Vous faites vraiment un super carnet! Plein de belles photos, de details sur vos activités...et ce partage d'une aventure en famille, c'est très touchant. L'incursion au Montana pour faire plaisir à votre maman, ça m'a beaucoup émue, vous êtes une bien belle famille... :-)
Debout vers 6h, départ vers 7h, arrivée dans la zone de Old Faithful vers 8h ! A cette heure-ci, les parkings sont quasi vides. Nous nous garons à proximité de l'entrée du Old Faithful Lodge. On entre quelques minutes pour voir si un panneau indique la prochaine éruption du grand geyser Old Faithful. Mais rien... On fait même un petit tour dans la boutique, toujours rien. On ne doit pas être au bon endroit. Par contre, ça sent bon 🙂 c'est l'heure du petit déjeuner ! Et ça donne envie de se rassoir pour manger un morceau ! On a mangé dans notre chambre donc on combat la gourmandise et on sort ! Dans le vent et le froid en plus !
On décide d'entamer les passerelles de Upper Geyser Basin vers 8h30. Au bout de quelques mètres, enfin, notre premier geyser nous fait l'honneur de son beau jet d'eau. A cause du vent, nous sommes franchement mouillés ! Mais ravis 😉 On continue notre chemin; comme les jours passés, les piscines manquent de couleurs... c'est bien dommage. Mais bon nous sommes tout de même à Yellowstone, donc on ne va pas se plaindre.
Le départ est prévu demain, et nous sommes un peu frustrés de ce mauvais temps. Et puis un autre geyser entre en éruption au loin. Mon frère décide de ne pas s'en approcher. Visiblement, nous n'aurons pas la possibilité de voir le Old Faithful en éruption, on a eu que du mauvais temps qui a annulé des randos... donc il boude le Yellowstone. C'est un peu dur pour moi aussi. J'ai vu tant de couleurs et de choses magnifiques que je voulais partager avec ma famille, la pluie a empêché beaucoup de choses.
Bref, quelques fruits secs et c'est reparti pour un tour ! On marche jusqu'à Morning Glory Pool. Là, rien à dire, elle est à la hauteur malgré le mauvais temps ! Il n'y a que quelques personnes sur place. C'est vraiment agréable de se promener sans la foule. On est très proche de cette piscine, pas facile à photographier sans un grand angle! Heureusement pour le traditionnel selfie (et oui, on n'est pas des fans à la base, mais on a perdu un bout de notre trépied au Grand Lac Salé), on a Raph, go go gadget au bras 😄
Sur le chemin du retour, Grotto Geyser est en éruption, magnifique. On va prendre un instant pour faire un superbe saut devant pendant que notre mère nous photographie. On l'a fait pour la blague à quelques endroits pendant le voyage. L'histoire date de Grand Teton, où sur un point de vue, on se retrouve avec des minibus de touristes asiatiques aux k-way tous plus fluo les uns que les autres. Et nous avons bien cru ne jamais parvenir à photographier le paysage tellement leurs photos avec un beau saut s'enchainaient ! Et en plus, en comptant à voix haute. On ne parle évidemment pas leur langue, on a identifié quelque chose comme « zing, zang, zong » et ils sautent !!!
Les paysages sont époustouflants. Le vert, les arbres blancs, brûlés par la nature des sols, la rivière, les piscines, les fumées, le geysers... C'est une autre planète ici ! On passe Castle Geyser, et maman fait demi-tour ! Elle a vraiment du mal à partir !
On finit notre boucle par le hall du Old Faithful Inn, cet hôtel de bois. Effectivement, c'est très impressionnant. C'est aussi plein de monde, donc on y reste pas très longtemps. Le temps de ramener enfin un petit souvenir du centenaire du parc, seul endroit où j'en ai encore trouvé. Le temps aussi de trouver enfin le panneau sur Old Faitful qui indique la prochaine éruption à 23h30. Là c'est certain, nous ne pourrons pas y être. Je trouve cet horaires bien étrange, mais bon... La foule et cette nouvelle achèvent Raphaël qui ne souhaite qu'une chose, rejoindre la voiture et quitter cet endroit pour voir d'autres choses. C'est d'ailleurs ce qu'on fait.
Sur le chemin jusqu'à la voiture, on croise le Visitor Education Center. Je demande « la permission » de faire un dernier détour. Raph n'est pas enchanté mais il accepte, même si là c'est carrément sa sœur qui commence à lui taper sur le système !!! Ici, même pas besoin d'entrer. La porte affiche les horaires, et elle affiche 13h30 (de mémoire !). On demande confirmation, et c'est sûr, c'est bien cet horaire ! Il n'est que 12h30, mais nous patienterons bien évidemment. C'est tout enthousiastes que nous retournons à la voiture chercher de quoi manger. Finalement, Raph décrète qu'une sœur, ça peut toujours servir 😇 😉
Petite parenthèse sur la nourriture. Nous avons emmené avec nous une glacière souple, ce qui nous évite d'en acheter une en polystyrène qu'on abandonnerait plus tard. Quant aux glaçons, je n'ai pas encore la solution miracle pour éviter l'inondation de la glacière. Cependant, cette année, nous n'avons eu aucun problème. Nous avons utilisé un camelbak de 3L que nous avions en plus des trois nôtres. Il est assez large pour rentrer facilement les glaçons, et évidemment, il est étanche.
C'est donc avec notre repas sur nous que nous retournons vers les bancs de Old Faithful. Comme nous sommes en avance, nous nous asseyons tout devant. On fait bien sûr attention à ne laisser aucun déchet sur place !
Plus l'heure tourne, plus les cars de touristes affluent. Il y a vite foule et un bruit... Et ces touristes qui ne respectent rien, qui n'en ont jamais assez. Certains ne peuvent s'empêcher de sortir des passerelles pour être à peine 1m plus près du geyser... c'est ridicule. Les rangers sifflent pour remettre chacun dans le droit chemin. Mais ils ne peuvent pas avoir les yeux partout. Mon frère est abasourdi par ce manque de respect pour la nature et pour un site si exceptionnel. Son manteau est kaki, son chapeau marron, et il a toujours un sifflet sur lui. Il se lève, il siffle un touriste hors des passerelles et lui fait les mêmes signes que le ranger ! Ça fonctionne ! Ça l'amuse même, et du coup, il va bien surveiller jusqu'à ce que l'éruption commence. Protéger la nature, c'est une bonne partie de son travail en France.
13h30, Old Faithful se fait entendre et les touristes aussi... « oh, oh, waouh oh » !!! La hauteur de ce geyser est impressionnante. Le jet d'eau et la fumée se fondent dans le ciel gris, mais la puissance de la nature se ressent, c'est sûr.
Cette après midi, au programme, Fountain Paint Pot et la rando Mystic Falls au départ de Biscuit Basin. Nous prenons la route vers 14h, direction, tout d'abord, la Firehole Lake Drive.
Je ne connais pas encore cet endroit. Et bien, la petite boucle vaut le détour ! Je ne l'explique pas trop mais les premiers paysages me rappellent une séquence précise de Star Trek 🙂
Ici encore, le Yellowstone nous offre ses belles couleurs. Sur la fin de la boucle, le Hot Lake porte bien son nom, il fume, il fume ! On ne fait pas d'arrêt, c'est très marrant de rouler à travers cette vapeur.
La boucle débouche presque pile sur le parking de Foutain Paint Pot. Le temps se gâte ! Mais on a l'habitude maintenant ! Donc on s'équipe et on est parti ! Premier arrêt près de la belle Silex Spring, ça manque de lumière donc on essaye de compenser 😉 Mais en vain, aucun rayon ne traverse l'eau !
On continue jusqu'à Foutain Paint Pot, les bulles de gadoue le retour ! Ici, on croise une jeune femme qui se fait photographier dans une robe de voile. Quand on pense à nos écharpes, manteaux, capuches... Elle doit avoir bien froid, il faut peut être souffrir pour être belle mais là, honnêtement, je préfère pour elle que pour moi !
Partout ici encore, la terre gronde et crache eau et fumée. C'est grandiose ! On s'arrête au niveau de Clepsydra Geyser, et il pleut ! Incroyable ! On ne sait plus si c'est l'eau de la pluie, du geyser, le vent ! Les lunettes, on oublie, et bientôt les appareils photo et caméra aussi. On reste un petit moment à observer le spectacle et les litres d'eau qui se déversent devant nos yeux. Bon vers 16h, il pleut des cordes !
La passerelle et le parking se vident en un rien de temps. On retourne à la voiture au pas de course, non c'est pas vrai, de toute façon, on est déjà trempé, alors rien ne sert de courir 😛 Une fois à l'intérieur, on se pose deux minutes. On est courageux mais il pleut vraiment beaucoup. On pense que l'on ne va pas apprécier à juste titre la rando à suivre par une telle météo. D'autant que la marche dans le vent le matin nous a déjà un peu fatigué... et d'autant qu'on a des machines de linge à faire !
On s'en retourne donc à notre Fox Lodge, puis direction la laverie de Grant Village. C'est immense ! On dirait un magasin de machines à laver ! Et puis je ne résiste pas à la photo avec le panier à linge typique USA, comme dans Friends 😎 Décidément, c'est ma journée TV et cinéma !
Il y a aussi une petite épicerie à l'intérieure (très sommaire). L'homme au comptoir me fait de la monnaie pour la lessive, je discute un peu avec lui. Je trouve les gens très ouverts et serviables dans ce pays (comme toute règle, il y a des exceptions bien sûr mais pas là).
On est de retour à la chambre vers 18h. Ça fait un moment qu'on n'a pas envoyé de nouvelles en France et qu'on n'en a pas reçu. Et pour cause, pas de wifi en général à Yellowstone. Sauf au niveau de certaines réceptions, en payant. Ce soir, on se connecte et on reçoit une petite vidéo du gros Doudou de mon frère qui se fait reprendre à l'ordre par sa nounou, il avait décidé de manger ses roses ! Mon frère est rassuré. C'est la première fois qu'il laisse son chien si longtemps, mais il a l'air d'aller très bien !
Pendant ce temps, j'étends le linge avec ma mère à travers la chambre. On a utilisé les sèches-linge mais pas jusqu'à séchage total, on a eu peur d'abimer certains vêtements techniques ou de faire rétrécir les chaussettes ! Si quelqu'un à L'astuce pour le séchage du linge, je suis preneuse ! Je crois que c'est la seule chose que je n'ai pas amélioré au bout de mes trois voyages ! En attendant, on utilise chaque recoin !
L'heure du repas est arrivée. On part en voiture vers le Grant Village Restaurant. De dehors, le bâtiment n'est vraiment pas top. Arrivés dedans, ça semble plein. Effectivement, la personne à l'entrée nous demande si on a réservé. Non. On a une bonne heure d'attente. On décide donc de partir vers le General Store d'hier, on y avait vu un petit fast-food. Le Nature's Grill est parfait pour nous ce soir. Il n'y a personne. On est servi tout de suite. Le cadre est très sympa. Le mobilier est en bois. Chaque table est gravée avec un lieu ou un animal symbolique du parc. Il y a de beaux lustres en bois de cerfs.
On ne rentre pas trop trad, c'était vraiment le bon choix. On s'imagine encore dans la file d'attente de l'autre resto. En plus, cette journée nous a bien congelé. On est content de rentrer et de se mettre au chaud 🙂
On passe devant le distributeur que notre mère trouve très sympa par rapport à nos distributeurs français, on a bien cru que ça allait lui faire boire du Coca ! Mais non !
Bonjour Anais. Je suis ton carnet très très discrètement et je me marre bien......vous formez vraiment un trio sympa......nous étions à Yellowstone en septembre et je te rassure nous avons eu de la neige.....mais je trouvais flippant de marcher sur cette cocotte minute géante en ne sachant pas si elle allait exploser.....pour le linge, je l.ai toujours passé au sèche linge mais pas sur ultra chaud. Les vêtements techniques ne bougent pas......tu aurais dû t'installer dans le panier à linge pour la photo...... Allez, vite la suite..... Cordialement..Sonia
J'ai aussi déjà eu la chance d'être à Yellowstone en septembre. Nous n'avions eu que très peu de neige, mais par contre, très froid ! -6° dès le deuxième jour, on n'était pas franchement équipés pour d'ailleurs !
Nous avons eu un peu cette même impression que vous cette année pour la cocotte minute ! Lorsque on était en haut du Mt Washburn, on voyait bien le cratère du Yellowstone... Et effectivement, on s'est dit, si ça se réveille...🏴☠️ 😛 on préfère ne pas être là !!!
Pour le panier de linge, j'avoue, je n'ai pas osé me mettre dedans ! J'aurai sûrement dû 😉
Ce matin, une longue journée de voiture nous attend. Nous avons du mal à nous mettre en route. Nous quittons notre chambre vers 8h. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce matin, Yellowstone fume, fume, et fume encore !
Il nous reste encore un incontournable avant de quitter le Yellowstone. Le Grand Prismatic... Grâce au forum et au site officiel du parc, nous savons que toutes les collines environnantes sont fermées au public. Des travaux sont en cours, pour construire une passerelle qui offrira une vue d'en haut sur le Grand Prismatic, visible pour le moment uniquement du sol. Nous n'avons donc prévu aucune marche ce matin, juste la passerelle qui passe au pied du bassin. Il est encore tôt, nous y arrivons très vite, et il n'y a pas grand monde.
Juste deux fou-fou qui profitent que leur mère a le dos tourné 😛
Il y a beaucoup de petites fleurs sur les sols, malgré l'eau bouillante qui s'écoule. Le printemps est là. Lorsqu'on arrive, nous sommes à contre-jour, ça a son charme ! Le Grand Prismatic fume beaucoup lui aussi. On s'approche. Honnêtement, on n'y voit rien ! Entre le fait d'être au même niveau que la piscine et toute cette fumée, il faut être honnête... On observe la fumée, et on se regarde nous, pas le temps pour la déception. C'est tellement un grand RIEN qu'on éclate de rire ! Un des deux grands points d'intérêt touristique de Yellowstone avec Old Faithful ! Et ben, peut-être, mais on y voit quand même rien ! On se console un peu avec le bleu translucide d'Excelsior Geyser. Mais là encore, pas mal de fumée ! Bon qu'à cela ne tienne, une dernière petite vidéo pour la route, où Raph confirme la beauté de cette fumée grandiose et d'une pureté extrême 😄
Heureusement, comme précisé plus haut dans le récit (merci encore pour les infos), la nouvelle passerelle est maintenant achevée. Vous pourrez donc admirer à nouveau les belles couleurs avec un peu plus de hauteur.
On regagne la voiture et c'est avec beaucoup de mal qu'on se dit qu'il est temps de quitter ce parc. On aurait pu y séjourner bien plus longtemps sans se faire prier ! Dans l'avion, lors de l'aller vers Salt Lake, j'étais assise à côté d'une jeune américaine qui revenait de plusieurs mois en Europe. J'ai beaucoup discuté avec elle de Yellowstone, elle vit à 20min du parc !!! Quelle chance !!! Mais d'autres belles découvertes nous attendent plus au sud. Aujourd'hui, nous faisons route jusque Vernal, en direction de Moab. Nous avons noter plusieurs étapes intéressantes sur notre trajet : Flaming Gorges et le Mc Conkie Ranch, avec sa ballade vers des pétroglyphes. Nous verrons bien si nous avons le temps.
Nous repassons les portes sud de Yellowstone vers 10h30. Premier point de chute, Pinedale où nous souhaitons déjeuner. J'avais lu sur un blog que s’attabler au Patio Grill serait une bonne idée, visiblement fréquenté que par des locaux, c'est un petit endroit typique et simple. En route donc vers Pinedale. Je profite de ce moment pour remercier encore le couple qui m'a tant inspiré pour mon premier voyage, voici leur blog, très vivant, j'ai adoré : cj.p.free.fr/USA/USA_Preambule.html
Nous repassons également par Grand Teton, les sommets toujours dans les nuages ! Nous avons définitivement adoré ce parc. Même si la météo a empêché trois jours durant, notre vol en montgolfière... C'était tout de même sublime !
