Travailler au Québec
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Salut a tous,

Avec mon amie, nous envisagons de quitter la france pour nous installer au Québec. Ayant déjà voyagé dans ce pays, j'ai envie d'y passer quelques années! Je travaille dans le social ou l'animation jeunesse et mon amie est peintre décoratrice! Tout d'abord, dans ces 2 domaines y a t il de l'emploi, comment chercher depuis la france et avoir des contacts? Quels sont les niveaux de rémunération, salaire moyen au Québec ( conversion en euro)! De plus existe t il des crêches pour bébés!

Cordialement sous un soleil de bordeaux fred
CA Camilleaja Regular ·
Bonjour,

il vous faudra un visa pour pouvoir travailler au Québec.

La recherche d'emploi pour les Français est parfois frustrante : sans être "racistes" au sens classique, et malgré un début de rareté de candidats, certains patrons sont un peu frileux à embaucher quelqu'un qui n'a pas d'expérience québécoise. Les Français sont privilégiés par rapport à d'autres origines et la plupart s'adaptent heureusement rapidement. D'autres repartent déçus après quelques années.

Pour l'emploi et pour la socialisation, le "truc" est de se faire un réseau de connaissances le plus rapidement possible : associations, loisirs, études, etc. Ces rencontres donnent la plupart du temps plus de chances de trouver un emploi que les recherches traditionnelles et débouchent parfois sur des amitiés. Les Québécois embauchent beaucoup suite à leur impression personnelle, le plus souvent sans s'en rendre vraiment compte. Ils sont très chaleureux d'approche mais plus durs à "apprivoiser", ce qui peut être un peu déstabilisant.

Pour vous faire une idée du marché de l'emploi, je vous invite à consulter les sites d'offres d'emploi : www.emploiquebec.net www.jobboom.ca www.workopolis.ca. Ça permet aussi de se familiariser avec le vocabulaire local qui est assez différent de celui de la France.

Dans l'animation jeunesse il y a beaucoup d'emplois, avec souvent de belles conditions de congés mais rares sont ceux qui ont de bonnes conditions salariales et une garantie d'emploi beaucoup étant des petits organismes dépendant de subventions gouvernementales. Dans le social, un peu les mêmes réalités, mais il y a tout le secteur de la santé qui possède de meilleures conditions. Par contre c'est plus difficile d'y trouver un emploi.

Dans la décoration, les salaires sont faibles dans le privé, et à son compte ça dépend de l'endroit, de son habileté à faire des affaires et à trouver des clients. Par contre, si elle est douée, elle peut déboucher sur une entreprise très intéressante.

Pour les salaires moyens, consultez le site IMT, http://imt.emploiquebec.net/mtg/inter/noncache/contenu/asp/mtg941_accueil_fran_01.asp c'est lié au site d'emploi du gouvernement (www.emploiquebec.net)

Les salaires sont des statistiques moyennes, parfait pour se faire une idée d'avance, mais pour négocier son salaire, vaut mieux cherches des emplois similaires dans les offres d'emploi en cours.

Les services de garde incluant pour bébés sont assez présents au Québec, par contre, dans certains endroits, surtout ceux qui sont subventionnés à 7$ par jour, ils sont débordés avec liste d'attente. Vous aurez peut-être à payer pour un service privé et plus cher (env. 25$/jour) durant l'attente et certains ne prennent pas les bébés avant un certain âge, d'autres avant qu'il ne soit plus aux couches.

Finalement, les Québécois, influencés par la tendance états-uniennes, ont beaucoup moins de vacances qu'en Europe. La moyenne est de 2 à 3 semaines annuelles. Les normes du travail peuvent vous renseigner sur les minimum, mais plusieurs entreprises offrent quand même un peu plus, sans dépasser 4 semaines pour la très grande majorité.
Camille Aja
AI AimRico ·
Hello,

Avez-vous un petit mot québécois bien sympathique pour nommer les "collègues" de boulot ? J'ai trouvé que "Chum" pour l'instant mais ce mot semble avoir une connotation vraiment proche limite d'amour !

Ne me dites pas que vous utilisez le mot "collègue" quand même ? Si ?

Ou sinon un mot à l'anglaise pour dire : "Hi guys !!" en québécois ?

