous ouvrir la route dans la journée…. sans que l'on ait à hypothéquer notre âme, tout au plus à entrebaîller le portefeuille
et dans l'après midi voilà que dans le cliquetis de ses chenilles et le raclement de sa lame surgit non pas Satan mais un joli petit Caterpillar D6 et ses quelques 200 chevaux au bout de la piste..... la cavalerie venue nous raccorder au monde
Bien la Bonne Année !
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
J'étais complètement passée à côté de ton histoire, postée en fait juste quand on est partis aux US. 😎
(Houla la, la vidéo!! Je me suis pincée, j'en croyais ni mes yeux ni mes oreilles!!)
Merci, Jean-Paul, pour cette nouvelle histoire émaillée d'expressions québécoises... 😉, tellement dépaysante, et qui m'a régalée 🙂. A chaque fois je me dis que vous avez vécu des années extraordinaires – même si probablement pas faciles.
(J'ai reconnu ton bureau dans la photo attachée 😉.)
Rien ne vaut une de tes merveilleuses histoires si bien contées avant d'aller se coucher, pour se transporter par la pensée dans le Grand Nord du continent américain, si attachant, dans des situations peu ordinaires (et même souvent extraordinaires), mais qui sonnent tellement vrai.
Une bonne nuit garantie, pleine de rêves de grands espaces enneigés et d'aventures ! Merci.
Je reviens sur la tradition du fameux banquet de la Sainte Barbe, encore aujourd'hui largement répandue, et attendue avec impatience par beaucoup, avant la période de Noël.
Car si Sainte Barbe est bien avant tout la sainte patronne des mineurs, elle est finalement devenue bien plus que cela. Et sa lumineuse idée du banquet du 4 décembre a été étendue à beaucoup de situations.
D'abord et par extension à tous les gros chantiers de terrassements. Ainsi de tout temps, la Sainte Barbe a été dignement célébrée par les constructeurs de grands barrages, français en particulier.
Puis la tradition s'est étendue tout naturellement aux maçons, et aux grands constructeurs. Et de fil en aiguille à tous les grands chantiers de travaux public.
Ainsi, je peux te garantir que dans un méga chantier de construction (d'un ouvrage nucléaire par exemple), il serait malvenu (et peu productif) de fixer une réunion importante le 4 décembre : c'est le jour du banquet, et le rendement laisse un peu à désirer 😉.
Puis, je ne sais pour quelle raison (toujours le banquet probablement), la Sainte Barbe est devenue également aujourd'hui l'égérie des pompiers. Ainsi donc, par précaution, soyez prudents avec les allumettes le 4 décembre !
Bonne fêtes de fin d'année à toi, et à tous tes lecteurs enthousiastes.
Jean-Pierre
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Ainsi, je peux te garantir que dans un méga chantier de construction (d'un ouvrage nucléaire par exemple), il serait malvenu (et peu productif) de fixer une réunion importante le 4 décembre : c'est le jour du banquet, et le rendement laisse un peu à désirer 😉.
et bien merci pour tes précisions, comme le disait un jour Aquilegia '' you learn something new every day ''
parce que pour dire vrai j'ignorais que la Sainte Barbe qui depuis l'apparition de la poudre et après les mineurs protégeait déjà pas mal de métiers touchant au feu (ou au poil !) dont nombre de militaires de nombre de pays avait encore étendu sa bénévolente protection à des chantiers civils de surface modernes comme ceux auxquels tu fais allusion …..
il est vrai qu'en associant nucléaire et feu ….on se dit que l'on a peut-être bien besoin d'elle si tu vois ce que je veux dire !
…pour aller dans ton sens :
- dans les mines de charbon Normandes de Littry une des toutes premières mines de charbon de France, peut-être même la première, ouverte vers 1760 même les Révolutionnaires au plus fort de leur entreprise de ''libre pensée'' ( sic!) ne sont pas parvenus à faire travailler les mineurs un 4 décembre
- bien plus près de nous et selon AFTES:: Association Française des Tunnels et de l'Espace ...souterrain le chantier du tunnel sous la Manche tournait 7j/7j mais seulement 364 jours par an... il s'arrêtait le 4 décembre pour la Sainte Barbe
voilà au moins une tradition qui perdure🙂
j'ai toujours eu une admiration et un respect marqués pour les mineurs , gueules noires ou autres et depuis mes années étudiantes j'ai gardé certaines images gravées au burin....