Petit passage par Jackson à nouveau.
C'est là que notre itinéraire bifurque, au lieu de redescendre vers Salt Lake. Et c'est là aussi que... et oui, BUMP, ça faisait longtemps ! Les paysages sont très vastes et très verts. Nous croisons plusieurs ponts destinés aux animaux. Jusqu'à Pinedale, le temps passe assez vite, sauf la dernière heure, car on a vraiment faim !
On arrive au Patio Grill vers 13h30-14h00. Ouf, en plus il nous tarde de découvrir l'endroit. On entre... Personne, on se demande même si c'est ouvert, enfin s'ils servent encore le repas. Une personne finit par arriver et nous emmène dans la salle de derrière. La déco est très récente mais kitch à notre goût. Je me demande si je ne me suis pas trompée. Rien de bien typique. Tout est mexicain !!! La déco, les gens, la nourriture !!! Je vérifie sur internet ! Aie, l'endroit a été racheté entre-temps... Nous n'y mangeons pas mal. Simplement, l'endroit est froid et le personnel également. En plus nous sommes seuls donc c'est d'un silence ! Une petite pancarte indique que l'établissement se réserve le droit de refuser l'accès à un client pour toute raison qui lui paraît valable. Apparemment, on a le droit d'être là ! On avale notre repas sans trop tarder. Du coup, ce n'est maintenant plus un endroit que je recommande particulièrement ! On fait un petit tour à pied dans la rue principale. Les devantures elles, sont assez typiques avec leurs enseignes de bois sculpté, c'est plutôt mignon !
Nous repartons vers 15h, avec encore environ 4h de route à faire. Un arrêt pour quelques points de vue à Flaming Gorges, c'est rappé, il est trop tard. Peut-être aurons-nous le temps pour la ballade au ranch ?
A la sortie de Pinedale, tout de suite les vastes paysages à nouveau. On s'arrête un instant pour faire quelques photos et il y a un vent ! La porte de la voiture se fait emporter quand j'ouvre, j'ai bien cru qu'on allait la perdre en route !
Le prochain point où l'on s'arrête n'est pas un point de vue établi, heureusement la voiture est haute, donc on fait attention aux endroits où on roule, mais on s'aventure en dehors de la route goudronnée. Et ça en vaut le coup ! Bon le vent toujours ! Mais le paysage est grandiose. Les roches commencent à changer de couleurs, nos premières roches rouges apparaissent.
On change un peu de conducteur. Je prends le volant. Raph prend la place passager, celle donc du co-pilote et du photographe. Bon c'est à un moment précis qu'on se dit que parfois, quand une chose fonctionne bien, il ne faut rien changer ! Je demande à Raph d'être attentif pour la photo car on approche du panneau de l'Utah mais je ne pourrais que ralentir, pas m'arrêter. Et là... c'est le drame ! Oui, pas d'autre mot, je vous laisse constater 😉 Prochain arrêt, c'est certain, chacun regagne sa place !
On arrive sur Flaming Gorges. La région nous paraît vraiment valoir le coup de s'y arrêter. Nous n'avons toujours pas le temps ! Mais quelques petits arrêts photos tout de même depuis la route, pas de détour. Le soleil commence déjà à descendre. C'est magnifique sur l'eau. On se fait donc une petit photo « zing, zang, zong » ici 😉
Nous traversons le barrage, petit arrêt au niveau du pont et en voiture mauvaise troupe !
Les paysages se succèdent à une vitesse tout au long de la journée. Les plaines vertes avec les montagnes enneigées en fond, les vastes étendues vertes à perte de vue, les roches jaunes et rouges, les étendues de forêts... Ce pays est extraordinaire.
Nous marquons un arrêt à la sortie de Ashley National Forest. Nous ne sommes plus qu'à 30min à peine de notre hôtel. Mais aller jusqu'au ranch nous fait faire un détour d'une heure aller/retour, plus certainement, une heure environ sur place. 2h... nous ne les avons pas. Tant pis pour cette étape aussi, il y a tant de choses à voir, on savait qu'on ne pourrait pas faire tout ce que nous avions noté. Maman est tout de même déçue pour les pétroglyphes. Elle aurait vraiment aimé voir ça.
La fin du trajet nous fait longer plusieurs bassins, artificiels pour la plupart je pense. Nous passons à proximité de Steinaker State Park. On aurait pu camper ici, au bord de l'eau, très sympa. Mais nous avons déjà réservé les hôtels de notre parcours à l'avance. Nous croisons aussi ces rangées de boites aux lettres typiques, j'adore l'idée !
Nous arrivons sur Vernal, vers 19h, il n'est donc pas si tard. Mais nous ne regrettons pas de ne pas avoir fait de détour. Arriver à 21h après une telle journée de route aurait été trop fatiguant. D'autant que Moab nous attend 🙂 Et arriver de jour nous permet de voir un peu la ville. C'est magnifique car tellement fleuri ! Des fleurs sur les places, les poteaux électriques, dans des pots, des fleurs, des fleurs et encore des fleurs !
Nous dormons à l'Holiday Inn. Aucun charme. Mais on le savait ! Par contre tout le confort de la chaine d'hôtels. Même une machine à popcorns dans le hall ! Ce soir encore, le réchaud nous est bien utile. Notre mère nous abandonne un moment pour aller nager à la piscine ! Euh oui, ça lui a pris comme ça ! Elle a dit « je vais nager ! »
Avec tout ça, encore une journée où on sombre de bonheur. Cette journée que nous pensions « perdue » pour cause de trajet, lors de la préparation du voyage est passée finalement assez vite. Et nous n'avons pas eu l'impression de ne rien faire, ni ne rien voir. Bien sûr, on n'a vu moins que pendant une journée de rando, mais tous ces paysages, un bon repas mexicain, quelques vues sur Flaming, c'est déjà beaucoup pour nous faire faire de très beaux rêves !
Coucou !!!
Ah vous avez été courageux à Yellowstone, je vous admire 🙂. En même temps , vous n'alliez pas rester dans vos chambres, et c'est vrai que la neige change complètement le paysage et l'atmosphère qui s'en dégage.
Je me rends compte que nous avons vraiment eu de la chance début septembre dernier avec nos 20°-25° à Yellowstone.
Beau carnet et beau voyage en famille 😎
J'attends la suite ... (Ceci dit je n'ai pas encore terminé mon carnet 😕)
7h30, nous sommes sur le départ. Ce matin, le soleil et ce grand ciel bleu nous mettent vraiment de bonne humeur, enfin les vacances d'été 😎
Nous traversons à nouveau une partie de Vernal, cette petite bourgade est décidément très fleurie. Nous sommes impressionnés par ces grandes lignes droites à 4 ou 6 voies qui traversent une ville de cette taille. On s'arrête un instant à un grand mémorial (Heritage Museum), rendant hommage aux soldats américains des différentes guerres. Certaines statues sont poétiques je trouve, imaginées avec beaucoup de goût. Je suis la seule à sortir de la voiture pour faire quelques photos. Peu importe ce que l'on peut penser des situations politiques actuelles ou passées, cet endroit m'a inspiré le respect. Quelques minutes de calme au milieu de la folie de notre aventure.
Et hop, je remonte à bord ! Nous voilà repartis mais pas pour très longtemps, il faut faire le plein d'essence et laver notre pare-prise. Cela devient urgent ! On s'arrête à une pompe à essence, et oui elle est seule, ce n'est donc pas une station service ! Mais tout est fermé, la pompe semble finalement abandonnée. Le seau pour laver est bien là, mais l'eau évaporée depuis longtemps je pense ! On trouvera notre bonheur un peu plus loin.
Les grandes lignes droites à nouveau, puis soudain, le panneau du Colorado. Ce sera notre seul passage dans cet État. Nous sommes toujours en juin, mais ici les paysages sont déjà bien jaunis par le soleil. Nous traversons ensuite une zone couverte par les puits de pétrole, ils sont disséminés mais bien visibles.
A partir de Rangely, les collines de roches jaunes font leur apparition. Et puis petit à petit, les roches se couvrent de végétation. Sans qu'on ne s'en rende compte, on se retrouve entouré par la forêt. La route prend de la hauteur. La vue se dégage. C'est magnifique, à couper le souffle même. Une fois redescendus, les roches jaunes à nouveaux. Elles s'entremêlent enfin avec la roche rouge si typique des parcs du sud.
On the road again, les longues lignes droites américaines. Nous traversons un village avec quelques habitations seulement. Mais un attroupement gigantesque de caravanes nous attire. Et gigantesque n'est que peu de choses ! Il y en a partout et lorsqu'on s'approche, il y a même une grande roue, une scène de concert, des stands divers... et tout ça au milieu de nulle part vraiment 🙂 Après recherche, il s'avère qu'il s'agit du Country Jam Festival, un festival de musique. Ils sont forts ces américains !
Peu après ça, retour en Utah. J'ai retrouvé ma place de passager photographe !!! Il ne faut pas que je me loupe 😉
On fait quelques kilomètres, puis on s'arrête au niveau de la Harley's Dome View Area. On a besoin de se dégourdir un peu les jambes. On avale une banane, un bon coup d'eau fraiche, chapeau et crème (et oui ça tape fort), et nous voilà partis pour la petite marche qui mène en haut de la View Area. 10min de marche seulement sont nécessaires. Mais la vue est bien dégagée une fois en haut. Les vastes paysages désertique s'ouvrent devant nous. Sur la droite, on voit l'immensité des Highway qui parcourent ces paysages. Des petits chipmunks accompagnent notre balade. On s'arrête entre 20 et 30min, pour nous reposer et reposer aussi la voiture car on roule depuis plus de 2h30.
On approche enfin de Moab 😏 Si notre mère attendait Yellowstone avec impatience, Moab c'était mon frère ! Le paradis du grimpeur ! Au loin, on aperçoit encore quelques sommets enneigés. Nous sommes tout excités ! Puis sur les bords de route, on observe cette couleur verte dans la roche, très présente autour de Moab. La roche rouge prend de plus en plus d'espace dans notre champ de vision ! Ça y est on est tout proche de notre destination du jour. L'entrée du parc de Canyonlands.
On marque l'arrêt pour la traditionnelle photo devant le panneau du parc . Heureusement que l'endroit est bien équipé, il y a un poteau pour poser l'appareil photo avec retardateur, ça nous arrange bien ! L'arrêt est donc banal... jusqu'à ce que nous remontions en voiture... Et là, impossible de repartir. Le volant de la voiture est bloqué... Absolument bloqué. Bien sûr nos volants en France ont une sécurité qui permet également de bloquer le volant. Nous essayons donc les choses de base, en retirant la clé, en la tournant en même temps que le volant, mais rien y fait... Nous sommes seuls, et évidemment pas de réseau. On reste calme en réfléchissant, mais on commence quand même à paniquer un peu. On s'imagine déjà si la voiture reste bloquée ici...🏴☠️ 🤪 Une autre voiture s'arrête enfin. Je suis loin d'être bilingue, mais je parle visiblement assez bien pour faire comprendre notre problème. Le couple répond malheureusement qu'il n'a aucune idée pour nous aider. Nous nous en retournons donc à l'intérieur de la voiture pour être à l'ombre. Car évidemment nous sommes en plein midi. Finalement, le couple retourne à sa voiture également. Mais une troisième personne était assise à l'arrière et c'est cette personne que nous voyons s'approcher. Le couple ne nous a pas oublié et a expliqué notre problème. L'homme se met au volant, une fois, deux fois, la troisième, il nous débloque le volant, un peu en force ! Mais ça fonctionne. Mon frère n'avait pas osé forcer autant de peur de casser quelque chose. Ouf nous voilà tirés d'affaire. On les remercie bien chaleureusement. Encore une fois, nous trouvons les américains très serviables, ouverts, toujours dans l'entre-aide. Avant de partir, le monsieur nous explique que nous avons eu ce problème probablement car nous avons arrêté la voiture avec le volant et donc les roues de travers. Il nous conseille à l'avenir de toujours arrêter le moteur avec les roues droites. Là, ça me dépasse, je ne sais pas si ce conseil est judicieux, mais quoi qu'il en soit nous le suivrons le reste du voyage, et n'aurons plus jamais ce problème. Ouf ouf, on a eu chaud, dans tous les sens du terme !!!
Nous entrons dans la partie Island in the sky de Canyonlands. Nous ne nous sommes pas jugés assez expérimentés pour The maze ou The needles.
On arrive à Shafer Canyon vers 13h15. On s'avance jusqu'au point de vue, mais on ne s'aventurera évidemment pas sur la Shafer Canyon Road. On la voit bien d'en haut, et définitivement, il faut une bonne voiture et une bonne dose de confiance en soi (enfin en sa conduite 😉 ) Ce point de vue donne un bon premier aperçu du parc : un canyon à perte de vue. C'est très beau, peut-être juste un peu gâché par le monde présent. On ne reste pas bien longtemps.
On se met en route pour le sud du parc, direction le parking de White Rim. On est sur place vers 14h00 et on décide donc de manger avant notre départ en randonnée. A proximité il y a des emplacements aménagés pour les repas, avec la possibilité de garer la voiture directement sur place. Une table à l'ombre !!! Le top du top par cette chaleur. Enfin c'est pas gagné... Lorsqu'on arrive, tous les emplacements sont occupés. On refait un tour, puis un autre, puis jamais deux sans trois ! A croire que l'expression a un sens, puisqu'un superbe Cruise America nous cède sa place 😏 On partage notre pique nique avec de nombreux petits chipmunks à l'affut de la moindre miette qu'on fait tomber. C'est tellement agréable de manger là que nous ne voyons pas le temps passer. Une heure déjà que admirons le paysage et reparlons de nos aventures passées !
15h00 il est temps de se mettre en route vers White Rim Overlook. Cette marche est vraiment accessible. Aucune difficulté, à plat tout le long. Après quelques pas, on essaye avec mon frère d'écrire un message dans le sable, mais sans résultat. Il est bien trop sec. Pourtant, c'est aujourd'hui « bonne fête papa » 😊 On continue notre chemin. Il traverse des rochers de toutes formes, certains tout ronds ressemblent à des boules de glace géantes qu'on auraient posées là... Ou c'est cette chaleur qui me fait voir de la glace 😛 Les formations rocheuses s'enchainent, sans que le chemin ne longe le canyon. A l'arrivée donc, quelle belle surprise ! Un canyon à droite, un canyon à gauche ! Cela vaut le coup de faire la balade. On apprécie d'autant plus que nous sommes parfaitement seuls depuis le début de cette marche. L'immensité pour nous tout seul... une grande force de l'ouest américain. Alors que des milliers de touristes le visite, il y a toujours moyen d'être seul au monde. C'est incroyable ! Mon frère décide de s'aventurer sur un rocher proéminent pour être parfaitement seul face à ce cadeau de la nature. Ce qui va avoir le dont d'affoler notre mère ! Mais bon ce n'est ni la première ni la dernière fois ! Nous sommes de retour à la voiture vers 16h30. Nous avons pris notre temps pour faire de belles photos et quelques petites blagues vidéo. En marchant normalement, cette balade doit être faisable en une heure A/R, il me semble que c'est ce que j'avais mis la dernière fois.
Le temps de remballer les sacs dans la voiture, on fait un point sur les choses qu'on peut encore faire ou non en cette fin de journée. Difficile d'éliminer... mais il le faut. Le nord-ouest et Upheaval Dome, ça sera pour une autre fois. Grand View Point Overlook également. J'ai déjà eu l'occasion de faire cette rando, elle est un peu différente de White Rim, car on marche au bord du canyon tout le long. Mais c'est tout aussi magnifique. Nous avons opté pour White Rim car elle conserve l'effet de surprise !
