Le vaste secteur humanitaire
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JU
Bonjour à tous,

Je souhaiterai de part cette discussion avoir certaines informations précises concernant le vaste secteur humanitaire. Vous allez me dire pourquoi ? Simplement que j'ai déjà pensé, je pense et j'espère que j'y penserai encore et cela dans un futur moyen, de m'engager dans cette voie humanitaire. Pour ce faire, la première des choses est de bien se renseigner...

Voici mes questions décrites par point ci-dessous:

1) Je souhaiterai avoir des infos ou un témoignage au sujet du quotidien d'une personne travaillant dans une ONG à l'étranger, plus particulièrement au niveau du déroulement d'une journée de travail. J'aimerai aussi savoir comment sont perçus les bénévoles au sein d'une population locale du tiers-monde et si des craintes pour la sécurité sont choses quotidiennes.

2) J'aimerai aussi savoir quels sont les profils recherchés par les ONG. Outre le fait d'avoir consulté sur internet divers sites d'ONG et d'y avoir pêché de nombreux renseignements, j'ai pu constater qu'il fallait avoir acquit une certaine expérience professionnelle pour pouvoir espérer être recruté dans ce secteur. Qu'en est-il précisément dans la réalité ?

3) Concernant vie privée et vie professionnelle, sont-elles totalement distinctes pour l'employé humanitaire ou vont-elles de pairs ? Je pose cette question car en imaginant ce que l'employé humanitaire voit dans son quotidien et notamment la grande détresse des autres, est-il facile de ne pas laisser empiéter son travail dans sa vie privée ?

Merci d'avance à toute personne qui, de part son feedback, répondra à mes interrogations 🙂
GE Geli Veteran ·
Bonjour Juventus, Je me lance pour essayer de te répondre sachant que nous accompagnons depuis 1992, les populations rurales casamançaises (sud Sénégal), en démarche de projets pour un mieux-vivre local. 1) "....au niveau du déroulement d'une journée de travail.... comment sont perçus les bénévoles au sein d'une population locale du tiers-monde et si des craintes pour la sécurité sont choses quotidiennes" Pour les gens qui partent à travers notre asso : une journée de travail se déroule selon les activités choisies par le bénévole avant le départ. Le planning détermine la/les journée(s). Les bénévoles, confiées par nos soins aux partenaires selon les activités, toujours choisies par le bénévole avant le départ, ont toujours été très bien perçus par les populations que nous rencontrons régulièrement sur le terrain. Jamais de problèmes de sécurité n'ont été portés à notre connaissance. Il faut savoir que nous préparons les gens au départ avant leur séjour avec une journée de formation.

2) "quels sont les profils recherchés par les ONG...j'ai pu constater qu'il fallait avoir acquit une certaine expérience professionnelle pour pouvoir espérer être recruté dans ce secteur" C'est souvent le cas, mais pas le nôtre. Les bénévoles (ou stagiaires) choisissent leur domaine d'activité(s) en fonction de leurs envies ou cursus de formation / professionnel. Travaillant avec des partenaires en terme de "développement de leurs potentiels locaux et ressources humaines", nous disposons de filières multiples : travaux liés à la ruralité, construction, apprentissage à la structuration, gestion, pérennisation des projets locaux, environnement au large sens du terme, santé, socio-culturel et tourisme solidaire. Le bénévole ou stagiaire est toujours encadré par nos partenaires qui sont des formateurs potentiels pour lui.

3) Concernant vie privée et vie professionnelle, sont-elles totalement distinctes pour l'employé humanitaire ou vont-elles de pairs ? Je pose cette question car en imaginant ce que l'employé humanitaire voit dans son quotidien et notamment la grande détresse des autres, est-il facile de ne pas laisser empiéter son travail dans sa vie privée ? Le bénévole n'est pas un employé. C'est une personne qui fait ce choix pour vivre ce qu'elle a envie de vivre, pour son épanouissement personnel. Bien sûr, des liens existent obligatoirement. Avant le départ et durant le séjour, il faut savoir prendre le recul nécessaire en séparant l'affectif de l'objectif, c'est un volet de notre journée de préparation au départ. En pays défavorisé, la pitié n'est pas de mise : inépuisable elle est épuisante, on ne peut pas donner à tout le monde et si l'on commence, on est vite débordé. En formation à la solidarité internationale on nous apprend à repérer les besoins, pour dégager les priorités, c'est avec ce critère qu'il vaut mieux fonctionner pour tenir sur la longueur quand on est sur le terrain.

Ce ne sont que des réponses sommaires, que l'on peut approfondir par des échanges mail, si tu veux : asso.un@gmail.com après visite de notre site : http://asso.un.free.fr

à bientôt, cordialement, Geli 😉

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