celle de ces mineurs d'une mine de pyrite près de Lyon dont les vêtements pendaient en lambeaux, dont la peau des bras était rougie du fait des gouttes d'eau chargées d'acide générées par son oydation et ruissellant du toit... l'infirmerie n'arrêtait pas de traiter les yeux des gens avec des collyres... et c'était pas au XIX ème siècle...
celle de ce mineur Canadien dans un chantier souterrain de recherche qui était chargé de forer les trous de charge pour l'explosif avant abattage et que j'ai surpris travaillant dans l'obscurité : je descendais faire une tournée et m'approchant du poste j'entendais le marteau perforateur à air comprimé mais ne voyait aucune lueur et ce n'est que lorsque ma frontale éclaira la scène que je me rendis compte qu'il travaillait dans le noir sa propre frontale étant tombée en panne...
il mesurait l'écartement des trous de l'auréole de tir avec la paume de la main ….😮😮 !
Joyeuses Fêtes
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Retour mon message n° 3 ‘’Pisté par les loups du Labrador ’’
mon étrange rencontre avec les loups qui nous ont suivi sur plus de deux journées de canoe et que le chantre de Animism, la Canadienne Tanya Tagaq aurait certainement su interpréter vocalement a gardé son mystère au fil des ans…
mais en visionnant la video ci-dessous, une idée saugrenue m’a traversé l’esprit …. et si c’était mon canoe rouge qui, pour une raison ou une autre, avait excité leur curiosité? Dans l’endroit oû nous circulions les touristes ne venaient alors pas, seuls des pécheurs au portefeuille bien garni, arrivant souvent des grandes métropoles de l’Est américain s’y aventuraient en hydravion.. ces loups n’avaient peut-être jamais vu de canoe ( rouge ou pas car je ne crois pas qu’ils reconnaissent cette couleur?)
quoiqu’il en soit apprécions en fond sonore, le hurlement du loup arctique qui, lui, s’en est pris directement au canoe et avec.. une farouche détermination
Arctic Wolf vs PakCanoe…..
.....
et s’il vous paraît parfois étrange pour en avoir entendu d’autres en Lozère …
c’est qu’il s’agit en réalité d’un
Chant de gorge inuit —
créé pour la circonstance précisément par l’auteur de ‘’ Animism’’Tanya Tagaq Gillis...
...une célèbre throat singer Inuit qui a développé une nouvelle forme, bien personnelle et hybride, de throat singing. Dans son répertoire habituel on se laisse facilement envoûter par la poésie étrange, parfois violente, voire dérangeante qui s’en dégage à la limite des capacités de la voix humaine
dans l’actualité récente : juillet 2017
Festival de Jazz de Montréal: Tanya Tagaq, la björk inuit
un peu plus ancienne:
Tanya Tagaq in Puebla Mexico
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Carnets de voyage › Alaska / Canada/ États-Unis · 409 replies
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Voici une modeste contribution à la rubrique des carnets de voyage ; j’espère qu’elle pourra aider certains parents voyageurs puisque nous sommes partis, mon…
Voyage réalisé avec ma compagne du dimanche 5 juillet 2026 au mercredi 22 juillet 2026.
Nous avons longtemps hésité avant de décider si nous louions une voiture ou si nous nous déplacerions en transport en commun. Finalement, au vu du nombre de posts que j’ai pu lire de voyageurs s’étant fait arnaquer par la police ou par les loueurs, et même ceux recommandés par tous les blogs ou commentaires, nous avons décidé de nous déplacer en transport en commun. Cela se fait très bien. Effectivement on est un peu moins libre d’aller ou on veut mais c’était pour nous beaucoup moins de stress.
Dimanche 5 juillet :
Arrivée à l’aéroport de Cancun. Retrait d’argent au distributeur dans le terminal juste avant la sortie. Le comptoir des bus ADO (qu’ils prononcent « A-Ji-O ») est situé dans votre dos quand vous êtes face au distributeur. Bus vers le centre de Cancun 145 pesos par personnes.