Nous entamons donc notre remontée vers la sortie du parc avec des arrêts sur le chemin retour. Premier arrêt vers 16h50 à Buck Canyon. Ici, le point de vue est accessible sans marcher. Le canyon est plus découpé, on dirait une fine dentelle par rapport aux canyons plus au sud. C'est vraiment beau. Une petite photo de Matouri au passage, un peu compliqué, il y a un vent !
17h15, nous faisons le crochet par Green River Overlook. Ce point de vue vaut le détour. Ces méandres de la Green River... c'est magnifique. Le sol ressemble à une toile de peintre, les méandres à un coup de pinceau, une vraie œuvre d'art ! On ne s'attarde pas. Est-ce le vent ou les kilomètres parcourus ces derniers jours ?? On est tous un peu fatigué.
Notre prochain arrêt se fait à Mesa Arch. Là encore il y a beaucoup de monde. Mais nous avons de la chance et trouvons une place de parking assez vite. L'arche apparaît après une dizaine de minute de marche seulement, d'où l'affluence probablement. Nous y sommes vers 17h40. Bizarrement à force de voyager, on remarque quand même toujours certains touristes qui respectent moins les lieux et les gens que les autres. En arrivant, on se dit mince, il n'y a pas que des américains (que l'on trouve plutôt très respectueux dans l'ensemble). Et on ne s'y trompe pas. Impossible de prendre une photo de l'arche seule ou même de nous avec l'arche pendant bien longtemps. Chacun se précipite... et personne n'a de photo correcte... c'est d'un ridicule... Lors de ma dernière venue, les gens passaient les uns après les autres, chacun avait une photo parfaite et entre deux, nous nous laissions le temps de photographier l'arche seule. Comme quoi, l'appréciation d'un lieu peut tenir à bien des choses, la météo, les gens présents... Cette fois encore, c'est donc la foule qui nous fait assez vite rebrousser chemin. Mais que ça ne vous empêche pas d'y aller ! Mesa Arch est splendide et tellement accessible. Et puis ces canyons à perte de vue à travers, c'est vraiment hors du commun.
C'est ainsi que s'achève notre journée canyon ! Malgré le peu de temps passé ici, on en a pris plein les yeux ! En remontant vers Moab, je demande un dernier crochet. Mon frère est vraiment fatigué mais je promets de ne pas rester longtemps et puis c'est sûr maman et lui ne regretterons pas l'arrêt. J'ai gain de cause, crochet accepté : passage par Dead Horse Point SP. J'ai déjà eu l'occasion d'y aller, mais c'était sous l'orage, et là il fait si beau... C'est un State Park, l'entrée à 10$/véhicule n'est donc pas incluse dans notre pass. On ne regrette pas. Le Colorado au fond de ces falaises rouges majestueuses, c'est grandiose. Et les couleurs au coucher de soleil sont superbes. On aperçoit également les bassins bleus de potasse. Le contraste entre ce bleu turquoise et le rouge flamboyant est très étonnant. Et notre mère s'étonne encore de la performance des nouvelles technologies (elle s'était virtuellement promenée au bord de ces bassin via google maps et là, elle les voit en vrai !!!).
Allez, cette fois il est temps, direction Moab et le Aarchway Inn où nous nous installons pour trois nuits. Je ne me lasse pas de prendre des photos sur le chemin de l'hôtel ! Nous l'avons choisi car il est à la sortie de Moab vers les parcs. Nous arrivons, et première question à la réception : Devil's Garden Trail est bien accessible à Arches Park ? Nous avons vu des tas de panneaux de travaux en rentrant donc nous ne sommes pas rassurés... et cela se confirme. Le réceptionniste nous explique que ce trail est fermé pour cause de travaux d'agrandissement du parking... Oh my god comme ils diraient... 😕je n'en crois pas mes oreilles...🏴☠️ j'avais fait une partie de ce trail jusqu'à Double O Arch, mais je ne l'avais pas bouclé par le primitive trail par peur de me perdre. Là avec mon frère en éclaireur, c'était l'occasion rêvée... Ou pas visiblement... La fatigue et cette nouvelle finisse de nous achever... C'est donc carrément déçus, il faut le dire, que nous nous dirigeons vers notre chambre. Du coup, on emmène des prospectus de la réception pour voir ce qu'on pourra faire demain à la place de Devil's Garden. Heureusement notre chambre est bien jolie, assez grande et tout confort. L'hôtel est en U, ouvert sur les falaises rouge flamboyant, avec une piscine au centre. Nous donnons sur la piscine et les falaises, parfait. Ce soir, repas dans la chambre et lecture de prospectus 😉
Premier petit déjeuner à Moab, c'est le top du top ! Le buffet est vraiment bien fourni, yaourts, pancake, céréales, porridge, pain, jus de fruits, gâteaux... Et le cadre est splendide, nous nous installons dehors avec vue sur les roches rouges, au bord de la piscine. Il fait encore bien frais. Ce matin là, encore de beaux moments partagés avec des américains. Nous sommes tellement ravis de voir qu'il y a encore des personnes généreuses, souriantes et ouvertes aux autres dans ce monde ! Premier exemple, lorsque notre mère se retrouve au niveau de la porte qui donne dehors avec son petit déjeuner dans les mains. Il faut la carte de la chambre pour ouvrir et bien sûr elle est seule devant la porte avec les mains pleines. Tout de suite, plusieurs personnes se « précipitent » pour l'aider... Deuxième fois quelques minutes à peine plus tard. Je décide de prendre une photo de mon frère et maman au petit déjeuner et l'homme à la table à côté se lève pour nous prendre ensemble. Il dit que c'est trop bête que je ne sois pas sur la photo. Encore dans les parcs ou lieux touristiques, les gens se prennent régulièrement en photo. Mais là, nous ne sommes que deux familles dehors, il est très tôt et nous déjeunons tranquillement, nous ne les aurions jamais dérangé pour une photo ! Et ça se voit qu'il le fait de bon cœur, presque comme s'il prenait sa propre famille en photo. Nous échangeons donc quelques mots. Très beau souvenir que ce petit déjeuner au calme, au frais, face à un si beau paysage.
Il doit être environ 8h ou 8h30 quand nous nous mettons en route. Nos lectures de la veille nous ont fait opter pour une activité afin de remplacer Devil's Garden : kayak sur le Colorado ! Bon Raph aurait préféré faire du canyoning mais là c'était un peu trop sans préparation psychologique pour ma mère et moi 😉 Nous nous rendons donc en voiture au centre de Moab, à Canyon Voyages Adventure. Nous demandons des conseils et des explications sur les activités qu'ils proposent. Si ce genre d'activités vous intéresse, je recommande cet endroit. Il n'est pas merveilleux, mais nous n'avons eu aucun problème. Le personnel est accueillant, disponible, et répond à toutes questions ou inquiétudes, malgré la fréquence où ils doivent probablement se répéter ! C'est complet pour aujourd'hui, ça on s'y attendait. On réserve donc pour demain après-midi. Et nous voilà repartis.
Aujourd'hui, nous commençons par la randonnée vers Bowtie Arch et Corona Arch. Elles sont en dehors des parcs du coin. Nous prenons la route 279 à la sortie de Moab. Elle est très agréable. Sur la droite se dressent des grandes falaises rouges, et sur la gauche, le Colorado. Magnifique début de journée 🙂 Nous roulons jusqu'au panneau qui indique le parking du trail sur la droite. Et en face, il y a des endroits aménagés pour manger au bord du Colorado, nous avons trouvé où nous mangerons ce midi !!!
Nous entamons la montée vers 9h40. Heureusement, nous sommes à l'ombre. On traverse des voies de chemin de fer, le passage creusé dans la roche est impressionnant. Ils ont dû en évacuer des cailloux !
Juste avant d'arriver sur le plateau, il y a un passage un peu « non identifié », pas de cairns, chacun monte ou descend par là où cela lui semble stable... au milieu d'un buisson, avec les deux mains sur les épaules de celui de devant en descendant, ou en se tirant l'un après l'autre en montant parce que les roches sont friables et glissent. On croise une dizaine de personnes qui redescendent puis nous sommes seuls pendant un moment. On a déjà très chaud. On se dit qu'ils ont bien de la chance d'en être à la descente ! Mais nous avons tellement aimé notre réveil au calme ce matin qu'on ne regrette pas, même si c'est un peu dur.
Nous voilà donc arrivés sur le plateau vers 10h, ce n'était finalement pas si long ! Une vaste étendue plane s'ouvre devant nous. Le chemin alterne entre sable et roche plane. Au loin, nous apercevons une première arche.
Et partout autour, dans les herbes sèches, on les entend... ils sont là ! OMG, les envahisseurs... 😛Non ! Les serpents ! Là c'est certain, on est entouré et il n'y en a pas qu'un ! Petit moment d'angoisse lorsqu'on le réalise ! Du coup, on se concentre un peu plus sur l'endroit où on met les pieds, plutôt que sur le paysage. Et on prend soin de faire du bruit avec nos bâtons de marche lorsqu'on passe à proximité. En fait s'ils entendent du bruit, ils se taisent ! Mais ils ne fuient pas, clairement, ils sont toujours là. Il y a un endroit où je n'ai pas le choix que de passer entre deux buissons pour le moins bruyants, et espacés d'à peine 20 ou 30cm. Autant dire que je passe en courant ! Au moins ça a le mérite de beaucoup faire rire mon frère !
Jusque là, les deux arches sont invisibles... Et soudain, les cairns nous font contourner un gros rocher et au loin, elles apparaissent 🙂 C'est toujours aussi magique, de ne rien voir, rien connaître, de lever les yeux et voir de telles choses. Elles sont encore loin et on ne voit pas le ciel à travers là on nous sommes. Mais c'est déjà très beau.
On continue notre marche. Depuis que nous sommes sur le plateau, aucune difficulté (sauf les serpents 😮), le trail est plat. Par contre, la chaleur devient vite écrasante. Et il n'y a pas d'ombre. On s'arrête un moment devant une forêt de cairns. Chacun a laissé sa trace, Raph décide de construire un cairn double ! Il y en a même un hors catégorie niveau taille 😉 Ici encore les serpents...
On avance à nouveau et là mon frère remarque un trou, enfin un énorme trou, bien en hauteur sur la falaise à notre gauche. Les réflexes de grimpeurs refont surface, c'est ancré génétiquement je crois, la falaise l'appelle ! Il nous regarde, en disant « il faut absolument que j'aille voir dans le trou »... Ah ben, absolument oui... le visage de notre mère se décompose de panique. Elle sait qu'elle ne doit pas l'empêcher. Il promet de ne pas faire d'imprudence et de s'arrêter si cela devient dangereux. Il n'est pas du tout équipé pour grimper mais la falaise est positive donc ça va l'aider. Le voilà parti dans son ascension. Maman laisse échapper quelques larmes tellement elle a peur pour lui. Finalement, il s'arrête un peu avant le gros trou. En redescendant, il nous explique qu'il aurait pu monter presque sans problème, mais qu'il n'aurait pas pu redescendre en sécurité. Donc il n'a pas risqué la coup ! Ouf ça y est il est de retour à nos côtés, on est rassuré, on se remet en route !
Il fait de plus en plus chaud, surtout avec toutes ces émotions ! Nous passons d'abord au-dessous de Bowtie Arch. Il n'y a qu'en approchant vraiment que l'on peut voir le ciel à travers.
Puis après 1h20 de marche environ (et la pause escalade!), nous arrivons à Corona Arch. Elle est immense. Nous sommes quasiment seuls. C'est incroyable. Nous décidons de passer de l'autre côté, cette fois nous sommes seuls. Encore plus incroyable ! Nous rencontrons tout de même un Français ! En voyage d'affaires, il en a profité pour louer une voiture sur quelques jours dans le coin. Ben oui, je comprends !!! Il n'a pas étudié grand chose, donc on le conseille un peu sur les endroits à voir dans les environs s'il a peu de temps. Il nous fait également profiter de son expérience sur les lieux qu'il a visité les derniers jours. C'est drôle de parler comme ça, au milieu d'un tel décor ! Nous prenons un instant pour immortaliser l'arche sous tous les angles.
Il est temps de repartir. Nous marchons un moment à reculons pour ne pas en louper une miette 😉
Passage à nouveau par la fosse aux serpents ! Nous sommes de retour à la voiture après presque 3h de marche. Là encore, nous avons pris notre temps à plusieurs endroits, et bien profité de cette rando sans la faire au pas de course.
Bonjour
Mon fils et moi partons en juin pour 18 jours à partir de Denver, en direction de Moab, Bryce, Yellowstone (objectif principal du séjour) et le parc des Badlands. C'est donc avec un grand intérêt que je lis ton carnet que je trouve très bien écrit et magnifiquement illustré.
Bonjour
Mon fils et moi partons en juin pour 18 jours à partir de Denver, en direction de Moab, Bryce, Yellowstone (objectif principal du séjour) et le parc des Badlands.
Bonjour Sophie,
Pour nous aussi, Yellowstone était l'objectif principal, vous y serez en juin aussi, j'espère que vous aurez moins froid que nous 😉
La boucle que j'avais faite par Denver m'avait permise de passer par les Black Hills, mais pas de pousser jusqu'à Badlands. J'attends donc votre retour pour en savoir plus 🙂
C'est donc avec un grand intérêt que je lis ton carnet que je trouve très bien écrit et magnifiquement illustré.
Pour le bruit de serpent, es-tu sur que cela soit des serpents? Je te demande cela car j'ai rencontré une situation similaire où j'avais l'impression d'être entourée de serpents !! Finalement, j'ai découvert que le bruit venait de grosses cigales horribles !! Une m'avait carrément foncée dessus à Havasupai sur le chemin du retour !
Effectivement, je ne suis pas sûre à 100%. Je préfèrerai me dire que c'était de grosses cigales !!! Mais cela dit, le bruit était vraiment différent de celui de la vidéo donc...
Il faut que je prenne le temps de lire tes aventures dès mon retour ! Havasupai devait être au programme mais notre mère ne se sentait pas forcément de faire la remontée, et à vrai dire moi non plus. Mais ça me tente beaucoup, je vais m'entrainer 😉
Pour le moment, je profite de mes derniers jours en Laponie finlandaise, climat légèrement différent 😎
Me voilà revenue de mon périple dans le grand froid et la suite de mon carnet devrait me réchauffer un peu 🙂
JOUR 12 (suite)
Nous déplaçons la voiture de quelques dizaines de mètres seulement, puisque nous nous installons sur le parking du camping Gold Bar, au bord du Colorado pour notre déjeuner. C'est parfait. Juste au frais au bord de l'eau, à l'ombre, il y a des tables et le nécessaire pour un barbecue. On a vraiment chaud donc la première chose que l'on fait c'est boire de l'eau bien fraiche ! Puis pique-nique !
Nous ne trainons pas trop pour pouvoir encore profiter de Arches Park cet après-midi. Nous nous mettons en route vers 14h00. Un petit arrêt s'impose très vite sur le bord de route pour chercher les Indian Writing qui sont indiqués. Nous n'avons pas pu voir les pétroglyphes au Mc Conkie Ranch, donc là, c'est sûr, on s'arrête. Bon on les cherche quelques minutes quand même, n'hésitez pas à lever les yeux 😉 On les observe un petit moment, on trouve cela assez émouvant. Et puis avec ces falaises rouges qui se jettent dans le Colorado, le cadre est splendide.
Allez, c'est reparti pour Arches Park. Nous passons le panneau d'entrée et ne nous arrêtons pas en route. Nous observons Balanced Rock depuis la voiture. Nous mettons environ 30min pour arriver sur le parking de Double Arch. Nous nous contentons de voir North et South Window depuis le parking. Les arches sont bien grandes et se voient de loin. Et dans la mesure où elles sont très accessibles, il y a beaucoup de monde autour.
Il y a également du monde à Double Arch, mais c'est l'arche d'Indiana Jones, alors on prend le temps d'y aller ! Et sa particularité vaut vraiment le détour. La première fois que je l'ai vue, je suis restée au pied de l'arche. Cette fois, avec Raphaël, nous montons à l'intérieur. Si vous avez le temps, cela offre d'autres vues très sympa.
Et il y a aussi le lion ! Où ce qu'on voudra bien y voir 😉
Retour à la voiture. Il va bientôt être 16h00. Et les travaux dans le parc impliquent une fermeture nocturne; chaque jour, tout le monde doit être dehors à 19h00... on voulait faire Delicate Arch au coucher de soleil, mais là on se demande vraiment si on n'a pas trop trainé et si on a le temps d'entamer ce trail. On est bien motivé donc on s'active et c'est reparti !
On commence notre montée vers Delicate Arch autour de 16h15. Première partie un peu au pas de course, et on ralentit très vite dans cette grande montée sur la roche qui nous paraît bien longue. Raph nous conseille de ne pas monter tout droit, afin de diminuer l'angle de la pente. Autant j'ai souffert lors de l’ascension du Mount Washburn, autant aujourd'hui, c'est vraiment dur pour notre mère. Une fois en haut de cette longue montée, elle est tellement fatiguée, et on surveille tellement l'heure, qu'elle se met à l'ombre et nous encourage à continuer seuls. Elle veut nous attendre là. Avec Raph, on recalcule, j'ai déjà fait ce trail, je sais donc qu'une fois en haut, il n'y a plus un grand dénivelé. On s'arrête donc avec notre mère et on tente de la rassurer et de l'encourager. On trouve ça trop dommage qu'elle ait fourni un tel effort et qu'elle ne puisse pas voir Delicate Arch. Après une dizaines de minutes, on repart et au complet !
Nous arrivons devant la belle après une bonne heure de marche. Maman est bien fatiguée donc elle s'assoit et se repose en admirant l'arche. Raph et moi partons faire quelques photos. Cela fait deux fois que j'ai l'occasion de voir cette magnifique arche, et deux fois que j'ai la chance d'y être avec des touristes intelligents 😏 Chacun a le droit à sa photo seul avec l'arche puisque les gens font sagement la queue, en s'arrangeant de temps à autre pour laisser tout le monde la photographier sans personne.
Et cette année, moi aussi je fais l'arche 😉
On est très fier de notre maman et super content qu'elle soit avec nous pour profiter de la beauté de cette arche.
Il y a beaucoup de vent là-haut et il commence à faire un peu froid. Nous ne pouvons pas rester jusqu'au coucher du soleil. Il faut être dehors pour 19h00 et il y aura sûrement la queue en voiture pour sortir du parc. Un gros câlin dans ce cadre exceptionnel et nous voilà en route pour la descente. Évidemment nous descendons plus vite que nous ne sommes montés. Par contre, on s'interroge toujours. On descend déjà bien tard et il y a encore quelques personnes qui montent. Des moines. Et en tenue traditionnelle. Et sans eau... Nous sommes épatés... ou affolés !
Avant de rejoindre la voiture, on fait un dernier détour par les quelques pétroglyphes que l'on peut observer ici. On ne traine pas, on a peur de rester enfermés dans le parc !
Ouf on est dehors à temps. Et il n'y a pas eu tant de voitures que ça lors de la sortie. On fait un tour dans le centre de Moab, on prend de l'essence et on s'achète de quoi manger à l'hôtel pour le soir.
Quelle journée, on en a encore pris pleins les yeux !
Bonjour Anais,
Je te suivais jusqu'à maintenant sans me manifester 😉, bravo pour tes photos et bravo pour ton arche quelle souplesse 😎
Bravo à ta maman cette ballade vaut vraiment le détour
Bon dimanche
Je te suivais jusqu'à maintenant sans me manifester 😉, bravo pour tes photos et bravo pour ton arche quelle souplesse 😎
Bravo à ta maman cette ballade vaut vraiment le détour
Bon dimanche
Bonjour Vanessa,
Merci 🙂 je me rends compte que mon carnet contient beaucoup de photos par rapport aux autres, mais j'ai tellement de mal à les choisir !
Question souplesse, je fais du trapèze, voilà l'explication 😉 c'est pas bien courant, mais j'adore !
Et merci pour notre maman, elle n'a pas regretté, même si cette marche l'a bien marqué ! Je pense que malgré l'heure déjà avancée dans l'après midi, la chaleur était encore vraiment forte, et c'est ça qui nous a le plus fatigué.
Oui j’imagine ! nous étions partis très tôt le matin et il faisait déjà très chaud, en redescendant on se disait les pauvres ils vont avoir très chaud ! C’est vrai que la lumière en fin de journée sur l’arche ne doit pas être la même mais comme tu le dis c’est déjà une marche éprouvante cumulée à la chaleur...
À très vite pour la suite de ton carnet 🙂
Ce matin, debout à 6h00. On voudrait entrer dans Arches Park avant la foule si possible. Le programme de la matinée n'est pas encore bien arrêté. En tous cas, le souvenir du super petit déjeuner de la veille nous tire vite du lit ! Nous quittons l'Aarchway Inn vers 7h15.
On arrive à la guérite d'entrée des rangers. Il y a déjà du monde qui attend, mais tout va bien l'attente n'est pas si longue ! On en profite pour se crémer. Lorsque c'est notre tour, je me dis « qui ne tente rien n'a rien ! » et donc je demande au ranger « Is Devil's Garden Trail really closed ? ». il me sourit, je me dis que tout est fichu ! Et en fait, il nous explique qu'ils sont en train de rouvrir le parking et que le trail et à nouveau accessible à partir de ce matin ! Ahhaahh je n'en crois pas mes oreilles ! Il y a vraiment de belles arches à voir sur ce trail et puis la ballade en elle-même est super agréable. J'avais tellement hâte de le partager avec ma famille 🙂
On fonce vers le parking. Ce n'est qu'une expression, on a toujours bien respecté toutes les limites, surtout dans les parcs, ils ne rigolent pas ! Et puis le soleil levant sur ces murs de roches rouges plantés au milieu du décor qui s'ouvre devant nous... c'est merveilleux. On ralentit un peu au niveau de Skyline Arch, que l'on peut observer de la route. Ça y est, on arrive, chouette, il y a encore de la place 🙂
7h45 nous y sommes. Les sacs à dos sont prêts et les camel remplis de la veille. En route ! Sur le début du trail, nous ne sommes pas seuls. Mais les paysages sont déjà splendides et cela nous fait un peu oublier les personnes qui nous entourent. Il est encore tôt donc les gens sont calmes ! Nous marchons sur un sentier de terre bien tracé jusqu'à Landscape Arch, où nous arrivons vers 8h00. Il me semble bien qu'il s'agit de l'arche naturelle la plus grande au monde, avec près de 90m. On laisse les quelques personnes présentes la photographier (et partir !), pour en profiter pleinement. C'est grandiose. Toute l'expression de la beauté de la nature devant nos yeux écarquillés. Et un petit lapin furtif en prime !
Nous sommes super contents de pouvoir arpenter ce sentier, mais malheureusement, nous ne pouvons pas faire la boucle entière du primitive trail comme nous le voulions. Nous ne pouvons pas non plus faire les petits détours pour voir toutes les arches du parcours, il va nous falloir faire des choix. En effet, pensant le trail fermé, nous avons réservé le kayak pour le début d'après midi. On ne doit donc pas être en retard. Nous choisissons de voir en priorité Landscape Arch et Double O Arch. Nous reviendrons sur nos pas à partir de cette dernière et verrons si nous avons le temps de nous arrêter pour en voir d'autres. Premier arrêt largement à la hauteur ! Il faut continuer, c'est maintenant que commence le primitive trail. C'est à dire qu'il n'y a plus de chemin établi. Le trail traverse le paysage, la végétation ou le relief, et seuls les cairns indiquent la marche à suivre (c'était la théorie, mais nous avons tout de même croisé quelques panneaux au moins sur la première partie jusqu'à Double O Arch).
Le trail commence avec une montée un peu abrupte sur une grosse roche lisse, mais c'est très court, quelques dizaines de mètres à peine. Après, tout est relativement plat. Il est tôt mais on est déjà bien preneur des moindres petits passages à l'ombre. Arrive ensuite, le deuxième endroit « à signaler » ! Il s'agit d'un passage en hauteur sur une longue roche plane. La roche fait tout de même plusieurs mètres de largeur. En soi, c'est totalement accessible, il ne faut juste pas avoir le vertige, ni peur de s'envoler à cause du vent ! J'y ai vu des personnes faire ce passage à quatre pattes ! Bon ça fonctionne cela dit ! Je le signale juste car je pense que pour une personne ayant le vertige c'est pas forcément top. Pour monter, la roche est entaillée, ce qui permet de prendre appui. La descente est un tout petit peu plus compliquée, il y a un tronc pour faire escalier, maman nous fait un saut de l'ange magnifique 😛 😇
On arrive à Black Arch vers 8h50. C'est désormais l'endroit attitré pour une petite pause qui s'impose ! Il y a un petit endroit à l'ombre d'un rocher. Et comme la première fois que j'y étais venue, c'est une pause banane 😛 Black Arch est au loin, perdue au milieu de ces murs de roches rouges qui se succèdent... puis le vert des plaines réapparaît. D'ici on a l'impression de dominer un empire ! On prend le temps de s'assoir face à ce tableau merveilleux et de s’imprégner de l'endroit.
On se remet en marche. Pas de difficulté à signaler jusqu'à Double O Arch, où on arrive vers 9h10. Elle est sur la gauche, dissimulée jusqu'au dernier moment par une paroi rocheuse. Et puis, elle se dévoile enfin. A ce moment, nous sommes encore un peu en hauteur, on ne voit donc pas le ciel à travers l'arche on ne peux pas encore l'admirer à 100% de sa beauté 🙂
On descend (chacun par un chemin différent d'ailleurs). Quelques mètres dans le sable orange et nous voilà au pied de la belle arche. Lors de ma venue en 2015, passer au-dessous était interdit car un morceau de l'arche venait de se détacher. Deux ans plus tard, la trace du morceau de roche manquant est toujours bien visible. Mais apparemment plus aucun risque. Nous sommes autorisés à approcher et à traverser. Après avoir traversé l'arche, on prend un peu de hauteur pour avoir un meilleur point de vue. C'est splendide. Je ne regrette pas d'être montée ! Je l'avais déjà trouvé bien belle de l'autre côté, mais effectivement en traversant, c'est encore mieux. On la photographie sous tous les angles puis on demande à une personne si elle peut nous prendre en photo avec l'arche... S'en suit une bonne partie de rigolade car nous sommes bien sur la photo, mais... juste nous, sans l'arche !!! Pourtant, elle n'est pas petite ! Sacré cadreur ce randonneur !
Il est temps de redescendre si on veut pouvoir faire un ou deux arrêts sur le retour. On y a repensé, faire la boucle du primitive trail serait vraiment trop long. Et c'est bien dommage... Nous voilà donc repartis sur nos pas. On ira un peu plus vite qu'à l'aller car moins d'arrêts photo !
Nous arrivons à Navajo Arch vers 10h15. Elle est encore à l'ombre. Il y a beaucoup de vent à cet endroit. Je le trouve un peu mystérieux, comme une grotte secrète. Sur le retour, Raph ne peux s'empêcher d'escalader quelques mètres sur ces parois qui le narguent depuis le début de journée.
Ça sera notre seul arrêt. Nous avons encore 40min de route environ jusqu 'à l'hôtel, il faut nous changer, manger et être au centre ville pour 13h30.
Nous observons Partition Arch depuis le sentier sur le retour. Nous arrivons au parking vers 11h40. Il s'est bien rempli, et les gens cherchent maintenant des places. Pourtant, il fait une chaleur ! Nous reprenons la route, direction l'hôtel. On marque un petit arrêt rapide à Park Avenue. Je suis la seule à descendre de voiture pour faire quelques photos, mais il y a un monde... On ne reste vraiment que quelques minutes.
En plus, ça faisait longtemps, mais BUMP 😮 😉
Retour à l'hôtel. Certains enfilent un maillot de bain, pendant que les autres préparent le repas. On laisse nos sacs à dos, puisque durant l'activité, on ne peut rien emporter, au risque de tout perdre dans l'eau en cas de chute ! On emmène juste chacun notre camel avec un mousqueton pour l'attacher au kayak si on chavire. Chapeaux et crème solaire. Le guide emmène un petit en-cas mais on prend quand même un petit paquet de fruits secs. On troque nos chaussures de rando pour les petites basket. Côté image, on emporte uniquement la gopro, la seule qui possède une protection bien étanche. Nous sommes prêts.
Arrivés chez Canyon Voyages Adventure, il y a un peu de monde. C'est le départ d'une sortie canyoning. On espère ne pas être trop nombreux pour notre activité. On nous remet notre gilet de sauvetage, puis on reçoit les consignes de sécurité et les bases pour bien profiter de la ballade en kayak. Le guide ne parle évidemment qu'en anglais mais s'assure bien que tout le monde ait compris. Il n'hésite pas à mimer les choses pour être certain que chacun comprenne. Nous voilà prêts à partir. Nous ne sommes que trois familles, dont un couple qui souhaite n'utiliser qu'un seul kayak pour deux. Et bien, parfait, nous ne sommes pas beaucoup ! On se met en route avec un petit van qui tire la remorque avec nos kayak.
Juste avant la sortie de Moab, on bifurque sur la Moab canyon Pathway. Après avoir passé le pont du même nom, il y a un endroit aménagé pour mettre les embarcations à l'eau. Cette fois c'est parti ! Le pont crée un peu de courant, et avec ma mère, on n'est pas rassurée ! On se demande encore dans quoi on s'est laissée embarquer ! Et puis très vite, l'eau devient parfaitement calme. Et on profite pleinement des paysages. C'est extraordinaire. On longe la route qui nous avait conduit jusqu'au parking de Bowtie et Corona. Mais depuis le fleuve, tout est si différent. On voit l'eau puis la végétation bien verte, puis les falaises rouges. On se sent si petit. On trouve même des arches sur notre parcours en observant bien ! Comme c'est bizarre 😉
Nos premiers mouvements sont un peu approximatifs, c'est notre première fois en kayak ! Mais le guide veille sur chacun et prodigue régulièrement des conseils personnalisés, pour qu'on se fatigue moins par exemple. C'est réellement une ballade. On est détendu. La seule chose à faire : ouvrir grand les yeux et profiter. Arrive le moment du petit en-cas. Heureusement que l'on a emmené nos fruits secs car le guide nous offre des barres aux noisettes, et je suis allergique !
Quelques coups de pagaye et c'est reparti. Après plusieurs heures, on sent l'effort dans les bras, mais ça vaut le coup !
On arrive au niveau du parking du Gold Bar vers 16h30. Des jeunes sont là à profiter un peu du bord de l'eau et nous aident à sortir les kayak et à les remonter sur le van qui nous attend. On a passé une superbe après-midi 😏
Nous sommes de retour en centre ville un peu après 17h00. On profite pour faire un petit tour dans la boutique de Canyon Adventure qui vend principalement des vêtements sportifs. Il n'est pas encore l'heure de manger, on décide donc de se faire un moment shopping à Moab. Le moment où mon frère se dit que la carte bleue va chauffer, il est dans la ville des grimpeurs ! Et finalement, on enchaine les boutiques à touristes... On se rend donc au Moab Information Center et ils nous indiquent une seule boutique de matériel d'escalade. On s'y rend. Tout pour s'équiper pour grimper. Mais Raph ne pensait pas se ramener une corde, c'est un peu lourd ! Plutôt un beau sac, ou une belle veste. Mais il n'y a vraiment rien d'extraordinaire. Il est un peu déçu mais content pour son compte en banque 😉
Cette fois, il est temps de penser au repas. On opte pour aller manger chez Denny's. Au moins une fois, on voulait s'y attabler, en hommage à l'un de nos films cultes durant notre enfance, et même encore maintenant, Super Noël 🙂 et dans ce film, "tout le monde aime Denny's, au moins, on sait qu'ils ont de la tarte aux pommes chaudes !" 😉
Le repas de la veille bien digéré, et une bonne nuit de sommeil plus tard, nous voilà prêts pour notre dernier petit déj avec la machine à éjecter les pancakes (top cette machine 😛 ). Il est temps de charger les bagages et de reprendre la route. Un dernier coup d’œil sur les photos dans le hall qui témoignent du passage d'un gros ours à la piscine de l'hôtel et c'est parti ! Nous avons vraiment apprécié ces trois jours à Moab. Non seulement pour le lieu et tout ce qu'il y a à découvrir, mais aussi car ça nous a fait du bien de ne pas déménager tous les bagages chaque jour et de se poser un peu. C'était l'endroit parfait, on serait bien resté encore !
Avant de partir, nous faisons un petit détour par le jardin de l'hôtel. Tout est fleuri, les murs sont ornés de grandes fresques, il y a des tables sous une tonnelle de bois très mignonne et tout le nécessaire à barbecue. Nous nous faisons attaquer par les moustiques ! Nous quittons Moab vers 8h30 et entamons notre route vers Goblin Valley State Park. J'ai découvert ce petit parc en 2015, c'était très sympa à voir. Je ne m'y serai peut-être pas arrêtée cette année si j'avais été seule, mais ma mère et mon frère ne connaissent pas. Alors c'est vraiment idiot de passer à proximité sans s'arrêter.
Nous faisons un premier arrêt essence à Archview RV Resort & Campground. L'endroit est très sympa, situé juste en face de l'entrée de Canyonlands. Il y a des emplacements camping-cars, tentes et des cabins. Nous notons l'adresse pour un éventuel nouveau voyage 😎
La route jusqu'à Goblin SP traverse des étendues immenses. Au loin toujours, des montagnes, des reliefs plus ou moins hauts selon les endroits. Les paysages sont ici façonnés par des roches dans les tons beiges, jaunes, ça nous change de Moab ! Sur ces grandes lignes droites à travers l'ouest, ce matin, notre jeu, c'est de trouver le plus long convoi FedEx 😉
Nous arrivons à Goblin Valley vers 10h15. C'est un State Park, l'entrée est de 10$ par véhicule.
A 10h30, nous sommes sur le parking qui surplombe la concentration de ces étranges formations en forme de champignon. Crème et chapeaux obligatoires, il semble faire encore plus chaud qu'à Moab. Nous descendons vers les champignons par l'escalier aménagé. Une fois en bas, il existe des ballades, j'en avais trouvé les tracés sur internet. Mais nous ne nous arrêtons pas longtemps donc nous préférons nous promener de manière aléatoire dans les champi 😏 C'est très étonnant cet endroit ! On dirait un peu un monde étrange sur une autre planète, dans un film de science-fiction ! Une forêt de champignons brun-orangés où vivent des créatures tout aussi étranges ! En réalité, nous n'avons croisé personne, pas de créature extraordinaire pour ce matin 😉
L'endroit nous inspire comme vous pouvez le constater !!! 😇
A cette époque de l'année, le lieu est extrêmement sec mais on voit bien au sol et sur les formation, les marques de l'eau qui doit couler à d'autres saisons. Il y a très peu de végétations, mais par-ci par-là, quelques touffes vertes ! Les petits lézards restent à l'ombre par cette chaleur, ils se confondent presque totalement avec les couleurs environnantes.
Une heure a suffi à nous donner un bon aperçu du lieu, que nous quittons vers 11h10. Petit arrêt au niveau des Three Sisters et c'est reparti.
A partir de là, la route jusqu'à Capitol Reef est étonnante. C'est une succession de paysages et formations géologiques de toutes tailles et couleurs. C'est épatant ! Nous ne nous lassons pas de coller le nez à la fenêtre de la voiture pour voir défiler ce relief.
Nous passons le panneau d'entrée du parc et continuons jusqu'à un parking sur la droite. Il y a des passerelles de bois qui mènent à des pétroglyphes. Nous avons laissé passer le parking de Hickman Bridge. Il est déjà 13h30. Nous nous posons à côté de la voiture pour notre pique-nique. Nous nous rendons ensuite à la recherche des pétroglyphes. Ils sont bien visibles. A un endroit, il y a un gros morceau de roche qui s'est détaché, et une partie des dessins manque... Cette petite pause déjeuner/pétroglyphes est parfaite. Nous sommes à l'ombre des arbres. Elle est écourtée par la pluie qui arrive.
Nous reprenons donc la voiture jusque Fruita. La route traverse cette oasis de verdure tout en étant enclavée entre deux falaises d'un rouge éclatant. C'est vraiment magnifique. Les petits vergers se succèdent. En juin, très peu sont ouverts lors de notre passage, c'est encore un peu tôt pour récolter des fruits. Nous faisons un passage au Visitor Center pour connaître l'état de la Scenic Drive et éventuellement de Capitol Gorge Road. Tout est ouvert. Très bien. Nous nous garons à Fruita vers 14h30. La pluie s'est arrêtée. Nous faisons un passage à la Gifford House qui est maintenant un petit musée et également petit magasin. Il y a des glaces et des tartes aux fruits maison 😛 C'est excellent ! Nous prenons un moment pour notre dessert dans les jardins de Fruita. Un petit lapin nous rend visite ainsi qu'une marmotte. C'est très agréable donc nous décidons de ne pas nous stresser avec les horaires. Nous ne randonnerons pas à Capitol Reef, ni Cohab Canyon, ni Capitol Gorges. Il faut faire des choix. Nous commençons à sentir un peu la fatigue des jours qui s'accumulent. Donc aujourd'hui, nous profitons des paysages et du lieu sans trop se fatiguer et avec une deuxième glace chacun !!!
On entame la Scenic Drive vers 15h45. Il ne fait pas très beau donc on ne marque pas beaucoup d'arrêts et on est à Capitol Gorges après 25min. La route serpente au milieu des falaises de couleurs, on se sent tout petit. Le temps s'est éclairci un peu sur notre retour.
Nous sommes à nouveau à Fruita vers 16h40. Nous nous arrêtons dans un verger car il y a pleins de petites marmottes qui jouent à cache-cache ! La pluie se remet à tomber, le ciel devient tout gris, mais il fait encore bien chaud, on se dit que l'orage n'est pas loin. On s'étonne tout de même que les rangers du visitor center n'aient pas mentionné de possibles orages lorsque je les ai interrogé pour les rando, mais bon...
La météo nous incite à nous diriger plus tôt que prévu vers notre hôtel. Ce qui nous dérange pas du tout, on pourra en profiter plus longuement. Car ce soir, on ne dort pas vraiment à l'hôtel ! On dort dans une calèche 🙂
17h15 nous prenons possession de notre calèche au Capitol Reef Resort !!! Je voulais aller manger au Patio, la pizzeria d'en face. Très bonne adresse. Mais la réception nous explique qu'ils ont eu un problème récent avec les canalisations et que le restaurant est fermé car plus d'eau potable. L'hôtel n'est pas dans Torrey centre, mais juste à la sortie du parc. Il n'y a rien autour, le restaurant de l'hôtel à le même problème d'eau... Que va-t-on manger ?! On nous conseille de faire quelques kilomètres, apparemment un foodtruck s'est installé pour nourrir les visiteurs !
On décide de s'installer d'abord. En 2015, j'avais déjà séjourné dans cet hôtel. Les chambres toutes en RDC étaient déjà très belles et toutes avec vues sur les montagnes environnantes. Depuis, ils ont conçu trois nouveaux espaces dans les jardins : les calèches, les tipis et les cabins. Je pense que nous sommes parmi les premiers à séjourner dans les calèches et les tipis. Les aménagements extérieurs ne sont encore même pas terminés. Cela ne doit pas encore être très connu car sinon ça serait plein je pense. Et ce n'est pas le cas. Nous ne sommes que trois familles sur une dizaine de calèches. Tout est étudié. Les calèches ferment avec un cadenas. Il y a deux lits superposés et un lit double, donc 6 couchages. Il y a l’électricité et la clim/chauffage à l'intérieur. Pas loin de là, ils ont installé un petit bâtiment de bois : les salles de bain et sanitaires. Nous pensions avoir des sanitaires communs comme dans un camping, mais c'est bien plus luxueux. Chacun sa clé, chacun sa salle de bain. Vous pouvez y laisser vos affaires sans problème. Les calèches sont organisées en cercle. Au milieu, il y a un feu qui est allumé et éteint à distance par l'hôtel. Des chaises bien confortables sont installées autour. C'est très chaleureux. Chacun sort de sa calèche après s'être installé et nous dinons donc avec nos voisins. Rencontres assurées !
Enfin pour diner, il faut d'abord à manger 😉 On est installé, on a visité le camp des tipis ( il faut toujours bien connaître son ennemi, surtout si c'est les indiens 😮 ).
Maman reste à profiter de la calèche. Je reprends la voiture avec Raph pour partir à la recherche du foodtruck. On trouve d'abord le Chuck Wagon General Store à Torrey. C'est très cher. On achète de quoi se faire un pique-nique pour demain midi. On revient sur nos pas, le foodtruck est installé au niveau de la station service Philipps 66. Il fait de la nourriture mexicaine, ça ira ! On commande. En attendant, on se demande vraiment ce qu'il se passe avec la météo... Je ne sais pas si c'est les origines gauloises qui resurgissent mais on dirait bien que le ciel va nous tomber sur la tête ! On discute avec d'autres gens qui font la queue. Ça y est on a l'explication ! Ce n'est pas la météo ! Ce n'est pas l'orage (d'où le discours des rangers), il y a un feu de forêt ! Et même s'il n'est pas à côté, la fumée se déploie très vite. Et elle recouvre maintenant presque entièrement le ciel de Capitol Reef. Maintenant qu'on le sait, ça paraît évident. Évident, et alarmant... Allez, nos burritos sont prêts « voulez-vous de la sauce ? Elle est épicée ! » Épicée, oui ça va aller, on prend la sauce avec !
On fait un petit tour dans une boutique avant de repartir. Raph trouve même une belle softshell, consolation de ne rien avoir trouvé de sympa à Moab !
De retour à la calèche, notre mère commençait à s'inquiéter. A cause de la queue, on a mis un peu de temps. On lui explique pour le feu de forêt, tout en déballant notre repas autour du feu (euh notre feu de camp!). Ce sera d'ailleurs un des sujets de conversations de la soirée avec nos voisins, des américains, et des anglais. On commence à manger. Maman adore, elle a le repas sans sauce, on s'est dit que ça serait trop fort pour elle ! Mais avec Raph, on a fait les winner, et on a mis toute la sauce dans le burritos, erreur !!! C'est ultra méga super épicé ! Raph se fait un défi culinaire personnel de finir son repas 😛 🏴☠️ De mon côté, je suis super contente d'avoir une maman aimante qui partage la fin de son repas avec moi !
Malgré la fumée, le soleil perce tout de même un peu et on profite du coucher du soleil derrière les montagnes. On reste autour du feu assez tard, c'est très agréable. La chose qui va nous faire regagner notre calèche est toujours non identifiée, et c'est tant mieux ! En fait, à partir d'un moment, nous sentons des bêtes qui bougent et entendons des bruits. C'est sûrement des insectes mais ils semblent très gros. Même à la frontale, on ne les trouve pas. Mais pas très rassurés, on regagne donc notre calèche. Je voudrai juste passer aux toilettes avant... Je me dirige vers le bâtiment de bois, et j'appelle mon frère au secours. Il y a une bête énorme. Je ne peux même pas la décrire ! Jamais vu un insecte pareil de ma vie ! Inutile de préciser que je fais beaucoup rire Raph ! Je lui demande de faire fuir la bête pour que je puisse rentrer (oui évidemment elle est sur notre porte!), et aussi de surveiller qu'elle ne revienne pas avant que je sorte ! Mon récit dissuade maman qui se couche directement !
Quelle fin de soirée mouvementée ! Je vérifie la fermeture de la moustiquaire à deux fois !
Première debout aujourd'hui, notre mère ! Elle profite du lever du soleil sur les falaises rouges et nos belles calèches ! Des petits lapins lui tiennent compagnie 🙂
Puis au tour de mon frère et moi, on prend le petit déj dehors, bien au calme. Qu'est ce que c'est agréable 🙂 Un dernier petit tour, un dernier échange de bons procédés et de cartes avec nos voisins du jour et nous voilà repartis.
Nous prenons la route vers Bryce Canyon. Nous avons choisi d'emprunter la Scenic Drive 12, dite « A journey through time scenic byway ». Effectivement, nous ne le regrettons pas. Succession de paysages splendides !
Sur le début de la route, nous croisons de très belles et grandes maisons privées, souvent faites uniquement de pierres ou de bois. Elles sont pour la plupart vraiment chouettes. Et si éloignées les une des autres que chacun a son espace et plus encore je dirai !
Assez vite, nous entrons dans la Dixie National Forest. Les paysages deviennent très verts, les roches rouges et jaunes s'effacent et laissent place à des forêts de bouleaux, de pins... Tout ce vert ! Ça faisait longtemps qu'on en avait pas vu autant ! Nous marquons un premier arrêt rapide à Larb Hollow Overlook. Nous n'avons pas croisé grand monde jusque là. Ici, nous sommes seuls, enfin presque ! Il y a un couple en camping-car qui a laissé son petit chien dans la cabine le temps de faire quelques photos. On ne s'attarde pas car difficile de profiter de l'immensité et du silence avec ce petit chien qui aboie et son maitre qui le reprend sans cesse !!! Nous voilà donc reparti sur les méandres qui traversent la forêt.
Heureusement que Raphaël respecte les limitations de vitesse. Car au détour d'une boucle, juste avant Steep Creek, une vache noire traverse tranquillement la route avec son petit.
Notre prochain arrêt se fait à Homestead Point. On est à près de 3000m d'altitude, autant dire que la vue est bien dégagée ! Au loin, on peut observer la partie nord de Grand Staircase-Escalante NM.
Petit à petit, la roche claire et jaune apparaît à nouveau. De temps à autre, de l'orange plus soutenu. On s'arrêterait bien à Anasazi Indian SP pour visiter les ruines Pueblo. Mais l'horloge tourne et Bryce nous ouvre les bras ! Après Boulder, la route traverse Grand Staircase. On regrette un peu de ne pas avoir le temps de s'arrêter pour partir à la découverte de cet endroit. C'est tellement immense, ce lieu doit réserver encore bien des surprises !
La route s'engage ensuite sur une crête avec Calf Creek Canyon d'un côté et Boulder Creek Canyon de l'autre. Je filme ce passage à travers le pare-prise, c'est vraiment impressionnant. Le vide des deux côtés de la voiture, c'est pas très rassurant ! Heureusement, la route est neuve, c'est déjà ça ! On ne peut s'arrêter qu'à la fin de la crête : The Hogback. On passe un moment à observer chacun des deux canyons. Au fond de Boulder Creek, on ne voit pas de cours d'eau mais un serpentin d'arbres bien verts au milieu d'un paysage rocailleux.
Allez, nous voilà repartis. On passe Calf Creek et on traverse Escalante River. Là encore, tout est bien vert.
Puis la route serpente dans Grand Staircase, pas d'autre mot que l'immensité. L'immensité rocheuse à perte de vue. On patiente un moment car la route est en travaux, ils la refont à neuf. On s'arrête à Head of the rocks et franchement quel bel arrêt. Le panorama est à couper le souffle.
La route quitte un moment le National Monument pour y rentrer à nouveau au niveau d'Escalante. Ici, le GPS nous indique un chemin différent de ce que flèchent les panneaux. C'est la première fois depuis le début du trip que le GPS nous pose question. On décide de suivre les panneaux. Nous avons bien profité de nos arrêts ce matin donc nous ne sommes pas en avance ! Nous ne marquons plus d'arrêt jusqu' à l'arrivée à Tropic.
Nous arrivons vers 12h00 au Clark's Country Market. On fait le plein pour les repas de la journée et petit déjeuner du lendemain.
A 12h30, nous sommes sur le parking de Mossy Cave. Le parking n'est pas bien grand mais nous avons de la chance, une place se libère à notre arrivée. Il fait très chaud et le temps est couvert par moment. On décide de pique-niquer à l'ombre des arbres, en retrait du parking. On mange assez vite car on se fait attaquer par les insectes ! Sûrement la proximité de l'eau. Le temps de remettre notre glacière dans la voiture et nous nous mettons en route.
Cette balade n'est pas bien longue, 1Km environ. C'est un chemin aller/retour avec une patte d'oie au bout : Mossy Cave d'un côté, de l'autre la cascade. Nous choisissons de ne faire que la cascade. Cette balade est plate, cela monte un peu à la fin sur quelques dizaines de mètres mais c'est très abordable. Le début du parcours nous fait évoluer au travers des roches oranges typiques de Bryce. Il y a des pins tout du long. A deux reprises, on traverse le cours d'eau Tropic Ditch. Ce dernier alimente en partie les villes de Tropic et Cannonville.
Nous prenons sur la droite pour nous approcher de la cascade que l'on peut déjà voir depuis le deuxième pont. Il y a des gens qui sont là en famille, les enfants se baignent. Le sentier nous mène en haut de la cascade et non à son pied. Il faut donc sortir des sentiers établis si vous souhaitez vous baigner ou observer la cascade d'en bas. Je ne sais pas trop si c'est vraiment autorisé 🏴☠️
Une fois en haut, on remonte le cours d'eau sur quelques mètres. Un petit chipmunk fait son cirque, on l'observe un moment ! C'est une autre expérience de Bryce... avec de l'eau ! Des hoodoos, des pins, de l'eau et encore des hoodoos ! Splendide 🙂
On est de retour à la voiture vers 13h30. Cette balade vaut sincèrement la peine de s'arrêter si vous arrivez à Bryce par ce côté. Le rapport temps passé/difficulté/merveilles que l'on peut voir 🙂 est très intéressant !!!
Que le temps passe vite ! Je reprends mon carnet !
Direction maintenant l'amphithéâtre de Bryce Canyon. Le feu de forêt nous suit toujours. C'est affolant. On imagine les arbres qui partent en fumée depuis plusieurs jours... Notre seul espoir est que le feu soit d'origine naturelle. On n'a pas encore eu l'occasion de se renseigner.
Une fois au niveau de l'amphithéâtre, on tourne un moment avant de trouver une place pour se garer. Enfin la chance nous sourit. Nous nous garons à Sunset Point. Rituel habituel, crème, bonnes chaussures, un petit coup à manger et à boire, et en route ! Il est environ 14h45.
Nous descendons dans Bryce par Navajo Loop. Nous ne mettons que 15min à descendre. Le ciel bleu est revenu, même si l'atmosphère reste étouffante. Une fois en bas, ce n'est que là qu'on prend réellement la mesure de ces grands hoodoos qui nous entourent. Ils sont immenses !
Nous enchainons sur le Queens Garden Trail. Tout est fléché et ce trail est très accessible. Nous avons préféré faire la boucle dans ce sens car la remontée paraît plus simple par Queens Garden que par les lacets de Navajo Loop. La rivière est à sec mais les pins et le reste de la végétation sont tout de même bien verts. Le contraste avec cette roche orange et blanche, c'est vraiment différent de tout ce que l'on a vu jusque là. Des petits chipmunks nous accompagnent tout le long du chemin.
Les arbres sinueux parfois forment de véritables œuvres d'art. D'ailleurs, il n'est pas rare de croiser un peintre et son chevalet... Les tableaux sont différents mais aussi beaux que la réalité.
Nous continuons de traverser ces hoodoos et ses grands pins, et soudain la voilà !!! Queen Victoria en personne... enfin presque 😉 Il faut un peu d'imagination, mais pas tant que ça, la nature fait des choses magnifiques.
On s'assoit sur des grosses racines le temps d'avaler un petit en-cas et puis on décolle. Le temps se couvre, on accélère le pas ! L'orage semble tout proche, on est pas rassuré... L'orage... et non... le feu de forêt... Il est arrivé au-dessus de l'amphithéâtre de Bryce, ça y est. Il fait très lourd, le ciel est bleu d'un côté, et gris foncé de l'autre. Ça fait très paysage de fin du monde ! On profite un moment de cette vue surréaliste. C'est évidemment loin de la vision merveilleuse que nous avions de Bryce, mais on profite tout de même. C'est assez étrange. Les hoodoos semblent être un décor de cinéma sur un fond uni. La fumée obstrue le soleil et la roche est d'un orange particulièrement vif.
Plus on approche de Sunrise Point, plus on remonte et plus l'atmosphère est étouffante. On ne reste pas longtemps au point de vue. Il est 17h00.
Petit passage par le Bryce Canyon Lodge, pour récupérer les clés de notre cabin, et pour un passage par la boutique ! Shopping enfin 😎
Nous décidons ensuite de faire une partie des points de vue le long de la route qui descend vers le sud du parc. Nous nous arrêtons à Natural Bridge et Farview Point uniquement. Cette journée nous a bien fatigué. Lors d'un autre voyage, j'avais marqué tous les arrêts. Seul petit conseil, tenter d'être à Rainbow Point lorsqu'il y a encore assez de soleil, sinon le point de vue perd de son intérêt (qui est palette de couleurs multiples d'où le nom! ).
Retour vers le Lodge. Nous garons notre voiture à proximité immédiate de la cabin. Le cadre est splendide. Toutes les cabins sont faites de pierre et les toits verts se fondent dans la forêt. L'ambiance est assez étrange, toujours due à ce feu de forêt. Nous mangeons à la cabin, et ce soir c'est légumes ! Et oui, maman veille 😇 Nous ressortons quelques minutes après le repas pour nous promener un peu aux alentours.
Puis direction dodo ! Enfin c'est ce qu'on croit ! Mais au moment d'éteindre les lumières, impossible d'éteindre l'applique principale. Il y a bien une télécommande avec un mode d'emploi mais malgré tous nos efforts rien y fait ! Bon, nous commençons vraiment à fatiguer. J'appelle l'accueil au risque de paraître stupide et j'explique mon problème. Ils comprennent et m'expliquent qu'un technicien va se présenter. Effectivement il arrive, fait les mêmes tests que nous, relit le mode d'emploi (ça me rassure 😛 ) mais toujours rien ! Après plusieurs tentatives, il finit par complètement désactiver l'applique car impossible de l'éteindre sinon. C'est laborieux mais nous ne restons qu'une nuit. Et à part ce petit désagrément, tout est parfait ici, la déco, les équipements, le cadre, tout !
Bonjour Anaïs,
je continue à te lire avec plaisir et à redécouvrir tant d'endroits que j'ai aimés; parmi eux, Bryce reste un de mes préférés. Mais là, avec ce feu de forêt, les photos sont vraiment différentes et impressionnantes. J'ai hâte de lire la suite et de savoir si cette fumée vous a encore "poursuivis".
Ce matin les rayons du soleil traversent nos fenêtres, le ciel bleu est de retour. Petit déjeuner dans notre belle cabin puis chargement des bagages. Maman et moi ne pouvons nous en empêcher. On fait un dernier passage par la rim pour voir encore l'amphithéâtre et en prendre encore pleins les yeux. Il fait bien frais, on est presque seul, c'est si beau...
Allez, en route ! 8h00 on est parti ! Aujourd'hui, direction les alentours de Page et le Lake Powell. Nous avons 1h de plus en Utah. Environ 3h de route nous attendent, nous prévoyons donc d'arriver vers 10h-10h30 heure locale.
Nous voilà de retour sur la Scenic Byway 12. La traversée de Red Canyon est magnifique. Un petit prolongement routier des couleurs et des formes de Bryce Canyon. Et aucun doute le ciel est d'un bleu éclatant ! Le feu est-il enfin en train de s’essouffler ? On dirait bien.
L'US 89 nous mène droit sur Kanab. On s'arrête brièvement pour prendre de l'essence et s'acheter un petit truc à manger... et on lit le journal. Le feu est d'origine criminelle... c'est sûr maintenant, et il s'est déclaré il y a des jours, bien avant que nous ne le voyions pour la première fois. Tous ces arbres partis en fumée... ça nous met un coup au moral, on a même plus le cœur à avaler la barre de chocolat acheter juste avant. Maman boit son café et nous repartons. Cette nouvelle nous désole vraiment.
La dernière partie du trajet entre Kanab et Page ne nous marque pas spécialement. Peut-être avons nous la tête ailleurs. Ce qui est sûr, c'est que nous passons à proximité de The Wave 🙂 mais on évite d'y penser, et on se concentre sur les merveilles qui nous attendent aujourd'hui !
Vers 10h15 (heure locale), nous arrivons sur le parking de Ken's Tour, la société auprès de laquelle nous avons réservé en ligne pour la visite de Lower Antelope Canyon. Le canyon est bien un territoire Navajo en Arizona mais la proximité avec Page implique qu'il reste à l'heure de l'Arizona. Le parking est pas mal plein mais nous trouvons une place. Notre tour débute à 11h. Nous sommes donc bien à l'heure. Nous nous rendons à la guérite pour payer (appoint de monnaie nécessaire) et récupérer nos tickets pour le tour. Compter 25$/pers + 8$/pers de taxes Navajo. Attention, cette taxe n'est à payer qu'une fois si vous souhaitez visiter plusieurs sites Navajo dans le coin.
Là commence une longue attente. Heureusement, on trouve un beau banc indien où patienter. Les heures les plus chaudes arrivent. On décide de rentrer et d'acheter quelque chose de frais à boire. Puis on est invité à passer dans une pièce « salle d'attente », oui parce que jusque là, on attendait mais c'était pas officiel 😉 Enfin les guides forment des groupes de visite d'une dizaine de personnes environ. On ne doit désormais plus perdre notre guide des yeux... Tout cela est bien trop touristique à notre goût... pour le coup, des vrais troupeaux de moutons... On descend vers le canyon. On se dit que c'est bon. Mais non ! Il y a déjà une immense foule qui attend en haut de la faille. Une plaque de tôle abrite quelques dizaines de personnes en tête de file mais c'est tout. Les gens sont tous debout en plein soleil et en plein midi... c'est à se demander pourquoi ils ne nous ont pas laisser dans la belle « salle d'attente ». Le guide annonce entre 1h et 2h d'attente... Mais à quoi donc servent les horaires de réservation ??? Cette annonce nous panique, nous avons réservé un autre tour pour visiter Upper Antelope canyon à 13h30. Mais le départ est au centre de Page. On attend 30 à 40min au soleil, car le guide s'absente en nous disant qu'il va voir s'il peut nous faire passer devant tout le monde et nous inclure dans un autre groupe. Mais il revient et rien n'est possible. Même le guide nous conseille de partir. Nous remontons vers le parking. Passage par la guérite qui nous rembourse sans trop d'histoire. Nous sommes extrêmement déçus. C'est ce canyon que nous souhaitions voir en priorité, car apparemment moins touristique... et bien nous n'avons clairement pas trouvé !
On reprend la voiture, et 15min plus tard, nous sommes sur le parking de Antelope Canyon Tours. Rebelote, on entre, et on récupère nos tickets. Nous sommes en avance du coup. On fait un peu les boutiques mais rien d'extraordinaire. On décide de faire un pique nique sur place mais il n'y a pas d'endroit aménagé. On prend l'initiative de se mettre à l'ombre d'un arbre, mais après quelques minutes, on se demande si c'est autorisé le « pique nique sauvage », car les voitures qui passent nous observent d'un œil étrange. On est un peu en colère, donc on s'en fiche, et on termine notre repas !
13h30 : départ de Page dans un genre de gros 4x4 pick-up 😛 avec notre guide navajo (environ 48$/pers avec les taxes). On arrive à l'entrée de la faille vers 14h.
Et là, c'est reparti pour les moutons. Si on s'éloigne trop du guide, on se fait directement reprendre à l'ordre, tellement l'espace est petit. Le guide nous dit où regarder et quoi photographier. Il faut s'exécuter et continuer à avancer. Impossible de profiter un instant de la beauté du lieu... (peut-être avec le tour photo, mais franchement vu le prix).
Objectivement, bien évidemment, ce canyon est magnifique. Mais sincèrement, la manière de le visiter gâche le plaisir. J'ai commencé à préparé ce voyage en 2016. Depuis, j'ai lu encore bien des carnets ! Et aux prochains, je conseillerai d'opter pour un canyon moins connu qu'Antelope, mais tout aussi beau, la région en regorge. Et de se renseigner pour être accompagné d'un Navajo en tour privé ou en petit comité.
The heart of the canyon
The eye of the canyon
Monument Valley 😎
Nous rencontrons un jeune couple qui a clairement le même ressenti que nous. Une fois la faille traversée d'un bout à l'autre, il faut rebrousser chemin immédiatement. Nous souhaitons faire une photo de famille et eux aussi. On est à la limite de se jeter les appareils photos pour aller vite et ne pas se faire reprendre à l'ordre. C'est franchement tout sauf les vacances...
Bonsoir Anaïs,
Oh quelle journée ! J'imagine très bien la grosse déception quand vous avez dû renoncer à Antelope Lower. C'est vrai que ça devient une "usine", qu'on est les uns sur les autres tout le temps, pressés, et que l'attente en plein soleil est inadmissible. Je ne sais pas si je referais ces visites. Ceci dit, malgré ces désagréments, j'en garde un magnifique souvenir. La première fois, j'ai fait les deux: Lower presque à l'ouverture, et puis Upper, en arrivant sur place, sans réservation. La deuxième fois, nous n'avons été qu'au Lower, toujours à l'ouverture. Est-ce pour cela qu'il y avait moins de monde (malgré un car de touristes)? Peut-être. Ou alors, le monde devient vraiment de plus en plus important (touristes chinois dont beaucoup se plaignent partout?). C'est vrai qu'il faudrait que les organisateurs changent quelque chose, peut-être accepter moins de monde chaque jour.
Malgré le monde, tu as quand même réussi à prendre de jolies photos où on ne voit pas la foule.
On attend la suite... qui sera certainement plus agréable pour vous.
Bonne soirée.
C'est vrai qu'il faudrait que les organisateurs changent quelque chose, peut-être accepter moins de monde chaque jour.
Je ne suis que trop d'accord avec ça, car comme toi, nous avons aimé le lieu, mais notre souvenir n'en reste pas si mémorable à cause de l'expérience elle-même.
Malgré le monde, tu as quand même réussi à prendre de jolies photos où on ne voit pas la foule.
Merci 🙂 et ce n'est pas sans m'être fait gronder ! Et je n'ai franchement pas vu grand chose de mes yeux par contre...
En voiture, direction Horseshoe Bend, où nous sommes environ 15min plus tard. L'heure avance mais il fait toujours très chaud. La ballade jusqu'à cette boucle du Colorado n'est pas si longue. Mais attention à partir avec assez d'eau car le retour est un peu éprouvant, cela monte un peu et surtout, le sentier est dans le sable.
A notre arrivée au bord des falaises, il y a un monde... c'est bien moins agréable qu'à ma première visite en 2014. Et non seulement il y a du monde, mais en plus, il y a un bon nombre d'imbéciles... 😠 On se demande où les gens ont la tête. Ce n'est pas qu'ils s'approchent trop près du bord, certains carrément entreprennent de descendre le long de la falaise sur quelques mètres et les amis prennent des photos en plongée totale... c'est sûr les photos de profil des réseaux sociaux, ça mérite qu'on risque sa vie... bref, cela nous semble tellement inconscient... 🏴☠️
On s'éloigne un peu pour tenter de profiter du lieux. On reste là un petit moment car le soleil radieux jusque maintenant commence à jouer à cache-cache. Un petit selfie pas trop au bord pour la route, et go !
Il fallait au moins une photo où Raph ne serait pas le plus grand, et justement, oh un petit banc !!! 😇
Cette année, pas le temps de passer voir le Lone Rock au soleil couchant, la lessive nous attend 😎 On se dirige donc vers le Lake Powell Resort & Marin. Chek-in, petit tour dans le jardin et en route pour la laverie du camping. On mange nos nouilles chinoises en attendant.
A notre retour, on fait un dernier petit passage dehors pour profiter de la vue sur le lac. Enfermés dans la laverie, nous ne nous sommes pas rendus compte que l'atmosphère devenait lourde. Mais en sortant de la chambre, et oui... le nuage de fumée... il vient d'arriver sur le Lake Powell... Encore un soir où la fin du monde semble proche. Nous ne pouvons pas profiter d'un beau coucher de soleil mais ces paysages dans une telle ambiance, ça fait tout de même un effet particulier. Je n'irai pas jusqu'à dire que ça a du charme, mais c'est disons différent !
Allez, au lit ! Il est temps ! Et on oublie ces indiens désorganisés !
Que les semaines passent vite. Un projet personnel, et le début de l'organisation du prochain voyage ont monopolisé la plupart de mon temps libre ! Plus que quelques jours restants pourtant pour arriver à la fin de mon récit, alors je promets d'être régulière, enfin je vais faire au mieux 😇
JOUR 17
Ce matin, c'est grasse matinée ! Nous avons une ballade en bateau prévue sur le lac Powell pour 10h30. C'est offert par notre agence de voyage, suite à une erreur de réservation sur un des hôtels de Yellowstone. Donc pas besoin de se lever à 5 ou 6h ! Ouf enfin, et ce n'est pas du luxe de dormir un peu.
On décide de s'offrir un petit déjeuner digne de ce nom au restaurant de l'hôtel, qui a vue sur le lac. Ce qu'on découvre une fois à l'intérieur, c'est que toutes les tables proches des fenêtres sont réservées pour les touristes en voyages organisés... Décidément, cette région nous paraît très très touristique, avec la visite d'Antelope annulée la veille, et l'interdiction à la jolie vue si on n'est pas un mouton dans un bus... Bon nous n'allons tout de même pas nous gâcher la journée. On s'assoit où l'on nous indique. Au moins, nous mangeons très bien. Il y a un grand buffet et beaucoup de choix, sucré et salé. On apprécie vraiment ce petit-déjeuner copieux. Ça change des céréales mangées dans la voiture !!! On retourne tranquillement à notre chambre par les jardins... pour profiter de la vue 😛
Mais là quel étonnement quand on arrive ! La porte de la chambre est grande ouverte. 😠 🏴☠️Nous pensons évidemment en premier lieu à la femme de chambre. Mais non. Personne. Par contre, les serviettes de bain sont jetées sur le sol, nos lits sont sans dessus dessous, une visseuse trône sur un des lits, le téléphone est lui aussi sur le lit, une des boissons à notre disposition a été ouverte et clairement entamée... Bref c'est le chaos dans la chambre. Inutile de préciser que la chambre étant à nous jusqu'au check-out en fin de matinée seulement, nos affaires personnelles sont encore à l'intérieur... En totalité espérons-le...
Je fais immédiatement des photos de la « scène ». Puis on boucle les valises et on les charge en voiture. On file à la réception, et c'est dans une colère modérée... que je montre les photos et que j'explique notre problème. La personne semble simplement étonnée. Elle explique que la femme de chambre a probablement dû se tromper dans le planning des chambres et croire que la nôtre était déjà libérée. Mais je le demande, a-t-on déjà vu une chambre libérée avec les vêtements des voyageurs sur les chaises et les brosses à dents au bord du lavabo ?.... Voyant que sa réponse ne me satisfait pas, il s'excuse (oui seulement à ce moment) et prend note... 😕
Et bien quel début de journée. Les affaires chargées, on décide de se poser un instant sur les transats pour admirer le lac et oublier un peu tout ça. Il est temps de se mettre en route assez vite, pour commencer l'embarquement.
J'avais déjà eu l'occasion de faire ce genre de ballade, nous décidons donc dès le début de nous mettre en bas, dehors et à l'avant du bateau. Il y a bien moins de monde, et la vue et parfaite !
La ballade dure environ 1h30, et nous mène aux abords du barrage de Glen Canyon, puis dans l'une des méandres du lac. C'est vraiment beau, et on se dit qu'une ou deux journées complètes en petit bateau privé, à naviguer au loin dans ces méandres, cela doit être splendide... malheureusement très cher aussi (environ 800$ la journée). Seule cette grande bande blanche le long des parois du lac rappelle des problèmes biens réels sur la diminution du niveau de l'eau. On y réfléchit un moment, malgré la beauté des lieux et notre impuissance...
Notre Rose a nous, et sans le vouloir, dans tous les sens du terme en plus 😄
Nous sommes de retour à la Marina vers 12h00. En route pour Monument Valley 🙂
Bonjour AnaÏs,
Quel plaisir de te lire à nouveau 🙂
Bizarre cette histoire de chambre sans dessus dessous...
Nous avions nous aussi trouvé beaucoup de monde autour du lac Powell, mais nous avions trouvé un endroit sympa pour nous baigner.
Pas de ballade en bateau pour nous, on a dû faire des choix dans nos activités sur 3 semaines le budget monte vite 😕, ce sera pour une prochaine fois !
Belle journée, on attend la suite 😉
Pas de ballade en bateau pour nous, on a dû faire des choix dans nos activités sur 3 semaines le budget monte vite 😕, ce sera pour une prochaine fois !
Bonjour Vanessa,
Merci de continuer à suivre nos aventures !
J'ai envie de te répondre que ça laisse encore pleins de rêves à réaliser 🙂 aucun intérêt de pouvoir tout faire d'un coup ! Tu as bien raison, ça sera pour une prochaine fois ! La bonne excuse est trouvée !!!
Concernant l'activité elle-même, je dirai que cette balade en bateau que de nombreuses agences proposent, est loin d'être l'Activité à ne pas louper aux USA. Cela dit, vu les prix des petits bateaux solo, il est tout de même appréciable d'avoir d'autres solutions un peu moins couteuses pour découvrir le lac Powell, vu de l'eau !
Il y a également les survols en avion. J'ai des amis qui ont eu l'occasion de le faire. Leurs photos sont magnifiques, mais visiblement, ça secoue vraiment beaucoup. Donc mieux vaut de pas avoir le mal de l'air... et ne pas être à proximité d'une personne malade 🤪
Il y a également les survols en avion. J'ai des amis qui ont eu l'occasion de le faire. Leurs photos sont magnifiques, mais visiblement, ça secoue vraiment beaucoup
Nous avons fait le survol du Grand Canyon en hélico et ça secoue aussi un peu ( il faisait très chaud et le soleil tapait sur les vitres ) , notre fille n'était pas très bien 🤪, je ne suis pas sûre qu'elle accepte de remonter tout de suite dans un hélico...
Environ 2h30 nous séparent de Monument Valley. Mais attention au décalage horaire, nous allons perdre 1h en route ! Au départ de Page, nous croisons plusieurs « oversized load » qui nous ralentissent un peu. Ces bateaux sur la route, c'est impressionnant ! Le trajet se fait bien et assez rapidement.
A l'approche des formations de Monument Valley, des petites échoppes indiennes commencent à fleurir le long de la route. Nous nous arrêtons un instant à l'une d'entre elles. Il s'agit principalement de vente de bijoux fait sur place de ce qu'ils expliquent, et avec des pierres issues de la région. Même les enfants ont appris une sorte de discours commercial qu'ils répètent en boucle à chacun des touristes présents. Nous ne nous attardons pas.
Nous arrivons à l'entrée du parc vers 16h30, heure locale. Ici, l'Annual Pass n'est pas valide. Nous payons donc d'environ 20$ pour l'entrée de notre voiture. Petite pause obligée au panneau d'entrée, puis direction le parking du Wildcat Trail pour 1h30 de rando autour de West Mitten Butte. Enfin, c'est ce que nous pensions. Mais au passage à l'entrée, on nous indique que le trail est fermé, même à cette heure un peu avancée, pour cause de trop forte chaleur. On décide de ne pas braver l'interdit ! 😇
On débute alors en voiture notre visite du parc via Valley Drive. Nous avons de la marge jusqu'au coucher du soleil, et nous dormons sur place ce soir, à l'hôtel The View. Nous prenons donc notre temps pour marquer tous les arrêts et bien en profiter. Encore un parc que nous attendions avec impatience. Et maman replonge directement dans les films western de son enfance 😛
On conduit doucement, la voiture se colore en orange, mais elle tient le choc. On s'arrête un peu plus longuement au niveau de Totem Pole. A cet endroit encore, de petites échoppes indiennes. Mais cette fois, les gens sont vraiment accueillants. Nous parlons longuement avec une vieille dame dont la fille a fait le choix de quitter la réserve, et même le pays, pour trouver du travail. A raison ou à tord, on trouve ces personnes plus honnêtes que les premières. Ici on nous explique l'origine de toutes les pierres présentes sur les bijoux, mais elles ne viennent pas toutes de Monument Valley, ni même de la région. Pourtant les bijoux sont semblables aux premiers... donc le discours appris aux enfants était bien purement commercial. Je choisis un collier, Raph un bracelet et notre mère un marque page.
On enchaîne les arrêts. Pas grand chose à dire ! Un décor de western à taille réelle ! Les Navajo proposent des visites en gros véhicules 4x4 d'environ 10-15 places. C'est bien cher, pour une route qui est accessible en voiture. Et encore une fois, faire le choix de ce genre d'excursion implique de ne pas pouvoir se retrouver seul à profiter de cette immensité. Toujours entouré par les 14 autres passagers, et un timing à respecter. Nous essayons d'être toujours en décalé par rapport à ces groupes pour profiter au mieux.
Nous terminons notre boucle à John Ford Point pour voir le coucher du soleil. Malheureusement, une brume ambiante commence à arriver et disperse les rayons du soleil. C'est le feu de forêt... encore lui... C'est bien moins marqué que les premiers jours, mais tout de même présent. Le spectacle est tout de même grandiose, et les biquettes et les chevaux nous mettent aussi dans l'ambiance !
Il est temps de regagner notre hôtel. Un petit passage par la boutique. On ne regrette pas l'achat de nos petits souvenirs sur l'échoppe car ici tout est hors de prix ! Plusieurs centaines, voire milliers d'euros pour certains bijoux ou couteaux ! Quant aux restaurant, très grand et très bruyant. On décide donc de manger dans la chambre.
La nuit est tombée mais on reste un moment sur notre balcon. L'hôtel projette un film en plein air, un western tourné à Monument Valley, bien sûr !
Et puis, au lit pas trop tard car demain matin, c'est le lever du soleil qui nous attend 🙂
Notre mère est debout à 5h30 ! Hors de question de louper le moindre rayon de soleil qui illuminera Monument Valley au petit matin 🙂 Mon frère et moi, c'est plutôt 6h00 !
Le spectacle se passe de mots. Une brume à l'horizon disperse un peu les rayons. Peut-être les restes du feu de forêt ? Mais cela n'enlève rien à la beauté de ces paysages rougeoyants. Nous sortons le petit déjeuner sur la terrasse. C'est magique. L'hôtel The View n'est pas donné, mais nous ne regrettons pas ce cadeau que nous nous sommes offert. A part en dormant sous la tente, il est rare de pouvoir se lever et assister directement à un tel lever de soleil. Vers 6h30, le soleil est déjà au-dessus des formations rocheuses. Nous profitons encore un peu.
Puis, on regagne la voiture vers 8h00. Là, Raph cherche sa thermos en bois achetée à Yellowstone pour la remplir. Mais... pas de thermos... 😠 On ressort toutes les valises. On les ouvre une par une, on retourne tout. D'ailleurs, Raph se blesse même un petit doigt de pied en ressortant les valises précipitamment. Après dix bonnes minutes, tout est ouvert... et pas de thermos. On réfléchit un moment à la dernière fois où on l'a utilisée. Et ça nous revient. La chambre retournée au lac Powell. Ça ne peut être que là qu'elle a disparu. Raphaël est très déçu. Lui qui ne comptait pas se ramener beaucoup de souvenirs... Cette thermos en bois (en plus de Yellowstone, son parc favoris) était vraiment symbolique de ce voyage pour lui. On est vraiment désolé. Je me rappelle alors que dans la mesure où notre voyage a été réservé via une agence de voyage, nous avons une conciergerie à notre service. J'envoie donc un mail pour leur expliquer la situation et demander s'ils peuvent contacter l'hôtel du lac Powell, et voir si rien a été retrouvé. Nous verrons bien.
Nous décidons d'un dernier passage par le côté de l'hôtel pour un dernier point de vue sur ces paysages tout droit sortis d'un western.
Nous nous mettons en route vers 8h30. Au bout de quelques dizaines de minutes, nous marquons déjà un premier arrêt. Nous nous sommes éloignés de Monument Valley (vers Mexican Hat) et la vue sur ces paysages au loin est mythique ! Nous l'avons trouvé encore plus belle que la vue lors de notre arrivée (en venant de Kayenta).
Nous passons Mexican Hat Rock vers 9h15 et arrivons à Goosenecks State Park vers 9h30. Nous nous acquittons des 5$/véhicule à l'entrée. Ce parc consiste principalement en un point de vue sur une triple méandres de la San Juan River. Encore un paysage que nous n'avons jamais vu ! C'est tellement divers et toujours aussi splendide ! Il fait encore doux, il n'y a pas beaucoup de monde. C'est très agréable.
Notre programme prévoit maintenant un passage un peu plus au nord par Muley Point Overlook, ainsi que par les lacets de la Muki Dugway. 50min nous séparent de ce point de vue. C'est pas impossible à caser dans notre journée, mais ça risque d'être un peu la course. Donc tant pis pour cette fois. Nous décidons de faire route directement jusqu'à Valley of The Gods.
Ce n'est pas loin. Nous arrivons à l'entrée de la petite sœur de Monument Valley vers 10h15. L'entrée est signalée par un tout petit panneau mais en faisant attention, impossible de le louper, il est bien là ! Dès le début de la piste, nous notons les coordonnées du Valley of The Gods B&B. Ça a l'air vraiment d'un chouette endroit où passer la nuit.
La piste, au début, est franchement praticable. Nous sommes tout seuls. Les formations rocheuses sont moins imposantes qu'à Monument Valley, mais c'est tout aussi magnifique. Nous marquons autant d'arrêts que bon nous semble. Dans la mesure où nous avons perdu la poignée de notre pied photo en début de séjour, difficile ici de faire des photos à trois. On se sert de la voiture comme pied, pas facile de cadrer mais au moins on s'amuse bien 😏 Par endroit, la piste se couvre de cailloux, et de trous ! Mais en faisant doucement, tout va bien. Histoire de ne pas oublier nos amis du début de voyage, nous nous faisons une pause photo « zing zang zong » 😉 Sur la fin, certains endroits sont encore bien verts. Le contraste entre le vert, le rouge de la roche, et ce ciel bleu magnifique est saisissant !
Nous terminons la piste vers 10h40, soit environ 1h30 pour la boucle. Si vous êtes à proximité, c'est vraiment un endroit à ne pas manquer. Nous avons adoré Valley of The Gods.
Nous commençons notre descente vers Canyon de Chelly. Vers 12h15, nous nous arrêtons le long de l'US-160, au niveau de Mexican Water, juste avant Walker Creek. Il y a trois panneaux, trading post - restaurant – laundry. C'est suffisant, et on meurt de faim ! On nous sert des frites avec une viande en sauce. Ce n'est pas de la grande gastronomie, mais ce n'est pas mauvais, et ça a le mérite de bien nous caler ! Et le personnel est très sympa.
13h10, nous voilà repartis. Nous arrivons au Visitor Center de Canyon de Chelly vers 14h30. Nous y passons un moment, à regarder quelques vidéos et à discuter avec les rangers. Nous faisons également un petit tour d'une maison traditionnelle présentée devant le Visitor Center. Mais le temps se couvre. Si nous voulons profiter un peu, il ne faut pas tarder.
Nous avons choisi de nous engager sur la South Rim, pour commencer par White House Trail. Nous sommes au parking vers 15h30 et le trail A/R est prévu sur environ 2h. C'est le seul trail accessible à la randonnée solo. Toute autre exploration du canyon doit obligatoirement se faire avec un Park ranger ou un guide Navajo. Le panorama est magnifique.
Nous entamons la descente qui dure 15-20min. Une fois au fond du canyon, tout est plat. Le fond du canyon est à sec, mais la traversée des petits ponts de bois est assez pittoresque. Quelques autres personnes nous entourent mais ce n'est franchement pas la foule.
Nous marchons environ 30min encore pour atteindre les ruines de White House. Il y a également quelques pétroglyphes à cet endroit. Nous ne pouvons pas approcher les ruines qui sont protégées par un grand grillage. C'est un peu dommage, une barrière de bois se serait mieux fondue dans le paysage, et aurait probablement parue moins stricte. Nous croisons quelques Navajo, qui vivent encore dans ce canyon. Ils transportent des tas de choses dans leurs pick-up et font pas mal d'allers/retours. Ils ne sont pas très souriants et ne semblent pas très enthousiastes à l'idée de voir des touristes dans leur canyon.
Nous rebroussons chemin et nous retrouvons assez vite au pied des lacets qui permettent la remontée hors du canyon. Plus compliqué que la descente ! Mais à part l'endurance, pas de difficulté majeure. Raph passe devant et remonte à son rythme, plus rapide que le nôtre 😛 Quant à maman et moi, on préfère marquer quelques pauses. Et puis je me suis faite piquée par une bête étrange, sorte de mouche volante, et ça me fait bien mal. Notre roll on magique va m'aider encore une fois !
Nous arrivons en haut vers 17h15, Raph nous attend tranquillement ! Apparemment, il est arrivé depuis plusieurs heures 😮 😎 Là, nous discutons avec un vieil indien. Il nous parle de son canyon, de sa famille. C'est un beau moment de partage, même si comprendre l'américain parlé par un indien avec seulement 3 dents n'est pas toujours facile ! Lorsqu'il apprend que nous venons de France, il dit que la France, c'est son rêve. Nous sommes un peu étonné et demandons pourquoi. La réponse nous surprend autant qu'elle nous fait rire : « pour voir Roland Garros ». C'est hallucinant qu'il connaisse ça ! On le remercie pour ce moment, en lui souhaitant de pouvoir réaliser son rêve un jour, et en expliquant qu'il a participé à une partie de la réalisation du nôtre.
Petit passage enfin par l'overlook, avant de nous mettre en route sur la South Rim. Il est à côté du départ de la rando mais offre un autre point de vue sur le canyon, donc c'est bête de le louper ! Allez, nous voilà repartis. Le temps passe et nous voudrions voir Spider Rock avant le coucher du soleil. Donc nous ne marquons aucun arrêt jusque là-bas.
Nous arrivons au parking vers 17h50, quelques minutes à pied nous séparent de l'overlook. Sur le chemin, nous rencontrons un artiste qui nous explique dans les grandes lignes, l'histoire de Spider Rock. Cette aiguille rocheuse culmine à 250m de hauteur. Et c'est la demeure sacrée de Spider Woman, une déesse. Nous ne saisissons pas tout au sujet de cette déesse mais ce qui est certain, c'est que le lieu est sacré pour les indiens, et que tout un tas de légendes habite encore et toujours ce lieu. L'une d'entre elles est que Spider Woman rend visite aux petits enfants s'ils ne sont pas sages, je crois !
Lorsque nous apercevons enfin l'aiguille, tout le fond du canyon est dans l'ombre des nuages. C'est tout de même impressionnant. On y reste un moment, malgré l'attaque de toutes petites mouches ! Et juste avant de nous remettre en route, un beau rayon de soleil illumine Spider Rock. C'est incroyable de calme et de beauté. Ce canyon est très différent de tout ce que nous avons vu jusque là. C'est très vert, à taille humaine, très calme, presque mystique.
Nous reprenons la South Rim en sens inverse. Il est 18h20. On fait un arrêt à Junction Overlook, où se rejoignent le Canyon del Muerto et le Canyon de Chelly, puis à Tsegi Overlook. On y voit des terres cultivées au fond du canyon. La vie est bien là !
Il est temps de rejoindre notre hôtel. Ce soir nous dormons à l'Holiday Inn de Chinle. C'est tout à fait correct. Nous mangeons un bon repas au restaurant de l'hôtel. Grosse coupe de glace au programme, ça faisait longtemps 😊
Je vérifie mes mails. L'agence de voyage a contacté l'hôtel du lac Powell mais rien... ils s'excusent pour le désagrément. Mais je n'ai pas encore dit mon dernier mot pour cette histoire !!!
Ce matin, direction Petrified Forest NP. C'est un parc qu'aucun d'entre nous ne connait, on est impatient ! Nous nous mettons en route vers 7h15.
180km et 2h de trajet plus tard, nous arrivons à l'entrée du parc. Il est divisé en deux parties, séparées par l'Historic Route 66, aujourd'hui devenue ici la route 40. Nous faisons une petite pause au Visitor Center, le temps de récolter quelques infos, et de prendre un petit café 🙂 Nous y croisons une ranger à cheval. Que mon frère trouve à son goût 😊
Nous commençons notre visite par la partie nord et le Painted Desert. Nous mettons environ 2h à parcourir cette partie du parc, avec notre pause déjeuner.
Premier arrêt à Tiponi Point, point de vue sur des collines de sable rouge, bordeaux, à perte de vue. Nous somme ébahis par cet immense désert rouge. Même si au fond, on ne s'attendait pas vraiment à ça ! On s'attendait à du bois pétrifié quelque part, mais non, pas ici !
Nous passons donc notre chemin pour nous arrêter à Tawa Point, vers 10h15. Un petit trail de 800m sépare ce point de vue du suivant. Nous le suivons sur quelques dizaines de mètres uniquement, pour faire quelques photos. Ici le Painted Desert continue du rouge, des déclinaisons de bruns, du blanc... c'est vraiment grandiose, avec le vert de la végétation. La nature, quelle force 🙂
Arrive ensuite Kachina Point et la visite du Painted Desert Inn. A l'origine fait en bois pétrifié, sa façade actuelle date d'une rénovation dans les années 30. Aujourd'hui, on ne peut ni séjourner ni manger à cet endroit. C'est un musée. On peut y voir d'anciens meubles, de l'artisanat indien (possibilité d'acheter quelques souvenirs)...et bien sûr une superbe vue sur la palette de couleurs du désert qui s'élargit encore à cet endroit. Nous y passons une vingtaine de minutes.
Nous arrivons à Chinde Point vers 10h55. Ce point de vue est aménagé avec des tables de pique-nique à l'abri du soleil. Il y a également des toilettes. Nous adorons ce point de vue. Et nous sommes seuls, ce qui ajoute au charme de l'endroit. Ici, l'horizon est dégagé, pas de collines de couleurs à notre niveau. On surplombe le paysage, et on voit...à perte de vue.
Il est encore un peu tôt, mais nous sommes debout depuis un moment et nous sommes si bien qu'on décide de déjeuner ici. On rapproche la voiture des tables, et puis déballage de la glacière. Raph prend même le temps de faire chauffer des haricots verts, et oui, partir avec maman, ça implique des repas avec autre chose que du coca et des chips 😛 Pendant le repas, les corbeaux nous accompagnent, ils sont énormes les chipmunks, c'était plus sympa !
On redécolle vers 11h40, direction Pintado Point. Nous marquons un arrêt court, nous sommes assez proche de Chinde Point.
Viennent ensuite Nizhoni – Wipple et Lacey Point que nous faisons entre 11h50 et 12h05. Si vous ne devez en faire qu'un, je conseille l'arrêt à Wipple Point.
A 12h15, nouvelle étape dans notre périple. Ça y est, enfin, la mythique ! La Route 66 😮 😎 On la croise, elle nous sépare de la partie sud du parc. Une vieille carcasse de voiture marque son emplacement. Ça nous fait quelque chose, mais on n'a pas encore réellement l'occasion d'emprunter la Route 66. Donc l'excitation persiste !
En avant pour le sud du parc. Avec tout ça, nous n'avons finalement toujours pas vu l'ombre d'un bois pétrifié 😉 A 12h30, on s'arrête à Puerco Pueblo. Bon d'accord, on a loupé l'arrêt, et au dernier moment, notre mère se dit qu'elle aurait tout de même bien visité les ruines. Raph nous fait un genre de demi-tour ultra rapide, pas vraiment légalement conforme !!! Mais chut... heureusement, on est seul à ce moment ! On se gare donc sur le parking. On en profite pour vérifier notre roue avant gauche, car on entend depuis peu un bruit un peu régulier lorsqu'on roule, peut être un caillou. Et une fois encore, la gentillesse des américains nous étonne (positivement bien sûr). Le simple fait que nous nous penchions de près sur la voiture, fait qu'une des personnes garées à proximité vient immédiatement voir si tout va bien. L'homme nous demande si nous avons crevé et propose son aide pour changer la roue si besoin. C'est incroyable. Sans être négatif, nous ne sommes pas vraiment habitués à de tels comportements en France. Nous ne trouvons en fait pas grand chose. Nous nous engageons donc sur le petit chemin qui mène aux ruines. Nous observons aussi des pétroglyphes à cet endroit.
Le prochain point de vue, Newspaper Rock, porte d'ailleurs très bien son nom et permet d'observer un rocher énorme, couvert de pétroglyphes. On est en hauteur et on ne peut pas approcher. Mais ça vaut franchement le coup. Il y a une multitude de dessins. Si vous avez des jumelles avec vous, pas d'animaux ici, mais emmenez-les tout de même !
Vers 13h10, nous passons The Tepees. Ici, l'arrêt est le long de la route. Au milieu d'un désert gris, de belles collines aux strates colorées s'élèvent de chaque cotés de la route. On croise un petit van Wolkswagen, parfait dans ce décor !
13h40, on arrive à Blue Mesa ! Les choses sérieuses commencent ! On voit enfin notre premier arbre pétrifié ! Un tronc complet, c'est impressionnant.
Un peu plus loin Blue Mesa Trail est au programme. Le chemin descend au milieu des collines, ici grises et violettes. C'est magnifique. Et puis violet, là je craque 😉 Le temps se couvre un peu, le temps d'attendre quelques éclaircies, Raph et notre mère font un point sur le programme. Nous avons encore une ballade prévue plus au sud, et puis ce soir, le point de chute, c'est Grand Canyon. Et nous aimerions nous arrêter sur la Route 66... programme bien chargé donc. Ils me disent qu'il est plus raisonnable de ne pas faire cette balade à Blue Mesa. Je parlemente la chose, naturellement. Mais ils ont des arguments justes. Je suis un peu déçue sur le coup, mais le soleil illumine à nouveau les monts violets. Une dernière photo qui me redonne le sourire et nous voilà repartis. On rebrousse chemin car Blue Mesa est une impasse en marge de la route principale.
Petit arrêt sur la route à Agate Bridge. 14h15 nous sommes sur le parking. Photo clandestine de notre mère devant un beau pick-up de rangers ! On a loupé ceux de Yellowstone, mais c'est une belle consolation ! Ce pont, est à la base, un pont naturel formé art un tronc d'arbre pétrifié tombé en travers d'un trou. Mais avec le temps... et les touristes... le pont menace de s'effondrer. Ils l'ont donc consolidé avec du béton. Ça perd énormément de son charme. Et malgré les interdictions de s'approcher, nombreux sont ceux qui ne peuvent se priver de faire une photo debout sur le tronc... Il y a du monde, et pas très respectueux. Nous n'apprécions pas et ne trainons pas ici.
Quelques tours de roues plus tard, nous sommes à Crystal Forest. Heureusement que maman et Raph m'ont obligé à quitter Blue Mesa, car là, c'est l'apothéose ! L'abondance ! Du bois pétrifié partout, de toutes les couleurs ! Nous passons 45min sur le Crystal Forest Trail qui est une boucle au travers de cet univers pétrifié. A certains endroits, le bois est vraiment très proche de nous; on peut observer les cernes de couleurs de si près, c'est incroyable. Raph est d'autant plus intéressé que le forêt est son lieu de travail... Enfin chez, lui, elle n'est pas pétrifiée ! Du petit morceau de quelques centimètres à des troncs complets, s'il y a un endroit où s'arrêter, c'est bien ici. Et toutes ces couleurs, je n'ai pas de mot. C'est extraordinaire de se dire que tout ça est naturel.
Avant de quitter le parc, on s'arrête à la boutique cadeaux de l'entrée sud. On s'achète un petit morceau de bois pétrifié, car il est interdit d'en ramasser dans le parc. Cependant à l'extérieur, ça ne l'est pas. Et nombreux sont ceux qui en récoltent et le revendent en bord de route. Je craque pour une paire de boucles d'oreilles. On se prend une glace et des sodas américains qu'on ne trouvera qu'ici.
Petrified Forest est un parc qu'aucun de nous ne connaissait. Et bien , c'est une franche réussite. Nous sommes conquis !
16h30, nous regagnons la route 180 jusqu'à Holbrook. Puis l'interstate 40, le long de l'Historic Route 66, nous mène jusque Williams. En chemin, nombreuses sont les allusions à la célèbre Route 66. Des campings à thèmes, des murs peints, des vieilles voitures... C'est ludique !
Nous nous arrêtons à Winslow vers 17h00. Cette bourgade est traversée par la Route 66, donc ici, échoppes de toutes sortes, panneaux dans les rues... Tout y est ! Un carrefour est célèbre pour le gros logo peint en son centre, ainsi que pour une fausse façade entièrement peinte elle aussi. Nous ne sommes pas seuls mais ça n'est pas non plus la foule. Quelques photos, nous ne rentrons pas dans les boutiques, et nous voilà remis en route. Cet arrêt est un peu excentrique, mais pour quelques minutes, c'est bête de passer à proximité sans s'arrêter.
Nous passons un panneau qui flèche Los Angeles ! Retour à la civilisation 😉 Puis nous entrons dans la Kaibab National Forest. Des champs de fleurs jaunes bordent la route pendant un moment, la forêt est juste derrière. Le soleil commence à se coucher. C'est très beau et ces paysages font passer plus vite la fin de notre trajet.
En arrivant à Tusayan, on a la chance de voir une biche le long de la route, encore une belle surprise. Pour les deux nuits à venir, nous dormons au Red Feather Lodge. Cet hôtel est donc à Tusayan et non à Grand Canyon même, nous avons fait ce choix pour des raisons financières. L'endroit regorge de motels, restaurants et fast-food. Notre hôtel est très sympa. Sans charme, mais propre et avec tout le confort nécessaire (frigo, micro-onde, TV!). Seul inconvénient, les places de parking. Il y a du monde et nous tournons un moment avant de trouver.
20h30 nous prenons possession de notre chambre. Et ce soir dîner dans la chambre. Nous avons fait un passage éclair au General Store de Tusayan. Bon ok, on avoue, le steakhouse nous a fait de l’œil 😛
Pour découvrir ce voyage plus en détails, cliquez ici: si belle la terre PETITES ZAVENTURES EN FAMILLE DANS L’OUEST AMERICAIN: JUILLET 2006 Après un voyage…
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It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations