Réflexion sur la solidarité "occidentale"
by Nicodilo
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J'avoue être favorablement surprise! Comme quoi tout est possible.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
B. Il ne suffit pas de vouloir faire le bien pour bien faire : l’exemple du don de vélo dans un village au Burkina Faso
Illustrons par un exemple concret les effets négatifs que peut avoir un projet qui partait pourtant avec les meilleures intentions du monde.
Problème repéré par une ONG française dans un petit village au Burkina : les enfants du village doivent marcher pendant 1h30 pour aller à l’école.
Solution proposée : l’ONG a décidé d’offrir un vélo à chaque enfant du village pour qu’il puisse aller à l’école plus rapidement. En plus cette solution rentre dans la mode du « développement durable » puisqu’elle est à la fois simple et écologique.
Résultat à court terme : Les enfants ne mettent plus que 30 minutes pour aller à l’école !
Résultat à moyen terme : Les vélos commencent petit à petit à s’abîmer. Les villageois ne disposant pas suffisamment de pièces de rechange ils sont dans l’impossibilité de réparer les vélos.
Le constat pourrait s’arrêter là et il serait très classique dans le monde des projets de développement : « un coup d’épée dans l’eau ». Une ONG a voulu bien faire, mais elle n’a pas été au bout de son projet. Tant pis, ce projet n’aura servi à rien…
Mais le problème c’est qu’il n’a pas servi à rien, il a servi, mais pour faire du « mal ».
Résultat à long terme : Non seulement les villageois se sont retrouvés sans vélo mais en plus ils ont été humiliés. En effet certains des villageois se sont dit après coup : « On doit vraiment être cons, puisque des gens sont venus de loin pour nous aider et que nous n’avons même pas été capables d’entretenir le matériel qu’ils nous ont donné... on est des moins que rien… ».
En effet le fait d’être obligé de recevoir l’aide de quelqu’un est toujours un peu humiliant, mais le fait de ne pas réussir à se servir de cette aide l’est encore plus.
Quand on cherche à creuser plus profond on s’aperçoit donc de la possible perversité « inconsciente » de ce genre de projet.
En effet la prochaine association qui va venir faire un projet dans ce village va se trouver face à des personnes très réticentes, voir ouvertement hostiles, car elles n’auront pas envie de « se faire avoir » une nouvelle fois. Pendant ce temps dans un processus d’inversement de la réalité devenu classique dans les relations Nord-Sud, les membres de l’association risquent de se dire, « mais c’est quand même incroyable, ces gens ne veulent même pas qu’on les aide ! »
Parfois il vaut mieux ne rien faire que de mal faire… C’est pour cela qu’il nous paraît aussi fondamental de prendre un vrai temps de réflexion et de rencontre avant de monter un projet. Par BoriBana
Illustrons par un exemple concret les effets négatifs que peut avoir un projet qui partait pourtant avec les meilleures intentions du monde.
Problème repéré par une ONG française dans un petit village au Burkina : les enfants du village doivent marcher pendant 1h30 pour aller à l’école.
Solution proposée : l’ONG a décidé d’offrir un vélo à chaque enfant du village pour qu’il puisse aller à l’école plus rapidement. En plus cette solution rentre dans la mode du « développement durable » puisqu’elle est à la fois simple et écologique.
Résultat à court terme : Les enfants ne mettent plus que 30 minutes pour aller à l’école !
Résultat à moyen terme : Les vélos commencent petit à petit à s’abîmer. Les villageois ne disposant pas suffisamment de pièces de rechange ils sont dans l’impossibilité de réparer les vélos.
Le constat pourrait s’arrêter là et il serait très classique dans le monde des projets de développement : « un coup d’épée dans l’eau ». Une ONG a voulu bien faire, mais elle n’a pas été au bout de son projet. Tant pis, ce projet n’aura servi à rien…
Mais le problème c’est qu’il n’a pas servi à rien, il a servi, mais pour faire du « mal ».
Résultat à long terme : Non seulement les villageois se sont retrouvés sans vélo mais en plus ils ont été humiliés. En effet certains des villageois se sont dit après coup : « On doit vraiment être cons, puisque des gens sont venus de loin pour nous aider et que nous n’avons même pas été capables d’entretenir le matériel qu’ils nous ont donné... on est des moins que rien… ».
En effet le fait d’être obligé de recevoir l’aide de quelqu’un est toujours un peu humiliant, mais le fait de ne pas réussir à se servir de cette aide l’est encore plus.
Quand on cherche à creuser plus profond on s’aperçoit donc de la possible perversité « inconsciente » de ce genre de projet.
En effet la prochaine association qui va venir faire un projet dans ce village va se trouver face à des personnes très réticentes, voir ouvertement hostiles, car elles n’auront pas envie de « se faire avoir » une nouvelle fois. Pendant ce temps dans un processus d’inversement de la réalité devenu classique dans les relations Nord-Sud, les membres de l’association risquent de se dire, « mais c’est quand même incroyable, ces gens ne veulent même pas qu’on les aide ! »
Parfois il vaut mieux ne rien faire que de mal faire… C’est pour cela qu’il nous paraît aussi fondamental de prendre un vrai temps de réflexion et de rencontre avant de monter un projet. Par BoriBana
Bonjour à tous et merci
Grâce à ce forum, mes idées sont parties dans tous les sens et c'était le but. Enfin et surtout, je me rend compte que tout n'est pas applicable pour tout le monde, ni tout le temps ni partout. Donc on peut écrire tant qu'on veut, on ne résoudra rien, mais c'est bien de l'avoir fait, ça m'a permis de voir qu'on était pas mal à se poser des questions et que cela va interpeller d'autres personnes.
je vais maintenant diriger mes 'recherches' ou lectures plutôt, vers ceux, je pense qui ont un rôle très important et pas forcément positif. A savoir la banque mondiale, l'OMS, le FMI, l'OMC, L'ONU etc... que de projets me diriez-vous...
J'ai aussi trouver grâce à vous des liens très intéressants : http://boribana.over-blog.com/ http://www.antenna.ch/ que je n'ai pas fini d'étudier
et puis encore des livres qu'on m'a conseillé : La grande désillusion (stiglizt) Un peu de Keynes pour l'économie la réalité derrière le mythe (Sabine Trannin) la pauvreté dans l'abondance (De Velde) ...
et puis je cherche encore des articles et des livres sur la régulation des marchés pour éviter les abus la répartition des richesses (un peu de communisme ma foi) décroissance (pour les pays du Nord)
Donc encore beaucoup de lecture, de travail... tout ça pour essayer de se former une opinion personnelle ma foi mais un peu réfléchie
merci à vous encore et à bientôt pour la suite
Nico
Grâce à ce forum, mes idées sont parties dans tous les sens et c'était le but. Enfin et surtout, je me rend compte que tout n'est pas applicable pour tout le monde, ni tout le temps ni partout. Donc on peut écrire tant qu'on veut, on ne résoudra rien, mais c'est bien de l'avoir fait, ça m'a permis de voir qu'on était pas mal à se poser des questions et que cela va interpeller d'autres personnes.
je vais maintenant diriger mes 'recherches' ou lectures plutôt, vers ceux, je pense qui ont un rôle très important et pas forcément positif. A savoir la banque mondiale, l'OMS, le FMI, l'OMC, L'ONU etc... que de projets me diriez-vous...
J'ai aussi trouver grâce à vous des liens très intéressants : http://boribana.over-blog.com/ http://www.antenna.ch/ que je n'ai pas fini d'étudier
et puis encore des livres qu'on m'a conseillé : La grande désillusion (stiglizt) Un peu de Keynes pour l'économie la réalité derrière le mythe (Sabine Trannin) la pauvreté dans l'abondance (De Velde) ...
et puis je cherche encore des articles et des livres sur la régulation des marchés pour éviter les abus la répartition des richesses (un peu de communisme ma foi) décroissance (pour les pays du Nord)
Donc encore beaucoup de lecture, de travail... tout ça pour essayer de se former une opinion personnelle ma foi mais un peu réfléchie
merci à vous encore et à bientôt pour la suite
Nico
(un texte écrit par une amie que j'attendais avec impatience et que j'aimerai vous faire partager) Bonne lecture...
Salut Nico, Salut m’sieurs dames, Et tout de suite : attention aux généralités !!!!
Premiere chose, le milieu de l’humanitaire est comme tous les autres : il y a du bon, il y a du mauvais. Mais l’eloignement, l’inconnu, l’exotisme, les catastrophes qui font le contexte de ces metiers ont tres vite pousse les gens qui ne sortaient pas de chez eux a fantasmer l’ensemble de la profession, a eriger en saints ceux qui osaient partir dans des conditions aussi terribles. Aussi parce que l’histoire de l’humanitaire prend ses sources dans l’aide aux blesses des grands conflits. Alors voila, pendant des decennies, les gens des ONG etaient « nos » heros, en fait parfaitement inconnus, on ne savait pas vraiment ce qu’ils vivaient au quotidien, comment ils se comportaient, mais on y transposait a l’exces toutes nos petites culpabilites, tous nos besoins de bonne conscience. Et l’on considerait largement que la volonte d’aider l’autre se suffisait a elle-meme, sans se poser la questions du comment, pourquoi, a quel prix… Puis vinrent les annees 90, et les premiers gros scandales. Tout d’un coup, le petit occidental moyen voyait s’etaler dans les journaux des histoires sordides d’humanitaires pedophiles, de detournement d’argent, etc… et « oh ! vous nous avez trahi ! » Au fil des ans, le debat a grossi -merci les medias, au passage, pour votre denegation du journalisme et de l’information au profit du spectaculaire, du choc, du vendable…- et les gens se sont senti floues : ceux qui par leur seule expatriation leur apportaient fantasmes de solidarite et excuses a toutes leurs petites lachetes quotidiennes n’ont pas tolere qu’ont les prive de ce confort. Et tout comme une personne peut-etre encensee puis jetee a terre en quelques jours par « la masse », l’humanitaire est passe du podium des heros au banc des suspects. De nos jours, les gens pensent « c’est bien, mais… ».