Logement « Rose 5 » réservé sur Booking. Studio très propre parfait pour une nuit. Les indications du proprio pour accéder au logement étaient très précises avec photos à l'appui. L'arrivée est autonome et se fait par code. Le terminal de bus Ado est située pas très loin ainsi que des commerces et restaurants. Nous avons beaucoup apprécié que la clim ait été mise avant notre arrivée. D’ailleurs je vous invite à prendre des logements avec systématiquement la clim car il fait très chaud au Mexique.
Lundi 6 juillet :
Achat d’une carte sim dans une boutique TELCEL avec de la DATA. Ma compagne qui est sur Free a pu utiliser son forfait classique. Pour information j’ai trouvé le réseau très instable. Dès que l’on sortait des villes cela ne captait jamais que soit moi avec TELCEL ou ma compagne avec Free.
Autre point de vigilance, attention au hors forfait. J’ai dû remettre ma carte sim quelques secondes (moins de 30 secondes pour recevoir un code sms pour ma banque) et mon téléphone s’est visiblement connecté à internet. 8 euros de hors forfait.
Départ en bus ADO vers Chiquila pour 278 pesos par personne. Durant notre voyage, les bus ADO ont toujours été à l’heure, confortables et propres. Par contre la clim y est poussée à fond donc prévoyez de quoi vous couvrir car il y fait froid. Certains trajets étaient complets alors que nous étions en saison basse donc prévoyez de les réserver 1 ou 2 jours avant directement sur l’appli (quand elle fonctionne) sinon au comptoir de la compagnie.
Arrivés au terminal ADO à Chiquila, les comptoirs des compagnies de ferries sont juste à côté. Il y a des départs toutes les 30 minutes en alternance, donc pas besoin de réserver à l’avance. Il vous suffit de prendre la compagnie qui a le prochain départ (330 pesos par personnes).
Arrivés à Holbox (à prononcer « Holboch »), nous avions réservé un logement via booking à la « casa de nana ». Le logement était un très grand studio avec frigo, plaque pour cuisiner et ustensiles. Le gros plus de ce logement est L'emplacement. Il est situé à 100 mètres de la plage et 200 mètres d’un supermarché Chedraoui. Ils fournissent des serviettes de bain et des serviettes de plage. La climatisation fonctionnait parfaitement. Il y a une boîte à clé pour pouvoir les laisser dedans quand on sort. Par contre personne n’était là à notre arrivée pour nous ouvrir la chambre, nous avons dû attendre un moment. Le wi-fi était bon et heureusement car durant les 4 jours de notre séjour à Holbox, le réseau de téléphone n’a
jamais fonctionné. Au dire des locaux cela est assez fréquent à Holbox, comme les coupures d’eau.
Heureusement j’avais eu la bonne idée de télécharger une carte sur maps pour qu’elle soit disponible hors connexion, ce qui nous a permis de retrouver plus facilement notre logement. Le logement est accessible à pied depuis l’embarcadère.
Le restaurant à côté de notre logement (La Barracuda) est très bon si vous aimez les fruits de mer et je vous conseille leurs différentes recettes de poulpes.
Mardi 7 juillet :
Nous avons fait une sortie kayak dans la mangrove de Holbox le matin à 6h. Nous cherchions une sortie kayak au lever du soleil dans la mangrove avec un guide francophone. C’est le cas dans l’agence « kayaking Holbox » où Diego, le boss parle anglais et français. Il était accompagné de Gustavo, un collègue guide .
Nous avions réservé pour une sortie collective mais nous n’étions que 2. Diego a quand même maintenu la sortie là ou d’autres l'auraient annulée faute de participants. Nous avons donc eu droit à une sortie privée au tarif groupe ce qui est très professionnel de sa part.. Ils nous ont fait découvrir cet écosystème merveilleux pendant plus de 3h. Nous avons vu toutes sortes d'oiseaux : flamands roses, pélicans, aigrettes, frégates....Des raies , une limule et un petit crocodile vraiment bien caché. Diego et Gustavo ont vraiment l’œil pour voir les animaux. J'aurais pu passer 100 fois devant le crocodile et je ne l'aurais jamais vu tellement il se
fondait dans le paysage. Ses explications sur la faune et la flore étaient très intéressantes. Nous avons eu aussi droit à une petite pause où nous avons dégusté des mangues et bananes qui n’ont vraiment pas le même goût qu’en France . Un régal les petites mangues jaunes mexicaines. Je recommande Diego et son agence pour une sortie kayak en français (tarif 1000 pesos par personne).
