Reconsidérer « l’humanitaire » et le « développement »
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Bonjour,

Juste un petit mot pour vous dire qu’on a écrit un texte de réflexion sur l’humanitaire et le développement avec un ami et je que pense qu’il vaut vraiment le coup d’être lu avant de partir.

A travers ce document nous avons avant tout voulu chercher à provoquer la discussion et le débat sur un sujet qui nous parait fondamental pour tous ceux qui veulent travailler dans des projets dit de « développement » ou « humanitaire ».

En effet comme beaucoup d’autres personnes qui s’intéressent à ces sujets, nombreuses sont les questions qui nous trottent dans la tête :

- Qu’est-ce que le « développement ?» - Est-ce forcément une bonne chose ? - Pourquoi veut-on tant partir « aider les autres » ? - Quels sont les points clés d’un projet qui se fasse vraiment AVEC les personnes concernées et non pas POUR elles ? - …

Le présent document est le résultat d’interrogations menées pendant et après notre scolarité à l’Ecole 3A, dont nous sommes sortis l’année dernière. Avec d’autres, nous avons essayé d’approfondir ces questions et de chercher à proposer des pistes de réflexions pour avancer sur ce sujet.

En effet, à l’occasion de nos différents stages et des discussions avec des personnes travaillant en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, nous nous sommes aperçus qu’il ne suffisait pas de vouloir faire le bien pour bien faire. Aujourd’hui force est de constater que beaucoup de projets humanitaires et de projets de développement se révèlent inutiles, voir contre-productifs.

C’est à partir de ces constats et de ces questionnements que nous avons décidé de rédiger ce document.

Nous n’avons évidemment aucune prétention « au savoir » sur ce sujet. L’important pour nous n’est pas de chercher à avoir le dernier mot, mais plutôt le juste premier. Celui qui va nous obliger à nous interroger et à chercher à creuser plus profond. A travers ce texte nous avons simplement voulu partager avec vous le fruit de nos lectures et de nos rencontres sur un sujet qui ne cesse de nous taquiner…

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre aide, de vos idées, de vos expériences, pour continuer à réfléchir ensemble sur la manière dont nous pouvons monter des projets qui se fassent réellement au rythme de chacun, c’est-à-dire d’abord des plus fragiles et où les habitants se sentent réellement acteurs et initiateurs du projet.

Nous vous invitons donc à lire ce document et à nous renvoyer vos critiques, commentaires, suggestions, idées, … Plus que les bienvenues vos idées sont nécessaires pour avancer ensemble dans cette réflexion. Bonne lecture Ignace et Ben

Vous pouvez trouver le document en cliquant sur le lien suivant :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/72/53/docs-developpement/reconsiderer-le-developpement.pdf Ou en allant sur le site http://boribana.over-blog.com
"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. - http://boribana.over-blog.com
BO BoriBana Regular ·
Vous pouvez aussi lire le compte-rendu d'une conférence faites à la Catho de Lille sur le sujet : La solidarité : coup de cœur ou engagement durable ?

Voici le début de la conférence :

Le thème de cette semaine et de cette soirée est la solidarité. Et la première question qui m’est venue est « solidarité de qui ? » De qui parle-t-on quand on parle de gens qui sont solidaires ?

L’évidence : il faut être solidaire avec ceux qui ont besoin. Les nantis doivent être solidaires avec les démunis. A cheminer aux côtés du Père Joseph Wresinski, et depuis 25 ans dans le Mouvement ATD Quart Monde fondé par lui avec les familles du camp des sans logis de Noisy le Grand je suis persuadé que cette évidence est le fondement de la rencontre manquée entre les hommes autour de la question de la misère.

Rencontres manquées depuis toujours, faussées par les relations de bienfaiteur à obligé, « ma mère n’avait que des bienfaiteurs elle n’avait pas d’ami » disait le Père Joseph et au Sénégal on dit « la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit ».

Rencontres manquées que ce camp créé en 1954 par l’abbé Pierre pour les sans abris. Fait de la générosité de tous, il apparaissait aux personnes qui y arrivaient comme un camp de prisonniers que Geneviève de Gaulle compara au camp de concentration qu’elle avait connu.

Rencontres manquées car depuis toujours on pense pour les pauvres et réinvente les soupes populaires, resto du cœur, distributions humanitaires hyper efficaces qui ne changent rien sur le fond.

Rencontres manquées des milliers de projets inventés pour les populations, sans les populations, qui, bien sûr, échouent et ne font que décourager la générosité
"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. - http://boribana.over-blog.com

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