Du cote de celui qui se sont un peu plus penches sur la question, les culpabilites s’enchainent au fil des bien pensants de nos societes. Apres avoir applaudi les ONG lorsqu’on se mortifiait d’un passe colonialiste, voila que l’extension de nos modeles de vie nous donnent le tournis, le vertige, et on commence a se dire qu’on aimerait bien conserver (pour notre plaisir ?...) des petites poches de vie autochtone, de l’authenticite svp, « oh, c’est tellement touchant ces gens qui vivent presque nus et triment toute la journee pour faire pousser leur nourriture …». « Et puis regardez, ilsn’ ont pas l’air malheureux… ». Bon, j’en fais peut-etre un peu trop, mais je voudrais vous faire remarquer que chaque cas et particulier. Et si les villageois avec qui je bosse en ce moment aimeraient rester sur leur montagne pour continuer de chasser et d’honorer leurs esprits, ils reclament aussi fortement de pouvoir s’offrir des telephones portables et d’envoyer leurs enfants a l’ecole… Car le mal est déjà fait en matiere de « reve occidental » inculque a tous, faut pas rever (enfin, si, il faut, mais la-dessus pas d’hypocrisie svp). Apres, toute la complexite est de trouver le juste milieu entre le « developpement » sous ses formes mondialisees et la preservation des identites et des modes de vie propre a chacun. C’est pas evident…
Du coup, pour en revenir a l’humanitaire, on est certes dans une transition du « aider l’autre » a « comment aider l’autre reellement, et apres tout ne serait-ce pas dans certains cas en se privant de l’aventure d’intervenir ? ». Chaque situation est specifique, car humaine. Et pour connaitre un peu ce milieu, je dirais aussi, et avant tout, qu’au-dela des cliches (encenseurs ou critiques) sur les ONG, comment chaque projet se deroule tient a 75% a la personnalite de celui/celle qui mene la barque : le chef de mission. Ainsi, une meme organisation peut-elle mener un programme extraordinaire en un lieu, parce que le chef sur place connait bien la region, l’aime, se pose des questions, ecoutent les autres, est engage, innove, envoit l’administration se faire foutre si besoin, se risque, essaye encore, etc. alors qu’ailleurs, de preference dans une sympathique capitale tropicale, Monsieur le Boss s’attachera plus a la beaute des femmes du pays, a l’expertise de ses boissons l’acoolisees et a ses avantages professionnels a vomir (voiture et chauffeur, maison payee, prime de risque…). Oui, je prends les exemples extremes, ils existent l’un et l’autre.
Quant a « ce que le capitalisme donne, la solidarite le redonne au compte-goutte », apprend-on vraiment quelquechose ? On sait tous comment ca se passe bordel !!! Mais on ne le croit pas, on ne l’integre pas. Et la je vous renvois la balle : oui, quand on fait nos courses dans un supermarche, on favorise cette soi-disant « main invisible » merdique, quand on consomme le petrole du Nigeria, achete le tee-shirt made in China, on dit « amen » au système… Bon, je suis remontee, me suis enchainee cette semaine le documentaire « We feed the World », le film « Home » et le bouquin « La haine de l’Occident » du genial J. Ziegler, forcement… Mais j’ai encore envie de raler, l’humanitaire, il commence a sa porte… pas besoin d’exotisme, d’aventure -et de complexe de superiorite pour croire profondement que « sans nous, ils ne sont sortiront pas ».
Comme cette parole de l’islam que tu cites, Gandhi disait qu’il n’y avait pas de meilleure lecon a donner que, en silence, de montrer l’exemple.
Je crois aussi profondement a cette phrase: « la question n’est pas de savoir ce que l’on aurait fait a leur place, mais de savoir ce que l’on fait a la notre »
D’autres reactions a ton texte, point par point : « donnez une image solidaire a votre societe » ; tout est la : DONNEZ UNE IMAGE bla bla bla. Tu remplaces par ecolo, c’est la meme. Le dictat de la com’, gouvernant la majorite des consciences et du fric. Sans compter ce foutu dictat des chiffres, allie de la com’, qui rend plus interessant aux yeux de beaucoup d’avoir construit 10 batiments scolaires que d’en avoir bati seulement deux mais avec equipement, formation des instits, reflexion sur un programme scolaire qui tiendrait compte de l’histoire et de la culture propres au lieu, et reserve (soux et ressources humaines) pour un suivi sur plusieurs annees… Et ainsi les milliers de morts et les millions de dollars deviennent-ils en eux-memes les objets de nos activites sans plus reagir aux histoires personnelles. Je vote pour une reintegration du qualitatif au premier rang de nos preoccupations, et de celui des ONG !
« asile pour europeens blases », la, t’y vas un peu fort. C’est parfois le cas, mais n’oublie pas que dans l’histoire nous sommes, les occidentaux, les premieres generations a ne pas avoir eu de guerre dans notre pays. Or l’humain a toujours besoin de combats personnels pour se sentir exister, et si ce combat eclate a la gueule de tous, c’est plus simple d’y trouver son role et de le revendiquer. Alors, de la facilite peut-etre ?
« Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation… » Oh la la ! Grave de dire ca ! Se meler des affaires des autres ne serait justifiee que si leurs actes peuvent avoir des consequences nefastes sur nos petits conforts ?!!!!! Et par contre, pour faire encore du lourd, toutes ces ignominies a l’encontre des femmes dans quelques pays, ne nous affectant pas directement, devraient beneficier de nos paupieres les plus closes ?!!!! Pas d’accord ! Et c’est pourtant egalement un courant de penser « politiquement correct » et largement mis en avant qui pourrait bientôt priver des milliers de communautes de leurs forets ancestrales, au titre de la « taxe carbone » et compagnie…
Bon, j’arrete la. Guette ta reponse (et au passage, tu deviens quoi ?????).
Prenez soin de vous, m’sieurs dames, et des autres !
A
Salut Nico, Salut m’sieurs dames, Et tout de suite : attention aux généralités !!!!
Premiere chose, le milieu de l’humanitaire est comme tous les autres : il y a du bon, il y a du mauvais. Mais l’eloignement, l’inconnu, l’exotisme, les catastrophes qui font le contexte de ces metiers ont tres vite pousse les gens qui ne sortaient pas de chez eux a fantasmer l’ensemble de la profession, a eriger en saints ceux qui osaient partir dans des conditions aussi terribles. Aussi parce que l’histoire de l’humanitaire prend ses sources dans l’aide aux blesses des grands conflits. Alors voila, pendant des decennies, les gens des ONG etaient « nos » heros, en fait parfaitement inconnus, on ne savait pas vraiment ce qu’ils vivaient au quotidien, comment ils se comportaient, mais on y transposait a l’exces toutes nos petites culpabilites, tous nos besoins de bonne conscience. Et l’on considerait largement que la volonte d’aider l’autre se suffisait a elle-meme, sans se poser la questions du comment, pourquoi, a quel prix… Puis vinrent les annees 90, et les premiers gros scandales. Tout d’un coup, le petit occidental moyen voyait s’etaler dans les journaux des histoires sordides d’humanitaires pedophiles, de detournement d’argent, etc… et « oh ! vous nous avez trahi ! » Au fil des ans, le debat a grossi -merci les medias, au passage, pour votre denegation du journalisme et de l’information au profit du spectaculaire, du choc, du vendable…- et les gens se sont senti floues : ceux qui par leur seule expatriation leur apportaient fantasmes de solidarite et excuses a toutes leurs petites lachetes quotidiennes n’ont pas tolere qu’ont les prive de ce confort. Et tout comme une personne peut-etre encensee puis jetee a terre en quelques jours par « la masse », l’humanitaire est passe du podium des heros au banc des suspects. De nos jours, les gens pensent « c’est bien, mais… ».
Du cote de celui qui se sont un peu plus penches sur la question, les culpabilites s’enchainent au fil des bien pensants de nos societes. Apres avoir applaudi les ONG lorsqu’on se mortifiait d’un passe colonialiste, voila que l’extension de nos modeles de vie nous donnent le tournis, le vertige, et on commence a se dire qu’on aimerait bien conserver (pour notre plaisir ?...) des petites poches de vie autochtone, de l’authenticite svp, « oh, c’est tellement touchant ces gens qui vivent presque nus et triment toute la journee pour faire pousser leur nourriture …». « Et puis regardez, ilsn’ ont pas l’air malheureux… ». Bon, j’en fais peut-etre un peu trop, mais je voudrais vous faire remarquer que chaque cas et particulier. Et si les villageois avec qui je bosse en ce moment aimeraient rester sur leur montagne pour continuer de chasser et d’honorer leurs esprits, ils reclament aussi fortement de pouvoir s’offrir des telephones portables et d’envoyer leurs enfants a l’ecole… Car le mal est déjà fait en matiere de « reve occidental » inculque a tous, faut pas rever (enfin, si, il faut, mais la-dessus pas d’hypocrisie svp). Apres, toute la complexite est de trouver le juste milieu entre le « developpement » sous ses formes mondialisees et la preservation des identites et des modes de vie propre a chacun. C’est pas evident…
Du coup, pour en revenir a l’humanitaire, on est certes dans une transition du « aider l’autre » a « comment aider l’autre reellement, et apres tout ne serait-ce pas dans certains cas en se privant de l’aventure d’intervenir ? ». Chaque situation est specifique, car humaine. Et pour connaitre un peu ce milieu, je dirais aussi, et avant tout, qu’au-dela des cliches (encenseurs ou critiques) sur les ONG, comment chaque projet se deroule tient a 75% a la personnalite de celui/celle qui mene la barque : le chef de mission. Ainsi, une meme organisation peut-elle mener un programme extraordinaire en un lieu, parce que le chef sur place connait bien la region, l’aime, se pose des questions, ecoutent les autres, est engage, innove, envoit l’administration se faire foutre si besoin, se risque, essaye encore, etc. alors qu’ailleurs, de preference dans une sympathique capitale tropicale, Monsieur le Boss s’attachera plus a la beaute des femmes du pays, a l’expertise de ses boissons l’acoolisees et a ses avantages professionnels a vomir (voiture et chauffeur, maison payee, prime de risque…). Oui, je prends les exemples extremes, ils existent l’un et l’autre.
Quant a « ce que le capitalisme donne, la solidarite le redonne au compte-goutte », apprend-on vraiment quelquechose ? On sait tous comment ca se passe bordel !!! Mais on ne le croit pas, on ne l’integre pas. Et la je vous renvois la balle : oui, quand on fait nos courses dans un supermarche, on favorise cette soi-disant « main invisible » merdique, quand on consomme le petrole du Nigeria, achete le tee-shirt made in China, on dit « amen » au système… Bon, je suis remontee, me suis enchainee cette semaine le documentaire « We feed the World », le film « Home » et le bouquin « La haine de l’Occident » du genial J. Ziegler, forcement… Mais j’ai encore envie de raler, l’humanitaire, il commence a sa porte… pas besoin d’exotisme, d’aventure -et de complexe de superiorite pour croire profondement que « sans nous, ils ne sont sortiront pas ».
Comme cette parole de l’islam que tu cites, Gandhi disait qu’il n’y avait pas de meilleure lecon a donner que, en silence, de montrer l’exemple.