Le soir, nous sommes allés à pied à Punta Coco pour voir la bioluminescence. Pas besoin d’excursion guidée pour cela. Si vous ne voulez vraiment pas marcher vous pouvez prendre un taxi. A Punta Coco il vous faut passer le bar restaurant sur la plage et ensuite aller vers la gauche dans un espèce de bras de mer qui forme un lac. Il faut remuer les pieds ou mettre les mains dans l’eau et l’agiter, c’est le mouvement qui fait produire la lumière. Attention ne vous attendez pas aux photos que vous avez pu voir et qui sont toutes retouchées !
C’est sympa à voir mais vous ne serez pas éblouis par la lumière...
Mercredi 8 juillet :
Sortie requin baleine avec « My Holbox tours ». Pourquoi vous conseiller cette agence plutôt qu’une autre parmi les différentes offres pour nager avec les requins baleines ? Tout simplement parce que Valérie sait s'entourer de très bons professionnels pour rendre votre expérience exceptionnelle. Nous étions avec le capitaine Fernando qui fait tout pour placer son bateau à la perfection et faciliter votre immersion. Dans l’eau nous étions accompagnés de Humberto qui fait lui aussi tout son possible et se démène pour que vous
passiez un moment incroyable. Il ne se contente pas de vous "surveiller" pour que tout se passe bien comme le font certains guides d’autres compagnies en vous abandonnant. Non, Humberto lit la trajectoire du requin baleine et vous guide. Vous n’avez plus qu’à le suivre. Il ne ménage pas ses efforts en vous tenant la main pour vous guider dans cette rencontre rapide mais intense . Humberto filme aussi ce moment. Il vous proposera de visionner les vidéos et vous proposera de les lui acheter. Ses vidéos sont de très bonne qualité.
Fernando et Humberto nous ont aussi préparé à manger. Mention spéciale pour leur guacamole . Valérie est là pour que tout se passe bien sur le bateau et répondre à vos questions en français, anglais ou espagnol sur cet animal. Si vous choisissez My Holbox Tours , vous serez sûrs d’avoir une prestation de grande qualité.
Concernant la sortie en elle même, avant de s’y lancer il faut savoir que les requins peuvent être très loin. Le jour de notre sortie nous avons fait 3h30 de bateau avant de les atteindre. Les bateaux utilisés sont des petits bateaux et autant vous dire qu’à l’aller, quand on n’était pas dans le bon sens par rapport aux vagues, ça tape dur ! Sur les 9 passagers 4 ont vomi. Par contre une fois face au requin vous oubliez tout ça. Même si nager avec le requin baleine n’est pas une promenade de santé. Ils nagent assez rapidement donc il faut de l’endurance pour les suivre. Vous aurez normalement droit à 2 passages. Notre premier passage a duré un
peu plus de 4 minutes et le deuxième 2 minutes environ car il allait assez vite et nous étions encore fatigués de notre premier passage. Cela peut sembler court mais quand on palme c’est très long. En tout cas c’est vraiment une expérience à faire mais choisissez bien la compagnie avec qui vous le faites. Au retour il y a un arrêt à Cabo Catoche. Franchement le snorkeling est assez décevant si vous avez déjà fait du snorkeling ailleurs dans le monde. Par contre le stop repas au Cabo Catoche est très sympa pour se reposer (sable blanc et hamacs).
Jeudi 9 juillet :
Petite balade à pied en direction de Punta Mosquito à 6h du matin. Très sympa.
Ferry en direction de Chiquila (330 pesos par personne) + bus Ado en direction de Valladolid (300 pesos par personne).
A Valladolid, réservation via Booking à l’hôtel « Casa Lucia ». L’hôtel est très beau, dans un style
colonial , il est très proche du terminal des bus ADO et du centre. Il est très calme et propre. Il y a une cuisine commune que l’on peut utiliser avec frigo, micro ondes et une fontaine à eau, avec une grande tablée devant la piscine, et un espace terrasse intérieure sympa. Le petit déjeuner, très simple, était inclus. Les seuls petits bémols étaient la taille de la chambre et de la salle de bain qui étaient assez petites, l'absence de miroir dans
la chambre, et le ventilateur qui faisait du bruit.