Merci d'avance, Cdt, a++ Aim
NO Noeldu16 ·
Bonjour, Ce ne sera pas très facile de trouver un travail au Québec, mais je pense que si vous avec les qualifications nécessaires, vous pourrez vous en sortir. Personnellement, je trouve que la vie là-bas est beaucoup plus facile qu'en France, alors je pense que c'est une bonne idée pour vous d'y aller.
AI AimRico ·
Non mais allô quoi !!! Je mets un message ds un topic qui date de 2008 pour ne pas ouvrir un sujet et ne pas polluer encore plus le forum. Et Noeldu16 trouve le moyen de répondre au message de 2008 mais pas au miens. On est juste en 2014....
MA Mathews Globetrotter ·
salut

J'ai trouvé que "Chum" pour l'instant mais ce mot semble avoir une connotation vraiment proche limite d'amour !

c'est exact le mot chum cela signifie petit(e) ami mais on peut parler aussi de ses amis

Ne me dites pas que vous utilisez le mot "collègue" quand même ? Si ?

pas de mot en particulier. au Québec peu de formalisme contrairement à la culture française. Les rapports sont simples, on va à l'essentiel Au travail au début c'est un peu déroutant. On serre la main de ses collègues la première fois qu'on les rencontre Puis lorsqu'on va au travail tous les jours on dit simplement bonjour, pas de poignée de main. En France ne pas dire bonjour le matin au travail c'est quasiment une grave faute. Au Québec on ne fait pas la bise aux femmes ça peut être interprété comme du harcélement sexuel à la limite...

Ou sinon un mot à l'anglaise pour dire : "Hi guys !!" en québécois ?

ce n'est pas à l'anglaise mais à l'américaine. Dire 'hi Guys how 'r ya doing" à un anglais à Londres ça peut-être considéré comme une faute de gout. Les québecois disent souvent "Allo ?" et pour dire bonjour certains disent "bon matin" (eh oui c'est la traduction littérale de good morning )..

pour en revenir au "you guys" les québecois disent parfois "vous autres" au lieu de tutoyer donc ça rejoint cette expression typiquement américaine. Ceci dit à Montréal peu de parler québecois. Le français parlé à Montréal c'est en majorité le français "standard" Et puis un français avec un accent pointu qui utilise des expressions locales risque de se ridiculiser.

Non mais allô quoi !!!

si tu utilises cette expression française qui par la force des choses est devenue un trait de la culture et identité française tu ne seras pas compris 🙂 Nabila au Québec personne ne sait qui sait...et à quoi cela fait référence.

Bien que dans le métro de Montréal à la station Mont-Royal j'ai vu des T shirts faisant référence à Brice de Nice.

Au Québec il y a un parler et des expressions qui caractèrisent l'identité québecoise. Attention aussi aux faux-amis dans le langage.
AI AimRico ·
Merci pour cette superbe réponse 🙂
CA Camilleaja Regular ·
Bonjour Rico,

Les chums sont les amis, c'est quand on le dit au singulier (un ou une chum) que ça devient plus ambigu. Ce n'est pas vraiment utilisé pour désigner les collègues.

On peut effectivement utiliser "collègues" pour parler d'eux, et on entendra aussi "les autres au travail", "ceux avec qui je travaille" ou "ma gang au travail".

Pour s'adresser à eux, ce sera le plus souvent neutre, sans référence au travail, sinon on entend parfois de "l'équipe" ou de "vous autres". Attention ce dernier peut être mal perçu, parce qu'on l'utilise parfois pour taquiner ou se plaindre "On sait ben, vous autres, vous avez pas à travailler samedi!"...

Pour saluer au début de la journée, c'est "Bonjour!" ou "Bonjour tout le monde", ou "Salut les gars/les filles", qui est plus familier ou plus jeune. Idem le soir en quittant avec "Bonne fin de journée", "Bye" ou "A demain".

Le mieux est encore d'écouter comment les autres en parlent puis de trouver votre manière.

À moins de travailler dans un milieu anglophone, "Hi guys" fait définitivement américain et plusieurs trouvent déjà les Français assez bizarres (pour ne pas dire ridicules) dans leur fascination pour l'anglais mur à mur ou dans leurs tentatives de parler anglais avec cet accent inimitable et indélogeable. Au Québec, l'anglais prend déjà beaucoup de place par notre situation, mais on le subit et on le combat en partie plutôt que d'en être les acteurs enthousiastes disons... Il faut dire qu'il y a 100 ans, les livres de compte d'un commerce du Bas-St-Laurent devaient être tenus en anglais parce que les vérificateurs comptables de Montréal étaient tous anglophones, cet exemple explique pourquoi la domination anglophone est encore un enjeu dans l'inconscient collectif...

Désolée pour l'éditorial, ça m'a fait du bien de dire ça, merci :)
Camille Aja
AI AimRico ·
Merci c était très sympa à lire

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