Je crois aussi profondement a cette phrase: « la question n’est pas de savoir ce que l’on aurait fait a leur place, mais de savoir ce que l’on fait a la notre »
D’autres reactions a ton texte, point par point : « donnez une image solidaire a votre societe » ; tout est la : DONNEZ UNE IMAGE bla bla bla. Tu remplaces par ecolo, c’est la meme. Le dictat de la com’, gouvernant la majorite des consciences et du fric. Sans compter ce foutu dictat des chiffres, allie de la com’, qui rend plus interessant aux yeux de beaucoup d’avoir construit 10 batiments scolaires que d’en avoir bati seulement deux mais avec equipement, formation des instits, reflexion sur un programme scolaire qui tiendrait compte de l’histoire et de la culture propres au lieu, et reserve (soux et ressources humaines) pour un suivi sur plusieurs annees… Et ainsi les milliers de morts et les millions de dollars deviennent-ils en eux-memes les objets de nos activites sans plus reagir aux histoires personnelles. Je vote pour une reintegration du qualitatif au premier rang de nos preoccupations, et de celui des ONG !
« asile pour europeens blases », la, t’y vas un peu fort. C’est parfois le cas, mais n’oublie pas que dans l’histoire nous sommes, les occidentaux, les premieres generations a ne pas avoir eu de guerre dans notre pays. Or l’humain a toujours besoin de combats personnels pour se sentir exister, et si ce combat eclate a la gueule de tous, c’est plus simple d’y trouver son role et de le revendiquer. Alors, de la facilite peut-etre ?
« Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation… » Oh la la ! Grave de dire ca ! Se meler des affaires des autres ne serait justifiee que si leurs actes peuvent avoir des consequences nefastes sur nos petits conforts ?!!!!! Et par contre, pour faire encore du lourd, toutes ces ignominies a l’encontre des femmes dans quelques pays, ne nous affectant pas directement, devraient beneficier de nos paupieres les plus closes ?!!!! Pas d’accord ! Et c’est pourtant egalement un courant de penser « politiquement correct » et largement mis en avant qui pourrait bientôt priver des milliers de communautes de leurs forets ancestrales, au titre de la « taxe carbone » et compagnie…
Bon, j’arrete la. Guette ta reponse (et au passage, tu deviens quoi ?????).
Prenez soin de vous, m’sieurs dames, et des autres !
A
Bonjour,
Juste une petite question.... Je viens de chercher le livre que tu cites...la pauvreté dans l'abondance (De Velde) sur amazon... mais c'est de John Maynard Keynes. Tu es sur que c'est le bon titre ? Au fait, un livre que je peux te conseiller egalement..L'empire et les nouveaux barbares de Jean Christophe Ruffin. Bonne soiree Nat
Juste une petite question.... Je viens de chercher le livre que tu cites...la pauvreté dans l'abondance (De Velde) sur amazon... mais c'est de John Maynard Keynes. Tu es sur que c'est le bon titre ? Au fait, un livre que je peux te conseiller egalement..L'empire et les nouveaux barbares de Jean Christophe Ruffin. Bonne soiree Nat
Oui Nat, j'me suis gouru
je ne risquais pas de trouver cet auteur
et je ne sais même pas ou je l'ai déniché
De Velde, ct peut-être l'édition et encore pas sûr...
Enfin merci pour J-C Ruffin, je vais essayer de me le procurer d'ailleurs, il doit y avoir plusieurs bons livres de cet auteur ainsi que des récits de voyage
@+ Nico
Enfin merci pour J-C Ruffin, je vais essayer de me le procurer d'ailleurs, il doit y avoir plusieurs bons livres de cet auteur ainsi que des récits de voyage
@+ Nico
Une réponse perso que j'ai reçu et qui profitera à ceux que ça intéresse
Bonjour Nicolas,
J'ai reçu ton texte "réflexion sur les ONG" via mon frère (en copie), qui t'a rencontré au Burkina il ya quelques temps je crois. Je me permet de te répondre par quelques commentaires et idées, personnelles donc forcément biaisées, mais glanées au cours de 5 ans d'études supérieures sur le développement (en France, au Burkina et en Angleterre) et 5 autres passées à parcourir le monde en travaillant pour diverses organisations de développement, notamment des ONG, sur différents continents et dans divers contextes, je devrais prochainement rejoindre le Comité International de la Croix Rouge en tant qu'ingénieur eau/habitat).
Je te répond point par point en bleu dans ton texte ci-dessous, mais voici aussi quelques commentaires généraux:
- les questions que tu poses de légitimité /efficacité de l'aide au développement par des organismes extérieurs (pas uniquement ONG, mais aussi bailleurs de fonds, organismes de coopération bilatérale, organisations internationales/multilatérales) reviennent régulièrement dans les discours même des différents acteurs du développement. Il s'agit de vraies questions, auxquelles il est extrêmement difficile de répondre de manière générale tant les situations et contextes peuvent être localement différents. Néanmoins, certains de ceux qui travaillent dans ce milieux savent pertinemment que le système est à améliorer, et réfléchissent et travaillent en ce sens.
- Les gens qui travaillent dans le développement (= situations stables) et l'humanitaire (= contextes d'urgence) ont l'habitude de passer, en fonction des moments et des personnes, soit pour des héros, soit pour des amateurs, soit pour d'ignobles et/ou malhonnêtes profiteurs. Nous sommes, ou essayons d'être, des professionnels au service de gens, comme les infirmiers, les politiques, les enseignants, etc. Qu'il existe de mauvais exemples ponctuels dans nos métiers est incontestable. Il est néanmoins très schématique de nous assimiler automatiquement à l'une des 3 catégories précédentes.
- les phénomènes de développement (humain, économique, etc), de pauvreté, de politique/géopolitique que tu évoques ci-dessous sont extrêmement complexes. Il est donc très simplificateurs de vouloir les traiter, en même temps, en si peu de mots, si peu objectifs. Si ces problèmes étaient si simples, ils seraient déjà réglés et on n'en parlerait déjà plus, n'est-ce pas ?
Je reste bien sûr à ta disposition si tu veux parler de tout ça
R.
«C'est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde » Faux. Ce n'est pas parce qu'on cuisine que l'on produit forcément un bon repas. "Faire bien" et très différent de "faire", dans le développement comme dans tout métier. On entend cette réflexion régulièrement, dans de nombreuses bouches, mais elle reste une généralité bien-pensante dénuée de sens, une coquille vide. Le développement et l'humanitaire sont des métiers, qui s'apprennent avant de les pratiquer. Malheureusement, ils sont trop souvent pratiqués par des gens qui n'en connaissent pas suffisamment les difficultés et les enjeux (petites ONG amateur, coopération décentralisée, etc).
« Donner faites un don, et déduisez le des impôts » Vrai. Ce dispositif, à l'origine appelé "Loi Coluche" (car suggéré par ledit Coluche, mais de son vrai nom "article 238 bis du Code Général des Impôts", puis renforcé par plusieurs gouvernements successifs, de gauche et droite, http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Coluche et http://www.restosducoeur.org/lire_news.php?id=15, etc) incite financièrement les gens à financer des ONG de leur choix. Il existe néanmoins de nombreuses manières de réduire ses impôts et de gagner de l'argent, par exemple en investissant dans des PME. Peu de gens financent des ONG uniquement pour baisser leurs impôts, même si cela existe. Le vrai débat est la manière dont les gens s'informent et décident de financer telle ou telle organisation. Ne connaissant que peu les milieux sociaux/développement/humanitaire, ils peuvent ne pas en comprendre tous les enjeux/difficultés et financer des actions moins légitimes et efficaces que d'autres en disant exactement la phrase que tu notes ci-dessus.
« Donner une image solidaire à votre société » Vrai mais pas toujours. Le "Développement Durable" (donc le social/solidaire mais aussi l'environnemental) donne une bonne image à une entreprise, mais la plupart des consommateurs n'est pas dupe ! Ce n'est pas l'investissement dans ces domaines qui sont criticables, c'est la manière dont ces investissements sont utilisés. Il existe de très bons exemples de sociétés faisant de la solidarité efficacement (et pas uniquement pour leur image, mais aussi pour faire leur métier, par exemple Nutriset, ou parfois Veolia), comme il existe des projets privés plus discutables (je citerai les projets développement durable de Total au Myanmar, même si certains points peuvent être positifs, les projets de Water Force (Veolia) ou Aquassistance (Suez), très "communication et prestige" dans l'ensemble).
« Grâce à vous, l'enfant parrainé aura la chance d'être sauvé de la misère, d'aller à l'école, de se soigner, d'être protéger, de s'habiller.. » Vrai/faux. De nombreuses ONG ont, il est vrai, cette mauvaise habitude de discours culpabilisant. Les enfants, et les femmes, sont souvent au coeur de ce type de discours, souvent abusifs, cachant sous des mots accrocheurs et simplificateurs des réalités très complexes qui dépassent largement le cadre d'une simple "parrainage". Néanmoins, il existe de bons exemples de tels systèmes, qui peuvent s'apparenter à des bourses d'études, que nous avons aussi dans des pays développés comme le nôtre.
Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte ! Titre journalistequement excellent mais très simplificateur, comme le texte qui suit. Les aspects sociaux, économiques, politiques, techniques, environnementaux, etc du développement (local comme global) sont des phénomènes très complexes ! Il est très réducteur (= pas totalement, mais partiellement faux) d'associer la pauvreté du Sud au modèle de vie (économique/social) du Nord, ou au "capitalisme". Certains pays du sud, récipients de la solidarité, sont d'ailleurs beaucoup plus "capitalistes" que certains pays du nord donnateurs. Le Brésil serait un bon exemple.
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d'un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieurs au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé?) La sémantique de certaines ONG est effectivement discutable ("éduquer", "oeuvrer", "sauver", etc), mais il ne s'agit presque jamais de gens se pensant supérieurs, bien au contraire. C'est plus souvent un complexe d'infériorité / de culpabilité /de responsabilité qui motive certaines structures de développement (notamment les petites ONG amateurs, etc), ou certaines personnes. Ces sentiments sont très discutables, la responsabilité du mauvais développement de certaines pays a des causes historiques, économiques, etc mais surtout politiques (globales, mais aussi et largement locales). On pourra toujours blâmer les ONG, la Banque Mondiale et le FMI, etc mais ne pourra pas dire que Blaise Compaoré soit un président très efficace par exemple. J'ajouterais que si Blaise Compaoré était plus efficace et plus charismatique, il aurait plus d'emprise sur ces divers acteurs du développement, effectivement souvent peu exemplaires dans son pays.
Notre exemple occidental fondu d'individualisme, n'étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d'aller donner des leçons, et par le biais d'ONG, d'aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire. Notre exemple occidental n'est pas fondu d'individualisme. En Europe particulièrement, les Etats et l'UE ont développé des systèmes très complexes et très lourds de solidarités (impôts, sécurité sociale et retraites, solidarités entre régions/pays pauvres et régions/pays plus riches dans l'UE). Tu évoques les ONG mais elles ne sont pas les seules à travailler dans le développement (cf bailleurs, coopérations et organismes internationaux cités plus hauts), et ne sont jamais les principaux décideurs. Les politiques (du sud et du nord) sont les principaux décisionnaires, suivis des bailleurs de fonds (bilatéraux/multilatéraux).
Comme le dit le prophète de l'Islam, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l'exemple louable d'une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ? Il ne s'agit pas de "convertir", le développement ne devrait pas être une idéologie, mais de "permettre" aux gens de faire des choix et d'améliorer leurs conditions de vie. D'autre part, le débat, très actuel, de l'interprétation de textes vieux de plusieurs siècles évoquant des situations très différentes, dans le temps et l'espaces, de nos sociétés d'aujourd'hui, elles-même très différentes les unes des autres, font que cet argument ne me semble pas judicieux, dans ce contexte du moins.
Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s'investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés. Parfois vrai mais très schématique ! La plupart des gens qui s'expatrient ne le font pas pour fuir des problèmes, mais pour participer à des projets (privés et/ou publics), découvrir d'autres horizons géographiques et culturels, mettre en oeuvre une certaine vision de la solidarité. Les grosses ONG, par rapports aux années 70/80, deviennent de plus en plus professionnelles (je ne parle pas des petites structures animées par un quartier ou un groupe d'amis en France). Et toi, pourquoi t'es-tu expatrié ?
De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d'aller et venir pour traiter tous les maux avec de l'argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c'est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s'expatrier ? Les gens migrent autant parce qu'ils sont attiré par une meilleure/autre vie que parce que la leur est misérable. Je suis d'accord pour dire qu'il ne devrait pas être permis à chacun de monter son association de développement (le développement/l'humanitaire sont des métiers, nécessitant des compétences particulières), bien que l'interdire pourrait ne pas être démocratique (alors disons "encadrer"). Dire que cela accélère la mondialisation est une thèse discutable mais intéressante (http://www.observatoire-humanitaire.org/etudes/textes_1.htm). La mondialisation n'a pas attendu les ONG pour commencer, cf la route de la Soie.
Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l'élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l'électricité? Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs. Comme le dit le dicton congolais, "il est facile de cracher dans la soupe après l'avoir mangée". Tu as profité d'un début de vie avec de la sécurité, des soins, une éducation, de l'argent (un minimum), du confort... as-tu déjà passé plusieurs années d'affilée dans un de ces villages que tu décris ? T'es-tu imaginé que certaines des "cultures saines" et "l'élevage limité" ne subissent aucun contrôle sanitaire (vétérinaires pour le bétail malade qu'ils mangent parfois, d'élevage extensif mais souvent aussi intensifs (poulets), résidus pesticides pour les cultures qu'ils produisent parfois en réutilisant des intrants destinés à d'autres cultures comme le coton, cf Burkina ou Mali ?). Ce discours me semble être celui d'un occidental louant le "mythe du bon sauvage", malheureusement très éloigné des réalités du monde rural, en Afrique et ailleurs !
Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l'eau, de la pêche, de la déforestation? La gestion de l'eau (c'est ma spécialité) est souvent, sauf cas exceptionnel, assez locale et n'oblige personne à se mêler des affaires des autres (on transporte le pétrole sur des milliers de km, pas l'eau, elle se consomme proche de son lieu d'exploitation car sinon trop cher). La déforestation est une autre chose, elle a des conséquences collectives, mais celle du Sahel reste très marginale à l'échelle planétaire (comparée à celle d'Indonésie, Gabon, RDC, Brésil, etc et leurs conséquences globales).
Mais pourtant, avant d'aller dans les villages leur expliquer qu'il faut arrêter de couper le bois, même si c?est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement. D'accord avec la première partie, il est discutable de prétendre changer un mode de vie (en tous cas sans proposer d'alternative acceptable par les gens concernés), mais le fait que nos modes de vie tuent ces gens est très, très schématique. Tu es toi aussi frappé par une sentiment de culpabilité / responsabilité très occidentalo-centré !
Je comprends aussi qu'on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N'est-il pas à leur gouvernement d'améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement. Ceci dénote une méconnaissance profonde du milieu du développement et de l'humanitaire. Les organismes de développement (ONG, bailleurs, etc) donnent relativement peu de médicaments, nourriture, etc, sauf en cas d'urgence, cas que tu évoques ci-dessous et que je traiterai séparément. Au contraire, les plus gros acteurs (Union Européenne, Nations Unies, ONG type Oxfam/Care/ACF, etc) essaient de travailler, en coopération avec les gouvernements, municipalités et autres décisionnaires politiques (à l'échelle nationale/régionale/locale), sur des projets "durables" (donc long terme). La pluplart des fonds de développement sont dépensés sous forme d'infrastructures (eau potable/assainissement, routes, bâtiments publics, etc) et de formation (formation directe de professionnels/fonctionnaires, réformes des institutions, etc). Même si les systèmes de développement sont loin d'être parfaits et très largement critiquables, il faut avant de les critiquer essayer de comprendre leur (dys)fonctionnements réels !
Je comprends aussi qu'en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s'ébroue et c'est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d'armes et autres vols d'enfants ! Les budgets et enjeux politiques sont décuplés en temps de conflit armé ou catastrophes naturelles (la réponse d'urgence est mon activité principale). Ce sont certes des problèmes graves mais qui restent ponctuels: les principaux problèmes de pauvreté (pas uniquement monétaire mais aussi éducation, santé, etc) sont chroniques et viennent de (manque de) décisions politiques.
Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu'à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d'assisté? » Sankara avait 1000 fois raison, "par manque d'organisation". C'est dire combien le développement est une affaire politique. Dans de nombreux pays du sud, les dirigeants ne prennent pas de décisions fortes pour diffuser/distribuer éducation, soin, progrès techniques, sociaux, économiques. Les organismes de développement se substituent parfois aux gouvernements, cela peut être nécessaire (urgence, guerre, etc) mais est toujours dommage. Mais ce n'est surtout que rarement le cas ! Les bailleurs, ONG, etc ne sont idéalement là que pour accompagner et soutenir les politiques des dirigeants du sud. Encore faut-il que ces derniers prennnent des décisions allant vers le développement de leur propre pays. C'est encore trop peu souvent le cas, et en cela je suis en total désaccord avec "nous sommes obligés": non, le Burkina et les autres pays en développement ne sont pas obligés de tendre la main. Ils peuvent aussi prendre leurs propres décisions pour palier au "manque d'organisation".
Dilo 🏴☠️
Bonjour Nicolas,
J'ai reçu ton texte "réflexion sur les ONG" via mon frère (en copie), qui t'a rencontré au Burkina il ya quelques temps je crois. Je me permet de te répondre par quelques commentaires et idées, personnelles donc forcément biaisées, mais glanées au cours de 5 ans d'études supérieures sur le développement (en France, au Burkina et en Angleterre) et 5 autres passées à parcourir le monde en travaillant pour diverses organisations de développement, notamment des ONG, sur différents continents et dans divers contextes, je devrais prochainement rejoindre le Comité International de la Croix Rouge en tant qu'ingénieur eau/habitat).
Je te répond point par point en bleu dans ton texte ci-dessous, mais voici aussi quelques commentaires généraux:
- les questions que tu poses de légitimité /efficacité de l'aide au développement par des organismes extérieurs (pas uniquement ONG, mais aussi bailleurs de fonds, organismes de coopération bilatérale, organisations internationales/multilatérales) reviennent régulièrement dans les discours même des différents acteurs du développement. Il s'agit de vraies questions, auxquelles il est extrêmement difficile de répondre de manière générale tant les situations et contextes peuvent être localement différents. Néanmoins, certains de ceux qui travaillent dans ce milieux savent pertinemment que le système est à améliorer, et réfléchissent et travaillent en ce sens.
- Les gens qui travaillent dans le développement (= situations stables) et l'humanitaire (= contextes d'urgence) ont l'habitude de passer, en fonction des moments et des personnes, soit pour des héros, soit pour des amateurs, soit pour d'ignobles et/ou malhonnêtes profiteurs. Nous sommes, ou essayons d'être, des professionnels au service de gens, comme les infirmiers, les politiques, les enseignants, etc. Qu'il existe de mauvais exemples ponctuels dans nos métiers est incontestable. Il est néanmoins très schématique de nous assimiler automatiquement à l'une des 3 catégories précédentes.
- les phénomènes de développement (humain, économique, etc), de pauvreté, de politique/géopolitique que tu évoques ci-dessous sont extrêmement complexes. Il est donc très simplificateurs de vouloir les traiter, en même temps, en si peu de mots, si peu objectifs. Si ces problèmes étaient si simples, ils seraient déjà réglés et on n'en parlerait déjà plus, n'est-ce pas ?
Je reste bien sûr à ta disposition si tu veux parler de tout ça
R.
«C'est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde » Faux. Ce n'est pas parce qu'on cuisine que l'on produit forcément un bon repas. "Faire bien" et très différent de "faire", dans le développement comme dans tout métier. On entend cette réflexion régulièrement, dans de nombreuses bouches, mais elle reste une généralité bien-pensante dénuée de sens, une coquille vide. Le développement et l'humanitaire sont des métiers, qui s'apprennent avant de les pratiquer. Malheureusement, ils sont trop souvent pratiqués par des gens qui n'en connaissent pas suffisamment les difficultés et les enjeux (petites ONG amateur, coopération décentralisée, etc).
« Donner faites un don, et déduisez le des impôts » Vrai. Ce dispositif, à l'origine appelé "Loi Coluche" (car suggéré par ledit Coluche, mais de son vrai nom "article 238 bis du Code Général des Impôts", puis renforcé par plusieurs gouvernements successifs, de gauche et droite, http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Coluche et http://www.restosducoeur.org/lire_news.php?id=15, etc) incite financièrement les gens à financer des ONG de leur choix. Il existe néanmoins de nombreuses manières de réduire ses impôts et de gagner de l'argent, par exemple en investissant dans des PME. Peu de gens financent des ONG uniquement pour baisser leurs impôts, même si cela existe. Le vrai débat est la manière dont les gens s'informent et décident de financer telle ou telle organisation. Ne connaissant que peu les milieux sociaux/développement/humanitaire, ils peuvent ne pas en comprendre tous les enjeux/difficultés et financer des actions moins légitimes et efficaces que d'autres en disant exactement la phrase que tu notes ci-dessus.
« Donner une image solidaire à votre société » Vrai mais pas toujours. Le "Développement Durable" (donc le social/solidaire mais aussi l'environnemental) donne une bonne image à une entreprise, mais la plupart des consommateurs n'est pas dupe ! Ce n'est pas l'investissement dans ces domaines qui sont criticables, c'est la manière dont ces investissements sont utilisés. Il existe de très bons exemples de sociétés faisant de la solidarité efficacement (et pas uniquement pour leur image, mais aussi pour faire leur métier, par exemple Nutriset, ou parfois Veolia), comme il existe des projets privés plus discutables (je citerai les projets développement durable de Total au Myanmar, même si certains points peuvent être positifs, les projets de Water Force (Veolia) ou Aquassistance (Suez), très "communication et prestige" dans l'ensemble).
« Grâce à vous, l'enfant parrainé aura la chance d'être sauvé de la misère, d'aller à l'école, de se soigner, d'être protéger, de s'habiller.. » Vrai/faux. De nombreuses ONG ont, il est vrai, cette mauvaise habitude de discours culpabilisant. Les enfants, et les femmes, sont souvent au coeur de ce type de discours, souvent abusifs, cachant sous des mots accrocheurs et simplificateurs des réalités très complexes qui dépassent largement le cadre d'une simple "parrainage". Néanmoins, il existe de bons exemples de tels systèmes, qui peuvent s'apparenter à des bourses d'études, que nous avons aussi dans des pays développés comme le nôtre.
Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte ! Titre journalistequement excellent mais très simplificateur, comme le texte qui suit. Les aspects sociaux, économiques, politiques, techniques, environnementaux, etc du développement (local comme global) sont des phénomènes très complexes ! Il est très réducteur (= pas totalement, mais partiellement faux) d'associer la pauvreté du Sud au modèle de vie (économique/social) du Nord, ou au "capitalisme". Certains pays du sud, récipients de la solidarité, sont d'ailleurs beaucoup plus "capitalistes" que certains pays du nord donnateurs. Le Brésil serait un bon exemple.
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d'un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieurs au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé?) La sémantique de certaines ONG est effectivement discutable ("éduquer", "oeuvrer", "sauver", etc), mais il ne s'agit presque jamais de gens se pensant supérieurs, bien au contraire. C'est plus souvent un complexe d'infériorité / de culpabilité /de responsabilité qui motive certaines structures de développement (notamment les petites ONG amateurs, etc), ou certaines personnes. Ces sentiments sont très discutables, la responsabilité du mauvais développement de certaines pays a des causes historiques, économiques, etc mais surtout politiques (globales, mais aussi et largement locales). On pourra toujours blâmer les ONG, la Banque Mondiale et le FMI, etc mais ne pourra pas dire que Blaise Compaoré soit un président très efficace par exemple. J'ajouterais que si Blaise Compaoré était plus efficace et plus charismatique, il aurait plus d'emprise sur ces divers acteurs du développement, effectivement souvent peu exemplaires dans son pays.
Notre exemple occidental fondu d'individualisme, n'étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d'aller donner des leçons, et par le biais d'ONG, d'aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire. Notre exemple occidental n'est pas fondu d'individualisme. En Europe particulièrement, les Etats et l'UE ont développé des systèmes très complexes et très lourds de solidarités (impôts, sécurité sociale et retraites, solidarités entre régions/pays pauvres et régions/pays plus riches dans l'UE). Tu évoques les ONG mais elles ne sont pas les seules à travailler dans le développement (cf bailleurs, coopérations et organismes internationaux cités plus hauts), et ne sont jamais les principaux décideurs. Les politiques (du sud et du nord) sont les principaux décisionnaires, suivis des bailleurs de fonds (bilatéraux/multilatéraux).
Comme le dit le prophète de l'Islam, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l'exemple louable d'une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ? Il ne s'agit pas de "convertir", le développement ne devrait pas être une idéologie, mais de "permettre" aux gens de faire des choix et d'améliorer leurs conditions de vie. D'autre part, le débat, très actuel, de l'interprétation de textes vieux de plusieurs siècles évoquant des situations très différentes, dans le temps et l'espaces, de nos sociétés d'aujourd'hui, elles-même très différentes les unes des autres, font que cet argument ne me semble pas judicieux, dans ce contexte du moins.
Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s'investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés. Parfois vrai mais très schématique ! La plupart des gens qui s'expatrient ne le font pas pour fuir des problèmes, mais pour participer à des projets (privés et/ou publics), découvrir d'autres horizons géographiques et culturels, mettre en oeuvre une certaine vision de la solidarité. Les grosses ONG, par rapports aux années 70/80, deviennent de plus en plus professionnelles (je ne parle pas des petites structures animées par un quartier ou un groupe d'amis en France). Et toi, pourquoi t'es-tu expatrié ?
De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d'aller et venir pour traiter tous les maux avec de l'argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c'est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s'expatrier ? Les gens migrent autant parce qu'ils sont attiré par une meilleure/autre vie que parce que la leur est misérable. Je suis d'accord pour dire qu'il ne devrait pas être permis à chacun de monter son association de développement (le développement/l'humanitaire sont des métiers, nécessitant des compétences particulières), bien que l'interdire pourrait ne pas être démocratique (alors disons "encadrer"). Dire que cela accélère la mondialisation est une thèse discutable mais intéressante (http://www.observatoire-humanitaire.org/etudes/textes_1.htm). La mondialisation n'a pas attendu les ONG pour commencer, cf la route de la Soie.
Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l'élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l'électricité? Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs. Comme le dit le dicton congolais, "il est facile de cracher dans la soupe après l'avoir mangée". Tu as profité d'un début de vie avec de la sécurité, des soins, une éducation, de l'argent (un minimum), du confort... as-tu déjà passé plusieurs années d'affilée dans un de ces villages que tu décris ? T'es-tu imaginé que certaines des "cultures saines" et "l'élevage limité" ne subissent aucun contrôle sanitaire (vétérinaires pour le bétail malade qu'ils mangent parfois, d'élevage extensif mais souvent aussi intensifs (poulets), résidus pesticides pour les cultures qu'ils produisent parfois en réutilisant des intrants destinés à d'autres cultures comme le coton, cf Burkina ou Mali ?). Ce discours me semble être celui d'un occidental louant le "mythe du bon sauvage", malheureusement très éloigné des réalités du monde rural, en Afrique et ailleurs !
Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l'eau, de la pêche, de la déforestation? La gestion de l'eau (c'est ma spécialité) est souvent, sauf cas exceptionnel, assez locale et n'oblige personne à se mêler des affaires des autres (on transporte le pétrole sur des milliers de km, pas l'eau, elle se consomme proche de son lieu d'exploitation car sinon trop cher). La déforestation est une autre chose, elle a des conséquences collectives, mais celle du Sahel reste très marginale à l'échelle planétaire (comparée à celle d'Indonésie, Gabon, RDC, Brésil, etc et leurs conséquences globales).
Mais pourtant, avant d'aller dans les villages leur expliquer qu'il faut arrêter de couper le bois, même si c?est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement. D'accord avec la première partie, il est discutable de prétendre changer un mode de vie (en tous cas sans proposer d'alternative acceptable par les gens concernés), mais le fait que nos modes de vie tuent ces gens est très, très schématique. Tu es toi aussi frappé par une sentiment de culpabilité / responsabilité très occidentalo-centré !
Je comprends aussi qu'on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N'est-il pas à leur gouvernement d'améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement. Ceci dénote une méconnaissance profonde du milieu du développement et de l'humanitaire. Les organismes de développement (ONG, bailleurs, etc) donnent relativement peu de médicaments, nourriture, etc, sauf en cas d'urgence, cas que tu évoques ci-dessous et que je traiterai séparément. Au contraire, les plus gros acteurs (Union Européenne, Nations Unies, ONG type Oxfam/Care/ACF, etc) essaient de travailler, en coopération avec les gouvernements, municipalités et autres décisionnaires politiques (à l'échelle nationale/régionale/locale), sur des projets "durables" (donc long terme). La pluplart des fonds de développement sont dépensés sous forme d'infrastructures (eau potable/assainissement, routes, bâtiments publics, etc) et de formation (formation directe de professionnels/fonctionnaires, réformes des institutions, etc). Même si les systèmes de développement sont loin d'être parfaits et très largement critiquables, il faut avant de les critiquer essayer de comprendre leur (dys)fonctionnements réels !
Je comprends aussi qu'en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s'ébroue et c'est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d'armes et autres vols d'enfants ! Les budgets et enjeux politiques sont décuplés en temps de conflit armé ou catastrophes naturelles (la réponse d'urgence est mon activité principale). Ce sont certes des problèmes graves mais qui restent ponctuels: les principaux problèmes de pauvreté (pas uniquement monétaire mais aussi éducation, santé, etc) sont chroniques et viennent de (manque de) décisions politiques.
Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu'à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d'assisté? » Sankara avait 1000 fois raison, "par manque d'organisation". C'est dire combien le développement est une affaire politique. Dans de nombreux pays du sud, les dirigeants ne prennent pas de décisions fortes pour diffuser/distribuer éducation, soin, progrès techniques, sociaux, économiques. Les organismes de développement se substituent parfois aux gouvernements, cela peut être nécessaire (urgence, guerre, etc) mais est toujours dommage. Mais ce n'est surtout que rarement le cas ! Les bailleurs, ONG, etc ne sont idéalement là que pour accompagner et soutenir les politiques des dirigeants du sud. Encore faut-il que ces derniers prennnent des décisions allant vers le développement de leur propre pays. C'est encore trop peu souvent le cas, et en cela je suis en total désaccord avec "nous sommes obligés": non, le Burkina et les autres pays en développement ne sont pas obligés de tendre la main. Ils peuvent aussi prendre leurs propres décisions pour palier au "manque d'organisation".
Dilo 🏴☠️
Avant de commencer, je précise qu’ici je ne parle pas de l’humanitaire lié à un contexte d’urgence qui est une tout autre problématique. Mais je parle de l’éducation aux développements ou de l’aide aux développements réalisés par des ONGs riches avec beaucoup d’expérience, comme des petites associations aux revenus plus modestes mais aux ambitions tout aussi respectables !
Je restais optimiste sur l’humanitaire, jusqu'à hier où je me suis posé les questions suivantes : Peut-on continuer à faire de l’aide aux développements sur les mêmes basses que nos parents ? Peut-on rêver de changer notre système et imposer ce même système par facilité dans les pays en vois de développements ?
Comment faire « le grand écart » entre un système que l’on souhaite réformé en Europe et ce même système que l’on souhaite imposer dans les autres pays du monde ? Et si vouloir imposer notre système basé seulement sur l’augmentation des profits à tout les pays du monde, reviennent à rêver d’un système où les richesses de la terre serait infinie… Continuer d’envoyer des européens, via des ONG dans des pays pour faire de l’aide aux développements me semble une fuite en avant devant la réalité des pays sur-industrialisé. En effet tout le monde sais que nos pays accroissent leurs richesses à la condition d’avoir des pays exploités, où les conditions sociale et écologique sont loin des normes Européennes…. Tout le monde sait, pour qu’il y ait des riches de plus en plus riches, il faut des pauvres de plus en plus pauvres. ET SURTOUT que ces pauvres pensent être un peux plus riche. En effet, plus les pauvres se sent riche plus ils rêvent d’être riche, plus ils consomment pour être riche, plus ils endettent pour faire comme les riches !!! Et plus les riches s’en mettent plein les poches, plus les riches deviennent riches !
Pour faire se constat prenez un pays au hasard, regarder l’impact des produits Européens et Américains… (Coca-Cola, Orange, Marlboro…) Et posez-vous la question : Mais avant comment faisait-il pour vivre, pour être heureux, pour faire des enfants, pour faire à manger, pour connaître l’Amitié ? D’ailleurs ils ne peuvent pas avoir Facebook, ben oui en brousse comment font-il pour avoir des amis, pour ce connecter à Facebook ? Merde seule 23% de la population africaine à accès au réseau électrique, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Et dans les zones urbaines seules 8% d’habitant sont reliés aux réseaux électriques. Mais c’est impossible !!!!!!! Comment font-ils ? Mais sont-ils vraiment moins heureux que nous Européen ?
Et là bas comme en Europe, n’y a t-il pas de jeunesse Utopiste ? Vive t-il tous dans le rêve d’une surproduction ? Sont-il prêt à faire se que nous Européen ont fait pour ce développer ? C'est-à-dire prendre une population minoritaire, soumise, pour la transformé en esclave ? Ou pire, n’êtes vous pas déjà des esclaves de notre société de consommation ? Ou plus poliment de vos gouvernements, qui se remplissent les poches de pétrodollars ou des fonds de la commission européen sur votre dos ! Quand vous rêvez « Europe », la réalité est que vous êtes la roue de secours de notre économie, de notre système. Le jour où il n’y aura plus de débouché en Europe, en Asie, lors on délocalisera en Afrique pour y faire revenir un peux de liquidité afin de relancer notre économie.
Que dire du nouvel engouement de notre population sur l’aide aux développements ? Et si nos effort, notre courage déployé dans ces pays n’était pas tout simplement une fuite en avant de notre société. Une incapacité de la critiquer, voir une incapacité à écouter une critique de notre société. Tout simplement un besoin de la reproduire pour ce convaincre qu’elle fonctionne bien !
Comment trouver son bonheur dans des pays où la bourse est absente ? Ben oui, chaque matin sur France Inter, je sais si mon Papa, mon patron, ma copine vont être heureux ; ou pas ! Merci la bource !!!
Comment accepter une société sans tous ces baromètres, sans tous ces chiffres ? Et d’ailleurs tous ces chiffres font-il le bonheur ? Notre société est-elle plus optimiste ? Est-elle plus amoureuse ? Est-elle plus heureuse ?
Bizarre la réponse est plus dure à trouver que les chiffres du PIB !!! Comment être sûr que les bases de notre société ont été fondé sur du granite pour notre peuple et pas sur des sables mouvant pour une minorité bourgeoise. Sans cette certitude, comment exporter notre système dans des pays déjà instable économiquement ou politiquement ?
Pour revenir sur le terrain de l’Humanitaire, comment faire prendre conscience qu’avec toute la bonne volonté que l’on peut avoir, toute la générosité accumulé pendant nos 20 première année (voir plus pour certain ;-] ), qu’une action aussi banale que d’envoyer des livres en Afrique ou d’amener un groupe électrogène dans nos bagages peux être une forme de dépendance occidentale, voir de colonialisme moderne. (Même si l’on se déculpabilise en se disant que c’est pour un pauvre petit petit dispensaire au fin fond de la brousse…)
Je m’explique, avant votre arrivé en brousse, est ce que la vie était anéantie ? Tout simplement avez-vous imaginez qu’il y ait une vie avant votre arrivé ? Et pourtant OUI ! Maintenant vous êtes venue, vous avez vaincue la misère glorieusement et vous êtes reparti la conscience tranquille…
Mais que c’est-il passé entre temps ? Vous avez amené un groupe électrogène, il est maintenant inscrit dans les mœurs. Il fait maintenant parti des frais de fonctionnement, au même titre que l’eau potable, les médicaments, la nourriture, les salaires du personnels… Malheureusement les frais de fonctionnement augmentent toujours, la nourriture est quasiment toujours importée d’Europe, et que les seuls indices qui peuvent varier c’est le salaire des employés ou le prix des hospitalisations.
Malheureusement le prix du pétrole augmente continuellement, malheureusement le groupe électrogène demande de la maintenance, malheureusement il va falloir le changer, malheureusement les infirmières ne supporte pas l’idée de revenir au temps de la bougie… Malheureusement beaucoup de conflits naissent autour de cette nouvelle technologie. Tout le monde est devenue indépendant, ce n’est plus possible, il faut s’endetter pour racheter un groupe électrogène !
Tient tien et si on mettait le problème dans l’autre sens… si ça serai à nous de réapprendre à ne plus être dépendant de cette technologie !!! Et si ça serait à notre société à réapprendre à moins consommer !!! Une question conne serait-on faire un accouchement de nuit sans électricité ? Est-ce encore appris aux étudiants infirmier ?
En guise de conclusion, il me reste une question : Comment faire la part des choses entre sous développement, absence de technologie et bien être des populations…
Y-a-t-il du bonheur et du bonheur artificiel ?
Pensée de Yoann !
Je restais optimiste sur l’humanitaire, jusqu'à hier où je me suis posé les questions suivantes : Peut-on continuer à faire de l’aide aux développements sur les mêmes basses que nos parents ? Peut-on rêver de changer notre système et imposer ce même système par facilité dans les pays en vois de développements ?
Comment faire « le grand écart » entre un système que l’on souhaite réformé en Europe et ce même système que l’on souhaite imposer dans les autres pays du monde ? Et si vouloir imposer notre système basé seulement sur l’augmentation des profits à tout les pays du monde, reviennent à rêver d’un système où les richesses de la terre serait infinie… Continuer d’envoyer des européens, via des ONG dans des pays pour faire de l’aide aux développements me semble une fuite en avant devant la réalité des pays sur-industrialisé. En effet tout le monde sais que nos pays accroissent leurs richesses à la condition d’avoir des pays exploités, où les conditions sociale et écologique sont loin des normes Européennes…. Tout le monde sait, pour qu’il y ait des riches de plus en plus riches, il faut des pauvres de plus en plus pauvres. ET SURTOUT que ces pauvres pensent être un peux plus riche. En effet, plus les pauvres se sent riche plus ils rêvent d’être riche, plus ils consomment pour être riche, plus ils endettent pour faire comme les riches !!! Et plus les riches s’en mettent plein les poches, plus les riches deviennent riches !
Pour faire se constat prenez un pays au hasard, regarder l’impact des produits Européens et Américains… (Coca-Cola, Orange, Marlboro…) Et posez-vous la question : Mais avant comment faisait-il pour vivre, pour être heureux, pour faire des enfants, pour faire à manger, pour connaître l’Amitié ? D’ailleurs ils ne peuvent pas avoir Facebook, ben oui en brousse comment font-il pour avoir des amis, pour ce connecter à Facebook ? Merde seule 23% de la population africaine à accès au réseau électrique, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Et dans les zones urbaines seules 8% d’habitant sont reliés aux réseaux électriques. Mais c’est impossible !!!!!!! Comment font-ils ? Mais sont-ils vraiment moins heureux que nous Européen ?
Et là bas comme en Europe, n’y a t-il pas de jeunesse Utopiste ? Vive t-il tous dans le rêve d’une surproduction ? Sont-il prêt à faire se que nous Européen ont fait pour ce développer ? C'est-à-dire prendre une population minoritaire, soumise, pour la transformé en esclave ? Ou pire, n’êtes vous pas déjà des esclaves de notre société de consommation ? Ou plus poliment de vos gouvernements, qui se remplissent les poches de pétrodollars ou des fonds de la commission européen sur votre dos ! Quand vous rêvez « Europe », la réalité est que vous êtes la roue de secours de notre économie, de notre système. Le jour où il n’y aura plus de débouché en Europe, en Asie, lors on délocalisera en Afrique pour y faire revenir un peux de liquidité afin de relancer notre économie.
Que dire du nouvel engouement de notre population sur l’aide aux développements ? Et si nos effort, notre courage déployé dans ces pays n’était pas tout simplement une fuite en avant de notre société. Une incapacité de la critiquer, voir une incapacité à écouter une critique de notre société. Tout simplement un besoin de la reproduire pour ce convaincre qu’elle fonctionne bien !
Comment trouver son bonheur dans des pays où la bourse est absente ? Ben oui, chaque matin sur France Inter, je sais si mon Papa, mon patron, ma copine vont être heureux ; ou pas ! Merci la bource !!!
Comment accepter une société sans tous ces baromètres, sans tous ces chiffres ? Et d’ailleurs tous ces chiffres font-il le bonheur ? Notre société est-elle plus optimiste ? Est-elle plus amoureuse ? Est-elle plus heureuse ?
Bizarre la réponse est plus dure à trouver que les chiffres du PIB !!! Comment être sûr que les bases de notre société ont été fondé sur du granite pour notre peuple et pas sur des sables mouvant pour une minorité bourgeoise. Sans cette certitude, comment exporter notre système dans des pays déjà instable économiquement ou politiquement ?
Pour revenir sur le terrain de l’Humanitaire, comment faire prendre conscience qu’avec toute la bonne volonté que l’on peut avoir, toute la générosité accumulé pendant nos 20 première année (voir plus pour certain ;-] ), qu’une action aussi banale que d’envoyer des livres en Afrique ou d’amener un groupe électrogène dans nos bagages peux être une forme de dépendance occidentale, voir de colonialisme moderne. (Même si l’on se déculpabilise en se disant que c’est pour un pauvre petit petit dispensaire au fin fond de la brousse…)
Je m’explique, avant votre arrivé en brousse, est ce que la vie était anéantie ? Tout simplement avez-vous imaginez qu’il y ait une vie avant votre arrivé ? Et pourtant OUI ! Maintenant vous êtes venue, vous avez vaincue la misère glorieusement et vous êtes reparti la conscience tranquille…
Mais que c’est-il passé entre temps ? Vous avez amené un groupe électrogène, il est maintenant inscrit dans les mœurs. Il fait maintenant parti des frais de fonctionnement, au même titre que l’eau potable, les médicaments, la nourriture, les salaires du personnels… Malheureusement les frais de fonctionnement augmentent toujours, la nourriture est quasiment toujours importée d’Europe, et que les seuls indices qui peuvent varier c’est le salaire des employés ou le prix des hospitalisations.
Malheureusement le prix du pétrole augmente continuellement, malheureusement le groupe électrogène demande de la maintenance, malheureusement il va falloir le changer, malheureusement les infirmières ne supporte pas l’idée de revenir au temps de la bougie… Malheureusement beaucoup de conflits naissent autour de cette nouvelle technologie. Tout le monde est devenue indépendant, ce n’est plus possible, il faut s’endetter pour racheter un groupe électrogène !
Tient tien et si on mettait le problème dans l’autre sens… si ça serai à nous de réapprendre à ne plus être dépendant de cette technologie !!! Et si ça serait à notre société à réapprendre à moins consommer !!! Une question conne serait-on faire un accouchement de nuit sans électricité ? Est-ce encore appris aux étudiants infirmier ?
En guise de conclusion, il me reste une question : Comment faire la part des choses entre sous développement, absence de technologie et bien être des populations…
Y-a-t-il du bonheur et du bonheur artificiel ?
Pensée de Yoann !
roge
-
http://www.roge.be
Bonjour Yoann
J'ai enfin pu lire ton texte et je vais essayer de te répondre. Tes idées sont en plein dans le sujet et c'est bien exprimé on a déjà répondu à quelques questions sur les autres post ça va me permettre de résumer un peu.
"Peut-on rêver de changer notre système et imposer ce même système par facilité dans les pays en vois de développements ?... Comment faire « le grand écart » entre un système que l’on souhaite réformer en Europe et ce même système que l’on souhaite imposer dans les autres pays du monde ? Et si vouloir imposer notre système basé seulement sur l’augmentation des profits à tout les pays du monde, reviennent à rêver d’un système où les richesses de la terre serait infinie… "
Effectivement, c'est la question que je me posais aussi. Notre système loin d'être parfait ne doit pas être imposé aux autres. Seulement, pour le moment, on a que ça et il n'y pas que du négatif. Tu prenais l'exemple d'un accouchement à " l'ancienne" et c'est bien cela qui fera un taux de mortalité infantile important. (une chance sur deux que cela se passe bien pour la maman et pour l'enfant, je ne sais pas ?) On ne peut pas nier les aspects positifs de notre technologie et de notre développement.
Apparemment, le gros des acteurs du développement œuvre surtout à la création de structures, pour la santé, pour l'éducation, pour l'eau... choses qu'on ne peut nier être positives. (pour l'électricité aussi...) De plus, d'après certains, et je le pense aussi maintenant, la plupart d'entre ces acteurs sont conscients de leur impact, réfléchissent à leur légitimité, à leur éfficacité, "ils savent pertinemment que le système est à améliorer, et réfléchissent et travaillent en ce sens."
De plus, comme la souligné quelqu'un dans un autre post : "Après avoir applaudi les ONG lorsqu’on se mortifiait d’un passé colonialiste, voila que l’extension de nos modèles de vie nous donne le tournis, le vertige, et on commence à se dire qu’on aimerait bien conserver (pour notre plaisir ?...) des petites poches de vie autochtone, de l’authenticité svp, « oh, c’est tellement touchant ces gens qui vivent presque nus et triment toute la journée pour faire pousser leur nourriture …». « Et puis regardez, ils n’ ont pas l’air malheureux… ». Bon, j’en fais peut-être un peu trop, mais je voudrais vous faire remarquer que chaque cas est particulier. Et si les villageois avec qui je bosse en ce moment aimeraient rester sur leur montagne pour continuer de chasser et d’honorer leurs esprits, ils réclament aussi fortement de pouvoir s’offrir des téléphones portables et d’envoyer leurs enfants a l’école… Car le mal est déjà fait en matière de « rêve occidental » inculqué a tous, faut pas rêver (enfin, si, il faut, mais la-dessus pas d’hypocrisie svp).
Elle résume par ces mots que je trouve très juste : "Après, toute la complexité est de trouver le juste milieu entre le « développement » sous ses formes mondialisées et la préservation des identités et des modes de vie propre a chacun. C’est pas évident… "
Je suis pour ma part, entrain de lire ces livres qui parlent de tout ça et je m'aperçois que je n'étais pas le seul à me poser ces questions et surtout pas le premier.
Je crois maintenant que ce n'est pas les ONG qui font beaucoup de mal surtout si on compare à tout le bien qu'elles font dans l'ensemble et même si on peut parler de culpabilité des occidentaux ou de mauvais exemples... Plusieurs personnes ont dit que ct trop tard, on ne pouvait pas laisser des gens dans leur merde aussi profondément sinon ils vont crever et cela n'est pas forcément que la faute de nos pays du Nord et de notre richesse mais aussi et surtout de la mauvaise gestion politique et économique de leur gouvernement.
Surtout, ce monde dans le quel on vit, le capitalisme, la concurence, les laisser pour compte... Tout cela dépend en partie d'une certaine idéologie, celle du libéralisme total, de la liberté des marchés au dépend des populations et de la nature sans aucune régulation, ni des états, ni d'institution et encore moins des états corrompus ou non démocratique comme encore beaucoup. C'est la politique du FMI, de la banque mondiale, mais aussi de nos gouvernements, et c'est imposée aux pays en échange de fonds qui leur sont nécessaires.
Je pense que cette idéologie de marché libre, régulée naturellement par elle même, "s'est cassée une patte" dans la dernière crise et si elle n'est pas prête de s'effondrer, elle est aujourd'hui pas mal remise en question. "le marché n'est pas libre si on empêche la concurence, elle n'est pas libre dans un pays archi corrompu, on s'aperçoit nettement que les profit sont de moins en moins distribués et profitables aux populations. Bref, je pense qu'au sein même des institutions internationales telle que l'ONU et la banque mondiale, l'on sait tout ça et que ça finira par changer.
On en revient à notre situation à tous, aux problèmes d'envirronement, à la surconsomation... etc, etc, il faut que ça change, ça changera et cela juste par ce qu'on est beaucoup à le vouloir. Il n'y a pas si longtemps, on ne parlait même pas de l'environnement, maintenant c'est dans toutes les bouches !!!
bla bla bla, faut que j'arrête, j'écris comme je pense, ça ne doit pas être brillant. je retourne à mes livres !!
A si, une dernière chose, tu connais cette phrase : « Ils croupissaient dans l’illusion de bonheur qu’ils tiraient des biens possédés alors que le bonheur n’est que chaleur des actes et contentement de la création ». (Saint Exupéry)
Nico
J'ai enfin pu lire ton texte et je vais essayer de te répondre. Tes idées sont en plein dans le sujet et c'est bien exprimé on a déjà répondu à quelques questions sur les autres post ça va me permettre de résumer un peu.
"Peut-on rêver de changer notre système et imposer ce même système par facilité dans les pays en vois de développements ?... Comment faire « le grand écart » entre un système que l’on souhaite réformer en Europe et ce même système que l’on souhaite imposer dans les autres pays du monde ? Et si vouloir imposer notre système basé seulement sur l’augmentation des profits à tout les pays du monde, reviennent à rêver d’un système où les richesses de la terre serait infinie… "
Effectivement, c'est la question que je me posais aussi. Notre système loin d'être parfait ne doit pas être imposé aux autres. Seulement, pour le moment, on a que ça et il n'y pas que du négatif. Tu prenais l'exemple d'un accouchement à " l'ancienne" et c'est bien cela qui fera un taux de mortalité infantile important. (une chance sur deux que cela se passe bien pour la maman et pour l'enfant, je ne sais pas ?) On ne peut pas nier les aspects positifs de notre technologie et de notre développement.
Apparemment, le gros des acteurs du développement œuvre surtout à la création de structures, pour la santé, pour l'éducation, pour l'eau... choses qu'on ne peut nier être positives. (pour l'électricité aussi...) De plus, d'après certains, et je le pense aussi maintenant, la plupart d'entre ces acteurs sont conscients de leur impact, réfléchissent à leur légitimité, à leur éfficacité, "ils savent pertinemment que le système est à améliorer, et réfléchissent et travaillent en ce sens."
De plus, comme la souligné quelqu'un dans un autre post : "Après avoir applaudi les ONG lorsqu’on se mortifiait d’un passé colonialiste, voila que l’extension de nos modèles de vie nous donne le tournis, le vertige, et on commence à se dire qu’on aimerait bien conserver (pour notre plaisir ?...) des petites poches de vie autochtone, de l’authenticité svp, « oh, c’est tellement touchant ces gens qui vivent presque nus et triment toute la journée pour faire pousser leur nourriture …». « Et puis regardez, ils n’ ont pas l’air malheureux… ». Bon, j’en fais peut-être un peu trop, mais je voudrais vous faire remarquer que chaque cas est particulier. Et si les villageois avec qui je bosse en ce moment aimeraient rester sur leur montagne pour continuer de chasser et d’honorer leurs esprits, ils réclament aussi fortement de pouvoir s’offrir des téléphones portables et d’envoyer leurs enfants a l’école… Car le mal est déjà fait en matière de « rêve occidental » inculqué a tous, faut pas rêver (enfin, si, il faut, mais la-dessus pas d’hypocrisie svp).
Elle résume par ces mots que je trouve très juste : "Après, toute la complexité est de trouver le juste milieu entre le « développement » sous ses formes mondialisées et la préservation des identités et des modes de vie propre a chacun. C’est pas évident… "
Je suis pour ma part, entrain de lire ces livres qui parlent de tout ça et je m'aperçois que je n'étais pas le seul à me poser ces questions et surtout pas le premier.
Je crois maintenant que ce n'est pas les ONG qui font beaucoup de mal surtout si on compare à tout le bien qu'elles font dans l'ensemble et même si on peut parler de culpabilité des occidentaux ou de mauvais exemples... Plusieurs personnes ont dit que ct trop tard, on ne pouvait pas laisser des gens dans leur merde aussi profondément sinon ils vont crever et cela n'est pas forcément que la faute de nos pays du Nord et de notre richesse mais aussi et surtout de la mauvaise gestion politique et économique de leur gouvernement.
Surtout, ce monde dans le quel on vit, le capitalisme, la concurence, les laisser pour compte... Tout cela dépend en partie d'une certaine idéologie, celle du libéralisme total, de la liberté des marchés au dépend des populations et de la nature sans aucune régulation, ni des états, ni d'institution et encore moins des états corrompus ou non démocratique comme encore beaucoup. C'est la politique du FMI, de la banque mondiale, mais aussi de nos gouvernements, et c'est imposée aux pays en échange de fonds qui leur sont nécessaires.
Je pense que cette idéologie de marché libre, régulée naturellement par elle même, "s'est cassée une patte" dans la dernière crise et si elle n'est pas prête de s'effondrer, elle est aujourd'hui pas mal remise en question. "le marché n'est pas libre si on empêche la concurence, elle n'est pas libre dans un pays archi corrompu, on s'aperçoit nettement que les profit sont de moins en moins distribués et profitables aux populations. Bref, je pense qu'au sein même des institutions internationales telle que l'ONU et la banque mondiale, l'on sait tout ça et que ça finira par changer.
On en revient à notre situation à tous, aux problèmes d'envirronement, à la surconsomation... etc, etc, il faut que ça change, ça changera et cela juste par ce qu'on est beaucoup à le vouloir. Il n'y a pas si longtemps, on ne parlait même pas de l'environnement, maintenant c'est dans toutes les bouches !!!
bla bla bla, faut que j'arrête, j'écris comme je pense, ça ne doit pas être brillant. je retourne à mes livres !!
A si, une dernière chose, tu connais cette phrase : « Ils croupissaient dans l’illusion de bonheur qu’ils tiraient des biens possédés alors que le bonheur n’est que chaleur des actes et contentement de la création ». (Saint Exupéry)
Nico
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ?
C'est qui, nous?
C'est qui, nous?
Ut melius quicquid erit pati [...]. Dum loquimur, fugerit inuida aetas: carpe diem, quam minimum credula postero. Horace.
Je suis pour ma part, entrain de lire ces livres qui parlent de tout ça et je m'aperçois que je n'étais pas le seul à me poser ces questions et surtout pas le premier.
Salut, Je cherche moi aussi des réponses à pas mal de questions sur ce sujet, j'ai ainsi ouvert une discussion dans la session bénévolat, demandant de partager des titres de bouquins intéressants sur le sujet. Malheureusement j'ai pas eu beaucoup de réponses...🤪 Donc si tu avais quelques titres à me faire partager, je suis preneur...😛
Salut, Je cherche moi aussi des réponses à pas mal de questions sur ce sujet, j'ai ainsi ouvert une discussion dans la session bénévolat, demandant de partager des titres de bouquins intéressants sur le sujet. Malheureusement j'ai pas eu beaucoup de réponses...🤪 Donc si tu avais quelques titres à me faire partager, je suis preneur...😛
Bonjour Emilian
A partir du sujet de départ, de nombreux livres parlent de choses différentes qu'est-ce qui t'intéresse plus particulièrement ? L'économie, Le développement, l'urgentisme... ?
A partir du sujet de départ, de nombreux livres parlent de choses différentes qu'est-ce qui t'intéresse plus particulièrement ? L'économie, Le développement, l'urgentisme... ?
L'empire et les nouveaux barbares (JC Rufin)
Humanitaire, le cœur de la guerre (Christiane Vollaire)
A l'ombre des guerres justes (collectif)
Aider, sauver, pourquoi, comment ? Rony Brauman
Humanitaire, s'adapter ou renoncer. Pierre Micheletti
Penser dans l'urgence. Brauman
La pauvreté dans l'abondance (Keynes)
La haine de l'occident (J Ziegler)
La grande désillusion (stiglitz)
Pour le moment, je n'ai lu que La grande désillusion de Stiglitz qui est une critique du FMI (critique d'un point de vue économique de la gestion des crises de cette institution et de sa vision du développement : fanatique du marché et de la libéralisation) je vais passer à La haine de l'occident.
Si tu en lis d'autres, je veux bien les titres et quelques explications.
Il y a aussi, peut-être en premier lieu, des recherches à faire sur certains sites (à voir sur les pages précédentes)
Bonne lecture
Pour le moment, je n'ai lu que La grande désillusion de Stiglitz qui est une critique du FMI (critique d'un point de vue économique de la gestion des crises de cette institution et de sa vision du développement : fanatique du marché et de la libéralisation) je vais passer à La haine de l'occident.
Si tu en lis d'autres, je veux bien les titres et quelques explications.
Il y a aussi, peut-être en premier lieu, des recherches à faire sur certains sites (à voir sur les pages précédentes)
Bonne lecture
Cool ! merci🙂
J'ai lu "Penser dans l'urgence" de Brauman et il est vraiment très intéressant. J'ai également commencé La haine de l'occident.
Il y a également des livres-témoignages :
- voyage au bout de l'humanitaire, de Marc Vachon
- il faut sauver la planète, collectif
Sur l'Afrique : - La Françafrique, de François-Xavier Verschave ainsi que L'envers de la dette, du même auteur. - L'Afrique au secours de l'occident, de Anne Cecile Robert
En vrac: - J'accuse l'économie triomphante, d'Albert Jacquard. - L'arme alimentaire, sophie Bessis (dur à trouver!) - Recherche volontaires pour changer le monde, Laurent de Cherisey (écrivain de la série Passeurs d'espoirs) - Les nouveaux maitres du monde, L'empire de la honte, de Jean Ziegler - Geopolitique du chaos, Ignacio Ramonet - Stop, de De Bartillat et Retallack (plus sur l'écologie) - Histoire de l'humanitaire de Philippe ryfman - l'aventure humanitaire de jean christophe rufin - l'humanitaire, tragedie de la démocratie de denis maillard
Voila quelques ouvrages qui traitent de sujets différents et variés. Dis moi si tu en as d'autres et si tu en deja lu, j'aimerais connaitre ton avis!😉 Amicalement
Sur l'Afrique : - La Françafrique, de François-Xavier Verschave ainsi que L'envers de la dette, du même auteur. - L'Afrique au secours de l'occident, de Anne Cecile Robert
En vrac: - J'accuse l'économie triomphante, d'Albert Jacquard. - L'arme alimentaire, sophie Bessis (dur à trouver!) - Recherche volontaires pour changer le monde, Laurent de Cherisey (écrivain de la série Passeurs d'espoirs) - Les nouveaux maitres du monde, L'empire de la honte, de Jean Ziegler - Geopolitique du chaos, Ignacio Ramonet - Stop, de De Bartillat et Retallack (plus sur l'écologie) - Histoire de l'humanitaire de Philippe ryfman - l'aventure humanitaire de jean christophe rufin - l'humanitaire, tragedie de la démocratie de denis maillard
Voila quelques ouvrages qui traitent de sujets différents et variés. Dis moi si tu en as d'autres et si tu en deja lu, j'aimerais connaitre ton avis!😉 Amicalement
J'avais lu il y a quelques années La géopolitique du chaos de Ramonet
Quelques notes en vrac :
"les principaux responsables de la planète (chef d'état, banquiers, financiers, patrons de multinationales) se réunissent tous les ans à Davos pour faire le point sur les avancées de l'économie de marché, du libre échange et de la déréglementation. Ils confirment ensemble qu'ils faut combattre l'inflation, réduire les déficits budgétaires, poursuivre une poltique monaitaire restrictives, encourager la flexibilité du travail, démenteler l'état providence et stimuler sans relache le libre échange..." "Ils veulent l'ouverture croissante des pays au commerce mondial, les efforts des gvt (en echange de financement) pour réduire les déficits, les dépenses et les impots, applaudissent aux privatisations..." "Ainsi une entreprise francaise peut emprunter en Suisse, installer son centre de recherche en Allemagne, acheter ses machines en Corée du Sud, baser ses usines en Chine, élaborer sa campagne de marketing en Italie, vendre aux E-U et avoir des sociétés à capitaux mixtes en Pologne, au Mexique..."
D'ailleurs, je me rends compte que ce livre s'allie à celui de Stiglitz (la grande désillusion) sauf que Ramonet est journaliste il me semble au monde diplo alors que Stiglitz a fait parti du gvt américain sous Clinton et surtout de la banque mondiale et critique donc en Interne.
Quelques notes en vrac :
"les principaux responsables de la planète (chef d'état, banquiers, financiers, patrons de multinationales) se réunissent tous les ans à Davos pour faire le point sur les avancées de l'économie de marché, du libre échange et de la déréglementation. Ils confirment ensemble qu'ils faut combattre l'inflation, réduire les déficits budgétaires, poursuivre une poltique monaitaire restrictives, encourager la flexibilité du travail, démenteler l'état providence et stimuler sans relache le libre échange..." "Ils veulent l'ouverture croissante des pays au commerce mondial, les efforts des gvt (en echange de financement) pour réduire les déficits, les dépenses et les impots, applaudissent aux privatisations..." "Ainsi une entreprise francaise peut emprunter en Suisse, installer son centre de recherche en Allemagne, acheter ses machines en Corée du Sud, baser ses usines en Chine, élaborer sa campagne de marketing en Italie, vendre aux E-U et avoir des sociétés à capitaux mixtes en Pologne, au Mexique..."
D'ailleurs, je me rends compte que ce livre s'allie à celui de Stiglitz (la grande désillusion) sauf que Ramonet est journaliste il me semble au monde diplo alors que Stiglitz a fait parti du gvt américain sous Clinton et surtout de la banque mondiale et critique donc en Interne.
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More discussions
Hello everyone on this forum!
I know in advance that what I'm about to say here won't please everyone, but honesty is a virtue, isn't it?
Here's the thing: for many years now, I've noticed a habit in French-speaking posts of using abbreviations left and right, as if to show that we're "in the know." Let me explain with a few examples:
- - In discussions about Peru, I see "Aguas" for "Aguas Calientes." And if it's Mexico, well, it'll be "Aguas" for "Aguascalientes"!
- - For Guatemala, "travelers" will say "Guaté." Come on, saying "Guatemalas" would maybe be the undeniable sign that you know nothing about the country???
- - Back from Indonesia, many will talk about how familiar they've become with the country's language: "bahasa." Of course, everyone will know what you're talking about, but it still gets on my nerves because the language (one of the many languages) of Indonesia is "bahasa Indonesia." "Bahasa" actually means "language," and you'll find this word of Indian origin ‘Bhāṣā’ (it's Sanskrit originally) outside Indonesia too: in Thailand, for example, any language will be "phasa" as in "phasa thai" (official Thai), "phasa isan" (what's spoken in northeastern Thailand), "phasa angkrit" = English, etc.
Am I an incorrigible nitpicker? Maybe. But I'd also find it ridiculous if a foreigner came and told me they visited "Monte" during their trip to France, when it was actually Monte Carlo.
I read a lot in English and don't think I've encountered such a habit among English speakers.
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Good evening everyone,
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

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I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





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