Vendredi 10 juillet :
Pas très loin du terminal de bus Ado se trouve la station de colectivos pour Chichen Itza . Il propose une offre aller-retour Chichen Itza avec possibilité au retour de vous déposer au cénote Ik Kil et ensuite de vous ramener à Valladolid pour 370 pesos par personne (entrée Ik kil comprise)
Pour la visite de Chichen Itza nous avions réservé une visite avec un guide souvent cité sur les groupes qui s’appelle Juan Pat. C’est un maya qui vit pas très loin du site et qui parle un excellent français. Il prend les places à l’avance pour vous et fait la queue pour être le premier sur le site. Cela nous a coûté 500 pesos par personne + les entrées. Sa visite dure 2 heures et est consacrée essentiellement à la pyramide principale et au terrain du jeu de balle. Il est passionné et passionnant même s’il semblerait qu’en tant que Maya, certaines
de ses affirmations seraient un peu partisanes. Il me semble vraiment important de prendre un guide sinon vous allez vraiment passer à côté du site. Vous pouvez contacter Juan Pat par whatsapp au +52 985 121 2381
Nous sommes ensuite allés au cénote Ik Kil (douche et gilets obligatoires, casiers à disposition) Effectivement il est très fréquenté, mais il est quand même très très joli avec sa végétation luxuriante.
Samedi 11 juillet :
Comme nous n’avions pas de voiture mais que nous voulions néanmoins visiter d’autres cénotes où il semblait compliqué de se rendre en transport en commun, nous avons fait le choix de réserver un taxi pour la journée. Nous nous sommes donc mis d’accord pour 1200 pesos pour nous amener à 3 cénotes différents et nous attendre à chaque fois: Xcanahaltun, Palomitas, Sac-Aua. (Pour trouver les taxis c’est simple : ils
stationnent à l’arrivée de la gare des bus ADO.)
Il nous a rejoint au cénote Zaci que nous avions rejoint à pied. Nous y sommes allés à l’ouverture, nous étions les premiers et seuls un moment ! 150 pesos par personne. Joli cénote en centre ville avec une belle végétation luxuriante. Il ressemble un peu à Ik Kil mais avec moins cet effet cylindre profond impressionnant.
Cénote Xcanahaltun : le plus beau cénote parmi ceux visités. Entrée 250 pesos par personne. Il s’agit d’un cénote fermé avec un trou qui laisse passer la lumière. Un décor de grotte. Kayak possible dans le cénote. Il y a plein de petits poissons au bord qui mangent les peau mortes de vos pieds. Etant fermé, l’eau est... très fraîche !
Cénote Palomitas : entrée 250 pesos par personne. Très beau cénote fermé, encore plus fermé que Xcanahaltun. Le trou au plafond est encore plus petit, donc très sombre quand nous sommes arrivés, ambiance un peu impressionnante. Extraordinaire lorsque le personnel allume les lumières, le cénote rappelle une « cathédrale gothique » pleine de stalactites très clairs.
Cénote Sac Aua : entrée 290 pesos par personne. L’entrée inclut la visite d’une grotte avec un guide local (paiement au pourboire). Ce cénote est très original avec son île centrale, et beaucoup moins couru que Suytun.
Pour info l’eau est vraiment très froide dans les cénotes. Dans ces trois cénotes, en juillet, nous étions seuls un moment et pas vu plus de 2 familles en même temps, vraiment très agréable !
Dimanche 12 juillet :
Bus Ado vers Bacalar (536 pesos par personnes).
A Bacalar, nous avons logé via AirBnb chez une hôte qui s’appelle Luli et qui propose plusieurs chambres avec salle de bain et cuisine partagée.
La chambre est joliment décorée dans un endroit agréable. Elle est idéalement située à proximité de la lagune et du centre ville. La cuisine partagée est pratique. La moustiquaire est utile au dessus du lit car il y a beaucoup de moustiques à Bacalar. Luli met à disposition un bidon d'eau ce qui est très appréciable. Seul gros point noir, c’est l’absence de pression à la douche, obligés de se rincer en remplissant un seau d'eau.
Par ailleurs il n'y a pas de "réelle" porte qui sépare la chambre de la salle de bain. Nous n'avons jamais vu Luli mais elle était très présente par message. La terrasse au milieu de la végétation est agréable.
Du terminal ADO au logement nous avons pris un taxi pour 40 pesos. Comme ce taxi avait été honnête sur le prix (nous nous étions renseignés auparavant) nous avons décidé de l’utiliser à chaque fois que nous avions besoin d’un taxi à Bacalar. Voici son Whatapp : +52 983 184 3585
Lundi 13 juillet :
Nous avons fait une sortie bateau sur la lagune avec « Bacalar Francophone activités ». Nous n’étions que tous les 2 donc cela nous a coûté 3500 pesos. Si nous avions réussi à être 4 cela nous aurait coûté 1000 pesos par personne.
Nous avons fait un tour privé de 4h sur la lagune avec Steeve et son bateau très confortable. Il est québecois donc parle un français parfait. Pendant ces 4 heures, Steeve nous a fait découvrir les différents lieux emblématiques de la lagune mais aussi des lieux où les autres bateaux ne vont pas. Il nous a raconté l'histoire de la Lagune. Il est aussi de bon conseil pour les lieux où aller et les restos où manger. En petit bonus une vidéo prise avec son drone lors de notre pause baignade.
Mardi 14 juillet :
Nous sommes allés à Los Rapidos en taxi (400 pesos aller retour) et entrée à 225 pesos par personnes. C’est très touristique mais c’est vraiment très beau. On peut y manger (cher), se reposer, faire autant de fois que l’on veut la descente des « rapides ». C’est intéressant si on y passe plusieurs heures. On ne peut pas y faire entrer nourriture et boissons, que l’on dépose à l’entrée et reprend à la sortie.
Mercredi 15 juillet :
Les mercredis, la navigation est interdite sur la lagune de Bacalar, nous avions donc prévu une autre excursion.
Visite de Calakmul au départ de bacalar avec l’agence ABCtours ( Whatsapp +52 983 319 8359)
Cette agence nous a organisé une excursion au départ de Bacalar et à destination de Calakmul avec un guide francophone. La communication avec l'agence a été très fluide en amont par whatsapp. Mr Checo le chauffeur et Fernando le guide qui parlait un très bon français sont venus nous chercher le jour dit. Mr Checo a conduit très prudemment sur cette longue route. Il s’est toujours assuré de notre confort. Fernando est passionné de faune et de flore. Il est biologiste, diplômé en ornithologie donc il est incollable sur les animaux.
Le moindre bruit ou chant et il sait de quoi il s’agit . Il a l’oeil pour les repérer, des plus grands au plus petit .
Lors du trajet nous nous sommes arrêtés au km 27 pour une petite balade en forêt, puis nous sommes ensuite allés voir les 2 principales pyramides du site . Au retour nous nous sommes arrêtés à la grotte aux chauves souris pour ce spectacle magique de plusieurs millions de chauves souris qui en sortent chaque jour à la tombée de la nuit . Au final nous avons vu ou aperçu furtivement pour certains, dans la foret, au bord de la route ou sur le site, des singes araignées, des singes hurleurs, un toucan , 2 tapirs , des dindons , 2
cervidés, des oiseaux . Si comme nous vous êtes très branchés faune et flore plus que archéologie je vous recommande cette agence et excursion avec Fernando.
Le prix n’est effectivement pas donné, mais la route est très longue entre Bacalar et le site (3h30). Prix : 3900 pesos par personne pour 2 (3500 si 3 et 3200 si 4)
jeudi 16 juillet :
Trajet en bus ADO vers Playa Del Carmen (614 pesos par personnes)
A playa Del Carmen, nous avons logé dans un logement loué sur Airbnb. L’immeuble est situé sur la place de la mairie, à côté du casino.
Le gros plus de ce logement est qu’il est très bien situé, pas très loin de la quinta. Cuisine plus que sommaire mais un frigo qui marche bien. Des supermarchés sont disponibles à proximité. La piscine sur le toit terrasse de l'immeuble est très sympa. Par contre les 2 gros points négatifs sont l'insonorisation (on entend carrément le réveil du voisin, et toutes les animations sur la place) et l'absence totale de pression à la douche. Nous étions obligés de remplir une poubelle d’eau pour nous la verser dessus. Quand nous l'avons indiqué au propriétaire il nous a dit que cela n'était pas normal et que quelqu'un passerait régler le problème mais nous
n'avons jamais eu de nouvelles. Au vu des précédents commentaires, le problème semble connu mais non réglé.
Playa del Carmen est très touristique côté quinta avenida, mais dans une ambiance musicale et bon enfant ;
nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Énormément de petites boutiques de souvenirs pour touristes sur cette avenue. Jolie sculpture monumentale sur la plage (les deux personnages qui se rejoignent dans les airs), à coté de laquelle on peut voir le spectacle des Voladores (des hommes qui montent sur un mat, s’y accrochent les pieds par une corde, puis en descendent en tournant, en « volant » autour du mât, tête en bas. Spectacle au chapeau plusieurs fois par jour. Plus jolie que la quinta avenida à notre goût : la
calle 38, végétalisée, luxuriante et plus calme que la quinta avenida, à découvrir en début de soirée, avec la mer au bout. Repas très bons et prix très raisonnables au tacos « El Tio Noy », à quelques mètres de la quinta avenida, dans une rue perpendiculaire.
Pour vos souvenirs, nous vous conseillons d’aller au Walmart plutôt que sur la quinta, où vous trouverez à bons prix et fixes des têtes de mort, de la tequila, du mezcal, des portes clés, des mugs, des verres...
Vendredi 17 juillet :
Nous avons fait l’excursion vers Isla Contoy. Isla Contoy est une île non habitée très protégée. Seules 200 personnes peuvent y accoster par jour par roulement. Seules quelques compagnies ont donc le droit d’y accoster. La plupart des agences délèguent donc la journée à une agence tierce.
Nous avons donc réservé via l’agence VRM (Viviendo Riviera Maya) mais ce n’est pas cette agence qui assure la prestation mais Ocean Tours Mexico. L'île préservée de Contoy est un petit paradis . Nous avons été accompagnés par des guides multilingues et notamment francophones tout au long de la journée. Steffy nous a donné des renseignements sur l'île de Contoy lors d’une petite balade sur les chemins balisés de l’ile et Leño Tlatemoa a mis l'ambiance sur les trajets en bateau avec sa musique et ses danses . L'île de Contoy
est vraiment magnifique et le repas du midi était succulent : poisson et poulet grillés, guacamole et totopos, riz, fruits, boissons (tout est apporté et repris par l’équipe des guides) La partie snorkeling est par contre assez décevante si vous en avez déjà fait à Cozumel par exemple. Le stop sur Isla Mujeres n’a pas trop d'intérêt non plus car trop court pour explorer l'île et c’est une île excessivement touristique. L'excursion a en tout cas était très bien organisée par cette agence et nous avons passés une très bonne journée (prix 2970
pesos par personne)
Samedi 18 juillet :
Nous voulions faire du snorkeling à Cozumel mais nous trouvions que les prix des agences francophonesvétait très chers. Par ailleurs, pour faire du snorkeling nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas de nécessitévd’avoir des guides francophones.
Nous avons donc trouvé une solution bien moins chère en prenant nous même le ferry à Playa Del Carmen etven choisissant une agence de Playa Del Carmen. Le ferry aller-retour nous a coûté 663,50 pesos parvpersonne. Nous avons ensuite pris un taxi pour rejoindre le bateau de snorkeling (100 pesos). L’agence quevnous avons choisi s’appelle Mystic Snorkel. Ils n’ont pas de locaux. La sortie nous a coûté 1400 pesos parvpersonne. Il s’agit d’un petit bateau mais ce jour là nous étions les seuls donc nous avons eu une sortie privéevau prix d’une sortie collective. Nous nous sommes arrêtés sur 4 sites différents. Ils étaient tous très différents
les uns des autres et très jolis. Nous avons vu toutes sortes de poissons, de coraux, un requin nourrice et desvtortues. Le site El cielo avec ses énormes étoiles de mer est exceptionnel. Si vous devez faire du snorkelingvdans le péninsule du Yucatan c’est vraiment la sortie à faire car les autres sites sont assez « pauvres ».
Dimanche 19 juillet :
Matinée plongée avec Triton Diving. J’ai choisi l’option plongée sur Cozumel. Très bonne expérience.
Réservation par whatsapp facile. Le jour des plongées c’est Selene, francophone, qui nous encadrait. Selenevest très attentive à la sécurité de son groupe . Les briefings sont clairs et précis. Sur Cozumel nous avons faitv2 sites très différents : le premier en plongée dérivante avec beaucoup de vie. De beaux coraux et poissons.
Le deuxième était une épave, le C53, un bateau de 56 mètres dans lequel on peut pénétrer. Peu de vie, maisvune belle épave coulée exprès pour les plongeurs donc en très bon état. Un moment inoubliable. Selene avmême pris des vidéos durant la plongée, que le club transmet par la suite gratuitement. Je recommande cevclub.
Pour information à Playa Del Carmen les plages étaient remplies de sargasses pendant notre séjour, malgrévla présence de barrières et malgré le ramassage quotidien. Il semblerait que le problème soit inextricable etvque les sargasses arrivent de plus en plus tôt dans la saison. Des locaux nous ont dit que le tourisme en avaitvpris un sacré coup cet été et qu’ils se demandaient si le tourisme pourrait exister encore longtemps sur lavpériode des sargasses. Beaucoup de touristes traversent donc vers les îles pour aller profiter des plages
d’Isla Mujeres et Cozumel, juste en face, dont ce côté (ouest) est épargné.
Lundi 20 juillet :
Trajet en colectivos pour Puerto Morelos. Un premier colectivo en direction de Cancun qui vous arrête entre Puerto Morelos village et Puerto Morelos plage (40 pesos par personne) et un autre de cet embranchement au bord de la route à Puerto Morelos plage (10 pesos par personne)
A puerto Morelos, nous avions réservé via Airbnb une chambre dans l’établissement Piedra Del Caraïbe.
Meilleur logement de nos vacances au Mexique. Il s’agit d’un appart hôtel. L'appart étant prêt avant l’heure du check in, on nous a autorisé à y entrer. Le logement était fidèle à la description, grand, spacieux, avec un lit King size confortable. La douche avait beaucoup de pression ce qui n’est pas une évidence au Mexique. Le personnel était très gentil et accueillant. Il nous ont permis de profiter de la piscine, des toilettes et de la douche sur le roof top, après le check out, et dans l'attente de l’heure de notre départ vers l'aéroport de Cancun pour notre vol retour. Ils ont même gardé nos bagages. Je recommande fortement cet établissement.
A Puerto Morelos, il y avait beaucoup moins de sargasses qu’à Playa Del Carmen. Cela était un peu plus baignable.
Nous avons fait la sortie snorkeling avec la coopérative des pécheurs pour 450 pesos par personnes durant 2 heures. Le récif est à proximité de la plage (il est interdit d’y aller à la nage) donc il y a très peu de temps de bateau. Ce n’est pas aussi joli qu’à Cozumel mais c’est sympathique et pas très cher. Sur la page de Puerto Morelos vous pouvez aussi accéder à un petit récif pas en très bon état. Il y a aussi un cénote dans la mer où l’eau douce se mélange avec l’eau salée. L’eau est trouble à cet endroit-là. Très bon dîner et excellents cocktails à « la choza del puerto ».
Mardi 21 juillet :
Flâneries dans puerto morelos (allez voir l’église et lisez bien tout ce qui est écrit, c’est divertissant!!), farniente à la piscine de l’hôtel et départ vers l’aéroport de Cancun en taxi (400 pesos) réservé par Indrive, pour rentrer en France.
Nos coups de coeurs :
- Holbox
- la sortie requin baleine
- les cénotes
- la flore et la faune locale très présente
- Isla contoy
- Cabo catoche hormis le snorkeling
Ce qui nous a le moins plu :
- la bioluminescence (très peu visible malgré de bonnes conditions)
- la nourriture que nous avons trouvé peu diversifiée dans les taquerias
- les pourboires constants
- le manque de pression dans les douches (fixes au mur, sans flexible et pommeau)
N’hésitez pas si vous avez des questions tant que c’est encore frais dans nos têtes.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site: